Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Que reste-t-il du 24 février ?

     

    Par Le Matin |
     
    Que reste-t-il du 24 février ?

     

     

    Honorable République Algérienne Démocratique Populaire,

    Pendant que le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé de Sidi M'Hamed a requis dimanche le 20 Janvier 2013 l'ouverture d'une information judiciaire sur l'attentat terroriste perpétré contre la base-vie de Tiguentourine du site gazier d’In Amenas 

    Pendant que le groupe pétrolier Sonatrach est en train de réfléchir actuellement sur de nouvelles mesures pour sécuriser ses sites pétroliers et gaziers, après l’attaque par un groupe terroriste du site gazier d’In Amenas, selon le PDG de Sonatrach M. ZERGUINE Abdelhamid sur les ondes de la Radio nationale le 29/01/2013, ou le dirigeant du Groupe Sonatrach a tenu préciser que concernant le renforcement du dispositif sécuritaire autour des infrastructures pétrolières de l’Algérie, « Sonatrach n’est qu’un exécutant  ! Elle est soumise à une loi relative à la sécurité des infrastructures et des travailleurs de Sonatrach et de ses partenaires étrangers datant des années 1990 ?», loi qui avait autorisé des sociétés de gardiennage privées créées à l’époque à intervenir dans la sécurisation des sites pétroliers et gaziers.  

    Pendant que le ministre de l’énergie et des mines M. Youcef Yousfi, en marge du 4e symposium de l’AIG tenu a Alger, a indiqué à la presse nationale que la célébration du 24 février se tiendra à Tiguentourine afin de rendre hommage aux victimes de l’attaque terroriste et aux travailleurs du site.  Une célébration placée selon lui sous le signe du renouveau de l’industrie pétrolière et gazière en Algérie, écartant intelligemment un redémarrage de l’unité de Tiguentourine avant le 24 février, alors que M. le PDG de Sonatrach dit le contraire !

    Indiquant également que, son département est en concertation avec les services de sécurité et l’ANP afin de mettre en place de nouvelles mesures de sécurité dans les différents sites de la région pétrolière et gazière d’In Amenas, afin d’éviter la répétition du scénario de Tiguentourine, ou des unités armées de l’ANP sont déployées quotidiennement depuis lors pour assurer la protection des matériels et des personnes.

    Ce qui prouve que les deux dirigeants du secteur et de l’entreprise cités plus haut, ignorent le contenu des dispositions prévues par l’ordonnance n°95-24 du 25 Septembre 1995 relative à la protection du patrimoine public et à la sécurité des personnes qui lui sont liées, et le décret exécutif n° 96-158 du 4 Mai 1996 fixant les conditions d’application des dispositions de sureté interne d’établissement venu pour son application, ce qui est grave !

    Pendant que des titres de presse nationale et internationale nous apprennent que  le parquet de Milan qui a ouvert en 2011 une information judiciaire sur les activités de l’entreprise italienne SAIPEM –Algérie, a lancé une série d’investigations sur huit (8) contrats obtenus par cette filiale d’ENI avec le groupe pétrolier algérien Sonatrach entre 2007 et 2009, pour un montant de 15 milliards pour Saipem, et 264 millions de fortune pour les magouilleurs Algériens, amis de l’ex ministre Chakib Khelil. 

     

    Pendant que la région d’In Amenas se prépare à accueillir la célébration des festivités marquant le 42ème l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, ou se déplacera M. le Premier ministre Abdelmalek Sellal, accompagné d’une forte délégation ministérielle pour présider aux cérémonies commémoratives aux côtés d’une autre délégation syndicale de l’UGTA, et des ambassadeurs des USA, la Grande Bretagne, le Japon et la France, représentants les pays dont sont originaires les 38 victimes étrangères. 

    Pendant que le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd en l’occurrence, affirme que le choix du complexe gazier de Tiguentourine pour la célébration du double anniversaire de nationalisation des hydrocarbures et de création de l'UGTA se veut une expression de l'engagement des travailleurs contre toute attaque contre l'Algérie, mais ne fait rien au sud comme au nord pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

    Pendant que sur le web, les travailleurs de Sonatrach, dans une longue plate forme de revendication contenant 55 points, font savoir à leur Président Directeur Général que tout va très mal à Sonatrach et qu’ils en ont marre de son Syndicat National Sonatrach, composé d’affairistes et d’opportunistes, un syndicat nommé administrativement par la centrale de l’UGTA, pour museler les travailleurs moyennant des privilèges sur leurs dos, qu’une grève pacifique aura lieu le 24 Février 2013 en signe de revendication de leurs droits légitimes bafoués et ce, en boycottant la restauration, alors que la fête  du 24 Fév. devait être pour eux !     

     

    Alors, QUE RESTE-T-IL DU 24 FÉVRIER ?

    Pour ce qui est de commémoration de la nationalisation des hydrocarbures :  

    La loi CHAKIB n° 05-07 relative aux hydrocarbures (modifiée et complétée en 2006 et en 2013), est toujours en vigueur.  Les multinationales ont pris grandement possession du secteur pétrolier algérien.  Une inquiétante perspective se dessine pour les générations futures.

    Pour ce qui est de commémoration de l’anniversaire de la création de l’UGTA :

     

    Qui ne sait pas que les éternels acteurs de la direction nationale de l’UGTA, représentant de force les travailleurs algériens, continuent d’ agir à l’encontre des intérêts des travailleurs  en échange de contrats de soumission, ils n’aspirent qu’à converger vers la conquête de grands privilèges pour eux et leurs clans. L’UGTA, qui semble être un partenaire social représentatif pour M. le premier Ministre Abdelmalek SELLAL, n’est en réalité qu’un rebelle à la loi.

    Il est constaté que depuis le déroulement du 11éme faux congrès national de renouvellement de l’UGTA en mars 2008, pour le dégagement d’une nouvelle commission exécutive nationale (CEN)  et d’un nouveau Secrétariat National, la soit disant nouvelle instance-CEN, ne s’est jamais réunit depuis son élection de mars 2008 (5 ans) ! Une négligence organique grave et PÉNALE. Un piétinement des lois de la République sans précédent !

    En définitive, honorable République Algérienne Démocratique et Populaire :

    Ou est la légitimité de l’UGTA dans tout ce qui a été dit ci-dessus ?   

    Faut-il encore continuer à célébrer le 24 Février ?  Une date de calendrier !

     

     

    M. LEFHEL

  • D’ANCIENS MINISTRES DE L’AGRICULTURE SE CONFESSENT :


    «Ce que j’aurais dû faire»     toz

    Approchés ce jeudi, au palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, où une cérémonie a été organisée en leur honneur à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance, les ministres qui se sont succédé à la tête du département de l’agriculture ont livré leurs impressions sur les avancées et les insuffisances du secteur. En évaluant les 50 ans de l’agriculture algérienne, chacun y est allé de son point de vue pour mettre le doigt sur les virages ratés et les choses qui restent à parfaire. Quelques-uns ont accepté de se prononcer sur ce qu’ils regrettent le plus de ne pas avoir fait durant leur passage à la tête du secteur.

    SAÏD BARKAT (1999-2008) :
     «Je n’ai pas réussi à lutter contre la jachère»
    «L’agriculture algérienne est revenue de loin. L’agriculture de la pauvreté a été abolie, laissant place à une nouvelle approche plus moderniste et rationnelle dans notamment l’utilisation du sol, de l’eau et autres ressources. Pour ce qui est de mon passage à la tête du département de l’agriculture, je regrette de ne pas avoir réussi, pendant plus de huit ans, à lutter contre la jachère, c'est-à-dire l’abandon des terres agricoles exploitables. Mais il y a quand même des choses qu’il ne faut pas perdre de vue. La jeunesse a retrouvé l’agriculture lorsque j’avais lancé le développement rural en ayant Rachid Benaïssa à mes côtés, et qui est aujourd’hui ministre en charge du département. Ce qui s’inscrit d’ailleurs dans la continuité.»
    BEN ALIA BOULAHOUADJEB (1997-1999) :
    «Je n’ai pas réussi à concrétiser mes projets sur le terrain»
    «Je pense que l’agriculture algérienne est passée par des périodes difficiles, parce qu’on n’avait pas compris à un certain moment qu’il s’agissait d’un secteur d’avenir. Pour ce qui est de mon passage à la tête du département, je regrette de ne pas avoir réussi à traduire mes projets de développement de l’agriculture sur le terrain, car c’était une période où le terrorisme faisait encore fuir les populations du Rif. Il faut savoir que le projet de développement agricole et rural suivi actuellement par Rachid Benaïssa existait depuis longtemps, sauf qu’on n’avait pas les moyens de le mettre sur chantier. Mais il y a quand même des efforts qui ont été accomplis, et cela doit continuer. Faut-il aussi reconnaître qu’il y a actuellement une avancée qui commence à porter ses fruits. Seulement il reste des petites défaillances comme l’organisation du marché de gros. Il est inadmissible, dans ce sens, que l’on parle de disponibilité des produits alors que les prix demeurent le plus souvent inabordables. Il faudra, à mon avis, relancer la brigade mixte regroupant les départements de l’agriculture, du commerce et de la santé pour réguler le marché et protéger le consommateur. Je citerais, aussi, l’exemple de l’huile d’olive qui est produite aux quatre coins du pays en quantités importantes, mais son prix reste inabordable. Le coût du litre a doublé par rapport à ces dernières années où, pourtant, il y avait une faible production.»
    NOURREDINE BAHBOUH (1994-1997) :
    Je n’ai pas réussi à achever l’organisation de l’OAIC»
    «En dépit de toutes les zones de turbulence qu’a traversées l’agriculture algérienne durant ces 50 ans, je pense qu’elle a tout de même fait un pas assez suffisant. Mais je crois qu’il y a encore beaucoup de choses à parfaire, comme la disponibilité des produits agricoles. Durant mon passage à la tête du ministère de l’Agriculture, je regrette de ne pas avoir achevé la procédure que j’avais engagée pour l’organisation de l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC). Je voulais que les Coopératives des céréales et des légumes secs (CCLS) soient prises en charge par les agriculteurs eux-mêmes. Aujourd’hui, il y a des choses qui sont positives et d’autres qu’il faudra aborder au plus vite. Je citerais comme exemple le contrôle du soutien financier de l’Etat aux agriculteurs, qui doit être plus rigoureux, car lorsqu’il y a subventions, il y a forcément des dérapages.»
    AÏSSA ABDELAOUI, VICE-MINISTRE CHARGÉ DES FORÊTS (1984-1988) :
    «J’aurais souhaité faire plus en matière de reboisement»
    «On peut dire qu’il y a une évolution si on fait une comparaison avec l’état de l’agriculture algérienne au lendemain de l’indépendance. D’autant plus qu’avec les programmes en cours, il y a de l’espoir. Durant mon passage, le secteur des forêts avait son autonomie et je regrette de ne pas avoir eu beaucoup de moyens pour pouvoir le développer. Il ne faut pas oublier que cette période était marquée par une crise financière qui ne nous a pas permis d’établir des projets. Cela dit, j’aurais souhaité faire plus en matière de reboisement.»
    SALIM SAÂDI (1979-1984) :
    «Je regrette que l’on ait détricoté mon projet»
    «L’agriculture algérienne a connu toutes sortes de bouleversements. Il n’y a jamais eu de continuité et de suivi. Et actuellement, il y a beaucoup de choses à faire et on est encore très loin. Pour preuve, sur les étals, les produits algériens font défaut par rapport aux produits étrangers. Mais on peut toujours se ressaisir. Actuellement, le grand danger pour l’agriculture est le morcellement des terres exploitables à travers l’héritage et les successions. Si l’on démembre 10 ha entre les enfants d’un propriétaire, la surface perdra de ses potentialités en matière de rendement. C’est ce que je regrette le plus, car lors de mon passage la tête du département de l’agriculture, j’ai réussi à réorganiser le secteur en remodelant la gestion des terres agricoles qu’on avait dispatchées de manière anarchique. J’ai établi un programme de formation de milliers de cadres, tout en mettant en place un système de gestion moderne. Mais on a détricoté tout cela, après mon départ, suite à une instruction interministérielle datant de 1987 qui a abouti au dépeçage sauvage des exploitations agricoles qu’on avait mis cinq ans à établir.»
    Mehdi Mehenni

     

  • no moment

    DILEM DU 23 FEVRIER 2013

  • Vous avez assez sali comme ça, vous ne croyez pas ?

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Personnellement, je soutiens la désignation d’Amar
    Saïdani à la tête du FLN. Ce personnage est un gage sûr
    pour la survie et la pérennité de cette…

    … chronique !

    Après Sonatrach 1 Algérie, après Sonatrach 2 Italie, nous voilà donc bien en face d’un troisième volet, Sonatrach 3 Canada. Je savais Sonatrach une grande entreprise internationale, mais là, vraiment, je ne suis pas déçu ! C’est une vraie multinationale, notre Sonatrach. D’ailleurs, avons-nous encore le droit de dire «notre Sonatrach» ? J’en doute, tellement l’actualité de cette firme, son fil d’actu, son flux RSS, c’est à l’étranger qu’il faut aller en prendre connaissance. Grâce à Sonatrach, nous apprenons d’abord à compter. Et pas que jusqu’à 3, selon mon petit doigt, puisque d’autres affaires Sonatrach devraient éclater à travers le globe dans les tout prochains jours. Et toujours grâce à Sonatrach, nous pouvons enfin mesurer du dynamisme entrepreneuriale des «enfants de et des neveux de». Ça fait plaisir tout de même de voir qu’ils peuvent aller partout sur la planète pour y laisser de larges et grandes traces marron foncé sur le sol, marques de leur passage maffieusement fécal ! Grâce à eux, nous sommes en mode traçabilité établie. Demain, des limiers enquêtant au Vanuatu signaleront les agissements d’un rejeton de ponte algérien ayant là aussi laissé la trace marron sale sur leur sol. Et nous rajouterons alors un nouveau volet à la saleté que nous sommes en train de disperser un peu partout sur terre. Mon Dieu ! Et là, face à ces avalanches d’affaires Sonatrach qui métastasent la planète, l’image m’est apparue dans tout son contraste. L’initiative Nabni ! D’un côté, les «enfants de», les «neveux de» qui ont reçu le pays en héritage divin et qui s’empiffrent à n’en plus pouvoir, toujours de ce même côté dégueu, une succession au FLN dont le profilé pourrait avoir les traits d’un Saïdani, donc d’un système qui se régénère à travers un cannibalisme au dynamisme effarant, et de l’autre côté, en face, très en face, des enfants bardés de diplômes, ne laissant derrière eux aucune traînée marron foncée, mais travaillant comme des forçats à proposer des voies propres et saines de sortie de crise à l’Algérie. Voilà le contraste dans sa représentation terrible, crue. Si nous voulons réellement d’un demain pour l’Algérie, ce demain-là ne pourra jamais faire l’économie de cette question, et surtout de la réponse à y apporter : devons-nous continuer avec les «enfants de» et «les neveux de», poursuivre avec cet alignement fécal des affaires Sonatrach dans le monde, ou alors allons-nous enfin donner les clés de l’espoir à des enfants comme ceux de l’initiative Nabni ? Messieurs qui obligez tous les jours de jeunes chômeurs universitaires à sortir dans les rues du pays pour y brûler leurs diplômes répondez juste à cette question. Les neveux de ou les enfants de Nabni ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • www.solidaires.org

    144 boulevard de La Villette 75019 Paris Téléphone : (33) 1 58 39 30 20 Télécopie : (33) 1 43 67 62 14 contact@solidaires.org -

    Ce matin, la Maison des syndicats à Alger a été encerclé e par la police de l ’ Etat algérien. En recourant aux forces de répression, le Pouvoir algérien veut interdire le Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et la précarité. Plusieurs participant - es venu - es de Tunisie, du Maroc, de Mauritanie sont retenu - es au commissariat. L ’ Union syndicale Solidaires dénonce la ré pression et l ’ atteinte à la liberté de réunion, d ’ expression et d ’ organisation. Le 20 f évrier 2013 L’Union syndicale Solidaires salue les organisations de chômeurs et chômeuses d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Mauritanie, réunies à Alger du 19 au 21 février 2013 L 'Union syndicale Solidaires salue le forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire qui se tiendra à Alger du 19 au 21 février. Cette initiative organisée ave le soutien actif du syndicalisme autonome algérien et notamment du SNAPAP , contribuera à unifier les luttes populaires dans les pays du Maghreb. Lors de la réunion tenue à Rabat, en septembre 2012, l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc (ANDCM), l'Union des Diplômés Chômeurs de Tunisie (UDC), le comité nation al des contrats pré - emploi et filet social d'Algérie (SNAPAP), avaient décidé de r enforcer leurs liens, de mettre en place un réseau pour développer les luttes. Le réseau syndical e uro - méditerranéen, dont l’Union syndicale Solidaires est membre, avait aid é à la tenue de cette renco ntre. Nous avions ainsi pris en charge la participation d’un représentant des associations de chômeurs et chômeuses de France (A.C. !, APEIS, MNCP), afin de renforcer les liens internationaux. Le forum maghrébin pour la lutte c ontre le chômage et le travail précaire qui se tient à Alger va permettre d’aller de l’avant dans la coordination des résistances, dans l’in ternationalisation concrète des luttes, et permettra aussi de renforcer les actions de chacune des associations. Pa rticiperont à ce forum, le comité national des contrats pré - emploi et f ilet social d’Algérie), l’Union des Diplômés Chômeurs (UDC) de Tunisie, l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs (ANDCM) du Maroc, l’Association Mauritanienne des Diplômés Chômeur s (AMDC) de Mauritanie, le comité national pour la défense des droits des chômeurs (Algérie), le comité national des diplômés chômeurs (Algérie), la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Algérie). Organisations de chômeuses et de chôme urs d'une part, syndica ts d'autre part, ne sont pas en concurrence. Notre objectif commun est la défense des droits collectifs et individuels et de créer les conditions d'une transformation sociale de la société . L’Union syndicale Solidaires souhaite plein e réussite aux organisations qui seront présentes à ce forum et leur propose de poursuivre et amplifier le travail commun au plan international. Pour l ’ Union syndicale Solidaires : Christian Mahieux , secrétaire national

  • plusieurs chômeurs arrêtés à Ouargla

     

    Après une action de protestation devant une entreprise pétrolière :

    Hadjer Guenanfa, TSA, 17 février 2013

    Une dizaine de chômeurs ont été arrêtés, dans la soirée du vendredi à samedi, à Ouargla alors qu’ils tenaient un sit-in devant une entreprise publique spécialisée dans l’exploration de pétrole, indique, ce samedi 16 février, à TSA Tahar Belabès, du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC).
    « Les gendarmes se sont présentés sur place. Ils les ont tabassés et les ont répartis dans différentes brigades à Ouargla », précise-t-il. Ces chômeurs seront présentés, demain dimanche, devant le parquet de la République, selon lui.

    Les chômeurs de Ouargla organisent, presque chaque semaine, des manifestations pour revendiquer leur droit au travail dans les nombreuses entreprises pétrolières du pays. Plusieurs d’ entre eux ont été arrêtés, traduits en justice puis condamnés. Le 24 février, ils manifesteront pour revendiquer la « renationalisation » des hydrocarbures et un « partage équitable » des richesses du pays à l’occasion du 42e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures.

  • Corruption : détourner l’argent de Sonatrach en 5 leçons

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
    | © D. R.
     

    La justice italienne a dévoilé une nouvelle affaire de corruption qui implique Sonatrach et Saipem, une filiale de l’entreprise pétrolière italienne ENI. Si les faits sont nouveaux, les méthodes de corruption sont similaires à celles d’une première affaire de 2010, qui a conduit à l’incarcération de Mohamed Meziane. Voici comment réussir à détourner des millions de dollars de Sonatrach.

    1-Sachez vous entourer

    Pour parvenir à vos fins, il est indispensable d’être bien entouré. Etre le fils ou la fille d’un membre du gouvernement est une position idéale. Si vous n’êtes pas né sous une bonne étoile, pas de panique : devenir membre de la famille d’un haut cadre de ministère peut suffire. Pour cela, il suffit de bien choisir qui vous épousez. C’est le cas par exemple de Tayeb Kouidir, l’un des mis en cause dans l’affaire Sonatrach 2, qui a épousé la fille d’un haut cadre du ministère de la Défense. Si les liens familiaux sont importants, le réseau de vos amis n’est pas négligeable. Prenons un exemple : Farid Nourredine Bedjaoui, suspecté par la justice italienne d’être un intermédiaire dans l’affaire de corruption entre Sonatrach et l’ENI. Farid Bedjaoui est le neveu d’un ministre. Mais il est aussi l’ami d’un autre ministre qui connaît très bien Pierre Falcon, un exportateur d’armes qui a beaucoup d’influence sur le marché pétrolier algérien. Les amis de vos amis sont vos amis.

    2-Choisissez bien votre entreprise-partenaire

    Pour détourner de l’argent en toute discrétion, il faut vous fondre dans la masse des échanges commerciaux. L’idéal est donc de réaliser une transaction avec une entreprise pétrolière qui vous aidera à récupérer l’argent que vous visez. Préférez celles dont les dirigeants ont déjà été condamnés pour trafic d’influence. Enfin, les entreprises étrangères dont les patrons sont proches du pouvoir local sont à privilégier. Le choix de l’entreprise italienne ENI est un bel exemple : son président, Paolo Scaroni, un ami de l’ancien chef de gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a fait 16 mois de prison dans les années 1990 pour corruption. Expérimenté et protégé, il est l’interlocuteur parfait pour votre plan. Une fois l’entreprise choisie, n’hésitez pas à inviter ses dirigeants pour les convaincre de collaborer avec vous. Insistez sur les marchés qu’ils pourraient obtenir. Pour cela, chouchoutez-les en choisissant de prestigieux hôtels à l’étranger, comme le Georges V à Paris ou le Bulgari à Milan. N’oubliez pas d’y convier également les membres du gouvernement algérien, qui, rappelons-le, sont vos amis.

    3-Obtenez un gros marché auprès de Sonatrach

    Les rendez-vous que vous multiplierez dans les grands hôtels vous permettront d’aider votre entreprise-partenaire à signer un contrat avec Sonatrach. Dans le cadre économique légal, les entreprises obtiennent des marchés de sous-traitance d’autres entreprises. Il faut donc faire de même. Pour obtenir ce marché, votre entreprise-partenaire doit veiller à éliminer toute concurrence. Elle peut proposer à l’un de ses sous-traitant de postuler à l’appel d’offres. De cette manière, même si le sous-traitant obtient le marché à la place de votre entreprise-partenaire, l’argent arrivera jusqu’à votre partenaire. Mais pour s’assurer d’obtenir le contrat, vous pouvez aussi convaincre le sous-traitant de faire une offre beaucoup plus chère que celle de votre partenaire. De quoi refroidir les cadres de Sonatrach. Enfin, il est évident que l’offre de votre partenaire doit être gonflée et comprendre les frais réels du contrat ainsi que votre commission.

    4-Créez une société-écran

    Un bon détournement est un détournement discret. Après avoir été payé par Sonatrach, votre entreprise-partenaire vous versera votre commission. Comme vous devez rester invisible, une société-écran réceptionnera l’argent à votre place. C’est vous qui devez créer cette société. Choisissez scrupuleusement sa localisation. Privilégiez les grandes places financières mondiales, comme Hong Kong. Placez l’un de vos (nombreux) amis à sa tête. S’il est fiable et bien entouré, il pourra aussi servir d’intermédiaire. C’est via cette société que vous utiliserez l’argent détourné, en achetant par exemple de belles voitures et de grands appartements.

    5-Partagez vos gains

    Votre partenaire est satisfait. Il a obtenu un nouveau marché. Vous aussi. Vous avez détourné beaucoup d’argent. Mais pour remercier vos interlocuteurs et consolider vos liens, dans l’éventualité d’une collaboration future, il faudra leur faire bénéficier de votre commission. Il semble que Farid Bedjaoui ait trouvé la meilleure solution. Il serait actionnaire, à hauteur de 1,5 million d’euros, de l’entreprise de Pietro Varoni, l’un des dirigeants de Saipem, une filiale d’ENI. Un partenariat gagnant-gagnant.

    Yasmine Saïd
  • Le site d’information « Algérie patriotique » est un fake !

     

    DzActiviste.info Publié le dim 17 fév 2013

    Le site d’information « Algérie patriotique » est un fake !

     

    Le Libre Penseur 17/02/2013

    algerie-patriotique-fakeSuite à de multiples ITW postées ces derniers temps (Cheikh Imran Hosein, Dieudonné, P. Dortiguier…) sur le net et effectuées par le site Algérie Patriotique, il m’a semblé essentiel de faire le point sur cette mascarade sans nom que représente ce site et sa tentative d’infiltration de la dissidence. Le texte qui va suivre est précis et va donner un aperçu complet des marionnettistes derrière l’écran de cette gabegie qui a l’air de tout sauf d’être patriotique.

    Lotfi Nezzar et Sid-Ali Médiène, deux enfants gâtés de généraux algériens sont associés dans SLC (Smart Link Communication) créée en 2001 et qui emploie plus de 200 personnes1. Cette entreprise a pour objet la mise en place et l’exploitation d’un réseau de télécommunication sans fil, à haut débit (WiMAX). Bien entendu, pour monter ce genre d’affaires en Algérie, il faut impérativement bénéficier de larges facilités. Quoi de plus simple quand on est les rejetons des papounets Khaled Nezzar et Mohamed Médiène, alias Tewfik, alias « Rab edzaier », littéralement le dieu de l’Algérie !

    Les débouchés sont garantis d’avance puisque les clients de cette société ne sont autres que les PME et les grandes entreprises activant en Algérie, aspirant à être dans les bonnes grâces de ces puissants du moment, plaçant ces enfants gâtés en situation de monopole à laquelle ils doivent une croissance assurée par un véritable dinaroduc. Poussés par cette réussite sans gloire, ces « hommes d’affaires » décident de fonder une danseuse. Ayant constaté que la presse écrite nationale était complètement discréditée aux yeux des Algériens, tant la manipulation était criarde, et s’étant rendu compte de l’impact sans cesse grandissant des médias en ligne, ils optent pour un journal électronique au doux nom d’Algérie patriotique. Ce journal a vu le jour il y a tout juste une année et depuis, il s’emploie à donner un visage humain aux criminels qui ont endeuillé l’Algérie en la plongeant dans un océan de sang. Car si Tewfik était un dieu, il serait Moloch, avide d’innombrables offrandes sanguinolentes.

    Il faut rappeler que la première violence commise en Algérie remonte au 5 octobre 19882, date à laquelle K. Nezzar se rendit responsable et coupable de la mort de 500 jeunes révoltés, tués par balles et des dizaines de blessés dont certains, torturés, portent encore les stigmates des sévices subis et de lourds handicaps physiques et psychologiques. L’autre grande violence aura consisté à interrompre le processus électoral démocratique, privant le FIS de sa victoire. Pour cela, les généraux étaient prêts à sacrifier des dizaines de milliers d’Algériens. Le dernier témoignage circonstancié a été rendu public par le journaliste Maamar Farah actionnaire du quotidien Le Soir d’Algérie, dans sa livraison du 13 août 20123.lire la suite ici

  • Lutte contre la corruption : évolution ou mirage ?

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Le ministre de l’Énergie en exercice est revenu sur les affaires de corruption autour des activités de Sonatrach. “Des instructions très fermes ont été données aux entreprises pour défendre leurs intérêts et pour poursuivre toute personne susceptible d’avoir agi contrairement aux intérêts de nos entreprises”, nous apprend Yousfi.
    Mais contre qui, donc, ces entreprises doivent-elles défendre leurs intérêts ? Dans l’affaire qui fait l’actualité, ce sont des ministres de la République qui sont suspectés de graves malversations. Et ce n’est pas la première fois que des scandales financiers suggèrent, de par les institutions qu’elles impliquent, la responsabilité de dirigeants autrement plus hauts placés que les cadres des entreprises. Mais jusqu’alors, il était invariablement proclamé que “la responsabilité politique n’était pas établie”.
    Il faut bien rappeler que si une information judiciaire, visant à élargir les investigations sur l’affaire Sonatrach 2, est ouverte depuis le 10 février, c’est suite à “l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal, et plus précisément de corruption, lors de l’exercice de leurs fonctions au sein des institutions de l’État” rapportée dans “des articles de la presse internationale et nationale”. Il ne fait pas de doute que ce sont les révélations de la justice milanaise, relayée par la presse italienne, qui ont rendu inévitable cette évolution dans le dossier en question.
    La presse nationale n’a, cependant, pas à se faire d’illusions. Depuis l’affaire Adami, l’on n’a plus repris le pouvoir à laisser les siens se faire confondre par le travail des journalistes. Une profonde entreprise de discrédit a fait en sorte, qu’aujourd’hui, les articles de la presse locale — aussi instructifs, fussent-ils — restent toujours sans effet sur l’opinion, sur la justice, et même sur les concernés. Ces derniers, souvent, ne faisant même pas l’effort d’une mise au point ou d’une plainte en diffamation.
    La lettre ouverte, par laquelle l’ancien vice-président de Sonatrach conjure le chef du DRS de ne pas contrarier la justice dans son action, a étrangement suscité une interpellation soutenue de la presse. Sur le mode : “Si vous ne la répercutez pas avec l’ampleur qui s’impose, c’est que l’on vous en a empêchés, ou que vous n’en avez pas le courage, ou que vous couvrez les puissants.” Le char d’assaut est passé, si les fantassins ne suivent pas, c’est qu’ils désertent la lutte. Et les militants de cafétérias sont intraitables avec la mission de vérité des médias.
    La lettre de Malti s’attaque au tabou de s’adresser publiquement au général Tewfik. Le buzz se justifie, mais ne doit pas, toutefois, faire  oublier l’entêtement, parfois chèrement payé, d’une certaine presse, qui, depuis longtemps, prêche dans le désert.
    Il n’est pas dit que l’hirondelle, pas encore confirmée, de l’affaire Sonatrach 2 fera le printemps de l’indépendance de la justice dans la lutte contre la corruption. Ni l’engagement insistant de Yousfi, qui dit : “Nous serons inflexibles dans ce domaine-là” et qui, curieusement, conjugue ainsi la lutte contre la corruption au futur. Semblant admettre, involontairement peut-être, que cette inflexibilité reste à venir.


    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

  • Contribution en vue de réparer une grave erreur professionnelle !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Exclusif ! Demain, dans le Soir d’Algérie , ne ratez surtout
    pas la réponse de Tewfik à Hocine.

    Comme chaque vendredi, Le Soir d’Algérie, c’est 24
    pages entièrement rédigées à l’encre sympathique !

    Une lectrice m’a inondé (sic) sous un flot d’injures parce qu’elle n’apprécie pas le fait que je n’ai pas suffisamment traité de cette histoire de la lettre adressée par Hocine Malti au général Médiène. Cette dame a raison ! Je suis passé à côté d’un sujet grave, important et capital pour l’avenir du pays. Et je m’en vais, la queue entre les jambes (re-sic) réparer cette faute professionnelle en traitant en long et en large de la profession de facteur. En Algérie, on ne mesure jamais assez le rôle central du facteur. Je soupçonne même les autorités du pays de minimiser ce corps de métier pourtant incontournable. Pour quelles raisons le facteur est-il ainsi marginalisé, voire mis au ban de la société ? Je ne pourrais vous le dire ! Mais la question mérite vraiment qu’on s’y intéresse. De près ! Même si – et je vous le concède volontiers – il faut avoir une sacré santé pour suivre de près un facteur. Les bougres marchent tout le temps, et marchent vite. Et lorsqu’ils ne marchent pas, ils sont juchés sur d’affreuses mobylettes jaunes caca dégageant généralement un nuage de gaz d’échappement polluant qui imprègne tout le courrier. En même temps, on ne va tout de même pas demander aux facteurs, en plus de la charge de travail colossale qu’ils ont, de pulvériser du Febreze sur nos lettres afin d’en ôter les odeurs désagréables d’essence et d’huile brûlées. D’autant plus que les facteurs, qu’ils soient à pied ou à mobylette, sont livrés à un tas de dangers quotidiens. En tête de ces risques, les chiens errants et leurs collègues résidents qui n’attendent que l’ouverture de la porte du domicile qu’ils gardent pour bondir au cou du facteur. Pour en avoir discuté avec mon facteur, et contrairement à la légende canine fort répandue chez les humains, les chiens policiers, les bergers allemands et les dobermans ne sont pas les plus féroces. En tête des bestioles à poils qui affectionnent les mollets des facteurs, il y a les caniches, les bassets et même les bichons ! Plus teigneux qu’un bichon, je ne connais pas, sauf peut-être un salafiste lorsqu’il est en bande. Mais cette parenthèse nous éloigne de la problématique centrale des facteurs, de leur statut, de leurs conditions de travail et de leurs espoirs d’avenir. Ainsi, en piochant dans ce dossier, j’ai appris que l’espérance de vie chez les facteurs est parmi la plus courte, la plus faible du pays. Et aucune commission sanitaire, sociale, prudhommale ou syndicale ne s’est réellement inquiétée de cette situation pourtant alarmante. Sans vouloir prétendre agiter l’opinion ni avoir un quelconque impact sur le climat social, je me permets d’attirer l’attention de mon ami Madjid Sidi Saïd sur cette catégorie professionnelle. Madjid, Khouya ! Même si je sais que tu es occupé avec les festivités du 24 Février, n’oublie pas les facteurs ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Maffia sur terre, dans les airs, dans les mers...

     

    Par Maâmar Farah
    Il y a quelques jours, une trentaine de chalutiers chargés de marins-pêcheurs se sont rassemblés au niveau de la corniche annabie pour protester contre ce qu'ils appellent la «mainmise de la maffia» sur leur activité. Bon sang ! Elle est partout cette maffia : sous terre, lorsqu'elle se met à sucer dans le pétrole national ; sur terre lorsqu'elle s'accapare illicitement des meilleures exploitations coloniales, jadis nationalisées et maintenant occupées par les enfants des pontes du système ; dans les airs comme elle l'a fait avec Khalifa Airways dont le procès n'a touché que le menu fretin ; dans l'importation, dans le commerce, dans les transports, dans la santé, dans les travaux publics... Et voilà qu'elle prend le large, cette maffia gloutonne qui avale tout ce qui lui tombe sous la main ! Et je ne vois guère de solution, à moins d'émigrer massivement vers la Lune où, pour le moment, la maffia algérienne est inopérante. Enfin, nous le pensons mais rien ne dit, qu'une fois là-bas, nous ne tomberons pas sur des flibustiers nationaux, habillés en cosmonautes et proposant au prix fort de... l'oxygène contrefait !
    maamarfarah20@yahoo.fr
    «Mon neveu va prendre quelques jours de repos. Je lui ai conseillé de venir chez nous dans le bled afin de se requinquer car j'ai constaté une baisse de régime ces derniers temps. Et comme je dépends de lui (j'attends mon indépendance), je vous donne rendez-vous le 8 mars pour vous parler de cette drôle de fête où les femmes se rappellent subitement de leur beauté, de la joie et de la danse !»
    (Tata Aldjia)

  • no moment

    20120207.jpg

  • Algerie:La problématique du trépied

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

     

     

    Au départ, pourquoi pas ? Même si la société a toujours été exclue de la décision, la structure du pouvoir éclatée en trois centres – le DRS, l'armée et la Présidence – était en théorie la garantie de l'impossibilité d'une dérive unilatérale. Sauf que ce modèle en trépied, installé sur le dos de la population (trois pieds, ça fait mal, d'autant qu'ils sont lourds), est devenu invivable, créant de l'inertie, de la corruption et de l'incompétence. Chaque clan a des dossiers sur les autres, ses hommes et ses réseaux ; tout s'annule, rien ne sort et le match des morts se poursuit, la balle au centre étant aussi immobile que les spectateurs atomisés.

    Mais le trépied devient bancal, il se déséquilibre et, pour la Présidence, l'échec est arrivé en stériles années de règne. Après l'effondrement de son alliance et les départs de Soltani, Belkhadem et Ouyahia, après les mises en accusation des proches du Président, Chakib Khelil puis Mohamed Bedjaoui, le roi a été patiemment dénudé par ses adversaires. Mais qui sont ces adversaires ? Le DRS ? L'armée, les lobbys financiers ou Mickey Mouse ? Peut-on penser que les magistrats italiens soient liés à un complot contre le Président ? Evidemment non, le Président et son entourage, en protégeant ces réseaux troubles d'hommes de confiance dont la vie et le destin sont à l'extérieur du pays, aura lui-même signé sa fin. Ce qui, en théorie, profiterait aux deux autres éléments du trépied.

    Sauf qu'un trépied dont on scie le troisième pied tombe (sur la population bien sûr), d'où la nécessité urgente de redéfinir la structure. En s'appuyant sur la société, d'une part, par des institutions démocratiques et sur l'élite gouvernante de l'autre, par une vision éclairée au service de l'intérêt national. Car on peut tenir sur deux pieds, ça s'appelle en général un homme. Et un homme ça marche, contrairement à un trépied.

     

    Chawki Amari
  • toufik,un ami qui vous veut du bien au peuple algerien

     


     

    Faillite intérieure et menace extérieure

    Par : Mustapha Hammouche

    Comme de tradition, un conseiller à la présidence de la République a lu un message au nom du chef de l’État à l’occasion de la Journée du chahid.
    Dans l’adresse de l’année passée, il était question de “réformes”. Même si, pour le Président, celles-ci ne devaient, alors, “pas être hâtives et irréfléchies”, elles étaient encore à l’ordre du jour. Ces “réformes” étaient alors salutaires. Elles devaient “tendre à faire admettre les postulats qui consacrent le processus démocratique, consolident les institutions constitutionnelles”, rétablir “la suprématie de la loi” et protéger “les libertés individuelles et collectives, autant d’objectifs nobles auxquels aspiraient nos chouhada”.
    Une année plus tard, “les réformes” sont déjà accomplies ! Un peu comme si elles s’étaient réalisées sans même que nous nous en apercevions : “L’Algérie, qui avance à pas sûrs, connaît, dit le Président, de grandes mutations, à tous les niveaux et dans tous les domaines, depuis plus d’une décennie, sous une direction qui a pris la responsabilité de traduire la réforme dans les faits.”
    On ne les avait pas vues, “les grandes mutations”. Tant on continuait à vivre de pétrole exporté et de farine importée… tant rien n’a changé, “depuis plus d’une décennie”, dans une économie en panne, face à une administration plus bureaucratique que jamais, une justice qui attend sa libération, un nombre croissant de mal-logés et de chômeurs. Seule activité à avoir cependant connu une progression palpable : la corruption.
    On ne l’avait pas vue, non plus, passer, “la réforme traduite dans les faits”. Même qu’on l’attend toujours ! Mais, contre toute attente, c’est fait. Et l’on passe, donc, à d’autres défis : “Aujourd’hui, nous amorçons une étape différente marquée par l’édification de notre patrie.” Et, “tout comme par le passé, grandissaient la haine et la rancœur du colonialisme”, celles-ci “vont, s’aiguisant en artifice et machination, toutes les fois que nos efforts sont couronnés de succès”.
    La preuve, par l’issue problématique des “printemps” arabes : “Les évènements et faits déplorables survenant ici et là, et tout près de nous dans plus d’un pays arabe, et indépendamment des aspects manifestes, démontrent le degré de gravité de ce qui se trame derrière la scène”. Et, à l’Algérie, d’être préservée de “ce qui se trame derrière la scène” grâce au “potentiel de clairvoyance et de pondération qu’elle recèle et auquel se greffent la prise de conscience et les instruments modernes des nouvelles générations”.
    L’hommage aux soldats qui se sont illustrés par leur efficacité dans “la grande bataille d’In Amenas” couronne naturellement un discours glorifiant le patriotisme, comme faisant face au “péril extérieur”.
    Passe encore que les “réformes”, après avoir traîné en longueur, finissent par passer aux oubliettes. Mais, un certain contexte où la malédiction de la corruption saigne la patrie et vient juste d’étaler ses frasques au-delà des mers, appelait, peut-être, un commentaire présidentiel. Même dans un discours magique qui veut nous rassurer sur la bonne gestion de nos affaires, nous faire oublier la panne de notre économie, le retard de notre administration, la régression de notre école, le pillage de nos ressources, l’on veut orienter notre vigilance contre le seul ennemi extérieur.


    M. H.

  • le cochon hallal !

    Des poissons bientôt nourris au cochon !

    Par : Arezki Mokrane

    Alors que la confiance des consommateurs se trouve fortement ébranlée par le scandale des plats préparés à la viande de cheval, l’Union européenne vient d’annoncer qu’elle autorisait, dès le 1er juin 2013, le recours aux farines animales pour nourrir les poissons d’élevage.

     

    La Commission européenne s’était déjà prononcée en faveur de la réintroduction des farines animales dans la nourriture des poissons au mois de juillet 2012 mais cette mesure n’a été rendue publique que sept mois plus tard, en février 2013.

     

    Des voix s’élèvent cependant pour que l’Administration européenne revienne sur cette décision

     

    On se souviendra en effet que, dans les années quatre-vingts- dix, les farines animales avaient été épinglées comme étant à l’origine de la crise de la « vache folle » et l’Union européenne avait décidé en conséquence d’interdire leur utilisation en 2001 à tous les animaux de consommation.

     

    Dans moins de quatre mois cependant, certaines de ces farines animales seront donc réintroduites pour l’élevage des poissons. Ce sont les PAT, les protéines animales transformées, constituées des parties « pauvres » de l’animal que sont les pattes, le sang, les os, les plumes qui serviront de base nutritive aux poissons même si ces farines demeureront interdites pour les ruminants.

     

    Dans l’opinion malmenée depuis la période de la vache folle, la réintroduction de ces substances animales dans l’élevage des poissons passe mal. Très mal. L’Eurodéputé Vert José Bové s’est même indigné en relavant qu’on n’avait « jamais vu un poisson manger un cochon » mais l’Exécutif européen, qui privilégie surtout l’ économie des problèmes auxquels elle est généralement confrontée, veut porter secours à un secteur en difficulté. En effet, les aquaculteurs connaissent des tensions croissantes dans la mesure où la demande de poissons d’élevage augmente alors que la nourriture pour ces poissons fait cruellement défaut. Pour l’heure, ce sont des farines de poissons soumis à des quotas qui permettent de nourrir les poissons d’élevage et ces farines, conçues spécialement dans ce but, demeurent l’un des produits les plus chers du marché atteignant les 1800 euros la tonne. Or, en ayant recours aux farines animales, les aquaculteurs ne paieront que le dixième de ce montant …

     

    En conséquence, pour la Commission européenne, l’utilisation de ces farines animales “améliorera la durabilité à long terme du secteur de l’aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare”.

     

    Pour José Bové "Lever l'interdiction est suicidaire car le coût peu onéreux de la farine va entraîner une multiplication de cette pratique et forcément des dérapages".

     

    La question de l’utilisation de ces farines animales pourrait être comparée à celle de l’introduction en Europe des poulets chlorés américains bloqués par Bruxelles mais susceptibles d’être libérés dans le cadre d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

     

    Il y a quelques jours, le Commissaire européen Karel De Gucht et son homologue américain Ron Kirk viennent de déclarer qu’ils souhaitaient faire converger leurs économies en étant confrontés à la croissance de la concurrence des pays asiatiques.

     

    L’investissement américain en Europe est pour l’heure trois fois plus élevé qu’en Asie et pour les investisseurs européens les Etats Unis pèsent huit fois plus lourds que la Chine et l’Inde prises ensemble. Sur le plan strictement commercial, l’Union européenne exporte pour 260 milliards d’euros de l’autre côté de l’Atlantique alors que les Etats Unis ont envoyé vers l’union européenne en 2011 quelque 184 milliards d’euro de produits divers.

     

    Les deux super- puissances de la planète ont donc, face à la crise qui les taraude, tout intérêt à développer encore davantage leurs relations commerciales en incluant dans un futur traité de libre-échange les services et l’accès aux marches publics.

     

    Même si rien ne semble empêcher la marche inexorable vers la globalisation de l’économie , on ne peut toutefois se demander quel impact cette économie mondialisée peut avoir sur le contenu de nos assiettes.

     

    En d’autres termes, ici comme dans d’autres secteurs de l’activité humaine, la fin justtifie-t-elle les moyens ?

    A.