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  • EL ABADIA (WILAYA DE AÏN DEFLA) Une attaque terroriste contre une mosquée fait 1 mort et 8 blessés



    C’est la consternation ! Alors que depuis plus d’une dizaine d’années, précisément depuis 1998, aucun attentat terroriste n’a été perpétré dans la ville d’El-Abadia, chef-lieu de daïra, à 40 km au nord-ouest d’Aïn-Defla, que la paix totale semblait revenue, voilà qu’un attentat terroriste est venu rappeler à tous les affres de la décennie 1990.
    La région d’El-Abadia, adossée aux monts du Dahra avec ses forêts denses, avait constitué durant des années et jusqu’à l’aube des années 2000 un fief, une base logistique mais aussi une base d’entraînement à tuer, d’où partaient des attaques contre toutes sortes de cibles, semant la terreur parmi les populations et les poussant à l'exode. Mardi soir à 21h15, alors que les fidèles entamaient l’accomplissement de la prière des taraouih et pendant le mouvement qui suit la prière d’el icha et que des policiers en tenue assuraient la sécurité de la mosquée, à l’instar de toutes les mosquées de la wilaya d’ailleurs, un groupe armé a ouvert le feu à l’aide d’armes automatiques sur les fidèles qui sortaient ou entraient dans la mosquée par la porte principale située côté nord, de chaque côté de laquelle un policier en tenue était de faction. Tous les lieux de culte, d’ailleurs, ont bénéficié d’un plan de sécurisation et de vigilance. Des témoignages rapportent que les assaillants ont ouvert le feu à l’aide de fusils kalachnikov à partir de zones d’ombre. Selon des informations très crédibles, un citoyen âgé de 73 ans, touché de plusieurs balles, est mort sur l’esplanade de la mosquée, un policier a été blessé d’une balle au bras, et un autre a riposté, faisant battre en retraite les assaillants, surpris par la promptitude de cette réaction. On indique même qu’un policier, qui était dans la rue avec sa femme et ses enfants pour des achats, a tiré en direction du lieu de l’affrontement. Par ailleurs, un fort mouvement de panique s’est déclenché dans la mosquée, les fidèles se bousculant, se piétinant pour en sortir. Immédiatement, les renforts sont arrivés, le quartier a été bouclé, et des barrages filtrants dressés sur les routes de sortie et d’accès à la ville. Les services de la Protection civile sont alors intervenus et ont évacué 8 blessés de la mosquée, et ce en plein mois de Ramadan, le mois sacré chez tous les musulmans de la planète. Au vu de l’impact des balles sur les murs, et des poignées de douilles ramassées, ce fut des tirs à l'aveuglette, au hasard, tuer n’importe qui. «Faire peur, terroriser, manifester leur présence, mais surtout tenter de desserrer l’étau dans lequel sont prises d’autres villes de l’Est où les groupes armés ne cessent de perdre du terrain, des éléments et du crédit auprès des populations Combien étaient-ils, ceux qui se sont attaqués à la mosquée d’El Abadia ? Difficile de le savoir. Mais on estime que le groupe qui infeste la forêt de Frina, au nord de Tachta, ne compte pas plus d’une dizaine d’élément selon un responsable des services de sécurité. «La réaction des services de sécurité, leur promptitude sont le signe d’une vigilance de tous les instants et partout », nous dit-on.
    Karim O.

  • TIZI-OUZOU Tirs au hab-hab contre la BMPJ de Tigzirt



    Pas moins de trois hab-hab ont atterri, hier, dans l’enceinte même de la caserne de la BMPJ de Tigzirt (Tizi-Ouzou). L’attaque d’hier, qui, heureusement, n’a fait aucune victime, est la deuxième du genre en l’espace de six mois.
    Il était 7h du matin hier quand la population de Tigzirt est réveillée par le bruit assourdissant de «trois roquettes», lancées probablement du côté de la décharge publique, à quelque 1 000 m de la ville et tombées à l’intérieur de la caserne de la BMPJ. Fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer. L’attaque d’hier est la deuxième du genre après celle perpétrée contre ladite caserne, le 2 mars dernier. L’on se souvient que ce jour-là, en plus d’une patrouille de l’ANP en faction qui a été prise pour cible par le groupe de Tigzirt, une division composée d’une trentaine d’éléments de la katibat Al-Ansar que dirige Mustapha Khomri, un natif de Dellys (Boumerdès), un hab-hab a raté son objectif qui n’était autre que le siège de la BMPJ. L’obus est tombé dans la cour du CFPA des Frères-Lounis, blessant un stagiaire de 17 ans. La caserne de la BMPJ de Tigzirt, initialement une auberge de jeunesse, est située sur les auteurs de la ville, et c’est ce qui explique sa vulnérabilité aux actes terroristes. Selon une source très proche des services de sécurité, c’est la troisième fois que les terroristes de l’ex-GSPC narguent ce corps de sécurité. Il y a trois ans, alors que des proches des sinistres Redouane Boumis et Omar Mesureur subissaient un interrogatoire dans les locaux de la BMPJ, leurs acolytes ont eu l’outrecuidance de s’approcher des lieux en lançant, à l’adresse des éléments de la police judiciaire, «si vous êtes des hommes, sortez», selon notre source. Ce groupe a usé de plusieurs stratagèmes, allant jusqu’à appeler, au téléphone, le responsable de la BMPJ de l’époque en tentant de lui faire croire qu’ils étaient sept éléments armés, prêts à se rendre, mais c’était compter sans l’expérience qu’a acquise ce corps de sécurité dans la lutte contre le terrorisme. Certes l’attentat d’hier n’a, fort heureusement, fait aucune victime, mais on doit se rendre à l’évidence : le terrorisme est bel et bien là et ses auteurs semblent nous dire qu’ils peuvent toujours agir où ils veulent et quand ils veulent.
    K. B.

  • ATTAQUE KAMIKAZE À ZEMMOURI CONTRE UN CONVOI MILITAIRE 2 militaires tués et 26 blessés

     



    Les islamistes armés activant dans le secteur situé entre la ville de Si Mustapha et celle de Zemmouri dans le centre de la wilaya de Boumerdès ont attaqué, par le biais d’un kamikaze, un convoi militaire de transport de troupes.
    Hier, vers 15 heures, le bilan faisait état de 2 militaires tués et 26 blessés. Il est question également de 4 civils blessés. Malheureusement, selon une source crédible, ce bilan pourrait être plus lourd. Il était très difficile d’obtenir des informations précises, d’autant que l’ANP a fermé la RN 24D pour procéder à l’évacuation des victimes et mener des recherches. C’est un kamikaze qui, à bord d’un véhicule de tourisme marque Atos bourré d’explosif, a foncé sur un convoi de transport de troupes qui se dirigeait vers Zemmouri. C’est hier, à la mi-journée sur la RN 24D reliant la RN12 (Alger—Tizi-Ouzou) au niveau de Si Mustapha et la RN 24 (Alger-Azzeffoun) au niveau de Zemmouri, au niveau du village de Zaatra, à mi-chemin entre Si Mustapha et Zemmouri que le kamikaze a foncé sur l’un des camions du convoi. Les militaires revenaient d’un ratissage. Interrogée sur l’identité des commanditaires de cette attaque, une source nous a indiqué que c’est probablement le groupe de Madjaouna – petite localité des Issers en face de Si Mustapha — qui aurait exécuté cette attaque. Il serait donc affilié à la katibat El Arkam de l’AQMI. Il est très mobile et circule entre plusieurs communes du sud de Boumerdès. D’après notre source, c’est probablement le même groupe qui a été signalé sur le piémont de la région entre Thénia et Tidjelabine. C’est certainement le «tarissement» des recrutements et le fléchissement des effectifs qui ont poussé les émirs d’AQMI à adopter une nouvelle stratégie. Cette méthode consiste à créer des groupes mobiles qui circulent à travers plusieurs localités, pour faire croire que les islamistes armés sont présents partout. Il est pratiquement certain que les terroristes qui ont fait, dimanche à l’heure de l’adhan, une incursion aux entours de la ville, font partie de ce groupe. La brièveté de cette apparition dans les faubourgs de l’ex-Ménerville, moins de 15 minutes, indique qu’il s’agit, sans aucun doute, d’une simple opération de communication. Destinée à marquer les esprits de la population, elle visait également à mettre dans l’embarras les services de sécurité par rapport aux citoyens, qui ne manqueraient pas de s’interroger sur la présence d’hommes armés à la limite de leur ville. Par ailleurs, comme il est devenu plus difficile pour les terroriste de s’attaquer aux unités fixes, mieux protégées, ils posent des bombes sur les bords des routes ou envoient des kamikazes comme celui d’hier, visant des cibles mobiles.
    Ali F.

  • L'Espagne mène des opérations de refoulement des Harragas avec l'accord de l'Algérie

     


    Immigration clandestine

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    le 02.09.10 | 11h53 2 réactions

      	L'Espagne met en oeuvre des opérations de refoulement des Harragas en coopération avec l'Algérie 

    L'Espagne met en oeuvre des opérations de refoulement des...


    L'Espagne est en voix de trouver un accord avec l'Algérie pour refouler de son territoire les Harragas. 

    Une réunion s’est même tenue à la mi-aout entre le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale établie à l’Etranger,  Halim Benatallah,  et l’ambassadeur espagnol en Algérie, révèle jeudi notre confrère El-Khabar, pour avaliser la mise en oeuvre des premières opérations de refoulement des Harragas menées par les autorités espagnoles.

    Ces dernières ont remis, signale encore El-Khabar, une dizaine d’immigrés clandestins qui avaient été arrêtés, il y a plusieurs semaines, au large des eaux territoriales espagnoles, aux autorités locales à Oran.  Il s'agit là de la première opération de rapatriement de Harragas Algériens menée conjointement par l'Espagne et l'Algérie. 

    Les Harragas seront donc doublement traqués par les autorités Algériennes et Espagnoles à la suite de cette coopération qui ouvre la voix à de futurs refoulements. Il est à signaler, néanmoins, que  la loi criminalisant l’immigration clandestine ne s'appliquera pas sur ces Harragas refoulés puisque ce texte de loi ne concernent que les immigrés arrêtés dans les eaux territoriales algériennes.

    Les Procureurs de la République n'auront donc pas à retenir ces Harragas qui reviennent au pays.  

    Abderrahmane Semmar
  • Djezzy interdit d’antennes sur l’ENTV !

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      	L'ENTV ne diffuse plus les annonces publicitaires de Djezzy sur ces stations 

    L'ENTV ne diffuse plus les annonces publicitaires de Djezzy sur ces...


    C’est un nouveau tour de vis pour Djezzy. L’ENTV ne diffuse plus les spots publicitaires d'Orascom Telecom  sur l’ensemble de ces stations de télévision terrestres du pays.

     

    Tous les téléspectateurs Algériens ont remarqué l’absence de Djezzy des «réclames» des différentes chaînes de l’ENTV depuis le début de ce Ramadan. La disparition des annonces publicitaires de Djezzy a, d'ailleurs, suscité moult interrogations. 

    Le suspense n'a pas duré longtemps puisque  l’agence britannique Reuters nous apprend que l’ENTV a carrément refusé de renouveler un contrat de publicité annuelle avec la filiale algérienne d’Orascom Telecom. "Ils (la télévision d'Etat) ne sont plus d'accord pour diffuser  les annonces publicitaires de Djezzy", a expliqué, sous l’anonymat, mercredi à Reuters un haut responsable de l’ENTV. 

     

    Selon plusieurs experts, cette disparition programmée de Djezzy des écrans Algériens est un nouveau stade du conflit qui oppose le gouvernement à la filiale Algérienne de l’opérateur Egyptien. Tout est fait pour que la pression s’accentue sur Orascom à l’approche des négociations avec le gouvernement pour le rachat de Djezzy. Pour rappel, ces négociations débuteront le mois prochain et seront menées par une commission, dirigée par un expert-comptable algérien.

    En attendant, Djezzy a trouvé une parade en transférant certaines de ses publicités télévisées à  la  chaîne Nessma TV  émettant à partir de la Tunisie et la chaîne  MBC, qui sont largement suivies  en Algérie. Mais est-ce que cela lui permettra réellement de résister encore à ce nouveau verrouillage ? Décidément, les rebondissements promettent d'être riches pour les mois à venir dans le dossier  "Djezzy". 

     

  • Sétif “Wallah, je préfère fermer le robinet”

     


    Certains propriétaires de villas, ayant des puits, ont érigé des fontaines sur le trottoir pour faire bénéficier gratuitement les citoyens d’une eau de  source naturelle. Mais certains énergumènes, par manque de civisme, croient se permettre ce qu’ils désirent en usant de la force physique souvent. Depuis le début de ce mois sacré, il n’y avait pas un jour où l’on observe pas des disputes à cause, soit du non-respect de la queue, soit de ceux qui se permettent de monopoliser le robinet pour remplir des jerricans de 20 à 30 litres, laissant poireauter ceux ayant des bidons de 5 litres. Il a été même observé des cas où des marchands de fruits et légumes viennent carrément laver leurs produits ! Cet incivisme a contraint, très récemment, un propriétaire d’une fontaine au quartier Laârarssa de la ville de Sétif, à couper ses robinets — privant ainsi des centaines de familles
    habituées à boire son eau surtout en cette période de canicule — pour mettre un terme aux bagarres, parfois violentes, dont sont témoins quotidiennement les habitants du quartier.
    “Si l’eau, source de la vie peut être source de la mort,
    Wallah, je préfère fermer le robinet”, confirme un citoyen en accord avec cette décision.

  • Médéa Des exemplaires du Coran déchirés par des inconnus


    Des inconnus se sont introduits mardi dernier par effraction à l’intérieur de la zaouïa El-Mohsinine, sise au centre-ville de Khams Djouamâa, dans la wilaya de Médéa, pour commettre l’innommable. Ils se sont pris aux exemplaires du Coran trouvés sur les lieux et ont en déchiré 13 qu’ils ont éparpillés sur les lieux.
    Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de la localité pour tenter de mettre la main sur ces chenapans.

  • no moment

  • Visite de Benattalah en France Les députés de l’émigration ignorés

    Les députés élus par la communauté algérienne en France n’ont pas été invités au débat à Paris avec le secrétaire d'État à la Communauté nationale à l’étranger, Halim Benatallah, et l'un d'eux, selon le site Viva l’Algérie, a dénoncé cet “oubli”. “C’est par la presse que j’ai été informé de la visite en France du secrétaire d’État à la Communauté algérienne à l’étranger. Il se trouve que, précisément, j’en suis un des députés”, a réagi Rafi Hassani du RCD. “Qui rencontre
    M. Benatallah ? Ou plutôt, qui rencontre-t-il utilement ? Est-ce en ignorant le député de l’émigration que sa mission sera assurée du succès ? Faut-il rappeler à ceux qui ont été chargés de son organisation que la seule représentation légale et légitime de notre communauté demeure son député ?”, se demande-t-il.

  • Concurrence féroce

     


    Il semble, aujourd’hui, qu’un climat serein règne et les irrégularités constatées soient prises en charge, au fur et à mesure, et qu’elles relèvent beaucoup plus du domaine du laxisme et de la nonchalance.

    Une brève sur un support spécialisé “Air journal”, daté du 30 du mois dernier, rapporte que notre pavillon national risque d’être inscrit sur la liste noire des compagnies aériennes “à cause de nombreux manquements à la sécurité” relevés depuis 2009. Il y a de quoi avoir froid au dos et jurer ne plus prendre un avion d’Air Algérie.
    En regardant de plus près, il ne s’agit finalement que des aspects liés à l’exploitation au sein de la compagnie et qu’entre la date des inspections, diligentées par l’Union européenne dans le cadre du programme Safa, regroupant 42 pays, et qui remontent à 2009, à la prochaine prévue pour novembre prochain, beaucoup de correctifs ont été apportés pour des améliorations.
    Le passage à la loupe d’Air Algérie par l’Union européenne avait frisé le harcèlement du fait de l’absence de communication avec l’administration de l’aviation civile qui faisait la sourde oreille.
    Il semble, aujourd’hui, qu’un climat serein règne et les irrégularités constatées soient prises en charge, au fur et à mesure, et qu’elles relèvent beaucoup plus du domaine du laxisme et de la nonchalance, comme le souligne le premier responsable de la compagnie nationale.
    Une question alors : pourquoi cet alarmisme qui menace d’ajouter Air Algérie sur la liste noire, alors qu’il n’y a pas si longtemps, elle faisait partie du gotha des transporteurs africains ? La concurrence féroce, qui sévit dans le secteur de l’aviation civile, justifie-t-elle, à elle seule, cette montée de boucliers ou cette dernière ne cache-t-elle pas autre chose ?
    Mais comme à chaque chose malheur est bon, cette série d’inspections a permis aux dirigeants de la compagnie de secouer le cocotier et à appeler à une prise de conscience et à une meilleure discipline.

    O. A.
    abrousliberte@gmail.com

  • no moment

  • L'Algérie pourra-t-elle encore exporter du gaz à l'horizon 2020 ?

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    Par le Docteur Abderrahmane MEBTOUL Expert International (1)

    Après les nouvelles mesures gouvernementales d’encadrement de l’investissement étranger, et au vu de l’ouverture d’autres pays, notamment en Afrique et Amérique latine, de la crise mondiale qui a entraîné une baisse de la demande, accrue par les économies d’énergie, de la modification de la loi des hydrocarbures limitant à moins de 49% l’apport étranger tant à l’amont qu’à l’aval, que dans le transport par canalisation, il y a eu une nette diminution des investissements étrangers alors que le secteur requiert des technologies de pointe. C’est que ces mesures pouvaient se justifier en partie pour l’amont (l’essentiel de la rente actuelle), mais pas pour l’aval et les canalisations dont les coûts sont élevés et la rentabilité financière beaucoup plus faible. Les produits semi finis et finis pétrochimiques étant soumis à une rude concurrence et les segments contrôlés au niveau mondial par quelques firmes, l’Algérie n’ayant pas, par ailleurs, investi à temps dans ces filières, contrairement à bon nombre de pays du Golfe.

    Aussi les parts de marché au niveau mondial sont déjà prises, sans compter que l’amortissement a été largement effectué, réduisant substantiellement leurs coûts, contrairement à l’Algérie qui aura fort à faire pour avoir un prix compétitif du fait de la lourdeur des coûts d’amortissements de départ.

    Questions stratégiques

    Aussi la question stratégique qui se pose est la suivante : avec l’hémorragie de ses cadres, Sonatrach a-t-elle les capacités de faire des découvertes intéressantes, rentables financièrement ? Sonatrach a-t-elle les capacités d’investir seule, sans un bon partenariat, sans le partage des risques à l’aval, sans être assurée de la commercialisation ? Quelle est la rentabilité financière réelle des investissements de Sonatrach à l’étranger tant dans sa participation que dans des fonds d’investissement qu’elle aurait réalisés ? Quelle est la rentabilité, Sonatrach, s’étant fortement éloigné de ses métiers de base, dans l’aviation, dans la construction, dans les unités de dessalement d’eau de mer ?

    Selon les dernières estimations l’Algérie a produit 86,5 milliards de m3/an en 2008 contre 49 milliards en 1990 et avec les nouveaux projets elle devrait atteindre 100 milliards de mètres cubes gazeux. Les exportations prévues entre 2014/2016 seraient de 85 de milliards de mètres cubes gazeux et 40 pour la consommation intérieure selon les dernières estimations d’août 2010 dont le CREG a revu à la baisse la consommation par rapport à son précédent rapport.

    Pour l’horizon 2020, les prévisions d’exportations seront de 100 milliards de mètres cubes gazeux, ceci dans une perspective dynamique de développement allant vers 60 milliards de mètres cubes gazeux de consommation intérieure, toujours selon les estimations révisées à la baisse. Ce qui donnera un déficit de 60 milliards de mètres cubes gazeux soit l’urgence d’une découverte additionnelle durant cette période d’un volume plus élevé, soit plus de 70% de la production actuelle. En cas d’un développement plus intensif pour l’Algérie, ce qui est souhaitable, l’écart serait encore plus grand.

    Par ailleurs, et en prenant par hypothèse une stabilisation des coûts, toute augmentation des coûts réduisant également la durée de vie des réserves en termes de rentabilisé financière compte tenu de l’évolution du Vecteur prix au niveau international, le prix devrait être entre 14/15 dollars le million de BTU pour le gaz naturel liquéfié – GNL- (coût et transport) et 10/11 dollars pour le gaz naturel par canalisation – GN- ( Medgaz- Galsi) pour l’exploitation de 4300 milliards de mètres cubes gazeux ( 10% de gisements marginaux étant non rentables à soustraire) donnant entre 25/30 ans de durée de vie ( exportation plus consommation ).

    Si le vecteur prix est de 6/7 dollars le million de BTU, la durée de vie est à diviser par deux soit environ 15/16 ans. Si le prix est de 4/5 dollars, comme cela se passe sur le marché spot, la durée de vie serait entre 10/12 ans c’est à dire en 2020. Ainsi, l’'Algérie pourrait faire face à une grave crise interne de gaz dans les huit prochaines années, si le prix international se maintient à son niveau actuel, ainsi que les actuelles prévisions d’exportation, étant dangereux de sacrifier la consommation intérieure et d’annuler certains projets inducteurs.

    Les perspectives incertaines d’exportation du gaz au rythme prévu

    Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que les exportations de gaz algérien représentent en 2009 un tiers des recettes de Sonatrach et n’ont pas dépassé 54,5 milliards de m3 en 2009, fort loin de l’objectif de 85 milliards de m3 pour 2012. La concurrence du marché spot et des retards dans certains projets dont celui Gassi Touil, qui devait entrer en production justement en 2009, expliqueraient le recul de 2009 selon le site www.maghrebemergent.com, citant le site de Sonatrach et des responsables du secteur, alors que le rythme des exportations annuelles de gaz naturel tournait autour des 64 milliards de m3 par an, depuis 3 ans, en attendant l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers. L’objectif pour 2009 était d’exporter 65 milliards de m3. Par ailleurs, les acheteurs, principalement les Italiens, les Espagnols et les Français - plus de 60% des quantités engagées- n’ont recouru qu’à l’enlèvement minimal des volumes contractuels à un prix moyen indexé sur le prix du brut, situé entre 7 et 10 dollars le million de BTU durant l’année. Le reste des approvisionnements a été réalisé par les clients de Sonatrach sur les marchés spot ou le gaz naturel – cargaisons GNL – étaient cédées à moins de 5 dollars le million de Btu en moyenne sur le second semestre 2009, la crise mondiale ayant entrainé une baisse des enlèvements de gaz naturel par les Italiens, les Espagnols et les Français, de plus de 60% des quantités engagées contractuellement.

    Donc, il existe des incertitudes sur le niveau des réserves des hydrocarbures rentables en Algérie à l’horizon 2020 dont une baisse des recettes en 2009 de plus de 40% par rapport à 2008, ce qui ne pourra qu’influencer le financement futur de l’économie nationale. Sans compter que Sonatrach absorbe une grande partie de ses recettes dans son autofinancement amplifié par les nouvelles dispositions qui l’oblige à investir sur ses fonds propres avec une baisse de ses recettes entre 2008/2009. Pour preuve, selon Sonatrach dans son rapport financier 2009, les réalisations de l’année 2009 en matière d’investissement ont atteint 1080 milliards de dinars (14 milliards de dollars) contre 598 milliards de dinars pour 2008, marquant une augmentation de 81%. Et les produits de l’année 2009 ont été de 4239 milliards de dinars contre 9095 milliards de dinars en 2008, marquant une baisse de 53%.

    Et selon les prévisions du MEM, l’investissement serait de 63 milliards de dollars en 2010/2014, montant auquel il faut ajouter plus de 15 milliards de dollars pour Sonelgaz soit plus de 35% des recettes de Sonatrach au cours de 75 dollars le baril. L’Algérie devra inéluctablement, si les cours du gaz et du pétrole se maintiennent au niveau actuel, au vu des programmes d’investissements, et sans afflux substantiel de l’investissement étranger, conduire à puiser dans les réserves de change. A moins que l’on freine le rythme de la dépense publique, option peu envisageable avec les risques de tensions sociales de plus en plus vives et en l’absence d’une véritable politique salariale mais des distributions de rente pour une paix sociale fictive.

    Se pose alors la question : quelle place de Sonatrach dans cet échiquier stratégique mondial et de la rentabilité des installations ? Ce d’autant plus que les contrats à moyen terme expirent dans leur majorité entre 2012/2013. Mais, il est utile de préciser que la politique économique a été constante, sans changements notables des différents gouvernements depuis 1974 à 2010 : intensifier les exportations des hydrocarbures à l’état brut ou semi brut, certes avec des finalités différentes, industries ou infrastructures clefs en main, solution de facilité, sans s’attaquer à la gouvernance et à la valorisation du savoir, fondement véritable du développement, l’économie algérienne qui est une économie fondamentalement rentière.

    Et la problématique centrale est : comment passer d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures, les principaux indicateurs macro-économiques, macro-financiers et macro sociaux positifs, étant biaisés car ne relevant pas du génie créateur, c’est à dire du travail et de l’intelligence.

    Et si ces prévisions savèrent fondées que deviendront les générations futures, dans moins de 20 ans, sans que l’on ait préparé l’après hydrocarbures ? Il y va de la responsabilité des gouvernants, car posant le problème de la sécurité nationale.

    In Les Afriques 

    L’auteur

    Docteur Abderrahmane MEBTOUL, docteur d’Etat en sciences économiques (1974)
    Professeur d’Université en management stratégique et directeur d’études des Ministères industries et énergie 1974/1980, 1990/1996, 2000/2006. Auteur de nombreux ouvrages et interventions dans des revues internationales sur le secteur des hydrocarbures en Algérie face aux mutations mondiales

  • BENATALLAH RENCONTRE LA COMMUNAUTÉ ALGÉRIENNE À PARIS Des débats difficiles



    De notre bureau de Paris,
    Khadidja Baba-Ahmed

    Lorsque le cultuel occulte le reste et occupe quasiment le débat
    Le contenu du débat qu’a engagé Halim Benatallah, ministre chargé de la Communauté en visite en France, était quelque peu étonnant, pour ne pas dire surréaliste.
    C’est à boulets rouges que de très nombreux intervenants ont visé la Mosquée de Paris et interpellé les autorités sur la nécessité de pallier la gestion calamiteuse de cette mosquée et la nécessité de «faire débarquer» ses actuels responsables, à commencer par son recteur, Dalil Boubeker. A entendre les intervenants qui se sont succédé à la tribune lors du ftour-débat organisé par le consulat général dimanche soir, «le culte en France est sinistré dans tous les domaines et la cause du sinistre, c’est la Grande Mosquée de Paris». Pour le recteur de la mosquée de Myrha (18e arrondissement parisien) qui a livré ce constat, la Mosquée de Paris est «une mosquée des affairistes et des hommes d’affaires ». Le propos est on ne peut plus direct. Plus mesuré dans le ton mais néanmoins tout aussi accusateur, Ghaleb Benchikh, qui commence par souligner «qu’il ne s’agit pas de demander au gouvernement algérien de faire une captation des consciences», s’indigne cependant de l’indigence intellectuelle et des fêlures morales» qui ont pris corps. Et comme pour désigner les responsables de cet état, il glisse : «Alors que la Grande Mosquée de Paris était considérée comme la plus grande en Europe, l’on parle à peine aujourd’hui de la mosquée du 5e arrondissement parisien ». Il s’agit donc de perte de terrain et d’influence de la mosquée qu’évoque aussi Abderrahmane Dahmane et dont la responsabilité incombe, selon lui, «au gouvernement algérien qui n’a jamais voulu enlever les responsables actuels». Mieux encore, rappelant le système retenu par le gouvernement français de l’époque pour désigner les délégués qui élisent les représentants au Conseil français du culte musulman (CFCM), dont le nombre devait être proportionnel à la surface des lieux du culte, Dahmane considère que «les Algériens ont signé l’accord de la honte qui fait mal à une communauté qui a perdu de son influence». Pour les intervenants, il est temps de mettre un terme à cette situation et «laisser place aux compétences car nous sommes capables, a encore dit Benchikh, d’être pourvoyeur d’un islam des lumières», un islam qui ferait la jonction avec l’Etat laïque dans lequel il devra évoluer. «Il nous faut, dit par ailleurs le responsable de la mosquée Myrha, des états généraux pour désigner ceux qui vont nous guider» et débarrasser «d’un recteur qui ne sait même pas faire la prière» et cesser aussi l’envoi par Alger d’imams incultes. C’est dit et ça a pris beaucoup de temps dans le débat. Est-ce à dire que le problème central qui se pose actuellement à la communauté algérienne se résume à la pratique cultuelle. Assurément non, puisque des intervenants, peu nombreux il est vrai, ont fait entendre leurs voix sur des questions qu’ils considèrent primordiales.
    «Ne faisons pas du culte la question centrale de l’immigration algérienne»
    C’est là le cri poussé par Akli Mellouli, responsable de l’Espace franco-algérien qui rappelle au ministre que la chance il est d’avoir une force de 3 à 4 000 élus franco-algériens sur lesquels il peut compter et qui peuvent constituer un lobby, à même d’être «un véritable socle pour construire notre avenir ». Quant au diagnostic que se propose de faire avant tout programme le secrétaire d’Etat, Mellouli lui répond que celui-ci est déjà fait et qu’il est temps que l’on commence à travailler sur des sujets, la mémoire par exemple, qui peuvent nous faire avancer. La coprésidente de ce même espace, Chafia Matelenchta, qui ne nie pas un problème de culte, lui donne cependant une tout autre dimension, celle qui devrait «nous interpeller » et qui concerne tous ces jeunes de milieux défavorisés, sans travail et qui sont «embrigadés» par «d’autres, déguisés en robe du soir» et qui vont en faire des terroristes. Et la Mosquée de Paris a une grande responsabilité, selon cette intervenante dans cette situation. Chafia Matelenchta clôt son intervention en s’adressant au secrétaire d’Etat sur ce qui lui paraît incompréhensible : «Lorsque vous avez évoqué le Conseil consultatif pour la communauté algérienne à l’étranger, vous avez dit “c’est un projet”, et là, je m’inquiète.» Rappelant qu’il ne peut s’agir d’un projet, dans la mesure où son décret de création a été signé, l’intervenante interroge : «Un Etat sans loi n’est pas un Etat.» En l’occurrence, ditelle, «soit on applique ce décret qui est là et qui existe, soit on dit que l’on s’est trompé», il n’y a pas deux solutions et si l’on veut instituer un bon mode de fonctionnement entre vous et nous (les associations), il est important d’agir dans la transparence la plus totale. La réponse au trouble que crée ce décret devenu par magie «un projet» a malheureusement été noyée dans un flux de généralités du ministre qui persiste et signe : «Rien ne sera fait tant qu’un diagnostic clair n’est pas établi et c’est pour cela que je suis là», dira le ministre.
    Messages essentiels du ministre : pas de programme, pas de Conseil consultatif, pas de timing sans radioscopie du terrain
    Qu’il s’agisse de son intervention introductive ou du contenu qu’il a donné à ses réponses aux intervenants, Halim Benatallah a voulu manifestement faire table rase de tout diagnostic antérieur et faire luimême son évaluation du vécu de la communauté. Soulignant que nul ne peut lui faire le reproche de se déplacer pour des visées électoralistes —aucune échéance électorale n’étant à l’ordre du jour — le secrétaire d’Etat informe «Je n’aurai pas d’annonce à faire aux médias, tant que je n’ai pas pris la mesure sur le terrain de ce qui ne va pas.» Il n’y aura pas non plus «de programme sans radioscopie du terrain». Quant au Conseil consultatif de la communauté, il dit «ne pas vouloir faire un effet d’affichage» d’autant, précise-t-il, «que le schéma tel que préfiguré ne fait pas consensus» et qu’il se garde bien de lui fixer un timing ayant la volonté, dit-t-il, de voir les éléments de la communauté s’y impliquer davantage. Précisant son approche de tous les aspects liés à sa nouvelle fonction, Benatallah annonce : «Je ne pense pas pour l’instant me lancer dans de grandes réflexions intellectuelles», parce qu’explique le ministre, «la communauté attend plus de pragmatisme, plus d’actions sur le terrain.» Partant de ce mode de fonctionnement, il va d’ores et déjà, dit-il, agir «touche par touche et de manière pragmatique». Quant au thème cultuel qui a accaparé le débat, il se justifie, selon le ministre, car il constitue «une priorité de notre communauté» qu’il aurait observée déjà lors de sa rencontre la semaine dernière avec la communauté à Marseille. Le cultuel reprendra-t-il le dessus lors des autres rencontres programmées avec les communautés de Vitry, Bobigny, Nanterre, Pontoise ? Sans aucun doute, ce sera le cas au dîner-débat prévu à la Mosquée de Paris demain. Là, tel que cela se dessine, les échanges seront des plus vifs pour ne pas dire plus.
    K. B.-A.

    Le député Rafik Hassani dénonce
    C’est par la presse que j’ai été informé de la visite en France du secrétaire d’Etat à la Communauté algérienne à l’étranger. Il se trouve que, précisément, j’en suis un des députés. J’ai appris que M. Benatallah a présidé une réunion à laquelle je n’ai pas été convié. Ce passage en France du membre du gouvernement est l’étape la plus importante de sa tournée, de par la forte concentration de notre diaspora, afin, annonce-t-on, de connaître sa situation. Malgré sa redondance, l’objectif pourrait être louable s’il n’était pas revendiqué à maintes fois par le RCD, notamment à l’Assemblée populaire nationale. A plusieurs reprises, j’ai eu à exposer devant l’APN les problèmes que vit notre émigration, ses revendications. Parmi celles-ci, les transports aériens et maritimes, les conditions d’accueil, l’assurance rapatriement des dépouilles. A ce sujet, j’avais proposé la création d’un fonds que l’Etat prendrait en charge. En fait, qui rencontre M. Benatallah ? Ou plutôt, qui rencontre-t il utilement ? Est-ce en ignorant le député de l’émigration que sa mission sera assurée du succès ? Faut-il rappeler à ceux qui ont été chargés de son organisation que la seule représentation légale et légitime de notre communauté demeure son député. En l’ignorant, c’est aussi faire peu de cas d’une institution de la République qu’est l’Assemblée populaire nationale, dont les faiblesses ont été par ailleurs dénoncées par le RCD, précisément à cause de ce genre de procédé. Si l’objectif est l’instauration d’un Conseil consultatif national de la communauté algérienne à l’étranger, on peut comprendre que l’on veuille écarter toute «fausse note» dans la recherche d’une clientèle opportuniste qui n’aurait pas, en tout cas, l’aval de cette communauté.
    Député de l’émigration

  • Le matindz, un « Echourrouk bis » ou « un espace pour berbéro-laico-athéo-islamophobes ? »

      Sans le vouloir, Nabila nous a mis devant un miroir et forcés à un bien salutaire aggiornamento. A nous tous, incroyants, ou supposés tels, hommes de foi qui vivons de la sacralisation du mutisme, journalistes dans ce site qui se pique pourtant d’être le « journal des idées et des débats », elle a imposé un débat passionné sur la religion, un des premiers sans doute sur « l’Algérien et l’islam », loin du tabou liturgique, arrachant aux uns et aux autres quelques vérités refoulées et de vieilles questions troublantes : à quoi croit-on quant on est incroyant ? Suffit-il de la religion pour devenir un vrai croyant ?

    Ce n’est pas peu.                                                                                                           

    « Le Matindz est devenu un ring de tous les pugilats », se désole-t-on. Alléluia, serait-on tenté de dire, pour rester dans le lexique de Dieu. Enfin la confrontation des idées entre Algériens, au mépris de l’estampille : islamiste, démocrate, athée, laïc, intégriste ! Mais que le chemin reste long !  L'épisode Nabila nous a rappelé que dans un pays sans grande culture démocratique, où l’on a compartimenté les hommes et les esprits pour mieux les mater, on n’a pas encore appris à s’accepter. Tout est fait, nous dit Mouats, « pour que ce pays mille fois meurtri ne parvienne jamais à reconstruire une société de tolérance, de convivialité et de bonne intelligence, celle là même que n’ont cessé de réclamer les plus lucides enfants de cette terre, qu’ils fussent de substance berbère, juive, arabe, française et d’autres encore… » Une société de tolérance, de convivialité et de bonne intelligence ? L’épisode Nabila, vécu comme une « intrusion » dans une « zone réservée », c’est-à-dire comme un acte contrevenant à la loi des compartiments, est le signe qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres.. L’obsession, chez nos compatriotes, est moins de débattre que d’avoir raison contre l’autre, l’outrecuidant qui pense autrement que moi, et que nos lecteurs, pas dupes, s’amusent à démasquer pour mieux l’étriper, « l’autre », tantôt « imposteur siono-marocain et harki », tantôt « agent en service commandé chargé de saper le moral des algériens », quand ce n’est pas « athée extrémiste », peut-être même un terroriste avec sa face de carême, il jeûne c’est sûr, à moins que ce ne soit un athée, pur sucre ou vaguement édulcoré, peu importe, oui, un terroriste, un athée ou, comble de la malédiction, un Marocain ! Un Marocain ? My god ! On n’est plus chez nous ! Le lecteur H, vigilant, nous avertit : « Il va falloir surveiller les espions siono-mekhzéniens et les espions marocains qui squattent ce site.  Ici c'est un forum algérien ! » Ce site qui rêvait d’abolir les barbelés dressés par les régents et les derviches, devient lui-même ilot détachée de son rivage, réservé exclusivement aux gens lucidement anxieux, paisiblement désorientés, mais autochtones et, surtout, d’un même camp ! Anxieux de l’autre bord, quittez le navire ! Notre amie Lila de Berrouaghia, brave et impétueuse, toujours le verbe haut, le rappelle aux « ignorants et provocateurs islamistes » qui se seraient égarés « chez nous » à la faveur du débat Nabila : « Votre discours nauséabond anti humain n'a pas sa place dans ce site démocrate... Les adeptes de la vermine verte et leur propagande à deux balles ne sont pas les bienvenus ici...Allez jouer ailleurs ! » Ailleurs ? Mais où ? L’internaute Oran est catégorique : « Plusieurs me demandent de quitter ce site, ma réponse est définitive. Si la vérité blesse, sachez qu'en même temps elle soulage. Plusieurs internautes prouvent qu'ils ne savent rien du respect de la différence. SI on ne parle, pas comme vous on est mal vu. »  Il reste que Djamel est inquiet de ce que des lecteurs non estampillés se hasardent à s’exprimer dans Le Matindz : « A lire certaines interventions ,on assiste a une talibanisation de notre espace de liberté ; si le Matin devient Echourouk alors là, il y a problème » Avec beaucoup moins de retenue, Farid M., par ailleurs très courtois, lance l’ultimatum : « Le Matin est-il devenu Echourouk Bis? Si oui, on va céder la place à ces intégristes sans retenue. Avis à Mohamed Benchicou. » Voilà qui n’aurait souffert d’aucune ambigüité s’il n’y avait Madjid, « Algérien, Musulman, qui fait le ramadhan et la prière  », et qui revendique, lui aussi, cet espace. « Pourquoi Nabila n'aurait-elle pas le droit de s'exprimer sur son identité, et crier ce qu'elle pense sur les toits ? Ne trouvez-vous pas qu’il y a une atteinte à la liberté de conscience ? » A  l’inverse de Farid M., ou de Kacem Madani qui appelle à compter nos troupes (intellectuelles, bien sûr),sur ce site magique de Benchicou le rebelle ! », d’autres lecteurs « d’en face », comme Mohamed, constatent que « ce site est infesté de sionistes et d’athées qui, sous couvert d'une fausse identité algérienne, déchargent leur haine sur l'islam et sur le peuple algérien » Oro appuie : « Ce site est devenu l'un des principaux points de chute des berbéro-laico-athéo-islamophobes algériens ». Benamar renchérit :  « Cela n'a pas beaucoup changé dans ce site. Il y a toujours des insultes et de la haine envers les arabo-musulmans » Tout cela donne l’aspect d’une controverse sans fin. « J’ai vu l'article et les commentaires, ce n'est pas demain qu'on fera de l'Algérie un pays laïque. L'intolérance règne dans les deux camps » dit Ramzi.    

     Et la question restait posée : Le matindz est-il un « Echourrouk bis » ou « un point de chute des berbéro-laico-athéo-islamophobes algériens ?

    Ni l’un ni l’autre.

    Seulement un site journal impliqué dans les combats de son temps. On peut dire site de rencontres. Oui, en définitive, un site de rencontre entre gens lucides et désorientés. Les enfants de ce peuple,  « cette majorité castrée par la force, les dogmes religieux, la propagande pseudo post indépendance et soumise par le chantage sécuritaire » comme l’écrit Akavache.  Faire parler les hommes et les femmes de ce peuple. C’est le meilleur hommage à rendre au défunt Matin : le continuer. Il voulait rapprocher plutôt que de séparer, se parler, chercher à plusieurs mains, dans les murs sur lesquels nous tâtonnons, les places encore invisibles où des portes peuvent s'ouvrir. C’est sans doute un combat incertain contre les évènements trop épais et impénétrables de ce temps. Mais il ne nous reste, au cœur d'une époque incrédule, que la persistance de nos obstinations. Nous finirons par affirmer, contre les connivences et les basses lucidités, l'existence de la parole libre dans ce pays.  Ça commence. Bouaziz de Tizi-Rached  écrit que « ce journal a le mérite de mettre en relief la liberté d'expression ; les athées ont le droit, tout comme nos frères chrétiens ou musulmans et autres, d’émettre leur avis. » Mouats nous apprend qu’ en Algérie, « il a toujours été possible de construire un socle commun sans lequel ce pays n’aurait aucune histoire à opposer à ses détracteurs. »   Le lecteur onverra onverraa encourage : « Avançons ! Aujourd’hui notre pays est l’Algérie, ses frontières bien définies. Le régime qui nous gouverne ne doit pas nous faire oublier notre Nation. Faut-il donc rappeler qu’un régime se subit un temps, se renverse souvent mais ne peut en aucun cas perdurer sauf si… tout le monde y trouve son compte !!! Je suis arabe, n’ai rien de kabyle mais Matoub reste mon compatriote et je l’aime chanter son « Aghurru » !  »  Le lecteur Mouhadjizate complète : « On parle « du Petit ou du grand Futé" alors que la question essentielle est la démocratie, la liberté d'opinion et de conscience, etc…. Si on était dans un système démocratique, on aurait pu mettre les points sur les i" et les barre sur les "t" à ce sacré "futé". Mais, on ne peut pas, par le seul blog du matin-dz, changer beaucoup de choses de manière significative. Il faut aussi d'autres "outils". Car, la grande question, au final, ce n'est pas le "Petit ou grand Futé", c'est le problème politique en ALGERIE. Si on ne comprend pas cela et qu’on ne fait pas de pédagogie dans ce sens, cela ne sert à rien de lisser son « égo » dans le sens du poil. »Le lecteur on verra onverra nous rafraîchit la mémoire : "Nous sommes en tant qu’Algériens embarqué sur le même bateau ! Les insultes et autres divisions ne nous servent pas « Democratisons » notre pays , soyons nous même, alors mon frère tu pourras t’exprimer comme tu veux dans la langue que tu veux ! " Quel sens aurait, en effet, un débat qui se pratiquerait entre gens de même confession idéologique ? Dans une époque où l’anxiété est partout face aux problèmes massifs et complexe de notre temps, en ces troubles années algériennes, et contre la loi de l'invective et de l’exclusion, faut-il fermer l’accès à ceux de « l’autre rive » qui souffrent pourtant des mêmes perplexités ? C’est Douce France indique une issue à sa manière : « Soyons indulgents à leur égard et tendons leur la main pour les amener encore plus nombreux vers ce site francophone...Ils ne peuvent que s'améliorer à notre contact...et finir par comprendre que la langue française est porteuse de valeurs universelles comme les droits de l'homme et du citoyen, la liberté de culte,l'égalité des citoyens en droits et devoirs etc "                                    

    On le voit bien : Nabila a provoqué un échange d’une richesse incomparable dont je doute qu’elle-même en sorte indemne. Elle sait, maintenant, ce qu'on ne lui a jamais appris à l'école de Benbouzid, ce que lui rappelle realpolitik, qu’elle doit respect à ceux qui ont fait un choix différent d’elle et que sa vérité, dût-elle procéder d’un ordre divin, n’est pas forcément meilleure que celle de des « autres », qu’elle n’a pas l’apanage de Dieu pour ainsi interpeller ses semblables. Elle sait maintenant, comme le souligne Bouzid, que « l’on peut être boudhiste, chrétien ou communiste, tout en étant un Algérien convaincu » et qu’il y a « beaucoup de soldats de l'ALN (wilaya 3)de confession chrétienne qui sont morts pour l'indépendance de l'Algérie. »                                       

    En conclusion, on peut dire, avec Mouats : « Faisons en sorte que plus aucun Algérien ne se sente oublié ou abandonné par son pays, sachons réparer ce que la bêtise humaine a si mal conçu ; c’est à partir de là que nous entamerons notre nouveau chemin vers l’opulence et que nous rendrons à l’Algérie son beau visage éclatant »                                                                      

    A Nabila, on s’associe avec Algérienne, laïque, qui vit  en Algérie, pour lui dire : « Prends soin de toi bella et n'exclus jamais d'algérianité ceux qui ne croient pas à ce que tu crois »                     

    Allez, comme dirait Ramzi, sur ce, saha ftourkoum aux croyants et bonne soirée aux autres !

    Lematindz       

  • Dix membres d'Aqmi abattus par l'armée en Kabylie

    La Kabylie est l'un des terrains d'action d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. La Kabylie est l'un des terrains d'action d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. © D.R.

    Une vaste opération menée par les forces de sécurité algériennes s'est soldée par la mort de dix islamistes armés affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique dans la région montagneuse de Kabylie.  

    À une centaine de kilomètres d’Alger, une dizaine d’activistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont été tués par l'amrée algérienne, samedi en Kabylie au cours d'une opération antiterroriste.

    L’opération, qui se poursuivait encore dimanche 29 août, a permis selon RFI l'exécution du chef militaire Rachid Abdelmoumen, considéré comme le leader de la branche armée de la nébuleuse salafiste au Maghreb. Un militaire a été tué au cours de l’attaque, un autre a été blessé alors que d'autres terroristes tentaient de riposter en déclenchant une bombe artisanale.

    Des armes récupérées

    Le maquis de Kabylie est connu pour être une des zones d'action d'Aqmi, qui se cachent dans les grottes de la vallée de Berrekmouche. Un stock d’armes a également été saisi lors du raid des forces algériennes.

    L’armée, appuyée, selon l’Associated Press, par des gardes communaux et des patriotes [civils en armes, NDLR] a donné l’assaut après avoir recueilli des informations auprès des populations civiles de la région. Selon ces indications, les islamistes sortent davantage depuis le début du mois de ramadan, afin de se ravitailler. Une « aubaine » pour l’armée, qui avait déjà procédé à une autre opération deux jours auparavant. Au cours de celle-ci, trois islamistes armés, dont deux émirs, avaient trouvé la mort.

  • Un mouvement dans leur corps est prévu Les walis sur le qui-vive j'espére en prison!!!!

     

     Les walis de la République sont sur le qui-vive ces jours-ci.  La rumeur annonce un mouvement imminent dans le corps de ces commis de l'État.
    Sachant que des surprises peuvent provenir à tout moment du palais d'El-Mouradia, ils se contentent de se téléphoner, question de se tenir prêts à toute éventualité : maintien, mutation, départ ou promotion.

  • Mémoire et populisme

    L’erreur fondamentale n’était-elle pas d’avoir baptisé l’université d’Alger au nom de Benyoucef Ben Khedda avant de se rendre compte que l’on a oublié l’essentiel, à savoir le volet pédagogique ? L’objectif de toute baptisation étant d’honorer et d’entretenir la mémoire d’un illustre personnage disparu, ne pouvait-on pas donner le nom de Ben Khedda à quelque grand édifice institutionnel ou infrastructure culturelle ?

    Le décret exécutif paru au Journal officiel de juillet dernier et portant changement de dénomination de l’université d’Alger pose problème aux yeux de l’Organisation nationale des moudjahidine. Le décret en question stipule que ladite université ne portera plus le nom du défunt président du GPRA, Benyoucef Ben Khedda. Chez les moudjahidine, l’incompréhension et le courroux sont d’autant plus grands que la cérémonie de baptisation officielle au nom de cette personnalité historique, organisée il y a quelques années, avait été rehaussée par la présence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. De ce fait, les membres de l’ONM d’Alger ne trouvent pas d’explication au fait qu’une telle mesure ait obtenu l’approbation du même président de la République, laquelle mesure a fait l’objet d’un décret exécutif signé par le Premier ministre.
    Certains vont trouver là matière à crier à un “second coup d’État contre la GPRA”, ce que l’ONM se refusera à faire. D’autres feront montre d’un souci de pragmatisme et argueront que la débaptisation de l’université d’Alger a été dictée par des considérations strictement techniques, pédagogiques ou organisationnelles. La mesure semble répondre, en effet, à une revendication des étudiants que les mentions            “université de Dély-ibrahim”,                “université de Bouzaréah”…, portées en haut de leur diplôme ou certificat de scolarité, n’agréaient point, de telles mentions ne faisant pas sensation lorsqu’il s’agit de se présenter à quelque grande école française.
    Se pose donc une question essentielle : l’erreur fondamentale n’était-elle pas d’avoir baptisé l’université d’Alger au nom de Benyoucef Ben Khedda avant de se rendre compte que l’on a oublié l’essentiel, à savoir le volet pédagogique ? L’objectif de toute baptisation étant d’honorer et d’entretenir la mémoire d’un illustre personnage disparu, ne pouvait-on pas donner le nom de Ben Khedda à quelque grand édifice institutionnel ou infrastructure culturelle ? Après tout, nos aéroports ne sont-ils pas plus nombreux que nos défunts présidents ?
    Si le populisme n’avait pas, comme toujours, pris le pas sur le pragmatisme, on aurait certainement procédé autrement. Ce qui aurait eu pour effet d’assurer la pérennité de l’hommage rendu à Ben Khedda tout en nous épargnant une polémique qui, peut-être, ne fait que commencer et qui s’alimentera, à son tour, de populisme.

  • Abou djerra Soltani à Oum El-Bouaghi Un f’tour dans le noir ,tu en veux du delestage!!!!!

     

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     Le président du MSP, qui se trouvait jeudi passé dans un hôtel privé à Oum El-Bouaghi, où il a animé une conférence sur la bataille de Badr, survenue le 17e jour du Ramadhan, a été surpris au moment du f’tour par une panne d’électricité dans la salle où il devait le prendre en compagnie des cadres de son parti et d’invités. Le noir a régné pendant plus de 20 minutes. Le comble est qu’il n’y avait même pas de bougies puisque tout était fermé à cette heure-ci.
    Soltani, qui a dit : “Jeûner sur la politique”, n’a pas fait de commentaire sur l’incident

  • no moment , hi hi hi

  • Football "La JSK a défendu avec force et courage le football et les valeurs algériennes"

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    Alain Geiger, Entraineur de la JSK

    Le staff et les joueurs de la JSK sont portés aux anges aprés leur qualification héroïque pour les demi-finales de la Ligue des Champions d'Afrique.

    Personne n'a pu retenir ses larmes, ses cris de joie et ses sentiments de fierté aprés le coup de sifflet final. Pour la première fois de leur histoire, les joueurs de la JSK vont découvrir le carré final de la compétition la plus prestigieuse du continent Africain. Avec cet exploit acquis dans l'antre de l'Al-Ahly du Caire, la JSK a hissé le foot Algérien au sommet du Top Niveau.

    Mohand Cherif  Hannachi, président de la JS Kabylie, est bien conscient de cela. Et d'ailleurs, il ne cache pa sa fierté à ce sujet : "les joueurs ont fait  un match héroïque et ont réussi à se qualifier malgré un arbitrage scandaleux.  Je suis très fier de cette équipe qui, même privée des services de Yahia Chérif,  nous a fait honneur, nous allons à présent nous atteler à la préparation de  la prochaine rencontre", a-t-il déclaré dimanche soir. 

    Pour sa part, Alain Geiger, entraineur, a exprimé sa joie aprés ce succès extraordinaire : "Je suis très heureux de ce résultat, nous avions  besoin d'un seul point pour nous qualifier et nous l'avons obtenu en dépit d'un  arbitrage médiocre qui a privé la JSK de deux penalties flagrants. Il faut à  présent encourager cette jeune équipe qui a défendu avec force et courage le football et les valeurs algériennes".

    De son côté, Chaabane Abdelkader, représentant de la Fédération algérienne de football  (FAF), a confié que la JSK a fait le bonheur de toute l'Algérie avec sa qualification bravement acquise du Caire.  "Je remercie les joueurs pour ce match exemplaire, ils ont fait la joie  de tous les algériens. Je remercie également les dirigeants, le président du  club ainsi que le staff technique qui ont motivé cette équipe", a-t-affirmé dimanche soir.

     

  • Un mort, un disparu et 22 interpellations à Annaba

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      	Plusieurs harragas ont été interceptés au large de annaba en ce mois de ramadan

    zoom | © D.R

     

    Un candidat à l'émigration clandestine a été repêché mort et un autre est porté disparu à la suite d'une tentative d'émigration  clandestine de 24 personnes, dont 22 ont été interceptées dans la nuit de samedi à dimanche au large de Annaba.        

    Selon la protection civile les candidats à l'emigration clandestine ont été acheminés vers le port à 2 h 37, tandis que  la personne décédée est un jeune de 30 ans dont le corps a été déposé à la morgue  de l'hôpital Ibn Rochd.

    Une enquête a été ouverte par les services concernés pour établir  les circonstances de ce décès, selon la même source.

  • ORAN Les vols et les agressions font rage



    Depuis le début de ce mois sacré, les services des urgences du CHU d’Oran ont accueilli pas moins de 80 blessés, suite à des altercations sur la voie publique, alors que le service de médecine légale a reçu, de son côté, un peu plus de cent victimes de violence, enregistrées durant cette première quinzaine du mois de Ramadan, la majorité des agressions sont à l’arme blanche.
    Amel B. - Oran (Le Soir) - Même si en dehors du mois de Ramadan, Oran ne vit pas à l’abri des agressions et autres formes de délinquance et de violence, le mois du jeûne a de tout temps été particulièrement sujet à un accroissement inquiétant de vols et de violence. Une réalité et non un «délire» de citoyens qui se passeraient volontiers de ce type de rumeurs. Les procédés sont les mêmes, l’agresseur utilise souvent une arme blanche pour menacer sa victime afin de la délester de tout ce qui pourrait représenter une valeur pour le voleur. Souvent, la victime résiste et le voleur n’hésite pas à utiliser la force. Les lieux de prédilection de ces voleurs, notamment durant le mois de Ramadan, sont les banques, comme ce fut le cas ce 23 août 2010 où une victime s’est vue délestée de pas moins de 350 millions de centimes à sa sortie de la banque située au Boulevard de la Soummam. Autre lieux de prédilection des voleurs, la poste où ils n’hésitent pas à agresser un père de famille venu retirer les quelques billets de sa paye pour acheter les vêtements de l’Aïd à ses enfants. Les arrêts de bus sont également un lieu propice pour ces voleurs. Toutefois, un constat mérite d’être fait, les vols à la tire se font de plus en plus rares car le citoyen est devenu plus vigilant, ce qui explique ce recours aux agressions physiques pour obliger la victime à céder. Autre forme d’agression qui semble prendre de l’ampleur, le racket de certains commerçants, ou encore guetter leurs clients et créer ainsi une atmosphère d’insécurité qui porte atteinte au commerce dans certains quartiers. Une situation vécue récemment au niveau de la zone commerciale comprise entre la rue Baghdadi Mohamed et la rue de la Révolution. La tentative d'agression par deux individus munis de couteaux de boucher sur un client, mardi, au niveau de la rue Baghdadi Mohamed, a été la goutte qui a fait déborder le vase et surtout fait réagir les commerçants, qui ont observé mercredi dernier un débrayage durant deux heures avec fermeture de tous les magasins. L'action a été décidée pour interpeller les responsables locaux sur le climat d'insécurité qui règne dans cette zone commerciale. La réaction des services de sécurité a été immédiate, en mettant en place un dispositif de sécurité autour de la zone commerciale comprise entre la rue Baghdadi Mohamed et la rue de la Révolution, avec la présence d'un véhicule de police au niveau de la place Bendaoud. Les Oranais ne s’aventurent plus comme par le passé et préfèrent tout simplement éviter les axes et autres quartiers connus pour leurs bandes de mafieux. Les automobilistes, eux, sont également devenus des cibles de choix pour les voleurs dès lors, le conducteur surveille non seulement sa conduite mais également les alentours afin de ne pas se faire voler son véhicule à un moment d’inattention. De telles situations ont renforcé la règle du «chacun pour soi», plus personne ne veut jouer au héros car l’agresseur, lui, n’hésitera pas à utiliser «ses armes». Et pourtant, en matière de lutte contre la violence urbaine et la criminalité, les efforts et les moyens ainsi que d’importants dispositifs ont été annoncés par les pouvoirs publics concernés. Dès lors, les Oranais sont en droit de se demander d’où provient ce regain d’insécurité ?
    A. B.

  • pousse avec eux

    Blasphème !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr

    Construction du futur siège de l’Office central de lutte
    contre la corruption. Qui va…

    … décrocher ce marché ?

    La «sortie» du représentant officiel de l’Arabie saoudite en terre méditerranéenne d’Algérie a de quoi laisser pantelant. L’homme, sans ciller d’un poil, affirme que son pays n’a jamais aidé l’intégrisme en Algérie. Blasphème, monsieur l’ambassadeur ! Blasphème qu’aucun Suchard frappé, même en ce Ramadan de privations et de canicule, ne pourra pardonner ni effacer. Vous seriez venu vous excuser au nom de votre royaume pour tout le mal fait à l’Algérie et affirmer que l’Arabie saoudite a changé de cap depuis quelque temps, passe encore. Et encore… Mais venir comme ça, faire insulte à nos mémoires encore poisseuses du sang des nôtres et affirmer que votre pays n’a pas aidé l’intégrisme, quel culot ! Non ! Je n’égrènerais pas la longue liste des méfaits de vos «aides». Je ne rappellerais pas l’«œuvre grandiose » de votre école d’Alger, que seul le sursaut républicain d’un Benbouzid (eh oui ! il faut lui reconnaître cela à Boubekeur) a empêché d’aller plus loin dans le bourrage de crâne de nos enfants. Cela, je n’y fais qu’allusion rapide. Mais, ô excellence ! Auriez-vous oublié le financement du FIS ? Vous serait-il sorti de votre tête, certes très sollicitée par vos hautes fonctions, le million de dollars versé au rouquin, à Abassi Madani, paix à l’âme de ses victimes ? Auriez-vous déjà oublié que les deux lascars, le rouquin et le gnome imberbe, entraient et sortaient des résidences de votre ambassade comme on irait aux courses ? Par quelle gomme magique arrive-t-on aujourd’hui à effacer les traces des «filières» ? Oui ! Les filières d’acheminement de la chair fraîche algérienne, ces milliers de gosses de mon pays qui se voyaient délivrer avec une incroyable célérité des visas par des ambassades musulmanes, dont la vôtre et qui, au bout d’escales multiples, finissaient dans des caisses en bois, là où finit généralement la chair à canon ? Non, Monsieur l’Ambassadeur du wahhabisme ! Non ! Pas de blasphème pendant Ramadan. Et surtout pas en terre méditerranéenne d’Algérie. S’il vous plaît ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

     

  • "L'Algérie se disloque"

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    Voici le message de Hocine Aït Ahmed au Conseil national du FFS

    Chers camarades,
     
    Nous faisons face à un pouvoir qui empêche toujours le peuple algérien de s’exprimer librement ; à un pouvoir déterminé à briser toute opposition et tout opposant ; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaître politiquement.
     
    En dépit de toutes les crises qui se succèdent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique.
     
    Autour de nous, les Algériennes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont en train de s’effondrer.
     
    La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au cœur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaïsme et compromet sérieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de force nue.
     
    Aujourd’hui, l’expérimentation sociale, la gestion pacifique de conflits, les médiations sociales et politiques sont quasiment impossibles.
     
    Chers camarades,
    Nous sommes des militants, nous restons fidèles à nos engagements primordiaux. Nous ne devons ni capituler, ni abdiquer. Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent.
     
    Nous avons besoin d’évaluer rigoureusement les capacités d’intervention de notre parti, tant au plan national qu’international pour tracer les chemins du changement.
     
    Dans cet esprit, j’aimerai vous faire partager mes questionnements et vous proposer quelques pistes de réflexion.
     
    Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi.
     
    La violence et la menace constante du recours à la force réapparaissent comme les composantes fondamentales du nouveau système pan-étatique des relations internationales.
    Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires, observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation.
     
    Au mépris des idéaux et des valeurs qu’elles proclament, au mépris des valeurs qui fondent la communauté des nations, elles préfèrent délibérément continuer de soutenir et de protéger ces régimes.
     
    Les efforts méritoires des organisations non gouvernementales ne sont pas en mesure de renverser cette tendance lourde, en l’absence d’une véritable Société Civile Internationale.
     
    Notre pays est emblématique de cette attitude troublante pour ne pas dire équivoque. Victime d’enjeux et d’équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux, il devient la profondeur stratégique des uns et le point d’appui des autres.
     
    Comment expliquer autrement le silence, la bienveillance voire la complaisance envers un régime qui ne peut pas moderniser, stabiliser et encore moins démocratiser le pays ; un régime qui a une responsabilité écrasante dans les désastres que nous avons vécus et qui, circonstance aggravante, constitue, par ses options, un facteur potentiel de déstabilisation régionale.
     
    Rien de ce qui se passe dans l’un des pays du Maghreb n’est sans conséquence sur les autres. La contagion est la règle. Le passé proche et lointain en témoigne, la communauté de destin qui lie nos pays n’est pas une simple vue de l’esprit.
     
    Chers amis,
    La situation actuelle de notre pays est la résultante de la conjonction de la situation internationale et de la crise interne qui perdure.
     
    La vie publique est en voie d’extinction ; les espaces publics se rétrécissent en peau de chagrin ; aucune place n’est laissée à une expression libre de la société, encore moins à son organisation. Il n’y a pas d’élections libres, il y a crise de légitimité et de représentation politique et sociale. Ne demeure plus qu’une gangue institutionnelle. La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat.
     
    Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyées de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale.
     
    Chers compatriotes,
    Sommes-nous des alarmistes ? Sommes-nous des alarmés ?
     
    Sommes-nous des semeurs d’angoisse ou faisons-nous preuve de lucidité à un moment critique de notre histoire ?
     
    Quel avenir pour notre pays ?
     
    Pouvons-nous espérer un avenir d’équité, de justice, de libertés et de dignité ?
     
    Réussirons-nous à sauver ce qui peut encore l’être ?
     
    Chers camarades, chers militants,
    Quel avenir pour notre parti ?
    Face à nous, un pouvoir liberticide foncièrement opposé au pluralisme et aux Droits humains, qui ne tolère de partis que soumis ou sans ancrage social véritable.
    Autour de nous, la société  se déstructure et se disloque de jour en jour. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus,  peut-être ne veulent plus et en tous cas ne peuvent plus, faire de la politique.
     
    Nous sommes porteurs d’alternatives politiques et sociales. Mais quelle est l’efficience de notre parti?
    De quelles capacités d’intervention disposons-nous dans la société et dans les institutions?
     
    Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ?
     
    Nos appels aux dialogues, nos mises en garde, nos initiatives, nos contrats et nos campagnes politiques ont-ils eu les résultats escomptés?
     
    Nous avons des ambitions pour le pays et voulons un changement radical et pacifique. Nous ne pouvons nous suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystifications.
     
    Se préserver, survivre pour survivre n’est pas l’ambition de notre parti ; ce n’est pas une option viable !
     
    Ne devons-nous pas redéfinir notre planning stratégique ? Nos instruments de navigation politique. ?
     
    Nous ne sommes pas des guezanates ni des chouwafates. Notre projet n’est pas de prédire l’avenir, ni d’élaborer des scénarios stratégiques sophistiqués.
     
    Ce que nous voulons, ce à quoi je vous invite c’est de préciser les tâches à accomplir et le pourquoi de ces tâches. C’est de donner pour chacune de nos activités, des objectifs et de définir la stratégie pour les atteindre.
     
    Chers amis,
    Nous abordons une étape nouvelle :
     
    -Dans le monde, des transformations sont à l’œuvre, et il est encore trop tôt pour en mesurer l’ampleur et les implications .
    -Dans le pays,  nous devons desserrer l’étau et nous libérer de l’étreinte d’un pouvoir qui cherche à nous étouffer .
    -Dans le parti, nous devons revisiter nos perspectives, nos stratégies et nos modes d’organisation.
     
    La Conférence Nationale d’Evaluation Démocratique et Transparente, telle que prévue par nos statuts, est l’occasion idoine pour faire le point. L’opportunité de trouver les moyens de travailler plus intelligemment, plus lucidement et plus efficacement. Je me propose de vous transmettre un projet d’évaluation à la prochaine session du Conseil national.
     
    D’évidence, la priorité stratégique est à la bonne préparation et à la tenue de cette échéance. J’estime que l’efficacité et la cohérence politique rendent inopportun le changement du Premier secrétaire. A lui d’envisager et d’apporter les aménagements nécessaires dans la composition du Secrétariat national.
     
    Chers camarades,
    Pour terminer, je voudrai vous rendre un hommage chaleureux, à vous toutes et à vous tous, militantes et militants. Je suis fier de travailler avec les différents responsables du parti, notamment les membres du Secrétariat national, qui, dans des conditions extrêmes, investissent beaucoup d’eux-mêmes au service de notre parti et de notre pays.
    La véritable élite politique est celle qui résiste au souci de soi.
     
    *Président du FFS