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  • La double trahison des Marocains qui gouvernent en Algérie

    La double trahison des Marocains qui gouvernent en Algérie le Mar 29 Juil - 14:05

    admin


    Admin
    Je vous invite à lire ce texte de notre ami Saad Lounés qui révele l'idendité du clan Oujda au grand jours.


    La double trahison des Marocains qui gouvernent en Algérie

    par Saâd Lounès



    «Sommes-nous vraiment gouvernés par des algériens ?» Cette lancinante question, tout citoyen qui a eu affaire à l'administration, à la justice ou au pouvoir se l'est déjà posée à maintes reprises comme un éternel refrain. Au fil des générations depuis 1962, la rumeur publique a accusé tour à tour «hizb frança» (parti de la France), les DAF (déserteurs de l'armée française), les harkis et tous les services de renseignement réunis (Mossad, KGB, CIA, DGSE, etc…) de se cacher derrière la Sécurité Militaire (SM) le cœur du pouvoir algérien.

    Cette douteuse et malsaine impression que les dirigeants de l'Etat n'aiment ni l'Algérie, ni son peuple a toujours plané autour de la relation gouvernants-gouvernés. On a tous remarqué cette terrible malsaine habitude des membres de la nomenklatura qui, dès qu'ils n'occupent aucune fonction officielle, «fuient à l'étranger» dont ils ne consentent à revenir que pour occuper un nouveau poste. D'où les appellations de «mercenaires» ou de «coopérants» dont ils ont été affublés par les nombreux cadres algériens dont la promotion a été barrée ou sabotée par ces pontes du régime.

    Les Marocains du Malg de Boussouf



    La vérité vient enfin d'être révélée par un de ces hommes de l'ombre qui font et défont les institutions du pays selon leur bon vouloir. Le journal le Soir d'Algérie (1) a ouvert ses colonnes à son honorable correspondant Med Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, qui a interviewé le colonel Ali Hamlat, ancien responsable des services techniques de la SM. D'après l'auteur, ce témoignage a été rédigé en 1999 sous le titre explicite : «Voilà comment sont nés les services secrets algériens», mais il ne le révèle que maintenant sans expliquer la raison de ce retard.

    Le colonel Hamlat lève donc «le voile sur cette première promotion des cadres de la Wilaya V, dont les membres ont, effectivement, constitué, pour la plupart, l'ossature du Malg». A la question «Sur le plan social, quelle était l'origine des membres de cette promotion Larbi Ben M'hidi?», Hamlat répond sans hésitation : «tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d'agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste».

    Selon lui : «Le recensement effectué par l'Association des anciens du Malg a permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion.»

    Leur directeur de stage Khelifa Laroussi, mystérieux adjoint du mystérieux Boussouf, et père du golden boy déchu Rafik Khalifa, leur avait décrété : «Vous êtes les futurs ministres de l'Algérie indépendante!» Selon les dires du colonel Hamlat, Boussouf leur avait déjà tracé les feuilles de route du contrôle du futur Etat algérien : «La première concernait la mission de contrôle au sein des unités de l'ALN. Ce contrôle était indispensable pour maîtriser l'évolution de la lutte armée et répondre aux exigences du combat et du commandement. D'autant que la qualité de l'encadrement militaire des unités était à parfaire au regard des faibles qualifications des moudjahidine de la première heure. La seconde se rapportait à la nécessité d'exploiter utilement la masse d'informations recueillies… par tout moyen disponible. En rapport avec les transmissions, mais aussi des informations recueillies auprès de prisonniers et toute autre source susceptible d'améliorer notre capital documentaire.»

    Le contraste du mode de vie des «malgaches» (*) reconnu par Hamlat est déjà significatif de la différence d'état d'esprit entre les moudjahidines de l'intérieur et les «planqués» de l'extérieur. «Ces lycéens et étudiants vivaient, au Maroc, dans des conditions de vie parfaitement pacifiques et heureuses. Des conditions qui étaient tout à fait déséquilibrées, cependant, par rapport à celles de leur peuple et de leurs frères étudiants qui mourraient en Algérie.»

    Le colonel Hamlat cite quelques noms connus de cette fameuse promotion des Marocains du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef (Kasdi Merbah), Abdelkader Khalef (Kamal), Mustapha Khalef (Kamel), Ali Tounsi (Ghaouti), Ahmed Zerhouni (Ferhat), Hadj Azzout (Nacer), Mohamed Laâla (Kaddour), Chérif Belkacem (Djamel), Abdelaziz Maoui (Sadek), Noureddine Delleci (Rachid), Abdelhamid Temmar (Abdenour), Abdallah Arbaoui (Nehru), Hassen Bendjelti (Abderazak), Ahmed Bennai (Hassan), Sid-Ahmed Osman (R'zine), Abderrahim Settouti (Bouzid), Khelladi Mohamed (Tahar), Boualem Bessaïeh (Lamine), Mohamed Morsly (Abdelaziz).

    Hamlat cite aussi les noms de deux riches familles marocaines qui ont offert leurs maisons et leurs fermes pour abriter les stages du Malg. Il s'agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L'un des fils Bouabdallah est actuellement le Pdg d'Air Algérie.

    Le colonel Hamlat raconte l'engouement des jeunes marocains ou soi-disant «algériens de longue date» qui ont rejoint les cellules du FLN disséminées à travers le Maroc. En fait, la plupart d'entre eux militaient déjà dans les cellules lycéennes du parti nationaliste marocain de l'Istiqlal de Allel El Fassi. Bouteflika était même responsable de la cellule de son lycée à Oujda. Leur transfert naturel dans les rangs du FLN a été facilité par l'esprit révolutionnaire maghrébin, l'idéal du réveil musulman contre le joug colonial et l'ambition de libérer la riche Algérie dont les colons avaient fait un eldorado. Il faut rappeler que cet engouement nationaliste en faveur de la guerre de libération existait aussi à travers tout le monde arabe. Au Liban, Irak, Syrie, Egypte, etc… des jeunes manifestaient dans les rues et voulaient s'enrôler dans les rangs de l'ALN. Ce phénomène existe encore de nos jours chez les jeunes musulmans qui se sont engagés en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Irak, etc… Il est connu que de nombreux européens et arabes ont combattu aux côtés des moudjahidines de l'ALN et du FLN. Ils n'en ont pas pour autant dissimulé leur origine, comme l'ont fait en masse les marocains recrutés par Boussouf dans l'objectif de prendre le pouvoir.



    Dernière édition par Admin le Mar 29 Juil - 14:10, édité 1 fois

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  • Lecture sociologique du clan d'Oujda

    images chevre.jpgLecture sociologique du clan d'Oujda pousse.jpg

    Auteur: SNP1975
    Date: le 09 août 2008 à 15h39

     

    C'est le clan d'Oujda.
    Ce sont les algériens nés ou qui ont vécu au Maroc avant l'indépendance en 1962.
    Ce qui nous intéresse dans ce sujet ce sont les algériens nés au Maroc avant le déclenchement de la guerre de libération algérienne en 1954.
    On les appellent au Maroc 2éme franciss ou Wasti.
    Ce sont des enfants issus de la communauté de l'Emir Abdelkader qui est resté au royaume après la soumission de ce dernier à la France en 1848.
    L'autre communauté est composée de la tribu de Ouled Sid Echiekh.
    Après la défaite de leur chef Echiekh Bouamamama en 1908 contre la France le reste de sa communauté s'est réfugiée au Maroc. Elle s'est installés à Ain Bni Mathar , Taourirt et Guercif.
    Une 3éme composante des algériens nés au Maroc est issus des algériens enrolés dans l'armée française pour faire imposer le protectorat au sultanat en 1912.
    Parmi ces militaires on peut citer le cas du capitaine l'emir Khaled petit fils de l'Emir Abdelkader , le colonel Bendaoud , le Spahi Bencherif et si Kaddour Benghabrit l'ancien recteur de la mosquée de Paris dans les années 20.
    Le 1ér de ces militaires algériens ayant trahi ses coreligionnaires marocains est l'Emir Khaled le père du nationalisme algérien. Je cite son comportement pendant le débarquement à Casa Blanca en 1908 avec Lyauté:"Malgré sa fidélité, son loyalisme, les grands services qu'il a rendu, lui et sa famille en Algérie , au Maroc et en syrie, il s'était trouvé, ( lui prince ) soumis à un règlement qui le rendait l'égal du fils d'un vulgaire colporteur.
    Ainsi , tous ses efforts ne lui ont pas servi ; ni sa conduite au maroc , ou il a guerroyé pour la civilisation , en héros , contre les fréres musulmans , ou il se déguisait en montagnard pour se'introduire dans leurs ( les marocains ) milieux, au profit des conquérant , tout ce qu'il a pu faire pour la grandeur de la France et l'asservissement des ses compatriotes et coreligionnaires ne lui a pas été profitable. Peine inutile, espoir évasé comme une promesse d'un fonctionnaire bourgeois.
    On les appelaient au Maroc 2 éme franciss ou Wasti.
    Deuxième francis parce que c'étaient des français de deuxiéme collège.
    Puisqu' ils avaient rendu à leurs maîtres colons des services en jouant le rôle de Wastis c'est à dire des interprètes entre les indigènes marocains et l'armée françaises. Lisant Adelkader Dehbi un des leurs"Des algériens que nos frères marocains appelaient “Wasta”, par référence aux Maghrébins du Centre, “wassat”. Ou alors, (quand il y avait rixe dans les cours de récréation, on nous traitait hargneusement de “deuxièmes français”; ce qui constituait pour nous autres algériens, la pire des insultes….

    Ne pas confondre ces algériens nés au Maroc avec les réfugiés de la guerre de libération.
    Souvent la premiére à quitter l'Algérie avant 54 et pour des raisons souvent mercantiles. C'est une notabilité francophone et de nationalité française.
    La deuxiéme à quitté l'Algerie aprés le declenchement de la guerre en 54 pour eviter les représailes de l'armée française. Elle a été parqué et controler par le FLN dans des camps de refugiés à Oujda , ahfir et Nador .
    C'etaient des apatrides . Leurs enfants ont suivi des etudes en Arabe avec les indigénes marocains.
    En 1962 cette catégorie de refugiés arabophone à été ecarté par le clan d'Oujda francophone.
    Ces arabophones ont occupé souvent des postes dans l'enseignement primaire ou dans des tribunaux (sevice du statut personnel)
    Par contre les francophones du MALG ont accaparé les ministéres et la securité militaire et l'appareil du FLN .
    Ce sont des hommes politiques issus souvent de l'ouest algerien en comparaison avec l'armée originnaire de l'est.
    Ils sont souvent des féodaux possedant des terres agricoles et des commerces. On peut citer la famille de Kasdi Merbeh qui est propriétaire des terres agricoles et une pharmacie à Meknes.
    L'origine de ces actes de propriétés est plus que douteux. Generalement ce sont des algeriens au sein de l'armée française qui avaient béneficie de previlleges de la part de la france pour service rendu à la mére patrie.
    Pour cette raison à l'indépendance du maroc en 1956 ces algeriens ont été exproprié de leur terre .Ces derniers étaient naturalisés français. On les avaient considéré comme des colons.
    Ces algeriens du MALG en 1962 ont fait main basse sur le rouages de l'Etat. En s'octroyant les ministeres , la sécurité militaire et le parti du FLN plustard
    Il etaient de l'ordre de 10 000 selon les affirmations du colonel Bencherif . Je cite " : « La première corruption est venue de ceux qui ont monnayé leur attestation de moudjahid et des dix mille Algériens qui travaillaient dans l’administration marocaine et qui étaient rentrés au pays en 1962 (...). »
    Résumons le clan d'Oujda avait squatter des posts politiques plus la SM laissant l'armée aux gens de l'est surtout les Chaouias.
    Bouteflika lui même confirme cette thése. J'etais temoin d'une scéne ou Bouteflika au début des années 90 déclarait qu'il avait c
  • Le Clan d’Oudjda, la Mafia politico-financiére et Cosa Nostra

     

    Les très graves scandales de corruption qui défraient la chronique donnent l’impression de laisser imperturbable le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Pourtant, les affaires révélées par la presse ne sont pas des moindres. Par leur ampleur, elles risquent de déstabiliser sur le long terme un pays déjà très affaibli par le terrorisme islamiste et, qui plus est, est montré du doigt sur la scène internationale pour sa gabegie, l’incompétence de ses dirigeants et sa perte de crédibilité. Une situation qu’il n’avait pourtant pas connue dans les années 1990, alors que les caisses de l’Etat étaient vides, qu’il était presque en état de cessation de paiement à cause de la dette et que le GIA et l’AIS imposaient leur horrible loi à travers toute l’Algérie.

    Le chef de l’Etat aurait dû sortir de sa réserve pour diverses raisons, la première étant qu’il est le premier magistrat du pays. Mais surtout, les ministres impliqués dans ces scandales font partie de ces hommes qu’il a lui-même ramenés, parfois de l’étranger. Saïd Barkat, dénoncé par Al Khabar Al Ousbouî pour sa gestion douteuse du PNDA lorsqu’il était ministre de l’Agriculture ? Silence radio. C’est un ami du Président qui n’est apparu sur la scène politique qu’en 2000. El Watan révèle qu’un truand international, trafiquant d’armes de son état, a failli assister à une réunion interministérielle avec MM. Abdellatif Benachenhou, ministre des Finances, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et PDG de Sonatrach, Mohamed Bedjaoui, ministre des Affaires étrangères et enfin Amar Ghoul, ministre des Travaux publics.

    Finalement, l’homme a été écarté. Est-ce une atteinte à la sécurité nationale ? La justice, prompte à s’autosaisir pour poursuivre un journaliste quand elle le juge ses écrits diffamatoires, est entrée dans un coma total. Aucune autre autorité ne s’est manifestée pour essayer de comprendre les tenants et les aboutissants de cette incroyable affaire. La Présidence, surtout, aurait dû s’en inquiéter parce que les hommes cités font partie du premier cercle présidentiel. Bouteflika a préféré garder le silence, une attitude qu’il a déjà observée dans d’autres scandales qui ont touché les institutions nationales comme les affaires Khalifa, BCIA, BCR doublée celle-là d’une affaire d’espionnage dans laquelle était impliqué le principal accusé, Ould Kaddour, qui est aujourd’hui en liberté.

    La corruption a pris des dimensions inégalées depuis une dizaine d’années et, dans chaque cas, l’entourage direct du Président est cité. Pourtant, jamais il n’y a eu de sanction, ce qui était apparu comme un encouragement à la rapine et à la dilapidation des biens de l’Etat. A croire que le système a décidé de faire de la corruption un moyen de gouvernance pour neutraliser ceux qui sont en haut de l’appareil. Même si cela devait pourrir toute l’Algérie et l’enfoncer définitivement afin qu’elle ne se relève jamais.

    C’est malheureusement ce qui est en train de se produire. Et les grands corrompus ont assuré d’ores et déjà leur avenir de l’autre côté de la Méditerranée. Cela s’appelle un complot. C’est peut-être pour cette raison que Bouteflika n’a rien à dire aux Algériens.

    EL Watan

    Commentaires

    3 Messages de forum

    1. Il a tout à fait la gueule de l’emploi, le Beskri... !

      Il a détourné les 70 % octroyés au secteur agricole, en faisant bénéficié pleinement sa wilaya, à tel point que Boutef s’était demandé "comment cette wilaya a bouffé, à elle toute seule, tous les bénéf... hein, dis-moi ? Lui a-t-il dit, très benoitement" !!! La patate était et est toujours, comparable au lingot d’or.

      Notre docteur a plongé tout le secteur médical et pharmaceutique dans la déchéance, en faisant languir les professionnels avant de leur délivrer des autorisations d’approvisionnement.

      Boutef est finalement trop con, celui qui payera les pots cassés, ça sera bien lui d’une manière ou d’une autre !

      Il semble qu’il s’en est tiré à bon compte.

      kabyle judeo-chrétien répond :

      Mme la photo n’est pas celle de la vermine de biskra,barkat le nauséabond, mais de pierre falcone le natif d’alger,le marchand d’armes ,l’ami des maffieux qui se sont emparés du pétrole du pauvrepeuple dit algerien......

    2. ha ha ha, sacré El Watan ! pourquoi tant de grincements de dents ? tout cela est la norme chez les Ali Baba voyons ! la razzia a commencé voilà bientôt 50 ans !

      «  Par leur ampleur, elles risquent de déstabiliser sur le long terme un pays déjà très affaibli par le terrorisme islamiste : ha ha ha !!! en pays arabo-islamiste il n’y a pas de "terroristes islamistes". il n’y a que des "serviteurs" de allah-l’égorgeur. "tuez et faites du butin"... Ceux qui sont qualifiés de corrompus et les égorgeurs en kamis ne font qu’obéir à ce principe gravé dans la pierre noire. On est muslim ou on ne l’est pas !

      qui plus est, est montré du doigt sur la scène internationale pour sa gabegie, l’incompétence de ses dirigeants et sa perte de crédibilité. Une situation qu’il n’avait pourtant pas connue dans les années 1990, alors que les caisses de l’Etat étaient vides, » (…) : ha ha ha ! que faire avec des "caisses vides" ?... y voler du vent ? pfff !

      le GIA et l’AIS imposaient leur horrible loi à travers toute l’Algérie. : foutaise ! "l’horrible loi" est celle de mahomet ! imposée à tous par les ben bella-Boumedienne !

      la loi de mahomet : "tuez et faites du butin" ! alors stop la chialante !

      je dis bravo à ces roublards qui se sont gavés avant de "passer à l’ouest" !

      ils n’ont pas d’autre moyen pour se tirer de ce cloaque.

      l’algérie mahométanne n’a qu’un destin : croupir dans l’islamisme avant que le sort qui lui revient ne le lui file un coup de talon sur la tête pour l’achever !

    Répondre à cet article

  • Quelques statistiques pour illustrer la politique de ségrégation régionale du Clan d'Oujda

    Quelques statistiques pour illustrer la politique de ségrégation régionale du Clan d'Oujdaimagessinge.jpg

    Publié le 10/01/2008 à 12:00
    1° Plus de 90% du personnel ( toutes catégories confondues ) de la Présidence de la République sont issus de 3 ou 4 wilayas de l'Ouest du pays. Ceux, appartenant aux 44 autres wilayas, trouvés par Bouteflika à son arrivée au palais d'El Mouradia, ont été majoritairement virés à la tlemcenienne, c'est à dire "révoqués à leur demande".

    2° Plus de 80% que les Ambassadeurs, Consuls Généraux et Consuls que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Belkhadem notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

    3° Plus de 80% des walis et Chefs de Daïra que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Zerhouni et de Ould Kablia, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

    4° Plus de 80% des magistrats nommés par Bouteflika depuis 1999, sur proposition de Belaïz notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

    5° La majorité des cadres, cadres moyens et même agents d'exécution nommés par Bouteflika ou désignés par "ses" ministres et hauts fonctionnaires, dans les principales institutions nationales, du Ministère de la Défense Nationale, où Senhadji et les Zerhouni font la loi, au Secrétariat Général du Gouvernement, en pasant par le Ministère de la Formation et l'Enseignement Professionels, où le jeune frère de Bouteflika fait la pluie et le beau temps et les autres ministères ou organismes publics, connus pour être des fiefs du Clan d'Oujda : Intérieur et collectivités locales, Justice, Affaires Etrangères, Finances, Energie et Mines, Industrie et Promotion des investissements, Affaires Religieuses et wakfs, Travaux Publics, Travail, Emploi et Sécurité Sociale, Solidarité Nationale, Pêche et Ressources Halieutiques, les différents Ministères Délégués, le Conseil Constitutionnel, la DGSN, la DG de la Sonatrach, la DG des Douanes, la DG d'Air Algérie, la DG de l'ANDI etc..., sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

    6° Plus de 80% des centaines de cadres supérieurs nommés par décrets non publiables ( DNP ), depuis 1999, sont originaires de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

    Les ministres et hauts fonctionnaires originaires des 44 autres wilayas du pays se plaignent régulièrement des pressions qu'ils subissent de la part des membres du Clan d'Oujda afin de nommer leurs sbires dans les institutions qu'ils dirigent, théoriquement.
    Quant certains d'entre eux avaient osé résister, ils avaient subi les foudres de Bouteflika ou de son frère Saïd.

    Par ailleurs, la majorité des cadres originaires des 44 autres wilayas du pays, qui ont été proposés à des fonctions supérieures, sont encore intérimaires car Fakhamatouhou n'est pas encore prêt à signer leurs décrets, contrairement, à ceux de leurs collègues des 3 ou 4 wilayas "bénies".

    Où vont nous mener cette grave dérive régionaliste et la fuite en avant suicidaire de Bouteflika, de plus en plus paranoïaque ?

    Vive l'Algérie !

    Ahmed Bensalah

     

  • AVEC LE CLAN D'OUJDA

    avec le clan d'Oujda bien entenduimages hou.jpeg

    Publié le 23/12/2007 à 12:00
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    Créé à la fin des années 1950 par Abdelhafid Boussouf et renforcé par Houari Boumediène, le clan d'Oujda, qui n'a cessé de comploter pour s'accaparer du pouvoir en Algérie post-indépendance, est essentiellement composé de personnes, certes originaires de la Wilaya de Tlemcen mais nées et ayant toujours vécu au Maroc et élevées selon les traditions de cette monarchie féodale.

    Ce clan a dirigé le pays de 1962 à 1978. Il a été relativement écarté du pouvoir entre 1979 et 1999 mais il a repris les rênes du pays depuis 1999. Il est actuellement incarné par la fratrie des Bouteflika et sa cour, étendue à quelques wilayate de l'Ouest du pays, il est vrai confinées aux tâches ingrates de servitude.

    L'un des trois objectifs majeurs de ce clan était de transformer la victoire militaire chèrement acquise par l'ANP et les forces de sécurité sur le terrorisme islamiste, en défaite politique.Objectif amplement atteint aujourd'hui.
    Les deux autres étant d'écarter des centres de décision névralgiques, dans tous les domaines, les Chaouis et les Kabyles ( ce ne sont pas les quelques Guenaizia, Gaid Salah ou Toufik, qui restent, qui pourraient dire le contraire )et de déstructurer l'industrie algérienne pour la brader au Dinar symbolique.

    En effet, depuis son accession au pouvoir, en Avril 1999, dans les conditions honteuses que l’on sait, grâce à la bénédiction des « décideurs » de l’époque, qui l'ont sorti du musée où il croupissait ; fidèle à son régionalisme légendaire, qui frise le racisme, Bouteflika n’avait cessé de placer ses hommes lige aux postes stratégiques des principales institutions de la République ( Présidence de la République, bien sûr, Ministère de la Défense Nationale, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Justice, Ministère des Finances, Ministère du Travail et de l’Emploi, Ministère de la Solidarité Nationale, DGSN, Douanes etc…) afin de les noyauter pour mieux les asservir.
    Pendant 15 ans il avait géré le Ministère des Affaires Etrangères sur une base clanique et il étend aujourd’hui, ce mode de gestion archaïque à tout le pays.

    Lorsque le procès « des années Bouteflika et du clan d'Oujda » sera ouvert, dans quelques années ou quelques mois, qui sait, il révélera, sans aucun doute, des abus ahurissants dont nous commençons déjà à avoir un avant-goût amer.
    En attendant, ce clan se lance dans une fuite en avant suicidaire qui le pousse à vouloir, à tout prix, amender la Constitution, dans le seul et unique but de demeurer au pouvoir, malgré l' âge avancé de Bouteflika et la maladie qui le mine et ce n’est pas le cinéma auquel se livrent ceux qui cherchent en vain à rafistoler son « image », qui va nous leurrer.

    Ne respectant ni le peuple algérien, qu'il avait sans vergogne traité de tous les noms d’oiseaux et de parasites, ni l’ANP, qui l' a imposé en 1999 et qu'il prétend avoir matée et castrée grâce à l’épée de Damoclès du Tribunal Pénal International et à la politique de rajeunissement qu'il brandit sur les têtes de ses principaux chefs, qui sont pourtant de sa génération ou plus jeunes que lui, Zerhouni et Rahal ; Bouteflika cherche maintenant à amadouer et à acheter le silence de nos partenaires étrangers d’Occident, par le bradage des ressources naturelles et financières du pays, cédées à tour de bras à leurs multinationales.

    S’il leur reste un brin de lucidité, Bouteflika et son clan, devraient se réveiller et le moindre qu'ils puissent faire pour un pays qui leur a donné beaucoup plus que ce qu'ils méritent, est, après deux mandats que notre Constitution permet, comme les Constitutions de la plupart des pays du monde d’ailleurs, de respecter le jeu démocratique et l’alternance au pouvoir qu’il garantit, sans chercher à pratiquer la politique de la terre brûlée ou à entraîner le pays dans une spirale dangereuse pour la cohésion et l’unité nationales, aujourd’hui plus que jamais menacées.

    Des aventuriers comme Bensalah, Zerhouni, Belkhadem, Si Affif, Ould Abbès et consorts ne doivent pas être suivis dans leur vision réductrice de notre immense pays.

    A cause de sa cupidité maladive et de sa soif pour le pouvoir, Bouteflika, à qui des observateurs avertis de la vie politique algérienne prédisent une fin « à la Bourguiba », veut entamer, à 72 ans, le mandat de trop qui plongera fatalement le pays dans une zone d’incertitude hautement dangereuse.
    Les actes de forfaiture et de violation de la Constitution que le clan d'Oujda a déjà commis depuis 1999 sont nombreux et impardonnables.

    La société civile, les partis politiques, à l’instar du FNA, du PT, du RCD, du FFS et de l’ANR et les personnalités nationales et historiques que le pays possède en grand nombre, doivent condamner sans appel la mascarade qui se concocte sous nos yeux uniquement pour satisfaire l’ego d’un homme que le pouvoir rend fou.

    Les anciens Chefs d’Etat et de Gouvernement du pays sont publiquement invités à soutenir cet appel ouvert à tous les Algériens et Algériennes jaloux de leur pays pris en otage par un clan sans foi ni loi.
    Ceux et celles qui se tairont ou cautionneront cette mascarade en porteront la lourde responsabilité devant le peuple algérien et l’histoire

    Vive l’Algérie

    Ahmed Bensalah,
    Citoyen

     

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    Moi aussi, c'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer.imagespouvoir.jpeg

    Comme M. Abdelkader Messahel, actuellement Ministre Délégué, Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, j'ai commencé ma carrière au Ministère des Affaires Etrangères, dont je suis aujourd'hui retraité, au début des années 1970, avec le grade de Chancelier des Affaires Etrangères.

    A un moment donné de l'évolution de ma carrière, qui se déroulait le plus normalement du monde puisque, grâce à mes efforts personnels, j'ai pu réussir aux différents examens internes que j'ai passés pour devenir, d'abord Attaché, ensuite Secrétaire et enfin Conseiller et Ministre Plénipotentiaire, j'ai malheureusement rencontré sur mon chemin un homme de mal, sans foi ni loi, qui avait juré, à mon insu et pour des raisons que j'ignore encore, de me "détruire".

    Ce qu'il fit effectivement avec la complicité d'agents de l'Administration Centrale du MAE et des Services de Sécurité car cet énergumène, que les Diplomates algériens reconnaitront facilement, est le beau-frère d'un baron du Clan d'Oujda, assassiné en 1994, en même temps que son fils, son frère et ses deux gardes de corps par "Monsieur Hassan Hattab".

    Quel exploit contre quelqu'un de beaucoup plus faible que lui et de surcroît, à son insu.

    Eléphant contre coq, en quelque sorte.

    Le combat était par trop inégal.

    "A vaincre sans péril..."

    S'il avait eu le courage de me dire qu'il avait décidé de tout faire pour me priver de mon droit à la promotion dans ma carrière, afin de satisfaire ses propensions démoniaques, je lui aurais épargné cette peine inutile en lui répétant exactement ce que j'ai déjà dit à un "responsable" de son espèce :" Détrompez-vous, je n'ai jamais sollicité un quelconque poste de responsabilité ni demané pourquoi j'étais privé de promotion, pour la simple raison que j'étais convaincu que dans notre pays la responsabilité s'octroie souvent sur des critères subjectifs. Tel que je suis, je suis bien dans ma peau et en parfait accord avec mon âme et conscience".

    J'ai su, par la suite, que ce lugubre personnage, caractériel, coléreux et violent a également fait du mal à de nombreux collègues du MAE dont il a brisé la carrière et ce ne sont sûrement pas les deux ou trois collègues, qu'il a "pistonnés" pour des considérations purement régionalistes, qui pourraient me contredire.

    EN 1995, il a agressé, à l’arme blanche, M. Abdelkader Taffar, le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères.

    Pour beaucoup moins que ça, de pauvres bougres ont été radiés des effectifs du MAE mais le Ministre de l’époque, M. Dembri, qui avait lui-même assommé d’un coup de poing un de ses collaborateurs, lorsqu’il était ambassadeur au Canada, avait étouffé « l’affaire »,

    Il a fait sa Carrière à l'ombre de son beauf et continue à se nourrir de son sang.

    Selon des connaissances communes, il a, à plusieurs reprises, fait intervenir sa soeur auprès de son défunt mari pour qu'il fasse du mal à des personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, uniquement pour satisfaire l'instinct morbide et la rancune du frère de son épouse, qu'il n'aimait pas. Qui aime les mauvaises gens ?

    Même leurs propres enfants, paraît-il, n'en sont pas fiers, parce qu'ils savent que ce sont eux, en définitive, qui "trinquent" souvent pour les actes répréhensibles de leurs parents indélicats. N'est ce pas ?

    Comme le dit un de nos bons vieux dictons :"Que Dieu nous protège jusqu'à ce que la terre nous recouvre, dans l'estime et le respect des nôtres et d'autrui".

    Une dernière question avant de tourner définitivement cette page peu glorieuse: qu'aurait-il fait lui, qui a été parachuté au MAE directement à un poste de responsabilité, si quelqu'un avait saboté sa carrière ?

    Je saisis cette occasion pour rendre un vibrant hommage aux milliers de cadres algériens qui servaient, tous secteurs confondus, le pays, rien que le pays loyalement et avec un dévouement et un désinteressement exemplaires mais qui ont été victimes de l'ostracisme et de la persécution des différents Services de Sécurité, exclusivement à la solde du régime, dont "l'ennemi" numéro 1 étaient ses cadres propres et compétents et les intellectuels, qui refusent sa logique prédatrice et non pas les milliers d'activistes islamistes qui semaient librement la haine, propageaient leur doctrine rétrograde dans les mosquées, les écoles et les espaces socio-culturels du pays et investissaient massivement les différentes institutions de la République, minée par la corruption et la cupidité de ses dirigeants trop occupés par l'accumulation primitive de biens matériels.

    Pouvoir et ambition aveugles, que de crimes odieux ont été commis en votre nom !

    Post-Scriptum : C'est le Clan d'Oujda qui m'a Tuer
    Publié le 07/01/2008 à 12:00 par cestleclandoujdaquimatuer

    Lorsque, dans mon précédent Post-Scriptum, intitulé :"C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer", j'ai dit :"l'heure de la relève a sonné", j'exprimais, en toute humilité, une conviction forte et profonde que je sais, partagée par l'écrasante majorité de nos concitoyens, écoeurés de voir le pays, plus de 45 ans après son Indépendance, encore entre les mandibules rouillées de ceux qui sont, d'une manière ou d'une autre, responsables de tous les drames que le peuple algérien a subis depuis 1962.

    Je suis convaincu, tout comme vous d'ailleurs, que les conditions objectives sont aujourd'hui, plus que jamais, réunies pour qu'un changement générationnel dans la Direction du pays puisse se produire dans la sérénité nécessaire et les membres influents du Clan d'Oujda le savent pertinemment mais ils cherchent à mettre la nation devant le fait accompli, dans le seul but de continuer à "jouir" de l'influence et des avantages matériels considérables que leurs fonctions respectives actuelles leur procurent.

    En effet, alors que la plupart des pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe Centrale et Orientale, qui étaient dans une situation politique, économique et sociale pire ou similaire à la nôtre, avaient pacifiquement ou au prix d'une violence minimale, effectué la mue nécessaire à leur adaptation aux exigences du XXIième siècle, l'Algérie recule tragiquement, dans tous les domaines, au point gravissime où les quelques acquis démocratiques engrangés depuis Octobre 1988, au prix d'énormes sacrifices consentis par des patriotes sincères, sont aujourd'hui sérieusement menacés par un régime que le Président Sarkozy dit "préférer à celui des talibans" ( bien triste comparaison, qui nous rappelle celle, aussi grave du "moins mauvais candidat" ) et dont le Président nage à contre-courant de l'Histoire.

    Même les "Apprentis-Présidents" ( Chadli et Zéroual ), dixit "l'Apprenti-Dictateur", n'avaient pas osé franchir ce seuil infâme. Bien au contraire, le "Général Major", Liamine Zéroual est le père de la Constitution "libérale" de 1996, qui pose aujourd'hui problème au "Commandant" Abdelkader.

    La majorité silencieuse doit donc briser son silence pour imposer "le changement, maintenant" car tous les jours que le clan d'Oujda passera encore aux commandes du rafiot "Algérie", grâce à la ruse et à la duplicité, vont accentuer sa dérive.

    Les classements et notes attribués à l'Algérie , ces dernières années, par différentes institutions internationales, sont révélateurs de l'état peu reluisant du pays, dans de nombreux domaines.

    Si chacun de nous prend sur lui de relever le défi simple de rappeler à ses amis et proches que " le changement est possible, maintenant" et de leur demander de faire de même avec leurs amis et proches et ainsi de suite, nous serons, d'ici à Janvier 2009, des milliers , des centaines de milliers voire même des millions à porter cette volonté commune, enfouie dans notre mémoire collective meurtrie et à la voir se matérialiser.

    Les milliards de dinars algériens, qui vont servir, sans aucun doute, au financement occulte de la campagne démagogique et populiste pour le 3ième mandat, menée à tambour battant par Belkhadem et ses alliés de l'ex-FIS, des zouis et du FLN, tendance islamiste, et qui seront puisés, comme pour la campagne de 2004, de la cagnotte constituée grâce à l'exploitation sauvage des ressources naturelles non renouvelables du pays par les compagnies étrangères et la Sonatrach, ne pourront pas arrêter le tsunami social en gestation car, dans ce pays, les bonnes volontés sont encore beaucoup plus nombreuses que le Clan d'Oujda ne le croit.


    Amine Benrabahimages alerie.jpeg.

    http://www.youtube.com/watch?v=mHGkAwl7UQY

  • C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer

    C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer

    Publié le 05/01/2008 à 12:00 par cestleclandoujdaquimatuer
    Moi aussi, c'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer.

    Comme M. Abdelkader Messahel, actuellement Ministre Délégué, Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, j'ai commencé ma carrière au Ministère des Affaires Etrangères, dont je suis aujourd'hui retraité, au début des années 1970, avec le grade de Chancelier des Affaires Etrangères.

    A un moment donné de l'évolution de ma carrière, qui se déroulait le plus normalement du monde puisque, grâce à mes efforts personnels, j'ai pu réussir aux différents examens internes que j'ai passés pour devenir, d'abord Attaché, ensuite Secrétaire et enfin Conseiller et Ministre Plénipotentiaire, j'ai malheureusement rencontré sur mon chemin un homme de mal, sans foi ni loi, qui avait juré, à mon insu et pour des raisons que j'ignore encore, de me "détruire".

    Ce qu'il fit effectivement avec la complicité d'agents de l'Administration Centrale du MAE et des Services de Sécurité car cet énergumène, que les Diplomates algériens reconnaitront facilement, est le beau-frère d'un baron du Clan d'Oujda, assassiné en 1994, en même temps que son fils, son frère et ses deux gardes de corps par "Monsieur Hassan Hattab".

    Quel exploit contre quelqu'un de beaucoup plus faible que lui et de surcroît, à son insu.

    Eléphant contre coq, en quelque sorte.

    Le combat était par trop inégal.

    "A vaincre sans péril..."

    S'il avait eu le courage de me dire qu'il avait décidé de tout faire pour me priver de mon droit à la promotion dans ma carrière, afin de satisfaire ses propensions démoniaques, je lui aurais épargné cette peine inutile en lui répétant exactement ce que j'ai déjà dit à un "responsable" de son espèce :" Détrompez-vous, je n'ai jamais sollicité un quelconque poste de responsabilité ni demané pourquoi j'étais privé de promotion, pour la simple raison que j'étais convaincu que dans notre pays la responsabilité s'octroie souvent sur des critères subjectifs. Tel que je suis, je suis bien dans ma peau et en parfait accord avec mon âme et conscience".

    J'ai su, par la suite, que ce lugubre personnage, caractériel, coléreux et violent a également fait du mal à de nombreux collègues du MAE dont il a brisé la carrière et ce ne sont sûrement pas les deux ou trois collègues, qu'il a "pistonnés" pour des considérations purement régionalistes, qui pourraient me contredire.

    EN 1995, il a agressé, à l’arme blanche, M. Abdelkader Taffar, le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères.

    Pour beaucoup moins que ça, de pauvres bougres ont été radiés des effectifs du MAE mais le Ministre de l’époque, M. Dembri, qui avait lui-même assommé d’un coup de poing un de ses collaborateurs, lorsqu’il était ambassadeur au Canada, avait étouffé « l’affaire »,

    Il a fait sa Carrière à l'ombre de son beauf et continue à se nourrir de son sang.

    Selon des connaissances communes, il a, à plusieurs reprises, fait intervenir sa soeur auprès de son défunt mari pour qu'il fasse du mal à des personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, uniquement pour satisfaire l'instinct morbide et la rancune du frère de son épouse, qu'il n'aimait pas. Qui aime les mauvaises gens ?

    Même leurs propres enfants, paraît-il, n'en sont pas fiers, parce qu'ils savent que ce sont eux, en définitive, qui "trinquent" souvent pour les actes répréhensibles de leurs parents indélicats. N'est ce pas ?

    Comme le dit un de nos bons vieux dictons :"Que Dieu nous protège jusqu'à ce que la terre nous recouvre, dans l'estime et le respect des nôtres et d'autrui".

    Une dernière question avant de tourner définitivement cette page peu glorieuse: qu'aurait-il fait lui, qui a été parachuté au MAE directement à un poste de responsabilité, si quelqu'un avait saboté sa carrière ?

    Je saisis cette occasion pour rendre un vibrant hommage aux milliers de cadres algériens qui servaient, tous secteurs confondus, le pays, rien que le pays loyalement et avec un dévouement et un désinteressement exemplaires mais qui ont été victimes de l'ostracisme et de la persécution des différents Services de Sécurité, exclusivement à la solde du régime, dont "l'ennemi" numéro 1 étaient ses cadres propres et compétents et les intellectuels, qui refusent sa logique prédatrice et non pas les milliers d'activistes islamistes qui semaient librement la haine, propageaient leur doctrine rétrograde dans les mosquées, les écoles et les espaces socio-culturels du pays et investissaient massivement les différentes institutions de la République, minée par la corruption et la cupidité de ses dirigeants trop occupés par l'accumulation primitive de biens matériels.

    Pouvoir et ambition aveugles, que de crimes odieux ont été commis en votre nom !

    Post-Scriptum : C'est le Clan d'Oujda qui m'a Tuer

    Publié le 07/01/2008 à 12:00 par cestleclandoujdaquimatuer

    Lorsque, dans mon précédent Post-Scriptum, intitulé :"C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer", j'ai dit :"l'heure de la relève a sonné", j'exprimais, en toute humilité, une conviction forte et profonde que je sais, partagée par l'écrasante majorité de nos concitoyens, écoeurés de voir le pays, plus de 45 ans après son Indépendance, encore entre les mandibules rouillées de ceux qui sont, d'une manière ou d'une autre, responsables de tous les drames que le peuple algérien a subis depuis 1962.

    Je suis convaincu, tout comme vous d'ailleurs, que les conditions objectives sont aujourd'hui, plus que jamais, réunies pour qu'un changement générationnel dans la Direction du pays puisse se produire dans la sérénité nécessaire et les membres influents du Clan d'Oujda le savent pertinemment mais ils cherchent à mettre la nation devant le fait accompli, dans le seul but de continuer à "jouir" de l'influence et des avantages matériels considérables que leurs fonctions respectives actuelles leur procurent.

    En effet, alors que la plupart des pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe Centrale et Orientale, qui étaient dans une situation politique, économique et sociale pire ou similaire à la nôtre, avaient pacifiquement ou au prix d'une violence minimale, effectué la mue nécessaire à leur adaptation aux exigences du XXIième siècle, l'Algérie recule tragiquement, dans tous les domaines, au point gravissime où les quelques acquis démocratiques engrangés depuis Octobre 1988, au prix d'énormes sacrifices consentis par des patriotes sincères, sont aujourd'hui sérieusement menacés par un régime que le Président Sarkozy dit "préférer à celui des talibans" ( bien triste comparaison, qui nous rappelle celle, aussi grave du "moins mauvais candidat" ) et dont le Président nage à contre-courant de l'Histoire.

    Même les "Apprentis-Présidents" ( Chadli et Zéroual ), dixit "l'Apprenti-Dictateur", n'avaient pas osé franchir ce seuil infâme. Bien au contraire, le "Général Major", Liamine Zéroual est le père de la Constitution "libérale" de 1996, qui pose aujourd'hui problème au "Commandant" Abdelkader.

    La majorité silencieuse doit donc briser son silence pour imposer "le changement, maintenant" car tous les jours que le clan d'Oujda passera encore aux commandes du rafiot "Algérie", grâce à la ruse et à la duplicité, vont accentuer sa dérive.

    Les classements et notes attribués à l'Algérie , ces dernières années, par différentes institutions internationales, sont révélateurs de l'état peu reluisant du pays, dans de nombreux domaines.

    Si chacun de nous prend sur lui de relever le défi simple de rappeler à ses amis et proches que " le changement est possible, maintenant" et de leur demander de faire de même avec leurs amis et proches et ainsi de suite, nous serons, d'ici à Janvier 2009, des milliers , des centaines de milliers voire même des millions à porter cette volonté commune, enfouie dans notre mémoire collective meurtrie et à la voir se matérialiser.

    Les milliards de dinars algériens, qui vont servir, sans aucun doute, au financement occulte de la campagne démagogique et populiste pour le 3ième mandat, menée à tambour battant par Belkhadem et ses alliés de l'ex-FIS, des zouis et du FLN, tendance islamiste, et qui seront puisés, comme pour la campagne de 2004, de la cagnotte constituée grâce à l'exploitation sauvage des ressources naturelles non renouvelables du pays par les compagnies étrangères et la Sonatrach, ne pourront pas arrêter le tsunami social en gestation car, dans ce pays, les bonnes volontés sont encore beaucoup plus nombreuses que le Clan d'Oujda ne le croit.





  • Solidarité avec Monsieur RAHABI

    Solidarité avec Monsieur RAHABI

    Publié le 08/02/2008 à 12:00 par cestleclandoujdaquimatuer
    J'ai personnellement eu l'honneur et le privilège de côtoyer , durant de longues années, M. Rahabi, au Ministère des Affaires Etrangères où il avait "débarqué", en 1978, frais émoulu des bancs de l'ENA.

    Sa compétence et sa probité intellectuelle et morale sont notoirement connues et appréciées par ses collègues ainsi que par ses supérieurs hiérarchiques, à l'image du défunt Si Youcef Kraïba, l'inégalable dénicheur de jeunes talents, qui ne tarissait pas d'éloges sur lui.

    Ces qualités lui ont valu une belle carrière, hélas écourtée par la perfidie et la jalousie du clan d'Oujda, dont il a osé, en digne fils de chahid, affronter les intérêts et ambitions voraces.

    Comme sont maintenant publiquement connues la duplicité et l'immoralité des personnes qu'il cite ou vise dans l'article qu'il vient de publier dans la quotidien national "Le Soir d'Algérie", dans lequel il défend intélligemment la Constitution de 1996 et que je touve équilibré et objectif car Si Abdelaziz fait parler les faits rien que les faits et ces derniers sont têtus.

    Il a bien fait de partager avec nous les informations qu'il a eu la chance d'avoir de première main et de démasquer les imposteurs et les comploteurs comme les Abdelaziz, Belkhadem et Ziari, qui versent dans le mensonge le plus abject en affirmant avec le culot et l'arrogance qui sont les leurs que "Les réformes contenues dans la Constitution de 1996 étaient imposées à l'Algérie par l'étranger".

    Calomnie et mensonge que tout cela !

    C'est leur petit maître, "maîtrelet", dirait La Fontaine, qui a fait toutes les concessions aux pays occidentaux pour pouvoir neutraliser l'ANP qui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le gêne dans ses projets hégémoniques et dictatoriaux.

    La loi scélérate sur les hydocarbures, votée et promulguée en catimini et justement annulée grâce aux fortes pressions de la Direction de l'ANP et non pas à celles de Zerhouni, comme a voulu le faire accroire une "information" disséminée par certains milieux proches du clan d'Oujda, n'est pas la seule concession et capitulation devant le "lobby pétrolier".

    S'il n'est pas extirpé de son koursi, pour incapacité physique et mentale à exercer ses fonctions, il va alièner de manière irreversible l'avenir du pays.

    Encore une fois, n'en déplaise à vos détracteurs, Merci M. Rahabi pour vos analyses lumineuses.

    Haute considération.

    Un ancien collègue et aîné, victime du clan d'Oujda.

    Amine Benrabah

     

  • La logique du "coup d'Etat permanent"

    La logique du "coup d'Etat permanent"

    Publié le 20/09/2008 à 12:00 par cestleclandoujdaquimatuer
    Ouyahia a le droit de choisir et de soutenir le candidat qu'il veut.

    C'est sa réputation et celle de son parti, le Randou, le plus grand complexe de fraude électorale du pays, avant même le FLN, qui sont en question.

    Violer une Constitution, qui a rarement été appliquée ne devrait pas poser de gros problèmes de conscience aux dirigeants de ces deux partis et à leurs représentants désignés à l'APN et au Conseil de la Nation.

    Bouteflika, l'enfant gateux du système, qui n'est pas à un scandale près, verra donc son avant-dernier caprice réalisé et aura sa sucette ( le 3ième mandat ) pour l'amuser, tandis que les politiciens véreux et leurs associés se livrent à coeur joie au pillage de l'argent amassé par le vieux aux dépens du bien être, de la santé et de l'éducation de ses enfants et petits enfants.

    Selon le "deal" qui aurait été passé entre les deux hommes et leurs parrains respectifs, en 2014, Bouteflika, si Dieu lui prête encore vie, devrait annoncer son soutien au candidat de la "nouvelle" génération, c'est à dire Ouyahia, qui aura 62 ans.

    Lui, qui est déjà grand père serait alors arrière-grand père, s'il mariait son arrière-petite fille à l'âge de 9 ans comme le recommandent, aux Algériens, ses alliés wahabistes de la coalition gouvernementale.

    D'ailleurs, Bouteflika, le vétéran , avait cet âge en 1999.

    Entre temps, le terrorisme islamiste, la harga, le chômage, la corruption, le régionalisme, les maladies de tous genres, la criminalité et d'autres fléaux et maux sociaux auront fait des centaines de milliers d'autres victimes, qui seront portées au compte Pertes et Profits du bilan globalement désastreux de Bouteflika.

    Le peuple "souverain", dont l'indépendance, la liberté d'expression et le droit de choisir librement ses représentants ont été confisqués dès 1962, doit encore attendre car la démocratie nécessite un long et dur apprentissage que ni Bouteflika ni Ouyahia ne sont prêts à entreprendre.

    Décidément, on n'est pas encore sorti de la logique dangereuse du "coup d'Etat permanent".


    Amine Benrabah

  • LARGE MOBILISATION DES PRATICIENS DE LA SANTE' DEVANT LES CSR QUI PROTEGE ANTRE DE ORGRE BARKAT QUI DEVENU SUBITEMENT MUET AVEUGLE ET SOURD

    RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ
    Large mobilisation des praticiens
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    Des milliers de praticiens de santé publique, spécialistes et généralistes, se sont rassemblés, hier, devant le ministère de la Santé. Un sit-in symbolique pour montrer encore une fois leur détermination. Mais aussi pour dire aux pouvoirs publics que leurs revendications sont d’ordre strictement socioprofessionnel, sans lien avec la politique. Les praticiens menacent de radicaliser leur mouvement de protestation si les pouvoirs publics ne renouent pas avec le dialogue.
    Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - La grève des praticiens de santé publique se poursuit dans la totale indifférence des pouvoirs publics. Pour montrer leur mobilisation, les praticiens se sont rassemblés, hier, devant le siège du ministère de la Santé. Ils étaient des milliers à répondre à l’appel de leurs syndicats respectifs, le SNPSP et le SNPSSP. Les blouses blanches se sont d’abord rassemblées dans la petite cour faisant face au ministère, avant de décider d’investir la rue. Un important dispositif de sécurité était présent depuis le début de la matinée, attendant le moindre geste pour réagir. Ce fut le cas lorsque les praticiens, banderoles et pancartes à la main et clamant des slogans à l’adresse des pouvoirs publics, ont investi la rue menant vers le ministère. Les forces de l’ordre ont vite réagi pour bloquer cette «mini» marche. Motivés et animés d’une forte détermination, les praticiens n’ont pas fait marche arrière. Coupant la route, cartons rouges à la main, ils criaient : «Barkat Codjia, dehors !» ; «Barkat, barakat !» Des youyous fusaient, et sous des salves d’applaudissements, les médecins, qui visiblement ne manquaient pas d’inspiration renchérissaient : «Partez, Barkat, nous en avons assez de vous !» ; «La santé en danger, le ministre en congé !» ; «Ministre incompétent, à bas la répression !» ; «Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes des praticiens !» ; «A vous la Sonatrach, à nous les matraques !». Un véritable «show» qui a duré plus de deux heures, devant les forces de sécurité présentes devant l’entrée du département de Barkat. Les praticiens n’ont certes pas encore eu gain de cause à travers leur mouvement de protestation, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier risque de s’essouffler. Selon le docteur Youcefi, président du SNPSSP, «à travers cette grève ouverte et ces rassemblements, les praticiens ont réussi à mettre à nu le dysfonctionnement du système de santé et à informer le citoyen du pourrissement de ce système ». Les praticiens attendent- ils un geste de leur ministre de tutelle ? Non, répondra sans désespoir le docteur Youcefi. Selon ce dernier, «Barkat a avoué son impuissance. Il réagira seulement lorsqu’il aura carte blanche d’en haut». A la fin du rassemblement, les deux responsables des syndicats initiateurs de ce mouvement ont pris la parole pour rappeler aux praticiens que la grève et leur combat doivent continuer. Le docteur Merabet précisera que ce mouvement est dans l’intérêt du malade, pour lui assurer des soins de qualité. De son côté, le docteur Youcefi affirmera : «Quels que soient les moyens de manipulation que l’Etat utilisera, ils ne réduiront pas notre détermination. Cette élite ne partira pas à l’étranger car nous sommes à l’aise et transparents, et ce n’est pas le cas des personnes qui nous gouvernent. Notre mobilisation dérange le gouvernement. Qu’il se rassure, nous allons les déranger encore.» ` Les praticiens menacent de radicaliser leur mouvement si les pouvoirs publics continuent de tourner le dos à leurs revendications. Parmi les options que les syndicats étudieront, celles de la démission collective et de la suppression du service minimum.
    S. A.

     

  • SIT-IN DES ME'DECINS GRE'VISTES DEVANT LE MINISTRE DE LA SANTE' BLOQUE' PAR CRS ET FERME PAR BARKAT QUI REFUSE LE DIALOGUE ?MAZAL OULGOUDAM

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    Médecins grévistes : Sit-in devant le ministère de la Santé

    Après avoir marqué les esprits et jeté l’émoi en tentant, mercredi dernier, une marche sur la Présidence qui a vite été réprimée par les brigades antiémeute, l’Intersyndicale de la santé publique a rempilé, hier, en organisant un rassemblement devant le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

     

    Forts des retombées favorables suscitées par leurs différentes actions ainsi que du « capital sympathie » acquis auprès de l’opinion publique, ils étaient près d’un millier à avoir fait le déplacement des différentes régions du centre afin de démontrer, si besoin est, leur large mobilisation et l’étendue de leur détermination à faire aboutir leurs revendications. Le sit-in, annoncé depuis une semaine par le biais de la presse, n’a d’ailleurs pas ameuté que les grévistes. Un dispositif sécuritaire plus qu’impressionnant était en place avant même que les adhérents des deux syndicats ne se réunissent.

    Une dizaine de fourgons de police étaient garés dans les artères qui mènent à la placette, en contrebas, sous le monument de Ryadh El Feth, d’autres de part et d’autre de l’entrée de l’institution. Des brigades antiémeute étaient même déjà en tenue – casques, boucliers et matraques – postés çà et là, prêtes à empêcher les manifestants à rééditer leur « exploit » de la semaine dernière. D’ailleurs, plusieurs médecins ont été empêchés par des policiers d’accéder au lieu de ralliement.

    Dans le jardin qui fait face au portail du ministère, les médecins grévistes commencent à affluer par petites grappes, vers 11h. D’autres blouses blanches, des psychologues, étaient déjà sur place. Le Syndicat national des psychologues (SNP), observe lui aussi des rassemblements hebdomadaires devant le siège du ministère, afin de revendiquer une révision des salaires et des indemnités. D’ailleurs, ce matin-ci, ils étaient censés avoir rendez-vous avec le secrétaire général du ministère. En l’absence du premier responsable du secteur, Saïd Barkat, et de son secrétaire général (appelé à prendre part à un séminaire au CHU de Beni Messous), la rencontre a été reportée et devait se tenir plus tard dans la journée.

    « à vous Sonatrach, à nous la matraque »

    Au fur et à mesure, les groupes formés par les praticiens et les spécialistes, tous en blouse blanche, commencent à se faire plus nombreux, plus dense. Des membres de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), des députés, ainsi que des membres du Snapap sont présents pour apporter leur solidarité aux médecins, de plus en plus nombreux, à un point tel que le jardin ne peut plus tous les contenir ; ils débordent, de ce fait, dans la rue qui sépare ce dernier du ministère. « Vous voyez, nous occupons la voie publique malgré l’état d’urgence », s’amuse le docteur Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP).

    Une altercation s’ensuit d’ailleurs entre lui et le responsable des forces de l’ordre. De retour, il raconte : « Je lui ai bien fait comprendre que nous étions là dans l’optique d’un rassemblement pacifique et non d’une marche. » Il est vrai que les esprits, et de ce fait l’ambiance, sont beaucoup plus calmes et décontractés que mercredi dernier. Banderoles et pancartes à la main, les contestataires hurlent des slogans qui épinglent le silence de M. Barkat : « Rouh t’rouh ya Barkat, âyina menek, barakat ! » (va-t’en Barkat, nous sommes fatigués de toi, c’en est trop !) ainsi que la répression qu’ils ont eu à essuyer : « A vous Sonatrach, à nous la matraque », ou encore le mépris et les priorités paradoxales du gouvernement : « Les footballeurs accueillis en gladiateurs, les médecins traités en malfaiteurs ».

    Dans la foule, ça chante, ça crie, ça hue, ça siffle et ça tape des mains à tout rompre. Les psychologues, déconfits par l’annulation de leur rencontre, prêtent main-forte à leurs confrères de contestation et donnent eux aussi de la voix en reprenant à leur compte les slogans scandés.

    Portes du ministère fermées…au propre comme au figuré

    Galvanisés, les manifestants avancent et improvisent une marche de quelques pas. Une haie serrée de CRS leur fait face et les bloque dans leur élan. Par mesure de précaution, le portail du ministère est fermé, bouclé par une brigade de casques bleus faisant barrage. Ce qui indigne les syndicalistes. « Les portes du ministère sont fermées, au propre comme au figuré. Et un jour de réception, s’il vous plaît ! », ironise le docteur Lyes Merabet.

    Le docteur Yousfi, pour sa part, s’étonne de la centaine de policiers ameutés sur les lieux. « Le coût du dispositif de sécurité déployé aujourd’hui dépasse largement l’enveloppe financière à dégager afin de régler les problèmes des praticiens ! », s’exclame-t-il. Problèmes qui ne sont toujours pas pris en considération par les autorités, « aucun geste positif n’ayant été effectué par la tutelle ou autres », d’affirmer celui-ci. « Car les propos négatifs pleuvent et le Premier ministre se permet même d’insulter des médecins respectables et d’insulter surtout l’intelligence des Algériens », déplorent les grévistes. « Il parle comme si le pays était en cessation de paiement, comme si l’on ne dépensait pas des millions pour des broutilles, comme si des milliards n’étaient pas détournés vers des comptes en banque secrets », accusent-ils. Afin de répondre aux insinuations pernicieuses de ceux qui prétendent qu’ils sont manipulés ou politisés, le prochain sit-in aura lieu mercredi prochain, devant le Palais du gouvernement. Et advienne que pourra…

     

    Par Ghania Lassal

  • retrospective analytico_politique de l'algerie

     

    Depuis l'installation de Bouteflika au palais d'El Mouradia, en Avril 1999, notre pays, qui était, il est vrai, isolé et peu fréquenté à cause de la tragédie qu'il vivait en raison de la lutte fratricide sanglante pour le pouvoir, qui s'y déroulait à huis clos, n'a cessé de collectionner les échecs diplomatiques.

    De plus en plus en déphasage avec la réalité du monde d'aujourd'hui, dont ils ignorent les clés d'entrée majeures, Bouteflika, ses "hommes d'Etat", ses Conseiller Diplomatique et Ambassadeurs "chevronnés", octogénaires et septuagénaires, interprètent les tendances fortes des relations internationales à travers leur grille de lecture désuette.

    Autistes et cupides, les « Papis » se trompent d’époque et font de la résistance passive à tout ce qui qu'ils estiment contraire à leurs intérêts personnels.

    Même leur légitimité préhistorique ne peut plus cacher leurs multiples déficiences criardes.

    Ils commettent fatalement erreur sur erreur.

    En voici quelques unes :

    1- Afrique


    Sahara Occidental : l'avance du Maroc

    Grâce au rajeunissement de sa classe politique, à la modernisation de son appareil diplomatique et à l'assistance "technique" des pays amis et alliés, auxquels la monarchie alaouite reste fidèle, dévouée et reconnaissante et sans avoir les moyens financiers et humains de l'Algérie, le Maroc a enregistré, ces dernières années, des points positifs auprès de plusieurs pays africains notamment, qui ont retiré leur reconnaissance à la République Arabe Sahraouie Démocratique et auprès des puissances occidentales, qui soutiennent aujourd'hui activement son "Plan pour une large autonomie du Sahara Occidental".

    Notre Diplomatie, enferrée dans des "principes" archaïques et minée par la bureaucratie, le régionalisme et le clientélisme, s'accroche désespérément au "Plan Baker" que les Etats Unis eux-mêmes jugent dépassé.

    " C'est une chèvre, même si elle s'est envolée ".

    Bouteflika pourrait toujours rétorquer, à juste titre, que ce sont des Chaouis et des Kabyles qui gèrent ce dossier au MAE et à New York.

    Hasard ou nécessité ?


    Médiations : charité bien ordonnée commence par soi même

    Malgré le tapage médiatique qui les a entourées, les médiations entreprises par notre pays entre l’Ethiopie et l’Erythrée et entre le Gouvernement malien et les rebelles Touaregs, sont dans l’impasse ou battent de l'aile.

    C'est la Libye qui en tire avantage, sur le plan diplomatique.

    Pour pouvoir assurer une médiation crédible et durable entre les autres, qui seront inévitablement appelés à faire des concessions mutuelles, il faut d’abord avoir le courage et la probité morale de demander pardon à son propre peuple pour les dénis, abus et drames dont il a été victime depuis 1962.

    S’il cherche donc réellement l’intérêt du pays, comme il ne cesse de le déclarer, sans vraiment convaincre, le Président Bouteflika, qui est un des géniteurs du système imposé au pays en 1962 par le Clan d’Oujda, devrait faire ce mea culpa.

    Ce geste, honorable et hautement symbolique, lui vaudra aux yeux des Algériens et de la postérité tous les mandats et Prix Nobel du monde.

    Mais est-il capable de résister à ses pulsions égocentriques et aux pressions du clan ?

    Avant d' être crédible à l’étranger, il faut d'abord l’être chez soi.


    NEPAD

    A part la photo-souvenir que la rencontre annuelle G8-NEPAD permet à Bouteflika de prendre avec les dirigeants des nations les plus puissantes du monde et de la Russie, le NEPAD, qui va être "restitué" à l'Union Africaine, n'a engendré que des obligations sonnantes et trébuchantes pour notre pays.


    2- Accord d'Association avec l'Union Européenne : la navigation à vue

    Pour l'instant, notre pays ne subit que les effets négatifs et les contraintes de cet Accord.

    En effet, contrairement à ses voisins de l'Est et de l'Ouest, l'Algérie n'a profité ni des fonds MEDA ni de la mise à niveau de ses entreprises.

    Au contraire, la production nationale hors hydrocarbures, déjà insignifiante, est à l'agonie à cause de la suppression des barrières douanières qui la protégeaient relativement contre la concurrence déloyale des produits étrangers.

    En outre, l'Union Européenne veut nous forcer, en vertu de cet Accord, à signer avec elle un accord stratégique en matière d'énergie pour garantir sa sécurité énergétique et reste sourde à nos demandes répétées pour l'établissement d'une meilleure circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée.

    Elle cherche, en quelque sorte, à faire des pays du Maghreb des camps de concentration pour l'immigration clandestine en provenance d'Asie et d'Afrique sub-saharienne.

    L'émigration algérienne en France a même perdu le statut spécifique dont elle jouissait jusqu'à la signature de l'Accord d'Association, en 2002.



    3-Pays Arabes : Promesses, promesses...

    Malgré tous les sacrifices consentis par notre pays pour les différentes causes arabes, jamais les pays "frères" de la Ligue Arabe, ne nous ont appuyé sur la question du Sahara Occidental ni n'avaient condamné le terrorisme islamiste.

    Pire, de l'Egypte à l'Arabie Séoudite, ils ont toujours soutenu activement le Maroc et les groupes terroristes islamistes, jusqu'à récemment encore, ouvertement incités et financés par cette dernière.

    Pour casser le mythe cultivé par les baathistes, M. Daho Ould Kablia, Président de l'Association des anciens du MALG, vient de révéler que les pays arabes s'étaient, dans leur grande majorité, abstenus d'apporter la moindre aide et assistance financière, diplomatique et encore moins militaire à la Révolution algérienne.

    Bien au contraire, certains pays "frères" comme la Tunisie, le Maroc ou l'Egypte se sont sucrés sur son dos en prélevant un quota important sur les armes acquises par le GPRA et destinées à l'ALN

    A l'exception donc de la corruption, dont les noms des "grands" bénéficiaires commencent à être sussurés ici et là, rien, absolument rien n'explique les concessions juteuses qui ont été ou qui vont être octroyées à certaines compagnies des pays "frères".


    4- Pays occidentaux :


    Etats Unis d'Amérique : la valse-hésitation

    A cause des contradictions du gouvernement algérien sur les questions de l'Africom, de l'Irak et de l'Iran notamment, les Etats Unis d'Amérique, qui ont entamé avec nous une coopération prometteuse en matière de lutte contre le terrorisme, qui devait s'étendre à d'autres domaines stratégiques, semblent s'éloigner de plus en plus de notre pays et opter, après une période d'hésitation, pour le renforcement de leurs relations stratégiques avec le Maroc, considéré comme un allié traditionnel plus fiable, qu'ils soutiennent fermement dans la question du Sahara Occidental.

    En effet, non seulement notre gouvernement n'adhère pas aux thèses américaines sur ces questions et d'autres mais il les dénonce activement dans les fora régionaux et internationaux.

    C'est la meilleure manière de pousser cette hyperpuissance dans les bras du Maroc.

    C'est peut être l'objectif recherché par certains ?


    France et Union Pour la Méditerranée


    France

    Repentance: le grand gâchis

    Avec la France, l'affaire de la "Repentance", que Bouteflika et Belkhadem voulaient utiliser à des fins politiciennes, s'est lamentablement retournée contre eux et, à cause de leur comportement infantile, notre pays se retrouve, aujourd'hui, dans une position plus que précaire concernant une question majeure des relations algéro-françaises.

    Les meilleurs alliés de la France n'auraient pas mieux fait pour elle sur cette question.

    Selon le Colonel Khatib, qui connait bien les deux hommes, ni Bouteflika ni Belkhadem n'avaient le profil ni le droit d'aborder la question de la repentance avec le Gouvernement français d'une manière aussi légère et quasi-irresponsable.

    Union Pour la Méditerranée : le nécessaire réalisme


    Par ailleurs, les manoeuvres visant à un isolement régional de notre pays se sont accentuées avec le projet de l'Union Pour la Méditérranée.

    Il vaut mieux donc être parmi les premiers adhérents à cette organisation pour pouvoir défendre nos intérêts en son sein et ne pas être marginalisé dans la région.

    Les réticences et la méfiance exagérées, héritées de la "diplomatie des maquis", l'absence de vision claire et l'hésitation maladive se payent cher en politique et en diplomatie.

    La valse-hésitation constatée au sujet de notre adhésion à la Politique Européenne de Voisinage en témoigne largement.

    En tout état de cause, la "Diplomatie Attentiste" adoptée, ces dernières années par le gouvernement algérien a considérablement porté préjudice au pays car il se contente de réagir mollement et souvent confusément aux initiatives et mutations sous-régionales, régionales et internationales, qui le concernent pourtant directement, au lieu d'agir sur elles, de manière constructive, pour en tirer profit.


    5- Chine et Russie :

    Elles cherchent uniquement leurs intérêts.

    Connaissons-nous vraiment les nôtres ?



    6- Organisation Mondiale du Commerce : l'occasion manquée


    A cause d'une mauvaise évaluation par le Gouvernement SIFI, qui avait conseillé, en 1994, au Président Zéroual de ne pas signer l'Acte de Marrakech portant création de l'Organisation Mondiale du Commerce, notre pays a raté, une fois encore, l'occasion d'entrer par la grande porte dans cette Organisation.

    Aujourd'hui, pour y être admise par la petite porte, l'Algérie doit faire d'énormes concessions qui la dépouillent pratiquement de pans entiers de sa souverainté économique.

    Il ne faut donc surtout pas croire Chakib Khelil lorsqu'il dit que le gouvernement algérien ne va pas augmenter le prix du gaz domestique car cette exigence, qui émane de nos partenaires à l'OMC, sera tôt ou tard satisfaite, comme toutes les autres conditions.


    Ces échecs symptomatiques montrent, s'il en est besoin, les limites atteintes par une diplomatie bureaucratisée, accaparée par une seule personne et livrée à ses humeurs changeantes.

    Le miracle promis en 1999 n'a pas eu lieu. Dix ans après, la désillusion et la déception sont grandes.

    Des observateurs avertis et neutres avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme sur la démarche archaique empruntée par le Président Bouteflika "pour redonner à l'Algérie sa place dans le concert des nations", en signalant avec force arguments, que les "shows" diplomatiques présidentiels relevaient beaucoup plus du folklore que de l'analyse et de l'action mûrement réfléchie.

    A cause de l'autisme et de l'improvisation de ses dirigeants, notre pays renoue avec l'isolement.

    En sont-ils, au moins, conscients ?

    Que faire donc pour sauver d'urgence une Diplomatie visiblement en panne d'imagination et à la dérive, qui a perdu la capacité d'initiative et d'action qu'elle avait jadis ?


    Amine Benrabah



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  • Sit-in aujourd’hui devant le siège du département de Saïd Barkat


    Sit-in aujourd'hui devant le siège du département de Saïd Barkat

    Grève dans le secteur de la santé

    Sit-in aujourd’hui devant le siège du département de Saïd Barkat

    Le SNPSP fera remarquer que les praticiens sont en grève depuis le mois de novembre 2009, ce qui implique que la reprise du dialogue doit obligatoirement passer par des réunions de conciliation entre le ministère de la Santé et le syndicat.

     

    Notre combat se poursuit, et ce, jusqu’à la satisfaction de nos revendications », c’est là la position de l’intersyndical des praticiens de la santé regroupant le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). Ces derniers maintiennent la pression en organisant aujourd’hui un sit-in, non pas dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha Pacha, mais plutôt devant le ministère de la Santé.

    « Ni la matraque ni les manipulations du ministre de tutelle et encore moins les accusations du Premier ministre ne fléchiront notre détermination à aller au bout de nos revendication », ont soutenu les syndicalistes. L’intersyndical a révélé hier les raisons de sa non-participation aux travaux de la commission chargée du dossier du régime indemnitaire des corps de la santé à laquelle étaient conviés bon nombre de syndicats, notamment la FNTS/UGTA (Fédération nationale des travailleurs de la santé), le Syndicat national des sages-femmes, le Syndicat national des psychologues, le Syndicat algérien des paramédicaux et les Syndicats hospitalo-universitaires.

    Le SNPSP et le SNPSSP, observent les porte-parole de ces organisations, ont été sollicités à travers une correspondance faxée du ministère de la Santé afin qu’ils désignent deux représentants pour prendre part, aux côtés d’autres organisations syndicales, aux travaux de ladite commission. Après concertation, les deux syndicats ont décidé de boycotter la démarche du ministère de la Santé pour de multiples raisons. Le SNPSP fera remarquer dans ce sens que les praticiens sont en grève depuis le mois de novembre 2009, ce qui implique que la reprise du dialogue doit obligatoirement passer par des réunions de conciliation entre le ministère de la Santé et le syndicat, en présence des représentants de l’inspection du travail et de la Fonction publique, à fin de soumettre à la négociation toute la plateforme de revendications sans concession aucune, et ce, comme le stipule la loi 90-02 du 6 février 1990, qui définie la relation de travail entre l’employeur et l’employé.

    « Cette démarche n’a jamais été respectée. Le département de Barkat a invité une seule fois les syndicats en grève à une réunion de conciliation. Malheureusement, la réunion ne s’est pas tenue, car les représentants de la Fonction publique et de l’inspection du travail ne se sont pas présentés », note les syndicats, qui pensent que le ministère de la Santé, dans sa nouvelle démarche, entretient la contradiction et fait dans l’amalgame. Le ministre de la Santé a, selon les syndicalistes, déclaré, à plusieurs reprises, avoir finalisé la révision des régimes indemnitaires de tous les corps de la santé à travers une commission composée de cadres du ministère et installée depuis le 11 octobre 2009.

    « Le ministre nous invite donc à prendre part à la réunion de la commission qu’il a installée de manière unilatérale, il y a cinq mois. Nous ne sommes pas dupes. Si le ministre nous convie à une réunion de conciliation, nous sommes partants, mais si c’est pour meubler sa galerie non ! », tonnent les syndicats des praticiens.

     

    Par Nabila Amir

    À L’APPEL DU SNPSP ET DU SNPSSP
    Les praticiens se rassemblent aujourd’hui devant le ministère de la Santé

    Les praticiens de santé publique se sont donné rendez-vous aujourd’hui devant le siège du ministère de la Santé pour un rassemblement de protestation. Les praticiens généralistes et spécialistes entendent pousser les pouvoirs publics à réagir. Ils menaceraient même d’une démission collective.
    Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Après deux mois de grève ouverte, le dialogue reste toujours rompu entre les pouvoirs publics et les syndicats des praticiens de santé publique. Ne trouvant pas d’interlocuteur, ces derniers maintiennent la pression et organisent des rassemblements, parallèlement à leur mouvement de grève. Après avoir été empêchés de mener une marche vers la présidence de la République, mercredi dernier, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) se sont donné rendez-vous aujourd’hui, pour tenir un rassemblement de protestation de la corporation médicale devant le ministère de la Santé. Même s’ils doutent de la réaction de leur tutelle, les praticiens estiment, selon le président du SNPSSP, le Dr Youcefi, que ce rassemblement se veut être «une symbolique de notre détermination». Le même interlocuteur considère que «si les pouvoirs publics se décident à dénouer la crise, c’est avec le ministre de la Santé que nous devrons négocier». Le ministre n’a pas réagi depuis le début de cette protesta. Serait-ce parce qu’il a échoué dans sa tentative d’imposer à la Fonction publique le statut particulier négocié en commission mixte ? En effet, le ministre avait transmis une copie du statut, négocié avec le SNPSSP, à la Fonction publique, que cette dernière a finalement ignorée. Les praticiens de santé publique se disent aussi déterminés qu’au premier jour de leur protesta. Ils comptent poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à aboutissement de leurs revendications. Celles-ci s’articulent autour du statut particulier, de la mise en place d’une commission mixte pour le régime indemnitaire et de l’application du décret exécutif n°09-244 du 22 juillet 2009 portant aménagement et répartition des horaires de travail hebdomadaires dans le secteur de la Fonction publique. Ils revendiquent également l’élargissement au profit du praticien généraliste du droit à la procédure de cessibilité des logements de fonction, à l’instar des autres corps de la Fonction publique, ainsi que la levée de toutes les entraves au libre exercice du droit syndical. Par ailleurs, la base du SNPSP réclame le durcissement du mouvement de protestation, à travers une démission collective. Une option que le syndicat étudiera lors de son conseil national. Soulignons que le SNPSP et le SNPSSP vont également organiser un rassemblement devant le siège du gouvernement et un autre devant la présidence de la République. Pour ces deux actions, les deux syndicats espèrent «ne pas être refoulés par les services de sécurité».
    S. A.

     

  • Une coalition pour la levée de l’état d’urgence

    TOUS A UNISSON POUR LA LEVE'images (5).jpgE DE L'ETAT D'URGENCE C'EST LUI QUI A CAUSE' LA PERTE DE L'ALGERIE
    Une coalition pour la levée de l'état d'urgence

    Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme

    Une coalition pour la levée de l’état d’urgence

    « L’état d’urgence est en contradiction avec les lois du pays, en particulier, la Constitution qui précise clairement que sa reconduction devrait être faite à travers une loi votée par les deux chambres du Parlement réunies », a souligné Me Bouchachi.

     

    La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) tente de sensibiliser la société civile et les partis politiques pour exiger la levée de l’état d’urgence. L’organisation appelle à la mise en place d’une coalition nationale pour mener la lutte à cet effet. « Cette coalition aura pour mission de lutter quotidiennement pour la levée de l’état d’urgence et la récupération des droits civils et politiques des Algériens », déclare le président de la LADDH, Mustapha Bouchachi. Intervenant lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, l’orateur affirme que seule la lutte permanente pourrait obliger le pouvoir à mettre un terme à cette situation qui dure depuis 18 ans. Selon lui, l’appel s’adresse à tous les militants des droits de l’homme, aux partis, syndicats, intellectuels et journalistes. La LADDH, pour sa part, s’engage, explique-t-il, à nouer des contacts avec les représentants de la société civile afin d’adhérer à cette initiative « salutaire pour le pays ». « Seule la levée de l’état d’urgence peut permettre de relancer le processus démocratique, stoppé depuis l’arrêt du processus électoral en janvier 1992 », soutient-il.

    L’état d’urgence décrété le 9 février 1992 est, insiste-t-il, illégal dans la forme et dans le fond. « Il est illégitime dans la forme, car il a été instauré par des autorités militaires. Dans ce genre de situation, l’état d’urgence devrait être décidé par l’Assemblée populaire nationale. Or, à cette époque, l’APN était dissoute. Dans le fond, le maintien de l’état d’urgence n’a jamais fait objet de débat au Parlement. Il est donc en contradiction avec les lois du pays, en particulier la Constitution qui précise clairement que la reconduction de l’état d’urgence devrait être faite à travers une loi votée par les deux chambres du Parlement réunies », souligne-t-il.

    En plus des lois nationales, M. Bouchachi rappelle également que la convention internationale de 1966, ratifiée par l’Algérie, codifie l’instauration de l’état d’urgence dans un Etat qui en fait partie. « Cette convention permet, certes, aux pays de suspendre son application pour une période limitée dans le temps. Mais l’Etat en question doit justifier cela et définir à l’avance cette période », précise-t-il.

    « L’état d’urgence est maintenu pour sauver le régime »

    Rappelant les déclarations d’officiels algériens affirmant que le pays a vaincu le terrorisme, l’orateur s’interroge sur la finalité du maintien de l’état d’urgence. « Pourquoi maintient-on l’état d’urgence. Est-ce pour combattre le terrorisme ? Je ne pense pas, parce qu’on nous a dit à plusieurs reprises que le terrorisme est vaincu. L’Algérie a également organisé quatre élections présidentielles, trois législatives et trois élections locales. Cela en plus de deux référendums sur la concorde civile puis la réconciliation nationale. On n’a enregistré aucun incident terroriste », enchaîne-t-il.

    M. Bouchachi conclut que le maintien de l’état d’urgence « s’est fait non pas pour la protection des Algériens, mais pour sauver le régime ». Cette situation, soutient-il, arrange ce dernier qui « n’aime pas la transparence ». « La généralisation de la corruption et les détournements des deniers publics en sont les preuves supplémentaires de sa nature », ajoute-t-il. S’exprimant par la même occasion, le président d’honneur de la Ligue, Ali Yahia Abdennour, estime que le maintien de l’état d’urgence n’a qu’un seul objectif : « Celui de réprimer les libertés et d’entraver l’exercice politique dans le pays. » « Avec l’état d’urgence rien ne peut fonctionner normalement », lance-t-il.

    Pour sa part, Nouredine Benyessad, vice-président de la LADDH, relève la politique de deux poids et deux mesures appliquées par la communauté internationale. « En Afghanistan, l’instauration d’un état d’urgence a suscité une levée des boucliers. Alors qu’en Algérie, en Egypte et en Syrie, l’état d’urgence dure depuis des années et aucun pays n’a osé les dénoncer », dit-il.

     

    Par Madjid Makedhi

  • AVIS DES LECTEURS VOS REACTIONS SVP?



    Avis des lecteurs...

    Le 9.02.2010 à 11h52
    L’empire des scandales et des échecs

    Bouteflika-Toufik : Je t’aime. Moi non plus.
    Depuis quelques mois, une partie de la presse privée algérienne, relayée par la presse internationale, se fait l’écho de scandales financiers dans lesquels sont directement impliqués de hauts cadres de l’Etat et des responsables d’entreprises publiques, qui auraient agi à l’ombre d’hommes politiques véreux et de dissensions subséquentes au sommet de l’Etat.
    Fait nouveau, les enquêtes menées pour élucider les tenants et les aboutissants de ces scandales graves ont été principalement confiées non pas à la police judiciaire ou a la justice mais au Département de Recherche et de Sécurité, le DRS, du Ministère de la Défense Nationale, en raison de l’ampleur que la corruption a prise en Algérie, ces dix dernières années, au point de devenir un cancer et une véritable menace sur la sécurité nationale.
    Dans leurs nombreuses contributions, des personnalités politiques, des intellectuels et les dizaines de milliers d’internautes qui interviennent quotidiennement dans les forums de débat qui leur sont généreusement offerts par les versions électroniques des quotidiens nationaux indépendants, sont quasi-unanimes que le fléau de la corruption s’est « généralisé » ( Dr Benbitour ), « socialisé » ( Dr Mebtoul ) ou « massifié » ( Dr Abassa ), à cause de l’inertie des pouvoirs publics, qui ont paralysé les mécanismes de contrôle existants sur les plans réglementaire et judiciaire. C’est notamment le cas de la Cour des Comptes, dont les fonctions de contrôle et de sanction ont été gelées par le Président Bouteflika depuis 1999, pour des considérations personnelles que nous connaissons tous.
    En l’absence de mécanismes crédibles et efficients, la lutte contre la corruption prend des allures de règlement de comptes entre les différents qui se partagent le pouvoir en Algérie.
    De nombreux observateurs de la vie politique, économique et sociale algérienne doutent que ce soient vraiment des considérations purement patriotiques ou nationalistes qui poussent le clan Toufik-Ouyahia, qui a aussi ses propres brebis galeuses, à affronter aujourd’hui ouvertement ce que Chakib Khelil a appelé « le clan présidentiel », qu’il a contribué, par ailleurs, avec Nezzar, Lamari Mohamed, et les défunts Belkheir et Lamari Smaïn, à installer au pouvoir en 1999 et qu’il a reconduit en 2004 et 2009.
    Les véritables causes doivent donc être cherchées ailleurs.
    Le contrôle de la rente et la survie du clan en sont les deux principales.
    En ce qui concerne la rente, je recommande aux internautes de lire l’article publié par M. Ahmed Djezaïri, dans le monde de Janvier 2010 sous le titre :" Luttes d’influence autour de la Sonatrach". Et repris par LeMatindz du 21 Janvier 2010 sous le titre de "BOUTELIKA - TOUFIK : Luttes d’influence autour de la Sonatrach".
    S’agissant de la survie du clan, il conviendrait de signaler que, d’homme lige du fameux « cabinet noir », qui l’a imposé au peuple algérien, Bouteflika a, en dix ans, acquis une indépendance et une marge de manœuvre non négligeables par rapport à ses tuteurs et ceci grâce à un jeu de chaises et de coulisses, dont il excelle, et à une baraka, qui lui a rarement fait défaut : éviction de Boumaza du Conseil de la Nation, neutralisation de Nezzar, Benflis, Belkheir et Lamari Mohamed et décés de Lamari Smaïn.
    De fait, Toufik se retrouve aujourd’hui seul face à un clan présidentiel de plus en plus dominateur, méprisant et surtout, qui a envie de perdurer au pouvoir auquel il a pris goût, même après la mort de son chef. C’est trahir un secret de polichinelle que de dire que les amis et alliés fidèles de Toufik, comme ceux de Nezzar ou de Lamari Mohamed d’ailleurs , avaient certainement essayé, en vain, d’attirer leur attention sur le risque énorme qu’ils encouraient en adoubant, en 1999, Bouteflika , connu pour sa susceptibilité à fleur de peau et qui n’allait pas se contenter de faire de la figuration ni d’être « un trois quart de président » même s’il a été lynché par Nezzar, qui l’a traité de « canasson » et par Mohamed Lamari, qui l’a qualifié de « candidat le moins mauvais », avant d’être installé à El Mouradia.
    Les amis et alliés fidèles de Bouteflika lui ont certainement prodigué les mêmes conseils de méfiance et de prudence au sujet des membres du cabinet noir.
    C’est parce que la guerre des clans, à laquelle nous assistons actuellement, est menée pour la survie de chacun de ces deux clans qu’aucun compromis ne serait plus possible entre eux.
    La rupture est consommée et dirigée.
    Comme les grands prédateurs de la faune et de la flore, un clan doit aujourd’hui détruire l’autre.
    Le clan Toufik-Ouyahia aurait l’avantage de la surprise et de ne pas compter dans ses rangs autant de corrompus que le clan adverse, de plus en plus isolé sur les plans national et international pour l’image exécrable qui en est donné dans les médias crédibles.
    En tout état de cause, la confrontation, qui va se radicaliser dans les mois à venir, entre ces deux clans, ne doit pas prendre en otage le peuple algérien, qui vit déjà le calvaire au quotidien car celle qui a opposé Zéroual au cabinet noir, entre 1997 et 1998, a profité aux terroristes qui avaient commis des massacres horribles, dont les populations de certaines villes et villages du pays portent encore les séquelles indélibiles.
    Qui sera le dernier des Mohicans ?
    Amine Benrabah
    http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net
    répondre

    Le 9.02.2010 à 11h49
    L’empire des scandales et des échecs

    l’Algérie a besoin plus que jamais de véritables hommes d’Etat , à sa tête . Elle n’ a pas besoin de soit disant responsables qui ne pensent qu’à leur compte en banque , qu’à leur tribu ,qu’à servir pour mieux se servir.... La débacle qui s’annonce sera une douche froide pour tous.déjà les meilleurs d’entre nous émigrent , fuient le pays , pas pour le travail mais pour le cadre de vie : pas de libertés garanties , pas de vie , pas de volonté politique pour le progrès Rien que la triche qui a de beaux jours. Les parlementaires comme vous qui dénoncent cette situation sont rares mais diable pourquoi ne se regroupent-ils pas ?pourqoui agissent-ils toujours de façon dispersée ? Ont-ils peur ? De quoi ? Est-ce qu’il y a une ligne rouge à ne pas franchir ?en un mot comme en cent , le sacrifice doit être à la hauteur de ce à quoi on aspire.Cela vaut pour tout le monde y compris pour moi-meme.
    répondre

    Le 9.02.2010 à 11h32
    L’empire des scandales et des échecs

    Votre analyse est très bonne. Ce que vous ressentez, une grande partie du peuple algérien le ressent. Le pays part à la dérive. Quand on voit le prix de la tomate fraîche à 140 DA/ le kg, la sardine à 250 DA/ le kg et je passe …. On s’aperçoit très rapidement que quelque chose cloche quelque part. Vous trouverez toujours des spécialistes de la diversion pour vous répondre que c’est la loi de la demande et de l’offre, une manière de camoufler leur incompétence et leur impuissance à réguler et contrôler le marché. La longévité, au sein du gouvernement, des ministres Chakib khelil et temmar est, apparemment, une assurance pour les américains. Quant à la corruption, je partage votre point de vue quand vous dites qu’il peut constituer un problème de sécurité nationale. Quant à nos gouvernants je me pose la question s’ils sont réellement conscients des conséquences de leur gouvernance, notamment sur la paix sociale ? Je reste convaincu que si la corruption est arrivé à un tel stade c’est parce que le champ médiatique est fermé et que l’impunité n’est pas combattue.
    répondre

    Le 9.02.2010 à 11h31
    L’empire des scandales et des échecs

    Votre analyse est très bonne. Ce que vous ressentez, une grande partie du peuple algérien le ressent. Le pays part à la dérive. Quand on voit le prix de la tomate fraîche à 140 DA/ le kg, la sardine à 250 DA/ le kg et je passe …. On s’aperçoit très rapidement que quelque chose cloche quelque part. Vous trouverez toujours des spécialistes de la diversion pour vous répondre que c’est la loi de la demande et de l’offre, une manière de camoufler leur incompétence et leur impuissance à réguler et contrôler le marché. La longévité, au sein du gouvernement, des ministres Chakib khelil et temmar est, apparemment, une assurance pour les américains. Quant à la corruption, je partage votre point de vue quand vous dites qu’il peut constituer un problème de sécurité nationale. Quant à nos gouvernants je me pose la question s’ils sont réellement conscients des conséquences de leur gouvernance, notamment sur la paix sociale ? Je reste convaincu que si la corruption est arrivé à un tel stade c’est parce que le champ médiatique est fermé et que l’impunité n’est pas combattue.
    répondre

    Le 9.02.2010 à 11h00
    L’empire des scandales et des échecs

    JE VOUS REMERCIE POUR CETTE ARTICLE BIEN REDIGE,POUR UNE FOIS ON LIT DANS UNE CHRONIQUE DE TELLE VERITE SUR UN PRESIDENT OU SUR UN MINISTRE,MAIS LE PROBLEME DE L’ALGERIE EST CONNU DEPUIS LA DISPARITION DE FEU BOUMEDIENE. MAIS LA GONGRENE S’EST ETALE AVEC LE TEMPS DURANT LA DECENIE DE CHADLI,LES PIRES MOMENTS SONT VENUS AVEC L’ARRIVE DES ANCIENS OFFICIERS DE DE GAULE A LA TETE DE L’ETAT,QUI ONT EMPOISONE NOTRE SOCIETE.POUR ERADIQUER CETTE GOUVERNANCE NE RESIDE PAS UNIQUEMENT D’UN PRESIDENT MEDIOCRE QUI A DUREE 10 ANS A LA TETE DE L’ETAT NI A UN MINISTRE QUI BENEFICIE D’UNE NATIONALITE AMERICAINE QUI TRAVAILLE A LA SOLDE DE WASHINGTON.IL FAUT VRAIMENT UNE VOLONTE DU PEUPLE POUR FAIRE PRESSION POUR CHASSER CES TRAITRES FRANCO-AMERICAINS
    répondre

    Le 9.02.2010 à 10h50
    L’empire des scandales et des échecs

    cette analyse vise a masquer une impuissance en donnant, par exemple, l’illusion de l’initiative alors qu’il se trouve contraint, ou encore en prenant compte des enchainements d’evenements alors memes qu’il les subisse (...). ce réquisitoire serait totalement fondé si cette volonté est prise au sens d’un positivisme strict, independamment du problème principal qui est celui de son efficacité symbolique.l’etude scientifique précise des processus décisionnels eclaire le plus souvent d’un tout autre jour la part exacte des dirigeants politique dans la determination des mesures prises ou dans la résponsabilité des phenomenes sociaux qui surviennent , cela permet de comprendre pourquoi la préoccupation première des dirigeants et des partis democratiques n’est pas de s’effacer derrière la volonté du nombre, en sollicitant son avis sur le maximum de questions politiques afin d’en suivre aveuglément les conclusions(...).le referentiel d’une politique , c’est donc en premier lieu un ensemble de perceptions, de normes et de valeurs a partir duquel se trouvera construit un probleme a traiter et definis les cadres de l’action envisageable (...). dans son allégories des metaux, platon classe les hommes en groupes d’or, d’argent et de plomb, il y a de l’or dans les competences laissées en friche, il y a de l’or dans leur brillante intelligence,de l’or dans leur chaleur et leur humanité,de l’or dans leur tolerance et leur générosité, de l’or dans leur loyauté et leur abnegation infaillible (...).c’est avec cette richesse que la question du changement doit etre a l’ordre du jour de la vie de la nation. fraternellement lhadi
    répondre

    Le 9.02.2010 à 10h12
    L’empire des scandales et des échecs

    Mille merci a EL WATAN d’avoir edite cette article qui je crois doit faire bouger l’opinion algerienne (au lieu de penser et de ne penser qu’a nos fennecs).Longue vie au journal.Je salue votre courage de dire toujours haut ce que les autres pensent bas.
    répondre

    Le 9.02.2010 à 09h11
    L’empire des scandales et des échecs

    Excellente analyse, mais une derive qui peut être plus que dommageable a l’ensemble de la communauté scientifique et professionnelle algerienne à l’étranger qui désire servir son pays honnêtemment et sans s’asservir à un homme ou à un clan. Lorsque vous dites ".....les hommes du Président, à savoir Chakib Khelil et Temmar, ils ont fait carrière dans la finance internationale et tout le monde croyait au miracle, mais la déception est plus que visible". Ce n’est pas parceque ces deux hommes sont incompétents mais parcequ’ils ont accepté de servir un système et un homme sans mettre la morale et la probité en avant. Ce qui leur arrive, c’est une fois dans le système, ils ne veulent plus qu’y rester non pas en én exercant honnetement leur metier (petrolier ou autre...entre nous les deux ne sont aucunement des financiers internationaux....) amenant leur savoir faire mais leur docilité et une certaine légitimité...en un mot, ils veulent juste perpetuer le système et faire durer le regne de leur patron et bien sûr rester avec lui autant qu’il durera...ils ne sont pas là pour réformer ou amener de la valeur ajouté au pays...je suis sur que ce n’est pas le cas de nombreux experts algeriens expatriés qui approchés par les hommes du système pour les rejoindre et le perpetuer ont su dire NON et rester a l’etranger "gagner honnetement leur pain" comme on dit chez nous... ceux là ils sont méprisés, décriés car ils ne veulent en aucun cas fournir un alibi au pouvoir...et croyez moi une algerie libérée de ses "gouvernants issus de la légitimité révolutionnaire" qui n’ont aucun respect (et peut être aussi aucune vraie connaissance de la notion d’Etat de droit) aura grandement besoin de ses enfants expatriés dans tous les rouages de l’Etat, et oui, même au sein du gouvernement et j’en suis sur les comportements comme ceux des Khelil et Temmar ne seront pas reproduit...car alors on rendra des comptes à un parlement, une cour des compte, des organes forts et autonomes de régulation et de contrôle de la vie économique et non pas à un homme ou un groupe...
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    il deteste le peuple,il n'aime pas l'algerie et il n'est pas algerien qui est t'il .......... bien sur bou_toufik et son kkk

    et il a fait son arme' a oudjda et ne' a oudjda son parcours militant et militaire ds les cabaret oudjda  oudjaaaaaaaaaaaaa mais j'aime oudjda et peuple marocains  ,et je l'aime moi non plus .

  • L’empire des scandales et des échecs

    4.jpgimages (1).jpgboutef.jpg
    images.jpegL’empire des scandales et des échecs

    « Un homme politique doit avoir un minimum de probité intellectuelle, sinon il tombe dans l’ aventurisme. La nature même des pouvoirs multiples exercés par un seul homme aura pour conséquence inévitable le culte de la personnalité. Et celui qui n’applaudira pas ‘‘inconditionnellement’’ le ‘‘Maître’’ sera considéré comme un mauvais citoyen. Quant à notre jeunesse, elle sera condamnée à ne plus penser. Le régime fabriquera des robots, des opportunistes et des courtisans. La démocratie seule est salutaire. Elle ne signifie pas l’anarchie. Elle ne signifie pas un pouvoir faible. Elle signifie le gouvernement du peuple par le peuple. Elle signifie un Etat hiérarchisé. » Ferhat Abbas lettre de démission de la présidence de l’Assemblée nationale constituante en contestation au projet de Constitution imposé par Ahmed Benbella le 12 août 1963



    Le bilan des 10 années n’est pas des plus glorieux : la situation sociale se tend, les scandales se multiplient, les libertés bafouées, la solidarité piétinée, la démocratie achevée et la paix et la sécurité tant miroitées au peuple ne sont pas au rendez-vous, et la gifle nous est donnée par les Américains et les Français qui nous ont mis sur la même liste que l’Afghanistan et la Somalie. L’Algérie se trouve, aujourdl’hui, dans une situation catastrophique, voire insupportable, l’économie en lambeaux, la justice à la solde de l’homme fort du moment, la sécurité se dégrade, le terrorisme reprend de l’ampleur, l’Education nationale est en décomposition. L’illettré est très facile à manipuler, surtout en période de misère et de peur. La création d’une société de l’ignorance, de la misère et de la peur semble cadrer parfaitement dans le sens du pouvoir, 6 millions de pauvres, 4 millions d’illettrés, les prisons pleines, des milliers de citoyens fauchés par le terrorisme et des milliers de harraga, un phénomène ayant marqué la décennie qui vient de s’écouler.

    Malek Bennabi parlait de la colonisabilité d’une société, en la gardant loin du savoir, dans une situation de peur et de terreur continue, de misère endémique. Aujourd’hui, on peut parler de dressage de la société pour accepter le mépris, la corruption et la mauvaise gouvernance, en bref, faire accepter au citoyen l’instauration d’un Etat de non-droit en créant consciemment, ou inconsciemment, un climat favorable au conditionnement de la société, au lieu d’œuvrer pour son adhésion. L’Algérien est sorti de la colonisabilité pour s’engouffrer dans une condition de soumission.

    Un bilan sombre et des perspectives néfastes

    Aujourd’hui, l’Algérie n’est plus citée parmi les pays qui avancent, mais parmi ceux les plus en déphasage avec l’histoire. Moins d’une année après l’élection présidentielle contestée, un classement mondial vient rappeler que la démocratie est encore inexistante en Algérie. Preuve en est, le rapport élaboré par The Economist Intelligence Unit sur l’index de la démocratie dans le monde dans lequel notre pays occupe la 133e place sur un total de 167 pays. Le rapport de The Economist Intelligence Unit a été élaboré sur la base de critères bien spécifiques tels que le pluralisme, le libre vote et le droit des citoyens à ester en justice des responsables du gouvernement ou des membres de la police. Le rapport a divisé les pays en quatre listes : les nations qui vivent en parfaite démocratie sont au nombre de 30 ; ceux qui vivent en démocratie imparfaite, de 50 ; ceux qui vivent en régime hybride de 36 et ceux qui vivent en régime autoritaire sont au nombre de 36.

    Les rédacteurs de ce document ont mis l’Algérie dans la catégorie dédiée aux « régimes autoritaires ». Ce classement de l’Algérie vient, en effet, confirmer les récents rapports élaborés par des organisations internationales. Même le très diplomatique document, rendu public il y a quelques mois, de l’Union européenne a pointé du doigt les incuries en justice, liberté d’expression, lutte contre la corruption et le droit à la création d’associations (partis politiques, ONG, syndicats et associations).

    Politiquement, notre pays est cité au classement des 10 dictateurs encore en activité les mieux élus au monde. Ils sont vieux. Ils sont au pouvoir depuis des dizaines d’années et peuvent tous se targuer d’avoir été plébiscités à la tête de leurs pays respec-tifs :

    - 1er - Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Guinée-Equatoriale : 97,1 %.
    - 2e - Noursoultan Nazarbaïev, Kazakhstan : 91%,
    - 3e - Abdelaziz Bouteflika, Algérie : 90,24% ,
    - 4e - Zine el-Abidine Ben Ali, Tunisie : 89,62%,
    - 5e - Gurbanguly Berdimuhamedow, Turkménistan : 89,23%,
    - 6e - Hosni Moubarak, Egypte : 88,6%,
    - 7e - Islom Karimov, Ouzbékistan : 88,1%,
    - 8e - Omar Hassan El-Béchir, Soudan : 86,5%,
    - 9e - Robert Mugabe, Zimbabwe : 85,5%,
    - 10e - Alexandre Loukachenko, Biélorussie : 82,6%.

    La gouvernance autoritaire a réussi à transformer ces très beaux pays riches en pays misérables, corrompus et fuis par leur jeunesse... Il y a peu de temps, Bouteflika pouvait compter sur la magie de son verbe et de son dynamisme. Il parlait et tout s’arrangeait. Aujourd’hui, l’âge, la maladie, les scandales et l’usure du pouvoir ont anéanti le mystère Bouteflika, il ne parvient plus à retourner une opinion résiduelle auparavant acquise.

    En termes de liberté, on trouve l’Algérie à la 141e place et au 100e rang (sur 179) au classement de l’ONU sur le développement humain (éducation, santé, niveau de vie...). Publié chaque année depuis 1995, l’IPC permet de mettre en évidence la prévalence de la corruption à l’échelle nationale, ainsi que ses conséquences néfastes sur l’économie et le moral du citoyen, l’Algérie chute de 3,2 à 2,8 sur 10 et de la 92e place en 2008 à la 111e en 2009. Tous les analystes du risque corruption et les experts du climat des affaires considèrent qu’un score inférieur à 3 sur 10 signifie un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat !

    Malgré tous ces avertissements, la descente aux enfers continue. Ainsi, et au regard de ce classement et de la note attribuée par l’IPC, il ressort clairement que la corruption en Algérie n’est plus seulement un frein pour le développement économique, mais un danger qui guette la sécurité de l’Etat algérien. Selon Héritage Fondation, le classement publié en collaboration avec le journal financier de référence mondiale, le Wall Street Journal, l’Algérie a été classée 137e sur 157 pays recensés pour l’indice des libertés économiques, la valorisation du savoir et la bonne gouvernance. L’Algérie semble collectionner les mauvais points en matière de performances économiques, politiques et sociales. Après un classement peu reluisant sur les libertés et le développement humain, le climat des affaires est pire encore. Il est à noter que World Economic Forum’s Global Competitiveness Report a établi un rapport basé sur les opinions de cadres de banques et a attribué une note comprise entre 1 et 7 aux banques du monde entier. Le système bancaire algérien se retrouve ainsi à la 134e place, avec une note de 3,9, au-dessous de la Libye (4,0), le Lesotho (4,1), la République de Kirghizie avec(4,1) et le Timor Oriental (4,2).

    Il est reproché aux banques algériennes leur système archaïque et leur service à la clientèle très en retard par rapport aux autres pays. Malgré une bonne réputation de leurs cadres et de leurs compétences techniques, la gestion des comptes et des crédits est remise en cause. En dépit de l’amélioration des indices macroéconomiques et des revenus de l’Algérie, on enregistre toutefois un déséquilibre dans la répartition des richesses. Selon les estimations du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque mondiale, le taux de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté, qui gagnent moins de deux dollars par jour, est estimé à plus de 20% de l’ensemble des habitants, représentant plus de 6,5 millions d’Algériens, laissant à notre ministre de la Solidarité le libre choix de croire à une république platonicienne qui n’existe qu’à travers ses fantasmes de l’inénarrable Mousseilima le menteur.

    Le niveau social d’une grande catégorie d’Algériens n’a pas vraiment changé suite au partage inéquitable de la fortune et des revenus de l’Algérie. Selon les institutions internationales, 2,8% des revenus de l’Algérie sont répartis sur 10% des classes les plus démunies de l’Algérie, alors que 20% des catégories les plus riches bénéficient de 42,6% de la fortune et des revenus. La Banque mondiale classe notre pays à la 125e place sur un ensemble de 178 pays étudiés sur le plan du climat des affaires. Il faut dire que la convergence de ces dernières cotations n’est nullement le fait du hasard ; une infernale relation dialectique se situe entre les deux phénomènes : climat des affaires lourd et malsain, empêtré dans une légendaire bureaucratie, d’une part, et corruption à grande échelle ayant gangrené le corps de la société et miné les principaux rouages de l’administration, d’autre part.

    Ces classements et statistiques viennent conforter les cris d’alarme lancés par l’ensemble de la classe politique depuis plus de 10 années de pouvoir sans partage et de régression démocratique vertigineuse. La perte d’espoir et de repères d’une jeunesse qui ne croit plus aux promesses démesurées, s’est exprimée par l’émeute, puis par le terrorisme pour finir dans le suicide collectif à travers le phénomène des harraga. C’est triste de voir tous les cadavres de ces jeunes Algériens échoués sur les côtes européennes comme de vulgaires épaves. Mais ce qui est ridicule et par-là même absurde, c’est que le pouvoir en place n’a rien trouvé de mieux, pour venir en aide à ces jeunes harraga une fois arrêtés, que l’emprisonnement pour le délit de tenter de fuir le pays.

    A croire que notre pays devient invivable. Avec plus de cent milliards de dollars de réserves de change, le pays peine à décoller malgré les trois plans de relance. L’économie nationale demeure prisonnière de son caractère rentier qui ne profite jamais à la majorité des citoyens mais bel et bien aux courtisans les plus dévoués de ce pouvoir. Tous les programmes de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1999, bien que dotés de moyens astronomiques, n’ont pas daigné donner les résultats escomptés, mais on continue à faire croire au Président que le chômage est à 10%, le terrorisme est éradiqué, la crise du logement est derrière nous, les réformes engagées sont parfaites, l’autosuffisance alimentaire est garantie, notre diplomatie est exemplaire, bref tout va bien comme le montre tous les jours notre unique télévision qui demeure fidèle au modèle soviétique.

    Qui va juger tous ces responsables qui ont échoué et qui continuent à se convaincre qu’ils ont réussi ? Le peuple ? ... Mais par quel moyen ? Puisqu’on interdit le débat, on falsifie les résultats des élections et on ferme le champ politique et médiatique pour toute autre opinion, allant jusqu’à accuser toute opposition de trahison et d’être à la solde de forces étrangères. Le sous-développement n’est pas une fatalité mais, bel et bien une démonstration de mauvaise gouvernance, liée aux manques de liberté, de démocratie et de justice.

    Les racines de la corruption et du mal algérien

    Il est un fait que l’Algérie est devenue de plus en plus ingouvernable, que les affaires du pays sont gérées avec une mentalité tribale et que les ministres deviennent ainsi une affaire de famille. L’indiscipline et le non-respect des lois et des politiques, le refus des critiques, le mépris de l’opposition qui semble se perpétuer, les scandales répétés et les polémiques persistantes, ne peuvent faire avancer un gouvernement en panne perpétuelle, à cause de la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, une pratique du pouvoir qui ne peut que freiner le développement du pays. Pour relancer l’économie et diversifier nos ressources énergétiques, le Président a fait son choix en imposant deux ministres à tous les gouvernements qui se sont succédé, et qu’on appelle communément les hommes du Président, à savoir Chakib Khelil et Temmar, ils ont fait carrière dans la finance internationale et tout le monde croyait au miracle, mais la déception est plus que visible.

    Pour Chakib Khelil, ministre de l’Energie, tout le monde garde en mémoire sa conquête désespérée et son acharnement à réviser la loi sur les hydrocarbures sous couvert de plus d’efficacité et de libéralisation pour plaire aux Américains et sa volonté malsaine en définitive de privatiser Sonatrach. L’histoire de Sonatrach est intimement liée à celle de notre pays, elle est considérée par les experts comme les bijoux de famille qu’on ne peut vendre qu’en cas de crise alors que le prix du pétrole en 2005, l’année de la révision de cette loi, a atteint des prix astronomiques, heureusement que la maladie du Président et les résistances de patriotes au sein du pouvoir et en dehors ont coupé l’élan de cette opération antipatriotique. Hocine Malti disait à ce propos : « Mais celui qui suggère, qui propose toutes les décisions, c’est bien Chakib Khelil qui n’est qu’un pion dans le dispositif des Etats-Unis. Il faut dire les choses telles qu’elles sont : de mon point de vue, ce ministre est un agent des Américains placé au cœur du pouvoir algérien. C’est comme s’il avait été envoyé en mission, en Algérie, pour faire un travail et le conduire à son terme. »

    Ceci n’a pas manqué de permettre aux Américains sous Dick Cheney de devenir les plus grands bénéficiaires pendant les 10 ans de gestion du pétrole algérien, au détriment de nos relations avec l’Europe et du bon sens de la diversification de nos clients. Chakib Khelil importe dans ses bagages sa fameuse clause d’« urgence » et la généralise avec beaucoup de succès dans tous les appels d’offres, et pour mettre en œuvre cette clause qui ressemble à une procédure de corruption légale, notre ministre libéral a occupé pendant plusieurs mois le poste de ministre de l’Energie et celui de directeur général de Sonatrach. Aucun ministre depuis l’indépendance n’a exercé ce cumul malgré la rareté des cadres des années soixante-dix. Après mûre réflexion, Khelil avait choisi lui-même son PDG, contesté aujourd’hui et mis sous contrôle judiciaire, alors que ses deux enfants et plusieurs cadres de Sonatrach sont sous mandat de dépôt dans le cadre d’un autre scandale qui éclabousse encore un département ministériel, sans aucune réaction du président de la République, ni de l’institution parlementaire reléguée au rang d’une administration et de chambre d’enregistrement et de faire valoir de sales besognes.

    La décennie a vu le lancement de travaux d’infrastructures, opportunément pharaoniques, en particulier pour Sonatrach, Sonelgaz, les télécoms et le BTP, la clause d’urgence devient une pratique quotidienne, constituant ainsi la colonne vertébrale d’une corruption à grande échelle et l’ossature du pillage du pays pendant plus de 10 années. Quand on interroge le ministre Chakib Khelil sur l’abus extrême constaté dans l’utilisation de cette clause, appliquée en permanence, il ne trouve rien à dire d’autre que « le ministère de la Défense l’utilise tous les jours ! » (A suivre)

    H. B. : Ancien parlementaire


  • L’inefficience des lois

     

    images.jpegL’inefficience des lois


    A l’ouverture de l’année judiciaire 2009-2010, fin octobre 2009, le président Bouteflika fait le serment – un autre – de combattre la corruption « sous toutes ses formes et ses manifestations ». Pour donner de l’action à son discours creux, il annonce la création d’une commission nationale ad hoc « pour renforcer » les mécanismes législatifs et réglementaires déjà existants. Une autre instance qui s’ajouterait aux divers organismes et institutions de veille et de contrôle de l’action et des finances publiques. Mais a-t-on déjà fait le bilan de ces mécanismes et instances de lutte contre ce fléau qui ronge l’économie nationale ? A-t-on fait ne serait-ce qu’une fois, une évaluation de la politique anticorruption ? Si on ne l’a pas fait, comment peut-on juger nécessaire de renforcer les instruments déjà en place par la création d’une « commission ad hoc » ? Est-ce suffisant de promulguer des lois et d’instituer des commissions pour dire qu’on lutte contre la corruption ? La réponse est non. D’ailleurs, depuis son arrivée au pouvoir en 1999, le président Bouteflika a promulgué plusieurs textes législatifs visant à juguler le fléau de la corruption, dont la fameuse loi sur la corruption adoptée en 2006. Une loi qui reste inappliquée. Il y a aussi la loi sur le règlement budgétaire qui, à chaque fin d’année, arrête le montant définitif des dépenses et des recettes de l’Etat, ratifie les opérations réglementaires ayant affecté l’exécution du budget, fixe le résultat budgétaire, décrit les opérations de trésorerie.

    Elle peut comprendre des dispositions sur l’information et le contrôle des finances publiques, la comptabilité et la responsabilité des agents. Cet « instrument » qui doit accompagner la loi de finances existe dans les textes de loi, mais n’a jamais été traduit sur le terrain. Les institutions chargées de lutter contre toute forme de corruption et détournement des deniers publics sont aussi multiples que dans les pays développés. Il y a, entre autres, la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances (IGF) et le Parlement avec ses deux chambres. Si on prend le cas de l’Assemblée populaire nationale, il est dans ses prérogatives d’installer une commission d’enquête parlementaire sur tout événement émaillant la vie publique. Ainsi, en termes d’institutions et de textes de loi, l’Algérie est bien outillée pour faire face à la corruption. Les textes de lois sont là, mais demeurent inefficients. C’est dire que le génie du législateur ne peut rien face à l’inertie du reste... Les lois ne peuvent avoir l’effet escompté sans une justice forte par sa transparence et son indépendance du pouvoir et des lobbies. Une justice qui doit être le fer de lance même de la lutte contre la corruption.


    Par M. A. O.

  • Djilali Hadjadj. Porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption


    « Le pouvoir confirme son absence de volonté à lutter contre la corruption »

    Djilali Hadjadj. Porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption

    « Le pouvoir confirme son absence de volonté à lutter contre la corruption »

    Djilali Hadjadj s’interroge sur l’utilité de la commission contre la corruption annoncée par le président Bouteflika. Il affirme que les partis, les services publics, les services de sécurité, la justice, les entreprises et les banques comptent parmi les instances les plus corrompues en Algérie.


    - Le président de la République vient d’annoncer la création d’une commission ad hoc pour combattre la corruption, qui a pris de l’ampleur ces dernières années avec les différents scandales financiers qui ont éclaté. Selon vous, est-ce le moyen adéquat pour freiner ce fléau ?

    Pourquoi une commission ad hoc qui, par définition, est destinée à répondre à un besoin ponctuel ? Or, la lutte contre la corruption n’est pas une affaire ponctuelle : c’est une action de longue haleine. Et puis les propos du chef de l’Etat sont trop vagues et imprécis : il ne dit rien sur cette future commission nationale ad hoc. Quand sera-t-elle installée ? Quel sera son mandat ? Et qui définira ce mandat ? Quelles seront ses missions ? Sa composante ? Ce discours présidentiel a été très mal préparé par le ministre de la Justice. Le Premier ministre Ouyahia, en marge de l’ouverture de l’année judiciaire, a essayé de rectifier le tir en déclarant que la lutte contre la corruption nécessite une législation adaptée et des moyens matériels supplémentaires. Est-ce à dire que cette énième commission sera chargée de revoir la loi du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption ? Cette loi est très pauvre : processus de déclaration de patrimoine vidée de sa substance et non appliquée, pas de protection des dénonciateurs de la corruption, pas de droit à l’accès à l’information, exclusion de la société civile, pas d’indépendance pour l’agence gouvernementale de lutte contre la corruption qui, même muselée par les pouvoirs publics au plan législatif et réglementaire, n’a toujours pas vu le jour, plus de trois années après sa création. Alors que justement, une de ses missions est d’évaluer périodiquement les instruments juridiques et les mesures administratives en la matière, afin de déterminer leur efficacité dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption.

    - Une commission similaire, qui avait les mêmes objectifs, avait été installée du temps du président Liamine Zeroual…

    Pour rappel, en mars 1996, reprenant une promesse du programme électoral du chef de l’Etat de l’époque, Lamine Zeroual, le gouvernement annonça l’installation d’un organisme chargé de la prévention de la corruption. Cette initiative était déjà révélatrice à la fois de l’ampleur de la corruption en Algérie et de l’échec - voire de l’inertie - de la justice notamment, dans la lutte contre la corruption. En juillet 1996, l’Observatoire national de surveillance et de prévention de la corruption (Onspc) fut créé par décret présidentiel. Son rapport annuel ne fut jamais rendu public : le décret de création de l’observatoire ne le prévoyait pas. Placé sous la tutelle directe du chef du gouvernement, cet organisme, un de plus (un de trop) devait rester confiné dans l’ombre douillette du pouvoir et ne fera plus du tout parler de lui, jusqu’à sa dissolution le 12 mai 2000 par l’actuel président de la République, au même titre que d’autres institutions consultatives, sous prétexte que ces excroissances de l’Etat, outre leur inutilité et la dilution des responsabilités qu’elles entraînent, se traduisent par des ponctions injustifiées sur les ressources publiques, ainsi que le déclara officiellement le chef de l’Etat. Le pouvoir multiplie les diversions et les effets d’annonce, confirmant son absence de volonté politique à lutter contre la corruption : il dissout en 2000 l’Onspc créé en 1996, il créé en 2006 un Organe national de prévention et de lutte contre la corruption, sans l’installer à ce jour, et il annonce, le 28 octobre 2009, la création d’une Commission nationale ad hoc !

    - L’IGF et la Cour des comptes sont-elles suffisantes, aujourd’hui, comme instruments pour combattre la corruption, d’autant plus que leur indépendance est souvent remise en cause ?

    Lui rappelant de très mauvais souvenirs, Bouteflika ne veut plus entendre parler de la Cour des comptes ! Créée en mars 1980 pour régler surtout des comptes au sein du pouvoir, la Cour des comptes a eu pour premier client, un certain....Abdelaziz Bouteflika : le dossier à charge n’a pas été difficile à remplir, tellement l’impunité était la règle pour tous ceux qui ont eu à occuper, de très longues années durant, des fonctions ministérielles importantes. Arrivé au pouvoir en 1999, Bouteflika a tout fait pour ignorer la Cour des comptes, refusant, par exemple, de publier le rapport annuel de cette institution au Journal officiel, alors que c’est une obligation législative : son prédécesseur a eu au moins le mérite de le faire à deux reprises. N’eût été la consécration constitutionnelle de cet organe de contrôle, on peut penser que Bouteflika aurait dissout la Cour des comptes. Il a essayé depuis, suite aux recommandations de la commission qui a planché sur la réforme des institutions de l’Etat, de substituer à la Cour des comptes une Inspection générale de l’Etat placée directement sous la tutelle de la présidence de la République. Mais visiblement, ce projet n’était pas pour plaire aux autres décideurs du pouvoir. En attendant, la Cour des comptes agonise, dirigée par le même commis du pouvoir depuis plus de douze ans ! C’est la même chose pour l’Inspection générale des finances (IGF), la grande muette nouvelle version, alors que les affaires de corruption se multiplient dans les institutions et administrations publiques dont elle a réglementairement en charge le contrôle. Un contrôle qui vient d’être élargi aux Entreprises publiques économiques (EPE). Cet énorme déficit des organismes de contrôle est aggravé par une absence totale d’échanges d’informations et de coordination entre eux !

    - Des procès sont intentés ces derniers mois contre, notamment, des responsables au niveau de certains ministères comme les Travaux publics ou encore la Pèche. Sommes-nous en train d’assister à une décantation au niveau du système judiciaire ?

    Il est illusoire d’espérer d’une justice, elle-même gangrenée par la corruption, qu’elle puisse sévir avec efficacité contre ce phénomène. Le dispositif légal pour combattre la corruption ne peut pas être considéré uniquement sous l’angle pénal mais doit inclure toutes les thématiques suivantes : l’accès à l’information, les conflits d’intérêts, les marchés publics, la liberté d’expression, la protection de ceux qui dénoncent la corruption et de ceux qui portent plainte, les élections démocratiques, la lutte contre l’enrichissement illicite, le contrôle de la légalité des décisions et des actes de l’administration par le juge, la séparation des pouvoirs, notamment l’indépendance des juges, etc. Certaines réformes de la justice sont certainement nécessaires pour tenir compte des difficultés spécifiques de poursuite des actes de corruption, mais elles ne sauront suffire. En effet, hormis la qualité intrinsèque des textes, leur application effective et équitable par des juridictions indépendantes composées de magistrats compétents et intègres, constitue l’indicateur le plus significatif de l’efficience des réformes dans le domaine juridique. Le prérequis fondamental est lié à la qualité du système judiciaire tant il est évident que, quelle que soit la qualité des réformes de la législation, celle-ci ne serait d’aucune utilité si la justice chargée de son application n’est pas indépendante de toutes les forces de pression ou si un nombre significatif de magistrats sont incompétents, craintifs, irresponsables ou corrompus. Aussi est-il indispensable de procéder préalablement aux réformes, à une évaluation objective et rigoureuse du système judiciaire afin d’être en mesure d’apporter les correctifs appropriés et, partant, créer un contexte favorable de réformes.

    - En tant que responsable de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, quels sont, selon vous, les secteurs les plus corrompus ?

    Nos enquêtes, divers sondages, de multiples entretiens et de nombreux courriers que l’on reçoit montrent que les secteurs les plus corrompus sont les suivants : les partis politiques, les services publics, tous les services de sécurité sans exception, la justice, les douanes, les entreprises et les banques publiques, le secteur privé, le Parlement, les services fonciers, les services d’enregistrement et de délivrance de permis, les services éducatifs, les services de santé, le fisc, etc. L’expérience de la petite corruption progresse dans toutes les régions d’Algérie, la police (et les services de sécurité de manière générale) étant le bénéficiaire le plus probable des pots-de-vin. Les résultats montrent, aussi, que les personnes interrogées issues de foyers à faibles revenus ont plus de chances de payer des pots-de-vin que celles de foyers à hauts revenus lorsqu’elles ont affaire à la police, au système judiciaire, aux services fonciers et aux services éducatifs. Le grand public ne passe pas habituellement par les voies officielles pour porter plainte en matière de corruption : 90 % des personnes ayant déclaré avoir versé des pots-de-vin n’ont pas déposé plainte officiellement. Environ la moitié des victimes de la corruption interrogée ne considérait pas les mécanismes de plainte existants comme efficaces. Quant à la grande corruption, elle émane essentiellement de la criminalisation de la gestion des marchés publics à tous les niveaux, phénomène encouragé par une très mauvaise réglementation et une culture des pratiques du gré à gré à tous les niveaux. Pratiquement, tous les grands projets inscrits dans l’énorme commande publique de ces 10 dernières années sont éclaboussés par des pratiques opaques.

    - Comment s’annonce la 3e conférence des Etats-parties de la Convention des Nations Unies contre la corruption qui doit avoir lieu à partir de lundi au Qatar ?

    Sous de très mauvais hospices pour notre association, puisque le gouvernement algérien vient d’obtenir des Nations unies que nous soyons interdits d’y participer ! Après avoir été accréditée le 5 octobre dernier par l’Office contre le crime et la drogue qui pilote le secrétariat de cette conférence, notre association vient d’être "désaccréditée" à la demande du gouvernement algérien ! Gouvernement qui n’a pas respecté les délais réglementaires pour se prononcer sur notre participation ! Ce qui est, à proprement parlé, scandaleux et unique dans les annales onusiennes, d’autant plus que notre association fait partie des ONG accréditées auprès des Nations unies à Vienne, avec un statut d’observateur, ce qui nous avait d’ailleurs permis d’être représentés à la 2e conférence des Etats-parties en janvier 2008 en Indonésie. Après nous avoir tolérés, le pouvoir est en train de nous interdire de fait, confirmant son implication dans les agressions, intimidations, harcèlements et les multiples pressions que notre association subit depuis plusieurs années. Mais plus grave encore, le gouvernement algérien, aux côtés notamment de ses homologues égyptiens et pakistanais, va faire échouer la réunion de Doha, en rejetant tout mécanisme international de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies, en bloquant la participation de la société civile dans ce processus et en refusant de rendre public son rapport d’évaluation !

    Bio express
    Né dans les Aurès, le 15 février 1952, Djilali Hadjadj est diplômé en médecine (facultés de médecine d’Alger et de Marseille), métier qu’il a exercé comme spécialiste jusqu’en 1993 dans un CHU d’Alger. Il a en outre travaillé au sein de la Sécurité sociale pendant plusieurs années. Il est auteur d’un ouvrage intitulé Corruption et démocratie en Algérie. Djilali Hadjadj est journaliste depuis 1991 et anime une rubrique sur la corruption au Soir d’Algérie. Il fait partie des membres fondateurs, en 1999, de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, dont il est le porte-parole.


    Par Nassima Oulebsir

  • Silence complice

     

    Silence complice

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    Lorsqu’on brade les richesses du pays, lorsqu’on idolâtre le conteneur, lorsqu’on se frotte les mains pour le gré à gré et qu’on assaisonne le tout de pots-de-vin, chez nous, on dit qu’on gouverne. Le plan de relance économique avec son hypothétique million de logements et « le chantier du siècle » d’un coût de 18 milliards de dollars reliant Annaba à Tlemcen sur 1216 km est déjà mis en route. Pourrait-on honnêtement espérer son succès avec les mentalités dominantes ? Pourrait-on espérer que les hommes qu’on connaît puissent le mener à bon port ? Pas vraiment, pour ne pas dire « pas du tout » !

    Les hommes aux commandes du pays ont pour la plupart montré leurs limites. Ils en conservent des réflexes qui n’ont plus cours dans l’Algérie d’aujourd’hui. Leur passage du rôle de gestionnaire d’une économie planifiée, à la mode d’autrefois, à celui d’une économie libérale, à la limite de l’informel, en vogue aujourd’hui ; leur saut du stade d’éradicateurs, hier juteux, à celui de réconciliateurs fait peine à voir, même s’ils font semblant de ne pas en saisir le ridicule. Et comme d’habitude, ils récoltent l’effet contraire à celui escompté.

    Quand ils tentent de faire du social, ils provoquent l’émeute. Quand ils disent vouloir l’apaisement, ils provoquent l’ouragan. Et même lorsqu’ils œuvrent à diviser, ils aboutissent, contre leur volonté, au rapprochement, comme l’illustre le cas édifiant des onze jeunes héros de Khartoum qui, à travers leur absence de tricherie, leur don de soi et des qualités acquises à la sueur de leur front, sans tchipa, loin du roi piston, ont réconcilié les Algériennes et les Algériens avec des valeurs menacées de disparition. Des valeurs ancestrales que les gouvernants, à coups de milliards dépensés en propagande pour booster le « nationalisme », n’ont pu réinstaurer faute de pouvoir offrir l’exemple. Et pour cause ! Les rapports internationaux et les scandales financiers rapportés courageusement par la presse nationale sur la corruption dans notre pays, qui ne font que collationner les échos internes, ne peuvent qu’entretenir les inquiétudes.

    Certes, aucun pays n’est entièrement exempt de corruption. Mais lorsque la corruption devient un sport national, pratiqué à tous les niveaux de décision, elle freine la croissance économique, entraîne la dégénérescence générale du tissu social, aggrave les disparités économiques et, inexorablement, favorise la criminalité organisée. Pour preuve, à partir d’un certain seuil politique, aucun cadre supérieur, aucun ministre ne répond de ses défaillances, voire de ses indélicatesses. Rendre des comptes est une injure. Il y a un seuil social qu’on évite ou qu’on redoute de franchir.

    Une zone feutrée où on ne parle pas le langage du commun des mortels. Un espace où le verbe voler est tenu en horreur. On lui préfère le terme se servir. Se servir ne choque pas l’oreille et n’est pas un délit. Un espace où l’on vénère la tchipa, ce terme voulu sympathique pour désigner la désastreuse corruption. Une gangrène qu’on a fini, dans certains cas, par refiler aux « dignes héritiers », au point que cet abject racket a pu se confectionner des textes protecteurs dans l’impunité ambiante.

    Car, même si les instructions juridiques en cours supposent que quelque chose « a changé », que la pêche ne semble plus se limiter aux lampistes et que les requins y sont désormais intégrés, les inquiétudes ne pourront s’estomper qu’une fois que la justice ira jusqu’au bout, qu’elle fournira la preuve éclatante qu’elle est réellement indépendante et qu’on bannira du jargon officiel la piteuse formule « responsable mais pas coupable ». Aujourd’hui, qu’il s’agisse de salve moralisatrice pour lutter contre la corruption généralisée ou d’un énième tir de sommation dans les traditionnelles luttes d’influence, dans les cercles restreints de ceux « d’en haut », il n’y a plus d’aveugles, de sourds ou de muets, mais des complices.


    Par Hanafi Si Larbi

  • « La levée de l’état d’urgence est une option patriotique »

     

    Les députés Tarik Mira et Ali Brahimi relèvent ses graves conséquences sur le pays


    Les députés Ali Brahimi et Tarik Mira plaident pour la levée de l’état d’urgence, instauré en Algérie depuis 18 ans. « La levée de l’état d’urgence est une exigence éthique, une nécessité politique et une option patriotique », affirment-ils dans une déclaration rendue publique hier.


    Les ex-élus du RCD relèvent, dans ce sens, l’illégalité et le caractère désuet de cette situation imposée depuis le 9 février 1992. « Cette situation dure depuis 18 ans alors que différentes lois amnistiantes ont été décrétées et votées. De résiduel, le terrorisme est déclaré vaincu grâce à ces instruments juridiques et politiques. Dès lors, l’on s’interroge sur la perpétuation d’une option aussi désuète et illégale (…). Une fois de plus, l’Algérie vit dans l’anticonstitutionnalité qui a entaché l’ensemble des processus de légitimation mis en place depuis l’indépendance », déplorent-ils.

    Les conséquences du maintien de cet état sont, expliquent-ils, visibles à travers la dégradation de l’image de l’Algérie sur le plan international. Une image ternie davantage suite à l’inclusion de l’Algérie sur « la liste noire du transport aérien mondial ». En faisant une rétrospective des résultats désastreux de l’état d’urgence, le binôme rappelle que « le progrès et le développement harmonieux ne peuvent se passer de la démocratie ».


    Par M. M.

  • La déclaration du patrimoine est ignorée à tous les niveaux

     

    Plusieurs lois sont consacrées au sujet


    Par Ali Boukhlef

    «D’où provient ton patrimoine ?» La question, un tantinet indiscrète, est destinée, dans la majeure partie des pays démocratiques, aux responsables chargés de gérer les affaires publiques. Pour «imiter» ces démocraties, où un juge –fort de l’indépendance que lui procure la loi- peut convoquer un chef de l’Etat, l’Algérie a mis en place, en 1997, un arsenal juridique pour pousser les responsables de l’Etat et les élus à effectuer la déclaration de leur patrimoine avant et après l’accès à une responsabilité. «Les personnes exerçant un mandat électoral national ou local sont tenus de souscrire une déclaration de patrimoine dans le mois qui suit leur investiture», indique, en effet, l’article 4 de l’ordonnance 99-04 de janvier 1997 relative à la déclaration du patrimoine. La même
    disposition est reprise dans la loi 06-01 de février 2006 relative à la prévention et la lutte contre la corruption. «Il est fait obligation de déclaration de patrimoine aux agents publics en vue de garantir la transparence de la vie politique et administrative ainsi que la protection du patrimoine public et la préservation de la dignité des personnes chargées d’une mission d’intérêt public. L’agent public souscrit la déclaration de patrimoine dans le mois qui suit sa date d’installation ou celle de l’exercice de son mandat électif. En cas de modification substantielle de son patrimoine, l’agent public procède immédiatement, et dans les mêmes formes, au renouvellement de la déclaration initiale. La déclaration de patrimoine est également établie en fin de mandat ou de cessation d’activité», indique cette loi dans son article 04. A cela, il faut ajouter l’obligation faite, dans le code électoral, à chaque candidat aux mandats nationaux et locaux, de faire la déclaration de leur patrimoine.Sauf que, 13 ans après l’apparition de cette loi, rares ou très rares sont les responsables qui souscrivent à cette obligation. La loi indique également que, pour les hauts responsables, c’est au niveau de la Cour suprême que la déclaration est faite. Sauf qu’en dehors des élections présidentielles, où les candidats font leurs déclarations –quoique le contenu soit largement discutable- seul le Premier ministre Ahmed Ouyahia a rendu public, en 2006, un état de son patrimoine, quoique, là aussi, le document ait fait polémique. Cela –en plus de la déclaration du ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hachemi Djiar- avait d’ailleurs inspiré un membre du gouvernement qui avait ironisé : «Le peuple sera heureux d’apprendre que nos ministres sont pauvres.» Mais, depuis, aucun autre responsable ne l’a fait. En effet, ni Abdelaziz Belkhadem, à deux reprises (entrée et sortie du gouvernement) ni Ouyahia, ni les autres membres de l’Exécutif n’ont fait leur déclaration. Inutile, bien sûr, de rappeler que la question n’existe même pas dans les agendas des deux chambres du Parlement, dont les membres sont également tenus de déclarer leurs biens. Il en est ainsi aussi des juges et des autres hauts cadres de la nation. A quoi sert cette loi alors ? Apparemment, la non-application des lois est devenue une règle.

  • Déclaration de patrimoine du candidat Abdelaziz Bouteflika

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    Poste par faycal fév 23rd, 2009 categorie Algérie, Présidence. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Imprimer

    Je soussingé, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l’élection à la Présidence de la République, prévue le 9 avril 2009.

    En application de l’article 157 de l’ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime électoral.

    Déclare être propriétaire des biens ci-après :

    I- BIENS IMMOBILIERS :
    1. Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.
    2. Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.
    3. Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.

    II – BIENS MOBILIERS
    - Deux (02) véhicules particuliers.

    Déclare qu’il n’est propriétaire d’aucun autre bien à l’intérieur du pays ou à l’étranger.
    Signé : Abdelaziz Bouteflika

    Source: Le Matin

  • Ça sent le roussi dans la barbe du barbu ! Hamas dans la tourmente

     

    Ça sent le roussi dans la barbe du barbu ! Hamas dans la tourmente.

    vendredi 22 janvier 2010
    par algerep


    Oui, ça sent vraiment le roussi dans la barbe du barbu bcbg (bon chic bon genre) patron du Hamas local, ancien ministre et troisième moignon du trépied de l’alliance présidentielle.

    Son parti vient de laisser des plumes à la faveur des récentes élections pour le renouvellement du Sénat, menées loin des préoccupations du peuple.

    Il est de plus contesté par Menasria, le second du parti qui l’accuse de privatiser le MSP, « il fait tout pour plaire au pouvoir et défend ses intérêts personnels » précise-t-il ( El Watan du 23 octobre)

    Ensuite, certains posent des questions bien ennuyeuses du genre : on soupçonne « des accointances d’ordre politiciennes » entre MSP et AKP (parti islamiste au gouvernement en Turquie) à la suite de l’affaire du thonier turc arraisonné en juin à Annaba. (Liberté du 24 août) : « le département de la pêche est en effet géré par un ministre islamiste, Smail Mimoune en l’occurrence. Et comme tous les secteurs gérés par l’ex-Hamas, tous les cadres du cabinet jusqu’à la base sont des militants du parti de Aboudjerra Soltani ». On notera aussi que « plus de 20 milliards de dinars ont été engloutis » dans la gestion de la pêche au thon rouge. ( El Watan du 29 décembre 2009). Les intérêts de l’Algérie sont bradés sans état d’âme !

    Puis cette étrange démarche qu’aurait entrepris le pauvre patron de Hamas auprès du directeur de l’office national du hadj et de la omra, pour exiger une prise en charge totale pour lui et sa famille afin de se rendre aux lieux saints de l’islam. Notre saint homme était courroucé et menaçant après le refus du directeur Berbara. (Selon le périscope du Soir d’Algérie.)

    On n’oubliera pas de signaler que le dernier ouvrage du chef de la tariqa alawiya, Khaled Bentounès, « soufisme, l’héritage commun », a suscité la réaction hostile des milieux islamistes. « Si l’auteur ne retire pas les miniatures et ne corrige pas ses propos sur le hidjab, l’ouvrage doit être retiré du marché » estime le chef de Hamas : censure ! (El Watan du 20 août)

    Enfin, pour le moment, on notera cette étrange affaire relatée par El Watan du 21 octobre 2008. Soltani a fui la Suisse, avec femme et bagages, le 16 du mois pour éviter d’être auditionné par la justice. Selon une ONG suisse TRIAL un certain Nouar Abdelmalek, fonctionnaire au ministère de la Défense avait publié en 1998 un rapport impliquant Soltani dans une affaire de recrutement d’un jeune islamiste algérien envoyé en Afghanistan. En 2005 ce monsieur est arrêté, l’ONG affirme qu’il a été dirigé au centre de Chateauneuf : « ce jour-là M. Soltani, alors ministre d’Etat, s’est rendu dans la salle où se trouvait Abdelmalek afin de diriger la séance de torture durant environ deux heures…. ».

    Il s’agit d’accusations d’une extrême gravité. Le patron de Hamas a démenti avec retard comme son parti d’ailleurs. Jusqu’ici les autorités n’ont pas réagi, ni confirmation, ni démenti. Quand la justice algérienne va-t-elle enfin se saisir du dossier ?

    Âich et- chouf !

    Djamel Mouhab imagesabou.jpeg

  • RUMEURES SURS LA SUCCESION DU ROYAUME

    Le pouvoir en héritage…

    Poste par faycal juin 6th, 2009 categorie Algérie, Editorial, Politique. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Imprimer

    said (Photo, Saïd Bouteflika)

    S’il y a une chose sur laquelle s’entendent comme larrons en foire nos dirigeants arabes, c’est bien leur stratégie commune mise en œuvre pour berner leurs peuples respectifs afin de se maintenir au pouvoir. Mais comme ils ne peuvent pas prétendre à la vie éternelle -ils s’en désolent certainement- ils s’arrangent néanmoins à transformer le droit à l’exercice du pouvoir en héritage familial.

    Un petit tour d’horizons de nos républiques bananiers, permet d’entrevoir l’avenir que nous préparent nos chers ( chers en argent), dirigeants. L’inamovible Hosni Moubarak prépare au vu et au su de tout le monde son fils Gamal Moubarak à sa succession à la tête de l’Égypte; l’inénarrable Kadhafi fait de même avec son rejeton Seif El Islam Kadhafi en Lybie; en Tunisie Benali mourra certainement sur le trône, à l’instar vraisemblablement de Boutefilka qui vient de s’offrir un troisième mandat à 73 ans.

    Ce dernier, à défaut de progéniture, se console en mettant sur orbite son frère Saïd Boutefilka qui vient d’annoncer la création d’un nouveau parti politique, qui aurait pour nom «  Génération libre ». Rien que ça !

    Le frère du président multiplie les alliances à l’intérieur comme à l’extérieur du pays dans le but de s’assurer de l’appui des cercles d’influences en préparation pour le jour J (les législatives de 2012 et sans doute les présidentielles de 2014). Ce jour où il va devoir faire avaler la pilule à plus de 35 millions d’algériens. Mais, Comme son frère, Saïd Bouteflika ne sera que le représentant du pouvoir réel. Il n’en a cure à vrai dire puisque, après tout, les véritables enjeux et intérêts se trouvent ailleurs: neutraliser avant tout la grogne populaire.

    Pour se faire, toute cette « belle » relève qui va remplacer les pouvoirs vieillis et dépassés en place, se targue, comble de l’audace, d’être porteuse d’espoir, de nouvelles aspirations et de modernité pour une nouvelle ère de gouvernance.

    Que nenni ! En réalité, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une perpétuation du déni de la démocratie. Cela bien entendu sous le regard bienveillant de l’Europe et des État-Unis. Vive la République, la République est morte…et enterrée !

    Fayçal Anseur

    Categories: Algérie, Editorial, Politique
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    13 Reponses “Le pouvoir en héritage…”

    1. kamel dit :

      Si lui peut devenir président cette personne qui a mit l’économie algérienne en danger très grave et de plus condamné par surci, si boutef et un frere avec vente de marché, qui veut etre président je pense qu’on cherche vraiment les probleme style une guerre civil.

    2. hasheikoum dit :

      qui dirige l’algérie les boutefs ou le patron des chikours qu’il y a derrière lui ?!
      si la situation dans le monde et critique sur le plan économique
      l’algérie risque d’en pâtir indirectement tant sur le plan économique que politique surtout avec comme perspective boutef 1er ou son frére « CALIMERO » pour redressez le pays parce qu’il nous disent pas que sont devenue les fond de réserve algérien investie aux états unies ! la seule solution c’est le pouvoir au peuple …..!
      et aux chiottes les profiteurs !

    3. arezki dit :

      Pauvre algerie,tu ne mérite surement ce qui t’arrive en ce moment j’allais dire depuis ton indépendance ,ces moins que rien qui ne sont la que pour te spolier,et en plus de la meme occasion service leur donneur d’ordre qu’est la france qui continue à nous pourrir la vie,l’indépendance ils ne l’ont jamais digéré donc par conséquent ils ont laisser leurs chiens de gardes qui juste après la mort du bonhomme le vrais algerien meme s’il était dictateur,mais il faisait tout pour son pays surement pas pour les autres,mais les caporaux du capitaine lacoste du temps de la guerre d’algerie étaient et combattaient notre armée et dès l’indépendance ils ont vite rallié les rangs de l’ALN pour ensuite 16 ans après s’acaparer du pouvoir ,faire ce que bon leur semble de notre pauvre et riche algerie,20 ans après ils vont chercher cet imposteur qui lui aussi à son tour nous empoisonne la vie avec l’aide de sa…..de mère et biensur l’incontournable frère cadet qui reve de garder les reines du pouvoir jusqu’à quand ça va durer ce cinéma y’en a marre de ces moins que rien,il faut les virer et virez en meme temps tous les khobzistes opportunistes qui sans eux rien de tout ça serai possible,aucun d’eux ne mérite la nationalité algerienne,c’est la honte de l’algerie,
      PEUPLE ALGERIEN!REVEILLES TOI AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD POUR NOUS.
      FAITES COMME NOS FOOTBALLEURS FAISONS LE GRAND NETTOYAGE?
      SERAI CE POSSIBLE OU ALORS J’AI LE DROIT DE REVER ET POINT BARRE

    4. arezki dit :

      IL VEUT METTRE SON FRERE A SA PLACE, AVONS NOUS NOTRE MOT A DIRE DANS TOUT CELA?
      LA çA EN FAIT TROP?DEGAGEZ BANDE DE VOYOUX ,NOUS NE VOULONS PAS DE V OUS PARTEZ RETOURNEZ D’OU VOUS VENEZ,L’ALGERIE C’EST NOTRE PATRIE ET NOTRE PAYS NOUS L’AIMONS CONTRAIREMENT A VOUS; VOUS AVEZ VIOLE LA CONSTITUTION DANS UN MOMENT OU LE PEUPLE ALGERIEN ETAIT LE PLUS FAIBLE,ET EN PLUS VOUS VOULEZ LUI FAIRE CROIRE QUE C’EST GRACE A VOUS QUE LE TERRORISME EST VAINCU;
      PARTEZ FOUTEZ NOUS LA PAIX,LAISSEZ LE PEUPLE DECIDER DE SON SORE C’EST LES GENERAUX QUI SONT VENU VOUS CHERCHER?PAS LE PEUPLE,ET EN PLUS VOUS VOUS OCTROYEZ 91% DES VOTES VOUS ETES MALADES MA PAROLE çA SUFFIT BARAKAT,IL Y4A UN ROYAUME AU MAROC C’EST PAS LOIN POUR VOUS C’EST A COTE?Y’AURA PEUT ETRE UNE PLACE POUR VOUS.
      VOUS NOUS MENEZ NOUS ET NOTRE PAYS VERS LE PRECIPICE CERTAIN

    5. Houcine dit :

      Chers algériens, faites attention! Vous risquerez de devenir comme nous.

      De Mohammed Ascharif à Hassane II.

      Après Claudius qui avait crée la frontière entre Mauritania Tingitana et la Caesara, avec l´arrivée de l´Islam de nouveau le contacte avec l´Orient et l´Europe avait été devenu possible, jusqu´à créer les routes des caravaniers qui avaient longtemps sillonné les longs chemins entre Dakar, Fès, Tanger, le Caire, Ghazza, Damas, Karbala, Akaba, Hijaz, Yémen et commercialiser avec l´autre rive méditerranéenne. Les Almorabites et les Al Mowahhades avaient aboli la mentalité coloniale des Romains et des Vandales.

      L´émergence d´un Imam hijazi!

      Les pèlerins Sahrawis, selon leur croyance et pour mieux s´organiser, de Yanbu3, en 1250, ils avaient ramené un pieu Imam à Sijilimassa. L´arrivée de ce religieux coïncida avec la surproduction en dattes qui connurent le meilleur des temps de leur florescence! Le levé et le couché du soleil sur le beau paysage des dunes qui entourent Marzouga, toujours considérées comme un miracle dû au refus des droits »d´ibn assabil« (never send away a weary traveller), il devint une légende fascinant les tribus arabes du Hijaz! Voilà pourquoi les Baní Hilal eurent-ils décidé de rejoindre Tafilalt qui va connaître Ali Shérif, le fondateur d´une dynastie, prétendant être descendant de Hassan ad-Dakhil (l´Imam des trop fidèles Sahrawis). Son fils Mohammed Ascharif (1640 – 1659) qui déjà administrait tranquillement sa principauté au Sud – Est marocain, il profita de l´anarchie des Saadis à Marrakech et chassa leur dernier Sultan dont les fils ne firent que s´entretuer à Fès. Mais Sijilimassa la capitale des Meknassa depuis 757, sa route qui va conduire cette nouvelle dynastie vers Fès, elle va marquer presque toute une histoire et jusqu´à nos jours.

      Les conflits entre princes alaouites!

      Raschid tua son frère et se proclama Sultan à Marrakech, tout en soumettant Zaouïat Dila au nord, Meknès en 1664 et Fès en 1666! Pendant 8 ans, son règne n´avait connu que des soulèvements des tribus. Mort après la chute de son cheval ou “a s s a s s i n é”, il fut remplacé par Ismaël qui, pour mettre de l´ordre, il n´engagea que 40.000 autres esclaves africains. En dépit de ses conflits intérieurs, il avait réussi à libérer Tanger et La3raéche qui furent sous l´occupations des anglais et des espagnols (1684 – 1689) – Après sa mort et dû à sa polygamie (500 femmes – 888 enfants), 7 de ses fils se disputèrent sa succession et plongèrent le Maroc en 1727 dans l´anarchie. Il fallait attendre l´arrivée de Mohammed III en 1757 et partialement instaurer le calme, tout en accordant aux chefs des clans des autonomies, desquelles, ils vont s´en servir et s´enrichir, jusqu´à l´arrivée des troupes françaises.

      Les Zaouïas et la menace étrangère

      Slimane qui consomma son temps en conflit avec les Zaouïas et les tribus révoltées, en 1822, il fut succédé par Abderrahmane. Celui-ci ne trouva que nulle solution contre le pouvoir des médiévaux clans. En Méditerranée comme en Atlantique, les pirates appliquèrent leurs lois contre la marine marchande européenne, ce qui exigea les représailles de l´armada autrichienne qui bombarda en 1822 Tétouan, Assela et La3aéche. En 1836, la marine des Etats-Unis fit recours aux mêmes opérations. En 1844, les volontaires marocains furent décimés par Bugeaud à Oued Isly et ce ne fut que le début de l´ingérence étrangère dans les affaires d´un pays plus affaibli que jamais. En 1859, Mohammed IV devint le nouveau Souverain qui va connaître en 1860 sa grande défaite face aux haineux espagnols. Durant son administration, les révoltes à la compagne et dans Atlas poussèrent les habitants aux Exodus vers les villes côtières qui furent plus sécurisées que le reste du Maroc.

      La faillite de la Khizana d´un Sultan

      En 1873, Al Hassan I devint un autre Sultan qui tenta en vain fédérer le pays par la modernisation de l´armée, commercialiser avec les européens et l´Amérique, finissant par trop endetter la Khizana et ainsi le Maroc devint la proie préférée des espagnols, des français, des anglais et des allemands. Après sa mort, ayant de nombreux fils, Abdelaziz à l´âge de 14 ans, il fut théoriquement son successeur, sous la régence d´Aba H´Mad, jusqu´à 1901. Comme le veut la tradition, de nouveau le pays du Makhzen est déchiré par plusieurs révoltes qui en accord et l´établi en 1880 au sommet de Madrid, ils ont imposé toutes les options et ouvert les portes pour désosser notre bled.

      De nouveau les conflits fratricides!

      En 1907, Hafid »Khalifa de Marrakech«, à son tour, il avait profité de la faiblesse de son demi-frère, se proclamant un autre Sultan laquai de l´impérialisme. La succession des révoltes contre lui, dues à ses unités qui avaient saccagé toutes les récoltes le long de leur parcours entre Kal3at Sraghna et Fès, l´a conduit à solliciter l´appui directe de l´armée française. En 1913, Hubert Lyautey trouva nécessaire de le faire remplacer par Youssef, et ainsi le résident général devint le vrai roi du Maroc! Après la guerre du Rif contre l´Espagne et la France, en 1927 Mohammed V avait été nommé par la générosité du résident général et en 1945, il avait été reçu à Paris en qualité de représentant d´un territoire bien français en Afrique du nord.

      L´Istiqlal! (l´indépendance)

      Octobre 1917 en Russie, la guerre du Rif (1921 – 1926) suivie par les événements civils en Espagne (1936 – 1939) et la guerre mondiale, avaient réveillé la conscience de certains leaders qui ont baptisé »Hizb Al Istiqlal«. En 1947, Mohammed V s´est solidarisé avec eux et ainsi tout coïncidant avec sa destitution en 1953 (Mohammed ben Arafa), la guerre de l´indépendance avait éclaté au Sud, au Nord et á Casablanca. En 1961, celui que tous les marocains ont juré avoir vu à cheval sur la lune, entouré de ses deux héritiers est décédé. Aspirant à une vie meilleure et à la dignité, le peuple marocain l´avait douloureusement pleuré! Son héritier n´avait guère hésité à liquider les Commandants de l´armée de libération (Abbas Lamsaadi), s´imposant Monarque absolutiste! Pendant son règne, les opposants et des officiers de l´armée ont connu le pire des sorts (Mehdi ben Barka – Tazmamart). Quant au peuple, la deuxième moitié du XXème siècle, elle l´a profondément marqué par l´écho des faux discours d´un Amir Al Mouminine – trop moderne pour occidentaux -, bien féodal et au dessus de ses sujets, soumis dans leur majorité à l´ignorance et à la misère, comme pendant l´ère la plus féodale imposée par Ismaël (1672 – 1727 et jusqu´à 1757).

      Les courts Mandats de certains Sultans

      Parmi 32 Sultans, 14 n´ont duré qu´entre quelques mois et 3 ans! Les hauts frais de leurs palais, leurs mercenaires et les conflits fratricides pour s´approprier du trône, ils ont entraîné le pays dans l´impasse qui a fini par faire appel aux forces étrangères et garantir la démocratie de la toute discutable Bay3a qui a rendu le Maroc un des plus corrompus au monde.

      Selon l´histoire de cette dynastie née à Tafilalt, depuis son début, le Maroc n´a pas connu une décade sans révolte! La communication entre les villes et la compagne, elle s´est longtemps réalisée à travers des petits commerçants – espions -, qui à dos d´ânes, ils ont assuré des informations détaillées sur les chefs des révoltés, la qualité de la moisson, le nombre des bétails et leurs zones. Aux grands magasiniers qui recevaient la laine qui fut un produit d´échange contre des épices, des vêtements, des parfums et des bijoux, Abderrahmane leur a crée un grand comptoir à Essaouira, servant comme liaison avec le Danemark, l´Angleterre et la Hollande. Certains Sultans n´avaient gardé leurs trônes que quelques mois et parmi lesquels on pourrait citer:

      1- Ahmed, 1727 – 1728 (2 ans)
      2- Abd Al Malek, 1728 (X)
      3- Ahmed II, 1728 – 1729 (1 “)
      4- Abdella II, 1736 (X)
      5- Mohammed II, 1736 – 1738 (2 “)
      6- Al Mustadi, 1738 – 1740 (2 “)
      7- Abdellah III, 1740 – 1741 (1 “)
      8- Zin Al Abidin, 1741 (X)
      9- Abdellah IV, 1741 – 1742 (1 “)
      10- Al Mustadi II, 1742 – 1743 (2 “)
      11- Abdellah IV, 1743 – 1747 (3 “)
      12- Al Mustadi III, 1747 – 1748 (1 “)
      13- Yazid 1790 – 1792 (2 “)
      14- M. ben Arafa, 1953 – 1955 (2 “)

      * Claudius – Fleuve Moulouya: Mauritania Tingitana la Cesarea
      * S i j i l i m a s s a : Ibn Batouta, René Caillé, Gerhard Rohlfs, WB. Harris_

      Pourquoi les étrangers ne manifestent-ils aucun respect au Maroc?

      Cet exposé en langue allemande, il reflète la lumière sur 4 décades, après l´indépendance achevée par le décès de Hassane II, dont 20 % des terres agricoles, 10 palais et 60 % de la bourse forment son vaste héritage, grâce aux Mentors français et les doués sionistes.

      Eine Marionette der Franzosen

      Die offiziellen Lobreden auf Hassans staatsmännische Qualitäten schwiegen höflich über seine brutale Unterdrückung politischer Gegner, massive Menschenrechtsverletzungen, die Lebensbedingungen des marokkanischen Volkes, dem ärmsten Nordafrikas, und seine Rolle bei der Isolation und dem Verrat an den Palästinensern.
      Der 1929 als Moulay Hassane geborene war das älteste von sechs Kindern des Sultans Mohammed ben Youssef – der seine Abstammung direkt auf den Propheten Mohammed zurückführte. Zu dieser Zeit war Marokko ein Protektorat Frankreichs, mit Ausnahme zweier von Spanien regierter Regionen im Nordwesten und an der Südküste sowie der Stadt Tangier, einer internationalen Zone. Als Sultan war Mohammed für lokale und religiöse Angelegenheiten zuständig. Während des ganzen nächsten Jahrzehnts dauerte der Widerstand gegen den Kolonialismus an. Nach der Niederlage Frankreichs im Zweiten Weltkrieg trafen sich US-Präsident Roosevelt, Großbritanniens Premier Winston Churchill und Charles de Gaulle für Frankreich in Casablanca und versprachen Marokko, es werde nach 10 Jahren die Unabhängigkeit erhalten, wenn es sich am Krieg gegen die Achsenmächte beteilige. Es sollte sich herausstellen, dass die Franzosen dieses Versprechen nicht einhalten wollten. Nach einer Ausbildung in Frankreich und Dienst in der französischen Marine, auf dem Schlachtschiff Jeanne d’Arc, wurde Moulay Al Hassan ein »Playboy«, der sich in Kasinos von Europa vergnügte und das typische Lotterleben von – gekrönten oder ungekrönten – Monarchen führte: Pferderennen, Sportwagen, Flugzeuge und Filmstars als Freundinnen.

      Als die Forderungen nach Selbstbestimmung schließlich immer lauter wurden, stellte sich der Sultan an die Spitze der Bewegung. Im Jahr 1953 wiesen ihn die Franzosen schließlich erst nach Korsika und dann Madagaskar aus. Unruhen und Guerillakrieg nahmen jedoch immer weiter zu, und die tief in den algerischen Unabhängigkeitskrieg verstrickten Franzosen gaben nach. Um ihre Interessen zu wahren, nahmen sie der Arbeiterklasse und der nationalistischen Bewegung für die Vereinigung des Maghreb den Wind aus den Segeln, indem sie Marokko die Unabhängigkeit gewährten. So akzeptierten sie schließlich Sidi Mohammed als Beherrscher Marokkos. Der Sultan änderte seinen Titel in König und erklärte sich zu Mohammed V., um seinem Thron einen Anschein von Legitimität zu verschaffen. Sein Sohn wurde Kommandeur der Königlich Marokkanischen Armee, die zwischen loyal zu Frankreich Stehenden und früheren Aufständischen gespalten war. Moulay Hassane organisierte die Armee um, vergrößerte sie auf das Doppelte und setzte sie für zivile Arbeiten ein. Die Monarchie war jedoch in den schmutzigen Elendsvierteln von Rabat, Casablanca und anderen Städten alles andere als populär. Er wurde 1961 König, nachdem sein Vater unerwartet nach einer kleineren Operation gestorben war, und nahm den Titel Hassan II. an. Die « Erfolge » seiner Herrschaft lassen sich an den folgenden Statistiken ablesen. Die beiden Hauptprobleme des Landes 1961 waren Arbeitslosigkeit und Analphabetismus. Nach fast vierzig Jahren, in denen sich die Bevölkerung auf knapp 30 Millionen verdreifacht hat, steht die Jugendarbeitslosigkeit offiziell bei 25 Prozent, während die tatsächliche Rate wohl doppelt so hoch ist. Mindest 65 Prozent der Marokkaner können nicht lesen und schreiben, 40 Prozent der Kinder haben noch nie die Schule besucht. Die Kindersterblichkeit hat sich auf 64 pro 1.000 halbiert, ist aber immer noch die höchste in Nordafrika und mehr als doppelt so hoch wie in Algerien. Nur die Hälfte der Landbevölkerung hat Zugang zu einem vernünftigen Gesundheitssystem und nur ein Fünftel zu sauberem Wasser.
      Im Jahr 1997 nahm Marokko auf dem Entwicklungsindex der UNO Platz 119 ein, nur wenige Plätze vor dem Irak (Platz 126) nach jahrelangen Sanktionen. Die Leichen jener, die verzweifelt jeden Monat versuchen, in kleinen Booten über die Strasse von Gibraltar nach Europa zu gelangen, und dann an der Küste Südspaniens angetrieben werden, sind ein eindeutiges Zeugnis für das Erbe Hassans. Dem käuflichen Monarch selbst gehörten zehn Paläste und 20 Prozent des landwirtschaftlich nutzbaren Landes.
      Wie Hassane mit der Opposition fertig wurde
      Aufgrund der schlechten sozialen Verhältnisse gab es während seiner Herrschaft ständig oppositionelle Bewegungen. Bereits 1965 fanden in Casablanca und anderen Städten gewalttätige Studentenproteste gegen Kürzungen im Bildungsbereich statt. Darauf folgten Verhaftungen, Einkerkerungen, Exil und Hinrichtung von Oppositionsführern. Mehdi Ben Barka, ein bekannter Nationalist und oppositioneller Führer der Union des Forces Populaires, der vier Jahre Mathematiklehrer des Königs gewesen war, wurde gekidnappt und ermordet. Israelischen Geheimdienstexperten zufolge half der israelische Geheimdienst Mossad bei dem Attentat. Innenminister Mohamed Oufkir, die rechte Hand des Königs, wurde in weiten Kreisen für den Mord verantwortlich gemacht, dennoch wurde nie ermittelt. Hassan löste das Parlament auf und rief den Ausnahmezustand aus, was ihm bis zur Annahme einer neuen Verfassung absolute Macht in die Hände gab. Die meiste Zeit seiner Herrschaft regierte er mit eiserner Faust und hielt sie mit Hilfe aus dem Westen aufrecht. Viele Jahre stand er auf der Gehaltsliste der CIA.
      Als er 1971 anlässlich seines 42. Geburtstages in seinem Sommerpalast ein Festbankett für 800 Gäste gab, stürmten 1.400 bewaffnete Kadetten den Palast und schossen wild um sich. Sie töteten mehr als 100 Menschen, darunter den belgischen Botschafter, und verwundeten 200 weitere. Hassan wartete das Ende der Schiesserei in einem Badezimmer versteckt ab. Loyale Truppen schlugen die Revolte nieder, töteten mehr als 150 Aufständische und nahmen 900 weitere gefangen. Ein dutzend hochrangige, konservative Offiziere wurden später hingerichtet. Der König ernannte General Oufkir zum Verteidigungsminister. Weniger als 12 Monate danach griffen vier F-5 Kampfflugzeuge der Königlich Marokkanischen Luftwaffe das Flugzeug des Königs an, als es nach einem Besuch in Paris in Rabat landen wollte. Sie beschossen die Rollbahn auch noch nach seiner Notlandung, bis Hassan sich das Funkgerät griff und ihnen durchsagte, sie seien erfolgreich gewesen und der König tot. Die Aufrührer brachen den Angriff ab, nach wenigen Stunden wurden ihre Anführer verhaftet und erschossen. Einer von ihnen war General Oufkir, der auch schon in den früheren Sturm auf den Palast verwickelt gewesen war. Offiziellen Berichten zufolge beging der General Selbstmord, sein Körper wies jedoch zahlreiche Wunden auf. Nachdem er ihr Haus in Rabat bis auf den Grund hatte niederbrennen lassen, verbannte Hassan Oufkirs Witwe und sechs Kinder in die Wüste, wo sie unter Hausarrest gestellt und erst 1991 wieder freigelassen wurden.

      Unterdrückung der Polisario

      Hassan bemühte sich in den siebziger Jahren, die Unruhen im Land auf verschiedene Weise zu dämpfen. 1973 setzte Maßnahmen durch, die marokkanisches Eigentum und Beschäftigung in Firmen, die in Marokko arbeiteten, erhöhen sollten, und verteilte Ackerland von Ausländern an einheimische Bauern. So versuchte er auf Kosten ausländischer Kapitalisten zwischen der nationalen Bourgeoisie und den Massen zu manövrieren.

      1975 verlieh Hassan Marokkos Anspruch auf die West-Sahara, die im Norden von Marokko und im Süden von Mauretanien beansprucht wurde, offiziell jedoch immer noch unter spanischer Verwaltung stand, dadurch Nachdruck, dass er mit 350.000 Marokkanern, die nur mit dem Koran und Transparenten bewaffnet waren, über die Grenze marschierte. Die West-Sahara umfasste lediglich ein Gebiet von 260.000 km² mit weniger als 75.000 Einwohnern, meist Nomaden. Das Land bestand zwar zum größten Teil aus Wüste, war aber reich an Rohstoffen. Spanien zog sich zurück und übergab die Kontrolle an Marokko und Mauretanien. Dies löste einen brutalen und kostspieligen Krieg gegen die Polisario-Front aus, die für die Unabhängigkeit von Spanien gekämpft hatte und nicht von Marokko regiert werden wollte. Da Libyen und Algerien die Polisario unterstützten und sie mehr als 70 Regierungen weltweit anerkannten, schien ihr Sieg festzustehen. Hassan kümmerte sich jedoch nicht um die internationalen Proteste und besetzte das umstrittene Gebiet. Wagte es irgendjemand, etwas gegen die marokkanische Besetzung zu sagen, reagierte der König umgehend mit äußerster Brutalität. Hunderte von Oppositionellen verschwanden. Viele tauchten nie wieder auf. Amnesty International veröffentlichte unzählige Berichte über Folter und Misshandlungen durch die marokkanischen Sicherheitskräfte.

      Nach einem Staatsstreich gab die neue Regierung Mauretaniens 1979 ihre Ansprüche auf die West-Sahara auf. Marokko nutzte jedoch einfach die Gelegenheit, um seinen Anspruch auf das ganze Land auszudehnen.

      Nachdem Oberst Gadaffi 1984 untätig zugesehen hatte, wie die Palästinenser in den Flüchtlingslagern von Sabra und Schatila abgeschlachtet wurden, behandelte er die Sahara-Rebellen auf die gleiche Weise. Er unterschrieb einen Vertrag mit Marokko, der Libyens Unterstützung für die Polisario aufkündigte und damit ihrer Niederlage den Weg ebnete. Hassan baute einen hunderte Kilometer langen Befestigungswall zum Schutz seiner Bergbau-Minen in der West-Sahara gegen das Eindringen der Polisario. Algerien, das zunehmend mit seinen eigenen internen Problemen zu kämpfen hatte, konnte den Rebellen nur wenig Unterstützung leisten. Nachdem die Polisario isoliert war, gewann Marokko schließlich die Kontrolle über den größten Teil der Region und stimmte 1991 einem Waffenstillstand der UNO zu. Die UNO hätte ein Referendum zur Lösung des Konflikts abhalten sollen, das aber wegen Streitigkeiten, wer wahlberechtigt sein sollte, nicht stattfand. Der 16jährige Krieg hat geschätzte 20 Mrd. Dollar gekostet, eben so viel wie die Schuldenlast, die zu den höchsten der arabischen Länder gehört.

      Hassane isolierte die Palästinenser

      Vor allem seine wichtige Rolle bei der Unterstützung des zionistischen Staates Israel gegen die Palästinenser brachte ihm die Unterstützung der USA ein. Fast alle 250.000 in Marokko lebenden Juden wurden aufgefordert, nach Israel auszuwandern, für das die Einwanderung eine Überlebensfrage darstellte. Obwohl er in den arabisch-israelischen Kriegen von 1967 und 1973 ein paar Truppen zur Unterstützung Ägyptens und Syriens schickte, hielt Hassane seine informellen Kanäle zu Israel offen.

      Israels Geschichte verzeichnet zahllose hochrangige geheime Besuche in Marokko, die sich als Schlüsselfaktor für den Friedensprozess erweisen sollten. Golda Meir, Moshe Dayan, Yitzhak Rabin und Schimon Peres gehörten zu den israelischen Führern, die in ausgeklügelten Verkleidungen während wichtiger Momente in Hassans Privatflugzeugen saßen. Israelische Zeitungen haben erklärt, dass Hassan dem Mossad die Erlaubnis erteilt hatte, in Marokko eine Zentrale aufzubauen und enge Beziehungen mit den marokkanischen Sicherheitskräften anzuknüpfen. Wie Joseph Alpher, ein früherer Mossad-Agent und Leiter des amerikanisch-jüdischen Büros in Israel es ausdrückte: « In Marokko erhielt der König zusätzliche geheimdienstliche Informationen und Mittel, mit denen er sein Regime sichern konnte. Den Israelis diente es als Fenster zur arabischen Welt. »

      Dayans Besuch als Außenminister in Fez 1977 legte die Grundlage für den ägyptisch-israelischen Friedensvertrag und ebnete den Weg für Anwar Sadats historischen Besuch in Jerusalem. Der erste Geheimbesuch von Peres 1978 war der Grundstein für den Dialog mit der PLO, und ein späterer brachte ihn mit PLO-Führer Jassir Arafat zusammen, um eine Krisensituation im Jahr 1995 zu bereinigen. 1982 organisierte Hassan in Fez ein Treffen arabischer Führer, wo er einen Friedensplan durchsetzte, der zwar zur Bildung eines palästinensischen Staates mit Jerusalem als Hauptstadt aufrief, jedoch implizit das Existenzrecht Israels anerkannte. Obwohl der Plan von Israel abgelehnt wurde, wurde er zur Grundlage für den Besuch des Königs bei Premierminister Peres im Jahr 1986.
      1993 erkannte der König dann Israel de facto an, indem er Premierminister Rabin empfing. Es war der erste offizielle Besuch eines israelischen Führers in einer anderen arabischen Nation als Ägypten. Er spielte eine Schlüsselrolle in dem Abkommen von Oslo 1993 und dem Frieden mit Jordanien ein Jahr später. Trotz ritueller Proteste förderten andere arabische Nationen Hassans Beziehung mit Israel, weil sie Marokko, geographisch von den unmittelbaren Konflikten entfernt liegend, eine Schlüsselrolle bei der Vermittlung von Abkommen mit den USA und Israel zuschrieben.

      Marokkos instabile Zukunft

      Die formale politische Unabhängigkeit hat im Rahmen der fortgesetzten imperialistischen Vorherrschaft und der Monarchie keines der wirtschaftlichen, sozialen und politischen Probleme gelöst, die Marokko vom Kolonialismus und der prä-kolonialen Rückständigkeit ererbt hat. Hassans 38jährige Herrschaft hinterlässt ein Land voller sozialer Probleme.

      Wirtschaftlich wird das Abkommen mit der EU, das Marokkos Markt europäischen Produkten öffnet, zum Bankrott vieler einheimischer Unternehmen führen und die Arbeitslosigkeit steigern. Die USA arbeiten seit letztem Jahr ebenfalls daran, die Wirtschaftsbeziehungen zu den nordafrikanischen Ländern auszubauen. An der politischen Front ist der Konflikt mit der Polisario über die West-Sahara immer noch nicht beigelegt. Einer nach dem anderen kommen die älteren Despoten, die jahrzehntelang innerlich zunehmend zerrissene Staaten zusammengehalten haben, ans Ende ihrer Tage. Sie hinterlassen einen Nahen Osten und ein Nordafrika, die am Abgrund entlang torkeln. Der vergebliche Versuch, einen solchen Staat aufrechtzuerhalten, führte die Staatschefs der Welt jüngst nach Rabat.

      Der Tod von Despot Hassane!

      Um einem loyalen Diener ihren Respekt zu bekunden, Delegationen und Repräsentanten aus mehr als 60 Ländern strömten in Rabat! Nicht wenige mussten zu diesem Zweck ihre öffentlichen Streitigkeiten untereinander und mit Marokko zurückstellen – ein Zeichen für die Instabilität der internationalen Beziehungen. Die Delegation aus den USA bestand u.a. aus Bill und Hillary Clinton, die dafür eine Tour zur Sammlung von Wahlkampfgeldern abbrachen, Ex-Präsident George Bush und den zwei früheren Außenministern James Baker und Warren Christopher, die beide eine Schlüsselrolle im sogenannten Friedensprozess spielten. »König Hassan hat unermüdlich für das Wohl seines Volkes gearbeitet », schwadronierte Clinton. « Er hat wichtige Schritte zur Vergrößerung der Freiheit in seinem Land unternommen », fügte er hinzu, offenbar in Anspielung auf die Freilassung einiger politischer Gegner aus dem Gefängnis. Präsident Jacques Chirac vertrat Frankreich, das nach dem Vertrag von Fez von 1912 bis 1956 über Marokko geherrscht hatte. « Wir haben einen Mann verloren, der Frankreich und das französische Volk liebte – wir empfinden unermesslichen Schmerz », so Chirac. Für Spanien, das einst ebenfalls einen Teil Marokkos beherrscht hatte, kamen König Juan Carlos und Königin Sofia. Großbritannien schickte Prinz Charles und Außenminister Robin Cook. Aus Palästina kam Jassir Arafat, während der syrische Präsident Hafez el-Assad sich im letzten Moment entschuldigen ließ, aber seinen Stellvertreter Mohammed Zuhair Masharqua schickte. Ägypten wurde von Präsident Hosni Mubarak vertreten. Zumindest in der Öffentlichkeit hatten all diese Führer Hassan für seine freundschaftlichen Beziehungen zu Israel angegriffen, dessen Premierminister Ehud Barak und Außenminister David Levy ebenfalls zur Beerdigung kamen. Schimon Peres, ein früherer israelischer Premierminister, erklärte: Mit seinem Tod haben wir einen der erfahrensten und weisesten Führer dieser Region des letzten halben Jahrhunderts verloren. Mit Hassans nordafrikanischen Nachbarn standen seine Beziehungen alles andere als zum Besten, aber nichtsdestotrotz kamen auch sie. Mohamed Abdelazziz, der Präsident der Arabischen Demokratischen Republik Sahara (SADR), deren Territorium von Marokko kontrolliert wird, war einer der Trauergäste. Die Polisario-Front hat gegen Marokko mehr als ein Jahrzehnt lang einen erbitterten Krieg um die West-Sahara geführt, welche Marokko als sein Territorium beansprucht. Aus Algerien kam Präsident Bouteflika. Es war der erste offizielle Besuch seit zwei Jahrzehnten. Wegen der Auseinandersetzung um die West-Sahara hatten die beiden Länder ihre Grenzen zueinander für Menschen und Güterverkehr geschlossen. Oberst Muammar Gadaffi wies Major Khouildi Hamidi, ein Mitglied des Revolutionären Rats des Landes an, seinen Besuch in Gambia abzukürzen, um die libysche Regierung zu vertreten, obwohl es in den Beziehungen der beiden Länder in den letzten drei Jahrzehnten sehr auf und ab gegangen war. Libyen befindet sich formal im Kriegszustand mit Israel. Alle Staaten des Nahen Ostens, einschließlich des Irak, und andere moslemische Länder entsandten Delegationen. Aus 14 afrikanischen Ländern kamen Staatsoberhäupter. Die Organisation für Afrikanische Einheit (OAU) schickte eine Beileidsbotschaft, obwohl Marokko die OAU vor mehr als 20 Jahren verlassen hatte, als diese die SADR anerkannte. Die verschiedenen Politiker stellten König Hassan, ähnlich wie vor ihm schon den Anfang dieses Jahres verstorbenen König Hussein als eine Art großen Staatsmann der nahöstlichen Politik dar. Dabei hatte Hassan wesentlich weniger öffentliche Aufmerksamkeit als Hussein erregt. Sein Land lag näher bei London als Jerusalem und war ärmer als alle anderen in Nordafrika. Nach dem Tod Husseins war Hassan, von seinen politischen Gegnern »der große Überlebenskünstler« genannt, der am längsten regierende Monarch der arabischen Welt. Er war 1961 nach dem Tod seines Vaters König geworden. Er behielt seinen Thron, während jene von Libyen, Ägypten, Iran und Irak gestürzt wurden. Er überlebte ein halbes dutzend Staatsstreiche und Anschläge. Während der 38 Jahre seiner despotischen Herrschaft spielte er eine Schlüsselrolle für das Überleben des zionistischen Staats auf Kosten der Palästinenser. Er unterdrückte die Polisario in der am Rohstoff Phosphat reichen West-Sahara und den islamischen Fundamentalismus in Marokko selbst. Er machte die marokkanische Wirtschaft zu einer Plattform besonders des europäischen Markts für billige Rohstoffe und Fertigwaren, insbesondere Kleidung. Zum Zeitpunkt seines Todes steckt nicht nur der « Friedensprozess » im Nahen Osten in der Krise, sondern auch die Maghreb-Länder Nordwestafrikas, die den Handel mit den arabischen Ländern wiederbeleben wollen. In Afrika destabilisieren Rivalitäten zwischen den USA und den früheren Kolonialmächten die wirtschaftlichen und politischen Beziehungen.

      Aus all diesen Gründen sind die Führer aus aller Welt nach Rabat gekommen. Während sie offiziell anreisten, um zu trauern und Hassan Tribut zu zollen, nutzten nicht wenige die Gelegenheit zu formellen oder informellen Gesprächen mit denjenigen, mit denen sie seit Jahren nicht gesprochen hatten. Viele kamen, um den neuen König kennenzulernen – über den bis jetzt wenig bekannt ist – und zu sehen, ob sie mit ihm ins Geschäft kommen können.

      Houcine / Austria

    6. mebrouk hammouche dit :

      j,ai rien compris

    7. Tbds dit :

      L’Algerie est un pays dirigé par une mafia-politico-financiére.

      C’est une dictature déguisée en démocratie avec ses soi-disants élections.

      Ou est-ce vous avec vu des pays en Occident où ces militaires de Généraux qui ne savent même pas lire, ont autant de pouvoirs dans la gestion de l’Etat.

      En Occident, les militaires s’occupent de la défense du pays, et les grands intellectuels de gérer la politique.

      Nos chefs sont corrompus, ils volent le peuple, mais si le peuple manifeste, ils envoient des hommes avec des barbes (terroristes) pour installer un climat de terreur, et légitimer ainsi leurs abus politique(« on est là pour vous défendre disent-ils ») !!

      Je ne comprends pas cette soif de pouvoir, et comment peut-on hair son peuple? Comment peut-on faire du mal à son peuple? Comment peut-on ne pas avoir de conscience? Distingue-t-il le mal du bien?

      Ou alors s’il souhaite s’enrichir, pourquoi ne se fixe-t-il pas des limites? Cela signifie, se dire je prends 10 millions d’euros ensuite je fais correctement mon boulot !

      J’aimerais juste comprendre..

    8. mebrouk hammouche dit :

      Au sujet des journalistes et correspondants exerçant dans des wilayates.Franchement la plus part des directeurs pensent ne servent à rien, mais ces derniers se trompent énormément , car sans correspondants locaux le journal n’existeraient plus à long terme, la plus part des infos passent par eux.

    9. pap5 dit :

      Depuis la marrée integriste des années 90 ou la démocratie a été prise comme butin .les forces qui ont repris les rênes du pouvoir tout de suite- après n’ont plus envie de la remettre en jeu parce qu’elle à déjà été contreproductive l’unique fois ou elle à été « mise en jeu ». Pour revenir à la case il va falloir entreprendre d’abord à former les masses populaires( celles là mêmes qui avaient autrefois élu le Fis) à voter démocrate celles là aussi qui n’ont jamais connus rien d’autre que la dictature la situation d’assisté .Il ne reste plus aux démocrates qui ne sont aujourd’hui qu’une minorité incohérente qu’à espérer l’apparition d’hypothétique génération moderne et consciente si l’islamisme en lui laisserai le choix…

    10. Samir dit :

      Montrez nous une seule alternative et on discutera…
      La nature a horreur du vide.

    11. Slimane dit :

      hada masskine yahlilou, rahou itiri barke, il ecrit aux algeriens en allemand, chouf wine wasslouhe.

    12. maloui dit :

      Aujourd’hui le peuple a montré comment il pouvait réagir quant on touche à sa dignité ,il se montre solidaire.
      Demain ,le peuple montrera à Bouteflika que l’Algérie n’est pas l’Egypte, la Syrie ou une République bananière pour propulser son frère.
      Cà sera le Chaos et l’Union des Islamistes et Démocrates pour faire barrage et gagner comme au Soudan

    13. riquou dit :

      A maloui: comme le Soudan…Merci pour la reference.Vos références ne sont certainement pas celle de tous les algeriens.Les intégristes ont montré ce dont ils étaient capables pendant une dizaine d’années… Merci l’Algerie a déjà donné !

  • BARKAT LE CORRUPU ET AVIS DES LECTEURS

    Il a tout raté depuis son arrivée : Saïd Barkat joue avec la santé des Algériens

    Poste par Sat jan 9th, 2010 categorie Algérie. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Imprimer

    Grève illimitée des praticiens et des spécialistes, communication désastreuse autours de l’épidémie de grippe porcine, achat de vaccins contestés, avec retrait de certains lots, règlement de compte avec les récalcitrants de l’Institut Pasteur et campagne de vaccination boudée par les Algériens : Au secteur de la Santé, c’est la débandade. Saïd Barkat, ministre inamovible et omnipotent a transposé sa philosophie de la pomme de terre à un secteur avec lequel il ne faut pas jouer: la santé publique.

    Ce ministre, qui a réussi à nous politiser la patate, s’est retrouvé responsable de la santé de 35 millions d’Algériens. No Comment! D’abord, la campagne de vaccination contre la grippe porcine est déjà un flop. Ridicule dans sa gestion de la situation, le Département de Saïd Barkat a annihilé l’effet escompté de ses 20 millions de doses importées d’antiviral GSK. A peine quelques jours après le lancement de la campagne de vaccination, le bilan est pour le moins maigre: une mort suspecte, des lots de vaccins retirés, un personnel médical qui ne veut se faire vacciner et des centres désertés par les citoyens ciblés.

    Au même secteur de la Santé, la grève des praticiens et des spécialistes de la santé publique se poursuit. Les deux Syndicats engagés, le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) ont appelé, dans un communiqué, leurs adhérents à organiser des rassemblements de protestation devant les directions de la santé tous les mercredis en remettant la plate-forme des revendications.

    La « révision des statuts particuliers et du régime indemnitaire » figure dans la plate-forme des revendications. Le moins que l’on puisse dire est que la gestion de ce secteur névralgique est désastreuse. Ces problèmes viennent s’ajouter aux autres, désormais habituels pour le commun des Algériens comme la surcharge dans les hôpitaux, l’insalubrité ambiante et le lot de tracas que vous connaissez si bien. Les Algériens voudraient bien savoir qu’est ce qui a fait atterrir un ministre qui a eu du mal avec un tubercule dans un secteur comme la santé. Mystère!

    Diana Meftah

    Categories: Algérie
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    21 Reponses “Il a tout raté depuis son arrivée : Saïd Barkat joue avec la santé des Algériens”

    1. hamid dit :

      iwa l algerie est un stade ou tout le monde joue sauf elchaab meskine…quand on voit des clowns com hhc hamraoui habib chawki le voleur de pasteques d apres son copain de chambre fil université ,devenir ambassadeur en slovenie…que hadjar l homme ivre-mort depuis la nuit des temps (visionnez youtube de l equipe algerienne et ecoutez ce que crient les joueurs a son propos) etre ambassadeur en egypte…que messaoudi je sais plus quoi passer de son college ou elle etait enseignante de maths mediocre ,devienne ministre de la culture…ah ca me revient c mme khalida toumi divorcee…ya de quoi…que benbouzid reste ministre de l education (laquelle au juste) pendant + de 20ans juste parce que ses 2 soeurs sont mariees a 2 generaux …que le pooovre medelci represente les affaires etrangeres…que belkhadem un ex-agent des impots de tiaret preside aux destinees du FLN…on ne peut que se prendre la tete et hurler à la mort…
      et nous ,on continue a payer le kg de sucre a 100 DA ,les lentilles a 200DA/kg tout comme les oranges…tandis que les deputés et autres senateurs touchent + de 35 millions de cts…rohi yel blad rohi…
      et enfin le bensalah president du senat qui n’etait rien et qui se fait elire grace a douar cheklawa d’oran a qui il a promis monts et merveilles (fil rih evidemment) se deplacer a travers la planete pour distiller des betises…pourquoi un barkat ne passerait il pas min el batata ila saha…puisque nos responsables se soignent au val de grace a paris ou en suisse com le frere se sidi boutef nassaroho ALLAH…
      a d’autres…yel khawa…

    2. habib dit :

      Barakat !

    3. thirga dit :

      Erreur! Barkat n’a pas dit BARAKAT les caisses et les détournements. Il a bien débuté dans l’agriculture avec son copain Saadani du parlement.

    4. hamid dit :

      ah oui tu as raison…le cancre de la classe du parlement saadani …deja a voir son aspect physique on voit bien que la pegre est bien chez nous…ya latif hedou elness min jawna…mais ou sont passés les citoyens honorables du pays…mme khalida messaoudi faites connaitre aux jeunes qui etaient ZABANA…HAMIDA BENSENOUSSI..ALI LA POINTE…BOUZIANE EL QALHI..plutot que de nous ramener des poivrots d’egypte et d’ailleurs pour nous prendre nos milliards que DIEU nous a consentis grace a la rente petroliere+gaz+matieres premieres…

    5. habib dit :

      Si Je Devais Déduirez ! Cela Fait Au Moins 33000 Euros
      A chaqk Algérien .

    6. youba dit :

      Que dire alors du fameux décret ministériel interdisant aux familles des malades de leur amener de la nourriture. Le malade est aujourd’hui pris en otage dans le service où il est hospitalisé , contraint à manger une nourriture que les chiens battards la refuseront et bien entendus ce sont les pauvres agents de sécurité qui payent toute cette incohérence de la part des citoyens et aussi de la part de la « direction sans gouvernail ». En Algérie on place l’homme qu’il ne faut pas là où il faut. Pauvre Algérie. Pauvre nous.

    7. C est une revision de la moyenne d age de la totalite des ministres qu il faut d urgence faire avant que ca finisse par un track comme au bowling!!!!!!…..Au revoir

    8. arezki dit :

      Forcement ,à part le premier ministre qui est loin d’etre bete et illitré,mais pas libre de ses actes,les autres et surtout ce BARAKAT est un archi nul,pour quoi boutef gardec ces gens la je ne comprends pas ils ne sont pas du tout compatibles avec lui,meme si il y’a beaucoup à redire sur la gestion du pays et de ses ressopurces,mais le jackpot c’est BARKAT comme ministre j’en voudrai meme pas comme éboueur dans ma ville,rien qu’à voir sa tranche,ça on peut dire que c’est la nature qui ne l’a

    9. hamid dit :

      ALLAH YSSALEK BLADNA ECHABBA MIN HADOU LAGHWAL LI CHARBOU DAM CHOUHADAS…MZYA EL MOUT HAQUIQA OU ELKOL YAKHALSSOU

    10. arezki dit :

      Pardon pour la faute de frappe qui m’a empéché de finir ce que j’avais à dire:

      Forcement ,à part le premier ministre qui est loin d’etre bete et illitré,mais pas libre de ses actes,les autres et surtout ce BARAKAT est un archi nul,pour quoi boutef gardec ces gens la je ne comprends pas ils ne sont pas du tout compatibles avec lui,meme si il y’a beaucoup à redire sur la gestion du pays et de ses ressopurces,mais le jackpot c’est BARKAT comme ministre j’en voudrai meme pas comme éboueur dans ma ville,rien qu’à voir sa tranche,ça on peut dire que c’est la nature qui ne l’a pas gaté,mais sa tete ou son cerveau sont complètement défaillant voir nulles ,.
      Excusez moi mais je suis outré par le fait que boutef ai pris des énergumènes pareilles pour dirriger notre chère pays .
      SVP mr le président,bougez!faites quelques chose au moins faites semblant de remanier votre gouvernement,depuis 10 ans quand meme,pensez à l’après boutef que diront les algeriens,meme si vous aurez fait de belles choses pour l’algerie meme si vous aviez le temps de faire beaucoup beaucoup plus en 10 ans ;ne crachant pas sur la soupe le peut de temps qui vous reste pas à vivre car je ne suis pas dieu soubhanou pour décider de qui va vivre ou mourir,mais à diriger notre chère pays vous avez moyen de vous rattraper en bien faiteur pour ce pays qui va on ne sait ou?changez votre gouvernement avec votre experience et bien sur de honnetes et integres algeriens mais cette fois ci pas d’imbécile svp et vous verrez que nous serons tous avec et derrière vous monsieur le président.

    11. samy dit :

      j’ai travaillé dans les hopitaux à alger ce n’est pas seulement le systeme qui est inadapté pas la conscience professionnelle de l’algerien qui est malade.
      la secretaire qui regle d’abord ses affaires avt de demarrer son travail( les amis ,les voisins ,les connaissances des connaissance puis la racaille), le chef de service qui appel pour confier sa consultation pour subalterne (son eleve),la femme de menage ui choppe des produits ‘javel, savon etc;;) les assistants ui arrivent à 11H pour repartir à 11H30. tout le monde trouve son compte et bien la sante est gratuite et le malade n’a pas de valeur ,abondonné a lui meme ; de toute maniere il finira par mourire comme tout le monde .

    12. Rabi dit :

      Mr.Arezki, corrige tes commentaires ,pas de discrimination ni de racisme,ni de chita.Nous sommes en 2010 et tout le monde analyse et comprends,nous sommes tous des freres et de la meme famille.Tout ce qui est dans le pouvoir est responsable,sinon qu’il demissionne.Merci.

    13. Celtic dit :

      Nous Les Algeriens nous avons perdu notre dignité, en vas etre fouiller comme des cobaye plutot des rats dans les labots .les cobaye sont vendu dans les pets-shop au premier monde. notre seul probleme est l’Islam si y aura pas l’islam en algerie on vas tous mourir, on a oublier que nous somme nouris par les occidenteaux, quand on aura le pouvoir de ce faire nourir seul , et fabriquer nos besoins, on appliquera EL ISLAM en algerie pour le moment il faut payer les impots et avoir une transparance dans la politique d’un pouvoir qui voudera jamais quitter depuis 1954. un pays comme l’Egypt insult une nation ? comme un marocain a dit sur une video de ytube. les ALGERIENS ils en le NIF ,,, NIF KEBIR mais il sent pas. voila mes amis

    14. Badr El Dine dit :

      On a fais tout une histoire sur le vaccin et maintenant il es la personne ne veux se faire vaccine et les morts contenu pour vous pour arête ces mort il faut change de ministre c est le remède miracle

    15. Lyes oukane dit :

      Celtic tu es indecrotable . tu ecris  » …nous sommes nourris par les occidentaux … » . Si tu avais une once de jugeote et un minimum de connaissance de l’Algerie tu n’ecrirais pas autant d’aneries. Le Probleme en Algerie c’est qu’on achete tout et qu’on paye tout .Personne ne nous nourrit . Plus de 45 milliards $ de bouffe et de gadgets inutils sont depensés chaque année par nos voleurs pour calmer les intestins que nous sommes ( 35 millions d’habitants ) fait la division et tu comprendras qui nourrit l’autre .

    16. arezki dit :

      Réponse à mr rabi
      ou t’as vu une insulte qu’elle soit raciste ou d’une autre nature que ce soit,je n’ai insulté personne en nommant des imbéciles ça n’est pas insulter chère compatriote,pour quoi toujours vouloir tamiser le soleil sous pretexte qu’il est algerien comme nous tous,non je ne suis pas d’accord ce gars la ainsi que plein d’autres ministres que boutef nous a imposé ne sont pas qualifiés pour ces postes,citez moi un seul ministre intègre dans ce gouvernement,mais etre cancre et voleur ça mon chère rebi il n’y'a qu’en algerie que ça existe ,et puis je donne mon avis après tout il y’a un modérateur si je dis des bétises il aurai tout simplement supprimé mon commentaire,donc s’il te plait,laisse moi au moins ce droit que tes copains gouverneurs que tu défends nous ont enlevé le lendemain de la soit disant indépendance,je dis ce que je veux ce que je pense la cour d’algerie focus est ouverte à tous les algeriens qui souhaitent stipuler ou dire tout haut leur mécontentement,.
      Moi je vais te dire ce qu’il faut pour cette algerie meurtrie qui, si l’on fait rien ira droit vers,si on laisse tous ces gueux gaspiller et voler nos richesses!
      C’EST UNE REVOLUTION plus amplifiée que 1988 souviens toi octobre.
      merci

    17. redman dit :

      Salut tous le monde !
      Un peuple n’a que le gouvernement qu’il mérite !

    18. Rabi dit :

      To Mr.Arezki, Je m’excuse ,c’est en lisant une autre fois tes commentaires que j’ai compris ce que tu veux dire! mais moi je ne defend personne des responsables,au contraire j’ai dis qu’il demissionne en cas d’inaptitude de gestion.Merci de m’avoir saisi jentiment et je m’excuse aussi et bonne continuation et je suis pour la libertee’
      d’opinion,pour l’ouverture et pour la jeunesse.et la bonne justice.
      Merci staff du journal Algerie Focus.

    19. arezki dit :

      A RABI
      On est comme ça nous algeriens,on se précipite trop,mais il n’y'a pas de mal chère compatriote,nous sommes quand meme des gens civilisés,et donc salut et que vive l’algerie libre et indépendante inchallah

    20. mohamed dit :

      pour repondre a notre ami A RABI

      cherami ami si tu crois que les algeriens sont independants tu te trompes nous ne sommes ni civilises ni independants ni libres

    21. Voila pourquoi la rubrique commentaire concernant la greve des medecins est vide et restera vide!!!!!!!!!!!!….Au revoirgreve_ph_aaleb_572148410.jpg

  • LA MISERE D'UN PEUPLE OTAGE DE LA DICTATURE

    ici regardez.

    http://www.youtube.com/watch?v=L7_xHbmzzYg&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=ilfQ0Oa_Wpg&NR=1

    http://www.youtube.com/watch?v=wI2bbcbOXLY&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=YJhVWZJoU-A&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=0ERkDTz67ek&feature=related 

    http://www.youtube.com/watch?v=23PKShE9esk&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=M4liiNUtrrI

    http://www.youtube.com/watch?v=8TDW5aQECLA&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=JbOfeRDdZrk&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=nGhwdW9M2Kk&feature=relatedindex.jpeg

    http://www.youtube.com/watch?v=mteeQRYCnQQ&feature=related .corrution daewoo en algerie

    http://www.youtube.com/user/hchicha blog de hchicha tres bon new sur l'algerie d'aujourdui

  • Bouteflika en retrait et silencieux

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    Bouteflika en retrait et silencieux

     

    Sous le ciel d’Algérie, les scandales s’amoncellent. Et pendant que s’allonge cette chronique du scabreux, le chef de l’Etat, premier magistrat du pays, ne juge pas nécessaire, ou sinon opportun, de s’exprimer.
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Faut-il chercher quelques éloquences dans ce silence ? Ailleurs, sous d’autres cieux, l’ampleur des scandales révélés aurait immanquablement incité à la réaction des plus hautes autorités politiques. Car, ces grosses affaires de «tchipa» et de détournements sont loin d’être des faits divers sur lesquels il n’importe pas de s’attarder. Outre les préjudices incalculables qu’elles occasionnent à l’économie nationale, elles posent, en filigrane, le problème de la qualité de la gouvernance. C’est aussi à l’aune de la probité économique que se jauge la bonne gouvernance. Le président Bouteflika, qui, dans le discours, passe pour être le chantre de la lutte contre la corruption, devait ressentir l’éclatement au grand jour des scandales successifs comme autant d’invitation à l’expression publique. A plus forte raison, lorsque l’on n’ignore pas que sur les grands projets qu’il a lui-même définis et mis sur la rampe de lancement que ces scandales se sont greffés, à l’instar du chantier de l’autoroute Est-Ouest. Il est vrai que la justice s’en est saisie de ces lourds dossiers et les instruit mais cela n’empêche pas la réaction politique officielle face à cette germination de la rapine. Que le Premier ministre Ahmed Ouyahia estime que les responsabilités politiques restent non engagées tant que la justice n’aura pas statué sur la culpabilité des mis en cause dans ces affaires qui meublent l’actualité nationale n’y change rien. La remarque à propos du silence du président vaut toujours d’être faite. Comme il importe aussi de relever que le chef de l’Etat ne met plus le même entrain qu’auparavant à sortir sur le terrain. Il ne s’affiche plus dans la même disponibilité à enchaîner comme autrefois des visites de travail et d’inspection. Des visites, on s’en souvient, qui lui faisaient sillonner le territoire national, d’est en ouest et du nord au sud. C’est à le croire lassé de telles pérégrinations. A moins qu’il ne jugerait pas utile d’en accomplir alors que nulle échéance électorale ne le bouscule. La dernière visite d’inspection que le président Bouteflika a effectuée, c’était au début novembre 2009 à Sétif où il avait inauguré officiellement l’année universitaire et, à l’occasion, inspecté quelques chantiers. Depuis, il est vrai, il y a eu la fièvre du football avec les deux expéditions des Verts au Caire et à Khartoum face au frère-ennemi égyptien. Le président de la République s’est impliqué dans la gestion directe, notamment de l’expédition de Khartoum où il ordonna les facilitations que l’on sait pour le déplacement des milliers de supporters. Cependant, il a fallu attendre le retour victorieux des Verts d’Omdourman pour le voir accomplir une activité publique, soit organiser une réception en l’honneur des joueurs et du staff technique. Sinon, on lui lira quelques communiqués comme celui dans lequel il informait que l’Etat prenait en charge les soins et séjours médicaux du gardien de l’équipe nationale Lounès Gaouaoui qui s’est fait opérer d’une appendicite en France, au début de la CAN. Il a eu aussi à présider, au moment où tous les regards étaient braqués sur le safari des Verts en Angola, la cérémonie de signature de la loi de finances 2010. En revanche, il a manqué d’être assidu quant à réunir le Conseil des ministres. Par ailleurs, il ne consentira aucun propos, ni aucune ligne à propos des scandales qui agitent la sphère économique. Ceci alors qu’il s’apprête à lancer son nouveau plan quinquennal doté d’une enveloppe de 150 milliards de dollars.
    S. A. I.

     

     

  • PROJET D’AGENCE GOUVERNEMENTALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

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    PROJET D’AGENCE GOUVERNEMENTALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
    Créée en 2006, non installée depuis et supprimée en… 2010

     

    Finalement, «l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption» — tel que prévu par la loi n°06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption — ne verra pas le jour. 4 années d’attente, 4 années de retard et puis plus rien. Le chef de l’Etat en a décidé ainsi, qu’importe si c’est une disposition législative, votée par le Parlement, et qu’une simple directive présidentielle vient d’effacer. Ce qu’a confirmé le Premier ministre le 3 février 2010 : la mise en place d’un observatoire de lutte contre la corruption avant la fin du mois de mars prochain, à mission préventive, et la création prochaine «d’une instance de lutte contre la corruption avec un pouvoir répressif». Exit donc «l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption». Le pouvoir aurait pu y mettre les formes, s’expliquer davantage et annoncer une révision de la loi n°06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, révision qui comprendrait notamment un éclatement de «l’organe» en deux entités, l’une de prévention, l’autre de répression. Mais en fait, tout ça n’est que fuite en avant, nouvelle diversion, sursis supplémentaire et fausses solutions à de vrais problèmes. Retour en arrière de 1996 à 2010.

    L’Agence gouvernementale contre la corruption est en attente d’installation depuis la parution de la loi 06/01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, qui en a prévu la création : un retard de 4 ans et toujours pas d’installation ! Un des textes d’application de cette loi est le décret présidentiel du 22 novembre 2006 qui fixe la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de cet organe ; mais là aussi, plus rien depuis. Cet énorme retard dans l’installation effective est l’absence de volonté politique de lutter contre la corruption, absence de plus en plus manifeste et qui n’est plus à confirmer. Les pouvoirs publics démontrent tous les jours que c’est leur choix. Parmi les raisons de la non-installation de cet organe pourrait figurer le désaccord sur le choix de ses 7 membres permanents dont son président. Chaque «puissant» du moment voudrait placer son homme pour mieux contrôler cet organe et ne pas en être «victime»… Qu'est-ce qui empêchait jusque-là le chef de l'Etat de nommer les membres de l'agence gouvernementale de lutte contre la corruption ? L'installation effective de cette agence était tributaire de ces nominations. Visiblement, il ne semble pas y avoir de consensus au sommet de l'Etat pour le choix de ceux qui devaient animer cette agence. Il est vrai que trouver des commis de l’Etat incorruptibles est une tâche presque impossible, pour peu que le gouvernement veuille se donner la peine d’en chercher. «Le pouvoir absolu, corrompt absolument» (Montaigne). Par contre, les commis du pouvoir au sein de l’Exécutif actuel — malléables et corvéables à merci — ne sont pas difficiles à dénicher. 4 ans de retard déjà, jour pour jour, sans que l’agence ait démarré, c’est énorme, alors que la grande corruption continue de faire des ravages au sein même des institutions de l’Etat. Pourquoi le gouvernement n’a cessé de retarder l’installation de cette agence ? Pour la petite histoire, nous avions posé la question au chef de la délégation algérienne — l’ambassadeur d’Algérie en Indonésie — à la 2e Conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption qui s’était tenue à Bali du 28 janvier au 1er février 2008. Sa réponse nous avait laissé pantois : «Le gouvernement algérien a d’autres priorités » ! 2 années plus tard, ce n’est toujours pas la priorité, à telle enseigne que le pouvoir peut même se permettre de la supprimer : une agence mort-née. Qui au sein du pouvoir s’est opposé à la mise en place de cette agence ? Qui en voulait ? Personne. Certains courants au niveau du pouvoir craignaient que l’Exécutif se serve de cet organe pour des règlements de compte uniquement, à l’image de ce que fut la Cour des comptes à sa création en mars 1980, il y a 30 ans de cela. Pas de volonté politique de lutter contre la corruption, pas de consensus pour mettre en application la loi et les textes d’application qui en découlent. Les décrets d’application de la loi du 20 février 2006 relative à la prévention et la lutte contre la corruption ont été signés le 22 novembre 2006 (publiés au Journal officiel le même jour). Parmi ces textes, il y a le décret présidentiel portant création de l'agence gouvernementale de prévention et de lutte contre la corruption.
    Que s’est-il passé au sommet de l'Etat et qui a retardé cette installation ?

    Et pourtant, au début de l'été 2007, lors du Sommet du Nepad consacré notamment au MAEP (Mécanisme africain d'évaluation par les pairs), les officiels algériens tant dans leurs discours que dans leurs rapports avaient fait croire que cette agence était effective et qu'elle activait ! Après avoir dissous en 2000 l’Observatoire national de surveillance et de prévention de la corruption (ONSPC), le chef de l’Etat se ravisait en 2005, à la lumière de la ratification par l’Algérie de la Convention des Nations unies de 2003 contre la corruption, en évoquant de nouveau — à travers la loi contre la corruption du 20 février 2006 — la création d’un organisme spécialisé, une sorte d’agence qui piloterait la lutte gouvernementale contre la corruption. Pour rappel, en mars 1996 — il y a 14 ans —, reprenant une promesse du programme électoral du chef de l’Etat de l’époque, le gouvernement annonça l’installation d’un organisme chargé de la prévention de la corruption. Cette initiative était déjà révélatrice à la fois de l’ampleur de la corruption en Algérie et de l’échec, voire de l’inertie de la justice, notamment dans la lutte contre la corruption.
    Dans l'ombre douillette du pouvoir

    En juillet 1996, l’ONSPC fut créé par décret du président Zeroual. Son rapport annuel ne fut jamais rendu public : le décret de création de l’observatoire ne le prévoyait pas. Placé sous la tutelle directe du chef du gouvernement, Ouyahia à l’époque, cet organisme, un de plus (un de trop), devait rester confiné dans l’ombre douillette du pouvoir et ne fera plus du tout parler de lui jusqu’à sa dissolution le 12 mai 2000 au même titre que d’autres institutions consultatives, sous prétexte que ces «excroissances de l’Etat, outre leur inutilité et la dilution des responsabilités qu’elles entraînent, se traduisent par des ponctions injustifiées sur les ressources publiques», ainsi que le déclara officiellement l’actuel chef de l’Etat. En ce début de l’année 2010, nous nous retrouvons dans la même situation avec la création de «l’organe de prévention et de lutte contre la corruption» prévu dans la loi citée plus haut : annoncé comme étant «une autorité administrative indépendante», il est néanmoins placé sous la tutelle du président de la République ; son rapport annuel n’est pas rendu public non plus, comme du temps de l’ONSPC ; et sa composition, son organisation et les modalités de son fonctionnement seront définis par voie réglementaire (décret du 22 novembre 2006).
    Un organe indépendant ou un instrument de chantage ?

    Ce que dit cette loi : «L’organe de prévention et de lutte contre la corruption est chargé, notamment, de proposer une politique globale de prévention de la corruption consacrant les principes d’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des affaires publiques et des biens publics ; de dispenser des conseils pour la prévention de la corruption à toute personne ou organisme public ou privé et recommander des mesures, notamment d’ordre législatif et réglementaire, de prévention de la corruption ainsi que de coopérer avec les secteurs concernés, public et privé, dans l’élaboration des règles de déontologie ; d’élaborer un processus permettant l’éducation et la sensibilisation des citoyens sur les effets néfastes de la corruption ; de collecter, centraliser et exploiter toute information qui peut servir à détecter et à prévenir les actes de corruption notamment, rechercher dans la législation les règlements, les procédures et les pratiques administratives les facteurs de corruption afin de recommander des réformes visant à les éliminer (…) ; de recueillir, périodiquement, et sous réserve de l’article 6, les déclarations légales de patrimoine des agents publics, d’examiner et d’exploiter les informations qu’elles contiennent et de veiller à leur conservation ; de recourir au ministère public en vue de rassembler les preuves et de faire procéder à des enquêtes sur des faits de corruption ». Ambitieux programme pour cette agence qui ne verra jamais le jour !
    Cachez-moi cet «organe» !
    L’affirmation de l’indépendance de cette agence est contredite dans le même texte, d’une part, par sa mise sous tutelle du président de la République, et d’autre part, par la relation de dépendance vis-à-vis du ministère de la Justice : l’article 22 oblige cet «organe» à soumettre à ce ministère les dossiers de corruption éventuelle à soumettre aux tribunaux ! Alors que, pour rappel, dans les textes de feu ONSPC, cette contrainte de passer par le ministère de la Justice pour saisir les tribunaux n’existait pas. Même le rapport annuel de cet «organe» qui est remis au président de la République n’est pas rendu public : la transparence et l’information du public ne sont pas des préoccupations pour les auteurs de cette loi. Par ailleurs, les Algériens ne pourront pas directement s’adresser aux responsables de cet «organe », contrairement à une disposition de la Convention des Nations unies qui encourage fortement cette relation directe des citoyens avec l’agence de lutte contre la corruption. Ces dispositions sont très éloignées de ce que prévoit la Convention des Nations unies de 2003 contre la corruption, notamment dans son article 6 : «Chaque Etat-partie prend des mesures appropriées pour veiller à ce que les organes de prévention de la corruption compétents mentionnés dans la présente convention soient connus du public et fait en sorte qu’ils soient accessibles, lorsqu’il y a lieu, pour que tout fait susceptible d’être considéré comme constituant une infraction établie conformément à la présente convention puisse leur être signalé, y compris sous le couvert de l’anonymat.» L'indépendance de ces agences par rapport à l'exécutif est aussi réaffirmée par la Convention africaine de lutte contre la corruption, ratifiée par l’Algérie, dans son article 5, «mettre en place, rendre opérationnelles et renforcer des autorités ou agences nationales indépendantes chargées de lutter contre la corruption ». Le pouvoir a choisi de ne pas installer cette agence, 4 années après l’avoir créée dans la loi : c’est peut-être mieux ainsi, car elle n’aurait eu aucune indépendance et aurait eu très peu de marge de manœuvre. Le pouvoir modifiera la loi du 20 février 2006, ce qui nécessitera quelques longs mois, un nouveau sursis, un de plus, en attendant des jours moins éclaboussés par les scandales de grande corruption et un peu de répit…
    Djilali Hadjadj

     

    Pratiquer des brèches dans le mur bétonné du silence
    La lutte contre la corruption est avant tout politique. Information, transparence, contrôle, réforme, participation populaire, citoyenneté sont les maîtres- mots d'une avancée nécessaire qui se déclinerait en libertés à conquérir, en responsabilités à prendre, en ouvertures du pouvoir à d'autres secteurs de la société. Il faudrait pratiquer des brèches dans le mur bétonné du silence, redéfinir la loi pour ramener les institutions près du peuple, casser les monopoles politiques, militaires et économiques pour donner à cette société la possibilité de se battre pour elle-même et de devenir une société de citoyens et enfin, déstructurer les réseaux de la corruption, mais la justice est complètement inféodée au pouvoir. Depuis plusieurs années maintenant, les pouvoirs publics et ses officines en tous genres se distinguent par une répression tous azimuts à l'encontre des associations et des syndicats autonomes, contre les éditeurs de presse et les journalistes indépendants, contre l'opposition, contre les populations qui se révoltent à juste titre contre toutes sortes d'injustices. Les libertés s'amenuisent de plus en plus, et le pouvoir ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Même le très peu reluisant réseau Internet – coûteux pour les usagers et très difficile d'accès – n'échappera pas à cette répression et à ces interdictions : il sera encore beaucoup plus contrôlé et muselé par le pouvoir ! La loi de 1990 sur les associations – positive au demeurant –, non respectée et violée depuis par tous les gouvernements qui se sont succédés, n'échappera pas aux pratiques scélérates du pouvoir : l'Exécutif est en train de lui substituer une loi liberticide pilotée par ses «polices politiques». Le fossé se creuse de plus en plus entre le pouvoir et l'écrasante majorité des Algériens qui semble décidée à prendre en charge son destin. Les conditions d'un sursaut pour arrêter le pillage et faire cesser toutes les violences sont-elles réunies ? La société dans son ensemble a-t-elle suffisamment conscience de l'ampleur de la corruption qui s'apparente à une mise à sac du pays, hypothéquant la perspective de développement ? L'avenir nous le dira.
    D. H.

     

     

  • LA GREVE CONTINUE

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    Actualités : PRATICIENS DE SANTÉ PUBLIQUE
    Pas d’épilogue pour l’action de protestation

     

    L’action de protestation, initiée par des syndicats des praticiens de santé publique depuis plus de deux mois, n’a pas encore connu son épilogue, de solution.
    Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - «Nous maintenons un service minimum mais c’est tout le système de la santé publique qui fonctionne en service minimum depuis des années.» Une déclaration certes cynique du Dr Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), contacté hier, mais qui exprime, cependant, la désillusion des médecins. Pour autant, le mouvement affiche une «forte détermination» à remédier aux carences de ce système dans l’intérêt des malades et pour la préservation du système public de santé. C’est cette détermination qui sous-tend justement l’action de protestation lancée depuis presque six semaines par les spécialistes de santé publique, une grève ouverte avec le maintien du service minimum. Et une grève ouverte que ce syndicat entend poursuivre, un sit-in étant prévu, mercredi prochain, devant le siège du ministère de la Santé, outre des rassemblements dans les autres grandes villes du pays. Et ce d’autant que les revendications socioprofessionnelles, liées notamment au statut particulier, ne sont pas satisfaites et que les pouvoirs publics affichent un manque de réalisme, du «mépris» et se montrent assez parcimonieux visà- vis des médecins. Dans cet ordre d’idées, le chef de file du SNPSSP a dénoncé les «insultes» que le Premier ministre a proférées récemment, voire son refus à lui et au groupe parlementaire de son parti (le RND) de recevoir et d’écouter les praticiens, a contrario des autres formations politiques. Cette position, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), qui a initié une action de protestation depuis deux mois et demi, la partage également. Selon le porte-parole du SNPSP, le Dr Merabet, les raisons «objectives» qui ont motivé la protesta sont toujours là. Car les pouvoirs publics encouragent le pourrissement de la situation en ne satisfaisant pas aux revendications, en favorisant un «dialogue de sourds» et une polémique à «des fins que nous condamnons», dira le Dr Merabet. L’occasion pour le porte-parole des praticiens généralistes de déplorer la gestion «ambivalente» et les arrière-pensées de la tutelle. Car au lieu d’organiser des réunions de conciliation, comme prévu par la législation des conflits de travail, et d’engager un dialogue de fond, le ministère de la Santé use plutôt de manœuvres dilatoires et tente d’imposer son point de vue sur le régime indemnitaire. En d’autres termes, l’action de protestation des syndicats de la santé publique ne trouve pas encore de motifs d’apaisement, d’épilogue.
    C. B.

     

     

  • Départ de 2000 médecins vers l’Hexagone depuis 2008

    AUCUNE MESURE N’A ETE PRISE PAR LES POUVOIRS PUBLICS POUR LES DISSUADER
    Départ de 2000 médecins vers l’Hexagone depuis 2008

    El Khabar, 6 février 2010

    Plus de 5000 médecins algériens exercent actuellement dans les hôpitaux français, dont 2000 ont quitté le pays pendant les deux dernières années. Une situation qui requiert l’intervention immédiate des pouvoirs publics, afin de mettre fin à la « fuite de cerveaux ».
    Selon les derniers statistiques fournies par le Conseil de l’ordre des médecins algériens, le nombre des médecins algériens exerçant en France, est passé de 3000 à 5000 médecins, juste pour les deux dernières années. Le départ des médecins, à la recherche de meilleures conditions de vie, pourrait avoir des retombées désastreuses sur le trésor public, puisque leur formation nécessite des investissements énormes de la part de l’Etat, sans qu’elle puisse, en contre partie, bénéficier de leurs compétences.

    A cet égard, le président du conseil national de l’ordre des médecins, M. Bekat Berkani, a estimé que les médecins qui ont quitté le pays pour aller s’installer à l’étranger sont les meilleurs dans leurs spécialités, puisque les pays occidentaux n’admettent que les bons médecins. Le phénomène de la « fuite » de médecins algériens, ajoute-il, a atteint des niveaux alarmants, indiquant que ceux qui sont en cours de formation, se préparent eux aussi à rejoindre leurs compatriotes déjà installés à l’étranger.

    Selon M. Begat, la France la première destination de nos médecins, suivie par le Canada, puis les autres pays, à l’instar des Etats Unies, la Suisse, la Belgique et autres. Il s’agit d’un sabotage organisé contre notre médecine, martèle-t-il, toute en responsabilisant les pouvoirs publics, qui restent toujours indifférent vis-à-vis ce phénomène.

    Ils ont quitté l’Algérie pour diverses raisons. La plupart ont été forcé de quitter le pays, à cause du manque flagrant des motivations et des privilèges sociaux, à l’exemple d’une rémunération digne de leur rang social et leurs compétences. C’est d’ailleurs, la raison principale qui pousse les syndicats de médecines de mener des grèves, depuis quelques mois.

    En effet, si l’on compare les salaires de médecins algériens et ceux perçus par leurs homologues tunisiens et marocains, on constatera les salaires de nos médecins ont inférieurs. Selon M. Begat, qui a dénoncé la signature de contrats avec des médecins étrangers, notamment des cubains, chargés d’effecteur des interventions chirurgicales contre  des sommes faramineuses, au moment où nos compétences sont « bradées » pour d’autres pays.



    06-02-2010