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  • algerie:Ces promoteurs immobiliers malmenés par la bureaucratie

    Plusieurs d’entre eux ont mis la clé sous le paillasson

     

    Par : Ali Farès

    Alors qu’ils sont appelés à contribuer au programme colossal de l’habitat lancé ces dernières années par l’État, les promoteurs immobiliers, du moins la grande majorité, rencontrent d’énormes obstacles imposés par une administration manquant de réalisme.

    Ils étaient nombreux, lors de la journée d’étude organisée jeudi à l’hôtel El-Aurassi par l’Union nationale des promoteurs immobiliers (Unpi), à dénoncer cette bureaucratie, un cauchemar qui contraint certains d’entre eux à mettre un genou à terre alors que d’autres attendent chacun son tour. C’est dire que le métier de promoteur immobilier est loin d’être facile par les temps qui courent. La rencontre a donc été une opportunité pour crier haro sur le baudet.
    Rapporteur dans l’un des ateliers de cette journée qui en compte quatre, l’incontournable Houria Bouhired n’a pas failli à ses habitudes de dire les choses crûment, sans détour et sans allusion. “Pour réduire l’écart grandissant, les pouvoirs publics édictent régulièrement des lois et mettent en place des dispositifs d’accompagnement de la production de logements, sans accorder au foncier, l’élément principal, l’intérêt qu’il mérite. Or, la production du logement est conditionnée par les facilités d’accès au foncier, sur lequel l’État détient le quasi-monopole”, lance-t-elle. Et d’enchaîner : “Il y a urgence à relancer la production du foncier aménagé dans le cadre des Pdau et POS et d’alléger les procédures de sa mise sur le marché. L’administration garde ses prérogatives sur des procédures d’acquisition, tout en entretenant une lisibilité équivoque”, avant de suggérer la présence d’un représentant de l’Unpi au sein des comités techniques de wilaya (Calpiref) en qualité d’observateur devant apporter “une garantie supplémentaire, tout en favorisant une meilleure collaboration et concertation efficiente entre les acteurs publics et privés”.  Pour le rapporteur, l’absence de régulation foncière et d’instruments d’urbanisme approuvés augmente les difficultés de mise sur le marché des terrains privés.
    Comme elle fera remarquer que “la question de l’agrément, depuis la publication de la loi, crée de nouvelles difficultés en engendrant une série de problèmes insolubles”, elle en veut pour preuve ces promoteurs qui ont acquis des terrains et se retrouvent aujourd’hui confrontés à la nouvelle réglementation. “Que peut faire dans ce cas le promoteur ? Attendre d’obtenir l’agrément ? Revendre son terrain ?” s’interroge Mme Bouhired.
    La solution, dit-elle, est de régulariser la situation antérieure, interdire toute transaction financière en attendant la délivrance de l’agrément, l’acte de propriété doit être une simple formalité, clôturant une transaction concrétisée et sa délivrance n’intervient qu’une fois tous les obstacles levés par l’ensemble des concernés (propriétaire, vendeur, acheteur, notaire).
    Le rapporteur ne s’arrête pas là pour  citer d’autres problèmes qui
    empoisonnent la vie de cette profession, comme la délivrance de l’acte de propriété dont l’obtention se fait avec la croix et la bannière. “Il est difficilement admissible, ni compréhensible que le promoteur doit attendre une, voire deux années pour avoir un acte de propriété, une durée d’autant moins tolérable lorsqu’il s’agit d’un programme social, devant répondre à une urgence exigée par les pouvoirs publics”, s’écrie-t-elle.
    Abordant une autre difficulté de taille liée à l’approvisionnement irrégulier des matériaux de construction, la conférencière trouve qu’il serait sage, pour pallier aux carences, de permettre et surtout faciliter aux promoteurs immobiliers de s’approvisionner sur le marché mondial en compensant la différence par “un allégement fiscal, une allocation équivalente et la création d’un service public chargé de prendre des mesures”.
    Les CTC, inaccessibles, la répartition des tantièmes, les publications des actes par le conservateur foncier (un parcours compliqué), les copies des programmes VSP destinés à la
    CNL et autres organismes qui  devraient être simplement certifiées  par les mairies dont ils dépendent,  l’évaluation du terrain devrait être adaptée aux situations particulières du site et du contenu du programme retenu, le paiement des terrains à faire par un échéancier approuvé  par les deux parties, le délai de livraison ne devant entrer en vigueur qu’une fois le programme approuvé par le  ministère).
    C’est là une liste non exhaustive de freins que l’administration se doit de lever pour permettre aux promoteurs immobiliers de travailler à l’aise. Le promoteur devrait, selon Mme Bouhired, être agréé par le ministère, en concluant que l’État détient un arsenal de moyens coercitifs et de dissuasion. En bref : “Revoir la loi sur la promotion immobilière en tenant compte des avis de tous les intervenants dans cette profession.”


    A F

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    Dilem Mercredi, 27 Février 2013 , Édition N°6241 Facebook Imprimer Réagir

    DILEM DU 27 FEVRIER 2013

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  • Une calculette, vite !...

    Moh la Science   le 01.03.13 |

     


    La dîme est un concept de l'Ancien Testament. La dîme était une exigence de la loi selon laquelle tous les Hébreux devaient donner 10 % de ce qu'ils avaient gagné et avaient cultivé au Temple. Le Nouveau Testament n’ordonne nulle part, ni même ne recommande que les Chrétiens se soumettent à un système de dîme juridique.

    La zakat constitue 2,5 % du chiffre annuel épargné + métaux précieux (les bijoux des femmes ne sont pas concernés).

    Selon l’ancien testament, nous les Algériens, ne donnons pas assez.

    Selon le nouveau testament, on donne trop.

    Va falloir que Madame Lagarde m’explique tout ça. C’est pas qu’on est radins mais les bons comptes font les bons amis.

     

    La dîme est un concept de l'Ancien Testament. La dîme était une exigence de la loi selon laquelle tous les Hébreux devaient donner 10 % de ce qu'ils avaient gagné et avaient cultivé au Temple. Le Nouveau Testament n’ordonne nulle part, ni même ne recommande que les Chrétiens se soumettent à un système de dîme juridique.

    La zakat constitue 2,5 % du chiffre annuel épargné + métaux précieux (les bijoux des femmes ne sont pas concernés).

    Selon l’ancien testament, nous les Algériens, ne donnons pas assez.

    Selon le nouveau testament, on donne trop.

    Va falloir que Madame Lagarde m’explique tout ça. C’est pas qu’on est radins mais les bons comptes font les bons amis.

  • c'est l'argent du peuple algerien que vous extorquez

    Fonds monétaire international : Christine Lagarde en Algérie en mars prochain

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	Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

    | © D. R.
    Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

    Les relations entre le Fonds monétaire international (FMI) et l’Algérie seront au menu de la visite de la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde, qui arrivera à Alger le 12 mars prochain.

    Mme Lagarde, qui sera accompagnée de responsables du département du Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’Institution financière internationale, rencontrera pendant les trois jours de sa visite plusieurs hauts responsables des secteurs économique et financier, selon une source proche du FMI citée par l’APS. La visite de la directrice du FMI intervient après l’examen en janvier dernier par le conseil d’administration du FMI de la situation économique et financière de l’Algérie dans le cadre de l’article IV des statuts du FMI relatif à l’évaluation annuelle de chacun de ses pays membres.

    A cette occasion, le FMI a préconisé la préservation de la stabilité macroéconomique du pays et le développement d’une croissance solide hors hydrocarbures. Pour le FMI, qui table sur une croissance algérienne de 3,4% en 2013, contre 2,5% en 2012, il s’agit d’entreprendre de vastes réformes pour diversifier l’économie nationale, améliorer le climat des affaires, accroître la productivité et doper la croissance, notamment industrielle. L’autre point mis en évidence par l’institution mondiale est relatif au fait que la croissance économique enregistrée en Algérie n’est pas suffisante pour réduire fortement et rapidement le chômage.

    Le FMI cible également la dépendance à l’égard du secteur des hydrocarbures et des dépenses publiques, et la vulnérabilité du pays en cas de baisse prolongée des cours du pétrole. Pour remédier à cette situation, l’institution estime que l’Algérie n’a pas d’autre choix que de tirer profit de la hausse actuelle des prix de pétrole pour développer les secteurs potentiellement exportateurs et donc pourvoyeurs de devises afin de diversifier l’économie. Classée comme le pays le moins endetté des 20 pays de la région MENA, l’Algérie est dotée d’une situation financière extérieure confortable avec des réserves de change qui ont encore augmenté à 190,66 milliards de dollars à fin 2012, selon les chiffres publiés récemment par la Banque d’Algérie.

    Une situation financière qui lui a permis de participer à l’emprunt lancé il y a quelques mois par le FMI, pour un montant de 5 milliards de dollars. Suite à cette décision, Mme Lagarde avait exprimé sa reconnaissance à l’Algérie en saluant sa contribution financière qui s’est jointe à une action concertée entre les créanciers pour s’assurer que le FMI dispose de ressources suffisantes pour lutter contre les crises et promouvoir la stabilité économique mondiale.

    Zhor Hadjam
  • le non lieu de khalifa

    Le procès khalifa acte ii fixé au 2 avril

    Le président du tribunal criminel rejugera l’affaire

    Par : Nissa HAMMADI

    Mourad Medelci, Abou-Djerra Soltani, Karim Djoudi, Mohamed Terbeche, Abdelmadjid Sidi-Saïd et Mohamed Laksaci ne passeront à la barre que pour répondre à des questions supplémentaires et apporter quelques précisions que le juge estimera utiles.

    C’est l’actuel président du tribunal criminel et vice-président de la cour de Blida, Antar   Menouar, qui va diriger le procès en cassation de Khalifa Bank annoncé pour le 2 avril prochain. Le magistrat Antar  Menouar a plus de 25 ans d’expérience.
    Il a occupé auparavant le poste de président de la chambre pénale au niveau de la  même cour et a été, notamment, nommé procureur à Chlef et plusieurs fois juge d’instruction.
    Le procès de Khalifa Bank aura donc lieu  devant le tribunal criminel de Blida autrement composé, après l’acceptation par la Cour suprême, le 12 janvier 2012, des pourvois en cassation introduits, à la fois, par le ministère public et la défense.
    Au total, 78 pourvois en cassation ont été  validés par cette instance, alors que 17 autres accusés se sont désistés de ce droit.
    Il faut savoir que la Cour suprême se  prononce sur la forme et non pas sur le fond de l’affaire. Si le droit n’a pas été appliqué, si la procédure n’a pas été respectée et si elle estime que les questions ont été mal posées aux personnes impliquées, elle tranche en faveur de l’acceptation des pourvois en cassation. Ainsi, les hauts responsables cités dans cette affaire en tant que témoins durant le procès en première instance, tenu en 2007, garderont cette qualité. C’est ainsi que Mourad Medelci, Abou-Djerra Soltani, Karim Djoudi, Mohamed Terbeche, Abdelmadjid Sidi-Saïd et Mohamed Laksaci ne passeront à la barre que pour répondre à des  questions supplémentaires et apporter quelques précisions que le juge estimera utiles. A contrario, cette affaire va être rejugée en fonction de toutes les attributions que détient le tribunal criminel qui se conformera à l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, nous explique un avocat. “Cela sera un nouveau procès qui peut alléger des peines et aller jusqu'à l’acquittement dans certains cas, comme il peut  alourdir les peines”, ajoute notre source. Les convocations ont été déjà  envoyées à toutes les personnes impliquées dans cette affaire. Mais, hier, la date de ce procès n’était pas encore affichée au niveau de la cour de Blida.
    En mars 2007, 94 personnes étaient présentes dans le box des accusés. Une dizaine d’autres était en fuite, dont Abdelmoumen Khelifa. Ils ont été jugés  pour constitution d’association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance et falsification de documents officiels. La Banque d’Algérie avait, en effet, constaté, en 2003, un trou de 3,2  milliards de dinars dans la caisse principale de la banque Khalifa. Des peines allant jusqu'à la perpétuité ont été prononcées à l'encontre des principaux mis en cause.
    Le procès en appel de l’affaire Khalifa Bank se déroulera dans un contexte tout autre, caractérisé par une succession d’affaires de corruption dans lesquelles des responsables réputés proches du président de la République sont cités.
    Les dernières révélations sur la gestion de Sonatrach ont fait réagir le président  Bouteflika qui, dans une déclaration à l’occasion du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens et la nationalisation des hydrocarbures, a soutenu qu’il ne pouvait “passer sous silence ces scandales révélés récemment par la presse touchant la gestion de Sonatrach” et qui soulèvent sa “révolte” et sa “réprobation”, ajoutant qu’il avait “confiance en la justice pour tirer au  clair l’écheveau de ces informations, situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues  par notre législation”. L’enquête ouverte par le parquet de Milan a concerné le dossier Saipem.
    Les investigations de la justice italienne sont parvenues à établir des liens avérés avec des personnalités algériennes en poste au moment des faits et  soupçonnées d’avoir reçu des pots-de-vin. C’est la première fois que le chef de l’État se prononce sur une affaire précise, sortant ainsi du cadre du discours général et habituel sur la corruption.
    “Il faut situer les responsabilités avec rigueur et fermeté”, dit-il à l’adresse des juges algériens. De telles déclarations auront-elles un écho positif sur le terrain, sachant que le Syndicat des magistrats lui-même a reconnu, il y a quelques jours, que la justice était dépourvue de toute autonomie et dépendait du pouvoir exécutif ? Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), dans le rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme, a estimé lui aussi que l’indépendance de la justice en Algérie est tout simplement “absente”.
    On ne peut, à partir de la que s’interroger sur les véritables intentions du Président. Ira-il jusqu’au bout de ses promesses ou ses propos étaient seulement destinés à sauver la face, après le traitement rigoureux réservé par la justice italienne à cette affaire ? La tournure que prendra le procès Khalifa Bank acte II, celui de Sonatrach et l’autouroute Est-Ouest nous donnera certainement des indices précieux sur les desseins du président de la République.

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    A l'origine, un groupe de dix personnes et une caisse commune. L'un d'entre eux est attrapé la main dans la caisse. Il est sévèrement réprimandé par les autres, qui le condamnent à repeindre le goudron de l'autoroute Est-Ouest à la main. Quelque temps après, un deuxième est attrapé près de la caisse ; il est condamné à rester debout 6 mois en chantant Qassamen. Encore après, un troisième, encouragé par la tendance, se met aussi à triturer la caisse commune. Le doute s'installe chez les sept autres : deux d'entre eux estiment que ce n'est pas bien grave, il y a de l'argent pour tout le monde  trois pensent qu'il ne faut pas laisser ces pratiques s'installer ; les deux derniers n'ont pas d'avis, ils préfèrent le football. Finalement, le voleur est laissé en liberté surveillée. Entre temps, le premier des voleurs a fini sa punition et retrouve le groupe. Il apprend que trois d'entre eux ont fait la même chose que lui, mais que l'un n'a pas été puni.

    Il réclame justice, surtout que trois d'entre les autres pensent que le vol n'est pas forcément un crime, tout dépend de l'intention, par exemple de mettre ses enfants et ses maîtresses à l'abri. Avec ces trois, il entreprend de détourner une partie de la caisse, rejoints par un cinquième dont le chien a des problèmes de logement. Pendant que les quatre autres ferment les yeux pour éviter les incidents, le deuxième voleur finit sa peine et appuie les voleurs, c'est de toute façon l'argent commun. La majorité vient de changer  ; sur les dix, six sont pour le vol, quatre contre, et sur ces quatre, trois ont besoin d'une nouvelle voiture pour leurs femmes de ménage. En fin de parcours, sur le groupe de dix, neuf sont des voleurs et il ne reste pas grand-chose dans la caisse. Quand le seul non-voleur entreprend de compter ce qu'il reste, il est attrapé par les autres et puni. Mais personne ne sait qui a volé, l'acte est dissous dans la responsabilité collective. Le coupable, c'est forcément la caisse.

     

    Chawki Amari
  • Le jour d’après… pétrole

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Ainsi, les réserves en hydrocarbures conventionnels sont en train de diminuer et les puits ont vieilli. Il faut, donc, trouver d’autres gisements, creuser d’autres puits et exploiter d’autres hydrocarbures, non conventionnels, pour maintenir le niveau de revenu auquel l’État algérien s’est habitué. Auquel notre “économie” s’est accoutumée. Et nous aussi.
    Il faut bien que l’État continue à entretenir les salaires, indemnités et avantages des castes institutionnelles, à financer le Fonds spécial de retraite, à assurer des marchés publics aux entreprises et bureaux des “neveux”, à procéder à des effacements électoraux de dettes.
    Il faut bien que le monde des affaires continue de tourner dans le sous-développement comptable et fiscal. Tant que les recettes pétrolières continuent à autoriser le mépris de la fiscalité ordinaire, il n’y aura que le bureaucrate à corrompre. Et, le pot-de-vin se négocie plus aisément que le taux d’imposition.
    Il faut bien que nous, citoyens consommateurs, puissions continuer à réfuter tout rapport entre nos revenus et nos efforts, à maintenir — sinon à l’élargir — en l’état la palette de produits subventionnés, à sous-payer gaz, eau et électricité, à considérer que c’est à l’État de nous loger, d’importer plus de 60% de notre alimentation.
    Si rien n’est fait pour contrebalancer les effets à craindre d’une baisse de réserves et de productivité des puits existants, l’on pourrait peut-être avoir des difficultés à maintenir ce mode de vie, voire devoir y renoncer. L’État devrait renoncer à son armée de dignitaires du “décret”, au renouvellement fréquent de ses milliers de parcs automobiles ; les entreprises “stratégiques”, parce que pas rentables, devront apprendre à investir elles-mêmes dans leurs centrales, leurs avions, leur bateaux… Nous, citoyens, devrons réapprendre le travail, le revenu transparent, le juste prix…
    Mais l’État pense pour nous. Il pense à l’après-pétrole. Depuis toujours. Sauf que pour nos dirigeants, l’après-pétrole, ça a toujours été le pétrole. Et, cette fois-ci, aussi : après le pétrole et le gaz, ce sera encore le pétrole et le gaz : nouveaux puits, offshore, gaz de schiste… qu’importe. On a même déjà repéré et les gisements et les sous-traitants, croit-on savoir. Sans même une minute de débat sur les risques environnementaux de cette activité. Ne serait-ce que pour la forme… écologique. Mais l’on ne goudronne pas dans le parc d’El-Kala, l’on n’offre pas des concessions de chasse d’espèces protégées, l’on ne creuse pas le Tassili et le Hoggar… avec une telle aisance, si l’on perçoit un tant soit peu la notion d’environnement. La ressource immédiatement réalisable, comme on le dit en gestion financière, il n’y a que cela de vrai !
    À l’Indépendance, nos libérateurs avaient pris le pouvoir. Le patrimoine. Et le pouvoir de répartir ce patrimoine. Mais pas le pouvoir de construire et de produire. Cela n’a pas changé depuis. Leurs abus mis à part, il faut reconnaître qu’ils n’ont jamais exigé de nous de travailler. Et nous, mains tendues, nous en sommes encore à réclamer  notre part de patrimoine. Infiniment. Eux, et leurs renforts post-libération, ne savent que grappiller et dépenser. Et nous, à nos niveaux respectifs, aussi.
    Si le déclin pétrolier se confirme, l’on risque, tous, de mal nous réveiller de notre nonchalance cupide et cinquantenaire.


    M. H
    musthammouche@yahoo.fr

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    DILEM DU 26 FEVRIER 2013

  • Le retour de la main

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    Pendant que le Premier ministre Sellal rencontrait des notables à Illizi, des milliers de chômeurs tentaient de marcher de Ouargla à Hassi Messaoud pour exiger un travail. Le Premier ministre ne les a pas rencontrés, mais il a quand même pris une minute pour parler d'eux. Pour lui, il y a un groupuscule qui s'agite pour séparer le Nord du Sud, faisant marcher les Sudistes pour déstabiliser le pays. Certainement la main de l'étranger qui, après avoir détourné des milliards à Sonatrach, placé l'honnête Saïdani au FLN et envoyé ses enfants à l'étranger, s'attaque maintenant au Sud.

    On s'attendait à quelque chose de plus intelligent, de nouvelles mesures pour la création d'entreprises ou des baisses de charges sociales pour le recrutement de travailleurs, ou tout au moins des indications sur les équations et méthodes statistiques qui ont permis d'annoncer un taux officiel de chômage à 9%, record mondial. La confiance étant montée à l'envers, c'est à nous de dire à M. Sellal de ne pas s'inquiéter ; le Nord et le Sud sont unis, soumis à la même incompétence nationale, tous deux en colère contre la dilapidation des derniers publics et travaillés équitablement par la main de l'étranger. Du Nord au Sud, ils sont matraqués et arrêtés par la même police nationale et emprisonnés par la même justice nationale quand ils demandent quelque chose que le Premier ministre ne peut leur offrir.

    Seule différence, pour ces milliers de chômeurs qui ont marché pour demander une plus juste répartition des richesses : l'explication ministérielle de leur geste a valeur d'insulte. Si vous êtes chômeur et pas content de l'être, c'est simplement parce que vous êtes piloté par le diable. Alors qu'il est prévu dans le plan quinquennal de vous offrir du travail au Paradis. Certainement à creuser à la main les tranchées des rivières de miel dans lesquelles les dirigeants du Nord se vautrent déjà sur Terre.

     

    Chawki Amari
  • Deuxième partie : Le FLN, d'Abane Ramdane aux milliardaires de la tchipa



    Par Le Matin |

    Depuis un mois, les milliardaires se réunissent au vu et au su de tout le monde avec Belkhadem, au siège du FLN, une façon de répondre aux «autres», les gens du DRS… Selon El-Watan, ils auraient édifié leur quartier général à Sidi Yahia où ils se retrouvent chaque soir pour affiner la stratégie pour le quatrième mandat de Bouteflika. Ce sont eux qui ont réussi à imposer à la tête du FLN, mercredi 20 février, l’ancien président de l’APN, Amar Saïdani, poursuivi par la justice pour détournement des fonds de l’Etat dans l’affaire de la Générale des concessions agricoles, mais protégé par Bouteflika.

    Deuxième partie : Le FLN, d'Abane Ramdane aux milliardaires de la tchipa

    Jusqu'à cette mauvaise nouvelle venue du procureur d'Alger, il dormait avec la sérénité des hommes puissants. Il en était devenu un depuis ce merveilleux jour d’avril de l’an 1999, jour de sa seconde renaissance, celle qui le fit entrer dans le monde par la grande porte. C’était un jeudi, il faisait beau et le bon peuple jouait à faire semblant d'élire un nouveau président de la république qui avait, au préalable, été élu par les généraux. Sur les conseils avisés d'un ami avocat, il avait vaguement contribué à la campagne électorale du personnage. Ne rate jamais de miser sur les chevaux gagnants, lui avait-il soufflé à l'oreille. Ton argent, je le remettrai à Koudjiti. C'est l'homme de confiance de Larbi Belkheir. Et Larbi Belkheir, tu le sais… Il fera des petits, ton argent, tu verras…

    Aujourd’hui, on l’appelle "l’émir du Qatar de Annaba" et son enseigne est sur son front : député milliardaire Tliba Bahaeddine ; importateur, négociant, courtier, grossiste et vice président du groupe parlementaire du FLN, parti au pouvoir ! L'ami avocat avait vu juste : l'argent misé sur le candidat de l'armée avait fait beaucoup de petits. Il fait partie de ces nouveaux riches qui ont prospéré dans l’import et le marché informel, dans cette Algérie qui favorise l’économie douteuse au détriment de la production nationale, celle-là gangrénée par l'accumulation des capitaux non déclarés, la spéculation, l'absence de transparence, la corruption, du népotisme économique à l’ombre de Bouteflika et qui, aujourd’hui, avec l’argent du négoce, sont devenus décideurs politiques, solidement installés dans les rouages du pouvoir, forts de cette soudaine capacité à promulguer des lois et à en bloquer d'autres. Ils ont, entre autres, empêché l’adoption de l’impôt sur la fortune, décriminalisé la corruption, et stérilisé jusqu’aux lois de la République qui venait d’être votées, comme l’obligation de régler par chèque toute transaction d’un montant supérieur à 50 000 dinars ou la loi de finances complémentaires (LFC) destinée à réduire les importations. De quoi donc s’engraisserait la mafia de l’import sinon des achats massifs à l’étranger ?

    Aujourd'hui, les amis de Tliba ont investi le FLN. Ils sont venus de partout, de Blida, comme Ahmed Djellat, une grosse fortune de la ville des Roses, de Tébessa, ville de l’homme d’affaires Mohamed Djemaï, propulsé député et membre du Comité central, en un tour de mains. Mieux, nous dit Said Rabia d'El-Watan, le milliardaire Djemaï sera imposé après les élections législatives du 10 mai 2012 comme chef du groupe parlementaire avant que la contestation ne fasse reculer le choix de Belkhadem. Ils viennent de M’sila, comme le milliardaire, Dilmi Abdelatif, placé tête de liste du FLN lors des élections du 10 mai 2012, de Bouira, d'où est arrivé Cherif Ould El Hocine», un autre milliardaire, ancien militant du Parti du renouveau algérien (PRA), président de la Chambre nationale de l’agriculture, propulsé membre du comité central avant de se faire élire à l’APN sur la liste du FLN et finir ensuite président de la commission de l’agriculture au Parlement, selon El-Watan. Belkhadem a ouvert ses portes jusqu'aux milliardaires d'Adrar, tel Ali Hamel, une relation de Bouteflika et bien introduit dans la zaouïa locale. Ils sont la nouvelle classe politique de l’Algérie eltsinisée. L’interface avec l’islamisme. La seconde mâchoire avec

    Ces milliardaires forment l'état-major d'Abdelaziz Belkhadem et la base forte de Bouteflika.

    Sous ses dehors puritains, sa barbe de grand dévot et sa gandoura blanche du vendredi, l'ancien chef du FLN ne répugnait pas à goûter de cet argent douteux que proposent, sans panache, les affairistes troubles. Il l'avait accueilli en fanfare, un matin, dans son territoire d'Annaba, finançant son séjour dans un grand hôtel, multipliant banquets et méchouis, et s'aperçut, à sa grande surprise, que le chef du FLN, appréciait ces libéralités sans trop se soucier de leur provenance. En vérité, il n'y avait rien de surnaturel à l'affaire. Dans "Les geôles d'Alger", je raconte l'incroyable histoire d'un codétenu pas comme les autres, un certain H.,homme d'affaires énigmatique et dont un des cousins, le procureur H., m'a condamné à deux ans de prison. Promoteur immobilier qu'on dit peu scrupuleux, H. s'était retrouvé à la prison d'El-Harrach à la suite d'une sombre affaire de pot-de-vin impliquant des responsables de la wilaya d'Alger avant de se voir rattrapé par une seconde plainte encore plus sérieuse, l'impliquant dans la scandale du préfet Bouricha : il avait offert villas et voitures au préfet, en contrepartie de quelques milliers d'hectares de terre incessibles de la Mitidja ! Tout autre justiciable en aurait été sérieusement préoccupé. Pas El-Hadj. Richissime et influent personnage, il était sûr de ne pas s'éterniser en prison et le laissait même entendre. Sur son portable, le soir, l'appelaient d'éminentes personnalités, dont un général très puissant et… Abdelaziz Belkhadem ! De si solides amitiés avaient rendu H. à la sérénité : il attendait sans grande impatience, le jour de sa sortie, partageant son temps entre la belote et la lecture ostensible du Coran. Il n'avait pas tort : en dépit de tous ces forfaits, El-Hadj sortit de prison, un soir d'été 2005, complètement innocenté, après seulement quelques semaines de détention.

    Une page dans El-Khabar

    Quelle mouche a donc piqué le procureur d'Alger pour qu’il annonce, de la sorte, le «lâchage» des amis du clan présidentiel ? Il en passe des nuits blanches, lui, Tliba, qui dormait du sommeil du juste, avec même le sentiment de l'être vraiment, du sommeil du juste, avec même le sentiment de l’être vraiment puisque, ma foi, puisqu’il était du bon côté de la barre et qu’il s’obligeait à sa zakat, ses 5 prières quotidiennes et ses pèlerinages à La Mecque d’où il revenait, cela dit, chaque fois un peu moins dévôt. Mais cela suffisait à la paix de sa conscience.

    Voilà qu’avec ce foutu communiqué du procureur et cette affaire de Milan, l’arbre vacille. Avec la pègre pétrolière mondiale, celle-là qui est au cœur du scandale de BRC et qui, aujourd’hui, fait la une en Italie avec l’affaire Saipem, ils forment la seconde mâchoire qui étrangle l'économie algérienne. S’ils ont touché à Saipem, c’est qu’ils sont proches d’arriver jusqu’à eux. Un neveu trop bavard, un de ces intellectuels à la langue pendue, lui a chuchoté que cela pouvait mal se terminer pour la famille et qu’il en fut ainsi de la coterie eltsinienne qui entourait le président russe à la fin des années 90. Mais qu’avait-il à voir lui, avec les gens d’Eltsine ? A sa façon de s’accoutrer, il rappellerait plutôt un mandarin de Doha. Enfin, plus un mandarin de Doha que le puissant ministre Anatoli Tchoubaïs. Il a toujours voulu, du reste, ressembler à un mandarin de Doha. C’est en parlant d’eux que l'ancien premier ministre Ahmed Benbitour, dans un entretien à El-Khabar (10 décembre), dit : "La caste qui entoure Bouteflika a tout intérêt qu’il fasse un mandat à vie". L’ancien chef du gouvernement désignait "un groupe de personnes qui profite des largesses du président et de ses cadeaux, mais aussi de l'état de faiblesse du pays, de la corruption, de la mauvaise gestion, du gaspillage, et des immenses programmes d’investissements dont la source principale de financement sont les hydrocarbures. Ces gens ont tout intérêt que l'actuel président reste au pouvoir pour un quatrième et cinquième mandat, voire y rester à vie". Ils ressemblent à ces oligarques russes soudainement enrichis dans l’après Gorbatchev et qu’on a vus saisis de panique à l'idée de perdre leurs positions et, surtout, d'avoir à rendre des comptes, ils chercheraient à maintenir coûte que coûte Boris Eltsine au pouvoir. C’est bien vrai, ça ! Qu’ils ne touchent surtout pas à Bouteflika ! Ils vont guerroyer pour que rien ne change dans cette Algérie qui favorise, Dieu merci, l’économie douteuse au détriment de la production, surtout pas ce régime qui les préfère aux patrons investisseurs, qui leur aménage des portes cochères pour grignoter leur part de l’excédent financier : l’Algérie de Bouteflika ! Sans lui, ils ne seraient rien. Entre le premier et le troisième mandat de Bouteflika, dans un marché économiquement dérégulé, où l’on ne produit presque rien car presque tout est importé, même de la tomate concentrée en provenance…d’Arabie saoudite , les importations ont quintuplé, passant de moins de 10 milliards de dollars en 1999 à plus de 40 milliards de dollars à fin 2009 ! Et Bouteflika les préfère aux entrepreneurs investisseurs ! Comment ne pas se jeter corps et âme dans la bataille du 4è mandat ? En 2004, alors que les principaux patrons, dont Issad Rebrab, Réda Hamiani ou Omar Ramdane, réunis au sein du Forum des entrepreneurs, tergiversaient longuement (trois réunions successives) avant d'accorder leur "soutien" du bout des lèvres, à Bouteflika, eux donnaient sans compter. On ne voyait pas, en cette année-là, la formidable puissance qu’ils représentaient déjà, en coalition avec la pègre pétrolière mondiale. En 2009 déjà, pour le troisième mandat, ils s’étaient faits moins discrets, y allant encore plus franchement. Ce sont eux, les nouveaux milliardaires de l'économie informelle, qui avaient pris en charge la logistique du siège de campagne du candidat Bouteflika. Ils avaient tous payé, le soutien logistique, le transport, le traiteur, le téléphone, les supports de communication, les affiches, les posters, les tee-shirts, les fascicules… Ainsi, la «villa blanche», la compagnie de sécurité privée, les supports médias, les lignes téléphoniques mobiles, le transport et même le site internet officiel (bouteflika2009.com), appartenaient à l’homme d’affaires Rédha K., 36 ans,réputé proche du frère du Président, Saïd et dont le père, Ahmed K., avait fait fortune dans l'importation de ronds à béton dans les années 1990.

    Le poing et les dobermans

    Non rien ne doit changer. Et pour cela, la troupe de milliardaire sait donner du dinar et du poing. Le dinar pour se faire élire. Le dinar pour faire élire Bouteflika. Le poing pour neutraliser les adversaires de Bouteflika. Le député milliardaire Tliba Bahaeddine dispose d'hommes de main mafieux et de troupes de voyous prêts à casser de l'opposant. Selon une source proche du parti, c'est lui qui a fourni, lors de la réunion du Comité central du 15 juin dernier, les baltaguias, ces voyous qui ont empêché un bon déroulement de la réunion et permis le maintien de Belkhadem. Le poing comme avec le mouhafadh FLN de Annaba, Mohamed Salah Zitouni, adversaire de Belkhadem et un des chefs de file des redresseurs. Zitouni s'est retrouvé à l'hôpital pour traumatisme et blessure au visage. Il accuse Tliba Bahaeddine d'être le commanditaire de cet acte de violence qu'il a fait commettre par des voyous d'Annaba.

    Quant au dinar, il ne manque pas. Il sert aussi à achèter des voix qui en feront les édiles de la nation, le droit de siéger dans les plus hautes instances de l'État, dans les assemblées et probablement au sein même du conseil des ministres. L’argent de l’informel sert à ça : corrompre et pervertir le choix populaire. Inutile pour le citoyen électeur de désigner ses représentants au sein des instances de l'État. Les nouveaux riches le font à sa place. Pour eux, les élections ne sont qu'un souk où tout se monnaye, la place de député, de maire, de chef de parti ou de ministre. Les choses ont atteint un tel stade de gravité que même la Commission nationale de surveillance des élections locales (Cnisel) vient de reconnaître que les municipales du 29 novembre 2012 – tout comme les législatives de mai 2012 - ont été perverties par "l'argent sale" qui a "influencé lourdement sur le résultat du scrutin". Mais qu'ils soient pervertis par l'argent sale ou les fraudes politiciennes, quelle différence ? Aujourd’hui tout a un prix, disent-ils. Même le FLN d'Abane Ramdane et Ben M'hidi ! C'était couru, diraient certains. Le parti avait commencé par l'hégémonisme et le recrutement des malfrats chargés de liquider les adversaires, dont les hommes de Messali Hadj. Il retourne à ses malfrats. Oui, chaque chose a un prix.

    Tliba Bahaeddine s’est distingué en fin novembre 2012 en s’offrant une page publicitaire en couleur dans un grand quotidien algérois et dans laquelle il exhortait le président Abdelaziz Bouteflika à se présenter pour un quatrième mandat. Une non réélection de Bouteflika serait une catastrophe sans nom pour eux. La page publicitaire achetée par Tliba dans El-Khabar, appelant Bouteflika à se présenter en 2014 était le signe d’une nouvelle stratégie. Finie la discrétion ! Depuis un mois, ils se réunissent au vu et au su de tout le monde avec Belkhadem, au siège du FLN, une façon de répondre aux "autres", les gens du DRS… Selon El-Watan, ils auraient édifié leur quartier général à Sidi Yahia où ils se retrouvent chaque soir pour affiner la stratégie pour le quatrième mandat de Bouteflika. Ce sont eux qui ont réussi à imposer à la tête du FLN, mercredi 20 février, l’ancien président de l’APN, Amar Saïdani, poursuivi par la justice pour détournement des fonds de l’Etat dans l’affaire de la Générale des concessions agricoles, mais protégé par Bouteflika. Amar Saïdani, comme Mohamed Bouricha, wali de Blida, comme Mohamed Rédha Hemche, neveu de Chakib Khelil ministre de l’Énergie, et chef d’orchestre des plans de détournement de l’argent de Sonatrach et des contrats douteux, Saidani est le prototype de kleptocrates venus dans le sillage de Bouteflika. C'est ça, l'esprit de "famille" !

    Mohamed Benchicou

    Prochain article : Plus forts que le DRS ?

    Lire : Première partie : Il est bien tard, Monsieur le procureur d'Alger...

  • Algérie : des papas roitelets aux fistons princiers

     


    Par Le Matin 

     

     

    En Algérie, la gouvernance était toujours une affaire de famille. A commencer par cette fausse famille révolutionnaire, qui continue à se partager et le pouvoir et la rente.

     

    Mohamed Bedjaoui, ancien ministre des Affaires étrangères cité dans l'affaire de pots-de-vin Sonatrach-Saipem. Mohamed Bedjaoui, ancien ministre des Affaires étrangères cité dans l'affaire de pots-de-vin Sonatrach-Saipem.

     

    Géniteurs et progéniture, papas et fistons, tontons et neveux, se comportent en roitelets et en princes. Epouses et frangines, tatas et nièces, maîtresses et amantes, se voient des reines et des déesses. Alors il n’y pas à s’étonner devant un tel scandale impliquant un rejeton d’un tel haut cadre. Il n’y a point de surprise qu’un neveu d’un ministre détourne des sommes énormes. Il n’y a, encore, point de stupéfaction qu’une femme d’un élément de la sécurité s’empare de l’immobilier des autres. Dans leur subconscient, ils sont tous membres de la famille régnante.

     

    C’est le royaume de l’imposture et du mensonge. De l’injustice et du mépris. Et la fausse famille a la main sur tout ce qui bouge, tout ce qui se trame, tout ce qui se projette et tout ce qui est lié à l’argent. Ils sont gourmands et insatiables. Alors, ils trafiquent, manipulent, combinent et manoeuvrent. Ils s’allient, s’associent, s’arrangent et se protégent. Leur clan, se consolide ainsi, il se soutient et il se solidarise. Pour eux, il n’y a point d’opprobre ou de déshonneur quand une affaire "banale" de détournement ou de corruption éclate. Pis, elle représente un coup de génie que l’un des leurs aura accomplie avec brio ! Ne s’agit-il pas de la famille régnante ?

     

    Maintenant que cette affaire impliquant le neveu prince de son excellence ex-ministre Bejaoui, est connu, il est peu probable que le clan se désolidarise. C’est l’énième scandale et le bloc est toujours uni, solidaire et arrogant. Bien avant, d’autres affaires du même genre se sont produites sans pour autant que le bloc hermétique de cette horde, ne soit inquiété ni disloqué. Car le roi des roitelets, était lui-même impliqué dans l’affaire de la gestion des reliquats des ambassades au temps où il dirigeait le ministère des Affaires étrangères. La famille faussement monarque alors, intercéda auprès du président de l’époque, roitelet qui a remis les pleins pouvoirs à sa majesté la reine Hélima, pour que la décision de la cour des comptes, fût annulée.

     

    Idem pour le prince rejeton du général majesté Nezzar qui n’avait pas été inquiété quand il eut agressé le célèbre chroniqueur Sid Ahmed Semiane (SAS). Mohamed Benchicou paya de deux ans de prison ferme, parce que l’ex-puissant ministre, seigneur de l’intérieur, le voulait pour punir le journaliste. Celui-ci, avait osé, pour rappel, rapporter l’implication de la duchesse femme de son excellence Nounou dans une spoliation d’un immeuble algérois. Le scandale de l’autoroute Est-Ouest, n’a pas angoissé outre mesure le responsable du département des travaux publics, en l’occurrence le sire Ghoul. Il est toujours en poste, royalement reconduit, et il jouit de la protection de la tribu qui l’intronise majestueusement à la tête d’un parti politique. Et ce ne sont pas les scandales qui manquent avec l’impunité flagrante qui suit.

     

    Au bas de l’échelle de cette famille mensongèrement monarque, les prolongements sont désastreusement troublants et provocateurs. Le wali se voit un potentat, le chef de daïra un duc, le gendarme ou le policier un sire. Leurs familles aussi, largesse et avantage obligent, perpétuent le sentiment d’appartenir à la monarchie d’en haut, par le mépris qu’elles affichent au reste de la populace.

     

    Il y a également, le dieu de l’import-import, la déesse de l’inculture, le souverain du vol et du détournement, la divinité du mensonge et de l’imposture. Et aussi, il existe le roi du trafic, le prince de l’incompétence et surtout les émirs de l’intolérance.

     

    Zoubir Zerarga

  • Assassinat d'Ali Tounsi : lourdes accusations contre Yazid Zerhouni

    Par Le Matin |
     

    L’affaire de l'assassinat d'Ali Tounsi dans son bureau à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) patine. Mais la sortie de l'avocat de la famille d'Oultache risque de bouleverser la donne et d'emporter plusieurs personnalité, notamment l’ex-ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zrhouni, directement mis en cause par l’avocat du présumé assassin.

    Nourdine Yazid Zerhouni Nourdine Yazid Zerhouni

    Le clan présidentiel cumule affaires de corruption et scandales. Il y a les énormes scandales Sonatrach/Saipem, Snc-Lavalin, les pots-de-vin de l'autoroute Est-Ouest, BRC, et voilà maintenant que l'assassinat d'Ali Tounsi éclabousse l'un des plus proches et hommes lige de Bouteflika : Yazid Zerhouni.

    Selon l’avocat du présumé assassin d’Ali Tounsi, Me Tayeb Belarif, qui s’exprimait dans les colonnes d’El Khabar, Noureddine Yazid Zerhouni a dissimulé des documents qui se trouvaient dans le bureau de l’ancien DGSN, quelques temps après son assassinat.

    "Le jour de l’assassinat, des témoins ont affirmé avoir vu Zerhouni sortir du bureau de Ali Tounsi avec un dossier entre les mains". Un dossier qui ne sera jamais remis à la justice par l’ancien ministre de l’Intérieur. Avec ces nouvelles donnes, la famille d’OuIltache Chouaïb, tente de confirmer la gestion politique du dossier de l’assassinat d’Ali Tounsi. Elle assimile cette affaire à toutes les autres affaires de crime politique et de gestion politicienne de la procédure judiciaire. L’avocat d’Oultache s’interroge, par ailleurs, sur les raisons qui ont emmené Zerhouni sur le lieu du crime, avant même l’arrivée du Procureur de la République et des enquêteurs. A-t-il un lien avec le crime ? Seule la justice, si elle fait son travail, pourra confirmer ou infirmer cette donne.

    Me. Tayeb Belarif ne s’est pas contenté seulement d’impliquer Zerhouni dans le crime. Il affirme que des témoins ont vu, le jour du crime, "des sacs remplis d’argent évacués du bureau d’Ali Tounsi", en présence, affirme l’avocat, "de Noureddine Yazid Zerhouni et en l’absence du Procureur de la République". Sur un autre registre, l’avocat d’Oultache dénonce le fait que l’autopsie de la victime ait été pratiquée à la clinique de la DGSN, aux Glycines, et non pas au CHU Mustapha d’Alger. Il se pose la question sur les raison qui ont fait que le corps de la victime a été pris en charge par des policiers et non pas par des médecins légistes. Pour apporter plus d’éclaircissements sur cette affaire, l’avocat a demandé au juge de convoquer Noureddine Yazid Zerhouni à la barre pour des explications. Une demande qui risque bien d’attendre longtemps…

    R.N./Siwel

  • Les longues pistes glissantes

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    Si les hauteurs ne s'enneigent que rarement et pendant une courte période, il y a quand même une fédération de ski en Algérie. Avec un budget de fonctionnement de 8 millions de dinars, soit l'une des plus petites subventions du ministère de la Jeunesse et des Sports. Et si l'on pourrait parler longtemps de l'adoption par le haut de Amar Saïdani au FLN, on oublie qu'à toutes les échelles, les mêmes pratiques ont cours. Ainsi, pour cette si petite fédération de ski, des élections du bureau viennent d'avoir lieu comme pour les autres fédérations, afin de le renouveler.

    A l'image de ce qu'il se fait plus haut, les mêmes outils ont été utilisés, documents falsifiés, procurations abusives, élimination illégale des candidats potentiels et obstacles administratifs de toutes sortes pour bloquer l'apparition de nouvelles têtes. Résultat, le même bureau, dont la moyenne d'âge dépasse les 50 ans, a été réélu. C'est-à-dire que même dans une aussi petite fédération, à travers un sport que peu d'Algériens connaissent ou soupçonnent d'exister dans leur pays, les méthodes restent les mêmes, on truque les élections pour garder la même équipe vieillissante. Mais pourquoi ? Pour 8 millions ? Pas forcément, mais comme ailleurs, pour les avantages, voyages à l'étranger et frais de mission. On ne sait pas si le nouveau ministre, censé s'occuper tout autant du sport que de la jeunesse, est au courant de ces pratiques.

    Mais à l'image des autres fédérations, il devrait s'inquiéter que la majorité des bureaux soient squattés par des retraités, empêchant l'air d'y entrer. Il y a quelque temps, un courant de jeunes au FLN a vu le jour, censé venir arbitrer le conflit au sein du vieux parti. Fausse piste, c'est finalement le multimilliardaire Saïdani, 63 ans, qui dirigera, descendu de son exil forcé pour accusations de vol, sur des skis préfabriqués. Il y a des gens sur qui la neige jamais ne tombe.

     

    Chawki Amari