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  • Débrayage de deux jours dans les APC : Le marasme de 500 000 agents communaux.le smig n'a jamais eteint 1000d.a de qui se moque t'on!!!!!!


    Débrayage de deux jours dans les APC : Le marasme de 500 000 agents communaux


    La malvie, la précarité de l’emploi, l’érosion du pouvoir d’achat, l’instabilité au sein des administrations sont autant de facteurs qui motiveront les travailleurs des communes à prendre part au débrayage.

     

    Après les praticiens de la santé, les enseignants, les agents de la SNTF, c’est au tour des travailleurs communaux de manifester leur mécontentement et leur colère quant à la dégradation de leur situation socioprofessionnelle. Selon le Conseil national du secteur des communes (CNSC), activant sous la coupe du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), et initiateur du mouvement de grève de deux jours qui débutera aujourd’hui, les travailleurs communaux – qu’ils soient éboueurs, préposés au guichet, employés dans les bureaux – vont adhérer massivement à cette action de protestation. La malvie, la précarité de l’emploi, l’érosion du pouvoir d’achat, l’instabilité au sein des administrations sont autant de facteurs qui motiveront les travailleurs des communes à prendre part au débrayage. Le CNSC a déposé, il y a huit jours, un préavis de grève auprès des départements concernés, notamment le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

    Ces deux institutions n’ont, jusqu’à l’heure, ni contesté cette démarche ni invité les futurs grévistes à une table de négociations, comme le stipule la loi. Actuellement, plus de 500 000 personnes sont employées dans les 1541 communes existant à travers le territoire national, sans oublier d’adjoindre à ce nombre important les centaines d’agents embauchés dans le cadre du pré-emploi et du filet social. Ces deux dernières catégories sont, selon le syndicat, surexploitées, puisque ces agents touchent un salaire de 3000 DA alors qu’ils bouclent leurs huit heures de travail ! Pour le CNSC, la grève demeure leur dernier recours pour la prise en charge de leurs revendications.

    « Nous sommes marginalisés, nous ne sommes pas écoutés et la dégradation de nos conditions de travail ainsi que l’érosion de notre pouvoir d’achat nous poussent, non seulement à observer une grève, mais à occuper la rue », a lâché Ali Yahia, porte-parole du syndicat. Ce sentiment d’injustice est partagé par la majorité des travailleurs et des agents communaux rencontrés hier à Alger. Ces derniers ont, toutefois, refusé de décliner leur identité par crainte de représailles. « Après plus de 20 ans de service, je touche toujours un salaire qui dépasse de peu les 15 000 DA et j’ai cinq bouches à nourrir, si je vous rends compte de notre misère à visage découvert, je risque ma place », a lancé un préposé au guichet dans une administration de la capitale. Celui-ci pense que l’amélioration des prestations de services est liée étroitement à l’amélioration des conditions de travail des employés de l’administration. « Nous touchons un salaire des plus dérisoires, les pouvoirs publics ne nous ont jamais consultés ni associés à l’élaboration de notre statut dont nous ignorons carrément le contenu », ont souligné les responsables du syndicat.

    Salaires dérisoires et travail précaire

    Les travailleurs communaux et des corps communs ont été, de l’avis des animateurs du débrayage, exclus de toutes les augmentations salariales, des classifications catégorielles dans la nouvelle grille des salaires de la Fonction publique et ils n’ont pas été invités à faire des propositions par rapport au régime indemnitaire. « Le haut gradé au niveau de l’administration touche à peine 30 000DA. Les éboueurs sont classés dans la nouvelle grille des salaires à la catégorie 1, alors qu’ils étaient à la 10, ils perçoivent un salaire de 9000 DA. Dans notre pays, on ne revalorise ni le travail ni le diplôme des fonctionnaires », a tonné Ali Yahia. Par ailleurs, le syndicat fait part également de l’instabilité qui règne dans les APC en raison du changement de l’équipe dirigeante. « Chaque cinq ans, nous assistons à des changements à la tête des administrations. Les nouveaux élus nomment un nouveau staff. Il y a, à notre sens, des affectations arbitraires. Résultat : il y a un personnel qui évolue et un autre qui stagne », explique Ali Yahia qui parle de dysfonctionnement au sein de nos administration dû essentiellement à la mauvaise gestion des élus.

    Le syndicat, qui menace d’organiser une grève renouvelable de 3 jours à compter de la deuxième quinzaine d’avril prochain, revendique la promulgation du projet de statut particulier des communaux et le régime indemnitaire, la révision de la classification catégorielle des agents communaux, la revalorisation et l’attribution d’autres primes et indemnités pour les travailleurs communaux et les corps communs, la revalorisation et l’actualisation de la prime de rendement et le maintien de la retraite sans condition d’âge. Le syndicat demande aussi la revalorisation du point indiciaire afin de garantir un salaire de base digne en harmonie avec le coût de la vie, l’intégration des contractuels en poste et la défense des libertés syndicales et le droit de grève.

     

    Par Nabila Amir

  • rappel en photo ,nous somme pas voyaux et des chiens mais des praticiens qui veulent leurs droit legitimes et leurs statuts falsifies' par le ministere de la sante' et la fonction publique on demande pas l'aumone si vous voulez casser la santé !!!!!!

     

     

     

     

  • LA SEULE ORGANISATION QUI SE BAT POUR LES TRAVAILLEURS ET CONSTAMENT CONTRE LE POUVOIR ALGERIEN L'Intersyndicale de la Fonction Publique dénonce : "Au lieu du dialogue, le gouvernement préfére la répression "

    Les syndicats membres de l’Intersyndicale Autonome de la fonction publique analysent la situation sociale et économique nationale dans un communiqué parvenu à notre rédaction :

    Notre pays vit depuis le mois de septembre 2007, une dégradation vertigineuse de la situation sociale et économique caractérisée par une diminution alarmante du pouvoir d'achat, suite à l’augmentation vertigineuse et incontrôlée des prix des produits de large consommation. Cette situation est due au fait que notre pays importe l'inflation de l’économie mondiale suite à l’augmentation des prix des produits de première nécessité sur le marché international démontrant ainsi l’aggravation de la dépendance alimentaire dont il souffre depuis des années.
    Cette importation de l’inflation mondiale à généré une situation économique inédite dans l’histoire de la société algérienne : les citoyens sont payés en dinars algériens mais payent en euros !

    L'intersyndicale autonome de la fonction publique constate que l’actuel gouvernement a été incapable de mettre en place une politique sociale et économique pour : stopper l’inflation, mettre en place une politique de l’Etat pour soutenir les prix des produits de première nécessité qui doit se traduire avant tout par une politique de soutien intense à la production agricole nationale, afin de diminuer la dépendance alimentaire et assurer la sécurité alimentaire du pays, protéger le pouvoir d’achat des citoyens, relancer l’activité économique et industrielle productive génératrice de richesses et de bien être ; et cela malgré les énormes moyens financiers dont dispose le pays suite à l’augmentation du prix des hydrocarbures.

    L'intersyndicale autonome de la fonction publique est prête à utiliser tous les moyens légaux pour faire aboutir ses revendications justes et légitimes et interpelle les pouvoirs publics sur l’extrême gravité de la situation socio-économique que traverse notre pays et demande la mise en place de mesures socio-économiques urgentes pour répondre aux besoins sociaux, économiques et culturels des citoyens afin d’assurer la paix sociale et le bien être pour tous.

    A ce propos, le secteur de la fonction publique connaît depuis le mois de janvier 2008, un vaste mouvement social animé par les syndicats autonomes autour de revendications socioprofessionnelles communes à tous les fonctionnaires :
    - Défense du pouvoir d'achat
    - Refus de la nouvelle grille des salaires de la fonction publique qui a été élaborée unilatéralement par les pouvoirs publics sans consultation des partenaires sociaux comme l’exige les lois sociales nationales et internationales. Cette nouvelle grille des salaires ne répond nullement aux aspirations légitimes des fonctionnaires pour un salaire qui leur assure le bien être matériel et moral et qui permet aussi à notre pays d’avoir une fonction publique moderne au service du citoyen, du développement économique, social et culturel de la société algérienne. Même la maigre augmentation du salaire de base accordée dans cette nouvelle grille des salaires a déjà été rattrapée par l’inflation galopante.
    - Demande d'une augmentation substantielle du point indiciaire afin d’avoir un salaire de base qui correspond aux aspirations légitimes du fonctionnaire.
    - Demande de l'élaboration des statuts particuliers en concertation avec les partenaires sociaux représentatifs des fonctionnaires
    - Abrogation de l'article 87bis
    - Intégration des contractuels de la fonction publique
    - Défense des libertés syndicales
    - Respect des conventions internationales de l’OIT N° 87-98-135 ratifiées par notre pays
    - Respect de l’article 15 de la loi 90-14 c'est-à-dire la non ingérence de l’administration dans les affaires internes du syndicat.

    Ce vaste mouvement social dans la fonction publique a permis pour la première fois dans l'histoire syndicale de notre pays, l'émergence d'une unité et une solidarité syndicales sur le terrain des luttes et la construction au quotidien d'un vaste mouvement de résistance sociale dans la fonction publique pour défendre le pouvoir d'achat et les libertés syndicales.
    Ce mouvement social algérien a reçu le soutien du mouvement syndical international qui lutte pour un secteur public moderne au service du bien être du citoyen.

    L'intersyndical autonome de la fonction publique rappelle à l'opinion publique nationale qu'à ce jour, les pouvoirs publics refusent toujours l'ouverture des négociations et d'un dialogue social comme l'exigent les lois sociales nationales et internationales avec les partenaires sociaux représentatifs de la fonction publique, afin de répondre aux revendications justes et légitimes des fonctionnaires.

    Les pouvoirs publics continuent à privilégier la politique du monologue et des intimidations, de la répression des libertés syndicales par l'instrumentalisation de l'appareil judiciaire pour remettre en cause le droit de grève garanti par la constitution, la ponction illégale des salaires des fonctionnaires qui ont suivi la grève.
    Cette politique répressive ne fera pas plier les fonctionnaires qui luttent pour la défense de leurs revendications socioprofessionnelles dans le strict respect des lois sociales nationales et internationales.

    Face au refus des pouvoirs publics de répondre aux revendications justes et légitimes des fonctionnaires, l'intersyndicale autonome de la fonction publique :

    - Appelle à l'unité d’action syndicale la plus large avec les syndicats autonomes de la fonction publique qui se battent pour la convergence des luttes syndicales pour hâter l'aboutissement des revendications justes et légitimes des fonctionnaires.

    Les syndicats membres de l’Intersyndicale Autonome de la fonction publique:
    CLA
    CNAPEST
    SATEF
    SNAPAP
    SNTE
    SNPEM
    CECA
    La Coordination Nationale des Sections CNES imagessinge.jpg

  • «Le ministère de la Santé nous a privés de nos droits»

     

    Lyes Merabet, président du SNPSP :

    «Le ministère de la Santé nous a privés de nos droits»

    ImageLe chef de file des praticiens généralistes de la santé publique, Lyes Merabet, considère dans cet entretien qu'il a nous accordé que le gel de la grève des praticiens n'est qu'un répit.

    Tout en réitérant la justesse et la légitimité des revendications des praticiens qu'il résume à deux points essentiels, il revient également sur le long processus de dialogue qui a échoué selon lui.  Il estime qu'il fallait recourir à une médiation dans ce genre de conflit. Les médecins «privés de leurs droits» et  voués au «mépris» du ministre de la santé, attendent un geste du président de la République avec lequel un dialogue est entamé. Ecoutons-le.

    Le Temps d'Algérie :Vous avez finalement décidé de geler votre grève entamée depuis 3 mois. Qu'est-ce qui a réellement motivé cette décision ?
    Lyes Merabet :  Le recours au droit de grève consacre l'échec du dialogue entre partenaires sociaux tout d'abord. C'est un moyen légal d'expression négative, qui a pour objectif de ramener l'employeur à la table des négociations autour de revendications socioprofessionnelles portées par un collectif de travailleurs.

    La grève des praticiens de la santé publique qui évolue depuis le mois de novembre 2009 connaît actuellement un moment de répit suite à la décision du gel prononcé par le conseil national.
    C'est évident que les mesures de «casse» décidées par le gouvernement (pour l'éducation déjà) ont motivé la tenue des assemblées générales locales puis du conseil qui se sont prononcés démocratiquement et majoritairement pour le gel de la grève. D'autres formes de protestation sont maintenues.

    Vous maintenez pourtant la pression en décidant de renouer avec les rassemblements. Les réunions de conciliation n'aboutissent-elles donc à rien, en fin de compte ? Maintenez-vous également le statut particulier dont vous demandez l'amendement comme préalable à toute avancée dans les négociations sur une plateforme qui comporte pourtant plusieurs points?
    La   pression c'est notre ministre de la «défense», pardon, de la santé qui la maintient !! Nos revendications sont justes et nos actions de protestation sont légitimes à défaut de prise en charge. La loi 90-02 du 06 02 1990 prévoit, lorsque la grève est déclarée dans le respect de ses  dispositions, le recours aux réunions de conciliation. En cas d'échec, les parties en conflit peuvent faire appel à la médiation d'une personne morale ou physique comme elles peuvent soumettre directement leur différend à l'arbitrage.

    Le ministère de la santé nous a privés de nos droits et n'a proposé que la répression depuis le début de la protestation. La plateforme de revendications est constituée en fait de deux (02) points sujets à négociation : le statut particulier des praticiens pour lequel nous demandons des amendements et le dossier du régime indemnitaire. Le règlement des autres points relève de l'application d'une réglementation en vigueur pour tous les fonctionnaires !!!

    Le ministre de tutelle de son côté met la pression en déclarant la guerre aux «jusqu'au-boutistes», affirmant que beaucoup vous a déjà été accordé. Un commentaire ?

    A travers de telles déclarations, le ministre de la santé essaye de justifier la batterie de mesures coercitives prises à l'encontre des praticiens grévistes tout simplement.

    Quant à ce qui a pu nous être accordé, nous rappellerons les déclarations du même responsable au tout début du mouvement lorsqu'il reconnaissait publiquement la légitimité des revendications. Entre temps, des réunions de conciliation ont eu lieu (PV en notre possession) et aucune avancée n'a été constatée.

    Vous qualifiez le discours du ministre d'ambivalent et ses propos notamment sur le supposé exercice des praticiens dans le secteur  privé lors de la grève, de mensongers. Des précisions pour nos lecteurs ?

    Le système de santé dans notre pays, comme ailleurs aussi, est structuré principalement en 2 compartiments (ou secteurs) : public dominant et privé complémentaire. Le ministère de la santé, représentant des pouvoirs publics, définit pour chaque secteur les missions et les objectifs dans le cadre de la politique nationale de la santé. Il a la charge de l'organisation géo-sanitaire, du contrôle et de la gestion des ressources humaines. Lorsque le ministre évoque ça, les cas suivants sont à relever :

    -   L'activité complémentaire établie réglementairement depuis 1997 a été consacrée par l'ordonnance présidentielle n° 06-03 du 15 07 2006 portant statut général de la fonction publique (Art 44). Est concernée une infime partie de praticiens spécialistes de santé publique.
    -   Les cas d'abus ou de dépassement dans la pratique de l'activité complémentaire relèvent de la gestion d'un secteur dont M. le ministre a la charge et la responsabilité.

    Tant que les liens de causalité restent entretenus, l'effet nous rappellera la nécessité d'améliorer concrètement la condition socioprofessionnelle du praticien. La position de l'intersyndicale des praticiens a été entre autres clairement assumée à travers une déclaration rendue publique et qui appelle au gel de l'activité complémentaire mais subordonnée d’abord à une indemnisation conséquente à la renonciation.   

    Ne pensez-vous pas que les menaces de révocation de la Fonction publique brandies par la tutelle peuvent «altérer» la grande mobilisation des praticiens autour de votre plateforme ?

    Pas du tout !!! Nous considérons par contre que le sentiment du mépris, de la «hogra» ressenti fortement après ces dernières mesures va affecter la motivation des praticiens qui ont décidé de reprendre, dans la déception, leurs activités de soins et de consultation.

    Si d'un côté ce sont des actions en justice, des menaces de révocation auxquelles vous faites face, il y a cependant une oreille qui vous est tendue du côté de la présidence de la République. Où en êtes-vous avec cette chance de résolution du conflit ?
    Nous maintenons l'espoir de voir le président de la République prendre en charge les doléances des praticiens de la santé publique. A ce jour, aucune démarche ne nous a été proposée. Concernant les décisions de justice «déterrées» et mises en branle par le ministre après 4 mois de grève, nous maintenons qu'à ce jour, que nous n'avons reçu aucune notification.

    La contradiction est flagrante à ce niveau de la démarche justement ; lorsque les partenaires en conflit s'inscrivent dans le cadre de la loi (90-02 citée plus haut) et entament la négociation dans les réunions de conciliation, c'est une reconnaissance de fait de la légalité du mouvement de grève. A moins que M. le ministre n’ait d'autres considérations à faire valoir ?

    Si le statu quo se maintient aussi longtemps, jusqu'où pouvez-vous aller dans vos actions, sachant que les malades peuvent en souffrir grandement malgré le service minimum largement assuré ?

    Le praticien est le mieux placé pour dire et défendre l'intérêt des malades qu'il a la charge de soigner. L'accès aux soins, la qualité ainsi que la pérennité des prestations en soins sont autant d'éléments

    qui restent intiment liés à l'amélioration des conditions du travail et à la promotion de la situation sociale des personnels soignants, particulièrement des praticiens.   Les pouvoirs publics ont tout à gagner en investissant dans la stabilité dans un secteur aussi sensible, un secteur d'expression sociale à travers une couverture sanitaire assurée à la population.

    Entretien réalisé
    par Saïd Mekla
  • PV DU CONSEIL NATIONAL

    PV du Conseil national

    Téléch extrait.pdf

    L’an deux mille dix et le vingt cinq mars se sont déroulés à Alger les travaux du conseil national extraordinaire, maintenu en session ouverte depuis le 10 12 2009, à fin d’évaluer l’état du suivi de la grève des praticiens de la santé publique à travers le territoire national et d’entériner une décision suite aux récents rebondissements notamment la batterie de mesures répressives mise en branle par les pouvoirs publics à fin de mettre un terme à la protestation.

    A ces travaux dédiés à la mémoire du feu Dr Yaich Achour Mohamed, ex secrétaire général du bureau de wilaya de Blida et ex président du Bureau local de l’EPSP de Mouzaia, étaient représentées vingt trois (23) wilayas sur les 37 structurées.

    Après un aperçu présenté par le Président du SNPSP, au nom de l’exécutif du bureau national, sur le déroulement de la dernière réunion de conciliation du 17 03 2010, la parole a été donnée aux membres du conseil national représentants de wilaya et des différentes régions organiques (EST, Ouest, Centre, Sud Centre et Sud Ouest) qui ont fait état des propositions émanant des assemblées générales locales convoquées à cet effet ;

    Après débats, deux éventualités se dégageaient clairement ;

    - Maintenir le mouvement de grève.

    - Gel de la grève.

    Un vote à bulletin secret effectué séance tenante a donné les résultats suivants :

    - Cinquante (50) voix exprimées.

    - Trente deux (32) pour le gel de la grève.

    - Dix sept (17) pour le maintien de la grève.

    - Une (01) abstention.

    A l’issue des travaux du conseil national, ont été adoptées les résolutions suivantes :

    1. Par vote à bulletin secret à la majorité des voix exprimées : Gel de la grève des praticiens de santé publique en cours depuis le 23 11 2009.
    2. Par vote à main levée :

    - Attachement réitéré des praticiens à leur plate forme des revendications.

    - Maintien des rassemblements de protestation. A organiser au niveau national.

    - Port d’un brassard noir en signe de deuil et de colère des praticiens.

    - Boycott de toute relation de travail dans le cadre syndical avec le ministère de la santé jusqu’à l’ouverture de négociations sérieuses et responsables.

    - Agir en concert en intersyndicale des praticiens mais également avec d’autres syndicats de la fonction publique pour la défense des libertés syndicales et du droit de grève.

    - Médiatiser et dénoncer auprès des instances nationales et internationales, de droit social, les mesures répressives déployées par le ministère de la santé pour casser la grève des praticiens.

    - Intenter une action en justice, après avis juridique, contre le ministère de la santé pour non respect de procédures en matière de règlement du conflit collectif du travail ainsi que pour diffamation concernant le ministre.images chevre.jpg

  • hogra du pouvoir devant les yeux du monde entier mode d'emploi comment casser du medecin en algerie

    on en parle ....

    6569.jpgL'intersyndicale des praticiens de la Santé publique a choisi de geler son mouvement de grève après une consultation des bases au niveau de 37 wilayas. Les menaces de révocation faites par le ministre de la Santé publique ont bien entendu joué dans la décision. Tout comme cela a été le cas pour la grève des enseignants. Dans les deux cas, les autorités ont agité la menace de la répression contre les grévistes.

    Les syndicats, autonomes bien entendu, ne devraient pas voir dans ces arrêts de mouvement de grève un échec. Le fait qu'ils aient eu, dans les deux cas, le soutien effectif des personnels est, en soi, la preuve éclatante qu'ils sont, malgré le pouvoir, des acteurs majeurs de la vie sociale. Il n'y a pas d'échec quand on réussit à affirmer son existence dans une adversité aussi grande et que l'on va à contrecourant d'un autoritarisme fermement décidé à être le tuteur de tous, y compris de l'opposition et des syndicats.  Que ce soit chez les enseignants ou chez les praticiens de la santé, le combat des syndicalistes a contraint le pouvoir à montrer un visage répressif qu'il n'aime pas trop exhiber. Le système algérien tient énormément à sa façade. Que des syndicats combatifs le montrent peu respectueux du droit reconnu par les traités internationaux et la Constitution, de s'organiser et de défendre des droits sociaux dans le cadre de la loi, ne peut que lui déplaire. La combativité des syndicats l'y contraint.

    Ces syndicats sont néanmoins durablement présents malgré plus de deux décennies d'entraves et de manœuvres léonines. C'est un phénomène sociopolitique non désiré par le pouvoir qui s'est imposé. Beaucoup ont constaté que les syndicats autonomes ont subi le même «traitement» que les partis politiques et ont connu les mêmes mystérieuses opérations de «redressement» ou de «rectification».

    Si pour les partis politiques, l'effet est radical - qui se soucie du congrès du FLN ou du MSP en dehors de journalistes agissant par impératif de fonction ? -, le traitement n'a pas fonctionné pour les syndicats autonomes. L'explication est simple : les syndicats autonomes répondent à une demande réelle et forte. Tellement forte qu'une direction syndicale complaisante est vite repérée et donc grillée… La combativité des syndicats est clairement l'expression, assagie, d'une très forte radicalisation des personnels concernés. Cette radicalisation restera longtemps présente, les motifs d'insatisfaction restant forts et constamment amplifiés par les turpitudes entourant la gestion des biens publics.

    Le pouvoir aurait tort de croire que la répression et les menaces de répression contre les syndicalistes vont lui apporter de la tranquillité. Si on a chaque jour la preuve de la capacité du pouvoir à rétablir - en le démultipliant - le parti unique, on constate aussi que le retour au syndicat unique est constamment contrarié par la volonté des salariés d'avoir leurs propres représentations.

    Les derniers mouvements de grève qui ont été fortement suivis devraient cependant engager les syndicats à une réflexion sur les tactiques. Les enseignants, même s'ils ne doutent pas de la légitimité de leur action, auraient dû prendre en compte la montée des inquiétudes des parents d'élèves. Même si les autorités ont joué sur cette fibre, elle n'en était pas moins une réalité. En d'autres termes, les syndicats doivent apprendre à gérer leur mouvement. Savoir s'arrêter à temps pour rebondir plus tard, en fait partie. Les syndicats le savent désormais. Ils accumulent.

    par K.Selim / Le Quotidien d'Oran

    http://www.lequotidien-oran.com

     

    En plus de ces actions, les deux syndicats ont opté pour la saisie avec dépôt de plainte au niveau des organisations internationales, notamment l’OIT, ainsi que la saisie de la Ligue des droits de l’homme pour lui faire part des dépassements enregistré durant la protestation et aussi pour la transgression par les pouvoirs publics des droits de grève et des libertés syndicales

    http://www.elwatan.com/Gel-de-la-greve-et-maintien-des

    Les représentants du SNPSP et du SNPSSP ont, dans une conférence de presse animée hier à Alger, promis de renouer avec la protesta si les pouvoirs publics continuent d’ignorer leur plate-forme de revendications. «Nous accordons un délai raisonnable aux pouvoirs publics afin qu’ils satisfassent nos doléances, faute de quoi, nous reviendrons à la protestation. »

    http://www.lesoirdalgerie.com

    Même si les syndicats reculent devant ce nouveau bras de fer avec la tutelle, ils ne capitulent pas. Car toujours attachés à leurs revendications, ils ont l’intention de continuer le combat en menant plusieurs actions. La première consiste en la tenue, dès le samedi 3 avril, d’un rassemblement au niveau de l’hôpital Mustapha.

    http://www.liberte-algerie.com

    أعلنت نقابتا الأطباء الممارسين في الصحة العمومية عن تجميد إضرابهما المفتوح الذي شرع فيه منذ 4 أشهر، وقررت استئناف الاعتصامات الاحتجاجية بدءا من السبت القادم داخل مستشفى مصطفى باشا، كما أكدت النقابتان مقاطعتها لجلسات الصلح ''الشكلية'' مع الوزارة الوصية إلى غاية عودة مسؤوليها إلى ''جادة الصواب'' واعتمادهم أسلوب الحوار الحقيقي الذي يقود إلى تجسيد أرضية المطالب.

    http://www.elkhabar.com/quotidien/index.php?idc=55&ida=200062

    وقررت النقابتان مقاطعة وزارة الصحة وعدم إجراء أي اتصالات أو اجتماعات أو مراسلات معها إلى غاية انطلاق حوار جدّي حول مطالبهم الاجتماعية والمهنية، شرط أن لا يكون حوارا شكليا أو حوارا فارغا. كما قررت النقابتان عقد تجمعات وطنية، أولها سيتم تنظيمه يوم 3 أفريل المقبل بمستشفى مصطفى باشا

    http://www.echoroukonline.com/ara/national/50013.html

    قررت نقابة الممارسين العامين للصحة تجميد الإضراب الذي دام أربعة أشهر كاملة، ورفع شكوى لدى التنظيمات الحقوقية العالمية والوطنية ومنظمة العمل الدولية، تنديدا بالإجراء الردعي الذي اتخذته وزارة الصحة في حقهم، مؤكدة أن احتجاجات الأطباء لن تتوقف عند هذا الحدث، حيث سيعاودن تنظيم تجمعات احتجاجات بداية من هذا السبت أمام مستشفى مصطفى باشا بالعاصمة، زيادة إلى مقاطعات كل الاتصالات مع وزارة الصحة، وكذا الاتفاق على حمل وبداية من اليوم شارات سوداء مع التهديد بالعودة إلى الإضراب في أي وقت.

    http://www.al-fadjr.com/ar/national

  • La grogne sociale gagne d’autres secteurs : Les travailleurs communaux débrayeront les 30 et 31 mars

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    Les travailleurs communaux ne bluffent pas ! Après un préavis de grève adressé le 21 mars aux ministères de l’Intérieur et du Travail, ils décident de passer à l’acte. La grève des 30 et 31 mars est bel et bien confirmée par le conseil national du secteur des communes, dépendant du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).


    Dans un appel rendu public hier, le conseil appelle l’ensemble des travailleurs communaux à suivre le mot d’ordre de grève, précisant qu’un débrayage de trois jours reconductible interviendra à compter de la deuxième semaine du mois d’avril. Cette deuxième action dépendra de la « réaction » des autorités à la première. « Si l’on tend l’oreille aux revendications multiples des employés communaux, une autre grève n’aura pas de sens ni d’utilité », affirme un syndicaliste du Snapap. Mais, le temps ne semble pas favorable au dialogue, le gouvernement privilégiant la matraque, les ponctions sur salaire et la menace de licenciement. Ce sont les moyens répressifs et dissuasifs employés ces derniers temps contre les mouvements de grève dans le secteur de l’éducation et celui de la santé. Le conseil des travailleurs communaux motive sa décision par la sourde oreille du ministère de l’Intérieur quant à ses revendications.

    Des revendications qui sont en rapport direct avec les conditions socioprofessionnelles des milliers d’employés communaux en dégradation continue. Ainsi, le conseil exige la revalorisation du point indiciaire afin de garantir un salaire de base digne et en harmonie avec le coût de la vie, l’intégration des contractuels et vacataires, la promulgation du projet du statut particulier des communaux avec la révision de la classification catégorielle, la promulgation du régime indemnitaire, le maintien de la retraite sans condition d’âge et l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90/11 relative au salaire national minimum garanti (SNMG). Aussi, il exige le respect et la défense des libertés syndicales et le droit de grève, consacrés par la Constitution.

    Le conseil estime que les travailleurs communaux sont « marginalisés et exclus » de toutes les augmentations salariales et du régime indemnitaire, ainsi que dans la classification catégorielle dans la nouvelle grille des salaires de la Fonction publique. Le gouvernement, comme il l’a démontré à maintes reprises, refuse de céder à la pression de la rue. Le conseil dit en être « conscient » et compte sur la mobilisation massive des fonctionnaires communaux.


    Par M. A. O.

  • Gel de la grève et maintien des rassemblements


    Gel de la grève et maintien des rassemblements

    L’intersyndicale des praticiens de la santé publique


    La décision de l’intersyndicale des praticiens de santé publique n’est pas motivée par les menaces brandies par le ministère de tutelle.L’intersyndicale des praticiens de santé publique regroupant le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), initiateurs du mouvement de grève le plus important et l’unique dans l’histoire de la santé, a décidé de geler leur action de protestation entamée depuis quatre mois.


    Lors d’une conférence de presse animée hier, à Alger, les porte-parole des deux organisations syndicales ont expliqué les raisons d’une telle démarche qui intervient, il faut le rappeler, à la suite des mesures « répressives » prises à leur encontre par les pouvoirs publics. « Nous avons tenu nos conseils nationaux ce week-end et la majorité de nos membres ont opté pour le gel de la grève avec la possibilité de revenir à la protestation à n’importe quel moment, d’autant plus que la plate-forme de revendications n’a pas changé et n’a pas été satisfaite à ce jour », ont soutenu les animateurs de la conférence. Cette décision n’est pas motivée, selon eux, par les menaces brandies par le ministère de tutelle portant sur la retenue sur salaire pour l’ensemble des journées de grève, l’envoi de mises en demeure individuelles aux praticiens en abandon de poste ou la mise en œuvre de mesures de révocation, mais beaucoup plus par souci d’évaluer le mouvement, « de faire une trêve pour mieux rebondir ».

    L’intersyndicale a décidé, également, de boycotter le ministère de la Santé ainsi que la tenue de rassemblements nationaux dont le premier se déroulera samedi prochain dans l’enceinte du CHU Mustapha Pacha à Alger. « Nous allons occuper le terrain et boycotter toute rencontre ou réunion avec le ministère jusqu’à ce qu’on passe à un dialogue réel sur notre plate-forme de revendications », a révélé le Dr Yousfi, porte-parole du SNPSSP.

    En plus de ces actions, les deux syndicats ont opté pour la saisie avec dépôt de plainte au niveau des organisations internationales, notamment l’OIT, ainsi que la saisie de la Ligue des droits de l’homme pour lui faire part des dépassements enregistré durant la protestation et aussi pour la transgression par les pouvoirs publics des droits de grève et des libertés syndicales. En outre, les mêmes responsables ont annoncé, le port symbolique, par tous les praticiens, à partir d’aujourd’hui, d’un brassard noir « en guise de protestation » pour la non-satisfaction de leurs revendications comme ils ont décidé de prendre attache avec d’autres syndicats autonomes, particulièrement ceux de l’éducation, pour dénoncer et discuter de l’importance du respect des droits à la grève par les pouvoirs publics. « Aujourd’hui, plus que jamais, les droits sociaux sont bafoués et le droit de grève est remis en cause. Il faut donc agir », a rappelé le Dr Merabet.

    Les présidents des deux syndicats ont tenu à saluer la mobilisation et la consolidation de l’intersyndicale de la santé qui a pu résister à la casse, les manœuvres des pouvoirs publics ainsi qu’au mépris des différentes parties invitées à défendre la cause des praticiens. « Face à l’indifférence des élus, des partis de l’alliance présidentielle, de certaines associations, face au silence des décideurs qui n’ont trouvé comme moyen pour arrêter notre grève que la répression, les syndicats de la santé sont restés mobilisés et ils le seront dans l’avenir », a lâché le Dr Merabet qui regrette que toutes les personnes invitées à porter haut leur revendication ont fait dans la léthargie, la passivité et ont eu une place de spectateur.

    En faisant un retour sur la gestion de la crise qui a secoué le secteur de la santé, le SNPSP et le SNPSSP ont demandé au ministre s’il avait « un minimum de scrupule de déposer sa démission ». « Notre ministre accuse les grévistes de travailler chez le privé, c’est de la pure diffamation. Que le ministre apporte la preuve de ce qu’il avance ou alors il cite les noms de ces personnes. M. Barkat gère mal son secteur et le minimum qu’il puisse faire est de remettre sa démission. C’est là une carte pour l’apaisement », ont indiqué les conférenciers. L’intersyndicale des praticiens de santé publique réclame notamment la révision du statut particulier promulgué fin 2009, l’ouverture de discussions sur le régime indemnitaire et l’octroi d’un quota de logements de fonction. Les adhérents du SNPSP et du SNPSSP étaient en grève depuis fin novembre pour l’un et début janvier pour l’autre mais assuraient les urgences, le suivi des malades chroniques et les gardes dans les hôpitaux publics.


    Par Nabila Amir

  • COMMUNIQUE' DE L'INTERSYNDICALE

    Communiqué de l'intersyndicale                          images chevre.jpg

    Comm intersyndicale n° 04.pdf

    Suite aux dernières mesures répressives décidées par les pouvoirs publics en réponse à notre mouvement de protestation, les Conseils Nationaux du SNPSP et du SNPSSP se sont réunis respectivement le 25 et le 26 mars 2010 à Alger. Ces conseils nationaux, qui interviennent après la tenue d’assemblées générales des adhérents, ont évalué le mouvement de grève mené conjointement depuis près de quatre mois.

    Les décisions suivantes ont été prises :

    - Le gel de la grève.

    - L’attachement réitéré à la plate forme de revendications légitimes des praticiens.

    - Le boycott des relations avec la tutelle, dans le cadre de l’activité syndicale, jusqu’à manifestation d’une volonté concrète de prise en charge de nos revendications.

    - L’organisation d’un rassemblement  national des praticiens le samedi 03 avril 2010 au CHU Mustapha à Alger, suivi ultérieurement d’autres rassemblements.

    - Agir en concertation avec les syndicats autonomes de la fonction publique pour la défense des libertés syndicales et le droit de grève.

    - La saisie des organisations nationales et internationales (Ligue des droits de l’Homme, Internationale des services publics, bureau international du travail…) pour dénoncer le traitement réservé à la protestation des praticiens de santé publique.

    - Le port d’un brassard noir sur les lieux de travail.

    L’intersyndicale dénonce les méthodes de la tutelle, en totale négation du droit syndical consacré par la constitution, les lois algériennes et les conventions internationales ratifiées. Celle-ci a engagé un semblant de dialogue, pour en définitive exiger des partenaires sociaux de se ranger à leur dictat sinon de subir des mesures répressives et coercitives. Cette attitude envers les syndicats autonomes, l’exercice du droit syndical et donc le droit de grève est annonciatrice d’une velléité de remise en cause de ces acquis, preuve en est le recours systématique à des décisions de justice pour empêcher les mouvements de contestation déclenchés en total respect des lois. Il est déplorable de constater que l’investissement massif dans les équipements et les structures se fasse au détriment des ressources humaines, sans lesquelles le secteur de la santé publique ne peut être pleinement fonctionnel.

    La détermination dont ont fait preuve les praticiens de la santé publique n’est pas pour fléchir sous et malgré les coups de Jarnac des autorités, qui à défaut de compétence et de volonté à régler les problèmes de fond posés par notre mouvement de contestation, recourent à la solution de facilité que constitue l’usage systématique de la répression juridique, policière et administrative. En dépit de ces vicissitudes, les deux syndicats restent plus que jamais déterminés à faire aboutir leurs revendications. L’intersyndicale salue la mobilisation et la détermination des praticiens de la santé publique qui ne s’est pas démentie tout au long de cette grève malgré les intimidations, les manœuvres de déstabilisation et de division, grève qui fera date dans les annales des luttes syndicales en Algérie, bien au-delà du secteur de la santé, non seulement par sa durée, mais aussi par son déroulement exemplaire, et par la diversité des actions menées, telles l’organisation de grands rassemblements régionaux, notamment dans la capitale, mais aussi une forte médiatisation et un grand travail de sensibilisation et de vulgarisation de nos revendications auprès de différentes instances politiques et de l’opinion publique.

    Les consœurs et confrères réunis en intersyndicale, unis dans un combat pour la dignité ont mené une lutte difficile mais exemplaire sans se désengager de leurs responsabilités envers les malades à contrario de la tutelle qui s’en est désintéressé, le service minimum ayant été assumé spontanément et unilatéralement par les praticiens. Toute notre considération va à celles et à ceux qui se sont mobilisé durant ce mouvement, leur lutte pour la dignité, qui n’est point vaine, et leur détermination à remettre en cause ce système de santé défaillant et en totale déréliction, les grandis et œuvre à la sauvegarde de leur outil de travail.

    Cette grève a surtout définitivement consacré dans les faits la naissance d’une intersyndicale des praticiens de la santé publique, qui désormais, s’impose sur le terrain en tant qu’acteur incontournable et de première ligne, défenseur irréductible du secteur de la santé publique, victime d’une volonté réelle de mise à mort. C’est pour tout cela que notre mouvement constitue un moment remarquable que l’Histoire inscrira en lettres d’or malgré les vicissitudes du présent. Les deux syndicats réunis dans l’intersyndicale des praticiens de la santé publique, qui se sont toujours inscrits dans une démarche résolument et volontairement légaliste, rappellent que ce mouvement de grève à été déclenché dans le strict respect de la réglementation en vigueur et réfute en conséquence les accusations injustes et infondées émanant des pouvoirs publics.

    Il n’est de batailles de perdues que celles qui ne sont pas menées et les causes justes finissent inéluctablement par triompher. Notre cause est juste. Restons unis, solidaires et mobilisés.

    P - L'intersyndicale des praticiens

    Dr Merabet / dr Yousfi

  • Le salaire de la santé

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    Le salaire de la santé

    Par : Outoudert Abrous
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    Entre le serment d’Hippocrate du médecin et la mission du service public de l’État, un juste milieu n’est pas impossible mais pour ce faire, il faut d’abord un dialogue entre les deux parties et un débat ouvert et en même temps contradictoire pour faire la part des choses.

    Les établissements hospitaliers sont donc le reflet de la considération accordée à ceux qui y exercent : les médecins du secteur public. Ces derniers, après trois mois d’âpres luttes contre la tutelle, se sentent quelque peu abandonnés à leur sort, contrairement aux travailleurs de l’éducation qui ont eu quelque part gain de cause. Il faut reconnaître que le responsable de ce dernier secteur est allé sur le terrain, a reçu les syndicats et négocié avec eux. La médiatisation ayant fait le reste. Ce qui n’a pas été le cas pour le ministre de la Santé qui a fermé les grilles de son département pour ne pas entendre des doléances légitimes.
    Il est inconcevable qu’un médecin, même généraliste, ne dépasse pas les 50 000 dinars, y compris les gardes dont la prime n’arrive pas à couvrir le repas pris en dehors de chez lui. C’est un exemple de salaire de la santé.
    Avec un cursus d’un bac +7 (pour les généralistes) et +12 pour les spécialistes obligés de passer par un concours assimilable à un parcours du combattant, le spécialiste de la santé se retrouve en fin de course avec un salaire mensuel équivalent à ce que gagne un gardien de parking ou un maître d’hôtel comme pourboires. La comparaison n’est pas à faire avec leurs confrères mieux lotis dans le secteur privé où la normalisation des différents actes tarde à pointer du nez. Comment alors leur en vouloir de refuser des affectations loin de chez eux où ils trouvent au moins la chaleur familiale ?
    Entre le serment d’Hippocrate du médecin et la mission du service public de l’État, un juste milieu n’est pas impossible mais pour ce faire, il faut d’abord un dialogue entre les deux parties et un débat ouvert et en même temps contradictoire pour faire la part des choses. Toutefois, ce n’est pas en utilisant un ton menaçant et en jetant l’opprobre sur le corps médical qu’il accuse, en généralisant, d’exercer dans le privé que le ministre arrivera à faire baisser la tension. Au contraire, il ne fait qu’envenimer les choses. Si on avait reproché aux enseignants de prendre les élèves en otages, n’est-il pas de même pour les médecins qui privent les plus nécessiteux, ceux qui font appel aux hôpitaux, de soins ?
    La balle est dans le camp des pouvoirs publics pour amorcer un dialogue de gens mûrs et sensés et ne pas répondre par la menace verbale et physique.

  • Saïd Barkat à Constantine “Je combattrai les médecins grévistes”

     

    Saïd Barkat à Constantine
    “Je combattrai les médecins grévistes”

    Par : Souheila B.
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    “Leur mouvement est injuste et illégal, ils débrayent au niveau des CHU, mais ils continuent d’exercer dans les cliniques et cabinets privés. En tant que responsable de la santé des citoyens, je vais les combattre, je n’accepterai jamais que la santé du citoyen soit otage de ces pratiques.” C’est par ce ton menaçant que le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière a répondu, jeudi dernier à Constantine, aux journalistes à propos du mouvement de protestation qui entache son secteur depuis plus de trois mois.
    Saïd Barkat, en visite de travail à Constantine après avoir au départ ramené le sujet à une simple procédure d’application d’une décision des tribunaux “depuis que la justice a tranché l’illégalité de la grève”, est revenu quelques heures après  à la charge en usant d’un vocabulaire qui, bien qu’il puisse s’inscrire dans la même stratégie de gestion du conflit enseignants-éducation nationale, annonce la radicalisation de la position des pouvoirs publics. Le “je vais les combattre”, lancé depuis Constantine, s’il risque de jeter de l’huile sur un feu qui ne cesse de prendre depuis le début de l’année en cours, peut aussi créer des fissures dans les rangs des grévistes. Certains indices laissent croire que la sortie du ministre, en usant de mots inadaptés au contexte, est un conflit social de travail qui ne peut en aucun cas être assimilé à une guerre, et qui est dictée par les impératifs d’une démarche de gestion de la crise. “Le ministre qui disait être compréhensif à nos doléances, il y a à peine une dizaine de jours, ne peut pas user d’un tel langage inconnu dans la terminologie de  toute classe politique qui se respecte, s’il n’obéissait pas à une démarche d’intimidation qui le dépasse”, expliquait un syndicaliste gréviste.
    Toutefois, Barkat à travers ses propos laissait entendre que le gouvernement a toujours eu la marge de manœuvre nécessaire en préférant la concertation aux actions musclées. “C’est à la suite des actions menées par certains syndicalistes que nous avons retardé la mise à exécution des procédures disciplinaires d’usage, mais aujourd’hui, on va prendre les dispositions nécessaires”, expliquait-il. S’agissant de la question relative au vaccin contre la grippe porcine, le ministre expliquera que seules 5 000 doses des 5 millions acquises par l’Algérie ont été utilisées. Le reste du stock “sera utilisé en cas d’un retour de l’épidémie”, a-t-il ajouté. Le ministre de la Santé, à travers ces chiffres, rouvre malgré lui le débat sur les gestions catastrophiques par son département de la prévention contre la grippe A. Si seules 5 000 doses ont été utilisées, cela veut dire que 99% des deniers publics affectés à la prévention contre cette épidémie finiront, un jour, dans les incinérateurs. Quel gâchis pour des millions d’euros, disent les uns. C’est le prix à payer pour veiller sur la santé des citoyens, répliqueront les autres dans un débat qui s’ouvrira, certainement, un jour.
    Signalons enfin que le ministre de la Santé a inauguré à Constantine, un nouveau centre de transfusion sanguine situé à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. En fin de journée, il a donné à l’université Mentouri le coup d’envoi aux travaux d’un congrès international sur le cancer dans une ville où il faut attendre au minimum 3 mois pour décrocher un rendez-vous pour une séance de chimiothérapie. À ce propos, selon Barkat, qui reste optimiste, d’ici 2014, chaque wilaya du pays aura son centre de radiothérapie.

  • Les spécialistes touchent moins de 50 000 DA Les praticiens de la santé dévoilent leurs salaires

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    Les spécialistes touchent moins de 50 000 DA
    Les praticiens de la santé dévoilent leurs salaires
    Par : Souhila Hammadi
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    Ils veulent prendre l’opinion publique à témoin, en dévoilant leurs salaires et en révélant les conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils évoluent.

    Les praticiens de la santé, exerçant dans le secteur public, sont en voie de subir les mesures coercitives auxquelles ont eu droit les enseignants de l’éducation nationale, qui ont dû renoncer à la protesta et réemprunter le chemin des écoles. Mardi, les médecins, en grève depuis près de trois mois, ont été destinataires d’une première mise en demeure, les exhortant à reprendre le travail.
    Le document leur a été remis par l’administration des structures sanitaires, elle-même instruite par le ministère de la Santé, de la population et de la Réforme hospitalière. Au bout de la deuxième mise en demeure, la tutelle menace les grévistes d’importantes ponctions sur salaires puis de les radier définitivement de la fonction publique, au motif qu’ils débrayent dans l’illégalité.
    Devant le durcissement de la position des autorités, qui n’entendent visiblement pas satisfaire les revendications des praticiens de la santé, qui se résument en trois points : révision du statut particulier entré en vigueur en 2009, revalorisation des indemnités et réservation à leur profit d’un quota de logements de fonction, les médecins grévistes ont décidé de contre-attaquer. Ils veulent prendre l’opinion publique à témoin, en dévoilant leurs salaires et en révélant les conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils évoluent. Selon les fiches de paie, dont des copies ont été remises à la rédaction, un médecin spécialiste (chirurgien, néphrologue, neurologue, cardiologue…), ayant à son actif quelques années d’expérience, perçoit un salaire mensuel net légèrement supérieur à 48 000 DA. “J’ai un bac +12 et cinq années d’exercice et je touche ce salaire. Ce n’est pas normal”, lance un chirurgien, en brandissant son bulletin de paie. Il indique qu’un médecin, qui vient de terminer sa spécialité démarre à 46 000 DA. Ce qui sous-entend que la rémunération des praticiens de la santé publique augmente de très peu au fil des ans. “Les gens pensent que nous touchons au moins 100 000 DA par mois. Quand je montre ma fiche de paie, ils sont surpris”, reprend notre interlocuteur, qui signale que c’est là à peine trois fois le Salaire national minimum garanti, après de longues années d’étude et avec une pratique professionnelle assez contraignante. “Parfois, je passe ma garde dans les salles d’opération à faire intervention chirurgicale sur intervention. Pourtant, nous ne recevons que 760 DA par garde. Je dépense nettement plus, rien que dans les repas”, poursuit-il.  À vrai dire, en dévoilant la réalité de leurs salaires, les praticiens et spécialistes de la santé publique veulent prendre la tutelle de vitesse, dans le cas où elle nourrit des velléités d’agir comme l’a fait le ministère de l’éducation nationale, qui a rendu publics des niveaux de salaires du personnel enseignant exagérément gonflés. À telle enseigne que l’opinion publique s’est retournée contre les enseignants qui ont poursuivi leur grève en affirmant, à qui veut l’entendre, qu’en réalité, ils n’ont bénéficié d’aucune augmentation.

  • Liquidations avant fermeture définitive !

    Liquidations avant fermeture définitive !

    Par Hakim Laâlam
    Email : laalamh@yahoo.fr

    Barkat à propos des médecins grévistes : «Je vais leur déclarer la guerre !» Faut surtout pas le laisser à la santé celui-là. Faut le muter au…

    … MDN !

    Tout de même ! Ils auraient pu mettre de la graisse ou de l’antirouille dans le mécanisme du rideau. Faute de l’avoir fait, ce satané rideau grince terriblement. Impossible que vous ne l’ayez pas entendu. D’ailleurs, il n’y a même pas besoin de faire un effort sur ses pavillons auditifs pour entendre. Faut juste écouter : «Ceeeerrrrrrrrrrrrrrsssssssrrriiiii !» Ça grince ! Ça grince ! Et le rideau est en train de descendre, descendre. Ce week-end encore, tiens ! Le régime de bananes surgelées a braqué le gros projecteur de ses interdits sur le dernier livre de Saïd Sadi. Un ouvrage sur le héros Amirouche se voit bloqué faute de délivrance d’ISBN. Bonté divine, même les livres sur les morts leur font peur. Qu’ils se braquent sur un livre traitant d’un vivant, je comprendrais presque leurs peurs viscérales, tant ils sont bouffés par la suspicion visqueuse. Mais un mort ? Bon, il est vrai que lui était un héros. Et il a fait la révolution. C’est plutôt embêtant ! Et quand ça devient embêtant, le préposé au mécanisme du rideau reçoit aussitôt l’ordre de le baisser encore un peu. Déjà, bien avant ce blocage du livre de Sadi sur Amirouche, le rideau était descendu de plusieurs centimètres et avait grincé de tout son saoul de rideau, car c’est connu, un rideau ça boit, en plus de grincer. A quelle occasion le rideau a grincé la semaine dernière ? Mais pour le congrès du FLN, mon frère ! C’était tellement assourdissant comme grincement qu’à des kilomètres à la ronde, les Algériennes et les Algériens étaient obligés de se boucher les oreilles pour éviter d’avoir les tympans crevés. Je ne vous dis pas à quoi ressemblaient nos rues. Des citoyens vaquant à leurs affaires, passant et repassant dans les rues, avec leurs deux mains fermement plaquées sur leurs oreilles. Remarquez, ça ne choque plus. Ni ici ni ailleurs. Ailleurs, avec le temps, ils ont appris à décoder. Lorsque les Algériens se baladent avec les mains scotchées sur leurs oreilles, c’est qu’il y a un congrès du FLN en cours. Je ne sais pas ce que pense le préposé au baissage de rideau du dernier livre de Saïd Sadi sur Amirouche. Il n’a pas eu le temps de le lire. Peut-être l’aura-t-il ce temps, un jour. Lorsque le rideau aura touché terre. En attendant, il y travaille le bougre. «Ceeeeeeeeerrrrrrrrrrsssssssssiiiiiii !» Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Ils ont dit

     



    - Me Mostefa Bouchachi (président de la LADDH) : « Après l’arrêt du processus électoral, l’Algérie a connu ce qu’il plaît à certains d’appeler ‘la décennie noire’ ou la ‘décennie rouge’. 200 000 victimes ont fait les frais de l’arrêt du processus démocratique. Il y a eu de très graves atteintes aux droits de l’homme, avec des exécutions extrajudiciaires, des milliers de disparus et de personnes torturées. A partir de 1999-2000, force est de reconnaître que la pratique de la torture et les disparitions forcées ont sensiblement diminué, quoi que la torture est toujours pratiquée. Il ne reste que la rue, en définitive, comme espace d’expression non structuré, ce qui pourrait conduire à une explosion populaire qui ne servira ni la démocratie ni les droits de l’homme. Le régime ne veut pas laisser la possibilité aux Algériens de lutter d’une façon pacifique. »

    - Karim Tabbou (premier secrétaire du FFS) : « Ce pouvoir a réussi à organiser une métastase maffieuse. Il faut, dès lors, opérer une reconstitution cellulaire. Nous nous joignons au combat noble et légitime qu’est celui de la LADDH. Le FFS s’est toujours engagé dans la cause des droits de l’homme. Nos deux combats se confondent. Il y a des complots ourdis pour vous détruire et vous normaliser. A cela, nous disons : ça suffit ! Que ces gens-là sachent que nos valeurs sont inoxydables. Le pouvoir se découvre dans toute sa faiblesse. Sachez chers camarades que le FFS vous soutient dans tout ce que vous allez entreprendre. »

    - Hassan Ferhati (SOS Disparus) : « L’Etat reconnaît qu’il y a 7200 disparus. Farouk Ksentini a recensé 14 853 disparus. Il vient de déclarer qu’il faut tourner la page. Une femme a 5 enfants disparus et on lui dit tournez la page ? C’est indécent ! Nous, nous avons des dossiers ficelés avec nom et prénom des agents impliqués. Et on vient nous parler argent. On ne veut pas de leur argent. Nous, ce qu’on veut, c’est la vérité ! »

    - Gabriel Busquets (ambassadeur d’Espagne et représentant de l’Union européenne) : « L’Union européenne prête beaucoup d’attention à la question des droits de l’homme en Algérie. Elle porte un intérêt spécial au travail que font la LADDH et d’autres ONG dans le domaine des droits de l’homme. »

    - Amine Mohamed Abbou (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie) : « Nous, en Tunisie, nous n’avons pas connu la guerre civile, la violence, les attentats et les tueries. Cependant, les militants des droits de l’homme en Tunisie vivent sous une étroite surveillance policière. Si bien que la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme ne parvient toujours pas à tenir son congrès, contrairement à vous qui, malgré toutes les pressions, êtes arrivés à le faire. Bravo ! »


    Par M. B.

  • Quand les droits de l’homme bravent l’état d’urgence


    Quand les droits de l'homme bravent l'état d'urgence

    Le 3e congrès de la LADDH s’est poursuivi hier sans autorisation

    Quand les droits de l’homme bravent l’état d’urgence

    Les assises du 3e congrès de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme se sont poursuivies hier à la Maison des syndicats.


    Le congrès, qui a commencé ses travaux jeudi dernier, devait se clôturer hier soir par l’adoption des statuts de la Ligue, l’élection d’un nouveau conseil national pour finir avec l’élection du président de la LADDH. Il faut souligner que ce troisième congrès a été marqué par quelques péripéties organisationnelles, et pour cause : à la toute dernière minute, la wilaya d’Alger a notifié aux organisateurs la non-autorisation (pour ne pas dire l’interdiction) du congrès. Malgré cela, les délégués issus de 34 wilayas ont fait le déplacement. Les congressistes, qui devaient se réunir à la Mutuelle de la construction, à Zéralda, se rabattront in extremis sur la Maison des syndicats, une salle située dans un petit immeuble à Bachdjarrah, et qui devient décidément un espace hautement citoyen que les militants associatifs, syndicaux et autres sollicitent de plus en plus, faute d’espaces d’expression.

    Des policiers en civil et même des agents tunisiens

    Bien sûr, la question qui turlupinait tous les journalistes qui ont couvert le congrès était : ce changement de domiciliation mettait-il la Ligue à l’abri d’une intervention policière pour en empêcher les travaux ? « Nous avons juste reçu la visite de quelques policiers en civil, mais nous avons su les gérer », a indiqué Me Aïssa Rahmoune, porte-parole du congrès. Fait cocasse : Me Rahmoune nous apprend dans la foulée que deux « flics » tunisiens se sont invités discrètement, sans doute pour « superviser » l’intervention de représentants d’ONG tunisiennes qui ont pris part à cet important rendez-vous. « Dites à Mme Sihem Bensedrine que nous l’avons évidemment invitée, mais les autorités ont empêché sa venue », a lancé le président du bureau du congrès, le docteur Kamel Daoud (ne pas confondre avec le célèbre chroniqueur) à l’adresse d’un invité tunisien. On l’aura deviné : l’ambiance est bon enfant malgré ces couacs « bureaucratico-policiers », malgré l’enjeu, malgré la « guéguerre » qui oppose la Ligue à son ex-président, Me Hocine Zehouane. Et surtout : malgré Zerhouni. D’ailleurs, Me Ali Yahia Abdenour chargera avec véhémence le très impopulaire ministre de l’Intérieur qu’il qualifie de « machine de guerre » dans une contribution qu’il nous a remise. « Le refus est incompréhensible, inacceptable, intolérable. Il y a dérapage du ministre de l’Intérieur sur la question des libertés et des droits de l’homme. La méthode inquisitoire qui place la LADDH dans son collimateur est une intrusion dans la vie associative pour l’instrumentaliser et la mettre sous tutelle », écrit-il (lire en page 2 la contribution de Me Ali Yahia dans son intégralité). Sur les murs sont placardées des affiches qui donnent le ton : « Malgré l’interdiction, nous continuerons d’exister. » Me Rahmoune qualifie la situation de « semi-clandestinité ». La notification de la wilaya d’Alger survint la veille du congrès, « à 20h10 », précise Me Bouchachi, « alors que nous avons déposé la demande depuis un mois ». Une manière de mettre les congressistes devant le fait accompli. « Mais heureusement que nous avions prévu un plan B », se félicite Aïssa Rahmoune.

    « Mon fils a l’âge de l’état d’urgence »

    11h. La salle de la Maison des syndicats autonomes est archicomble. Les invités de la LADDH arrivent les uns après les autres : Karim Tabbou, premier secrétaire du FFS, l’ambassadeur d’Espagne et représentant de l’Union européenne, Gabriel Busquets, une représentante de l’ambassade des Etats-Unis, sans oublier les émissaires de certaines ONG internationales (la FIDH, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, ou encore la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme). Notons également la présence de Hassan Ferhati de SOS Disparus arborant un portrait de son frère Mustapha enlevé à Kouba en 1998. Il est accompagné de familles de disparus brandissant elles aussi des portraits de leurs enfants, victimes de disparitions forcées. La cérémonie d’ouverture verra défiler le micro entre plusieurs intervenants. Me Bouchachi ouvre le bal. « Mon fils a aujourd’hui dix-huit ans. Il est né sous l’état d’urgence et il ne connaît que l’état d’urgence », attaque l’imposant avocat dans un arabe délicieux. Son plaidoyer contre l’état d’urgence fait ouvertement écho au slogan officiel de ce 3e congrès : « Agissons ensemble pour la levée de l’état d’urgence ».

    Dans la foulée, il dresse un réquisitoire sans concessions contre le régime et ses « dérives totalitaires » (voir encadré). Le très charismatique Me Ali Yahia Abdennour lui emboîte le pas. Avec sa modestie habituelle, il se présente comme un vieux briscard du combat pour les droits humains. Sa harangue alterne colère, tendresse et ironie. Comme en témoignent ces mots truculents qu’il eut à l’endroit des femmes. Exhortant la direction de la Ligue à intégrer plus de femmes dans ses instances, il a cette féroce métaphore : « La vie, c’est comme un avion. Il lui faut deux ailes pour voler. Mais chez nous, les hommes ont tous les pouvoirs. Notre pays est un avion avec une seule aile. Il ne pourra jamais décoller. » Me Ali Yahia Abdennour aura droit à une standing ovation digne de sa stature et de son aura. Suivront quelques mots de soutien et de solidarité prononcés par les différents invités, avant que le président du bureau, Dr Kamel Daoud, ne lève cette première séance. Le 3e congrès est officiellement étrenné. Il est sur les rails et les dés sont jetés. Pour achever de camper le décor, quatre commissions de travail sont installées. La suite du programme sera dédiée à des conférences en rapport avec le sujet : « Pour un Maghreb des droits de l’homme », « La levée de l’état d’urgence, une urgence nationale » ou encore « Les droits économiques, sociaux et culturels en débat ». La journée d’hier a été plus « technique » et devait être couronnée donc par l’élection du président de la LADDH. La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme a été créée, rappelle-t-on, en 1985 et fut officiellement agréée en 1989. Elle compte aujourd’hui environ 2200 adhérents.


    Par Mustapha Benfodil

  • Grève dans le secteur de la santé : « Notre médiation a échoué »

    Grève dans le secteur de la santé : « Notre médiation a échoué »

    Le président du conseil national de l’Ordre des médecins a indiqué avoir demandé aux deux syndicats des praticiens de santé publique et des praticiens spécialistes de santé publique, en grève depuis plus de trois mois, de « mettre fin » à leur mouvement.


    « La décision de geler ou de poursuivre la grève revient à ces initiateurs. Nous sommes solidaires avec les deux syndicats. Nous leur avons apporté notre appui depuis le début de leur protestation. Toutefois, la situation s’est détériorée dans nos hôpitaux », a t-il révélé. Dr Bekkat estime que le SNPSP et le SNPSSP devraient prendre du recul pour mieux sauter.

    Il a ajouté que le conseil demande aux autorités publiques d’éviter de prendre des sanctions contres les grévistes et les invitent à prendre « sérieusement » en compte leurs revendications. « Notre médiation entre les deux parties a échoué », a avoué Dr Bekkat qui n’a pas trouvé de mot pour qualifier la démarche du ministère de tutelle qui a menacé de révoquer les grévistes.


    Par Nabila Amir

  • jeune afrique news

    • Le contentieux pétrolier Ghana-Côte d'Ivoire vu par Kassoum Fadika, DG de la Petroci, ministre ghanéen des Ressources naturelles, Collins Dauda, qui accuse Abidjan de réclamer une partie de l`espace maritime national. Kassoum Fadika, directeur général de la société nationale d'opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci) revient sur cette "vieille querelle" et donne les clés et les voies de son règlement. Retrouver notre dossier "Pétrole : les frontières de la discorde" dans le numéro 2567 de Jeune Afrique en kiosques jusqu'au 27 mars.Play
    • Paul Giniès, directeur général de 2iE Ouagadougou, ina Faso, s’ouvre à l’international. Il s’apprête à signer fin mars un partenariat avec l’Ecole des hautes études de commerce de Paris (HEC). L’objectif de cet accord, selon les responsables de 2iE - l’une des rares écoles en Afrique dont les diplômes sont reconnus en Europe par la Commission des titres d'ingénieurs (CTI) -, est de fournir aux étudiants un bagage managérial conséquent grâce à des cours dispensés à Ouagadougou par des professeurs d’HEC. L’institut est par ailleurs en discussion avec Washington pour le financement d’un programme d’échanges de 20 millions de dollars avec des universités américaines, dont Princeton. Enfin, un projet similaire vient d’être mis en place avec le Japon pour cinq millions d’euros.Play
    • Lokua Kanza, chanteur congolais, sanza, instrument traditionnel d'Afrique centrale. Interview.Play
    • Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, ération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) lançait la campagne « L’Afrique pour le droit des femmes – Ratifier et respecter ! » Depuis, un intense travail d’enquête a été accompli, publié le 8 mars 2010 - journée internationale des droits des femmes - sous la forme d’un « Cahier d’exigences » adressé aux gouvernements.Play

    Le contentieux pétrolier Ghana-Côte d'Ivoire vu par Kassoum Fadika, DG de la Petroci

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    Photo de Hosni Moubarak à l'hôpital de Heidelberg, en Allemagne, diffusée le 19 mars 2010 par le ministère égyptien de l'Information

  • Algérie : la grève des praticiens de la santé jugée "illégale" par la justice

    La grève observée depuis plus de deux mois par les praticiens de la santé publique en Algérie a été jugée illégale par la justice, a indiqué dimanche à Alger le ministre algérien de la Santé Saïd Barkat.

    "La justice a tranché et déclaré la grève du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et du syndicat des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) illégale et nous allons prendre les dispositions nécessaires", a déclaré M. Barkat.

    Le ministre, dont les propos sont rapportés par l'agence APS, s'exprimait en marge d'un salon sur le médicament générique.

    Les deux syndicats avaient annoncé samedi la poursuite de la grève qu'ils reconduisent chaque semaine pour des revendications socio-professionnelles.

    Ils réclament notamment la révision du statut particulier promulgué fin 2009, l'ouverture de discussions sur le régime indemnitaire ou l'octroi d'un quota de logements de fonction.

    Selon le ministre, parmi ces revendications, il y en a "certaines légitimes, même très légitimes", sur lesquelles son département est prêt à négocier, et d'autres "carrément illogiques, en contradiction avec la loi et le règlement de la Fonction publique".

    "Ce n'est pas normal que des médecins demandent la cession définitive de logements de fonction à leur profit", a estimé M. Barkat.

    Il a ajouté que la seule issue à cette crise réside dans le "dialogue", qui exige cependant un "minimum de réserve" et "l'aptitude à faire des concessions", a-t-il dit.

    Les représentants des deux syndicats avaient été reçus mercredi à El Mouradia, siège de la présidence de la République, à l'issue d'un rassemblement de leurs adhérents.

    Les adhérents du SNPSP et du SNPSSP, qui regroupent l'un les généralistes l'autre les spécialistes, sont en grève depuis fin décembre pour l'un et début janvier pour l'autre mais assurent les urgences, le suivi des malades chroniques ou les gardes dans les hôpitaux publics.

    rien de  ce que barkat est juste, un menteur comme benbouzid et chakib et zerhouni rien à éte notifie aux syndicat ,la greve est légitime  d'apres les avocat internatinaux qui soutiennnet la greve c'est le gouvernement qui est dans la illégalité avec la machine reprehessive  le baton  la plainte depose aupres inaupres dcc ternationl syndic ou on vois des CRS tabasse's des medecin

  • La LADDH tient son 3eme congrès à la maison des syndicats

    Communiqué

    La LADDH tient son 3eme congrès à la maison des syndicats

    Suite au refus tardif des autorités de la wilaya d’Alger d’autoriser la tenue de son 3éme congrès à la mutuelle de construction de Zéralda. La LADDH maintient le congrès le 25 et 26 mars 2010 dans un lieu privé, la maison des syndicats : sis à la Rue EL Oued, Cité Bel Air- Bachdjarah (sur la route de la Glacière).

     

    La Cérémonie d’ouverture aura lieu le 25 mars à 11h00.

    Les invités de la LADDH seront les bienvenus.

     

    Alger le 24 mars 2010

    L e Président

    Bouchachi Mostefa

  • mr barkat vous ete un mercenaire un flibustier et un medecin vereux on radie pas des médecins



  • Grève des médecins : Décision de reprise ou non aujourd’hui




    La décision des médecins de reprendre le travail ou de maintenir le mouvement de grève, entamée depuis plus de trois mois, n’est toujours pas prise.


    Au moment où nous mettons sous presse, rien n’a filtré des deux syndicats grévistes. La réunion des conseils nationaux du SNPSSP et du SNPSP devait se terminer hier. Lors de cette réunion, les avis étaient partagés entre reprise du travail et maintient de la grève, apprend-on auprès des syndicalistes qui ont refusé toute déclaration à la presse, tant que la décision finale n’est toujours pas adoptée. La décision sera donc connue à partir d’aujourd’hui et elle sera officiellement annoncée demain lors d’une conférence de presse. Aujourd’hui, le Conseil national de l’ordre des médecins se réunira de son côté et parmi les points qui seront discutés le conflit qui oppose les syndicats des médecins au ministère de la Santé. « Nous tentons d’appeler les deux parties en conflit à faire preuve de plus de raison », a indiqué le Dr Berkani .Bekkat à El Watan Week-end. Et d’ajouter : « Quelle que soit la décision prise par les médecins, l’Ordre continuera de les soutenir et nous devons également voir quelle est la situation. »
    Le ministre a affirmé hier depuis Constantine, que les médecins ont « contrarié la justice et non Barkat. Les portes du dialogue sont, certes, ouvertes, mais je suis ferme et les mesures de révocation seront immédiatement entamées ».

  • la greve pt de vue snpsp draria


    AG 24 MARS 10.
    L’ assemblée générale du snpspdraria a enregistré un débat d’une âpreté inhabituelle tant les avis étaient multiples pour repondre à une situation d’impasse.

    L a question en debat était relative au devenir de la protestation .

    Les éléments d’appréciation :

    -    La plate forme de revendication revue à un niveau accessible aux pouvoirs publics.

    -         La justesse de ces revendications reconnue par des analystes émérites.

    -         Les désagréments causés à la frange la plus démunie de nos malades.

    -         La situation d’impasse.

    -         La durée du mouvement de protestation.

    -         Le niveau de suivi et de mobilisation.

    -         L’utilisation politique de notre mouvement par des clans rivaux au niveau du pouvoir.

    -         La gestion autoritaire des pouvoirs publics des dossiers de conflits sociaux.

     

    AG 24 MRSDeux réponses possibles :

    Lever la grève en maintenant les rassemblements hebdomadaires

    Maintenir la protestation dans sa forme actuelle.

    Après débat le vote a tranché pour la deuxième option arguant que la logique syndicale veut que nous ne pouvons lever la protestation sans aucun acquis quel que soient les considérations extra syndicales. AUSSI LE SNPSPDRARIA RECOMMANDE DE MAINTENIR LA PROTESTATION DANS SA FORME ACTUELLE .

  • BLED MIKI 3Les concours sur mesure à Sonatrach



    La direction audit de Sonatrach a organisé un concours en collaboration avec le prestigieux Institut français spécialisé, l’IFACI. Un concours censé couronner de très coûteux cycles de formation à l’hôtel Shératon d’Oran. Mais quelle ne fut la surprise des concernés de découvrir, qu’au final, les heureux lauréats ne sont autres que des membres de la... direction et certains de leurs proches !

  • BLED MIKI 2:: POURSUITE DE LA GRÈVE DES PRATICIENS DE SANTÉ PUBLIQUE La décision entre les mains des conseils nationaux des syndicats



    Saïd Barkat vient de prendre des sanctions envers les praticiens de santé publique. Il les menace de radiation s’ils ne rejoignent pas leurs postes de travail. En attendant de réunir leurs conseils nationaux jeudi et vendredi prochains, les praticiens poursuivent leur grève. Et ils assurent qu’aucune décision de justice ordonnant l’arrêt de la grève ne leur a été notifiée.
    Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les deux syndicats des praticiens et praticiens spécialistes de santé publique, qui affirment n’avoir jamais été destinataires d’une décision de justice ordonnant l’arrêt de la grève, poursuivent leur mouvement de protestation. Le SNPSP et le SNPSSP réuniront leurs conseils nationaux respectifs jeudi et vendredi prochains pour décider de la démarche à suivre quant à l’arrêt ou la poursuite de leur mouvement de protestation, suite aux mesures prises par le département de Barkat. Ce dernier a mis en place une batterie de sanctions pour obliger les praticiens à arrêter leur grève, en cours depuis plus de trois mois. En plus de retenues sur salaire pour l'ensemble des journées de grève et l'envoi de mises en demeure individuelles à l'ensemble des praticiens, grévistes qui risquent d’être radiés pour abandon de poste. Le département de la Santé a instruit les chefs des établissements hospitaliers et les directeurs des DSP de procéder, une fois la procédure de révocation engagée, au recrutement de praticiens médicaux, notamment ceux exerçant dans le cadre du préemploi. Barkat, qui affirme que la prise en charge des revendications des praticiens est en bonne voie, rappelle que son département a privilégié la voie du dialogue et de la concertation malgré une décision de justice ordonnant l’arrêt de la grève et la reprise du travail. «Les deux syndicats persistant dans leur attitude et allant jusqu'à refuser de participer à l'élaboration du régime indemnitaire au sein de la commission où siège l'ensemble des autres syndicats de la santé, nous sommes dans l’obligation de mettre à exécution toutes les mesures prévues par la réglementation régissant les relations de travail, et ce, pour que cesse la prise en otage des malades et de leurs parents», lit-on dans le communiqué du ministère. Ces déclarations ont suscité l’ire des praticiens. Ces derniers ont dénoncé, hier, lors d’une conférence de presse, ces mesures «répressives qui bafouent le droit de grève et menacent les libertés syndicales ». Selon le docteur Youcefi, représentant des praticiens spécialistes, «à travers ces mesures, les pouvoirs publics viennent de rédiger le constat de décès de la santé publique, établi par le Premier ministre et exécuté par le ministre de la Santé devant le silence du président de la République». Selon le docteur Merabet et son collègue Youcefi, le ministre de la Santé, au lieu de proposer des solutions concrètes à leurs revendications, a préféré réagir par la répression. Ces derniers regrettent cette manière de faire. «Nous ne sommes pas dans un Etat de droit», ont-ils déclaré. Ces derniers estiment que puisque les pouvoirs publics réagissent de la même manière à chaque fois qu’un syndicat décide d’une grève, ils n’ont qu’à retirer les agréments à tous les syndicats autonomes agréés. Les représentants des praticiens ont précisé que «l’allégation d’abandon de poste envers les grévistes, qui sont à leur poste pour obligation de service minimum, est un mauvais alibi et contredit la démarche de la tutelle qui a reconnu la grève par la tenue de réunions de conciliation, comme le prévoit la loi».
    S. A.

  • BLED MIKI ALGERIE

    L’oignon d’abord, ensuite, on verra !

    Par Hakim Laâlam
    Email : laalamh@yahoo.fr

    C’est déjà le tube de ce printemps. Et en été, il fera fureur : «Appelez-moi quand vous voulez, je suis dispoooooooonible !»

    Cheb Saïd !

    Trois faits qui, en apparence, n’ont rien à voir entre eux. La confirmation des quatre mois de prison ferme à l’encontre de Benyoucef Mellouk. Le ministre de la mauvaise santé qui annonce que la matraque administrative va très franchement s’abattre sur la tête des médecins grévistes. Et l’oignon à 110 dinars hier sur la plupart des marchés du pays. Puzzle aux morceaux inconciliables ? Pas si sûr. Car entre ces trois éléments, apparemment étrangers les uns aux autres, il y a un dénominateur commun. Un régime de bananes surgelées qui n’arrive pas à faire bouffer à un prix raisonnable de l’oignon au troupeau qu’il promène d’une illusion à une promesse non tenue, ce régime-là n’a pas le droit de condamner Mellouk à 4 mois de prison ferme. Et il ne peut pas non plus jouer de ses ridicules biscoteaux sous le nez des toubibs. Quand au bout de 46 ans d’indépendance proclamée, on n’arrive pas à gérer «el bassla » hachakoum, on devrait moins la ramener sur Mellouk, un homme seul face à la justice indépendante des justiciables, et moins la ramener aussi sur les médecins qui, malgré un secteur moribond, nous maintiennent encore en vie, vaille que vaille, face à la lente agonie que nous impose un pouvoir qui se soigne à l’étranger. Très humblement, de manière presque contrite, j’ose ce petit conseil : apprenez d’abord à gérer l’oignon. Si ! Si ! Je vous assure ! Ça s’apprend aussi. Ça s’appelle de la gouvernance. Et au point où on en est, il n’y a vraiment plus aucune honte à avouer avoir totalement échoué à gérer «labssal». Un aveu qui, finalement, ne viendra que s’ajouter à la série, déjà impressionnante, d’aveux d’échecs homologués en public. Mode d’emploi : «Bonjour Monsieur ! J’ai eu la prétention prétentieuse de gérer ce pays. Mais je me suis cassé la gueule lamentablement. La preuve, l’oignon se vend aujourd’hui à 110 dinars.» Une fois cet aveu fait, une fois ce recadrage opéré, on peut éventuellement discuter du reste. Mais pas avant. Surtout pas avant ! Je ne peux pas sérieusement écouter quelqu’un qui menace des médecins de représailles, sachant que «ce quelqu’un» ne sait pas gérer un pied d’oignon, et sachant aussi que «ce quelqu’un» avant de devenir ministre de notre mauvaise santé était ministre de notre très mauvaise agriculture. C’est comme ça ! L’oignon d’abord, ensuite on verra. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • le Conseil de national l'ordre des médecins

    le Conseil de national l'ordre des médecins en réunion vendredi à Alger Le Conseil national de l'ordre des médecins algériens se réunira vendredi 26 mars à l'hôtel Hilton à Alger dans un contexte marqué par la grève des praticiens et spécialistes de la santé publique depuis plusieurs mois, a appris mercredi TSA auprès de son président, le Dr Mohamed Bekat Berkani. Parmi les points inscrits à l'ordre du jour de cette réunion figurent l'examen de la situation de la santé en Algérie, les conflits sociaux, la dynamisation de l'ordre des médecins en Algérie et à l'étranger. "Le conseil national va se déterminer sur les mesures coercitives prises par le ministère de la Santé à l'encontre des médecins grévistes", a affirmé le Dr Bekat. Lundi soir, le ministère de la Santé a indiqué avoir décidé "de mettre en oeuvre des mesures" dont une "retenue sur salaire pour l'ensemble des journées de grève et l'envoi de mises en demeure individuelles à l'ensemble des praticiens en abandon de poste". A l'issue de cette procédure, "les mesures de révocation seront entamées contre tout praticien qui n'aura pas rejoint son poste de travail", précisait le communiqué du ministère soulignant que "la justice a tranché et déclaré la grève illégale". Deux syndicats de praticiens de la santé publique en Algérie, en grève depuis trois mois, décideront cette semaine de la suite de leur mouvement après des menaces de révocation par le ministère de la Santé, ont-ils indiqué mardi. Libellés : santé

  • Les syndicats dénoncent les mesures répressives prises par la tutelle


    Les syndicats dénoncent les mesures répressives prises par la tutelle

    Mouvement de grève dans le secteur de la santé publique

    Les syndicats dénoncent les mesures répressives prises par la tutelle

    Nous sommes dans un Etat de non-droit. Les libertés syndicales sont menacées et le droit de grève consacré par les lois de la République se trouve aujourd’hui bafoué et remis, plus que jamais, en cause. »


    C’est par cette note décevante que l’intersyndicale des praticiens de santé publique a répliqué à la batterie de mesures « répressives » prises à leur encontre par les pouvoirs publics. Des mesures portant, entre autres, sur la révocation des grévistes. Hier, lors d’une conférence de presse animée à Alger, les Dr Lyes Merabet et Mohamed Yousfi, respectivement porte-parole du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) ont dénoncé, condamné et déploré le comportement du gouvernement dans son ensemble. Pour ces deux syndicalistes, les pouvoirs publics viennent de signer à travers ces nouvelles mesures, des plus négatives, le constat de décès de la santé publique.

    Un constat rédigé, selon eux, par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, mis en œuvre par le ministère de tutelle, et ce, devant le silence du président de la République, garant de la Constitution et des droits des citoyens. « La santé publique était en péril et hier le pouvoir a signé son arrêt de mort, d’aucuns n’ignorent que sans les praticiens, aucun système de santé publique ne peut fonctionner. Les ministres viennent et partent, mais nous, nous sommes toujours là, nous sommes incontournables », a lâché Dr Yousfi, qui rappellera que les praticiens ont mené le plus long combat de l’histoire.

    Un combat et une grève pour la dignité. Revenant maintenant aux détails des mesures prises par le pouvoir : en effet, lundi après-midi, le ministère de la Santé a adressé une instruction aux praticiens grévistes les informant qu’il sera procédé, selon la réglementation du travail, « à la retenue sur salaires » pour l’ensemble des journées de grève et « l’envoi de mises en demeure » individuelles à tous les praticiens en abandon de poste. Le ministère, qui a enregistré avec regret la poursuite de la grève des praticiens de santé publique, a ajouté qu’à l’issue de ces procédures, les mesures de révocation seront entamées contre tout praticien qui n’aura pas rejoint son poste de travail.

    « Bien que la justice ait ordonné l’arrêt de la grève et la reprise du travail, les deux syndicats ont persisté dans leur attitude... Nous étions alors dans l’obligation de mettre à exécution toutes les mesures prévues par la réglementation régissant les relations de travail pour que cesse la prise en otages des malades et de leurs parents », s’est défendu le ministère de la Santé. Outrés, les syndicats estiment que cette nouvelle atteinte aux libertés syndicales les édifie sur l’incapacité des pouvoirs publics à prendre en charge leurs revendications socioprofessionnelles pourtant reconnues légitimes par toutes les instances aussi bien administratives que politiques approchées durant la grève. « Notre tutelle a justifié ces mesures par des décisions de justice qui n’ont jamais été notifiées aux deux syndicats en grève, et par souci de préserver la pérennité du service public de santé qui n’a jamais été mise en péril par la grève en raison d’un large service minimum », a tonné Dr Merabet, qui relève que l’allégation d’abandon de poste avancé par la tutelle envers les grévistes est un mauvais alibi et contredit la démarche même du ministère qui a reconnu la grève par la tenue de réunions de conciliation telle que prévue par la loi.

    « Dans un pays qui se respecte, lorsqu’un ministre est dans l’incapacité de trouver une solution à une grève qui dure depuis plus de trois mois, le minimum est qu’il démissionne de son poste », a fulminé Dr Merabet. Quant au Dr Yousfi, le recours aux menaces de révocation ne fera qu’entretenir les conflits et les crises. Les conférenciers regrettent que les pouvoirs utilisent tous les moyens pour arriver à la radiation des grévistes. « Si l’on dérange à ce point, le pouvoir doit dans ce cas de figure remettre en cause notre existence, nous retirer nos agréments et mettre ainsi fin à ce pluralisme syndical de façade et maintenir ainsi le syndicat du dialogue », ont pesté les animateurs de la conférence. Par ailleurs, s’agissant de la poursuite ou du gel de la grève, les praticiens seront fixés ce week-end après le retour à la base.

    En effet, les conseils nationaux des deux organisations syndicales prendront leur décision jeudi et vendredi après des assemblées générales de leurs adhérents convoqués localement. « La base a décidé de la grève et on revient à elle pour évaluer ce qui a été fait, le conseil national devra prendre jeudi une décision quant au mouvement de grève qui continue jusqu’à cette réunion », a déclaré Dr Merabet. Pour rappel, le SNPSP a entamé son débrayage le 24 décembre, joint le 4 janvier par le SNPSSP. Depuis, les deux organisations, qui assurent un service minimum, reconduisent chaque semaine leur mouvement pour obtenir la révision d’un statut particulier promulgué fin 2009, l’ouverture de discussions sur le régime indemnitaire ou l’octroi d’un quota de logements de fonction.


    Par Nabila Amir

  • En attendant Un nouveau vote dans les prochains jours : Le bureau national du Cnapest démissionne

    Personne ne prononce publiquement le mot, mais il y a comme un « malaise » ou une « crispation » au sein du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest).


    Les représentant du syndicat évoquent pudiquement la « mauvaise atmosphère » qui a mené les membres du bureau national à présenter leur démission. Le fait est que la décision de surseoir au mouvement de grève, après les menaces de radiation lancées par le ministère de l’Education, n’a pas été du goût des enseignants affiliés au Cnapest. Pour mettre fin à « la crise de confiance » qui couvait dans les rangs du Cnapest, les treize personnes qui composent le bureau national du syndicat ont choisi de démissionner et d’organiser un nouveau vote dans les prochains jours. « Pour éviter une cassure de notre syndicat, nous avons choisi d’élire des représentants par des moyens démocratiques », nous explique Larbi Nouar, secrétaire général du Cnapest, qui garde ses prérogative jusqu’au vote du conseil national. Il poursuit : « Le travail syndical nécessite une confiance absolue. Le manque de confiance envers les membres du bureau commençait à nous peser. Les membres du bureau se sentaient mal perçus par leurs collègues. »

    Le représentant du Cnapest souligne que les membres du syndicat qui souhaitent se présenter sont les bienvenus. « Nous ne voulons pas d’un syndicat dont les membres ne font pas l’unanimité. Ce sera un nouveau bureau national en retirant sa confiance ou en la renouvelant individuellement pour chacun des membres du bureau national et non pour sa globalité », précise-t-on. Le représentant actuel du syndicat pense que cela n’aura pas de répercussions négatives sur le mouvement des enseignants dans la mesure où le Cnapest est resté attaché au « principe démocratique du fonctionnement de ses structures ». « Une telle décision constitue la meilleure réponse au ministère de l’Education nationale qui continue de refuser de traiter et de dialoguer sérieusement avec un partenaire social représentatif et crédible », écrivent les membres du Cnapest dans un communiqué.

    Il est à rappeler que le Cnapest a déjà connu des troubles par le passé, qui ont mené notamment à la création du Snapest. « Ceci est complètement différent. On avait, à l’époque, utilisé un ancien coordinateur national pour créer un syndicat », rectifie M. Larbi. Nouar Larbi tient à souligner que son syndicat et ses membres ne sont motivés par aucune « arrière-pensée », si ce n’est l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants. « C’est un combat sérieux. Il est triste de voir qu’il n’y a aucune volonté pour aller de l’avant. Les agissements de nos responsables nous dégoûtent. » Selon M. Nouar, les enseignants affiliés au Cnapest ne manqueront pas de renouer avec la protestation. Les élèves et leurs parents ne sont peut-être pas au bout de leurs peines.


    Par Amel B.

  • L’insulte suprême

     

    L’insulte suprême


    Apparemment, le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, n’aime pas ou ne connaît pas lui aussi les Algériens. Interpellé à l’Assemblée nationale par un député RCD (le seul parti malheureusement qui cherche à défendre l’honneur des Algériens devant cette structure), il a eu une réaction scandaleuse, indigne de la fonction qu’il occupe. Il a en effet soutenu que le président Abdelaziz Bouteflika « peine à trouver six personnes intègres pour diriger l’organe de lutte contre la corruption prévu par la Convention des Nations unies ratifiée par l’Algérie ». Ceux qu’on appelle « les élus du peuple » sont restés de marbre et n’ont pas relevé l’outrage fait à ce peuple au nom duquel ils sont payés cinq à six fois plus que nos éminents chirurgiens.

    Le ministre n’a pas été plus explicite. Le chef de l’Etat a cherché uniquement à puiser dans le sérail ? Dans ce cas-là, il y a une explication à son échec. Mais s’il n’a pas réussi à trouver six citoyens intègres parmi les 34 millions d’Algériens, les propos de M. Belaïz sont autrement plus graves et relèvent de la calomnie et de la diffamation. Si on le prend à la lettre, il veut nous dire que tous les Algériens sont des corrompus. Par conséquent, il fait un aveu de taille en affirmant indirectement que le système a généré 34 millions de gens malhonnêtes. Le monde entier va retenir cette insulte suprême faite au pays de la Révolution de Novembre.

    Le ministre de la Justice va donner du blé à moudre aux racistes de tous bords, à Jean Marie Le Pen et à d’autres individus qui, de l’autre côté de la Méditerranée, prétendent que « les Arabes et les Noirs sont des délinquants ». Il a déshonoré jusqu’à son propre gouvernement qui doit désormais douter de son honnêteté. Pourtant, lui-même n’est pas un parangon de vertu. Son nom a été cité dans l’affaire Khalifa. Il avait en effet eu un prêt auprès de l’agence bancaire de Koléa. Récemment, il a même cherché à étouffer les scandales de corruption en recommandant aux journaux de ne pas en parler. Il fut un temps où l’Algérien était respecté et cité pour sa probité, comme ce moudjahid qui, durant la guerre de Libération nationale, a transporté à pied durant trois mois un sac plein d’argent de la frontière tunisienne à la frontière marocaine. Aucun billet n’avait manqué à l’arrivée. Plus tard, de très hauts responsables véreux ont perverti les comportements. C’est le peuple algérien qui paye les pots cassés. Et des individus comme M. Belaïz osent porter atteinte à sa dignité. Parce qu’ils sont assurés de l’impunité créée par ce système mafieux.


    Par Tayeb Belghiche

  • A LA UNE!!!!!!!!!!

    A la "Une" !!!

    L'intersyndicale des praticiens de la santé publique qui regroupe les deux syndicats initiateurs du mouvement de protestation au sein des hôpitaux à savoir le syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et le syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), a réagi hier aux mesures répressives annoncées par le ministère de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière.
    http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5135734

    les Dr Lyes Merabet et Mohamed Yousfi, respectivement porte-parole du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) ont dénoncé, condamné et déploré le comportement du gouvernement dans son ensemble. Pour ces deux syndicalistes, les pouvoirs publics viennent de signer à travers ces nouvelles mesures, des plus négatives, le constat de décès de la santé publique.

    http://www.elwatan.com/Les-syndicats-denoncent-les

    Le SNPSP et le SNPSSP réuniront leurs conseils nationaux respectifs jeudi et vendredi prochains pour décider de la démarche à suivre quant à l’arrêt ou la poursuite de leur mouvement de protestation, suite aux mesures prises par le département de Barkat.

    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/03/24/article...

    Pour revenir à l’instruction ministérielle en question, la tutelle justifie sa décision par la loi 90/02, totalement oubliée avant cette date du 22 mars car cette même loi régissant les conflits de travail stipule que, dans le cas d’échec des réunions de conciliation, il y a lieu d’avoir recours à la médiation et à l’arbitrage, si la seconde solution n’a pas apporté de résultats positifs. «Nous avons été privés d’avoir recours à la médiation et l’arbitrage et ceci ne confirme que nos droits sont lésés de manière flagrante», rétorque Dr Merabet en rappelant encore une fois, qu’aucun des deux syndicats n’a été notifié d’un verdict de la justice déclarant la grève des praticiens de la santé publique «illégale».

    http://www.lnr-dz.com//actualite/lire.php?idc=4&ida=8...

    Le message est clair: l’échec des négociations est bel est bien consommé. Les hostilités sont ouvertes. Qui tirera le premier? Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui s’est longtemps confiné dans un silence qui en disait long sur la gravité du conflit qui l’oppose aux blouses blanches, a eu le choix des armes.

    http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-03-24/74483.h...

    أدان، أمس، رئيس النقابة الوطنية لممارسي الصحة العمومية محتوى البيان الصادر عن الوزارة الوصية، والمتضمن إجراءات ردعية في حق الأطباء. وأضاف بأن الوزارة بهذا التصرف تكون ''قد تجاوزت جميع الحدود وسمحت لنفسها بخرق قوانين الجمهورية'' التي تكرس حق الإضراب، وحتى في حال فشل الحوار في جلسات الصلح ''يحق للنقابات اللجوء إلى الوساطة ثم التحكيم'' حسبما نص عليه المشرع.. لكن مصالح بركات فضلت، كما قال، اختزال هذه الخطوات واستعمال لغة ''العصا''، رغم تأكيدها في ذات البيان أن الحوار لن ينقطع بين الطرفين

    http://www.elkhabar.com/quotidien/index.php?idc=55&id...

    وقال رئيسا النقابتين "لن نطأطئ رؤوسنا للحكومة ولن نستسلم حتى وإن لم تستجب الوزارة لمطالبنا فإننا نحن الرابحون، لأننا خضنا معركة للدفاع عن كرامة الأطباء، وليس اقتطاع بضعة دنانير من أجورنا هو الذي يؤلمنا، بل حڤرة الحكومة وهي التي تسحقنا وتقهرنا… لكن أين هي الأحزاب، أين هم النواب، أين هي الحركات الجمعوية والمجتمع المدني".
    http://www.echoroukonline.com/ara/national/49865.html

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