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  • généraux algeriens

     

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    ابادة شعب
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    Pour tous les algériens et algériennes
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    Algérie fichier militaire des généraux top secret
    de nabil136 il y a 2 ans 130142 vues
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    Le pouvoir algérien
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    Assassinat president algerien oran wahran alger dzair algerie djazair contre les voleurs Mafia généraux algeriens
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  • Ramadan, sacré business


    11/08/2009 à 16h:02 Par Leïla Slimani
    Ramadan, sacré business Ramadan, sacré business © DR

    À l’approche du ramadan, publicitaires, producteurs et programmateurs sont sur le pied de guerre. Pendant un mois, les chaînes espèrent engranger le maximum de profits avec des séries moyen-orientales et maghrébines très attendues.

    Le 21 août débutera le ramadan et avec lui la promesse de repas gargantuesques, de grandes messes familiales et, surtout, de longues heures passées devant le poste de télévision. Dans l’ensemble du monde musulman, le tube cathodique est, de loin, le principal loisir pendant le mois sacré. « Les habitudes du télé­spectateur – toutes catégories socioprofessionnelles confondues – se modifient radicalement pendant cette période, explique Mohamed Mamad, directeur des programmes sur 2M, la deuxième chaîne marocaine. La journée de travail est très courte et l’on passe donc beaucoup plus de temps à la maison. De plus, le jeûne favorise une activité casanière qui occupe suffisamment l’esprit pour atténuer le sentiment de privation. »

    Pas étonnant que publicitaires, producteurs et autres chargés de programmes soient sur le pied de guerre à l’approche d’un mois réputé faste. Au risque de choquer, un publicitaire marocain confie sous le couvert de l’anonymat que, dans sa profession, « le mois du ramadan est un moment très attendu. C’est avant tout du “temps de cerveau disponible” où les téléspectateurs sont prêts à ingurgiter n’importe quel programme. Et c’est aussi un mois de surconsommation, surtout dans l’agroalimentaire ». On est bien loin de l’image d’un mois sacré où priment la spiritualité et le recueillement…

    À l’heure du f’tour (rupture du jeûne), les téléspectateurs maghrébins sont bombardés par une vingtaine de publicités successives. Sur 2M, en temps normal, la diffusion d’un spot publicitaire de trente secondes en prime time coûte au maximum 38 000 dirhams (3 365 euros). Pendant le ramadan, ce chiffre peut atteindre les 65 000 dirhams. La notion de prime time, quant à elle, se modifie. « Nos grilles de programmes changent du tout au tout. Nous avons trois prime times : le premier avant le f’tour, le deuxième pendant, et un dernier vers onze heures ou minuit », explique Mohamed Mamad.

    Compétition féroce

    Pour répondre aux attentes des télé­spectateurs, les chaînes misent sur la diversité et sur des programmes légers et drôles. « Dans la journée, il y a surtout des sitcoms marocaines et étrangères. Le soir, après la rupture du jeûne, on privilégie les comédies théâtrales, les émissions religieuses ou culinaires », ajoute Mohamed Mamad. Chaque ramadan réserve aussi son lot de nouveautés, et les télévisions se livrent une compétition féroce pour capter une plus large audience. Cette année, Nessma TV, la chaîne satellitaire du grand Maghreb, diffusera pour la première fois une version du très profane Qui veut gagner des millions ?, mais, pour tous, les valeurs sûres restent les grands feuilletons d’inspiration moyen-orientale.

    Jusque dans les années 1990, époque à laquelle les productions maghrébines ne brillaient pas par leur qualité de réalisation ou leur originalité, c’étaient les produits égyptiens et syriens qui se taillaient la part du lion grâce à des séries suivies dans tout le monde musulman. Né dans les années 1960, le feuilleton syrien privilégie les intrigues sociales ou historiques tandis que son équivalent égyptien s’est fait une spécialité des histoires d’amours interdites et de vengeance.

    Cette tradition des « musalsals », constituées de trente épisodes de une heure, est aujourd’hui encore étroitement associée au mois sacré. « Plusieurs raisons expliquent le goût des téléspectateurs pour ces feuilletons. Cela remonte à la tradition des soirées de conteurs, où tout le quartier se réunissait pour écouter le récit de légendes ancestrales. Mais surtout, le ramadan est pour les musulmans un rendez-vous annuel attendu avec impatience. Et ils sont heureux de retrouver, par la même occasion, leurs héros télévisés », explique le spécialiste du cinéma arabe Ibrahim al-Ariss. Nessma TV ne s’y est pas trompée et a acheté les droits de Bab Al Hara 4, une série syrienne classée par une étude américaine parmi les dix plus regardées au monde. Un investissement coûteux, puisque les producteurs du Moyen-Orient peuvent vendre un épisode de sitcom inédite jusqu’à 100 000 dollars.

    Depuis le début des années 2000, les producteurs maghrébins se sont eux aussi engouffrés dans la brèche pour proposer des soap-opéras 100 % maghrébins, plus proches du quotidien de leur public. Et ça marche. En témoigne le succès de Lalla Fatéma, produite par Ali’n Productions et diffusée sur 2M de 2001 à 2003. La sitcom, qui raconte la vie de la famille Benzizi, a rapporté à la chaîne plus de trois fois le montant investi, soit environ 20 millions de dirhams en chiffre d’affaires publicitaire, grâce à un taux d’audience de 72 %.

    Succès fulgurant

    En Algérie, la chaîne ENTV a réussi l’exploit de doubler sa part d’audience durant le ramadan 2008 grâce à Imarat El Hadj Lakhdar, suivie chaque soir par près de 15 millions d’Algériens. « Le ramadan est une fête familiale et communautaire pendant laquelle on aime à être entre soi et rire, avec tendresse, des travers de sa propre société. D’ailleurs, la diaspora maghrébine est friande de ce type de programme », explique un publicitaire.

    Ce succès fulgurant a suscité des vocations. « Aujourd’hui, tout le monde se dit : “Faire une sitcom, c’est facile et ça peut rapporter gros” », explique un réalisateur marocain. Même si des progrès ont été faits, beaucoup regrettent que les productions nationales restent en général extrêmement médiocres. Les scénarios sont mal ficelés, les tournages bâclés et les comédiens insuffisamment préparés. Pour remédier à ces lacunes, des producteurs maghrébins n’hésitent plus à faire appel à des scénaristes étrangers reconnus pour former leurs équipes. De grands réalisateurs de cinéma se sont également essayés au genre, avec plus ou moins de succès. En 2007, Narjiss Nejjar réalise Mazmazelle Kamélia, une série où un jeune provincial monté à Casablanca est contraint de se déguiser en femme pour trouver une colocataire. Jugé trop impertinent, le feuilleton est déprogrammé au dernier moment. La cuvée 2009 s’annonce en tout cas prometteuse. De Zorroh version Maghreb sur Nessma TV à la diffusion de séries turques à succès sur 2M, les chaînes auront certainement de quoi aiguiser l’appétit de leur public.

  • Un ex-prisonnier de Guantanamo rapatrié malgré lui


    Un ex-prisonnier de Guantanamo rapatrié malgré lui

    Il reste à ce jour 178 détenus dans le camp américain de Guantanamo. Il reste à ce jour 178 détenus dans le camp américain de Guantanamo. © AP

    Les États-Unis ont rapatrié contre son gré, le 19 juillet, l’Algérien Abdelaziz Naji, 35 ans, détenu à Guantánamo depuis 2002. Amputé d’une jambe après avoir sauté sur une mine lorsqu’il était humanitaire au Pakistan – où il a été arrêté par les Américains –, il n’a jamais pu accéder à son dossier d’accusation, n’a pas été jugé et a été maltraité. Naji, comme certains des sept autres Algériens restants (sur les 178 derniers détenus du camp), craignait d’être recruté de force par des groupes islamistes ou arrêté par les forces de sécurité s’il rentrait au pays.

    « Les prisonniers algériens de Guantánamo sont les bienvenus s’ils veulent rentrer », avait déclaré, en mars 2008, le ministre algérien de la Justice, Tayeb Belaïz. Les États-Unis n’ayant pas signé d’accord avec l’Algérie, le retour des prisonniers se règle au cas par cas. Depuis deux ans, dix sont rentrés volontairement ; d’autres ont été accueillis par des pays tiers.

    Le secrétariat d’État américain, qui négocie les retours, assure désormais avoir reçu des « garanties suffisantes » de la part des autorités algériennes pour effectuer des transferts non volontaires. Seulement voilà, d’autres pays avaient donné les mêmes assurances, mais ne les ont pas respectées, emprisonnant ou torturant les rapatriés.

    Naji a été relâché par les services de sécurité une semaine après son retour. La rumeur court qu’un éditorial du New York Times dénonçant sa détention aurait hâté sa libération. Le parquet d’Alger déclare l’avoir « inculpé et placé sous contrôle judiciaire dans la transparence la plus totale » : le code pénal prévoit douze jours de garde à vue pour toute personne soupçonnée de terrorisme à l’étranger.

  • no moment

  • no moment viande congelée!!!!!!

  • Familles des disparus : Le Femed dénonce

     

    La Fédération euroméditerranéenne contre les disparitions forcées (Femed) a vivement condamné l’interdiction du rassemblement hebdomadaire des mères de personnes disparues.



    Dans un communiqué rendu public hier, la Femed a déploré « la violence » exercée contre des familles des disparus qui s’apprêtaient à tenir leur sit-in hebdomadaire (chaque mercredi), comme c’est la cas depuis 12 ans, devant la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), pour « exiger leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation pleine et entière ». Durant près de deux heures, les mères ont tenté d’accéder à leur lieu de rassemblement « alors que les forces de l’ordre les repoussaient violemment vers le bas du Palais du peuple. Les agents n’ont pas hésité à les rouer de coups malgré l’âge avancé de la plupart d’entre elles », lit-on dans le communiqué signé par le secrétaire général de la Femed, Rachid El Manouzi.

    Ce dernier estime que l’empêchement des familles des disparus de se rassembler « reflète la volonté ouvertement affichée par l’Etat algérien de vouloir clore définitivement le dossier des disparus, en réduisant au silence leurs familles et en multipliant les déclarations honteuses, insulte à leur interminable souffrance ». Une attitude qu’a dénoncée fermement la Femed, jugeant que cette répression, dont sont victimes les familles des disparus, a pour but « d’éradiquer l’action des mères de disparus en Algérie ». La Femed a rappelé à l’Algérie ses engagements en matière de respect des droits de l’homme contenus dans les conventions internationales. Elle a ainsi « exhorté les plus hautes autorités algériennes à respecter la liberté d’expression, de réunion pacifique et de manifestation publique des familles de disparus, conformément aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme et des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par l’Algérie ».

  • tout le monde saura ,Le secrétaire d’état, Halim Benatallah, le savait !

    Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté algérienne à l’étranger, n’ignore pas ce qui se passe à la gare maritime d’Alger.



    Lors d’une récente visite au port d’Alger, le secrétaire d’Etat a vivement critiqué les responsables de cette structure en leur signifiant qu’il était au courant de tout ce qui se passait. « Ne tentez pas de me tromper, je sais bien comment ça se passe, je suis passé plusieurs fois par ici, comme le commun des Algériens », leur a-t-il lancé.

    Le ministre s’exprimait devant la presse, à l’occasion d’une visite coïncidant avec l’arrivée du premier groupe d’estivants issus de la communauté nationale établie à l’étranger. M. Benatallah a même accusé un responsable de lui avoir menti lorsqu’il lui avait dit qu’il existait un guichet d’assurance voitures au niveau de la gare. Mais qu’a-t-il fait, ce secrétaire d’Etat, qui semble bien connaître la réalité de cette gare maritime, pour améliorer les choses ?



    Par M. A. O.

  • toujour comme ca,Gare maritime d’Alger : Désordre et passe-droits

     

    Enorme portail métallique badigeonné de bleu, barbelés, trottoir crasseux, herbes sauvages... A première vue, rien n’indique qu’il s’agit de l’entrée de la gare maritime d’Alger ; on dirait plutôt une vieille prison ou encore un dépotoir à l’abandon. Pourtant, c’est ici qu’embarquent ou débarquent des milliers de voyageurs. Ceux qui n’ont pas le mal de mer surtout.



    Ce site hideux, dominé par les sièges de la wilaya d’Alger et de l’Assemblée populaire nationale, est soumis à une forte surveillance policière. Comme d’ailleurs tout le reste du port d’Alger. Personne ne peut y accéder sans être accompagné de policiers en civil. A l’entrée, un policier assis à un semblant de table veille au grain. Les personnes venues accueillir leurs proches sont parquées dans une salle d’attente qui ressemble plutôt à un hangar. La salle dispose d’une vingtaine de chaises aussi froides que l’accueil et aussi sales que le sol en bitume. Ici déjà, le voyageur a un avant-goût de ce qui l’attend à l’intérieur. Approchés, les voyageurs et leurs proches semblent écœurés et choqués par le mauvais accueil et le désordre qui règne dans les lieux. « Jamais je n’ai vu une telle anarchie. Pour faire l’enregistrement, c’est la croix et la bannière. Si vous n’avez pas les nerfs solides, vous risquez de perdre la tête. J’ai tout vu, même du jamais vu », lâche Saïd, un Parisien de 32 ans, venu avec sa femme et sa fille passer les vacances dans la famille, à Tizi Ouzou. « J’ai vécu le même cauchemar l’an dernier. Cette année, je me suis dit que peut-être il y aurait une petite amélioration. Mais, je constate que la situation s’est plutôt aggravée. Traumatisée, ma femme n’a pas voulu qu’on vienne par bateau. Mais à cause des bagages et du véhicule, nous étions contraints de venir par voie de mer. Mais après tout ce que nous avons subi ma famille et moi, je ne reviendrai plus jamais par bateau. C’est fini », poursuit-il, l’air désabusé.

    « Une souris dans ma cabine ! »

    Comme Saïd, d’autres usagers ont vu leur voyage se transformer en véritable cauchemar. « Vous savez, au port de Marseille, il fallait se bagarrer pour obtenir la carte d’embarquement. Ici, à l’arrivée, le même scénario se répète. On dirait qu’ils font tout pour nous rendre la vie dure. Si ça continue comme ça, je préfère aller ailleurs, en Espagne ou en Grèce. Au moins, là-bas, ils nous traitent comme des êtres humains », fulmine Wassila, qui vit depuis 10 ans à Lyon. D’autres voix en colère s’élèvent contre les responsables de la gare, considérés comme premiers coupables du désordre ambiant. « Allez-y, faites un tour dans la gare. Des gens, comme moi, ont attendu plus de 5 heures pour accomplir toutes les formalités. Alors que des policiers prenaient les passeports de leurs proches pour les faire passer en priorité. Pensez-vous que cela va me donner envie de revenir dans ce bled, où certains se comportent comme si on été dans une jungle ! », peste ce quinquagénaire qui dit vivre depuis 23 ans en Bretagne. Selon lui, même dans les bateaux, l’accueil et le service laissent à désirer. « Vous savez que dans ma cabine, j’ai trouvé une souris. Si elle est là, c’est sûrement parce qu’il y a de la saleté », raconte-t-il. Un autre voyageur se plaint de l’agressivité de certains policiers qui ont failli le passer à tabac pour avoir protesté contre l’un d’eux qui faisait passer « en priorité » une dizaine de passeports de « proches » ou d’« amis ».

    Alger-Alicante : Classe enfer

    Ce drame ne se limite pas à quelques cas d’émigrés de retour au pays. C’est une tendance générale. Des Algériens qui ont transité par cette gare pour aller en vacances quelque part dans le Bassin méditerranéen racontent avoir vécu le pire cauchemar de leur vie. Des files d’attente devant les guichets réservés aux formalités de voyage, des bousculades et du mépris. « J’ai pris le bateau pour la première fois et je l’ai presque regretté », lâche d’emblée Ahmed, la cinquantaine, qui revient d’Alicante, où il a passé ses vacances avec sa petite famille, à bord du bateau El Djazaïr II. Que ce soit à l’aller ou au retour, Ahmed affirme avoir eu droit à un accueil des plus malheureux : « A la gare maritime d’Alger, j’ai mis 3 heures pour accomplir les formalités d’embarquement. Pendant ce temps, des policiers et des douaniers ramenaient les passeports de leurs amis et proches et les faisaient passer au vu et au su de tout le monde. Comme si de rien n’était. C’est plus que méprisant. » Il assure qu’une fois à Alicante, les formalités de police n’ont duré que 30 secondes : « Je ne suis même pas sorti du véhicule. » Au retour, aussi bien à Alicante qu’au port d’Alger, mêmes anarchie et passe-droits. « Je me suis senti mal dans ma peau. Nous avons donné aux Espagnols une piètre image de l’Algérie », dénonce-t-il.

    Sur le bateau, ce n’était pas mieux. « La chasse de ma cabine ne fonctionnait pas. Il a fallu un branle-bas de combat pour obtenir une autre cabine », souligne-t-il encore, affirmant que certains passagers ont trouvé leurs cabines ou leurs fauteuils occupés par d’autres. Un autre voyageur raconte comment un douanier a réussi à lui soutirer de l’argent : « Il y avait un monde fou et une bousculade au niveau des guichets. Alors, j’ai décidé de rester dans ma voiture jusqu’à ce que la tension baisse. Et voilà qu’un douanier m’apostrophe et me demande pourquoi je reste dans ma voiture. Je lui explique, il me demande de le suivre. Ce que j’ai fait. Très vite, tout le nécessaire est fait. Mais avant de me remettre les documents, il a exigé de moi, à mon grand étonnement, de lui donner 30 euros… »



    Par M. A. O.

  • Poste-frontière d’Oum T’boul (El Tarf) : Chantage sur les voyageurs par les douaniers


    Poste-frontière d'Oum T'boul (El Tarf) : Chantage sur les voyageurs


    Le parking est plein à craquer au poste-frontière d’Oum T’boul (El Kala) et la file de voitures s’allonge encore un peu le long de la jolie route en lacets qui mène, à travers les pins et les chênes, vers le col de Haddada. C’est la foule des grands jours. « Entre 6000 et 7000 sorties par jour. 4000 entrées. Entre 2000 et 3000 voitures. Cela dure depuis 15 jours. Maintenant c’est l’inverse, les Algériens reviennent », nous dit le chef de poste de la Police algérienne des frontières (PAF).



    Les familles restent dehors, près des voitures ou à l’ombre des chênes, pendant que leurs chefs se bousculent dans le poste pour les formalités. Les commodités se résument en des toilettes repoussantes car en nombre insuffisant et un restaurant ambulant qui ne peut vraiment pas se vanter d’être au service de cette clientèle de passage. Le soleil tape fort, mais sur ces hauteurs, une brise fraîche atténue sa morsure. « Haddada est le plus important point de passage terrestre du Maghreb ; c’est 40% du flux vers la Tunisie, soit 350 000 personnes qui transitent par ce poste, l’équivalent de l’aéroport Houari Boumediène pour les passagers aériens », ajoute le responsable de la PAF, qui précise que « des renforts ont été dépêchés de Souk Ahras pour faire face à la vague des vacanciers. Deux brigades de 46 agents chacune se relayent nuit et jour ». Nous sommes sur les lieux parce qu’en ville a circulé la rumeur de l’existence d’une pétition signée par 1200 passagers dénonçant les agissements des agents du poste tunisien.

    Mettant à profit cette manne inespérée de vacanciers, ils useraient de divers artifices pour leur soutirer de l’argent. Mais de pétition, sur les lieux et parmi les voyageurs de passage, il n’y en a aucune trace. Cependant, nous dit un habitué des lieux, « c’est vrai qu’il y a un racket organisé chez nos frères tunisiens, mais les nôtres n’ont rien à leur envier. Je suis chauffeur de taxi, je vais et je viens sans cesse et je vois des tas de choses. Tu veux que je te dise, ce sont les nôtres (les Algériens, ndlr) qui leur ont inoculé le virus de la corruption. Que ce soit de ce côté comme de l’autre, des passagers, que Dieu leur pardonne, préfèrent glisser la pièce, jusqu’à 1000 DA, que d’attendre leur tour ». Dans le hall, c’est la cohue devant les guichets. Des jeunes, sympas, tenues cool, qui ne cachent pas la notoriété de leurs parents dans les affaires à Annaba, avouent sans vergogne recourir à ce stratagème pour passer plus vite : « C’est pourri, ils bouffent tous. Eh bien en veux-tu, en voilà. Alors, pourquoi s’encombrer de scrupules ? » Un jeune émigré en famille, visiblement exaspéré par l’attente et l’incivisme des ses concitoyens, refuse d’abord de livrer ses impressions à des journalistes, puis crache sa colère : « Je suis complètement dégoûté par ce qui se passe ici. Personne ne respecte son tour et les agents semblent entretenir la confusion. C’est le plus friqué, le plus connu, le plus puissant, le copain, le voisin ou la famille des agents qui passent devant les autres. C’est de la hogra. Je crois même que c’est délibéré car nous avons les moyens de mettre en place des procédures moins iniques et c’est valable pour les deux côtés de la frontière. » En retrait, deux magistrats, qui insistent pour ne pas être cités, reconnaissent qu’ils ont dû baliser leur passage en faisant jouer quelques relations. Et ils ne nient pas qu’ils sont prêts à recourir à la pièce du côté tunisien s’ils trouvent du monde. Un 4X4 noir, vitres fumées, s’arrête dans le parking. En descend un individu qui correspond tout à fait à l’arriviste accompli.

    Assurance, dédain, étalement de la richesse… Le policier en faction avec lequel nous avons sympathisé nous fait un clin d’œil et nous dit en connaisseur : « Celui-là, c’est 10 minutes max. » En effet, le passager ressort rapidement. Nous l’abordons, mais à nos dépens. « Je ne parle pas aux journalistes. » Ce qui est compréhensible. Vers le milieu de l’après-midi, avec le soleil qui baisse, la foule se dissout côté algérien. « Comme chaque jour, le pic est maintenant passé », nous dit le chef de poste. Ceux qui arrivent du poste tunisien sont épuisés. Le plus gros est fait car les procédures de retour sont moins éprouvantes. « On est passés normalement, sans encombre, mais on a mis le temps », rapportent les uns, alors que d’autres reconnaissent avoir eu à soudoyer un agent pour passer plus rapidement. Vers 18h, à la sortie du poste algérien, un commerçant de Tizi Ouzou déclare que son passage dans les deux postes s’est déroulé sans problème et qu’il a mis exactement 6 minutes chez les Algériens. Ce qui prouve qu’on peut faire mieux. En fait, la corruption et les passe-droits disparaîtraient d’eux-mêmes si les moyens nécessaires étaient mis en place pour éviter la cohue et la bousculade qui profitent aux corrompus.

    Mais le veut-on vraiment ? « Cela va beaucoup mieux depuis qu’ils ont changé le chef du poste tunisien. Un certain Ali qui s’était rendu célèbre, il y a deux ans, lorsqu’il a jeté à terre des passeports algériens », nous disent des habitués des lieux. « Ils ne l’ont pas sanctionné sur-le-champ parce les autorités algériennes, à commencer par le ministre de l’Intérieur, n’ont pas fait preuve de fermeté alors qu’ils condamnent facilement des jeunes qui détruisent le drapeau. » Les postes-frontières de Haddada sont de véritables mines d’or et le resteront tant qu’on s’y bousculera dans la confusion. Les autorités du pays sont au courant des agissements des uns et des autres, mais élever le ton serait prendre le risque de voir fermer ce passage, qui est une soupape de sécurité pour le Pouvoir. Chaque année, plus d’un million d’Algériens se rendent en Tunisie. Pour ceux-là, c’est la seule évasion qu’ils peuvent s’offrir.



    Par Slim Sadki

  • Ouyahia (rene' la taupe )seul décideur : la preuve par Sawiris


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    Depuis le dernier remaniement gouvernemental, le pays ne semble avoir qu’une seule et unique voix de décision : Ahmed Ouyahia.


    Considéré comme le représentant informel des services de sécurité, ce dernier est devenu l’interlocuteur privilégié des délégations étrangères et le tout-puissant décideur que personne n’ose contredire. Américains et Français ne cherchent même plus à négocier avec Abdelaziz Bouteflika. Claude Guéant l’émissaire de Sarkozy, est venu rencontrer Ouyahia avant d’être « invité » à la dernière minute à « saluer Bouteflika ». Les Américains s’adressent directement aux Tagarins ou au Premier ministre. Même le tout puissant big boss d’Orascom, l’Egyptien Naguib Sawiris, dont l’entreprise est malmenée par Ouyahia, s’est rendu à l’évidence : Bouteflika ne peut plus rien pour ses anciens alliés arabes. Du temps où il le croyait, Sawiris, qui veut vendre Orascom à l’état algérien à un prix largement supérieur à sa vraie valeur, avait indélicatement balayé l’offre du gouvernement algérien, exigeant un prix trois fois plus important que celui proposé par l’Algérie. Il comptait sur ses relations avec El-Mouradia et le concours de Moubarak. Or, selon le site Maghreb intelligence, Housni Moubarak, venu présenter ses condoléances à Abdelaziz Bouteflika après la mort de son frère, et qui en a profité, lors de son tête à tête avec le président algérien, pour trouver une issue heureuse au contentieux qui oppose l’Algérie à Naguib Sawiris, patron d’Orascom, est reparti bredouille. Bouteflika lui a signifié que le dossier n’est plus entre ses mains.


    Aussi Naguib Sawiris s’est-il résigné à écrire, le 21 juillet dernier, au Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Dans cette lettre, rendue publique par le site d’information Tout sur l’Algérie, Sawiris lance un appel de détresse : il supplie le chef du gouvernement algérien  de revenir à la table des négociations.et de réagir en urgence à défaut de quoi Orascom Telecom Algérie risquerait  la mort. « Tout retard dans la conclusion de la vente de Djezzy, dans les conditions d’exploitation actuelles, pourrait avoir des conséquences très préjudiciables pour OTH et ses investisseurs. » Depuis le 15 avril dernier, la Banque centrale d’Algérie a bloqué toutes les transactions internationales de l’entreprise, l’empêchant ainsi de payer ses fournisseurs ou de rapatrier ses dividendes. « Depuis avril 2010, Djezzy n’a pu remplir ses obligations de paiement aux fournisseurs pour un montant de plus de 1,524 milliard de dinars (…). Les fournisseurs de Djezzy (…) ont menacé de suspendre leurs services et même d’intenter des actions en justice pour non-paiement », écrit le PDG d’Orascom.
    Bien évidemment, le gouvernement algérien n’a donné aucune réponse se confinant dans un silence radio justifié par le ministre du budget par la nécessité de « prendre le temps nécessaire ». Le temps qu’Orascom s’écroule ? Sans doute. Comme le souligne TSA, « le gouvernement semble pour l’instant jouer la carte de la montre dans ce dossier en faisant durer l’évaluation financière d’OTA ». Le 22 juillet dernier, le ministre de la Poste et des TIC, Moussa Benhammadi, et le ministre des Finances, Karim Djoudi, avaient laconiquement déclaré que les négociations commenceraient « bientôt ».  L.M.

  • Isolement diplomatique : Bouteflika dessaisi du dossier du Sahel

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    Le dernier rapport du département d’état sur la situation sécuritaire dans la région se félicitant des « efforts considérables fournis par l’Armée nationale populaire (ANP) et les forces de sécurité pour avoir réussi à neutraliser les groupes terroristes » confirme bien l’échec de la politique de réconciliation nationale prônée par le chef de l’Etat depuis 1999, échec qui est sans doute un des facteurs probants à l’origine de son isolement politique sur la scène internationale.
    Il conforte, en tout cas, l’idée selon laquelle Bouteflika ne gère plus le dossier du Sahel et que, sous l’influence des Américains, ce dernier incombe directement aux chefs militaires.
    Suite à plusieurs kidnappings d’étrangers au Mali et en Mauritanie, revendiqués par des chefs algériens de la nébuleuse terroriste d’Al Qaïda au Sahel, les Américains avaient, en effet, fait comprendre qu’ils ne supportent plus les atermoiements de Bouteflika sur le volet terroriste et encouragé les généraux à divorcer avec la « réconciliation nationale », leur suggérant de  reprendre les choses en mains. Avec l’aval des Américains, le Commandement de l’Armée algérienne avait alors, en décembre 2009, décrété zones militaires les zones frontalières séparant l’Algérie du Mali, Niger et Mauritanie, en imposant un laissez-passer. Dix ans après la « Concorde nationale » qui devait ramener « la paix dans les coueurs », cela sonnait bien comme un aveu d’échec. Plus de 3.000 militaires supplémentaires sont venus s’ajouter aux 15.000 déjà déployés le long des frontières Sud.
    Curieusement, cette décision avait été mise en pratique quelque jours à peine après la visite surprise à Alger le 25 novembre 2009 du général américain William Ward, Commandant de l’Africom.
    Par cette grave décision exclusivement militaire de fermeture des frontières, les généraux ont repris manu militari le pouvoir de décision sur un domaine décisionnel réservé au président, chef suprême des forces armées. C’est une amputation du pouvoir d’un président « marginalisé »
    C’est pourquoi nombre d’observateurs voient dans cette date le début de l’affaiblissement de Bouteflika. Un mois plus tard sortait en effet la scandale Sonatrach qui a conduit crescendo à l’élimination des hommes du président.
    Les Américains assument ce choix. Aussi le Département d’Etat semble-t-il se féliciter, dans le dit rapport, que l’Algérie a réussi à combattre le terrorisme en accueillant une série de réunions, en mars et en avril derniers. Ces réunions qui ont abouti, selon le rapport, à une stratégie commune et à l’installation d’un Etat Major des forces de ces pays, dont le commandement a été installé à Tamanrasset et dont l’objectif et la mission est de lutter contre le terrorisme au Sahel.
    Les Américains se réjouissent aussi du « succès des services de sécurité algériens à démanteler les réseaux de soutien aux groupes terroristes », estimant 1300 le nombre de terroristes appartenant au mouvement d’Al Qaida au Maghreb Islamique, abattus ou arrêtés par les forces de sécurité algériennes et l’ANP.
    Même les Français discutent directement avec les généraux si on en juge par cette délégation militaire française de haut rang qui vient de séjourner à Alger depuis dimanche 1er août, pour des discussions avec les autorités algériennes sur la coopération militaire dans la région du Sahel dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel. Les discussions entre les deux pays ont été entamées lundi 2 août, avec les militaires exclusivement. Aucun représentant du Président n’y a été associé.


  • 80% de notre consommation proviennent de l’importation : Les Algériens parviendront-ils à « manger du lait » ?


    80% de notre consommation proviennent de l'importation : Les Algériens parviendront-ils à « manger du lait » ?


    L’Algérie est-elle en mesure de produire, elle-même, son propre lait ? La question taraude toute le monde, du simple consommateur au plus haut responsable du gouvernement en passant par les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, premiers concernés par le développement de cette filière.



    Ces derniers se disent conscients de l’ampleur du défi et affirment avoir déjà concocté un plan susceptible de mettre en place les bases d’une véritable industrie laitière en Algérie. « Nous voulons arriver, comme c’est le cas dans les pays développés, à manger du lait et non pas seulement à le boire. C’est possible ! », soutient mordicus le directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL), Hafid Djellouli. Cet organisme, créé en 1997 et qui n’a été activé qu’en 2009, prend aujourd’hui en charge à bras le corps la problématique de la satisfaction des besoins nationaux en matière de lait. Il était temps. La facture d’importation du lait est de plus en plus importante ; plus de 80% des besoins de la population en cette matière proviennent de l’importation. Le responsable de l’ONIL dispose de tous les chiffres. « La production nationale ne couvre que 18% des besoins en matière de lait, soit 312 millions de litres par an », explique-t-il. L’Algérie importe annuellement 120 000 tonnes de poudre de lait qui lui permettent de produire 1,3 milliard de litres de lait en sachet. La facture globale du lait et des produits laitiers s’est établie à 862,76 millions de dollars en 2009. Le tout est soutenu par le Trésor public. C’est la facture qu’il faudra absolument réduire.

    Augmenter de 30% la part de la production nationale

    En sa qualité d’organe de régulation, d’organisation de la filière laitière et de son développement, l’ONIL examine les possibilités de réduire davantage le poids de l’importation. « Nous veillons à ce que la part de la réduction des achats externes soit proportionnelle, c’est-à-dire que si nous augmentons de 30% la collecte de lait cru, nous devons réduire de 30% les importations de poudre de lait », explique encore Hafid Djellouli, rencontré jeudi dernier dans son bureau à Alger-Centre. Installé il y a 8 mois en tant que directeur général de l’ONIL, l’homme semble bien maîtriser son sujet : « Le ministère de l’Agriculture privilégie la notion de filières qui génèrent beaucoup d’acteurs. La filière lait doit retrouver ses repères. Depuis mon installation, j’essaie de créer les conditions favorables à son émergence. Et la méthode de travail est très simple. » Selon lui, la priorité fixée par le ministère de l’Agriculture est la création du comité interprofessionnel du lait qui est un organe consultatif. C’est dans le cadre de celui-ci que, ajoute-t-il, vont se résoudre les problèmes rencontrés par tous acteurs. Mais comment augmenter la production ? Avant d’évoquer cette question, le premier responsable de l’ONIL présente la situation de la filière. Selon lui, il y a environ 15 000 éleveurs qui prennent en charge plus de 150 000 vaches laitières. « La production moyenne de chaque vache est 15 litres/jour. C’est une moyenne faible », affirme-t-il. Donc, un travail devrait se faire auprès des éleveurs pour améliorer la qualité des vaches. « Notre programme vise à aider davantage les professionnels de la filière. Pour les éleveurs, l’Office s’engage à favoriser leur rapprochement avec des instituts spécialisés pour la prise en charge des bêtes et le traitement de la production », souligne-t-il. Le second volet de cet immense chantier concerne l’organisation des 120 laiteries et des collecteurs de lait cru. « Le lait est très important et la filière doit prendre ses responsabilités », lance M. Djellouli.

    Vers la révision de l’aide de l’état

    Afin d’encourager la production nationale et de réduire les importations, le ministère de l’Agriculture envisage la révision de l’aide de l’Etat aux éleveurs. Une aide financière qui s’élève actuellement à 12 milliards de dinars et répartie comme suit : 12 DA/litre à l’éleveur, 5 DA/l au collecteur et 4 DA/l à l’intégration du lait cru dans la production du lait en sachet, dont le prix est fixé à 25 DA/litre. « La révision de la prime accordée aux éleveurs est actuellement à l’étude. Nous n’avons rien décidé pour le moment », explique encore notre interlocuteur. S’agissant du versement de cette aide aux bénéficiaires, Hafid Djellouli indique avoir signé, mercredi dernier, la prime du mois de juin. Selon notre interlocuteur, il y a un très grand travail à faire en matière de coopération entre le dernier maillon de la chaîne de production laitière – les laiteries – et les éleveurs. L’objectif est d’arriver, indique-t-il, à collecter toute la production de lait à travers le territoire national et ensuite encourager les laiteries à fonctionner sans recourir à la poudre de lait importée. « Aujourd’hui, 40 laiteries ne prennent plus leurs quotas de poudre », explique-t-il.



    Par Madjid Makedhi

  • Envenimation scorpionique à El Oued : Les victimes des communes enclavées meurent faute de sérum

     

     

    La wilaya d’El Oued enregistre chaque année des milliers de cas d’envenimation scorpionique, souvent avec décès.



    Selon les services de la prévention, près de 3000 piqûres de scorpion ont été signalées depuis le début de cette année, soit autour de 450 piqûres/jour. Ce chiffre dénote le danger que constitue cet arthropode pour les habitants de la wilaya. En effet, pour le seul mois de juillet, l’on a déploré pas moins de 4 décès. Les services de la santé imputent, depuis toujours, le problème à la dégradation de l’environnement. Des sources locales ont indiqué que le manque de sérum antiscorpionique et l’absence d’ambulances au niveau de certains centres de santé ont davantage compliqué la situation.

    Le problème se pose surtout quand les piqûres de scorpion ont lieu la nuit, car c’est à ce moment-là que ces animaux venimeux sortent, sans doute à la recherche de fraîcheur et de pitance. Les services de la prévention ont indiqué que le sérum antiscorpionique (SAS) n’est pas disponible dans chaque unité et salle de soins. Ce qui veut dire que des localités lointaines sont, et seront toujours, privées de cette substance vitale. Par conséquent, en cas d’envenimation, les victimes des localités enclavées doivent faire un trajet de plus de deux heures pour rejoindre l’hôpital. Malheureusement, tout ce temps perdu permet au venin de se propager dans tout le corps, rendant le plus souvent les secours dispensés par les services de santé inutiles, comme ce fut le cas pour cette jeune fille décédée la semaine passée suite à une piqûre de scorpion. Elle n’avait que 21 ans ! Elle habitait une localité relevant de la commune frontalière de Ben Gacha, à 140 km au nord-est d’El Oued. Le père, un quinquagénaire, fellah de son état, était bouleversé en voyant sa fille souffrant de douleurs atroces accompagnées de vomissements. Il l’avait emmenée la nuit à la salle de soins de sa commune dans le véhicule de son voisin. Hélas, sur place, il n’y avait ni ambulance ni sérum antiscorpionique.

    Deux heures pour rejoindre un hôpital

    Ce dernier est introuvable depuis deux ans au niveau de ladite salle de soins, et les services de santé ont reconnu le problème. Le malheureux père s’est dirigé vers le point le plus proche pour tenter de sauver sa fille. Il l’a évacuée au centre de santé de Negrine, dans la wilaya de Tébessa, à 70 km, dans la commune de Ben Gacha. L’état critique de la victime a obligé les médecins de l’orienter vers l’établissement hospitalier Tidjani Haddam de Bir El Ater (Tébessa), à 60 km de Negrine. Mais hélas, Theldja rendra l’âme avant même son arrivée, à cause du venin qui avait eu tout le temps de se répandre dans son frêle corps et de s’attaquer au système nerveux. La mort de la jeune fille a jeté l’émoi dans sa famille. Depuis, la population locale réclame une sérieuse prise en charge en matière de santé. Le deuxième cas, survenu également au mois de juillet dernier, est aussi tragique qu’émouvant. Il s’agit d’une fillette âgée de onze ans, Karima, qui a trouvé la mort suite à une piqûre de scorpion dans son domicile sis à la localité de Djedaïda, dans la commune de Magrane, à 30 km d’El Oued.

    Des sources médicales ont indiqué que la fillette a été piquée plusieurs fois, et simultanément. Elle a été évacuée à l’hôpital de Debila, mais son état critique a poussé les médecins à l’orienter vers l’établissement hospitalier d’El Oued. La fillette avait été prise de convulsions à bord de l’ambulance. Notre source a précisé qu’au moment où son frère la tenait dans ses bras en pleurant, un scorpion est sorti de sous les vêtements de la malheureuse et l’a piqué à son tour. Heureusement, cet arachnide, qui a semé la panique, avait déjà injecté tout son venin dans le corps de la fillette. Selon les statistiques des services de la prévention, la wilaya d’El Oued a enregistré durant la dernière décennie près de 63 000 piqûres de scorpion (une moyenne de 6300 piqûres/an) et des dizaines de décès. La plupart des victimes sont des enfants. Selon la même source, l’année 1997 a été l’année la plus dramatique où l’on a déploré 17 morts et plus de 3000 piqûres. En 2007, la wilaya a recensé près de 7500 piqûres. Les communes les plus touchées par l’envenimation scorpionique durant le 1er semestre de l’année en cours sont Debila (457 cas), Hassi Khalifa (318 cas), Reguiba (253 cas) et Guemmar (242 cas). La commune du chef-lieu de wilaya a enregistré 122 cas.



    Par Rezzag Salem Youcef

  • André Dubois. Conseiller et délégué commercial principal à l’ambassade du Canada à Alger : « L’ambassade n’est pas au courant de cette lettre »



    - Avez-vous des données précises, en termes d’effectifs et de profils, sur la communauté algérienne installée au Canada ?

    Non, nous n’avons de données précises ni sur l’importance ni sur le profil de la communauté canadienne d’origine algérienne dont il est généralement considéré qu’elle représente de 50 à 60 mille personnes.

    - Quel est, aujourd’hui, le volume des échanges économiques entre le Canada et l’Algérie ? Les exportations canadiennes vers l’Algérie sont de 351.796.000 dollars. Les importations de l’Algérie sont de 3.765.099.000 dollars. Le total du volume des échanges est de 4.116.895.000 dollars et la balance commerciale est de 3.413.213.000 en faveur de l’Algérie.

    - Quelles sont les entreprises canadiennes présentes en Algérie et dans quels secteurs interviennent-elles ?

    L’Algérie offre de nombreuses opportunités d’affaires pour les entreprises canadiennes. Soixante et une sociétés canadiennes sont recensées par l’ambassade comme étant présentes en Algérie. Cent soixante-seize autres entreprises au Canada ayant identifié l’Algérie comme un marché potentiel ont été recensées par le Service des délégués commerciaux. Elles sont présentes dans plusieurs domaines, mais tout particulièrement dans les secteurs suivants :  • L’énergie : le secteur pétrolier pour lequel l’expertise canadienne est mondialement reconnue ; • Les transports : le secteur ferroviaire et l’aviation connaissent une progression constante ; • Les télécommunications et nouvelles technologies de l’information : téléphonie, Internet, solutions d’entreprises • La formation et le conseil : l’État algérien se modernise, il a besoin d’aide. Des entreprises canadiennes sont présentes pour l’accompagner. • L’agriculture : plusieurs filières sont d’intérêt pour le Canada outre l’exportation de blé dur et de légumineuses, pomme de terre, lait, génétique bovine ; • Les grands travaux : tels que la construction des barrages, de routes et autoroutes ;  On pense entre autres à : SNC-Lavalin, DESSAU, GENIVAR, CIMA, Groupe Smi, à titre d’exemples, dans le domaine de l’ingéniérie. A CANAC, Bombardier, Canarail dans le domaine du transport. A la Commission canadienne du blé dans le secteur agricole. À First Calagary Petrolium,Talisman Energy, SteamFlo dans le secteur des hydrocarbures. CRC-Sogema dans le domaine de la formation/conseil. Ces entreprises sont citées qu’à titre d’exemples.

    - Y a-t-il, selon vous, des investisseurs algériens installés au Canada ?

    Plusieurs entrepreneurs canadiens d’origine algérienne œuvrent à développer des relations d’affaires entre le Canada et l’Algérie. Ils sont actifs dans le secteur de l’ingéniérie, les communications et les technologies de pointe, les énergies alternatives, l’environnement, la construction de bâtiments.

    - El Watan possède une copie d’une lettre-circulaire adressée par une banque canadienne, ScotiaMcLeod, en l’occurrence, à des investisseurs algériens, les invitant à s’installer au Canada en leur offrant la citoyenneté canadienne pour peu qu’ils aient des actifs de plus de 700 000 dollars US. En avez vous connaissance ? Cette initiative ; en collaboration avec le gouvernement du Canada, comme le stipule le courrier, a-t-elle été prise en collaboration avec les services de votre ambassade ?

    L’ambassade n’est pas au courant de cette lettre-circulaire.



    Par Djamel Alilat

  • Fuite des cerveaux et des capitaux : Le Canada courtise l’élite algérienne


    Fuite des cerveaux et des capitaux : Le Canada courtise l'élite algérienne

    C’est une lettre circulaire, frappée de la mention « personnel et confidentiel », reçue par maints industriels algériens bien établis. En résumé, voilà le message qu’elle délivre à ses destinataires : « Scotia McLeod, membre du groupe Banque Scotia, en collaboration avec le gouvernement du Canada, aimerait vous intéresser au programme des immigrants investisseurs. Parmi ses nombreux avantages, ce programme permet d’obtenir pour l’investisseur ainsi que sa famille immédiate la citoyenneté canadienne ». Après avoir vanté les mérites de la patrie de l’érable que « les Nations unies classent régulièrement au nombre des trois meilleurs pays du monde pour la qualité de vie », le rédacteur du courrier dévoile ses batteries : « Si vous avez des actifs personnels nets de US$ 700 000 ou plus, permettez-nous de vous démontrer comment l’expérience canadienne peut améliorer votre réussite personnelle et professionnelle. »



    Le document précise les modalités un plus loin : « M. X, un des représentants de TIMC Inc. fera prochainement un séjour à Alger. Si vous souhaitez connaître les détails de notre programme, veuillez nous communiquer vos coordonnées afin que nous organisions une rencontre privée en toute confidentialité. »

    On savait les Canadiens friands de cadres algériens aux compétences affûtées. Voilà qu’on les découvre courtisant les princes de la finance. Et plutôt deux fois qu’une : l’homme d’affaires, industriel bien connu, qui nous a remis une copie de ce courrier, assure l’avoir reçue à deux reprises… C’est le cas également de beaucoup de ses amis qui opèrent dans divers secteurs de l’économie. De là à déceler une offensive canadienne pour débaucher les capitaines d’industrie algériens, il n’y a qu’un pas qui semble tentant de franchir. Quitte à s’interroger au passage, sur la légitimité d’une démarche menée ainsi en catimini. Sollicités par nos soins, les services de l’ambassade canadienne à Alger (voir l’entretien ci contre) affirment ne rien connaître de cette lettre qui a été envoyée à des investisseurs algériens pour les inviter à s’installer au Canada. Quid de Scotia McLeod ? C’est une division de Scotia Capitaux Inc. Gérant un actif de plus de 280 milliards de dollars, elle représente la filiale spécialisée de la Banque Scotia dans le domaine des services bancaires d’investissement. Nous avons adressé un courriel à son conseiller principal en gestion du patrimoine. Celui-là même qui a signé la missive adressée aux opérateurs algériens, pour savoir s’il a réussi à convaincre plusieurs de nos businessmen de s’installer au Canada. Réponse très diplomatique du courtier. Jugez-en : « Nous aimerions vous informer que notre programme constitue une démarche de développement international, donc un processus très long et nous n’avons pas encore des statistiques prêtes à propos de ce sujet. Nous espérons recevoir des nombres précis d’ici la fin de l’année prochaine qui vont rester sans publication pour des raisons de confidentialité de la clientèle. Merci pour votre compréhension. »

    En fait, à l’heure de capter à leur profit la fuite des capitaux et des compétences algériennes, les Canadiens de Scotia McLeod, ou d’autres chapelles financières, jouent sur du velours. Ils sont servis par ce climat de morosité qui plombe le monde des affaires en Algérie, depuis notamment l’introduction du crédit documentaire et des nouvelles dispositions en matière d’importation. Huit mois seulement après l’entrée en vigueur de la LFC 2009, près de 300 entreprises ont dû baisser le rideau. C’est Réda Hamiani, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui l’affirmait tout récemment à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Si les investisseurs algériens sont de plus en plus enclins à chercher sous d’autres cieux des lois plus clémentes, la tentation est d’autant plus grande pour des ingénieurs et des informaticiens touchés par le chômage, la marginalisation ou le sous-emploi. Le dernier chiffre fourni par les autorités canadiennes, en octobre 2008, faisait état de 50 000 Algériens établis au Québec. En matière de chiffres, chacun a les siens et ce ne sont pas forcément les mêmes. En 2006, le FCE estimait à 40 000 le nombre de chercheurs ayant quitté l’Algérie durant la décennie rouge.

    L’industriel que nous avons rencontré affirme que ses fournisseurs canadiens lui ont déjà « piqué » trois ingénieurs. « Leur formation nous a pris du temps et de l’argent », se désole-t-il. « C’est une grande perte ». Fournisseurs ou prestataires de services, les Canadiens en mission à l’étranger n’oublient jamais de jouer les chasseurs de têtes, les « headhunters » comme ils disent, au profit de leur pays. Ils finissent toujours par repérer les meilleurs éléments dans les entreprises algériennes avec lesquelles ils travaillent. La partie semble gagnée d’avance dans ce challenge où il s’agit de vendre l’exil à des Algériens qui ne demandent qu’à quitter leur pays, y compris en risquant leur vie sur un radeau de fortune.



    Par Djamel Alilat

  • L’Algérie en chute libre

    profilepic282209_2.gif------<> boutef nain et moche

    Avec l’affaire Khalifa, on aurait pu croire que l’Algérie avait touché le fond en matière de mauvaise gouvernance et de corruption. Et bien non, il y a pire. On apprend que la mamelle nourricière du pays, Sonatrach, que l’on croyait à tort très surveillée, fait l’objet de la pire des prédations.
    Ce n’est même pas les récentes malversations du staff de l’entreprise sanctionnées par un emprisonnement et des mises sous contrôle judiciaire. C’est bien pire que ça. Dans une « Lettre ouverte à Messieurs les enquêteurs du DRS », publiée par la presse, un ex-vice-président de la compagnie, Hocine Malti,y révèle, parmi un flot incroyable de scandales, que « l’essentiel des ventes de pétrole se fait à destination de quatre ou cinq clients… derrière chacun de ces clients se trouve un membre du sérail, que ces « barons » ont leurs hommes de paille à Alger, mais aussi des « correspondants » auprès des bureaux de Londres ou de Houston. Quand on sait que les ventes de pétrole génèrent 60 à 70 milliards de dollars US par an, on ne peut qu’être frappé par le montant que représentent les commissions perçues par certains. »
    Malgré cette révélation fracassante, personne n’a bougé en Algérie. L’anesthésie générale imposée par les clans du pouvoir depuis des décennies a totalement stérilisé le citoyen, l’intellectuel, le syndicaliste, le politique, le militaire.
    Le trio infernal qui gouverne ce pays continue de le plonger encore plus loin dans un abîme d’où il sera extrêmement difficile de remonter.
    Abdelaziz Bouteflika, président depuis 11 ans qui veut mourir sur son fauteuil, est tellement malade et inerte qu’il n’a même pas songé à transmettre un message de condoléances à ses compatriotes suite à l’effondrement d’une mosquée à Meknès.
    Ahmed Ouyahia, trois fois premier ministre depuis 1996, poursuit son délire de destruction et de dérèglement de l’économie nationale.
    Le général Mohamed Mediene dit Toufik, chef du DRS depuis 20 ans, qui a brisé des générations d’officiers et de cadres, veut aussi mourir à son poste.
    Le résultat de leurs maléfices saute aux yeux mais personne en fonction dans l’Etat n’a assez de courage et de lucidité pour dire ça suffit ou y mettre un terme.
    Sous une impulsion suicidaire et maladive, ce trio enferre de plus en plus le pays dans un isolement ahurissant. D’abord avec ses voisins immédiats, aggravé par la « condamnation ferme du coup d’Etat au Niger » après celui de Mauritanie qui a coupé court à toutes relations. Suivi immédiatement du rappel de l’ambassadeur au Mali avec lequel le pouvoir pousse à la rupture des relations et la fermeture des frontières. Une frontière toujours fermée avec le Maroc depuis 1994. Des relations minimum et froides avec la Tunisie et la Lybie. Une brouille avec l’Egypte à cause d’un match de football.
    Un incompréhensible gel des relations avec les voisins méditerranéens France, Espagne, Italie et les grandes puissances USA, Russie, Chine, Inde. Au point qu’Obama a déjà envoyé six ou sept diplomates au chevet du pouvoir algérien. Les français viennent de faire de même avec la venue de trois collaborateurs directs de Sarkozy.
    L’affaire Sonatrach commence sérieusement à inquiéter nos partenaires qui dans ce type de scénario envisage le pire en matière de dysfonctionnement, grèves ou sabotage des installations pétrolières. On a déjà vu dans ce marché très sensible des hydrocarbures comment le prix du baril s’affole à cause de l’arrêt d’un pipeline au Nigeria, d’une tornade aux Etats-Unis, la panne d’une raffinerie ou le moindre changement à la tête d’une compagnie pétrolière.
    Le pays n’a plus d’institutions garde-fous, protectrices, ni même de sonneurs de tocsin. Les « opposants politiques » donnent une image dégradante de perdition. Les islamistes ont complètement perdu pied entre « l’entriste maison » Soltani et celui qui veut le remplacer, Menasra. Djaballah a perdu sa voix en perdant son parti. Sadi a réduit le siège du RCD à deux secrétaires, trois gardiens et un chauffeur. Aït Ahmed a réduit à distance le FFS à une section de scoutisme qui attend la transmission de son fax. Le FLN s’est rétrécit pour ne ressembler qu’au visage de Belkhadem. Le syndicaliste Sidi Saïd est réduit à un rôle de larbin d’Ouyahia.
    Ces « caïds » ont détruit ou fait fuir des générations de militants et vidé la scène politique et syndicale.
    La guerre de succession de Bouteflika était prévisible. Elle a déjà fait disparaître son frère Saïd et ses ambitions monarchistes. Mais de là à décapiter le management de Sonatrach pour obliger le clan d’Oujda à partir, c’est un jeu de coulisses qui met en danger non seulement le pays, mais toute la région.
    Le candidat du DRS, Ouyahia, n’a plus de concurrent sur la route d’El Mouradia. Mais de la manière dont il détruit le potentiel économique du pays, il ne subsistera plus rien de l’Algérie en moins d’un mandat.

  • Violence et terrorisme d'Etat (1962 - 2001)



    Chronologie non exhaustive



    Salah-Eddine Sidhoum, publié par algeria-watch en septembre 2001

    La répression en Algérie (1962-2001)

    3 juillet 1962 : Indépendance de l'Algérie.

    25 juillet 1962 : l'armée des frontières aidée d'éléments de la wilaya I s'empare des villes de Constantine, Annaba et Skikda : 50 morts. Plus de 100 citoyens sont arrêtés.

    30 juillet 1962 : Mohamed Boudiaf, membre fondateur du FLN et ministre du GPRA est arrêté à M'sila par des militaires de la wilaya I, agissant pour le compte de l'armée des frontières.

    20 août 1962 : Des hommes armés à la solde de l'armée des frontières tirent sur des maquisards de la wilaya 4 à Alger : nombreux morts et blessés.

    29 août 1962 : Violents accrochages entre éléments infiltrés de l'armée des frontières et maquisards de la wilaya 4 à Alger : plus d'une dizaine de morts.

    30 août 1962 : L'armée des frontières attaque les maquisards de l'ALN sur plusieurs fronts : Boghari, Masséna, Sour El Ghozlane et Sidi Aïssa. A L'aide de leur armement lourd, ils provoquent un véritable carnage dans les rangs des maquisards et de la population. Des témoins locaux parlent d'un millier de morts.

    1er septembre 1962 : Violents affrontements entre l'armée des frontières et les maquisards de la wilaya 4 à Boghari : plusieurs dizaines de morts et de blessés.

    4 septembre 1962 : violents combats entre l'armée des frontières et des maquisards à El Asnam : 75 morts

    7 septembre 1962 : Violents accrochages entre l'armée des frontières et des maquisards de l'ALN dans la vallée du Chélif (Chlef) : Plus de 120 morts.

    9 septembre 1962 : l'armée des frontières fait son entrée à Alger après plus de deux mois de combats et plus de 1500 morts.

    11 avril 1963 : Mohamed Khemisti, ministre des Affaires Etrangères de Ben Bella est tué par balles près du siège de l'assemblée nationale par un homme traité de "malade mental ". Ce "fou " sera "suicidé " quelque temps après dans sa cellule. Bouteflika, l'un des hommes-clés de Boukharouba prend alors le portefeuille des Affaires étrangères.

    13 juin 1963 : Mansour Youcef, secrétaire général de l'Organisme saharien est kidnappé par des hommes armés de la police politique au café Le Strasbourg d'Alger.

    21 juin 1963 : Mohamed Boudiaf, membre fondateur du FLN et ministre d'Etat du GPRA est kidnappé au pont d'Hydra par des hommes armés de la police politique. Il sera déporté à Tsabit, dans l'extrême-sud durant près de cinq mois.

    14 août 1963 : Le pouvoir d'Alger annonce l'arrestation d'un groupe armé de tendance marxiste constitué d'une trentaine de citoyens dans les maquis de Dra El Mizan (Tizi-Ouzou). Ces malheureux opposants seront horriblement torturés. Le "ministre " de l'information de Ben Bella accuse….Israël d'être à l'origine de ce complot !

    3 septembre 1963 : Création par Ben Bella de milices "populaires " qui arrêtent, emprisonnent et torturent en toute impunité les opposants au pouvoir.

    29 septembre 1963 : Hocine Aït Ahmed et d'anciens maquisards de la guerre de libération nationale de l'Algérois, de la Kabylie et du Constantinois créent le Front des Forces Socialistes (FFS) et décident d'une lutte armée contre la dictature de Ben Bella et de Boukharouba. L'armée des frontières occupe plus particulièrement la Kabylie où une impitoyable répression s'abat sur la population. Elle fera en moins de deux années plus de 400 morts et plusieurs centaines de prisonniers. Saïd Gherib, député à l'assemblée constituante, suspecté de sympathie au FFS est kidnappé par la police politique et meurt sur la table de torture.

    6 - 7 janvier 1964 : Manifestations de citoyens chômeurs à Oran. Violente répression avec de nombreux blessés et des dizaines d'arrestations. Le pouvoir décide de créer les "cours révolutionnaires " (tribunaux d'exception) pour juger les "contre-révolutionnaires ".

    Avril 1964 : Campagne de terreur contre les populations de Kabylie. Des centaines de citoyens soupçonnés de sympathie au FFS sont arrêtés et torturés.

    16 mai 1964 : Cheikh Mohamed El Bachir El Ibrahimi, président de l'association des Oulémas adresse une lettre ouverte au pouvoir militaro-policier d'Alger pour attirer son attention sur ses dérives du régime et les germes de guerre civile. Malgré son âge (76 ans) et son état de santé, il sera assigné à résidence où il mourra une année plus tard (20 mai 1965).

    7 juillet 1964 : Arrestation de Abderrahmane Farès, ancien président de l'exécutif provisoire et député à l'assemblée Constituante. Il sera séquestré dans un centre de torture d'El Biar avant d'être déporté vers Béchar.

    19 août 1964 : Ferhat Abbas, 65 ans, ancien président du 1er GPRA et ancien président de l'assemblée Constituante de l'Algérie indépendante est arrêté à son domicile par la police et déporté à Adrar dans le Sud algérien durant dix mois.

    1er septembre 1964 : Cinq militants du FFS dont Chemmame Moh Chérif, ancien officier de la guerre de libération nationale, sont fusillés.

    3 septembre 1964 : Le colonel Chabani, plus jeune officier supérieur de l'armée de libération nationale et ancien chef de la wilaya VI, est fusillé, après une parodie de procès par l'armée des frontières.

    Octobre 1964 : Des dizaines de citoyens sympathisants du FFS sont torturés par la S.M. au centre de torture du chemin Poirson (El Biar). D'autres opposants subissent les mêmes supplices à la clinique psychiatrique de Notre-Dame d'Afrique, sur les hauteurs d'Alger.

    12 avril 1965 : Aït Ahmed, membre fondateur du FLN et ex-député de l'Assemblée Constituante est condamné à mort par un tribunal d'exception. Sa peine sera commuée in extremis en perpétuité par Ben Bella alors que certains officiers de l'Etat-major des frontières voulaient son exécution.

    19 juin 1965 : Coup d'Etat du colonel Boukharouba contre Ben Bella. Certains citoyens se hasardent à manifester dans l'Est Algérien : 40 morts. Ben Bella sera séquestré durant 14 années sans jugement. On ne lui permettra même pas d'assister à l'enterrement de sa vieille mère.

    15 mars 1966 : Vaste campagne de répression contre les militants et sympathisants du FFS. Des dizaines de citoyens seront arrêtés et torturés par la sécurité militaire.

    Octobre 1966 : Nombreuses arrestations au sein de l'organisation des étudiants (UNEA) dominée par le PAGS.

    4 janvier 1967 : Mohamed Khider, membre fondateur du FLN est assassiné par la sinistre police politique à Madrid. Hocine Aït Ahmed désigne un certain Youcef Dakhmouche, comme étant le tueur .

    14 décembre 1967 : Tentative de coup d'Etat du colonel Zbiri contre le colonel Boukharouba. De violents accrochages ont lieu à El Affroun. Des Migs pilotés par des soviétiques bombardent les colonnes blindées des putschistes. Près d'un millier de morts dont de très nombreux civils. Ceux qui dirigeaient les troupes du colonel Boukharouba ne seraient autres que d'anciens sous-officiers déserteurs de l'armée française, selon Tahar Z'biri.

    16 décembre 1967 : Le colonel Saïd Abid est "suicidé " dans son quartier général de Blida. Des rumeurs font état de son élimination par deux ex-sous-officiers de l'armée française.

    Janvier 1968 : Le colonel Abbés meurt mystérieusement sur la route Cherchell-Alger. Des rumeurs font état de sa liquidation suite au coup d'Etat manqué de Zbiri.

    27 avril 1968 : Tentative d'assassinat du colonel Boukharouba au palais du gouvernement. L'attentat est perpétré par d'anciens compagnons du colonel Zbiri.

    7 avril 1969 : La Cour "révolutionnaire " d'Oran (tribunal d'exception) condamne à mort par contumace, Krim Belkacem, membre fondateur du FL N.

    18 octobre 1970 : Krim Belkacem, membre fondateur du FLN est étranglé dans un hôtel de Francfort (Allemagne) par des tueurs à gage de la sinistre police politique d'Alger. Aït Ahmed cite parmi les tueurs un certain commandant H'mida Aït Mesbah, chef du service opérationnel de la SM.

    1971 : Youcef Dakhmouche, ancien membre du MALG, impliqué par certains opposants politiques dans l'assassinat de Mohamed Khider à Madrid est arrêté et emprisonné à El Harrach par la SM. Il sera porté "disparu " depuis cette date.

    Juin 1974 : Affrontements entre gendarmes et population à Larbaâ Nath Irathen, suite à l'interdiction de chanteurs kabyles de se produire sur scène : 3 morts.

    25 décembre 1975 : une machination orchestrée par la police politique (affaire des bombes d'El Moudjahid) aboutira à l'arrestation d'opposants au pouvoir. Parmi eux se trouvaient Medjeber Mohamed Ousmaïl et Mohamed Haroun, fils de martyr de la guerre de libération. Ils seront accusés d'activités "berbéristes " et subiront les affres de la torture. Medjeber et Haroun seront condamnés le 4 mars 1976 par la Cours de sûreté de l'Etat (tribunal d'exception) respectivement à la peine capitale et à la réclusion perpétuelle. Ils seront incarcérés à la prison de Lambèse. Mohamed Haroun sera soumis à un "traitement psychiatrique ". Ils seront graciés en 1987 et 1988.

    Janvier 1976 : Ouarab Madjid, militant pour la culture Amazigh est kidnappé par des éléments de la sécurité militaire. Il sera porté disparu jusqu'en 1977, où son cadavre, en état de décomposition avancée sera découvert.

    10 mars 1976 : Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel et Mohamed Kheireddine sont mis en résidence surveillée et leurs biens confisqués par le colonel Boukharouba pour avoir publié un manifeste dénonçant le pouvoir personnel et les risques de guerre fratricide avec les marocains. Ils y resteront jusqu'au 13 juin 1977.

    Juillet 1976 : Plus d'une centaine de jeunes citoyens de la région de Larbaâ Nath Irathen sont arrêtés suite à la découverte de textes sur la culture Amazigh.

    Décembre 1978 : la sécurité militaire infiltre et pilote un parachutage d'armes organisé par des opposants (Benyahia) en Kabylie (affaire du Cap Sigli). De nombreux opposants seront arrêtés et torturés.

    7 avril 1980 : Une manifestation pacifique d'étudiants sympathisants de la culture Amazigh est violemment réprimée à la place du 1er mai d'Alger. De nombreuses arrestations sont opérées et de nombreux blessés sont signalés.

    20 avril 1980 : Les brigades anti-émeutes donnent l'assaut en pleine nuit à l'université et à la cité universitaire de Tizi Ouzou : Plus de 500 blessés. Vingt quatre responsables du collectif culturel berbère sont arrêtés. Certains seront sauvagement torturés.

    2 février 1982 : Des citoyens du misérable quartier Amrous de Saïda manifestent devant la dégradation de leurs conditions de vie. Une répression sauvage s'abat sur eux. Plus de cinquante citoyens sont arrêtés et torturés. Quarante seront traduits en "justice " et condamnés.

    25 novembre 1982 : Une centaine d'intellectuels musulmans algériens et des imams sont arrêtés pour avoir participé au sit-in de la faculté d'Alger du vendredi 12 novembre 1982. Parmi eux figure le Cheikh Soltani, 81 ans et Cheikh Ahmed Sahnoun. Ces intellectuels seront sauvagement torturés. L'un d'eux, médecin tombera dans le coma suite à une fracture du crâne. Cheikh Soltani mourra quelques mois plus tard en résidence surveillée.

    Décembre 1982 : Des opposants islamiques sont arrêtés dans plusieurs régions de l'ouest (Sidi Bel Abbés, Mostaghanem, Tlemcen). Ils seront atrocement torturés.

    Octobre 1983 : Lamali Salem, détenu sans jugement au bagne de Berrouaghia, meurt mystérieusement lors de son incarcération arbitraire.
    De nombreux sympathisants d'Ahmed Ben Bella seront arrêtés dans l'Algérois et l'Oranie. Certains d'entre eux seront sauvagement torturés.

    22 avril 1985 : manifestations de citoyens de la Casbah d'Alger contre les mauvaises conditions de vie. La police réprime violemment la manifestation. Nombreux blessés et une trentaine de citoyens sont arrêtés.

    5 juin 1985 : Manifestation de citoyens contre une distribution arbitraire de terres à Laghouat : la gendarmerie tire sur les manifestants : 2 morts et plus de 50 blessés.

    30 juin 1985 : Des universitaires et avocats créent la ligue algérienne de défense des droits de l'homme. Ils seront arrêtés et traduits devant la Cour de sûreté de l'Etat (tribunal d'exception) de Médéa pour "atteinte à la sûreté de l'Etat ".

    5 juillet 1985 : Des enfants de martyrs de la guerre de libération nationale décident de déposer des gerbes de fleurs au cimetière à la mémoire de leurs parents morts au champ d'honneur, à l'occasion du 23e anniversaire de l'indépendance. De nombreuses arrestations sont opérées par la police politique : 200 personnes arrêtées dont quatre veuves de martyrs. Nombreux seront ceux qui seront torturés à la tristement célèbre caserne de la SM de Bouzaréah.

    29 octobre 1985 : Aït Menguellet, chanteur engagé est arrêté et condamné à 3 ans de prison pour "détention d'armes " (vieilles armes de collection). La justice aux ordres est actionnée pour punir ce chanteur et le faire taire.

    15 décembre 1985 : La Cour dite de sûreté de l'Etat (tribunal d'exception) de Médéa condamne 24 citoyens à des peines allant de 6 mois à 3 ans pour......avoir déposé des gerbes de fleurs à la mémoire de leurs parents martyrs le 5 juillet 1985 et d'autres pour avoir créé une ligue des droits de l'homme.

    Février 1986 : Des prisonniers politiques sont soumis à des traitements inhumains et dégradants à la prison de Lambèse. Le citoyen Aïssaoui Brahim est amputé des deux pieds suite à une artérite provoquée par son incarcération dans un cachot glacial, tout dévêtu en plein hiver durant plus d'un mois. Le citoyen Haroun Mohamed, victime de tabassages et soumis à l'isolement, sombre dans une dépression nerveuse sévère. Le citoyen Boudine Ahmed est victime d'un grave traumatisme crânien (fracture du crâne) provoqué par un gardien de prison.

    Juillet 1986 : Abdelwahab Abderrahmane meurt mystérieusement au commissariat d'Oran où il était séquestré. Sa mort sera maquillée en accident de voiture.

    Septembre 1986 : Arris Mustapha, opposant politique sera arrêté et sauvagement torturé par la police politique. Il mourra suite aux supplices.

    9 novembre 1986 : une manifestation de lycéens à Constantine est sauvagement réprimée par les brigades anti-émeutes : 4 morts, de nombreux blessés. Près de cinquante citoyens sont arrêtés, torturés et jugés.

    7 avril 1987 : Maître Ali Mecili, avocat et opposant au pouvoir militaire d'Alger est assassiné devant son domicile à Paris. La police arrête son meurtrier, un proxénète et tueur à gage de la SM et "l'expulse " sur Alger sur ordre de Pasqua et Pandreau.

    Juillet 1987 : Près de 200 citoyens comparaissent devant le tribunal d'exception de Médéa pour "activités subversives ". Ils appartenaient au mouvement islamique algérien.

    5 - 10 octobre 1988 : Une machination criminelle orchestrée par un clan du pouvoir et un parti stalinien semi-clandestin débouche sur des émeutes d'une jeunesse désemparée sur tout le territoire national. L'armée tire sur la foule : plus de 600 morts. Des centaines de jeunes citoyens seront arrêtés et affreusement torturés dans certaines casernes et commissariats.

    3 juin 1991 : Des gendarmes tirent à l'aube sur des militants du FIS regroupés sur les places publiques de la place du 1er mai, des Martyrs et d'Hussein-Dey : plus de 80 morts.

    4 juin 1991 : Des hommes armés circulant à bord de voitures banalisées tirent sur des manifestants islamiques à la place du 1er mai, à Alger : 4 morts.

    11 janvier 1992 - ……… : Coup d'Etat suite à la victoire du FIS au 1er tour des premières élections législatives libres. Une véritable guerre est menée contre une partie de la population : 200 000 morts, 35 000 prisonniers politiques, plus de 6000 disparus et 500 000 exilés. Et la guerre continue !

    Avril-juillet 2001 : Révolte de la jeunesse dans plusieurs régions du pays : Bejaïa, Bouira, Tizi-Ouzou, Annaba, Oum El Bouaghi, Tébessa, Boumerdés, El Tarf, Skikda, Biskra : une centaine de morts et plus d'un millier de blessés

  • Le Sahel grouille d'espions: Des cheikhs et des cheikhates de la CIA au Sahara



    par Synthèse S. Ferdi, Le Quotidien d'Oran, 3 août 2010

    Des espions américains en touaregs plus vrais que nature ? Ils existent bel et bien, selon Al Khaleej et ils savent tout, des langues aux alliances tribales.

    Le Sahel grouille d'espions, ces «nouveaux chouyoukh». Al Qaïda sert de prétexte. L'otage français Pierre Camate, libéré dans une transaction avec l'AQMI, était-il un espion de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ? Le service de renseignement français a officiellement démenti l'information donnée par des journaux à la suite, semble-t-il, d'un «lapsus» de Bernard Bajolet, coordinateur national du renseignement à la présidence de la République française. Toujours est-il que la région du Sahel ne manque pas d'honorables correspondants et d'agents en mission. A en croire le journal El Khaleej, les Etats-Unis ont envoyé en sous-marin des agents transformés en vrais bédouins connaissant parfaitement la langue, les us, les coutumes et les alliances tribales. Ils s'habillent comme les habitants du cru et ont trouvé le moyen de se brunir la peau au point d'être, en tous points, semblables aux habitants de la région sahélienne. Ces agents ont été envoyés dans la région sous le prétexte de combattre l'AQMI alors que des informations sûres évoquent des richesses minières inestimables. Ces agents américains sont «nés entre les gratte-ciels dans la Silicon Valley et n'hésitent pas, dans le cadre de la «mondialisation de l'Empire», à aller au Sahara, à se vêtir en tenue arabo-africaine et à vivre parmi les tribus du nord du Mali afin de mettre en place des réseaux de renseignements dans la région du Sahel.
    Comme à Hollywood

    Les officiers américains, écrit Al Khaleej, «appliquent des méthodes semblables à celles de leurs «collègues» de Hollywood, ils s'entraînent à s'habiller en tunique sahraouie, utilisent des mixtures particulières pour donner la bonne teinte à leurs peaux et ils ont appris le Hassania, la langue dominante dans la région. Il y aurait également des agents femmes, accoutrées en mauritaniennes qui ont écumé aussi la zone. Le journal cite un Mauritanien qui s'est marié avec l'une d'elles. Elle «connaissait mieux que moi les liens existants entre les familles mauritaniennes», a-t-il affirmé. L'intérêt de la presse mauritanienne pour les «blondes américaines dans le Sahara mauritanien» a rendu nécessaire de mettre fin à la visibilité des «nouveaux cheikhs et cheikhate». Dans leur travail, les honorables correspondants américains, explique le journal, ont veillé «à suivre les méthodes «stratégiques» d'Al Qaïda au nord du Mali. Ils ont veillé à établir de fortes relations avec des chefs de tribus et des réseaux de marchands dans la région sahélienne, lesquels sont devenus de véritables sociologues connaissant parfaitement la composition ethnique, linguistique et les langages vernaculaires des populations du Sahel».
    Des espions qui copient l'AQMI

    Il ne fait pas de doute, explique un des habitants de l'Azawad, «que les chefs de tribus dans la région sont aux ordres des services américains et français. Leur mission est de fournir des renseignements en contrepartie d'aides qui sont livrées de manière très intelligente». Selon lui, la région est maillée par les services et les informations sont transmises soit par téléphone cellulaire satellite, soit par le biais de voyages vers des pays voisins. Ce témoin évoque une compétition âpre entre les services algériens, mauritaniens, marocains, français et américains. L'action de l'AQMI a servi de prétexte à une présence plus forte des services français et américains. L'action d'Al Qaïda est venue renforcer la vision des «faucons» dans les services américains qui œuvrent à asseoir une présence militaire stratégique dans la région». Un homme politique mauritanien a rapporté à Al Khaleej les propos d'un officier américain : «La question d'avoir une base en Mauritanie est réglée afin de préserver notre sécurité. Les Français se sont opposés vivement à une présence militaire américaine au Sahel, ils ont été aidés par les positions de rejet de l'Algérie et de la Libye». Cependant, explique-t-il, l'arrivée de Sarkozy au pouvoir a transformé la compétition franco-américaine en «coopération stratégique». Dans la dernière opération franco-mauritanienne, les Américains ont été les principaux pourvoyeurs d'informations. Ce serait le résultat du «travail des «nouveaux chouyoukh» des tribus du Sahara»

  • Massacre de Beni Messous 1997 : l’ordre venait du général Toufik





    Par Madjid Laribi, Le Maghrébin, 31 juillet 2010

    Sur la chaîne satellitaire « El Hiwar », dans l’émission « Biwuduh », l’ex agent du DRS Karim Moulay, est revenu dans son témoignage sur certains drames qu’a connu l’Algérie durant le décennie noire. Du massacre de sidi Youcef à Benni Messous au assassinats de personnes connus ou anonymes, Karim Moulay a dressé un tableau de ce que ont les citoyens avaient subi des années durant dans l’Algérois.
    Le massacre de Beni Messous :

    Selon le témoignage de Karim Moulay, l’ordre de massacrer les populations avait été donné par le général Toufik. C’était un lieu idéal d’investissement pour la famille du général qui avait déjà des ateliers dans le quartier et qui avait besoin d’élargir leur business, surtout après avoir reçu beaucoup d’argent des banques et contracté des contrats juteux avec les Saoudiens et les Espagnoles. Selon ses déclarations, le neveu du Général Toufik, le dénommé Abdellatif, était déjà installé dans les lieux avec trois ateliers et avait urgemment besoin d’extension.
    « Abdellatif était un ami, je lui rendais visites souvent dans ses ateliers à sidi Moussa. Mais un jour il m’avait dit, au moment ou il soudait les portes de ses ateliers, ne viens pas me voir entre le 2 et le 10 septembre en insistant la dessus », a témoigné l’ex agent qui a rajouté que plus de 200 personnes avaient été massacrées la nuit du 5 septembre 1997, à quelques lieux seulement des casernes. Par les suites, le reste des habitants avaient quitté les lieux en vendant leurs biens à des prix vraiment dérisoires.
    Mars 1997 sur l’autoroute Zeralda :

    En mars 1997, sur l’autoroute de Zéralada, sept citoyens avaient été assassinés par un groupe terroriste islamiste selon la presse de l’époque. Aujourd’hui, Karim Moulay affirme sur le plateau de la chaîne El Hiwar qu’il était sur les lieux. Avec Abassi dit abdlkader, son officier traitant, et quatre de ses acolytes, ils revenaient d’un bar et ils avaient décidé cette nuit là de dresser un faux barrage. Ils s’étaient, excepté lui, déguisés en islamistes, avec des barbes et des « kamisses » afghans, et ils avaient arrêté deux véhicules sur l’autoroute. Les sept passagers avaient été mitraillés après les avoir fait descendre de leurs voitures.
    Selon ses témoignages, leur chef Abassi disait qu’en poussant la barbarie à l’extrême, nous aurons le soutien des occidentaux.
    Assassinats :

    Karim Moulay a aussi évoqué d’autres assassinats. Comme celui de Salah Djebaïli, recteur de l’université de Bab Ezzouar, le 31 mai 1994. C’est lui qui avait donné les indications à Abassi dit Abdelkader, mais il ne savait pas, selon ses dires, qu’ils allaient l’exécuté froidement à la sortie de l’université, à 500 mètres seulement de deux barrages des forces de l’ordre.
    La journaliste Hayat de Bousaada avait été tué par la même équipe parce qu’elle avait refusé de travailler avec eux.
    L’étudiant Hamza Mohamed de l’Institut polytechnique d’El Harrach, u activiste islamiste, avait été lui aussi exécuté et c’est Karim Moulay qui avait renseigné ses assassins.
    Un autre étudiant proche du FIS, le nommé Bedrane Mohammed avait été enlevé devant l’amphithéâtre M et c’était lui qui les avait emmenés jusqu’à lui. Depuis il avait disparu.
    Son officiers traitant, le sinistre Abassi lui avait confirmé l’implication de son service dans l’assassinat de djillali Liabes, directeur de l’Institut des études stratégiques et ex ministre ainsi que dans l’assassinat de Hamoud Hambli, enseignant à l’université de Tizi-Ouzou.

    Karim Moulay a évoqué aussi d’autres affaires et les méthodes utilisées par le DRS. Il dira aussi que « j’ai essayé de quitter le DRS lorsque j’ai vu ce qu’il faisait réellement, mais Abassi m’avait dit : une seule balle suffit, la liste des victimes du terrorisme est longue

  • rene' la taupe

     

  • La force du régime boutef réside en notre faiblesse



    Salah-Eddine Sidhoum : Lors d’un débat sur la chaîne El Jazeera consacré à la « réconciliation » dans notre pays et à la veille du carnaval référendaire et plébiscitaire fin septembre 2005, je qualifiais la charte imposée par le régime de charte de l’impunité et de la supercherie nationale (el moughalata el watania). J’aurais souhaité, malgré ma connaissance de ce régime « politique » sans scrupules, me tromper dans mon analyse. Dix sept mois après, les faits confirmaient malheureusement mes dires.

    Depuis cette mascarade référendaire, plus de 400 algériens sont morts et près de mille autres ont été blessés suite aux violences politiques, selon le décompte des journaux et des agences de presse. Et nous savons que cette comptabilité macabre est nettement en deçà de la triste réalité.

    Nos compatriotes de l’intérieur du pays assistent quotidiennement à des mouvements de troupes dans plusieurs régions, à des ratissages, à des pilonnages et à des bombardements des maquis par des hélicoptères de combat. Chaque jour apporte son lot de morts, de blessés et de désolation dans nos foyers. Nos enfants, civils et militaires continuent de mourir pour une cause qui n’est pas la leur.

    Quand on utilise tous ces moyens militaires, je crois qu’il s’agit bel et bien d’une guerre (qui perdure) et non d’opérations de « maintien de l’ordre » de sinistre souvenir et encore moins de « terrorisme résiduel », concept si cher à certains mercenaires politiques.

    Mais le pouvoir, déconnecté des réalités et enfermé dans sa tour d’ivoire, son « Algérie utile », crie à la victoire (contre ses propres enfants !), à la réconciliation et à la paix… factices.

    Tout comme la « concorde » initiée par les responsables de la police politique et couverte politiquement par le premier responsable du pouvoir apparent a échoué, la charte dite de la « réconciliation » est vouée à un échec cinglant car les véritables causes politiques de la crise n’ont jamais été abordées et que la Nation n’a jamais été consultée. Feignent-ils d’oublier que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets et que toute solution qui n’emprunte pas le chemin du dialogue et de la concertation et qui ne s’appuie pas sur la volonté populaire est vaine ?

    Elaborée dans les ténébreuses boutiques de la police politique et exécutée par le pouvoir de façade, cette « charte » était d’emblée verrouillée. Aucun débat contradictoire n’était permis. Seuls les troubadours et les « meddahines » « boulitiques » étaient autorisés à s’exprimer pour encenser le texte qui est d’une indigence intellectuelle et politique déplorable. La machine de l’action psychologique, bien rôdée depuis quatre décennies était là pour « mobiliser » le peuple et lui faire approuver, malgré lui, le texte à la quasi-unanimité. Cette « charte » est venue consacrer la politique d’éradication et d’exclusion en cours depuis plus d’une décennie et la sacraliser.

    Eludant les causes profondes de la crise et de la tragédie qui en a découlé, l’oligarchie, sous couvert de son pouvoir apparent a décidé de régler de manière partiale et partielle les conséquences de ce drame national. Une véritable offense à la mémoire des victimes et une insane tentative de corruption de leurs familles.

    Ce texte « plébiscité » par un peuple sans souveraineté et sans voix (l’Algérie des paradoxes !) et transformé en nouveau Coran du Calife Othman, pour reprendre Abdelhamid Mehri, consacre l’impunité totale des responsables de tous bords du drame national et de leurs exécutants. Les putschistes qui ont plongé le pays dans une mer de sang et de larmes, tout en s’auto-amnistiant, s’autoproclameront « artisans de la sauvegarde de la République ». Effectivement ils auront sauvé leur République bananière et des containers, pour plonger l’Algérie et son peuple dans les abysses de la terreur et de la misère.

    Ceux qui, hier, s’étaient dressés contre cette politique sanglante et avaient appelé, lors des années de braise à une véritable réconciliation et à la paix des cœurs avaient été qualifiés de traîtres. Demain, ceux qui se dresseront contre cette supercherie nationale, cette paix des cimetières et cette amnésie générale seront criminalisés et passibles de trois à cinq années d’emprisonnement !

    On aurait parlé de blague si la situation n’était pas tragique ! Une véritable imposture ! Même les sinistres dictateurs latino-américains n’avaient pas osé cela.

    Comment voulez-vous qu’avec toutes ses tares et ses inepties, cette dite « charte » puisse réussir à réconcilier les algériens et ramener la paix dans leurs cœurs meurtris ? Je crois en réalité et pour reprendre une journaliste que, faute de pouvoir réconcilier les algériens, cette farce référendaire a permis seulement à ce régime de se réconcilier avec ses vieilles pratiques totalitaires.

    Repères : Quel est le processus à suivre pour aboutir à une véritable réconciliation ?

    Salah-Eddine Sidhoum : Il y a deux faits avant tout qu’il faudra préciser :

    La crise algérienne est avant tout une crise éminemment politique et sa solution ne peut être que politique. Cela doit être clair. Le régime actuel, juge et partie, responsable en premier lieu et en grande partie du drame national est disqualifié pour résoudre sérieusement la crise.

    De ce fait, la véritable réconciliation nationale passe inéluctablement par une large consultation franche et sincère des principales forces et personnalités intellectuelles et politiques représentatives de la Nation, afin d’aboutir à une solution politique globale, après avoir cerné sans complaisance et en toute sérénité les causes réelles et profondes de la crise qui remontent en réalité à l’indépendance. Cela permettra de baliser le terrain politique sur des bases démocratiques en vue de l’édification d’un véritable Etat de droit et de mettre définitivement un terme à cette violence politique initiée au lendemain de l’indépendance par ce régime et qui a fini par gangrener la société toute entière. C’est ce que j’ai appelé la Moussaraha nationale qui aboutira à un véritable compromis politique historique. C’est le volet politique du processus.

    Ce n’est qu’après cela qu’on pourra résoudre définitivement les conséquences humanitaires et sociales de la guerre provoquée par l’acte irréfléchi qu’a été le coup d’Etat de janvier 1992.

    Le second volet est celui de la Vérité et du Droit. Il est impératif que les Algériens sachent ce qui s’est réellement passé durant ces années de sang et de larmes durant lesquelles ont été commises les pires atrocités contre un peuple sans défense. A l’instar des pays qui ont vécu des drames internes, il est nécessaire de mettre en place une commission nationale pour la vérité et la justice. Soyons clairs sur ce point : vérité et justice ne signifient aucunement règlement de comptes ou vengeance. Et ce n’est qu’après celà que pourra éventuellement intervenir l’amnistie par l’autorité politique légitime. Car comme disait mon ami Lahouari Addi: « un assassin jugé et amnistié se comportera différemment d’un criminel innocenté ».

    La découverte de la vérité sur le drame national n’est pas seulement un droit pour les victimes et leurs familles mais aussi un droit pour tous les algériens afin de tirer les leçons en vue d’éviter d’autres tragédies à l’avenir et de mettre un terme aux ardeurs criminelles des aventuriers de tous bords.

    Car ce qui s’est passé comme horreurs durant plus d’une décennie ne sont pas de simples faits banaux à verser dans la rubrique des faits divers. La torture institutionnalisée, les exécutions sommaires, les disparitions, les viols et les horribles massacres sont des crimes contre l’humanité imprescriptibles sur le plan du droit international que nul décret ou référendum ne peut effacer. Des atteintes gravissimes aux droits de l’homme qui ne sont pas sans nous rappeler, dans beaucoup de cas les crimes commis durant la guerre de libération nationale ne peuvent être occultés par une politique d’amnésie collective ni par la répression pour faire taire les témoins du drame.

    Repères : Après le référendum, le pouvoir a convoqué le corps électoral en vue des élections législatives. Quelle analyse faites-vous de la situation du pays à la veille de cette échéance ?

    Salah-Eddine Sidhoum : La situation politique qui prévaut actuellement est la même que celle d’hier et d’avant hier. C’est un statut quo mortel. La violence politique persiste, même si elle a nettement diminué. Les foyers d’opposition armée restent actifs. L’injustice, la hogra, la corruption et la misère alimentent et entretiennent ces foyers de révolte armée. Nous sommes entrés depuis 1992 dans une logique extrêmement dangereuse pour le pays. A la violence permanente du régime qu’il a imposé au lendemain de l’indépendance comme moyen de gestion politique répond maintenant une violence devenue endémique d’une jeunesse sans présent ni avenir, à travers les maquis et les émeutes. Les tensions entre le système obsolète et arrogant et la société poussée au désespoir par des décennies d’injustice et de mépris risquent de mener droit vers des lendemains plus chaotiques.

    Pour revenir aux « élections » législatives prochaines, il est difficile de parler d’élections dans un système perverti comme le système algérien, quand nous savons que toutes les élections depuis l’indépendance (à l’exception de celles de 91) ont été traficotées par les « services » et leur administration. De véritables mascarades !

    Encore une fois, le pouvoir va mobiliser sa clientèle larbine et rentière, ce que j’appelle Ahl el wala oua el inbitah (famille de l’allégeance et de l’aplat-ventrisme) et organiser ce que le peuple appelle le « carnaval fi dechra » pour renouveler sa chambre d’enregistrement dont la facticité et la vacuité ne sont plus à démontrer.

    Peut-on parler de vie politique quand nous savons que l’écrasante majorité des « élus » est désignée en réalité par les officines et selon des quotas bien définis dans le cadre d’une fausse carte politique adaptée à la conjoncture du moment et des « équilibres internes » ?

    Peut-on parler de vie politique avec un multipartisme de façade, des partis préfabriqués servant de faire-valoir, un syndicalisme de service et des élections truquées en permanence ?

    Peut-on parler de vie politique avec un état d’exception qui date pratiquement de l’indépendance et officialisé depuis1992 et dont la prorogation n’est qu’un grossier stratagème pour détourner l’attention de la population des problèmes sociaux inextricables.

    Le fossé ne fait en réalité que se creuser entre les citoyens et ce pouvoir honni, ce qui approfondi et aggrave un peu plus la crise politique. Mais le régime n’en a cure. Sa violence est là pour faire rentrer son « ghachi » à beit etaâ (maison de l’obéissance).

    Pour les citoyennes et citoyens honnêtes de ce pays, s’inscrire dans la stratégie du pouvoir en participant à cette vie politique factice c’est participer à leur propre destruction et à celle du pays.

    Repères : Des observateurs politiques relèvent que les élections n’ont pas réussi à résoudre la crise dans notre pays, pendant que d’autres soutiennent que l’exercice de la politique n’est possible qu’au sein des institutions. Quel est votre avis ?

    Salah-Eddine Sidhoum : De quelles élections et de quelles institutions parlez-vous ?

    Il est certain que les élections truquées et manipulées de bout en bout depuis l’indépendance ne pouvaient et ne pourront résoudre la grave crise politique que connaît notre pays, tout comme l’exercice de la politique (au sens noble du terme) est impossible au sein des institutions factices.

    Repères : Est-ce que vous partagez l’avis selon lequel le pouvoir est en dehors des institutions ?

    Salah-Eddine Sidhoum : Là aussi il faudrait clarifier les choses. De quelles institutions parlez-vous ?

    S’il s’agit de véritables institutions, démocratiquement élues, elles n’existent pas. C’est pour cela que je persiste à dire qu’il n’y a pas d’Etat dans notre pays, pour la simple raison qu’il n’y a pas d’institutions issues de la volonté populaire.

    Quand aux institutions existantes, tout le monde sait qu’il s’agit d’institutions factices issues des laboratoires de la police politique et qui n’ont aucun pouvoir. Un décor en trompe-l’oeil!

    Donc le régime d’Alger est bel et bien dans ses « institutions », taillées sur mesure pour le servir et constituer la fausse vitrine d’un régime « démocratique » aux yeux de l’opinion publique internationale qui elle, est loin d’être dupe pour avaler de telles couleuvres.

    Repères : Croyez-vous à l’existence d’une classe politique dans notre pays ; ou partagez-vous l’avis selon lequel les partis ne sont que des machines électorales ?

    Salah-Eddine Sidhoum : Il existe quelques individualités politiques de valeur mais il n’existe pas de classe politique à proprement dite. A cela, il existe des raisons objectives et historiques.

    Nos élites ont toujours brillé par leur trahison, du moins en grande partie. Regardez un peu ce qui s’est passé durant la guerre de libération. Seule une minorité avait rejoint d’emblée le combat libérateur. Beaucoup ont été tués par leurs propres frères. Et le malheureux Abane en est un exemple frappant. Quand aux autres, ils avaient campé au carrefour des vents pour rejoindre tardivement… Tunis ou les intrigants des frontières. C’est cette lâche « désertion » qui a permis à des bravaches et autres aventuriers de prendre en main la révolution avec les dérives que nous connaissons.

    Après 62, le pouvoir a su phagocyter très tôt la majeure partie de notre « élite » tant intellectuelle que politique. Cette dernière a bradé el mebda (le principe) pour la khobza. C’est ce que certains historiens ont appelé la socialisation des élites. Il faut avoir l’honnêteté de dire que l’Algérie n’est pas seulement malade de ses dirigeants corrompus mais aussi et surtout de ses élites lâches !

    Le constat est déplorable. Les valeurs et les idéaux qui avaient fait la force de notre Nation durant la nuit coloniale ont pratiquement disparu, laissant place à la « kfaza » (aptitude à magouiller), à l’opportunisme, à la médiocrité affligeante et au trabendo politico-intellectuel.

    Les quelques partis représentatifs du début des années 90 ont été pratiquement éliminés. Nous savons dans quel piège mortel est tombé stupidement le FIS, comment le FLN rénové d’Abdelhamid Mehri a été brisé par le régime suite au « complot scientifique » organisé par d’ignares intrigants et comment votre propre parti, le FFS, qui reste l’un des rares espaces de liberté et de démocratie, si ce n’est pas le seul, est l’objet de manœuvres déstabilisatrices depuis plus d’une décennie.

    Le régime ne veut pas de classe politique réelle. Il a totalement perverti l’action politique en façonnant des partis et des pantins politiques de service (et contrôlés par les « services »). De véritables troubadours politiques qu’on agite à l’occasion des mascarades électorales et référendaires. Malek Bennabi disait à ce sujet : « la politique est une réflexion sur la manière de servir le peuple. La boulitique est une somme de hurlements et de gesticulations pour se servir du peuple ». C’est ce à quoi nous assistons depuis la supercherie démocratique de 88.


    Salah-Eddine Sidhoum : Le début du verrouillage politique et médiatique remonte à l’indépendance et à la prise sanglante du pouvoir par les imposteurs d’Oujda et de Ghardimaou. Il ne date pas du coup d’Etat de janvier 92. Il fait partie de la stratégie de gestion politique du pays pour empêcher toute velléité politique autonome de s’organiser et de s’exprimer. Cela est un fait indéniable.

    Il y a aussi ce laminage par la violence, l’intrigue et l’infiltration des partis politiques représentatifs dont nous avons parlé précédemment et leur remplacement par des partis maison corvéables et malléables à merci.

    Mais cela est de bonne guerre de la part du régime immoral dont on connaît la nature totalitaire et qui s’agrippe par tous les moyens au pouvoir. A quoi devons-nous nous attendre d’un système aussi véreux ?

    Mais à mes yeux, la lâcheté de nos « élites » intellectuelles et politiques est en grande partie, responsable de cette anesthésie politique. C’est ce vide sidéral qui permet à ce pouvoir de se mouvoir avec une aisance déconcertante. En réalité la force du régime réside en notre faiblesse criarde à nous entendre sur des principes démocratiques communs et à nous organiser. Et le dernier drame national l’a éloquemment montré. Nous avons été sidérés par le comportement de nombreux « intellectuels » et « politiques » devant la tragédie de notre peuple. Beaucoup se sont trompés de cible et certains…..de société !

    Je cite souvent le cas de la résistance des intellectuels tchécoslovaques et à leur tête Vaclav Havel qui avait à affronter non seulement la redoutable police politique de son pays mais aussi la tristement célèbre machine répressive soviétique. Ces consciences libres et incorruptibles n’ont pas eu peur de faire de la prison et de perdre leurs privilèges sociaux, pour défendre leurs idéaux et servir leur peuple. Ils ont été ces minces lueurs qui ont éclairé leur société plongée dans les ténèbres du totalitarisme communiste qui se sont transformées en une lumière éblouissante, au lendemain de la chute du mur de Berlin, pour la guider sur la voie de la révolution de velours. J’entends déjà des « intellectuels » me dire : « oui, mais la conjoncture internationale était différente ». Tous les prétextes sont bons pour se débiner et se soustraire à la lutte politique !

    Avons-nous une élite de cette trempe pour sortir la Nation algérienne des ténèbres de l’imposture politique ? La question reste posée !

    Repères : Alors quelle est selon vous, la démarche à suivre pour aider à l’émergence d’une représentation politique et sociale, capable d’engager le pays dans une construction démocratique ?

    Salah-Eddine Sidhoum : La crise politique qui a provoqué le drame sanglant de la décennie écoulée persiste et s’aggrave, n’en déplaise aux propagandistes du pouvoir, à leurs thuriféraires et aux services de l’action psychologique qui essaient de faire croire à l’opinion publique internationale que la crise est derrière nous et que le pays a retrouvé sa quiétude. Elle est annonciatrice, à Dieu ne plaise, d’autres séismes beaucoup plus destructeurs que ce que nous avons vécu durant les années 90.

    Il est plus que certain qu’il n’y a plus rien à attendre de ce régime, atteint d’une malformation politique congénitale incurable et qui malgré son état de déliquescence avancé et la faillite sanglante qu’il a provoqué, refuse obstinément de partir.

    La situation peu reluisante du pays (qui n’a rien à voir avec la vitrine présentée par le régime) doit susciter en nous un véritable examen de conscience. Devons-nous rester impassibles devant la dramatique dégradation de la situation politique, économique et sociale et la pérennisation de la violence ?

    Il est impératif de mettre un terme à cette logique d’autodestruction dans laquelle le régime a claustré la société, en imposant la paix des cœurs et de la raison qui doit être la priorité des priorités.

    Tout comme il est impératif de sortir du champ politique artificiel, fécondé in vitro, pour entrer dans le champ politique authentique, qui reflète les réalités nationales et qui tienne compte des forces politiques véritables ancrées dans la société et imprégnées de ses valeurs culturelles.

    Il faudrait avoir le courage de briser la stratégie du pouvoir qui consiste à imposer les termes et les limites du débat et se projeter vers un changement radical et pacifique de système. S’inscrire dans sa stratégie, c’est être complice de cette faillite sanglante.

    Il est, enfin, plus que nécessaire de briser le cercle vicieux dans lequel est enfermée l’Algérie depuis 1962, à savoir celui d’un peuple sans souveraineté et d’un pouvoir sans légitimité. L’ère des tuteurs en col blanc ou en képi a provoqué assez de dégâts. Il est temps de mettre fin à l’usurpation du pouvoir qui dure maintenant depuis plus de quarante ans et de rendre la parole aux citoyennes et citoyens pour qu’ils puissent choisir souverainement et librement les institutions qui reflètent leurs réalités socioculturelles.

    C’est à ces conditions fondamentales et seulement à ces conditions qu’on pourra espérer un véritable changement.

    Pour cela il faudra œuvrer à ce que les volontés intellectuelles et politiques sincères se rassemblent et s’organisent dans un cadre autonome, un forum de reflexion et d’action, en vue d’une construction démocratique réelle.

    Nous devons prendre l’initiative de réunir autour d’une table, dans le cadre de cette moussaraha, toutes ces volontés sans exclusion aucune pour mettre à plat sans complaisance et dans un climat empreint de paix et de sérénité, tous les problèmes qui nous ont divisé, le plus souvent artificiellement pour ouvrir la voie à la construction d’un Etat de droit. Nous devons cesser de subir dans notre propre pays pour devenir les acteurs de notre propre histoire et les maîtres de notre destin. Cela demandera le temps qu’il faudra mais il est impératif de réhabiliter la pratique politique et d’aboutir au compromis politique historique dont j’avais parlé plus haut et à une alternative politique crédible à présenter à notre peuple en vue de ce changement radical et pacifique de régime. Nous avons une immense responsabilité historique dans cette cruciale phase de rétablissement du dialogue entre Algériens.

    Je crois que le peuple mauritanien d’une manière générale et ses élites politiques et militaires d’une manière particulière sont en train de nous donner une leçon exemplaire de réalisme politique et de démocratie.

    Avec beaucoup d’exigence morale et intellectuelle et une bonne dose de courage politique, faisons, tous ensemble que le drame de ces années de sang et de larmes se transforme en une véritable résurrection d’une Algérie de dignité, de justice et de libertés démocratiques et que le sacrifice des dizaines de milliers de victimes ne soit pas vain.



    Salah-Eddine Sidhoum : Non. C’est une BLAGUE !

    Repères : Quels sont les mécanismes à mettre en place pour aboutir à un dénouement juste et équitable de la question des disparus ?

    Salah-Eddine Sidhoum : Il est vrai que la question des disparitions forcées est une question très sensible. Le régime semble avoir tranché dans sa charte de l’impunité et de la supercherie nationale en les considérant comme morts. J’avais évoqué ce triste sort lors d’une interview à un quotidien il y a deux années de cela, ce qui avait provoqué une réaction chez certaines mères de disparus, réaction entretenue par certaines personnes qui ont fait de ce douloureux problème un fonds de commerce très juteux, plus particulièrement Outre Méditerranée. Je ne suis pas un adepte en politique de l’entretien des illusions, du nifaq et du mensonge. Il faut avoir l’honnêteté et le courage de dire la vérité à son peuple, même si cela vous fait perdre des plumes politiquement. Car notre modeste conception de la politique est d’être franc et servir son peuple et non lui plaire et le desservir.

    Je considère en mon âme et conscience que les planificateurs de cette éradication d’une partie de la population ont commis, concernant les victimes de disparitions forcées, un DOUBLE CRIME CONTRE L’HUMANITE. En les enlevant puis en les exécutant sommairement, probablement après d’horribles tortures.

    Tôt ou tard, les langues de délieront et la vérité éclatera.

    C’est le droit absolu non seulement pour les familles mais aussi pour toute la Nation de savoir qui a planifié et commandité ces enlèvements d’Algériens puis leur exécution sommaire et connaître les lieux secrets où ils ont été ensevelis.

    Donc je crois que même si la question des disparitions est délicate, nous ne devons pas la dissocier des autres crimes contre l’Humanité commis durant cette guerre. Et c’est le rôle de la Commission Vérité et Justice d’enquêter sur tout cela et d’éclairer l’opinion publique et la Justice.

    Mais encore une fois tout cela ne pourra être réalisé en toute liberté et équité, que lorsque les Algériens se seront définitivement débarrassés de ce régime et posé les jalons de l’Etat de Droit.

    Repères : Des militants des droits de l’Homme se plaignent de l’absence d’un cadre de lutte. Votre avis ?

    Salah-Eddine Sidhoum : Là aussi il faudrait clarifier les choses. De quels militants des Droits de l’Homme parlez-vous ? De salons ou de terrain ?

    Je sais une chose (car j’étais et je suis toujours sur le terrain) : durant la guerre subie par notre peuple, lorsque des dizaines de citoyens étaient enlevés, torturés, exécutés sommairement ou tués dans les coins de rue et à l’époque où des dizaines de têtes sans corps et de corps sans têtes étaient jetés dans les rues, le nombre des militants des droits de l’Homme se comptaient à peine sur les doigts des deux mains. L’occasion se présente pour rappeler le travail admirable fourni par mon frère de lutte, Me Mahmoud Khelili, Rahimahou Allah durant la sale guerre et au prix de sa vie. Un travail qui a permis, en grande partie au monde de connaître la réelle et dramatique situation des droits de l’Homme. Comme cette poignée de militants impénitents, Mahmoud n’avait pas besoin d’un « cadre de lutte » pour déchirer le voile du mensonge et de la désinformation à l’époque de la terreur institutionnalisée. Je reviens là aussi à Vaclav Havel et au forum des 77. Ce forum qui fut initialement une association de défense des droits de l’Homme « non agréée » (pour reprendre la phraséologie officielle algérienne) n’avait comme « cadre de lutte » que la prison et les minuscules appartements de la poignée d’intellectuels tchèques, avant de se transformer en un vaste mouvement politique libérateur du joug communiste.

    Il est vrai que maintenant, avec la condamnation par l’opinion publique et les ONG internationales du régime d’Alger pour ses atteintes massives à la Dignité Humaine, ce qui a tempéré un tant soit peu les ardeurs criminelles des exécutants du pouvoir, nous assistons à une prolifération de militants es-droits de l’homme se bousculant aux portillons de certaines officines étrangères plus que suspectes, installées en Algérie, venues leur « apprendre » les « droits de l’Homme » et comment « voter », dans les salons feutrés de certains hôtels algérois !

    Le militantisme pour la Dignité Humaine n’est ni une fonction ni un service rendu. C’est un devoir pour tout citoyen d’une manière générale et de tout intellectuel et politique d’une manière particulière. Et il n’a besoin ni de « leçons » particulières ni de « cadre de lutte ». C’est un combat quotidien.

    Nos convictions et les valeurs civilisationnelles auxquelles nous croyons, nous ont interpellés, à une période tragique que traversait notre pays, et nous avons pris nos responsabilités. Nous avons été les témoins acharnés des erreurs et des horreurs de ce régime. Et nous avons témoigné de la triste et dramatique réalité algérienne ! Et nous continuerons à témoigner aujourd’hui et demain pour faire éclater la Vérité, toute la vérité sur le drame vécu par notre peuple quel qu’en soit le prix, en faisant nôtre la citation de feu Robert Barrat : « La vérité et la justice ont aujourd’hui besoin de témoins. Des témoins qui sachent au besoin souffrir martyre sans mot dire ».


    Salah-Eddine Sidhoum

  • boutef aime val de grace

    L'Algérie commémore également le 8 mai 1945, début des massacres perpétrés par l'armée française qui ont fait 45.000 morts.



    L'Algérie célèbrait elle aussi le 8 mai 1945, ce vendredi, mais pour des évènements plus tragiques: le pays commémorait les massacres perpétrés par l'armée française qui ont fait 45.000 morts à Sétif, Guelma ou Kherrata selon Alger.
    Abdelaziz Ziari, président de l'Assemblée nationale algérienne, a estimé que la France devrait "faire repentance" pour les "crimes" commis durant le colonialisme "en Algérie et ailleurs", et que cela "serait tout à leur honneur" lors d'une émission à la radio francophone Chaîne III. Même si "la France refuse tout acte de repentance" "cela se fera un jour" a affirmé le président de l'Assemblée nationale, tout en qualifiant "d'ignoble" la répression du 8 mai 1945 en Algérie.
    Ces massacres avaient cependant été considérés en 2005 de "tragédie inexcusable" par Hubert Colin de Verdière, ambassadeur de France alors en poste en Algérie. Son successeur, Bernard Bajolet avait pour sa part qualifié ces massacres d'"épouvantables" en 2007.

    Tourner une "page noire"

    Abdelaziz Bouteflika, président algérien, après avoir fustigé à de nombreuses reprises le passé colonial de la France, a prôné une "voie originale" pour tourner "la page noire" de l'histoire avec la France et "surmonter les traumatismes causés au peuple algérien par l'Etat colonial français". Dans ce message lu jeudi 7 mai lors d'une conférence à l'université de Sétif, il a estimé que cette "voie originale" permettra d'établir "entre l'Algérie et la France, entre le peuple algérien et le peuple français des rapports authentiques d'amitié sincère et véritable". Il a également précisé que cela se ferait dans une "coopération où chacun trouvera son intérêt et des raisons d'espérer dans l'avenir".
    Pour Abdelaziz Bouteflika, ces traumatismes "continuent, souvent inconsciemment, à modeler (leurs) consciences et (…) manières d'agir"
    La ville de Sétif a été le théâtre, les 8 et 9 mai 1945 d'émeutes qui ont été réprimées dans le sang. Les historiens font état d'un bilan oscillant entre 10.000 et 20.000 morts. Ce jour là, en Algérie, des drapeaux algériens furent brandis et des slogans réclamant l'indépendance lancés au cours de manifestations pacifiques organisées pour célébrer la victoire face au régime nazi, entraînant une répression sanglante durant plusieurs semaines.

    Un discours moins virulent

    Le chef de l'Etat algérien reste néanmoins fidèle à sa position antérieure au sujet l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur "le rôle positif" de la colonisation, qu'il avait fustigé à l'époque.
    Rompant avec ses précédentes diatribes sur le système colonial, parlant notamment de "génocide", Abdelaziz Bouteflika concède cependant qu'on ne peut "pas faire porter au peuple français tout entier la responsabilité des malheurs et des souffrances qu'en son nom le colonialisme français nous a imposés".
    Il passe sous silence également la "demande de pardon" et le "devoir de repentance", deux conditions posées jusqu'à récemment comme préalable par Alger pour concrétiser "le processus de refondation des relations bilatérales" cher à Jacques Chirac.
    Epousant le discours prononcé par Nicolas Sarkozy en décembre 2007 à l'université de Constantine, Abdelaziz Bouteflika estime que l'essentiel est de "construire pour nos jeunes un avenir de paix et de prospérité". Selon les observateurs, le changement de ton du président algérien sur ces questions coloniales, ne serait pas sans lien avec sa prochaine visite officielle en France, qui aura lieu normalement en juin prochain.

  • Téléphonie mobile : L’Algérie pourrait interdire le Blackberry


    Téléphonie mobile : L'Algérie pourrait interdire le Blackberry

    Téléphonie mobile : L’Algérie pourrait interdire le Blackberry

    Si le gouvernement algérien conclut que le service Blackberry peut représenter une menace pour la sécurité nationale, son interdiction sera décrétée immédiatement, estime une source proche du secteur des télécoms.



    L’Algérie pourrait emboîter le pas aux Emirats arabes unis, l’Inde ou encore l’Arabie Saoudite, qui menacent d’interdire certains services de ces smartphones (téléphones intelligents) fabriqués par le canadien Research in Motion (RIM).

    L’interdiction interviendrait si les autorités arrivent aux mêmes résultats auxquels ont abouti les investigations des autres pays, à savoir que les services email et internet du Blackberry constitueraient une menace pour la sécurité nationale ou contreviendraient aux lois locales relatives à la pornographie ou à la pédophilie. Le risque est inhérent au téléphone Blackberry lui-même : les emails sont cryptés et seul le canadien RIM possède les clés de décryptage. Ce qui rend la tâche quasi-impossible aux services de sécurité de parer aux menaces terroristes ou autres. L’autre problème est le fait que les emails et les services d’agenda ou de carnet d’adresses, par exemple, sont stockés sur des serveurs installés au Canada, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni pour le cas de l’Algérie. C’est dire les risques d’espionnage pour les 46 millions d’utilisateurs de par le monde.

    Le Blackberry est proposé en Algérie par deux opérateurs de téléphonie mobile : Orascom Télécom Algérie (Djezzy) et l’opérateur public Mobilis. Son introduction a été précédée par l’obtention d’un agrément de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT). Cette dernière n’a pas été très regardante sur le côté sécurité et a plutôt été intéressée par l’offre commerciale. Une source du secteur des télécoms a rappelé à El Watan que « l’ARPT a plus concentré son travail, lors de l’étude du dossier d’agrément du Blackberry sur une approche de défense de consommateur pour éviter d’éventuels abus de tarification ». L’article 25 du cahier des charges de la licence GSM de Djezzy et Mobilis stipule que « le titulaire peut… proposer à ses abonnés un service de cryptage dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il est tenu de déposer auprès de l’Autorité de régulation les procédés et les moyens de chiffrage et de cryptage des signaux préalablement à la mise en service de ces systèmes ».

    Or, l’ARPT ne peut pas exiger de Djezzy, par exemple, les clés de cryptage car celles-ci sont détenues par la compagnie canadienne RIM. Donc, le volet sécurité n’a pas été pris en charge comme ce fut le cas en France, par exemple, où, sur avis des services de renseignement, il est interdit aux hauts fonctionnaires et aux ministres d’utiliser les Blackberry. Le Président français utilise un terminal ultra-sécurisé fabriqué par Thalès. Idem pour Barack Obama, qui n’utilise son BlackBerry que dans un cadre très restreint. La Tunisie interdit depuis décembre dernier aux ministres et hauts fonctionnaires d’utiliser ce téléphone multifonctions. Pour rappel, en Algérie, bien qu’il n’y ait pas d’interdiction formelle, l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, utilisait un autre système que le Blackberry. Il n’a jamais réussi à obtenir l’agrément de l’ARPT après le niet de sa présidente, Zohra Derdouri. Selon la même source, il ne serait pas surprenant que dans quelque temps et pour toutes ces considérations, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, élabore une circulaire interdisant le Blackberry si le canadien RIM ne fournit pas les clés de cryptage à l’Algérie ou ne collaborerait pas avec les autorités algériennes, à l’image des exigences des Emirats arabes unis ou de l’Inde.



    Par Samir Ben

  • israel allié des USA pour qui vous prenez les peuples, pour des tarés


    Les résolutions de l'ONU contre Israel
    Israel se crisse bien de l'ONU ou de la planète. Sinon des frappes de l'ONU ou de l'OTAN contre cet Etat voyou auraient eu lieu depuis 1949.
    Le nombre de résolutions de l'ONU contre l'entité sioniste se chiffre à 87.
    CRISE AU MOYEN-ORIENT

    Les résolutions de l’ONU qu’Israël ne respecte pas

    Les Etats-Unis veulent que l’Iran et la Syrie respectent les résolutions de l’ONU concernant le Liban. Deux poids deux mesures.

  • qui vous avez invite' monsieur OBAMA????? donnez nous des noms invites' !!!!! haha

    • Posté par Salim Bensalem, 05 Aout, 2010
      ..j'ai entendu dire que c'est Bensaid ( auteur de la calomnie sur Sadi ) qui a été invité par Obama, comme leader d'une association de la Societé Civile Alégrienne,..hahahahahaha !!!! image
    • Posté par Aldous Huxley, 04 Aout, 2010
      @ tchiw tchiw. Said Boutef ou Chérif Rahmani par exemple. C'est de la connerie tout ça. Si les peuples africains voulaient réellement se libérer ils l'auraient fait. Quand ils le tente et qu'ils ne réussissent pas, c'est souvent la faute à l'ingérence et manipulations de ces mêmes USA et autres puissances impérialistes. Pour Obama, ce n'est là qu'une bonne opération de com. image
    • Posté par Aldous Huxley, 04 Aout, 2010
      @ tchiw tchiw. Said Boutef ou Chérif Rahmani par exemple. C'est de la connerie tout ça. Si les peuples africains voulaient réellement se libérer ils l'auraient fait. Quand ils le tente et qu'ils ne réussissent pas, c'est souvent la faute à l'ingérence et manipulations de ces mêmes USA et autres puissances impérialistes. Pour Obama, ce n'est là qu'une bonne opération de com. image
    • Posté par tchiw tchiw, 04 Aout, 2010
      je suis curieuse de savoir qui sont les algériens qui sont sur place.Est ce qu'on pourrait avoir, au moins, un exemple ...exemplaire, juste pour être sûrs que la renonciation à l'invitation des chefs d'État aurait été utile! Merci image

  • Cinquante ans des indépendances en Afrique : Obama a reçu les jeunes Africains à la place des chefs d’Etat

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    Le président américain, Barack Obama a finalement célébré à sa manière, depuis hier mardi, les cinquante ans d’indépendance en Afrique : il a préféré un Forum des jeunes leaders africains à Washington à un Sommet avec les chefs d’Etat du continent.
    Obama a ainsi reçu hier mardi environ 120 jeunes leaders de la société civile et du secteur privé de plus de quarante pays d’Afrique à l’occasion du cinquantenaire des indépendances que célèbrent cette année 17  pays africains. ( Voir photo)
    Selon la Maison-Blanche, cette décision a été prise « dans le cadre des initiatives visant à forger pour les années à venir des partenariats solides tournées vers l’avenir ».
    Barack Obama a exhorté les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s'est selon lui accrochée au pouvoir, à l'exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu'il a durement critiqué.
    Il a exprimé l'espoir que "certains d'entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays".
    "Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l'indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu'ils étaient pour la démocratie", a rappelé le président lors d'une séance de questions-réponses avec ces jeunes. (lire compte-rendu par ailleurs)
    Avant M. Obama, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait elle aussi exhorté ces jeunes à confier plus de pouvoir aux citoyens.
    "Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l'intérêt de tous", a dit Mme Clinton
    Dans le monde actuel, "un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n'est plus tenable", a-t-elle poursuivi. 
    En plus d’une discussion ouverte avec le président Barack Obama, le Forum des jeunes leaders africains prévoit des débats en petits groupes sur divers thèmes, comme «  la transparence et l’obligation de rendre compte, la création d’emploi et l’entreprenariat, la défense des droits et la mise à profit de la technologie en faveur de l’autonomisation des personnes et des collectivités. »
    Pour Assalé Tiémoko du journal le Nouveau Réveil à Abidjan,  président de SOS Justice Côte d’Ivoire, un des participants,  "les thèmes qui vont être débattus sont un bilan de ce qui n’a pas été fait en Afrique pendant les cinquante années qui viennent de s’écouler,"

    L.M.

  • Obama condamne les dirigeants d’Afrique « qui changent les lois pour s’accrocher au pouvoir »

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    C’est un discours très dur envers les dirigeants d’Afrique qu’a tenu le président américain, Barack Obama, hier mardi, devant 120 jeunes leaders de la société civile de plus de quarante pays d’Afrique qu’il a préféré recevoir à l’occasion des cinquante ans d’indépendance en Afrique « pour discuter avec eux de leur vision de l'Afrique pour les 50 ans à venir »,  plutôt que de réunir des chefs d'Etat ou de gouvernement.
    « Certains d'entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays. Nous ferons en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités. Mais ne suivez pas les traces de la génération des indépendances qui s'est accrochée au pouvoir depuis l’indépendance ! Veillez plutôt à enraciner les principes démocratiques dans vos pays… », a dit Obama.
    Intervenant lors d'une séance de questions-réponses avec ses jeunes invités, le président américain est allé plus loin : "Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l'indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu'ils étaient pour la démocratie…Cinquante après, qu’est devenu ce discours ? "
    Barack Obama a précisé sa pensée en des termes très durs : "Et ce qui s'est produit, c'est que lorsque ces dirigeants ont été au pouvoir pendant un certain temps, ils se sont dit : « J'ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place. » Obama a mis en garde les jeunes : "Et c'est comme cela que l'on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants… »
    Et à l'occasion d'une question posée par un ressortissant du Zimbabwe, M. Obama s'en est pris au président Robert Mugabe, 86 ans dont 30 au pouvoir.
    "J'ai le coeur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé (au pouvoir) en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal: il ne sert pas bien son peuple, c'est mon opinion", a-t-il indiqué.
    « Si vous suivez l’exemple de ces dirigeants, bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d'avenir et de promesses, seront devenus ce qu'ils avaient combattu", a regretté M. Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, "dans laquelle les institutions sont plus importantes que les individus".
    "Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes", a reconnu le président, " mais vos pays doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique".
    En écho au discours qu'il avait prononcé lors de sa jusqu'ici seule visite en Afrique noire en tant que président, en juillet 2009 au Ghana, M. Obama, né aux Etats-Unis de père kényan, a répété que "la bonne gouvernance est au coeur du développement".
    Réaffirmant que "le destin de l'Afrique sera déterminé par les Africains", il s'est néanmoins engagé à "faire en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités".
    "Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l'intérêt de tous", a dit Mme Clinton
    Dans le monde actuel, "un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n'est plus tenable", a-t-elle poursuivi.
    En plus d’une discussion ouverte avec le président Barack Obama, le Forum des jeunes leaders africains prévoit des débats en petits groupes sur divers thèmes, comme «  la transparence et l’obligation de rendre compte, la création d’emploi et l’entreprenariat, la défense des droits et la mise à profit de la technologie en faveur de l’autonomisation des personnes et des collectivités. »

    L.M.

  • no moment


    Dilem du Mardi 03 Août 2010 | Vu 12358 fois