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Profession mendiant
Le phénomene se répand à Khenchela
Des femmes n’hésitent pas à utiliser des bébés pour susciter la pitié des passants.
Le phénomène de la mendicité a pris des proportions alarmantes ces derniers temps dans la wilaya de Khenchela. En effet, le nombre de mendiants ne cesse d’augmenter, donnant de la ville une image honteuse. Dès le matin, de nombreuses personnes, des hommes, des femmes, sans limite d’âge, dont la plupart viennent d’autres wilayas, s’approprient les endroits stratégiques, très fréquentés. Des femmes utilisent des enfants, y compris des nourrissons, pour mieux susciter la pitié des passants. Ils occupent les rues principales, les parvis des mosquées, des magasins, des banques, des marchés, des arrêts de bus... pour attendrir les gens avec une façon particulière de demander une pièce.
Certains exhibent leur handicap, alors que d’autres imaginent plein d’astuces pour quémander. Cela va de l’ordonnance médicale pour l’achat de médicaments, au manque d’argent pour le voyage, etc. Des femmes mendient avec des bébés, qu’elles couchent à même le sol; elles transforment la rue en véritable nursery avec tout le paquetage des couches bébé, biberons, boîtes de lait, boîtes de médicaments… Bref, une situation indigne qui devrait interpeller les services de la DAS. A ce propos, un citoyen témoigne: «Même si quelques mendiants sont réellement dans le besoin, la plupart quémandent par paresse et amour du gain facile; la mendicité est pour eux une activité lucrative qui rapporte mieux qu’un emploi. Qui mérite vraiment la charité ? »
Kaltoum Rabia
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no moment

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La petite musique de nuit
Après le beau temps, la pluie. M. Ksentini a raison de s’énerver, l’Algérie est plus que jamais, aux yeux de tous, un pays corrompu où tout s’achète, une mairie, une décision de justice, un diplôme ou une place dans un cimetière. Mais ce n’est qu’un constat, l’avocat chargé de la défense du régime n’a pas expliqué comment peut-on appliquer ces mécanismes que d’autres pays ont trouvé pour combattre la pieuvre dont les tentacules repoussent quand on les coupe. Soupçonné par la justice de son pays d’avoir versé 200 millions de dollars à des cadres de Sonatrach à l’époque de Chakib Khelil, le patron de Saipem a été licencié, en attendant la suite de l’enquête. De l’autre côté de l’affaire, ces cadres qui auraient touché des pots-de-vin n’ont pas été inquiétés et personne n’a démissionné à Sonatrach. Il y a donc deux justices, celle qui traque le corrupteur et celle qui porte des lunettes sombres.
Il faut peut-être se rappeler que l’Italie, de tradition mafieuse, avait vu son système entier, politique et économique, totalement corrompu, mais a réussi en quelques années à nettoyer le pays et permettre à sa justice de s’autosaisir, comme dans le cas de Saipem. Pourquoi la justice algérienne ne s’autosaisit-elle pas ? Parce qu’elle est soumise à l’exécutif, un mécanisme très simple qu’il n’est toujours pas prévu de réformer. C’est dommage, car l’Algérie possède un nettoyeur affiché, en la personne de Abdelmalek Sellal, et des moyens humains et matériels suffisants. Comment aborder une pieuvre, sachant qu’elle est plus difficile à chasser qu’un petit vendeur informel ? Il n’y a que deux méthodes, la combattre de face en visant la tête, ou danser avec elle sachant qu’elle a huit tentacules et peut faire tourner la tête des meilleurs danseurs du pays. 100 jours après sa nomination, M. Sellal semble avoir choisi. Ce qui expliquerait que le soir, on entende de la musique au Palais du gouvernement.
Chawki Amari
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Assassinat des moines de Tibhirine. La lettre de l’avocat des parties civiles à François Hollande
Conseil des parties civiles dans la procédure d’instruction ouverte au mois de février 2004 sur l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat des sept moines français de Tibhirine, je m’adresse solennellement au président de la République française pour que puisse progresser la légitime recherche de la vérité.
Le dossier d’instruction a connu des avancées significatives ces dernières années, mais reste aujourd’hui suspendu à la coopération des autorités algériennes. Le 16 décembre 2011, le juge d’instruction en charge de la procédure, Monsieur Marc Trévidic, a délivré une commission rogatoire internationale à destination de l’Algérie, mais il n’a pu depuis lors obtenir, pour l’accomplissement de celle-ci, la réponse positive attendue lui permettant de se rendre sur place.
Aussi, à la veille de votre visite en Algérie et de votre rencontre avec le président Bouteflika, j’ai l’honneur de vous solliciter afin que cette question de la nécessaire coopération des autorités algériennes dans l’exécution de la commission rogatoire internationale soit évoquée lors de vos entretiens.
Alors que les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé qu’elles n’avaient rien à cacher au sujet de l’affaire des moines de Tibhirine, un refus de collaboration complète de leur part avec la justice française ne pourrait que contribuer à entretenir la suspicion sur leur attitude.
Au-delà de son caractère tragique, l’affaire des moines de Tibhirine, demeurée très présente dans les mémoires collectives, revêt un aspect symbolique fort pour la bonne harmonie des relations franco-algériennes qui ne peut reposer que sur la transparence et la sincérité, et non la dissimulation et le mensonge.
Soyez assuré en tout cas, Monsieur le Président, que c’est la seule recherche de la vérité qui guide la démarche des parties civiles que je représente, et motive la demande formulée dans la présente lettre ouverte, à laquelle je ne doute pas que vous aurez à cœur de donner une suite favorable.
Je vous en remercie par avance, et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.
Patrick Baudouin Avocat à la cour de Paris, président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH)
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Ahmed MAHIOU : «La justice algérienne n’est pas indépendante»
Ahmed Mahiou. Professeur en droit international«La justice algérienne n’est pas indépendante»
El Watan le 13.12.12
- Vous évoquez dans une conférence le déséquilibre des pouvoirs après la révision constitutionnelle de 2008. En quoi les pouvoirs ont été déséquilibrés ? Quelles répercussions a pu avoir cette situation sur le fonctionnement de l’Etat ?
Quand je parlais de déséquilibre instauré par la révision de la Constitution, je parlais du déséquilibre au sein du pouvoir exécutif. Il était dualiste dans la Constitution de 1989, il y avait le chef de l’Etat qui exerçait les pouvoirs les plus importants et il y avait aussi le chef du gouvernement qui avait les siens. Ce dernier définissait la politique du gouvernement, bien sûr avec l’aval du chef de l’Etat. Il présentait son programme en tant que chef du gouvernement à l’Assemblée populaire nationale devant laquelle il est responsable. On a donc mis fin à ce système. On peut comprendre les raisons pour lesquelles on remet en cause un système en préférant avoir l’option que le chef de l’Etat n’a pas à partager le pouvoir exécutif, pour avoir une vision unitaire du pouvoir exécutif et non pas une vision dualiste, dans laquelle le chef du gouvernement est issu de la majorité parlementaire. Si on renonce à ce dualisme de l’Exécutif, je ne vois pas l’intérêt finalement d’avoir un Premier ministre, ne vaut-il pas mieux à ce moment-là aller vers un régime présidentiel purement et simplement, où il n’y a que des ministres et où le chef de l’Etat est à la fois avec ses attributs aussi chef de gouvernement.Ce qui va poser dans ce cas un nouveau problème de déséquilibre entre le chef de l’Etat et le Parlement. Soit donc, on va vers le régime présidentiel et le meilleur modèle est le système américain, et dans ce cas, il y a deux pouvoirs indépendants, il n’y a pas d’action de l’un sur l’autre, comme dans un régime parlementaire. Vous savez que dans un régime parlementaire, le chef du gouvernement est désigné au sein de l’Assemblée nationale et dans cette Assemblée il faut avoir une majorité. Et si on ne l’a pas, on perd la fonction de Premier ministre. Dans un régime présidentiel, il n’y a pas une telle responsabilité. Le Président est là, et il n’y a pas de moyens d’action du Parlement à son égard. Et inversement, il faudra faire la même chose, à ce moment, il ne faut pas que le Président ait des pouvoirs d’action à l’égard du Parlement. Or, actuellement dans le système algérien, le Président a le pouvoir de dissolution. S’il n’est pas satisfait du fonctionnement de l’Assemblée nationale, il peut la dissoudre autant qu’il veut. On peut rester dans l’ambiguïté entre un régime présidentiel et un régime parlementaire, mais ce n’est pas toujours facile de trouver un bon équilibre. Dans les deux systèmes, c’est possible que l’on puisse en trouver un, mais il faut peut-être choisir entre les deux. Je ne crois pas que l’Algérie soit mûre pour un régime parlementaire, le Président n’a pratiquement aucune fonction, cela ne correspond pas à l’histoire de l’Algérie, ni à la situation actuelle. Pour qu’il y ait un régime parlementaire, il faut qu’il y ait de vrais partis politiques. Le problème n° 1 du système politique algérien est que les partis politiques sont réduits en miettes. Il y avait un certain moment de partis dominants ou le FLN avec l’aide d’un autre parti arrivait à constituer une majorité. Mais avec l’émiettement de tous les partis, y compris le FLN lui-même, on ne peut pas avoir de Parlement qui puisse remplir sa fonction. Donc, on n’arrivera pas à dégager une majorité pour avoir un gouvernement qui va bien sûr agir sous le contrôle de l’Assemblée nationale. C’est à tout cet ensemble d’éléments auxquels il faut réfléchir calmement pour voir quel est le système qui peut s’adapter à l’Algérie. Avec en perspective de ne pas penser à résoudre les problème immédiats tels que le prolongement des mandats du Président. Il faut réfléchir à un système politique à long terme qui va, comme on l’a dit à l’époque, survivre aux hommes. Ça n’a pas été fait.
- Pour revenir à la révision de la Constitution qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels, ils disent que cela n’a pas touché au grand équilibre…
C’est faux : supposant qu’il y ait des élections franches et loyales qui vont dégager une majorité différente, c’est le chef l’Etat qui désigne le Premier ministre et il n’est pas obligé de le prendre dans la majorité, contrairement à l’ancienne Constitution. Supposons que la majorité va refuser, il va dissoudre l’Assemblée, et si c’est la même majorité qui est renvoyée, il faut qu’il parte, qu’il démissionne ça veut dire qu’il a été désavoué. L’ancienne Constitution permettait de résoudre ce problème. Dans l’actuelle, le système est un peu bloqué. Pour qu’il fonctionne, il faut que la majorité soit toujours d’accord avec le chef de l’Etat. Et c’est là où je dis qu’on a déséquilibré le système. Par exemple, on ne peut pas faire avec notre système actuel une sorte de cohabitation comme en France. François Mitterrand a cohabité avec une majorité de droite. Jaque Chirac l’a fait avec une majorité socialiste. Certains pensaient qu’il y avait un vice de forme dans la Constitution française, mais cela a permis un certain équilibre du système. Nous, maintenant avec cette réforme de 2008, nous ne pouvons plus avoir ce système-là, et cela pourrait conduire à un blocage.- Lorsqu’il y a eu cette révision en 2008, ses partisans n’arrêtaient pas de dire que cela n’est pas une atteinte à la démocratie et au principe d’alternance…
Ce n’est pas une atteinte, mais je dis tout simplement que si on veut appliquer le système démocratique et le principe de l’alternance, il faut limiter les mandats. Je ne suis pas contre qu’un Président revienne après avoir fait l’impasse sur un mandat pour postuler à la présidence de la République, mais pour assurer l’alternance, il est bon de limiter à deux mandats. Comme c’est le cas en Russie. Le président Poutine a régné pendant deux mandats, puis il est parti pour laisser sa place à son Premier ministre. Il y a une forme un peu perverse à laquelle on débouche : on donne l’illusion qu’il y a alternance, mais en fait, c’est une fausse alternance. Il y a une alternance de personnes, mais il n’y a pas d’alternance de projets politiques. Alors comment trouver la possibilité autant que faire ce peu, c’est-à-dire comment assurer à la fois l’alternance des personnes et de projets politiques en même temps ?- On s’apprête à une nouvelle révision de la Constitution dont on ne connaît pas encore les contours, mais quelles sont les choses qu’on pourrait réformer dans la prochaine Constitution ?
Le premier problème est celui que je viens d’évoquer : comment faire pour qu’il y ait un équilibre des pouvoirs ? La démocratie suppose une alternance au pouvoir. Ce n’est pas un parti politique aussi efficace soit-il qui reste éternellement au pouvoir. Il faut donc prévoir par-delà la Constitution dans la vie politique et dans les lois qui l’organisent, un système permettant une alternance, à travers une concurrence loyale des projets politiques, c’est une bonne chose pour n’importe quel pays. C’est cela la démocratie. Ce n’est pas une forme de parti unique, ou bien un projet unique sous une apparence démocratique. Le deuxième point : la Constitution, il faut en assurer le respect et la conformité. Il faut qu’il y ait un vrai Conseil constitutionnel. Et un Conseil constitutionnel indépendant des pouvoirs. Ce n’est pas le cas en Algérie. Donc, d’une part avoir un vrai Conseil constitutionnel, qui est en même temps ouvert aux recours des citoyens pour qu’ils puissent contester la conformité d’une loi devant les tribunaux algériens. Si je suis poursuivi en justice parce que je n’ai pas respecté la loi, j’aimerais pouvoir dire qu’on applique une loi qui ne respecte pas la Constitution. Et j’aimerais bien qu’il y ait un organe que l’on puisse saisir. Ce n’est pas à moi-même de saisir le Conseil constitutionnel, je soulève un problème de non constitutionnalité d’une loi, c’est au tribunal lui-même de dire qu’il y a un problème de constitutionnalité et de le renvoyer devant le Conseil constitutionnel. Evidemment avec des filtres pour éviter d’encombrer l’institution et que toute personne qui est poursuivie pour avoir violé la loi peut pouvoir invoquer la non-conformité avec la Constitution. Il faut que le juge lui-même s’autosaisisse s’il voit que la requête est sérieuse.- Vous avez fait des propositions de dispositions constitutionnelles sur l’enseignement et le secteur économique, pensez-vous que sans cela le pays va continuer à s’empêtrer dans les blocages ?
Oui, par-delà l’enseignement, et l’économie c’est l’ensemble des secteurs de la vie en Algérie qui sont concernés. Il faut que la bureaucratie cesse de faire sa loi, de retarder tous les projets, de tout bloquer. Qu’elle cesse d’être une source de rente et de corruption. Dès que quelqu’un détient le pouvoir, il veut le rentabiliser, c’est-à-dire le monnayer. Cela devient plus dramatique et s’accentue. L’ensemble des textes qu’on a adoptés ne sont pas appliqués sérieusement. Parce que d’une part, on a une accumulation de textes inutiles : on n’as pas besoin de trente-six mille textes pour combattre la corruption. Ce dont on a besoin, c’est l’application des textes par des organes qui soient indépendants du pouvoir. C’est-à-dire une justice indépendante. La justice en Algérie, j’ai le regret de le dire n’est pas indépendante. Certes, elle ne se mêle pas de tous les procès qu’il y a tous les jours devant les tribunaux ; l’indépendance de la justice se juge aux affaires sensibles. Des affaires qui peuvent toucher les domaines sensibles ou les politiques sont impliqués, ou des personnes haut placées sont impliquées. Une justice indépendante est celle qui dans ces cas-là statue de manière indépendante. Il ne peut y avoir de respect de la loi s’il n’y a pas d’organes capables de sanctionner et qui soient indépendants de toutes formes de pouvoir et de pressions, politiques, économiques ou sociaux.- Concernant la profusion de partis politiques…
Oui, avoir 36 partis ce n’est pas sérieux. Jamais un régime est démocratique parce qu’il y a un nombre incroyable de partis politiques. Une démocratie, c’est quand il existe quelques partis politiques sérieux, ayant des projets économiques, des projets de société qui s’affrontent devant les électeurs et qui, à l’issue des élections loyales, on détermine celui qui a obtenu l’aval, soit en ayant la majorité ou contribuer par le système d’alliance pour dégager une majorité. On ne fait pas pousser les partis politiques comme des champignons au lendemain de la pluie. Ils apparaissent et ils disparaissent, l’on ne sait même pas pourquoi. Il faut avoir quatre, cinq partis sérieux porteurs d’un projet et se présenter devant le peuple qui aura à choisir.Said Rabia
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la bourrique :le met de choix de l'algerie
Les Algériens ont-ils encore mangé de la viande d’âne ?
Mardi 11 décembre à 13:49La viande d’âne pourrait bien être de retour dans les boucheries algériennes. La police a de nouveau saisi ce lundi 10 décembre une importante cargaison de carcasses d’ânes et d’ânons dans la ville de Tiaret.
La viande d’âne revient au coeur de l’actualité avec cette nouvelle découverte. Au moins une dizaine d’ânes morts ont été retrouvés dans le sud de Tiaret. Ils étaient destinés à être vendus à des bouchers. Ce n’est pas la première fois que cette viande est vendue aux consommateurs algériens, à leur insu, comme ce fut le cas il y a quelques mois, lors du Ramadan, où plusieurs dizaines de boucheries avaient été complices de cette arnaque. Des trafiquants d’ânes tuent les bêtes et les distribuent ensuite aux bouchers qui la font passer pour de la viande bovine ou ovine. De mauvaise qualité, la viande de l’âne est alors vendue au même prix que celle de l’agneau ou du mouton.
Ce trafic représente donc un marché juteux pour les revendeurs d’ânes qui n’hésitent pas à faire leur petit commerce non seulement en Algérie, mais également en Tunisie ou encore en Libye. En 2011, un important réseau algérien avait été démantelé à Bir el Ater, au sud de la wilaya de Tébessa. Les trafiquants avaient tenté de faire passer plusieurs quintaux de viande d’âne dans ces deux pays.
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demander pardon d'avoir ete colonisee par france
De la frontière nécessaire entre la langue et les baragouineurs !
Par Hakim Laâlam Email : hlaalam@gmail.com
A ce rythme, et d’ici la fin de la visite de Hollande chez nous, j’espère que l’Algérie ne va pas finir par … …demander pardon d’avoir été colonisée ! J’entends ici et là des analystes et des observateurs vachement avertis de la vie politique algérienne employer le mot «tractations» pour parler de ce qui se passe autour des APC et de leur mise en place après le scrutin hyper-enthousiasmant du 29 novembre dernier. Je ne voudrais pas intervenir dans le volet politique. Et préfère me limiter à celui de la langue. Messieurs ! Messieurs ! Allons ! Allons ! La langue française ne s’est pas faite comme ça, sur le battement de cils d’un sac poubelle noir empli d’argent. La langue française ne s’est pas construite comme se construisent les hideux blocs de béton désarmé sur les murs desquels les propriétaires n’hésitent pas à accoler des plaques avec inscrit dessus le mot «Villa». La langue française n’est pas le fruit d’un arbre obtenu par l’hybridation sauvage d’un ancien flutiste de cabaret et d’une tenancière de maison close atteinte de varices énormes, partout sur le corps, sauf sur sa langue fourchue. La langue française n’est pas le résultat d’une naissance miraculeuse, comme celle qui a vu un jour poindre d’entre les cuisses flétries du régime un parti politique en moins d’une demi-heure, sous un sapin au pied duquel étaient déjà emballés de gigantesques cadeaux sous la forme de militants, d’électeurs, de députés et de sénateurs prêts à l’emploi. La langue française ne résulte pas d’une fausse déclaration en résistance face à l’ennemi ou d’un certificat de patriotisme acheté au marché de Tidjelabine. En un mot comme en cent, la langue française s’est construite avec des règles et des canons très précis. Et dans cette langue française, le mot «tractation» a un sens clairement défini : il s’agit d’une négociation, parfois secrète, souvent discrète. Tout sauf ce qui se passe dans la plupart des conseils communaux de notre cher et grand pays. Que ce qui se déroule dans les caves glauques de nos mairies soit appelé «bazar», je veux bien l’admettre. Qu’il soit appelé «trabendo», je veux bien aussi. Qu’il soit désigné sous le vocable «Ch’kara», je dis oui ! Qu’il soit appelé «truanderie», j’acquiesce ! Qu’il soit qualifié de «banditisme », j’adhère ! Qu’il soit labélisé «pratique mafieuse», je le comprendrais fort aisément. Mais de grâce, n’employez surtout pas le mot «tractations». Faites de la politique comme bon vous semble ! Analysez ce que vous voudrez bien analyser. Peignez vos murs à votre guise et accrochez les lampions que vous souhaiteriez accrocher à vos édifices communaux. A la limite, je m’en contre-fiche un peu. Mais laissez la langue française tranquille. Ne la violez pas ainsi en voulant étendre le mot «tractations» sur un marécage aux relents fétides. Dans un marigot où même les plus vieux et endurcis alligators n’arrivent pas à survivre. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.
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les juges corrupus algeriens
SAÂD GUERBOUSSI ET SES TROIS COMPLICES ACQUITTÉS
La deuxième mort de BeliardouhAhurissant ! Saâd Guerboussi, le puissant président de la Chambre de commerce et d’industrie de Tébessa, ainsi que ses trois complices, Zaoui Hocine, Allaoua Mohamed et Rezaïguia Mohcen, ont été acquittés par le tribunal criminel de Tébessa.
Un simulacre de procès où, étrangement, des témoins oculaires à charge s’étaient absentés a contrario d’autres, à la volte-face sidérante. Ironie du sort, ce sont deux confrères présumés du défunt Abdelhai Beliardouh qui voleront au secours de Saâd Guerboussi et ses complices après avoir situé perspicacement durant toute l’instruction, les responsabilités dans les supplices subis par la victime. «Confrères» amnésiques, semblerait-il, devenus par on ne sait quel tour de sorcellerie, des témoins à décharge à la solde des accusés. Le verdict prononcé très tard dans la soirée de mardi était tombé tel un couperet pour les ayants droit, partie civile et leurs avocats respectifs. Ces derniers qui ont dû mener une première bataille juridique s’agissant de la constitution des parties civiles, la famille du défunt et le quotidien El Watan, récusées par la défense des accusés mais néanmoins admises par le tribunal après délibération. Aussi regretteront-ils les absences des témoins à charge qui avaient délivré à la police des dépositions détaillées sur l’enlèvement et les violences subies par la victime. Absences qui ne seraient pas dues, à leur avis, au hasard et auxquelles le président d’audience aurait pu pallier en ordonnant leur présentation quitte à recourir à la force publique puisque la loi l’y autorise. L’instruction de l’affaire avait déjà buté à ce même cas de figure mais le juge en charge de l’affaire était allé jusqu’à délivrer des mandats d’amener pour pouvoir auditionner les témoins à charge. Réduite à ne s’appuyer que sur les contradictions relevées dans les auditions, séance tenante, des accusés et des «faux témoins», la partie civile s’en était pourtant bien tirée à travers les plaidoiries de Mes Khaled Bourayou, Zoubeir Soudani et Ali Meziane induisant un réquisitoire corroborant du ministère public qui a retenu des peines de dix années d’emprisonnement pour les quatre accusés. Le procureur de la République, qui s’est manifestement inscrit en faux par rapport au verdict rendu, usera certainement de ses prérogatives de pourvoi en cassation du jugement alors que pour les avocats de la partie civile, la question n’est même pas discutable, «nous ferons appel». Une position partagée par tous, car «le combat pour le triomphe de la justice doit se poursuivre », a estimé le directeur d’ El Watan, Omar Belhouchet, qui s’est dit «choqué par ce verdict et scandalisé par la volte-face de témoins, on ne peut mieux amnésiques. J’aurais aimé que justice soit faite mais nous avions en face quelqu’un (Guerboussi) de très puissant. A Tébessa, c’est lui la justice. D’autant plus qu’il nous revient à l’esprit qu’il fut l’un des plus importants bailleurs de fonds pour les besoins de la campagne électorale de Bouteflika et l’un des plus fervents défenseurs de son programme. Nous ne pouvons, dès lors, nous empêcher de faire le lien entre ces activités, l’influence qu’il peut avoir et le verdict rendu dans ce procès». Pour Me Zoubeir Soudani, «ce procès est la démonstration parfaite de ce qu’on appelle, la subornation de témoins. Ceux à charge qui se rétractent au dernier moment sous la pression et ceux qui se détournent à 180° pour plaire aux puissants. Et s’il y avait une volonté de faire ramener les témoins à charge, rien n’aurait empêché la tenue d’un procès équitable». Me Ali Meziane pense, lui, que ce procès est «l’aboutissement d’une manipulation qui a duré dix ans. Dans ce procès, il n’y a pas que les paroles qui partent, les écrits aussi disparaissent. Ce que nous avons toujours craint s’est produit malheureusement au terme de cette audience. Les témoins oculaires qui ne sont pas venus pour des raisons que l’on peut imaginer, d’autres que le défunt comptait hélas parmi ses confrères et qui ont opéré un revirement honteux, c’est dire que tout n’est pas fortuit».
K. G -
«Bungalow 33» ou la faillite de la justice !
Par Maamar Farah
Je me permets d'emprunter à mon ami Kamel Daoud, dont j'ai pu apprécier la gentillesse, le talent et la finesse d'esprit au cours d'un séjour oranais, ces quelques lignes qui montrent que la république des coquins est au bord de la faillite morale : «A Béni-Saf, dans l'ouest de l'Algérie, on l'appelle l'affaire du «Bungalow 33».
Des juges, des magistrats, un cadre de la Wilaya sont arrêtés dans le bungalow en question et inculpés pour création de lieu de débauche, séduction de mineurs, folies et orgies. L'affaire fera boum dans le ciel et dans les bureaux du ministère de la Justice qui y enverra un inspecteur. Sauf que quelques semaines après, elle est tout simplement réduite à une blague : l'affaire est requalifiée lors du procès qui eut lieu cette semaine, puis ses suites abandonnées pour vice de procédure. Les gendarmes n'ayant pas à faire cette perquisition selon le tribunal, on cherche maintenant celui qui a dénoncé les fêtards et le procureur a abandonné les charges contre les prévenus qui ne se sont même pas présentés au procès...»
Kamel Daoud, in Le Quotidien d'Oran
«Ils sont cousins, fils ou frères de qui, ces juges ? Le pauvre Baroche (affaire similaire à Annaba), qui était lui aussi en compagnie de cadres algériens pour les mêmes «plaisirs», devrait être libéré ! Sinon, ce serait deux poids deux mesures et du racisme anti-français !»
Tata Aldjia -
no moment

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Le DRS, cet arbre qui cache… le fiasco d’une génération
Si le DRS[1] n’existait plus, beaucoup d’Algériens s’échineraient à le réinventer. Et pour cause, la situation profite à bien des gens. En premier lieu, les affiliés du pouvoir qui jouissent des privilèges de la rente et qui feraient tout pour que rien ne change. En second lieu, ce qui reste de l’« élite » du peuple qui peut d’une certaine façon s’en laver les mains de la situation de l’Algérie, et ainsi occulter une évidence fort dérangeante : son incapacité politique et intellectuelle à assumer les défis de ce grand pays et de son histoire.
À l’année longue, que ce soit au sommet de l’échelle socio-politique et intellectuelle, ou à la base du citoyen lambda, la référence à la tyrannie du DRS modèle les comportements et le langage des gens. On soutient que le DRS est à la fois capable et responsable de tous les revers qui affectent le pays. De la plus petite corruption de l’agent communal, au choix du chef de l’État. On comprend bien qu’entre l’extrémité de ces deux exemples, c’est toute une culture de gaspillage et de violation des lois qui s’est instaurée et dont le résultat s’affiche à travers l’état de déliquescence général de la société. Et bien sûr, qui dit déliquescence de la société dit aussi saccage du pays, comme en témoignent les places le plus souvent dégradantes qu’occupe l’Algérie dans les classements mondiaux, et ce dans divers domaines de la vie nationale rongée par l’incompétence et une corruption endémique.
C’est avec cette image peu flatteuse de 2012, boursouflée de plaies sociales et alourdie de multiples déficits, que notre pays s’apprête à franchir la nouvelle année 2013. D’ores et déjà, une chose est presque sûre, le DRS sera encore de la partie pour justifier la poursuite du désordre, et suppléer aussi bien l’incompétence des gouvernants que les incommensurables failles de la classe politique et intellectuelle nationale. Des failles qui seront occultées par la peur du DRS, qu’on décrit tel un phare, dont le faisceau lumineux traque impitoyablement tout mouvement citoyen soucieux de l’intérêt du pays. Il y a tant de discours sur sa tyrannie qu’on s’interroge sur cette toute puissance qu’on lui prête pour paralyser un pays de 36 millions d’habitants. À juste titre.
Certes, la réputation de nos services de renseignement (DRS-SM) est une des pires au monde, mais elle ne peut justifier à elle seule l’état des choses en Algérie. Aujourd’hui, la fragmentation du pouvoir, l’éveil des populations (surtout les jeunes), la circulation de l’information dans le nouveau contexte international, sont autant de facteurs qui affectent le potentiel répressif du DRS, tel qu’on le conçoit. Comme l’atteste d’ailleurs l’anarchie dans laquelle baigne le pays depuis des décennies malgré les discours d’assainissement que s’empresse de réchauffer chaque « nouveau » gouvernement.
À y regarder de près, le DRS semble s’être métamorphosé en une constellation d’intérêts, formant une secte politico-affairiste que la majorité dénonce, tandis que la minorité qui s’en nourrit, protège de toutes ses forces. Les adeptes de cette dernière forment autour des « décideurs » une impressionnante foule, où se côtoient élus, ministres, généraux, importateurs, représentants des classes politiques, médiatiques, bref, tous les affiliés du système unis par les liens de la rente et ce qu’elle génère comme avantages et corruption. Ils sont le véritable carburant du système pour ne pas dire son âme. L’ex. P.M. Sid-Ahmed Ghozali « estime leur nombre à quelques 2 millions d’Algériens » et parle d’un «parti clandestin » au service du système, sans autre religion, ni idéologie que celle du profit et des privilèges. Les partisans du changement politique ont donc affaire à cette caste au pouvoir fondamentalement opposée à l’avènement d’un État de droit qui mettrait en péril ses intérêts. D’où son acharnement à maintenir le statu quo, d’une part, en entretenant l’agitation d’une scène politique stérile, et d’autre part, en usant de l’épouvante du DRS qui a toujours hanté les gens et neutralisé leur volonté de changement.
Quand chacun prendra conscience que cette caste, imputable du chaos socio-économique et politique du pays, ne jouit plus d’impunité pour sévir comme elle le faisait par le passé, et qu’elle doit sa survie au « consentement » de la majorité, alors, le DRS sera chose du passé, au grand dam de tous ceux qui en profitent ou s’y abritent. D’ici là, le fiasco de la génération de l’indépendance, qui a inscrit l’Algérie dans les pires registres de la gouvernance, se poursuit au rythme de la dilapidation des richesses nationales, et du désarroi de plus en plus profond d’une société en mal d’idéal et de fierté.
Zehira Houfani Berfas,
écrivaine
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«Taxer nos maigres pensions par un IRG de la honte !»
Que pensent les retraités des mesures contenues dans le projet de loi de finances pour 2013 ? Vont-ils en tirer bénéfice ? Ce n’est pas l’avis de ce lecteur.
La loi de finances est passée et tous les amendements de l'opposition ont été rejetés. Les riches vont devenir beaucoup plus riches sans peur de la pseudo- fiscalité qui les avantage, et les pauvres, «taxés» de la classe moyenne «imposables et corvéables à merci», vont casquer comme d'habitude. Les pauvres diables qu'ils soient maîtrises ou cadres enseignants, ingénieurs, petits entrepreneurs, petits fonctionnaires ou retraités et bien d'autres qui forment le tissu laborieux d'une «vrai nation dans un vrai pays» vont encore une fois se saigner pour ne pas obliger l’Etat à «faire faillite» ! La gestion de ce pays a besoin de leur argent sous peine de faire banqueroute ! C'est un scandale ! Un pays pétrolier, gonflé d'hydrocarbures variées, que dis-je, d’énergies multiples et variées, un vaste territoire à potentiels agricole, touristique au-delà de la moyenne régionale et peut-être même internationale, jalousé par bien d'autres pays moins pourvus, ce pays est tellement malade par indigence, incompétence, gestion approximative plus médiatique que concrète, qu'il se trouve dans le besoin de taxer les quelques sous de sa classe moyenne pour ne pas faire faillite, et tout en faisant la passe sur les grosses coupures de ses milliardaires ? Nous sommes quelques anciens cadres du secteur public, ingénieurs et enseignants, retraités depuis une dizaine d'années. Au début nos pensions suffisaient à nos familles pour nos besoins normaux, habituels et nous permettaient de prendre quelques vacances annuelles, même de courts voyages à l’étranger, mais petit à petit, la situation a changé ! Le dinar perd de sa valeur même au niveau national, les prix prennent leur envol et une nouvelle classe de «bons affairistes» bien enrichis grâce souvent aux «bonnes affaires» de l’Etat, nous ont plongés dans un vrai prolétariat, presque dans la misère. Et comble du mépris, l’Etat se permet de taxer nos maigres pensions par un IRG de la honte ! L'argent de la nation est distribué à tout-va, prêté sans discernement et souvent sans être remboursé, gaspillé dans des pseudo-études et des pseudo-projets qui s'avèrent souvent après coup de vrais arnaques ! Et on se permet de mettre la main dans la poche des pauvres retraités ! Ce n'est pas seulement un scandale et du mépris mais une faiblesse, car lorsqu'on s'attaque à ceux qui n'ont aucun moyen de se défendre et qu'on se laisse «monter» par ceux qui ont de «vrais bâtons» (dixit l'Opium et le Bâton), c'est qu'on n'a pas grand-chose là où il faut en avoir ! A bon entendeur salut !
Sahraoui Tayeb -
no moment

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Et vous pensez sérieusement qu’il n’a que ça à faire ?
Par Hakim Laâlam Email : hlaalam@gmail.com
Bras de fer Ould Kablia-Belkhadem. Désolé, mais moi, je prends parti. A fond avec l’Algérien ! C’est symptomatique que ce soit Sellal, en personne, Premier ministre de la RADP, qui appelle les banques à faciliter aux citoyens l’ouverture de … comptes courants. Voilà exactement où nous en sommes ! Un Premier ministre obligé d’intervenir pour l’accélération de la délivrance de RIB et de comptes épargnes aux quidams. Comme d’ailleurs il a dû intervenir dès son installation au petit palais, le siège du gouvernement, pour que les serpillières et l’eau de Javel soient plus frénétiquement agitées et versées dans nos rues et places. Demain, face à la déliquescence de l’espace Algérie, peut-être aura-t-il encore à intervenir dans le conflit qui opposera les receveurs de bus aux chauffeurs de ces mêmes bus, ou encore aura-t-il à rédiger lui-même le communiqué qui obligerait les commerçants de détail à envelopper le gruyère vendu au poids dans des films transparents et non pas dans du papier aluminium. Y a un problème, Yal’Khawa ! Est-ce que c’est vraiment le boulot d’un Premier ministre de dire aux banques de faire leur … boulot, et d’arrêter de ne vouloir ressembler qu’à des Fort Alamo imprenables par les petits particuliers et les PME-PMI ? Sellal n’a-t-il pas d’autres dossiers plus «stratégiques» qu’il doive aller mettre son propre nez dans les agences bancaires, en pleine sieste ? Mais ces dérives ont une origine ! Ces anomalies trouvent leur explication dans un acte fondateur de l’auto-centrisme algérien. Le jour où Abdekka a prononcé son fameux discours-programme au cours duquel il annonçait être tout, président, Premier ministre, rédacteur en chef de l’APS, de la télé, de la radio et des Eriad enfin réunies, ce jour-là, le mécanisme s’est enclenché. Un mécanisme en même temps diabolique et aux effets dévastateurs. L’auto-centrisme du raïs a provoqué l’arrêt du reste du pays. THE BLOCAGE ! D’autant plus que dans le même temps, les rares cadres gestionnaires qui osaient encore l’initiative entrepreneuriale n’étaient pas sûrs de rentrer dormir chez eux le soir, et guettaient, la peur au ventre, le moment où la porte de leur bureau s’ouvrirait avec fracas, livrant l’accès aux brigades chargées de les embarquer. Depuis cet acte réellement fondateur de l’unicité de la prise de décision «soclée» au Palais, le moindre petit geste de la vie quotidienne d’un exécutif est devenu dépendant du châtelain. Et nous en payons aujourd’hui encore le prix. Celui d’un comportement foncièrement ahurissant pour tout étranger de passage dans nos murs et qui entendrait le Premier ministre sermonner des banquiers pour qu’ils accélèrent la délivrance de chéquiers. Un dossier sur lequel même le gouverneur de la Banque d’Algérie ne devrait pas communiquer personnellement, le déléguant à ses services et à leurs nombreuses ramifications pour application. Ce soir, après le boulot, je rentre chez moi, et je ne sais pas encore si je dois sortir ma poubelle à 20 heures ou à 20 heures 6 minutes, aucune note du Premier ministère ne m’étant encore parvenue. Mais je ne désespère pas. A ce rythme, ils vont finir par l’obliger à gérer ça, aussi ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.
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Les soucoupes non volantes
Par Maamar Farah
Dans un témoignage recueilli il y a quelques années, Oscar Niemeyer parle de la grande passion qui le liait à l'Algérie, à une époque où notre pays avait de l'ambition, un projet national et une vision stratégique !
La blanche et sphéroïdale soucoupe placée au milieu de la cité olympique est une œuvre majeure de l'architecte brésilien qui a donné à Constantine et à Bab Ezzouar deux universités aux lignes avant-gardistes et il aurait pu poser une autre soucoupe, sur la mer cette fois-ci, s'il avait pu réaliser cette mosquée révolutionnaire qui aurait propulsé la baie d'Alger dans le XXIe siècle ! Au moment où l'architecture se clochardise avec ces horreurs se bousculant dans les espaces de la laideur et de la désolation, qu'il est salutaire d'être nostalgique : ça permet de gommer le chaos actuel pour laisser place à la magnificence d'une Algérie résolument moderne et authentiquement révolutionnaire !
maamarfarah20@yahoo.fr
«Les phrases adorées de nos ministres : un sujet, un verbe, un compliment !»
Tata Aldjia
• Aidez Khaoula à se débarrasser de son handicap :
Compte devises Drif Khaoula
RIB : 00100743020100092651 -
algerie : AFFAIRE BELIARDOUH-ELWATAN-GARBOUSSI
Le procès se poursuit au tribunal criminel de Tébessa
Le procès, tant attendu, dans l’affaire Beliardouh- El Watan contre le président de la Chambre de commerce de Tébessa, Saad Garboussi, a débuté ce mardi vers 10 heures au tribunal criminel de Tébessa.
L’audience a été entamée par la lecture de l’arrêt de renvoi, concernant les faits liés à l’humiliation, l’enlèvement et la séquestration du défunt journaliste d’El Watan à Tébessa, Abdelhai Beliardouh, par les accusés Saâd Guerboussi, Zaoui Hocine, Allaoua Mohamed et Rezaïguia Mohcen.
Appelés à la barre, les mis en cause ont nié les faits qui leur sont reprochés, voulant, en fait, faire croire au juge, qui semble parfaitement maîtriser le dossier, qu’ils étaient allés chercher la victime en vue de savoir sa source, concernant l’article paru le 18 juillet 2002.
Dans leurs plaidoiries les avocats de la partie civile, Me Khaled Bourayou, Zoubair Soudani, Ali Meziane et Daker Benallegue ont tenté de piéger les inculpés et prouver les faits de l’enlèvement et de séquestration sur la personne de Abdelhaï Beliardouh.
A l’heure où nous mettons en line, le procès se poursuit avec l’audition des témoins a décharge.
Lakehal Samir
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no moment

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Comment avancer sur une pente descendante ?
Qu’est-ce qu’un droit de l’homme sinon un droit, et qui concerne l’homme, ou la femme, version soft du hardware de base, ou encore l’enfant, produit bio des deux premiers ? Sauf qu’au-delà de la sémantique, il y a des droits en fonction des civilisations, évoluant avec l’avancement des sociétés et des systèmes de gouvernance. En Algérie, même si la situation est meilleure qu’en Zambie ou en Chine, le droit de manifester, d’avoir une opinion diffusable en qualité Broadcast ou de monter une compagnie d’aviation, celui de ne pas être musulman, de déposer un recours au Conseil constitutionnel ou de faire l’apologie de la liberté sexuelle, pose encore problème, pendant qu’ailleurs de nouveaux droits apparaissent, le droit à l’eau au Canada ou le droit à internet haut débit en Norvège, inscrits dans les Constitutions. C’est l’un des paradoxes de l’ère Bouteflika.
Associé au régime Boumediène, il avait approuvé l’idée de rayer les libertés politiques, culturelles et économiques pour favoriser d’autres droits, ceux à l’emploi et au logement, inscrits dans les Constitutions des années 1970. Avec le recul et la crise mondiale, l’idée peut paraître généreuse, sauf que le même Bouteflika, revenu par une faille du continuum espace-temps, s’est retrouvé à conforter la suppression de ces acquis sociaux, emploi et logement, sans pour autant assurer les droits nouveaux liés aux libertés collectives et individuelles. En termes de civilisation, c’est un immense et double échec. Et par la distorsion du champ juridique, il n’y a plus qu’un droit, passé de celui de l’homme au gouvernant. Ce dernier a le droit de triturer les textes de loi, détourner les biens publics, commettre des injustices et de faire en gros ce qu’il veut. En bout de course, le régime se sera arrogé un droit ultime, celui de ne pas en donner. De fait, il est hors sujet, ce qui est très dommageable. Car les sujets, ce sont 37 millions d’Algériens.
Chawki Amari





