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  • Les autorités françaises lui refusent un visa

    Le syndicaliste Rachid Maalaoui pointe du doigt le pouvoir algérien



     

     

    Les autorités françaises refusent d'accorder un visa au président du Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (Snapap) et membre fondateur de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (Cncd), Rachid Maâlaoui. À l'origine de cette affaire, une facture hospitalière de 16 000 euros que la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés en Algérie devait prendre en charge. « En visite en France en 2006, je suis tombé gravement malade et j'ai dû être hospitalisé. On a fait toutes les procédures avec le consulat d'Algérie en France pour que la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés rembourse l'hôpital. Ce qui n'a pas été fait jusqu'à maintenant. J'ai moi-même contacté la caisse et le ministère du Travail mais je n'ai eu aucune réponse », explique Rachid Maâlaoui dans une déclaration à TSA. « Pourtant, une convention existe entre les deux pays. Elle stipule la prise en charge de tout fonctionnaire ayant une maladie contagieuse », ajoute‑t‑il. Les autorités françaises exigent ainsi le remboursement de la dette avant la délivrance du visa.
     
    Pour M. Maalaoui, le pouvoir algérien aurait saisi cette occasion pour l'empêcher de voyager à l'étranger et d'entretenir le contact avec les organisations syndicalistes internationales. « Actuellement, je suis à Bruxelles pour une rencontre autour de la question algérienne au parlement européen. Il a fallu l'intervention de la Commission pour qu'on me délivre un visa pour la Belgique afin que je puisse assister à la rencontre », précise‑t‑il.
     
    Le Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien (Cisa) dont Rachid Maâlaoui est l'un des fondateurs avait saisi la commission de recours puis le tribunal de Nantes qui n'a toujours pas rendu sa décision, selon notre interlocuteur.
  • Machiavel et l’Etat-DRS

    Par

     
    Machiavel et l’Etat-DRS

    A défaut de nous rassurer sur la santé de la démocratie en Algérie, la commission Bensalah nous aura au moins tranquillisés sur celle de Miloud Brahimi. L’homme de loi n’a, par bonheur, rien perdu de ses opiniâtretés dont celle-là qui voudrait que la gloire d’un bon avocat consiste à gagner de mauvais procès. Miloud, qui en a remporté de désespérés, plaide aujourd’hui pour réhabiliter le rôle de l’armée dans la vie politique en la proclamant « garante de l démocratie », selon le modèle turc. L’épreuve est loin d’être gagnée même si on entend déjà des esprits chagrins rétorquer que, pour un maître du barreau habitué à défendre de douteux importateurs et d’obscurs spéculateurs, l’affaire revient, in fine, à juste changer les noms.
    Plus sérieusement, la chose renvoie quand même à une question de crédibilité.

    Ne sommes-nous pas devant un scénario 2004 bis ? Avant de prétendre gagner un rôle à la turque, les chefs de l’Armée seraient bien inspirés de regagner le crédit perdu en avril 2004. Sans doute l’art de la politique se réduit-il souvent à tirer parti de la piètre mémoire des hommes, mais il ne faut pas mésestimer le poids des souvenirs. L’épisode de 2004 a laissé des blessures profondes. Miloud représente-t-il l’élite oublieuse ? Le 28 avril de cette année-là, j’écrivis une de ces maudites chroniques prémonitoires dont je cite ces lignes « N'en parlons plus. La catégorie d'Algériens qui espérait que l'arbitre militaire allait empêcher ce hold-up électoral qui consiste à se faire élire par le démarchage de zaouïas et l'usage exclusif de la télévision nationale et de l'argent de l'Etat, cette catégorie a fini par donner raison à Georges Brassens : « Les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons, ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb. » Dans un spasme de subtilité, la hiérarchie militaire a sans doute estimé qu'il est préférable de se faire juger sévèrement par une partie de l'opinion nationale plutôt que par des magistrats de La Haye. Sa « neutralité » obstinée, en dépit d'une fraude flagrante avant et pendant le scrutin, devrait, selon les stratèges des Tagarins, lui faire bénéficier des standards démocratiques des armées européennes, donc de la débarrasser de cette handicapante réputation d'armée putschiste qui lui colle à la peau et qui a fait de nos généraux la proie d'innombrables procureurs occidentaux. Le calcul n'est, ceci dit, ni génial ni habile. En plus de ne pas sortir grandie d'une bataille pour la survie démocratique qu'elle a refusé de livrer, l'armée algérienne vient de perdre ses principaux soutiens dans la société algérienne, ces élites aujourd'hui dupées et qui, hier encore, démontaient les thèses du « Qui tue qui ? » en faisant écran entre les propagandistes et les chefs militaires algériens. L'affaire ne tient pas seulement à une banale tromperie, ce qui, après tout, relèverait de la brouille passagère. Elle est infiniment plus lourde. En favorisant l'élection de Bouteflika, c'est-à-dire d'un candidat qui a affiché ouvertement ses préférences pour l'islamisme et la « réconciliation » avec les groupes terroristes, la hiérarchie militaire semble avoir brisé le seul lien, complexe et controversé, qui la liait encore à la société républicaine, cet héritage janviériste qui, tout discutable qu'il fut, a servi de serment de guerre quand il fallait défendre ce qui apparaissait indéfendable, à commencer par les généraux. Cette alliance, laborieusement nouée autour d'une certaine idée de la République, semble avoir vécu. Rien ne sera plus comme avant. »

    Nous y sommes…

    Aussi le général Nezzar, qu’on entend beaucoup ces jours-ci et qui aimerait tant être écouté, devrait-il se rappeler, lui l’auteur d’un pamphlet contre Bouteflika qu’il a récusé, que l’inadvertance est un défaut de civil. Un chef militaire devrait, lui, toujours savoir se prémunir des mauvaises surprises.

    Alors sommes-nous pas devant un scénario 2004 bis ? A l’époque il s’agissait de donner crédit aux élections. Aujourd’hui il faut assurer crédit aux « réformes ». Qui souhaite vraiment que l’Armée apparaisse comme la protectrice de la démocratie ? C’est que Miloud est desservi par cette malhabile synchronisation qui lui a fait formuler une thèse déjà dite la veille, certes avec infiniment moins de talent, par Farouk Ksentini. Passer derrière un personnage qui n’est pas réputé pour son esprit d’indépendance,installe la fâcheuse impression d’être en face d’une symphonie dirigée par un chef d’orchestre caché derrière les rideaux. Et le doute s’installe d’autant mieux que le même Ksentini s’est distingué par une remarquable appui à l’abrogation de l’article 74 de la Constitution qui limitait le mandat présidentiel (quotidien l’Expression du 23 février 2009). Mais alors comment se réveille-t-on, brusquement, en 2011, avec la noble idée de vouloir « protéger la constitution des aléas électoraux » ?Qui souhaite vraiment que l’Armée apparaisse comme la protectrice de la démocratie ? On serait tentés de répondre : « Bouteflika » !Rien de mieux, en effet, qu’une annonce d’une future caution de l’Armée pour redonner aux « réformes » du président les couleurs dont elles pourraient manquer aux yeux de l’élite trahie en 2004 et à ceux de Washington.

    Sans vouloir faire insulte à nos amis, il est du domaine du probable que le chef de l’Etat (et ses alliés, y compris militaires) soit derrière ce nouveau stratagème.

    C’est que Bouteflika est un pur personnage machiavélien, non pas un de ces gouvernants communément subtils et ordinairement roublard qu’on appelle« machiavélien » par abus de langage, mais un vrai Prince tel que l’a décrit Nicolas Machiavel, un vrai homme de pouvoir, le seul, sans doute, dans le Maghreb, peut-être dans le monde arabe, le seul à maîtriser à ce point les fondements du pouvoir dans sa vraie dimension machiavélienne : prendre le pouvoir et le garder.

    Car ce qu’on omet de dire, et de le dire ouvertement, c’est que nous sommes en face d’une stratégie de pouvoir absolu de la part d’un homme qui ne semble vouloir reculer devant rien et dont on voudrait aujourd’hui dresser un portrait de « réformateur. »

    De quelles réformes parle-t-on ? Bouteflika n’est intéressé que par le« bouteflikisme », c’est-à-dire le pouvoir perpétuel, le sien et celui qu’il lèguerait à son frère Saïd. Il n’a aucune conscience du chaos qui se prépare, insouciant de la formidable « accélération de l’histoire qui promet de balayer toutes les dictatures », comme l’a remarqué Ali Yahia Abdenour. Bouteflika est un homme absorbé par l’’exercice du pouvoir absolu, un homme dont Ali Yahia Abdenour dit qu’il serait « prêt à sacrifier la patrie pour lui-même » (Interview à Liberté du 5 mai)

    Le malentendu majeur c’est d’avoir détaché Bouteflika du processus historique de la formation de ce qu’ils appellent « l’Etat DRS ». Autocrate installé pour la vie, sur le trône, Bouteflika n’est pas contre « l’Etat DRS », puisqu’il en est l’un des principaux architectes.Comment Mehri pouvait-il croire qu’il allait détruiresa propreœuvre ?Bouteflika est contre l’état-drs des « autres », l’état-drs qui n’est pas le sien ! Il ne veut pas de « réformes démocratiques », mais d’un état hégémonique où il serait le seul maître. Il ne veut pas d’alternance, il veut le pouvoir absolu et éternel.Il lui fallait juste traverser sans dommages ces révoltes arabes qui risquaient de l’emporter.

    Et lorsque Ali Yahia Abdenour lance :.« Bouteflika ne veut pas être le pouvoir mais le système politique comme c’était le cas de Houari Boumediene ou Fidel Castro à Cuba », lorsqu’il dit que« Bouteflika.veut diriger tout le monde, y compris l’armée » et que« C’est là le problème de fond » (2), quand il dit cela, il dit tout : Bouteflika veut abattre « l’Etat DRS »non pas pour rétablir la démocratie mais pour le remplacer par son propre « l’Etat DRS ». Pour installer le bouteflikisme. Lui, son frère …Machiavel indique que, lorsqu’on conquiert un Etat, il faut s’assurer « que la lignée de leur ancien prince soit éteinte », sous peine de voir quelques temps plus tard resurgir un héritier légitime qui souffle la place

    Comme le Prince de Machiavel, Bouteflika ne postule pas au pouvoir. Il est le pouvoir. Le pouvoir au sens où l’entend Machiavel : absolu et éternel. Celui obtenu par le clan d’Oujda en 1962, par la violence et le coup de force contre le gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA). Ce pouvoir dont il se dit le seul légataire après la mort de Boumediene: « J’aurais pu prétendre au pouvoir à la mort de Boumediene, mais la réalité est qu’il y a eu un coup d’Etat à blanc et l’armée à imposé un candidat », il parlait de la succession dans le cadre du clan.Il a ébahi le général Nezzar « Boumediene m’a désigné comme son successeur par une lettre-testament qu’il a laissée avant sa mort. Cette lettre se trouvait à un moment donné aux mains d’Abdelmadjid Allahoum. Qu’est devenue cette lettre ? Je voudrais bien le savoir, car je l’ai vue cette lettre ! »

    La force de Bouteflika, c’est la force des véritables créatures de pouvoir : l’amoralité.

    Comme tous les vrais personnages machiavéliens, Bouteflika n'est pas à proprement parler immoral. Il est amoral en ce sens qu'il est au-dessus de la morale ordinaire. Seule compte l’efficacité. Garder le pouvoir.Le grand principe de Machiavel.

    Oui, sans vouloir faire insulte à nos amis, il est du domaine du probable que le chef de l’Etat (et ses alliés, y compris militaires) soit derrière ce nouveau stratagème.

    Il y a un récent précédent.

     

    La lune

    Au plus fort de la révolution du Jasmin, quand la rue d’Alger criait « Bouteflika dégage », le chef de l’Etat a magistralement joué de l’obsession anti-DRS pour obtenir un répit, juste d’un répit face à la rue endiablée. D’une nouvelle réputation qui le distingue de Ben Ali, une nouvelle image, bref quelque chose qui le déculpabilise. Le temps de laisser passer l’orage arabe. Il a fait croire. « Gouverner, c’est faire croire », a dit Machiavel. Bouteflika ne l’a jamais oublié. Fin janvier, il fait savoir que son départ livrerait l’Algérie aux « rapaces militaires », que lui, regardez bien, lui ce n’était pas Ben Ali, mais juste un patriote prêt à démocratiser l’Algérie d’ici 2012, s’il n’y avait les « autres » …Les généraux, le DRS…Il a les bras ligotés…Il a fait dire à Louisa Hanoune qu’il était même disposé à installer une assemblée Constituante,à tout bouleverser, s’il avait des soutiens...Il juste besoin d’un an…Juste un an…Rien qu’une une année pour conduire des « réformes profondes » qui libéreraient enfin l’Algérie des griffes du DRS.Aussitôt, la dame du PT s’enflamma et se répandit dans Alger avec la nouvelle du jour « Bouteflika, partisan de la Constituante »et, bingo !, Abdelhamid Mehri se fendit aussitôt d’une lettre émouvante à« frère Bouteflika », une lettre absolutrice qui le blanchissait de tout et qui, miracle,le proclamait« père de la nation », lui proposant, tel un nouveau Mandela, de superviser de sa stature une « transition démocratique » durant l'année qui séparait l'Algérie du 50e anniversaire de son indépendance. Devant tant d’émotion, Aït Ahmed versaquelques larmes et se mit à rêver tout haut d’un « cinquantenaire de l’indépendance qui verrait de nouveau le peuple algérien, fier de son passé et rassuré sur son avenir … »

    Bouteflika était prêt à promettre la lune à tous ceux qui lui épargneraient le sort de Ben Ali. La lune ou quelque chose de dément, comme dirait Caligula. La Constituante, la démocratie, l’alternance, le bonheur…Enfin, quelque chose qui le déculpabiliserait. Oui, Bouteflika s’était dit prêt à être Mandela,Mirabeau, Barnave, Cazalès et même l'abbé Maury, pourvu qu'il reste un peu Louis XVI et plus du tout « Bouteflika l’indésirable », « Bouteflika dégage ! », quelle infamie !. Oui, laissait-t-il entendre, il laissera les représentants du peuple décider de l'avenir, il abolira les privilèges féodaux, il réhabilitera le tiers état, il supprimera tous les titres de noblesse, pourvu qu'il demeure roi.Le temps que se taise le vacarme d’une révolution qui a déjà emporté trois dictateurs arabes.

    Le temps de casser la CNCD.

    Aït Ahmed avait réagi exactement comme l’avait prévu Bouteflika.

    A la mi-février, il fait savoir qu’il n’est pas pour le départ de Bouteflika. Il donne l’ordre à Bouchachi de quitter cette CNDC qui persiste à prendre Bouteflika pour cible. La coordination explose. Bouchachi tient le langage que souhaitait faire entendre Bouteflika . « La démission de Abdelaziz Bouteflika n’est pas nécessaire… Je pense qu’il faut être pragmatique : c’est un changement qui peut se faire avec le pouvoir. On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera. » (Interview au site Maghreb émergent)Mehri surenchérit : « Non, je ne demande pas le départ de Bouteflika. »

    En pleine émeutes arabes, alors que la rue algérienne bouillonnait, Bouteflika trouve des avocats à sa cause. Et des avocats crédibles pour l’opinion internationale et la Maison Blanche. A l’heure où les tyrans chutent face à la rue survoltée, quoi de plus salutaire qu’une gloriole dite parles plus anciens, les plus subtils, en tout cas les moins suspects de collusion avec le pouvoir ? C’est cela, le but de la politique, pour Machiavel, ce n'est pas la morale mais la réussite : obtenir et conserver le pouvoir ! Le prince n'a pas à être juste. Il suffit qu'il le paraisse. La politique est un art de la dissimulation au nom de l'efficacité. Et l’efficacité, ici, c’est s’assurer de sa propre succession pour 2014 !

    Mais ça, c’est une autre histoire…

    M.B.

  • Faire et défaire des affaires

     

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    Trente-six millions de consommateurs, une immense façade maritime et une position géographique idéale, au centre du centre. De d’argent qui circule, chez les opérateurs publics ou privés, et même chez les jeunes chômeurs qui peuvent par une simple demande Ansej être crédités de 1 milliard, presque sans apport, soit 100 000 dollars. L’Algérie est en théorie ce que l’on appelle un marché, c’est-à-dire un territoire humain où l’argent circule plus que les idées, les produits plus vite que les valeurs et où la demande reste plus forte que l’offre. Pourtant, personne ne se risque vraiment dans cet espace hétérogène où le vent change de direction chaque jour, les interlocuteurs de visage chaque mois et les lois sur l’investissement chaque année.

    Ce qui explique le récent classement du pays à la 136e place sur 182 nations pour le bon climat d’affaires. Sans revenir sur les raisons qui ont placé l’Algérie en bas de tableau et en oubliant les derniers aveux en forme d’euphémismes du Premier ministre sur «des améliorations à faire», il faudrait se demander pourquoi une nation riche n’arrive pas à se légaliser, se formaliser et attirer de l’argent au bénéfice de tous ? Un pays de pirates dirigé par des corsaires ? Territoire sans contrôle où l’ombre est plus rentable que la lumière ? Destination volontairement créée pour les mafieux, mais pas pour les hommes d’affaires sérieux ? La réponse n’est pas simple, tant les législateurs s’évertuent à instaurer des lois et des organismes de contrôle assez flous pour permettre d’activer légalement en toute illégalité.

    Le résultat est connu, l’Algérie produit massivement de l’argent, mais dans des mondes parallèles, crée de nombreux milliardaires, mais qui ne payent pas d’impôts et génère de la richesse informelle en appauvrissant les statistiques officielles. Equation diabolique,
    le riche n’aime pas l’Etat et l’Etat méprise le pauvre.

    Chawki Amari
  • «SERVICE CIVIL» DE «CARNAVAL» Les résidents claquent la porte

    ILS QUALIFIENT LA COMMISSION

    Les médecins résidents sont unanimes : le caractère obligatoire du service civil doit être abandonné. A l’issue de l’assemblée nationale tenue à Tlemcen, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) décide de claquer la porte de la commission service civil pour, disent-ils, mettre un terme à la mascarade.
    Nawal Imès- Alger (Le Soir) - Le vote effectué vendredi à l’occasion de l’assemblée nationale a été sans appel : 75% des résidents ont réaffirmé que l’abrogation du service civil n’était pas négociable. Après avoir siégé dans la commission dite des «sages» installée par la tutelle pour tenter de trouver une alternative, les résidents claquent sa porte arguant qu’ils ne pouvaient participer à une telle mascarade. Le Dr Yellès, porte-parole du Camra, estime que la dernière réunion tenue au siège du ministère de la Santé ne laissait présager aucune solution. En effet, face à des personnes présentées comme des notables et à des élus du sud du pays, les résidents ont eu droit à un procès en bonne et due forme. Les membres de ladite commission leur ont clairement signifié que leur refus d’accomplir le service civil dans le Sud aurait comme conséquence des soulèvements populaires. Un dialogue de sourds que refusent de continuer les résidents. Au final, le service civil n’est pas la seule revendication en suspens. Toutes les revendications ayant trait à l’aspect pédagogique n’ont eu comme seule réponse des engagements verbaux. Idem pour le statut. Ce qu’exigent les résidents, c’est que les engagements pris concernant le volet pédagogique soient écrits noir sur blanc pour pouvoir être appliqués. Ils exigent également que le statut du résident soit publié au Journal officiel. Pour l’heure, même les procès-verbaux des différentes réunions ne leur sont pas remis. Une situation qui ne plaide pas pour l’apaisement. Dès mercredi, les résidents feront une autre démonstration de force. Ils organiseront un sit-in à l’intérieur du CHU Mustapha pour dire toute leur détermination à poursuivre le mouvement.
    N. I.

  • La colère des pharmaciens

    Les pharmaciens de la wilaya de Tipasa viennent de lancer une pétition, qui a reçu une large adhésion, pour dénoncer les autorisations accordées par la DSP pour l’installation de nouvelles officines, et ce, sans aucun respect de la réglementation en vigueur.
    Ils dénoncent «la clochardisation de la profession ».

  • no moment



     

  • Les Français découvrent leur retard audiovisuel sur l’Amérique

    «Nous ne faisons que rappeler la loi, mais nous ne sommes pas chargés de la faire appliquer.»
    Rachid Arhab, membre du CSA

    Depuis une semaine, les images sur DSK qui proviennent des Etats-Unis choquent les Français, et les médias français découvrent le grand fossé et le retard dans la liberté d’expression qui existe entre eux et les médias d’Amérique du Nord. Les Français sont également choqués par la manière brutale dont fonctionne le système judiciaire américain. Des images qui n’avaient pas choqué quand les médias français montraient les images de Michael Jackson menotté et en prison. Une situation et une différence de culture qui a poussé le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à tenter de rappeler à l’ordre les chaînes de télévision françaises. Il les a exhortées à la plus grande retenue dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale. Mais les télévisions françaises ont répondu au CSA qu’elles ne pouvaient ignorer des images diffusées sur la Toile et les télés du monde entier. Ainsi, pour Guillaume Dubois, directeur de l’information de Bfmtv, il est impossible de cacher des images librement diffusées sur les télévisions du monde entier. À l’heure de l’audiovisuel planétaire, la notion de frontières médiatiques n’a plus de sens. Ce sont des images que nous ne sommes pas habitués à voir ailleurs que dans les séries américaines. Même réaction chez i-Télé. Olivier Ravanello, directeur adjoint de la rédaction rappelle que cette affaire est «hors normes. Ces images révèlent une violence objective qui est faite à Dominique Strauss-Kahn. Tout ceci constitue des éléments d’information dont il faut rendre compte». «Ce que l’on comprend par ces images, c’est que la justice américaine est un système purement accusatoire, souligne Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions. Dans un contexte d’information mondiale, l’application de la présomption d’innocence est difficile, et il est vrai que nous prenons le risque d’être poursuivis. Mais cela aurait été une faute professionnelle de ne pas diffuser ces images. Nous veillons cependant à ne céder ni à la répétitivité ni à la diffusion prétexte, et nos commentaires sont réfléchis.» Enfin, même Catherine Nayl, directrice de l’information de TF1 et LCI, estime, elle également, que les images sont en elles-mêmes des informations. Elle affirme avoir édicté comme règle de limiter les images les plus choquantes au périmètre factuel sur TF1. Quant à LCI, si le traitement ne peut pas être équivalent, du fait des 50 éditions quotidiennes, nous insistons toujours sur le vocabulaire employé et l’équilibre des sujets. En France, où le respect de la présomption d’innocence interdit de filmer les procès, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est senti obligé de rappeler à l’ordre, les chaînes de télévision françaises. Car depuis dimanche matin, les Français découvrent la réalité crue de la justice américaine et ses conséquences sur le traitement de l’information. En l’occurrence, la diffusion, souvent en boucle, d’images de Dominique Strauss-Kahn entravé, escorté par la police, et celles de son audition au tribunal de New York.

    amirasoltane08@live.fr

    Amira SOLTANE

  • Paradoxes


    Les révoltes arabes représentent un formidable appel d’air à destination des ONG de toutes sortes, notamment celles de défense des droits de l’homme, dans la mesure où les dirigeants de certains pays du Moyen-Orient n’ont pas de position personnelle sur la question lorsqu’ils ne sont pas franchement liberticides. La célébration du cinquantenaire de la fondation d’Amnesty International, officiellement née le 28 mai 1961, par la publication, dans le journal britannique The Observer, d’une tribune dans laquelle Peter Benenson appelait l’opinion mondiale à se mobiliser pour obtenir la libération des personnes emprisonnées et torturées pour leurs idées, est l’occasion rêvée pour les défenseurs des droits de l’homme de donner un nouveau souffle à leur combat. Le tableau noir des droits de l’homme est-il peint d’une autre couleur en Algérie? Des avocats sont invités à la présidence de la République pour dire ce qu’ils en pensent. Maître Brahimi et Maître Boudiaf ont été reçus hier par Abdelkader Bensalah. Avant eux, c’était à Maître Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection des droits de l’homme (Cncppdh) de réclamer une plus grande protection pour la démocratie en allant jusqu’à proposer d’en attribuer le rôle à l’armée pour ne pas trahir l’exemple turc. L’idée de Farouk Ksentini est un bon moyen de couper l’herbe sous les pieds de ceux qui, il est vrai peu nombreux, ne cessent d’appeler au putsch. L’Etat commence à répondre aux doléances des forces politiques qui ont réclamé davantage de libertés: la récente levée de l’état d’urgence est censée s’inscrire dans cet esprit. Cela demeure insuffisant aux yeux de nombreux acteurs. Les sceptiques n’attendent rien du train de réformes lancé par le président de la République. Ce train vient de quitter la gare et il n’arrivera à destination qu’à la fin de 2012, voire en 2013, lorsque la Constitution sera révisée. A ce moment-là, il serait opportun de juger si le projet a enfanté le plus revendiqué ou s’est dirigé vers l’impasse. Espérons, toutefois, que la seconde éventualité ne soit pas de la partie. Des reculs, il y en a eu tellement qu’il n’est nul besoin d’en rajouter. Exemple: les jugements rendus dans les années 1960 sont meilleurs que ceux rendus actuellement, selon Maître Farouk Ksentini. S’il est plus ou moins aisé de voir des langues se délier sur la question des droits de l’homme en Algérie, il en est tout autrement lorsqu’il s’agit d’aborder la situation dans les pays limitrophes. Certains se posent la question de savoir pourquoi il faut en parler. «Il n’y a pas de conflit qui n’ait de répercussions sur les voisins», a affirmé Lakhdar Brahimi, lors de sa dernière apparition publique à l’Entv. Le diplomate a pris soin d’opérer un distinguo avec l’ingérence dans les affaires intérieures des pays souverains. Or, voilà justement la difficulté qui empêche nos politiques de s’avancer sur ce terrain. Même Ahmed Ouyahia l’a rappelé, toujours sur le plateau de télévision. Avec le risque de voir des puissances étrangères s’installer à nos frontières. Tout l’art de la diplomatie consiste à naviguer dans un contexte de paradoxes dont l’issue reste toutefois, incertaine.

    Ahmed MESBAH

  • boutef et h'mimed jouent au Poker-menteur.

    Quelle sorte de morale publique peut-il exister dans un pays où l’expression « spectacle politique » est pratiquée au premier degré au plus haut niveau de l’Etat ?


    On ne peut tenir un discours sur l’Etat et se comporter publiquement comme si ce dernier n’était qu’un inépuisable champ d’expérimentation pour les lubies de ceux qui sont censés en incarner le sérieux. La puissance. Et la morale.

    Annoncer dans les habits d’un agonisant des réformes politiques auxquelles personne ne croit plus et venir tout guilleret assister à un match de foot- ball, voilà de quoi faire jaser dans les cafés et les ministères.

    Mais est-ce bien là ce qui est attendu d’un président de la République dans un pays en crise, dans une région totalement bouleversée et alors qu’un pays voisin est en proie à une guerre qui menace de durer, de s’étendre dans l’espace et au minimum d’installer une zone de turbulences majeures à nos frontières ?

    On peut disserter à l’infini sur la « mise en scène » par les américains de la mort de Ben Laden. On peut spéculer jusqu’à la nausée sur l’avenir d’Al Quaida, maintenant que son chef est mort. On peut tout dire et son contraire sur le monde, du moment que le monde se moque de notre avis.

    Et le monde se moquera de notre avis aussi longtemps que nos dirigeants n’auront que mépris pour leurs peuples. Et pour les fonctions qu’ils incarnent.

    Tout contents de leur pouvoir de nuisance ils s’en vont s’amuser à nous induire en erreur en ne nous disant rien de vrai. Ni sur ce qu’ils font. Ni sur comment ils vont. Et encore moins sur le pays.

    Comment pouvons-nous prendre au sérieux nos responsabilités de citoyens si nos dirigeants se moquent ouvertement des leurs ?

    Les deux dernières apparitions publiques du Président Bouteflika jettent un discrédit majeur sur l’exercice politique dans un pays dont le crédit est assez entamé. Auprès de son opinion comme auprès de ses partenaires.

    Avoir induit en erreur une partie de la classe politique et amené Ali yahia Abdennour à demander la destitution d’un président faussement mourant.

    Avoir mis la polémique au sein de l’opposition et lui avoir imposé un faux agenda. Bravo les spin-doctors.

    De quoi mériter un Nobel en bouillabaisse. On peut en rire ou en pleurer.

    Mais quel Val de grâce politique le monde va-t-il finir par vous prescrire? Vous qui faites tout pour que rien de national ne soit à la mesure de vos frasques.

    Comment peut-on désormais expliquer à un algérien la fonction attribuée à l’image du président de la République au sein de la vie publique nationale ?

    Comment expliquer à un jeune algérien, militant d’un parti politique, bénévole dans une association, étudiant engagé pour la résolution de la crise universitaire, ouvrier syndicaliste peinant à organiser ses collègues, ou jeune médecin résident dans un hôpital insalubre, comment lui expliquer que le président qui semblait sur le point de mourir lors de son discours télévisé de la semaine dernière avait l’air aussi en bonne santé que possible lors du match de finale de foot-ball dimanche?

    Comment lui dire, à ce jeune algérien, qu’il doit s’engager dans la vie publique de son pays alors que le message que lui renvoient les institutions, à commencer par la présidence de la République, est que la politique n’est rien de plus qu’une mascarade destinée à « dribbler » les adversaires ?

    Comment enseigner le minimum de sérieux et de respect envers la chose publique à quelques millions de jeunes algériens alors qu’ils ont sous les yeux une telle décrépitude

    La maladie du Président est-elle un problème national ou une carte à jouer dans une partie de poker-menteur ?

    Et nous qui regardons notre pays dégringoler les unes après les autres les marches qui mènent vers l’Etat défaillant comment devons-nous nous comporter ?

    Devons-nous supporter en silence et attendre patiemment la manœuvre de trop, l’équivalent local de « zenga zenga » en mode carnaval fi dechra, qui amènera le monde et ses potions magiques direct sur nos puits de pétrole et vos milliards à l’Etranger ?

    Devons-nous sortir dans les rues avec notre désorganisation légendaire, votre brutalité coutumière et nos traumatismes cumulés ? Et après tag ala men tag ?

    Pourquoi croyez-vous que l’occident a le bombardement aussi facile envers nos contrées ? Mais tout simplement par ce que nos dirigeants veillent soigneusement à rendre nos voix inaudibles, nos esprits embrumés et nos mobilisations vaines.

    On commence écrasés par la dictature bouffonne et on finit écrasés sous les bombes humanitaires.

    Il ya un autre destin possible pour les algériens. Il manque juste une encre assez propre pour l’écrire.

    S.G.

  • Les révoltes sociales s’étendent à toute l’Europe

     

    Par Hocine Belalloufi
    source :la nation
    Les révoltes sociales s’étendent à toute l’Europe

    Alors que les négociations se poursuivent en vue de choisir un successeur à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, la chute de ce dernier n’annonce-t-elle pas, de manière symbolique, la fin d’un cycle historique, celui d’une politique néolibérale qui régit la planète depuis une trentaine d’années ? Ne préfigure-t-elle pas en même temps l’échec de ceux qui, à gauche, se sont convertis sans retenue au social-libéralisme ? Ne peut-on discerner, dans cette chute provoquée par une femme de chambre, noire, immigrée et mère-célibataire vivant seule, l’identité des acteurs qui mettront fin à cette politique néolibérale: ceux d’en bas, les anonymes, les sans-grades, les sans-papiers, les sans, etc.. ? Enfin, et au-delà de l’aspect strictement judiciaire d’une affaire banalement sordide et sans vouloir le moins du monde porter atteinte au principe de la présomption d’innocence, ne faut-il pas interpréter, de manière allégorique, la promptitude de la police et la fermeté de la justice américaines, comme une marque de réengagement de l’Etat, comme un retour, certes très modeste et nullement irréversible, à un Etat moins injuste et plus attentif au sort et aux droits des dominés ?
    Loin d’être farfelue, une telle lecture de l’«affaire DSK» s’avère déjà possible à propos de la «révolte arabe», dont les médias dominants ont trop tendance à occulter le substrat économique et social au profit de la seule revendication démocratique. La misère, visible à l’œil nu en Egypte mais présente également en Tunisie, a pourtant constitué le principal ressort des explosions populaires dans la région. Or, cette misère découlait directement de politiques néolibérales prescrites et célébrées par les institutions financières internationales (Banque mondiale, FMI…) sous l’œil vigilants des membres du G8.

    L’offensive néolibérale ravage l’Europe

    Toutefois, si certains éprouvent encore quelques difficultés à discerner une contestation des politiques néolibérales dans la révolte des peuples du monde arabe, il n’est plus possible de fermer les yeux dans le cas des pays du Vieux continent. De la Grèce à l’Islande, en passant par l’Espagne, le Portugal, la France, l’Irlande, l’Angleterre, l’Italie ou la Belgique, la crise économique et sociale bat son plein et la révolte gronde.
    Il faut bien avouer que les choses n’ont pas trop changé sous le soleil du capitalisme réellement existant. Les paradis fiscaux tant décriés en 2008 n’ont pas été inquiétés. Les traders ont vu le versement de leurs bonus étalés dans le temps ou payés en partie sous forme d’actions, sans qu’ils ne soient contraints à cesser de spéculer sur les marchés. Les parachutes dorés n’ont pas disparu comme vient de l’illustrer le cas de DSK à qui le FMI a versé une indemnité de départ de 230 000 dollars et une retraite à vie de 50 000 dollars par an.
    Pendant ce temps, ce sont les pays les plus fragiles – ceux du Sud ainsi que quelques autres du Nord à l’instar de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande… – qui paient l’addition. Les Etats d’Europe en difficulté se voient ainsi imposer de véritables Plans d’ajustement structurel (PAS) qui imposent aux catégories sociales les plus défavorisées (chômeurs, fonctionnaires et salariés des entreprises publiques et privées, petits paysans…) de s’acquitter de dettes qu’elles n’ont pas contractées, car ce sont celles de banques privées.
    La rigueur économique que les grands argentiers du G8 exigent des pays endettés fonctionne de toute évidence à sens unique. Elle épargne en effet les grandes puissances de ce monde. Ainsi est-il vrai que la dette publique irlandaise représente 98% du PIB du pays, celle de l’Espagne 65% ou celle du Portugal 47%. Mais cette même dette publique ne représente pas moins de 76% du PIB de l’Allemagne, 78% de celui du Royaume-Uni, 83% de celui la France et 92% de celui des Etats-Unis ! Les lois économiques capitalistes, pourtant présentées comme universelles, paraissent ainsi être gouvernées, elles aussi, par la loi de la relativité.

    La Grèce, première victime

    Premier pays à être touché par la crise, la Grèce a été présentée comme le mauvais élève de l’UE, le tricheur de la classe qui avait trafiqué les chiffres pour entrer dans la zone euro. A la suite de quoi le FMI de DSK, l’UE et la BCE imposèrent, en mai 2010, un mémorandum au pays. Les prêts accordés à la Grèce par les banques s’élèvent à 84 milliards d’euros pour les banques allemandes et françaises et à 250 milliards d’euros pour l’ensemble des banques du Vieux continent. Alors que ces prêts servaient aux entreprises grecques à acheter des marchandises allemandes et françaises, il revenait aux citoyens grecs d’honorer les remboursements en se serrant la ceinture. Appliqué avec zèle par le gouvernement socialiste de Papandréou, le plan d’austérité s’est traduit par le démantèlement des services publics ou leur privatisation, le gel voire la baisse des salaires et, plus généralement, la remise en cause des acquis sociaux…
    Une année après, la potion ayant échoué à guérir le malade, le FMI, l’UE et la BCE exigent un second mémorandum, plus drastique encore que le premier. Le gouvernement du PASOK s’apprête donc à fermer des écoles, à réduire les dépenses de santé, à privatiser l’électricité…
    Face à cette attaque en règle, des grèves ont éclaté (ambulanciers, enseignants…). Le 11 mai 2011, une grève générale de 24 heures appelée par les syndicats a été largement suivie et accompagnée de manifestations dans les principales villes du pays. Quelques victoires ont été remportées. 300 immigrés en grève de la faim durant 44 jours ont obtenu du gouvernement, en mars dernier, un statut légal. En avril, les non-titulaires ont arraché la titularisation de tous les précaires qui travaillent depuis 2001. Le personnel de deux hôpitaux fermés ont reçu des fonds à la suite de manifestations devant le Parlement. La Grèce ne connaît toutefois pas de mouvement permanent de contestation d’ensemble. La répression systématique des manifestations pacifiques par les forces de police constitue par ailleurs un réel motif d’inquiétude.

    L’Espagne, touchée de plein fouet

    En Espagne, le gouvernement de José Luis Zapatero vient de subir une défaite aux élections locales du 22 mai 2011. Certes, les socialistes étant aux affaires depuis 2004, le traditionnel phénomène d’usure du pouvoir a certainement joué en sa défaveur. Mais la raison principale de cet échec électoral réside fondamentalement dans la politique d’austérité menée à la suite de la crise de 2007-2008 qui avait fait exploser le chômage en Espagne. Suivant les conseils du FMI, le gouvernement a fait payer la note aux classes populaires. L’âge de la retraite a été porté à 67 ans, les jeunes et moins jeunes ne trouvent plus d’emploi, le surendettement a poussé nombre de familles à la rue. Le taux d’abandon scolaire est le plus haut d’Europe du fait d’une tendance systématique à la marchandisation de l’enseignement… Pendant ce temps, les profits réalisés par les banques sont plus que confortables. Les victimes de la politique gouvernementale viennent donc de le sanctionner.
    Mais la colère des catégories populaires, que les organisations syndicales traditionnelles n’ont pas relayée, a pris une forme plus active et collective depuis la manifestation de dizaines de milliers de personnes, le 15 mai dernier à Madrid. Organisée par «Democracia Real Ya» (une réelle démocratie maintenant) et «Juventud Sin Futuro» (Jeunesse sans futur), cette manifestation a été suivie, depuis, par l’occupation permanente de la Puerta del Sol, une place située en plein centre de la capitale ibérique. S’inspirant explicitement des révolutions tunisienne et égyptienne – des drapeaux grecs, islandais, mais aussi égyptiens flottaient dans la foule – les occupants réclamaient la fin de la corruption des hommes politiques en scandant : «Que se vayan todos» (qu’ils s’en aillent tous). Ils exigent une lutte résolue et efficace contre le chômage qui frôle les 22% (5 millions de personnes) et qui frappe 45% des moins de 25 ans ainsi que le droit au logement, à la santé, à l’éducation et à la culture.. Le mouvement s’est étendu à toutes les villes d’Espagne.
    Certes, la gauche au pouvoir a été durement sanctionnée dans les urnes. Mais en dépit de sa victoire électorale, la droite ne semble pas davantage crédible aux yeux des dizaines de milliers de manifestants jeunes et moins jeunes. L’ensemble du système politique, qui se réduit à une alternance d’un Parti populaire (PP) et d’un Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui mènent de plus en plus la même politique, semble contesté par un profond mouvement qui questionne et remet en cause les caractères consumériste et inégalitaire de la société.

    Le Portugal résiste

    Le 5 décembre 2010, le Parlement portugais votait un plan de rigueur en vue de ramener le déficit budgétaire de 7,3% du PIB en 2010 à 4,3% à la fin de l’année 2011. Ce plan d’austérité se fixait pour objectif d’économiser 5 milliards d’euros. Pour ce faire, le gouvernement du socialiste José Socrates, soutenu par la droite, a choisi de réduire de 5% la masse salariale des fonctionnaires. La TVA passait quant à elle de 21% à 23%, les pensions de retraites étaient gelées et les prestations sociales plafonnées…
    Cette attaque en règle ciblait donc prioritairement les salariés et les retraités, alors que le chômage, en pleine croissance, atteignait déjà 10,9%. Celui des jeunes était de l’ordre de 23,4%. Quant aux jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans, plus de 50% d’entre eux disposent d’un emploi temporaire et mal payé. Et alors que le seuil de pauvreté dans le pays est fixé à 422 euros, plus de 10% de la population touchait un salaire minimum de 475 euros, avant déduction des cotisations sociales.
    Le gouvernement a justifié cette politique d’austérité par la peur de scénarios grec et irlandais qui ont vu les organismes financiers européens et internationaux imposer des plans d’austérité. Mais les Portugais ont constaté que les profits des grands groupes économiques et financiers ont augmenté de 14% en 2010 sans que leurs profits ne soient taxés. C’est pourquoi plusieurs grèves générales ont secoué le pays. Celle du 24 novembre a été la plus grande journée de mobilisation depuis la révolution de 1974. Ce jour-là, ce sont 3 des 3,7 millions de salariés qui ont paralysé le pays à l’appel des deux grandes centrales du pays : la CGTP proche du PCP et l’UGT proche du Parti socialiste. Le 12 mars 2011 plus de 300 000 personnes ont manifesté dans les grandes villes du pays, soit la plus grande manifestation jamais organisée depuis celle du 1er mai 1974. Et le 19 du même mois, la CGTP rassemblait 100 000 personnes à Lisbonne.
    Lors de l’élection présidentielle de janvier 2011, les candidats de gauche ont tous été battus par le président de droite sortant Cavaco Silva, en poste depuis 2006. Le taux d’abstention a atteint un record historique avec 53,3%. La victoire de la droite n’a pas empêché le gouvernement de poursuivre sa politique de privatisation des entreprises publiques, de faciliter la règlementation en matière de licenciements…
    La situation étant devenue impossible, le Premier ministre a démissionné le 23 mars 2011 suite au refus des forces de droite d’apporter leur soutien à son quatrième plan d’austérité. De nouvelles élections législatives auront donc lieu le 5 juin prochain. Elles interviendront dans une situation des plus difficiles car la situation économique du pays s’est encore dégradée le 29 mars dernier lorsque les taux d’intérêts de la dette à deux ans ont atteint 7,7% sur les marchés internationaux. La note sur la dette publique du Portugal a quant à elle été dégradée par les agences de notation. Le scénario grec d’une intervention du FMI et de l’UE se précise.

    L’Irlande purgée

    Le plan de rigueur présenté à la fin de l’année 2010 par le Premier ministre de droite Brian Cowen a été qualifié de «purge sociale». Les mesures annoncées sont en effet très radicales. En contrepartie d’un plan d’assistance de 85 milliards d’euros sur trois ans octroyé par le FMI et l’UE, le gouvernement a procédé à des coupes de 2,8 milliards d’euros dans la sécurité sociale, à une réduction de salaires de 1,2 milliard d’euros dans la fonction publique, à une augmentation de 2% de la TVA, à une baisse d’un euro du salaire minimum horaire, à une réduction d’effectifs dans la fonction publique, à une explosion des frais de scolarité (+33%)…
    Les 85 milliards d’euros bénéficieront directement au secteur bancaire (35 milliards) et à la prise en charge de problèmes budgétaires (50 milliards). Le sauvetage du secteur bancaire revient à 60 milliards. Il comprend la nationalisation de l’Anglo Irish Bank. Les multinationales qui ont délocalisé en Irlande (Bank of America, Microsoft, Google, Apple, Hewlett-Packard, Intel…) peuvent se rassurer : l’impôt sur les sociétés (12,5%) n’augmentera pas. Cette aide n’est bien évidemment pas destinée à la population irlandaise mais, avant tout, aux banques françaises et allemandes.
    Ce programme s’avère d’autant plus difficile à digérer pour les Irlandais qu’il fait suite à deux précédents plans. Les indemnités de chômage avaient déjà été charcutées, les salaires des fonctionnaires diminués et 33 000 emplois publics supprimés.
    Le dragon irlandais tant vanté pour son application méticuleuse des recettes néolibérales du FMI s’est finalement dégonflé : endettement très élevé (98% du PIB) et bulle immobilière spéculative, comme aux Etats-Unis. Conséquence, les prix de l’immobilier ont été multipliés par 2,5 en dix ans (1997-2006), le chômage a grimpé à 14% et le pays est redevenu une terre d’émigration (60 000 départs d’avril 2009 à 2010).
    La population n’est pas restée passive face à au cataclysme qui s’abattait sur elle. Le 27 novembre, près de 150 000 manifestants sont sortis crier leur ras-le-bol dans les rues du pays. Trois mois plus tard, lors d’élections législatives anticipées du 27 février 2011, le parti de droite (Fianna Fail) du Premier ministre était durement sanctionné. Cette formation du Premier ministre, qui disposait de 40% des voix issues des législatives de 2007, n’en a plus que 15% ! Quant à son groupe parlementaire, il est passé de 70 députés à une vingtaine. Son allié, le parti des Verts, a été éjecté du Parlement. Mais les choses sont relativement complexes dans ce pays puisque la percée du Labour Party (20%) et du Sinn Féin de Gerry Adams (10%) ne peuvent masquer la victoire du Fine Gael, un parti de droite qui remporte 36% des voix.

    Mesures sans précédent en Angleterre

    Quelques mois après son arrivée au pouvoir, le gouvernement de coalition (Tories et Libéraux démocrates) dirigé par David Cameron a adopté un plan de rigueur qui devait se traduire par la disparition de 600 000 emplois dans la fonction publique et de 700 000 emplois dans le secteur privé. Les taxes d’étude ont quant à elle connu une hausse prodigieuse. Cette sélection sociale par l’argent sera renforcée par la suppression du programme Aimhigher qui facilitait l’accès à l’université des jeunes issus des milieux populaires.
    Face à cette offensive, le mouvement étudiant a réagi rapidement, massivement et radicalement. Le 10 novembre 2010, les jeunes Britanniques sont descendus dans la rue après avoir pris d’assaut le siège des Tories (le parti du Premier ministre). Le sentiment de trahison était particulièrement vif à l’égard des libéraux démocrates (Libdems) qui s’étaient engagé à ne pas augmenter les taxes universitaires. Utilisant Facebook, les mouvements de jeunes vont organiser une journée nationale de mobilisation le 24 novembre. Ce sera une grande réussite avec une participation record de 130 000 manifestants étudiants et écoliers dans plusieurs villes du pays. Les étudiants ont également appelé toutes les victimes de la politique d’austérité du gouvernement à converger pour mener la lutte ensemble. Les syndicats ont appelé de leur côté à en faire de même à l’instar du plus grand syndicat britannique, Unite, qui a déclaré par la voix de son leader qu’il travaillait à une alliance de résistance.
    Mais ce mouvement reste encore faible et embryonnaire et ne semble pas en mesure d’entraver l’offensive du parti conservateur (Tories) et des Libdems.

    Le volcan islandais

    Petit Etat insulaire perdu dans le grand froid de l’Atlantique nord, près du Groenland, l’Islande n’est convoquée au devant de la scène médiatique qu’à l’occasion de ses terribles et fameuses irruptions volcaniques qui menacent de paralyser tout le trafic aérien transatlantique.
    La situation sociale et politique de ce minuscule Etat de 320 000 habitants est en revanche totalement passée sous silence. Elle est pourtant du plus grand intérêt, pour les victimes des politiques néolibérales. La crise financière de 2008 avait provoqué la faillite des banques. Après avoir nationalisé les trois principaux établissements bancaires, le gouvernement de droite, sous la pression de la population, démissionna. Les élections législatives tenues quelques mois plus tard déboucheront sur un doublé historique. Primo, sur la victoire d’une coalition constituée de l’Alliance (sociaux-démocrates, féministes et ex-communistes) et du Mouvement des verts de gauche. Secundo, sur la nomination d’une femme au poste de Premier ministre.
    Mais la faillite d’une banque en ligne (sur internet) va provoquer une crise sans précédent. L’UE exigeait du gouvernement islandais qu’il rembourse 3,5 milliards d’euros de dette à l’égard des Pays-Bas et du Royaume-Uni, des pays vers lesquels étaient tournées les opérations bancaires d’Icesave. En janvier 2010, le nouveau gouvernement islandais fait voter au Parlement une loi qui permet d’opérer ce remboursement. On s’acheminait alors vers un scénario à la grecque, chaque Islandais devant rembourser 100 euros par mois sur une durée de 8 années. Mais le président de la République, s’appuyant sur les pétitions de dizaines de milliers de signatures, en décida autrement. Refusant de ratifier la loi, il initia un référendum qui permit au peuple islandais, le 6 mars 2010, de rejeter à 93% la loi de remboursement.
    Dans la foulée, le pays décida de se doter d’une constitution écrite. Pour ce faire, on convoque des élections à une Assemblée constituante le 27 novembre 2010. Les électeurs choisirent 25 constituants sur 522 candidats. Réunis depuis février 2011, les constituants planchent sur un projet de loi fondamentale qui sera adopté cet été. Parmi les mesures qui pourraient figurer dans le texte, il y a la laïcité (séparation de l’Eglise et de l’Etat), la séparation des pouvoirs exécutifs et législatives ainsi que la nationalisation de toutes les ressources naturelles !
    Mais les néolibéraux ne désarment jamais. Se présentant comme l’incarnation de la démocratie sur terre, les dirigeants européens n’hésitent pas à refaire voter, autant de fois que nécessaire, les peuples récalcitrants. Ainsi les Irlandais qui avaient rejeté le «Traité simplifié» de Lisbonne furent été invités à revoir leur copie pour permettre au texte constitutionnel d’être adopté. La même démarche vient d’être adoptée en Islande au mois d’avril 2011. Mais le non, en dépit d’un recul certain, est arrivé largement en tête avec un peu moins de 60% des suffrages. Depuis, Britanniques et Hollandais, soutenus par les milieux financiers européens et américains, menacent d’ester l’Islande en justice. Affaire à suivre.

    Le bras de fer français

    En France, l’objectif principal des forces libérales est de casser l’Etat-Providence tel qu’il a été ébauché au cœur même de la résistance au nazisme. Les forces libérales s’acharnent en particulier sur le système de retraites par répartition.
    La première manche a incontestablement été remportée, à l’automne 2010, par le gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy qui a fait adopter sa loi contre la volonté des salariés et d’une majorité de Français qui jugeaient le texte injuste et illégitime. Mais cette victoire n’a pas sonné le glas de la révolte populaire. La France semble connaître temporairement une situation d’équilibre des forces.
    Il ne s’agit-là que d’un sursis, d’un intermède car l’objectif ultime de la droite est de tuer le système de retraites par répartition pour lui substituer un système par capitalisation basée, non plus sur la solidarité entre travailleurs et générations mais sur l’épargne individuelle de chaque salarié isolé.

    De grandes batailles à l’horizon

    Loin de faire preuve de retenue, à la suite de la crise économique de 2008 qui provoqua tant de dégâts économiques et sociaux (faillites de banques et d’entreprises, chômage…), les forces politiques et gouvernementales libérales ont repris l’offensive, en Europe et dans le monde, pour faire payer la crise aux salariés et aux couches défavorisées. Ceux des pays les plus fragiles en premier lieu.
    Loin de renoncer à leurs dogmes, ils les appliquent avec encore plus de force afin d’achever le travail de démantèlement de «l’Etat providence» qui était basé sur un consensus relatif entre classes sociales opposées. Les industriels et autres financiers étaient bien évidemment les principaux bénéficiaires de ce système de régulation et de gouvernance. Les salariés bénéficiaient en retour d’un certain nombre d’avantages sociaux (sécurité de l’emploi dans la Fonction publique, contrat à durée déterminée, sécurité sociale, réduction de la durée du travail…).
    Mais ils doivent faire face à l’émergence de résistances sociales traditionnelles (syndicales, politiques…) et nouvelles (mouvements de jeunes à travers les réseaux internet, mouvements écologistes…) qui s’affirment chaque jour davantage et qui cherchent les voies et moyens de ne pas payer la crise du système capitaliste international. De la capacité de ces forces anciennes et nouvelles à converger et à élaborer une alternative dépendra en grande partie l’issue de la présente bataille.

     

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  • Caraval fi dechra.

     

     

    Caraval fi dechra: Dans son errance, Boukrouh affirme que l’Algérie est en errance constitutionnelle

    boukrouh1.jpgInstallé au Liban depuis quelques années, Nouredine Boukrouh, ex ministre du commerce et “candidat” à la présidentielle de novembre 1995 est rentré en Algérie pour participer aux consultations lancées par le pouvoir depuis quelques jours. L'ancien secrétaire général du PRA a estimé dimanche, à l'issue de sa rencontre avec la commission BTB que l'Algérie est  ”en pleine errance constitutionnelle”.  

    L'invité de Bensalah a expliqué qu”'il est temps d'aller définitivement vers un Etat pérenne et stable”. Boukrouh, ultralibéral, a affirmé en 2002 devant les députés que l'adhésion à l'OMC ouvre à l'Algérie des débouchés.

    Yerhem Bouk….rouh et ne revient plus. El Mouhtarem 

     

     

     

    Ouyahia: “Pas de libération de détenus islamistes”

    ouyahia2.jpgLe Premier ministre Ahmed Ouyahia a démenti dimanche à Alger l'éventualité d'une libération prochaine de 7000 islamistes détenus pour terrorisme. «Je démens formellement cette rumeur avec tous les respects dus aux frères qui l'ont annoncée», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il y a quelques jours, l'ancien dirigeant du FIS, Hachemi Sahnouni a indiqué que 7000 personnes emprisonnées pour des faits liés au terrorisme devraient bénéficier d’une mesure d’amnistie générale.

     

     

    Carnaval fi dechra/ Mohamed Chérif Taleb: le PNSD pour un régime semi-présidentiel

    Le secrétaire général du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD), Mohamed Chérif Taleb, a indiqué dimanche à Alger que son parti plaidait pour une révision “profonde” de la Constitution qui puisse consolider la nature républicaine et démocratique de l’Etat algérien, dans le cadre d’un régime semi-présidentiel.

    Dans une déclaration à la presse, à l’issue de sa rencontre avec la commission BTB, il a affirmé que pour son parti le régime semi-présidentiel consacre une “séparation réelle et définitive” entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et instaure un équilibre entre eux.

    Ouyahia: L’ouverture des frontières avec le Maroc “n’est pas à l’ordre du jour”

    Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué dimanche que l’ouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc n’était “pas à l’ordre du jour”. Cela “arrivera un jour ou l’autre”, s’est contenté de répondre Ouyahia, au cours d’une conférence de presse, tout en affirmant que la réouverture de ces frontières n’était “pas conditionnée par la question du Sahara occidental”.

    “Nous avons besoin d’un climat empreint de bonne foi et de confiance mutuelle entre voisins (…) mais les dernières déclarations officielles marocaines accusant l’Algérie de financer des mercenaires africains en Libye, n’encourageaient malheureusement pas cette tendance”, a relevé le Premier ministre.

    Carnaval fi dechra: Sidi Said insiste sur l’urgence de réviser la loi de 1990 sur les associations

    sidi.jpgLe secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a insisté sur l’urgence de réviser la loi de 1990 sur les associations. Dans une déclaration de presse, à l’issue de sa rencontre avec la commission BTB, le brosseur en chef, Sidi Saïd a plaidé pour la révision de la loi de 1990 relative aux associations, pour que ces dernières deviennent “un outil efficace de proximité”…avec le pouvoir et les réseaux maffieux ? El Mouhtarem

    Photo: Sid(houm) Said et Abdelmoumene Khalifa

    Ouyahia: “L’Algérie décidée à racheter Djezzy”

    Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a confirmé dimanche à Alger que l’Etat algérien est décidé à racheter l’opérateur de téléphonie mobile “Orascom telecom Algérie”.  “Je vous confirme que l’Etat algérien rachètera Djezzy ”, a assuré Ouyahia. La loi de finances 2009 avait instauré le “droit de préemption” selon lequel tout changement de propriétaire en matière de licence soit fait avec l’autorisation de l’ARPT (Autorité de régulation de la poste et des télécommunications) et les pouvoirs publics, rappelle t-on. Source APS

    Ouyahia: “Nous n’avons nul besoin d’une démocratie des blindés”

    ouyahia1.jpgLe Premier ministre, Ahmed Ouyahia a affirmé dimanche que les réformes engagées par le président Bouteflika reposent sur des décisions souveraines et ne sont, en aucun cas, dictées par des forces étrangères. Le président a décidé d”’impulser” les réformes politiques et il est déterminé à aller de l’avant dans ces réformes et à achever son mandat présidentiel qui prend fin en 2014″, a souligné Ouyahia lors d’une conférence de presse animée au lendemain de la tripartite. “Nous n’avons nul besoin d’une démocratie des blindés”, a poursuivi le premier ministre. Source APS

    Commentaire: De même que nous n'avons pas besoin d'une démocratie des blindés, nous n'avons pas besoin d'une démocratie de façade. El Mouhtarem

    Carnaval fi dechra: Sidi Said, Boukrouh, Cherif Talbi…reçus aujourd’hui

    boukrouh.jpgLa commission BTB* recevra aujourd'hui dimanche le secrétaire général du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD), Mohamed Cherif Talbi, le Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, Nouredine Boukrouh, ancien ministre du commerce et le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Djamel Laïdouni.

    Pour rappel, le PNSD a été crée par le célébre Rabah Bencherif, avec son projet d'une mer dans le Sahara. Nouredine Boukrouk, premier à avoir lancé la campagnge contre le conseiller du président Zeraoul, Mohamed Betchine. Boukrouh, ex-SG du PRA, a été promu ministre du Commerce avant de s'intaller avec sa femme au Liban où il dirige une grande imprimerie. El Mouhtarem     

    * Bensalah-Touati-Boughazi

    Le général et ex ministre de la défense propose une sortie de crise (? !)

    nezr.jpegAssaru pour “Algérie Politique”

     

    Le général et ex ministre de la défense, Khaled Nezzar trouve le moyen de revenir sur la scène politique avec la bénédiction de son ami et compère Abdelkader Bensalah. Il l'a reçu dans le cadre des consultations pour les réformes politiques que notre Président malade voudrait mener comme le souhaiterait le pouvoir en place et non donner la parole au peuple et ouvrir la TV pour un discours contradictoire.”Tous les accès sont fermés.  Cause toujours! ” semblent dire les décideurs au peuple.

     

    Pour Nezzar, il a été l'homme fort du pouvoir durant de très longues années qui paraissaient au peuple Algérien comme un cauchemar. Il se montre pour tourner le couteau dans les ( et non la) plaies. Ses dix propositions faites en 2011, n'étaient guère dans la feuille de route du général- ministre de la défense. Durant cette période, beaucoup de sang algérien a coulé par la faute de ces gens qui ne regardaient que leurs intérêts personnels. Boudiaf se retournera dans sa tombe. Et bien d'autres ! Il a le culot de se montrer et parler toute honte bue.

     

    Proposer ses dix astuces de sortie de crise pour faire croire aux Algériens que son seul souci est l'Algérie. Pourquoi n'a-t-il pas sauver Mohamed Boudiaf de la gueule du loup ? Dans ce cas, c'est l'un des complices . La punition divine sera terrible! D'autres hommes politiques avaient déjà proposé ces réformes , mais ils n'étaient pas écoutés. Voilà où nous en sommes, vingt ans après.     

    Carnaval fi dechra: Reda Boudiaf recommande que l’agrément des partis politiques soit confié au conseil constitutionnel

    L’ancien bâtonnier et ancien sénateur du tiers présidentiel (2001 à 2007), Mohamed Reda Boudiaf, reçu par la commission BTB*, a insisté sur la réforme de la justice, en se référant aux conclusions de la Commission sur la réforme de la justice dont il avait fait partie et qui était présidée par feu Mohand Issaad.

     

    Par ailleurs, Boudiaf a recommandé que l’agrément des partis politiques soit confié au Conseil constitutionnel, le ministère de l’Intérieur émettant un “avis technique” en la matière.

    *BTB Bensalah-Touati-Boughazi

    Carnaval fi dechra/ Miloud Brahimi: “La révision de la constitution est la mère des réformes”

    miloud.jpgL'avocat Miloud Brahimi a indiqué, à l'issue de sa rencontre avec la commission BTB, avoir axé ses suggestions sur la révision de la constitution qui demeure “la mère de toutes réformes”, l’objectif à atteindre étant “l’instauration d’un Etat démocratique”.

    Pour Brahimi, la démocratie se concrétise par le respect de la souveraineté du peuple et des droits de l’homme, notamment le droit à la vie, l’abrogation de la peine de mort, l’égalité entre l’homme et la femme ainsi que le droit au pluralisme et à l’alternance au pouvoir.

    Carnaval fi dechra: L’ANR pour la reconnaissance des partis remplissant les conditions d’agrément

    anr.jpgLe vice-président de l’Alliance nationale républicaine (ANR) -nous ne connaissons pas encore le président, Amar Lounis, a appelé samedi à Alger les pouvoirs publics à “reconnaître” les partis remplissant les conditions leur permettant de prétendre à l’agrément. “Nous avons souligné la nécessité de reconnaître les partis politiques qui remplissent tous les critères d’agrément, mais qui n’ont pas été reconnus à ce jour”, a déclaré Lounis après sa rencontre de moins d’une heure avec la commission BTB. Pour rappel, l'ANR a été crée par Redha Malek, ancien chef de gouvernement. El Mouhtarem et APS

    Carnaval fi dechra: Le PRA pour des amendements “profonds” de la Constitution

    bensalem.jpgLe secrétaire général du Parti du renouveau algérien (PRA), Kamel Bensalem, a appelé, samedi à Alger, à faire des élections législatives de 2012, la “première étape” des réformes politiques. Dans une déclaration à la presse à l’issue de sa rencontre avec la commission BTB, Bensalem, dont le siège du parti est à 200 mètres de la présidence, a indiqué que les élections législatives prévues en 2012 devraient constituer la “première étape” des réformes politiques pour peu, a-t-il dit, que ces élections “soient démocratiques et se déroulent dans la transparence avec un taux de participation important”.

    L'invité de la commission BTB a également suggéré des amendements “profonds” de la Constitution, à même de répondre aux “attentes et aspirations du peuple et de la classe politique”. Pour rappel, le PRA a été crée par Nouredinne Boukrouh qui a occupé un poste ministériel avant de quitter la scène politique. El Mouhtarem et APS

  • Pour la dissolution du FLN et du RND

    Pour la dissolution du FLN et du RND

    par G. O.

    Le président du Mouvement de l'Ouverture (MO) demande à l'Etat de se débarrasser des partis de l'Alliance présidentielle et de dissoudre le FLN et le RND.

    Omar Bouacha n'a pas hésité à l'exprimer avec conviction hier à sa sortie de la consultation, vers les coups de 16h 30. «L'Etat doit se séparer des partis politiques comme le FLN, le RND et le MSP pour qu'il soit impartial comme l'administration doit l'être», a-t-il dit. «Nous demandons à l'Etat de dissoudre le FLN et de le mettre au musée parce que c'est un bien de tous les Algériennes et Algériens», réclame-il. Ceci, a-t-il dit, «permettra d'éviter les dérapages durant les élections.» Il veut en même temps que le RND disparaisse. «Ils peuvent créer d'autres partis», conseille-t-il. Bouacha veut aussi la dissolution du gouvernement «et son remplacement par un gouvernement d'intellectuels.» Le régime présidentiel «actuel doit être remplacé par un régime parlementaire de deux chambres, une élue et une 2e désignée en remplacement du Conseil de la nation.» Il propose alors «la désignation par le président de la République d'un congrès (Madjless echouyoukh) où siégeront les anciens présidents, les anciens chefs de gouvernement, les anciens ministres, les retraités économistes, juristes, sociologues, journalistes… qui auront entre 60 et 70 ans». Ces membres ne doivent percevoir, selon lui, «que leur retraite en plus d'une prime symbolique du congrès.» Il remet en cause les articles 82 et 109 de la loi électorale «qui marginalisent certains partis.» Il revendique «une couverture médiatique appropriée par les médias lourds et légers aux meetings que ces partis organisent.» Il appelle le président de la République à donner des instructions pour «corriger ces inégalités.» Il propose par ailleurs la révision des dispositifs de l'emploi des jeunes qui résultent, selon lui, «d'une politique de bricolage et qui ont eu des conséquences négatives sur l'économie nationale.» Il pense que «c'est à l'Etat d'investir parce que les étrangers ne veulent pas le faire et les Algériens vivant à l'étranger non plus.» Il veut «le changement par l'alternance au pouvoir. «Je suis content de cette idée de consultation décidée par le président, elle donnera de bons fruits et assurera une stabilité pour le pays.» Pour lui, «l'Algérie n'est pas comme les pays voisins, n'est pas la Libye, elle œuvre pour la stabilité.»

     Le président du Rassemblement algérien (RA) était arrivé avant lui à 15h pour ressortir de la salle 20 minutes plus tard. Ali Zeghdoud était heureux d'être invité à ces consultations et de contribuer à la révision de la Constitution et des autres textes de loi. «Nous sommes contents d'être consultés», a-t-il déclaré avec un large sourire. Il affirme avoir fait plusieurs propositions à cet effet. Zeghdoud estime par ailleurs que son parti soutient les femmes et les jeunes et demande que des conditions soient assurées aux partis politiques et aux élus pour qu'ils prennent en charge la construction du pays. «Nous avons approuvé et soutenu ce qu'a dit le président de la République à propos de ce qui concerne la protection des journalistes», a-t-il dit par ailleurs au sujet de la dépénalisation de l'acte de presse. Le président du RA rappelle son attachement aux constantes nationales notamment «l'emblème et l'hymne nationaux auxquels il est impossible de porter atteinte.» Ce sont, dit-il, «des points rigides dans la Constitution. Il rappelle qu'en 1963, ces deux constantes étaient considérées comme «provisoires qu'il fallait changer après. Mais ils ont été consacrés constantes fermes dans la Constitution de Boumediene.» C'est le seul qui se prêtera à des questions alors que ce n'est pas dans la règle de ces consultations. «C'est prématuré», lâchera-t-il en réponse à une question s'il sera candidat ou pas à la présidentielle de 2014. Interrogé sur le code de l'information, il dira qu'«il faut remettre le code de Hamrouche.» Zeghdoud n'est pas pour mettre en premier ou en dernier la révision de la Constitution. «Quand le peuple est politisé, il peut amender tous les textes quand il veut, qu'il commence par la Constitution ou par un autre texte», estime-il. Il se prononcera en dernier, en faveur d'un régime présidentiel parce que, a-t-il affirmé, «nous y sommes habitués.» Il plaidera en conclusion pour la désignation d'un vice-président par les soins du chef de l'Etat.

     Samedi matin, la commission Bensalah recevra Kamel Bensalem, secrétaire général du PRA, ainsi que Amar Lounis, président par intérim de l'Alliance nationale républicaine. Dans l'après-midi, elle consultera Réda Boudiaf, ancien bâtonnier et ancien membre de la nation, et Miloud Brahimi, avocat, défenseur des droits de l'homme.

  • La fuite en avant de l’Etat

     

    les marchés informels défigurent la capitale

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    Dès les premières heures du matin, ils sont déjà là, s’affairant à dresser leurs étals de fortune, comme en témoignent de nombreux riverains à Alger. Eux, ce sont ces marchands occasionnels qui, depuis les émeutes de janvier dernier, accaparent rues, ruelles et trottoirs dans différentes agglomérations de la capitale.
     

    Le nombre de marchés informels au niveau de la capitale ne cesse d’augmenter depuis les émeutes de janvier dernier. Les autorités concernées font montre de tolérance mais elles misent sur une reconversion à terme des vendeurs à la sauvette dans la sphère légale.
    Sans jamais être inquiétés par les services d’ordre ou une quelconque autre autorité publique. Seuls, les riverains tentent de réagir, allant jusqu’à organiser des actions de protestation, comme ce fut le cas à Bab El Oued, au début du mois de mai. Particulièrement confrontée à ce phénomène de par sa forte densité d’habitants et son positionnement géographique, la commune de Bab El Oued n’est pas pour autant une exception. La place des Martyrs, Bachedjerrah et bien d’autres cités à Alger sont, en effet, de plus en plus investies par les marchands informels, au grand dam des riverains et des commerçants réguliers.

    Favorisée par un contexte d’apaisement voulu par les pouvoirs publics après les émeutes du début de l’année, mais aussi par une réalité sociale où les inégalités sont de plus en plus criantes, la prolifération des commerces informels a, pour ainsi dire, pris des proportions inquiétantes ces derniers mois, les autorités compétentes étant plutôt enclines à la tolérance pour éviter les tensions.
    Force aussi est de reconnaître que ce phénomène de toujours dénote, on ne peut mieux, d’une situation socio-économique des plus complexes, caractérisée par une forte érosion du pouvoir d’achat et un taux de chômage élevé, touchant particulièrement les jeunes.
    Conséquence : les marchands occasionnels pullulent partout, générant anarchie, nuisances et insécurité. Au  niveau de la capitale, nous confirme en ce sens le directeur du commerce de la wilaya d’Alger, le nombre de marchés ou des points de vente où se concentrent les commerces informels est passé de quelque 86 à 123, durant ces quelques derniers mois.

    Tolérés par les pouvoirs publics, qui tentent surtout de les recycler dans la sphère commerciale officielle sans réellement y parvenir, du moins jusque-là, les étals informels prolifèrent ainsi à vue d’œil, transformant la voie publique en d’immenses marchés désordonnés et poussant à bout les habitants des quartiers concernés, qui se disent surtout outrés par l’attitude laxiste des autorités.

    Les riverains poussés à bout         

    S’il est vrai que les marchands occasionnels, qui squattent la voie publique, ne peuvent faire l’objet de simples mesures répressives, car ne représentant en fait qu’un phénomène de commerce informel de subsistance, il n’est pas moins  que la prolifération de ces vendeurs ne va pas sans induire d’intolérables nuisances aux habitants et commerçants, qui en subissent les désagréments au quotidien. De fait, à Bab El Oued, comme partout ailleurs où les étals de l’informel font partie du décor, les riverains voient souvent le cadre de vie dans leur quartier se dégrader rapidement, à tel point que la situation devient parfois carrément invivable. Délinquance, insécurité, bagarres, agressions, voies d’accès bloquées, vacarme à toute heure et insalubrité sont en effet autant de phénomènes fâcheux qui accompagnent souvent la présence de commerces informels dans les villes et cités.

    A Bab El Oued, des habitants, plus qu’excédés par la prolifération de ces marchands, notamment au niveau du quartier des «Trois Horloges», ont d’ailleurs appris à s’organiser pour faire front contre ce phénomène qui, témoignent certains d’entre eux, commence à rendre leur vie intenable. «Quand des vendeurs informels installent leurs étals sur la voie publique jusque tard dans la nuit, il est clair qu’ils ne se contentent pas de vendre quelques menues marchandises… », nous confie un représentant d’un comité de quartier à Bab El Oued, signifiant explicitement que ces commerces servent, en fait, de couverture à la vente de drogues et autres formes de délinquance. Notre interlocuteur, qui affirme que le comité de quartier, dont il fait partie, a interpellé à maintes fois les autorités concernées, sans qu’il y ait aucune suite, souligne en outre, que «sur les quelque 200 vendeurs informels installés à Bab El Oued, à peine une vingtaine y habitent effectivement». «Les autres, affirme-t-il, viennent d’ailleurs et leur présence engendre  tant de nuisances pour les riverains, alors que les autorités censées veiller à l’ordre public, se montrent plutôt complaisantes à leur égard».

    Autre habitant et membre du même comité de quartier, M. Ayad, qui tient une officine à Bab El Oued, fait partie lui aussi de ces citoyens qui entreprennent toutes les démarches possibles pour que soit mis un terme à la situation de désordre général que provoque la prolifération des commerces informels. «L’on se sent carrément piégés, ces marchands informels provoquent une grave situation d’anarchie, bloquent tous les accès, accaparent tous les trottoirs et rendent nos quartiers complètement insalubres, sans que nulle instance intervienne pour y mettre un terme», nous dit M.Ayad. Et d’affirmer : «Nous avons saisi par écrit toutes les autorités concernées, y compris la DGSN et la Présidence, mais nous n’avons jamais eu de réponse.» «Pourtant, lance-t-il, tout ce que nous demandons aux autorités publiques est de remplir leur rôle, en  faisant respecter la loi et en veillant à la sécurité des personnes et des biens.»                

    Les vendeurs ont leurs raisons

    Nombreux sont les habitants, qui, tout en protestant contre les commerces informels, ne se montrent pas pour autant insensibles à la situation de ces vendeurs, dont beaucoup peinent à subsister autrement. «C’est à l’Etat de les prendre en charge», disent certains riverains. «Quand ils vendent les mêmes articles que nous, ces vendeurs ne peuvent que nous gêner», nous confient, par ailleurs, de jeunes commerçants qui tiennent un magasin de chaussures à Alger.  Sinon, tempèrent ces derniers, «mieux vaut qu’ils vendent leurs marchandises dans la rue que de les voir s’adonner à des actes de vol et d’agression, surtout que, eux aussi, sont parfois obligés de louer des emplacements auprès de certains habitants ou autres personnes, pour pouvoir y exercer leur commerce…» Du côté des «Trois Horloges», à Bab El Oued, de nombreux vendeurs informels interrogés affirment habiter dans le quartier et n’avoir d’autres choix pour subsister, voire pour faire vivre leur famille, que d’exercer leur commerce dans la rue.

    «J’habite dans le quartier et si j’ai installé mon étal dans la rue, c’est seulement parce que je n’arrive pas à trouver un travail stable», nous dit un jeune vendeur informel, avant d’enchaîner : «Je sais que je dérange les riverains et les passants, cela me dérange aussi d’être là, dehors du matin au soir pour ne gagner que quelques miettes en fin de compte. Je sais aussi que ce n’est pas un gagne-pain durable, j’aimerais bien avoir un vrai travail et la couverture sociale qui va avec, mais j’attends cela depuis tellement longtemps que je n’y  crois plus.» A la question de savoir s’il était disposé à exercer son activité dans un cadre légal, à savoir dans les enceintes commerciales que les autorités locales envisagent de construire pour contenir le marché informel, notre interlocuteur affirme être assurément favorable à une telle option.

    Seulement, regrette-t-il, «on ne voit rien venir et même si les autorités locales aménagent effectivement des espaces pour nous, elles ne pourront assurément pas caser tout le monde». Et à un autre vendeur d’ajouter : «Ces projets de marchés de proximité, on n’y croit plus ! On nous a demandé  de fournir des dossiers pour en bénéficier mais finalement, il  n’y a jamais rien.» Dubitatifs et désabusés quant au discours et aux engagements des pouvoirs publics, ces vendeurs informels se disent néanmoins disposés à intégrer la sphère commerciale légale, pour peu, souligne l’un d’eux, qu’«on nous propose des espaces de vente dans des endroits assez fréquentés et où le commerce peut effectivement être une activité rentable».        

    Les autorités en quête d’alternative

    Telle que prônée par les pouvoirs publics, la politique d’intégration des marchands informels dans la sphère officielle met fortement à contribution les collectivités locales, chargées en ce sens d’aménager des espaces d’activités commerciales organisés et réglementés, dans le cadre de la lutte contre l’informel. Aussi, les APC œuvrent à recenser les vendeurs informels et à initier des projets de réalisation de marchés de proximité pour les y installer et assainir, par là même la voie publique. Au niveau de la commune de Bab El Oued, nous dit son P/APC, Hacene Kettou, «une commission composée d’élus locaux et de représentants de diverses instances publiques, dont la Protection civile, la DCP et la Gendarmerie nationale, a été mise en place pour effectuer un recensement global des marchands informels au niveau de la commune».

    Cette opération, a-t-il indiqué, a été menée à bien et a permis de recenser au total quelque 639 marchands informels au niveau de notre municipalité, dont près de la moitié sont installés au niveau du quartier des «Trois Horloges». Pour venir à bout du phénomène du commerce informel, qui a pris une ampleur particulièrement inquiétante dans les différents quartiers de Bab El Oued, le P/APC met en avant les projets d’ouverture de trois marchés au sein de la commune, dont un au niveau de la rue Rachid Kouache, qui connaît cependant quelques blocages, du fait de l’opposition des riverains, qui  redoutent d’éventuelles nuisances, selon notre interlocuteur. Ce dernier évoque, en outre, le marché Saïd Touati, achevé mais non encore opérationnel, un autre à la cité des Eucalyptus, en cours de réalisation, ainsi que le centre commercial Ali Medjkane, un projet actuellement en cours d’étude.

    «Nous voulons attendre à ce que l’ensemble de ces projets soient parachevés pour les distribuer en même temps, de façon à contenir tous les vendeurs informels recensés», précise encore le P/APC de Bab El Oued, tout en évoquant un autre projet de mise en place d’un office des marchés communaux, qui assurera la gestion de ces espaces commerciaux, de façon autonome et organisée. Les capacités qu’offrent ces marchés de proximité risquent cependant d’être quelque peu en-deça des besoins, reconnaît en définitive M.Kettou.
    Quoi qu’il en soit, entre l’urgence d’une lutte efficace contre l’informel  «prédateur», dont on sait tous les méfaits sur l’économie nationale, et la nécessité d’une politique rationnelle   d’intégration et d’encadrement de l’informel «de subsistance», le pari reste loin d’être gagné pour les pouvoirs publics.

    Akli Rezouali
  • La Cour suprême est une voie de garage

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     Réagissez

    Pour Me Aït Larbi Mokrane, le fond juridique et ses mécanismes sont entièrement à revoir.  Quant à la forme ! Selon lui, les textes juridiques sont bons et offrent une palette de recours sur lesquels peuvent s’appuyer les victimes.

    D’ailleurs, le crime de torture a été introduit depuis 2006 dans le code pénal algérien et offre l’occasion au gardé à vue, qui aurait subi des traitements affligeants, de porter un recours auprès du tribunal compétent. Mais dans les faits, qui peut le faire ? Qui l’a déjà fait ? Quel procureur aurait l’audace d’auditionner des officiers de police judiciaire pour torture sur un prévenu ? Les hiérarchies sont inversées et l’ordre bouleversé. «Quand on sait qu’un magistrat, lorsqu’il est nommé à son poste, est convoqué par la police pour permettre aux officiers d’établir une fiche de renseignements, on se demande qui a le plus de pouvoir. Convoquer un magistrat à un commissariat ! Un magistrat qui, demain, donnera des ordres à ces mêmes officiers !».

    L’avocat ne veut pas parler des incohérences du code quand le minima juridique n’est pas garanti : «On entend le DGSN se prononcer sur l’obligation d’accorder à un prévenu une douche au moins tous les deux jours ! Alors que très souvent, ces prévenus sont torturés, les droits de la défense pas respectés ! On se moque de qui ?». Les procureurs tout comme les officiers de police judiciaires sont dans une logique de carrière et sont prêts à se plier aux instructions données par la chancellerie ou le garde des Sceaux. Les magistrats du siège n’ont pas l’audace nécessaire pour faire appliquer en droit certaines décisions dont l’impact médiatique est fort. «Les magistrats de la Cour suprême devraient être nommés suite à un parcours élogieux et riche d’expériences, mais très souvent, c’est une voie de garage. Il suffit qu’on veuille se débarrasser de quelqu’un pour le plaquer à la Cour suprême. Et ceux qui ont envie d’être tranquilles agissent sur certaines de leurs relations pour accéder à la Cour suprême pour passer des jours tranquilles», explique en substance Me Aït Larbi.

    La Cour suprême, haute cour devant juger en droit et non dans les faits, se retrouve avec quelques dizaines de milliers d’affaires à juger. «Cela fait deux ans que nous avons fait un recours sur l’affaire Khalifa devant la Cour suprême et il n’y a toujours aucun attendu», poursuit l’avocat. La jurisprudence est éteinte et les mécanismes de recours sont rouillés. La place du citoyen algérien ? Minime. «Il faut savoir que seuls les présidents des deux chambres (Parlement et Sénat) et le président de la République peuvent faire un recours devant le Conseil constitutionnel. En Allemagne, un simple citoyen comme vous et comme moi a la possibilité d’actionner un recours de constitutionnalité devant un tribunal parce qu’il estime qu’une règle qui vient d’être édictée et qui lui est applicable est anticonstitutionnelle !», stipule Me Mokrane Aït Larbi

    Zineb Amina Maiche
  • tango moment



     

  • Plus de 100 % d’augmentation pour les médecins spécialistes

    Après les médecins généralistes, ce seront les médecins spécialistes qui seront substantiellement augmentés, plus de 100 % en fait.
    C’est ce que nous apprend une source proche de la Fonction publique qui a déjà établi la nouvelle grille des salaires, laquelle n’attend plus que la signature du décret exécutif, prévue demain dimanche, selon la même source.

  • Vive l’ouverture ! Vive l’Algérie ! Vive Century 21 !



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Dialogue politique. Nezzar a remis dix propositions à
    Bensalah. Ça ne serait pas plutôt …

    … Les dix commandements ?

    Des ministres en poste, d’autres qui ne le sont plus, des enfants de ministres en poste auprès de leurs parents ont opéré de vastes transferts de devises à l’étranger ces derniers mois. Ils ont également procédé à des ventes de biens immobiliers ici, en Algérie, suivies aussitôt après par l’achat d’autres biens tout aussi immobiliers, mais cette fois-ci à l’étranger, en Europe et aux Etats-Unis, notamment. C’est ce que nous apprend le quotidien Al Khabar. Cette nouvelle, si elle se confirme, me réjouis au plus haut point. Elle vient enfin démentir toutes les critiques infondées qui visent les membres du gouvernement, les accusant d’immobilisme ou encore de manque d’esprit d’initiative. Voilà la preuve vivante – si j’ose dire – que certains de nos ministres ne manquent absolument pas d’esprit d’initiative et font même montre de créativité, voire d’ingéniosité dans la prise de responsabilité en matière de circulation des capitaux, d’investissement dans des créneaux porteurs comme l’immobilier ou encore dans la ventilation des comptes bancaires trop statiques jusque-là. Le fait aussi que ces mêmes ministres, ainsi que leurs chers, très chers, très coûteux enfants arrivent avec autant d’aisance à faire traverser nos frontières aéroportuaires par des mallettes bourrées de dollars et d’euros, c’est un autre démenti cinglant qui vient souffleter les visages impudiques des pseudo-économistes algériens qui reprochent au gouvernement Abdekka son «recroquevillement», sa frilosité à s’ouvrir sur le monde et son isolement sur la scène internationale. C’est faux ! Archifaux ! Nos frontières n’ont jamais été aussi ouvertes, grandes ouvertes à la circulation d’argent fort vers les plus grandes places financières de la planète. De l’argent sort du pays et va se transformer en superbes maisons dans des quartiers de Washington, de New York, de Paris ou de Londres, sites résidentiels prestigieux où même une Anne Sinclair n’arriverait pas à se louer un studio de 45 m2 tellement les tarifs et les cours de la pierre y sont prohibitifs. Et donc, à la lumière de ces performances dont il faut s’enorgueillir, je souhaiterais qu’à l’avenir, on cessât de reprocher aux ministres leur peu d’implication dans la dynamique financière et d’investissement du pays. Je voudrais aussi que l’on arrêtât dans le même temps de considérer l’Algérie comme un goulag cadenassé à ses frontières et réfractaire à un va-et-vient monétaire. Ou pour être plus exact, à un va-et-va monétaire. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus faire comme si nous ne savions pas que certains de nos brillants ministres travaillent d’arrache-pied, nuit et jour, surtout la nuit, sur internet à établir des passerelles… dorées vers leur avenir et celui de leurs enfants chéris. Vive l’ouverture ! Vive l’Algérie ! Vive Century 21 ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • remake :Les Dix commandements de khaled dans le role moise

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    Date de sortie cinéma : mai 2011
    Film déjà disponible en DVD depuis le : 25 octobre 2011

    Réalisé par Cecil B. DeMille
    Avec khaled nezzar, Anne Baxter, Yvonne De Carlo, plus

    Titre original : The Ten Commandments
    Long-métrage américain . Genre : Aventure , Drame , Action ,science fiction
    Durée : 03h40min Année de production : 2011
    Distributeur : United International Pictures (UIP)

    Synopsis : Evocation de la vie de Moise sauvé à sa naissance par la propre fille du pharaon qui avait décidé de mettre à mort tous les nouveaux-nés hébreux de peur que les fils d'Israël ne deviennent plus nombreux que les Egyptiens. Cecil B. de Mille avait


  • 7000 anciens terroristes détenus seraient libérés le 5 juillet

     

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    Quelle est la position de ceux qui tiennent encore le maquis ? Quelle est la position de ceux qui tiennent encore le maquis ?

    Il y a eu d’abord Seif El hadjadj qui se transforma vite en pétard mouillé ! Puis la si encensée réconciliation nationale qui avait abouti à réhabiliter des centaines de terroristes et humilié les familles des victimes du terrorisme. Et avant-dernière étape avant la capitulation : on s’affaire ferme à la présidence pour libérer 7000 détenus islamistes ayant participé dans des actes terroristes. Par petite touche, on prépare actuellement l’opinion publique à accepter la libération d’anciens terroristes.

    L’heure donc est au « grand pardon » Des négociations à ce propos seraient en cours de conclusion entre des dirigeants de l'ex FIS et le pouvoir algérien, nous apprend le quotidien du soir Le Monde. L’objectif ? La libération des détenus islamistes, le recouvrement de leurs droits civiques et le retour sur la scène politique du courant qui représente l’ex-Front islamique du salut. "Nous avons reçu une réponse positive à un très, très haut niveau. La réconciliation nationale évolue vers une amnistie générale, pour tourner la page de la tragédie", a confié Hachemi Sahnouni, un des membres fondateurs du FIS dissous. La contrepartie ? Un simple écrit engageant les prisonniers graciés à ne plus reprendre les armes. Un accord articulé sur 14 point serait conclu entre les deux parties. Cette libération serait prévue pour la date anniversaire des 49 ans d’indépendance. Tout un symbole en somme ! Les négociations ont commencé il y a trois ans entre des représentants de la présidence (ou du DRS ?), un groupe d'anciens responsables du FIS, ainsi que d'anciens responsables du GSPC, dont un de ses anciens chefs, Hassan Hattab, "repenti", actuellement en résidence surveillée.

    La commission de négociation comprendrait également, selon Le Monde, Benmessaoud Abdelkader, Rabie Cherif, Madi Abderrahmane, dit Abou Hajar, un des anciens fondateurs du très sanguinaire GIA. Quid alors d'Abderrarak El Para ? Serait-il libéré lui aussi avec Hattab ?;

    Le FIS de retour ?

    Pour Sahnoun, ancien responsable de Hidjra oua Tekfir (exil et expiation) « Le FIS, c'était un soulèvement populaire qui a dérivé ». Puis menaçant il ajoute : « Mais si on ne donne pas la parole au peuple à travers des élections propres, on ne réconciliera jamais le peuple avec le pouvoir, jamais ». Dans le cas où la libération serait confirmée, ce seront pas moins de 25 000 terroristes qui bénéficieront désormais des prolongements de la réconciliation nationale. Faut-il donc s'attendre au retour du FIS ? Manifestement oui, si l'on en croit Hachemi Sahnoun et les déclarations de Madani Mezrag (émir de l'AIS dissoute) tenues il y a quelques mois. Mais sous "un autre nom", précise Hachemi Sahnoun. Ce qui revient à la même chose. Cela dit, restent toujours ceux qui sont dans les maquis de Kabylie. Ont-ils été approchés ? Vu les dernières attaques commises contre les services de sécurité, il est plutôt difficile de croire à une quelconque volonté de déposer les armes de leur part.

  • Etudiants algériens : dégage Monsieur le ministre !

     

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    Etudiants en colère Etudiants en colère

    La contestation sociale ne s’apaise pas en Algérie. Le discours du président Abdelaziz Bouteflika qui a promis des reformes immédiates ne trouve pas une unanimité. Après les paramédicaux et les médecins résidents, les étudiants bravant l’interdit, menaçant la tutelle d’une année blanche.

    Le facteur déclenchant de ce vaste  mouvement national de protestation des étudiants, le plus important depuis l’année 1987, a été la publication du décret 10-315 du 13 décembre  2010 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires . Un décret qualifié de « décret de honte », mettant tous les étudiants, de master (Bac+5) et de magister (Bac+7), sur le même pied d’égalité.

    Après avoir suscité la colère des étudiants, mais aussi des syndicalistes et des enseignants, le décret en question a été abrogé, fin février, mais les étudiants demeurent encore inquiets. Ils souhaitent aujourd’hui avoir plus de précisions de la part des autorités, mais voulant aussi arracher d’autres revendications

    Un groupe de protestataire s’est réuni et forma une Coordination Nationale Autonome des Etudiants (CNAE) qui a donné rendez-vous à une grande marche pacifique le 12 avril dernier qui a tourné en violents heurts avec la police.

    D’après des organisateurs, plus de 50.000 étudiants ont répondu à l’appel de la CNAE et participé à la marche pacifique. Scandant des slogans hostiles au pouvoir : « Ingénieurs d’Etat, l’Etat nous rejette », « Pouvoir dégage ! », « One, Two, Three où va l’Algérie ? » et « Y en marre des promesses ! », les étudiants ont marché de la place de la Grande poste (en plein centre ville d’Alger) jusqu’à la présidence de la République. La police a, vainement, essayé de les arrêter. Finalement, suite à l’intervention des forces anti-émeute, plusieurs blessés ont été signalés, la folle a été dispersé et les organisateurs de la marche déclarent qu’ils sont décidé de défendre leurs droits jusqu’au bout. « Nous voulons faire comprendre les autorités, et surtout Mr le ministre de l’enseignement supérieur, que nous n’allons pas nous taire » dit Mustapha (23 ans), étudiant à l’université de Bab Ezzouar. « les autorités doivent prendre en charge nos revendication » affirme Khaled (24 ans), étudiant génie civil.

    Tandis que La Coordination Nationale Autonome des Etudiants, qui regroupe des professeurs de notoriétés, à l’instar de Daho Djerbel, Ali Bensaâd  et Ahmed Rouadjia, a signé le jour même un communiqué dans lequel elle « salue la lutte du mouvement étudiant autonome pour la défense de ses revendications socio-pédagogiques et pour une gestion démocratique de l’université algérienne » en dénonçant « la répression brutale par les forces de police de la marche pacifique », la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a considéré dans un communiqué  que « l’université vit une crise structurelle indissociable de la crise multiforme que connait l’Algérie »

    De Bejaia à Boumerdès, en passant par Sétif et Tizi Ouzou, la colère des étudiants a touché plusieurs pôles universitaires. De leurs cotés, les rectorats de certains grandes écoles ont réagi vite et pris des mesures punitives. L’école nationale supérieure d’hydraulique de Blida a traduit en justice dix étudiants grévistes pour «incitation à la grève et entrave au bon déroulement des cours au sein de l’établissement universitaire».

    plusieurs organisations estudiantines ont rejoint les revendications des étudiants.  L’Union Générale Estudiantine Libre a souligné dans une communiqué « son soutien au mouvement contestataire ».

    Après plus d’un mois de contestations, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Mr Rachid Hraoubia déclara : « Le ministère a répondu favorablement à la demande des étudiants pour l’abrogation du décret présidentiel 10- 315», tenant à rappeler aux protestataires qu’aucun texte de loi régissant les diplômes universitaires n’a été modifié. « La rumeur nous a fait beaucoup de mal », a ajouté le ministre. Mais ses propos ne convainquent pas le mouvement estudiantin. A savoir que les étudiants de pharmacie à la faculté centrale d’Alger maintiennent toujours une grève,revendiquant la création de facultés de pharmacie, l’ouverture davantage de postes de résidanat et l’ouverture de la spécialité pharmacie industrielle. Certains représentants d’étudiants semblent déterminés et n’ont pas peur d’une année blanche. « Il vaut mieux perdre une année que de perdre tout un avenir » dit un membre de la CNEA. Et le ministre assure « Les universités fonctionnent normalement et les propos sur une année blanche sont infondés ».

     

     

    Chiffres :

    Il est à noter que le réseau universitaire algérien compte 84 établissements d’enseignement supérieur répartis sur 46 wilayas. Ce réseau est constitué de 36 universités, 15 centres universitaires, 16 écoles nationales supérieures, 5 écoles normales supérieures, 10 écoles préparatoires et 2 classes préparatoires intégrées. Avec un total de 1.230.000 étudiants.

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  • 16 septembre 1982, Sabra et Shatila: un crime de guerre d'Israël (représentant en France: gouverneur Sarkozy) parmi beaucoup d'autres....

     
    15/09/07 :: 11:15
    inv
    16 septembre 1982, Sabra et Shatila: un crime de guerre d'Israël (représentant en France: gouverneur Sarkozy) parmi beaucoup d'autres....
    inv
    Il y a un autre anniversaire significatif cette semaine, mais celui-ci n'attire pas la même attention que les commémorations du 11 septembre.
    Au matin du samedi 18 septembre 1982, les journalistes qui sont entrés dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Shatila, près de Beyrouth au Liban ont eu une vision horrible.
    Des piles de corps jonchaient les rues poussiéreuses des camps, des fosses communes avaient été construites à la hâte et les bâtiments avaient été rasés au bulldozer sur les cadavres.


    Les personnes assassinées étaient des hommes âgés, des femmes et des enfants. Un massacre avait eu lieu. Le nombre de morts était estimé à des milliers.


    Que s'y était-il produit ? Qu'est ce qui avait pu provoquer ce type de massacre inhumain ? Qui avait fait cela ?


    C'étaient les questions qui ponctuaient le silence du matin après que le massacre se soit arrêté. On se pose encore aujourd'hui ces questions, plus de deux décennies après les événements.


    Pour essayer de répondre à ces questions, relisons une nouvelle fois l'histoire :


    Le 6 juin 1982, l'armée israélienne a envahi le Liban dans ce qu'elle a décrit comme étant des "représailles" pour la tentative d'assassinat sur l'Ambassadeur israélien à Londres, Argov, le 4 juin. L'invasion, appelée ensuite "Opération Paix en Galilée", a progressé rapidement.


    Le 18 juin 1982, Israel avait cerné les forces armées de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) dans la partie occidentale de la capitale libanaise. Un cessez-le-feu, négocié par l'envoyé des Etats-Unis, Philip Habib, a eu comme conséquence l'évacuation de l'OLP de Beyrouth le 1er septembre 1982.


    Le 11 septembre 1982, le ministre de la défense israélien, Ariel Sharon, l'architecte de l'invasion, a annoncé que "2.000 terroristes" étaient restés à l'intérieur des camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth.


    Le mercredi 15 septembre, le lendemain de l'assassinat du chef de la milice Phalangiste alliée des Israéliens et président élu libanais, Bashir Gemayel, l'armée israélienne a occupé Beyrouth-Ouest, "encerclant et bouclant" les camps de Sabra et Shatila, où vivaient des civils libanais et palestiniens. Israel a justifié son initiative dans Beyrouth-Ouest par un besoin de maintenir l'ordre et la stabilité après l'assassinat de Gemayel.


    Cependant, plusieurs jours plus tard, Ariel Sharon a déclaré à la Knesset, le parlement israélien : "Notre entrée dans Beyrouth-Ouest était destinée à faire la guerre contre l'infrastructure laissée par les terroristes."


    L'armée israélienne a alors désarmé, dans la mesure où elle le pouvait, les milices anti-Israéliennes à Beyrouth-Ouest, alors qu'elle a laissé ses armes aux milices Phalangistes Chrétiennes de Beyrouth.


    A midi le 15 septembre 1982, les camps de réfugiés étaient complètement encerclés par des tanks et des soldats israéliens, qui ont installé des points de contrôle aux endroits stratégiques et aux carrefours autour des camps afin d'en surveiller toutes les entrées et les sorties.


    En fin d'après-midi et toute la soirée, les camps ont été bombardés.


    Le jeudi 16 septembre 1982 vers midi, une unité d'environ 150 Phalangistes armés (c'est ce que prétend Israel) est entrée dans le premier camp.


    Pendant les 40 heures suivantes, les membres de la milice Phalangiste ont violé, tué et blessé un grand nombre de civils non armés, dont la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées à l'intérieur des camps encerclés et bouclés. L'estimation des victimes varie entre 700 (chiffre officiel des Israéliens) et 3.500.


    Les victimes et les survivants des massacres n'ont jamais eu droit à une enquête officielle sur la tragédie, puisque la Commission Kahan d'Israel n'avait pas de mandat juridique et n'avait pas de pouvoir judiciaire.


    Ce massacre est considéré comme le seul massacre sanglant de l'armée terroriste israélienne et il revendique la participation d'alliés, mais on peut penser qu'il ne sera pas le dernier. En particulier, après ce que nous avons vu dans la dernière guerre israélienne contre le Liban.


    Si les Américains ont préparé avec agitation l'anniversaire du 11 septembre, beaucoup d'habitants du camp de Shatila et de son voisin plus petit Sabra ont redouté la date importante de samedi qui marquera 24 ans de souffrance et d'enquête futile de la justice.


    Pour les Palestiniens, ce sera certainement un rappel bien loin des cérémonies de New York et de Washington où les responsables américains ont dit au monde que leur fameuse puissance militaire allait s'assurer que la justice pour les victimes triompherait du mal quel qu'en soit le prix.


    Les survivants palestiniens des massacres de 1982 se réuniront probablement pour entendre des discours à l'endroit où leurs proches ont été enterrés dans des fosses communes : une parcelle vide et poussiéreuse signalée par un pathétique monument provisoire en parpaings.


    Mais, le monde n'observera pas une minute de silence pour les victimes innocentes de Sabra et Shatila, ni de reportages au sujet des survivants et de leur existence malheureuse sur les lieux de ce crime horrible.
    inv
    Source : Sabbah
    inv

  • Google.fr censure les arabes - preuve !

     


     

    Merci Victor

     

    Google se censurerait-il ?

     

     

    Commencer à saisir : "pourquoi les " ......

     

    Remplacez les ........ par : noirs, juifs, français, chinois, etc... =>  la proposition automatique marche.

     

    Remplacer les ........ par : arabe => pas de proposition automatique

     

    Etrange !

     

    http://www.youtube.com/watch?v=l4qdlD3rc2k

     

  • Elle s’équipe lourdement pour contrôler la bulle DZ : Les Chinois formeraient la Police du Net algérien

    Accès à internet fortement perturbé, le site «Le Quotidien d’Algérie» piraté récemment, un autre filtré, débit fluctuant et inaccessibilité de certains sites internet à partir de l’Algérie : que ce passe-t-il dans la bulle DZ ? La question mérite d’être posée et la réponse n’est pas si évidente à donner. Les internautes algériens auront remarqué que le surf web n’est plus si facile depuis quelques jours.

    Selon des sources dignes de foi, approchées par «Algérie-Focus.com», ces événements ne sont pas des cas isolés. Et les révélations qu’on fournira sont ahurissantes.
    Le conditionnel s’impose.

    Explications de notre source qui a tenu à témoigner sous couvert de l’anonymat.

    La Chine forme et assiste techniquement les Algériens

    L’Algérie a vu, récemment, la naissance d’une Police cybernétique. De plusieurs même. La plus farouche d’entre-elle est celle rattachée, mais non complètement dépendante, du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), dénommée Groupement de Contrôle des Réseaux (GCR). Son existence est un secret de polichinelle et à El Watan en a déjà fait écho.

    Officiellement, cette structure et les autres dépendante des autres corps de sécurité, sont censés lutter contre la «cybercriminalité». Mais selon les “besoins”, cette “mission” peut avoir un champ d’action aussi large qu’intempestive. La nouveauté que nous a confirmé notre source (lire notre entretien ) est que ce GCR aurait été fractionné en plusieurs Brigades qui auraient bénéficié «de formation en Chine et de l’assistance technique des Chinois dans le contrôle de la Toile algérienne».

    Des formations en continue qui se dérouleraient périodiquement. Tout y passe : sites, forums, blogs, conversations, mails, téléchargements. El Watan expliquait antérieurement qu’un «GIX», «passerelle unique qui centralise toutes les données Internet qui entrent ou sortent d’Algérie, aurait été installé. De là, il suffit de mettre un tuyau et de tout récupérer». Le recours aux Chinois pour former les agents de ce GCR n’est pas fortuit et les intentions se dévoilent vite.

    Budget conséquent et matériels hyper-développés

    Notre source rajoute que ce Service a bénéficié récemment d’une importante dotation financière. Du matériel sophistiqué a été acquis et des Serveurs superpuissants ont été installés à Delly Ibrahim. «C’est lors de l’installation du matériel que la connexion est perturbée en Algérie», explique notre source.

    Campagne pour le 3ème mandat : Le déclencheur

    On note aussi qu’une esquisse de cette cellule a été installée lors de la campagne présidentielle de 2009. Constituée de génies en informatique, dont des Algériens de l’étranger, elle avait pour mission de promouvoir le candidat Bouteflika et de discréditer ses adversaires et les partisans du boycott. «Vu le succès de la mission,
    le Président a décidé de donner vie définitivement à cette Brigade, dans le but de contrôler le Net. Elle redouble de férocité ces derniers temps puisqu’on est en pleine période de transition», note-t-il. Le but serait de «blacklister» tous les espaces qui dérangent. Des attaques cybernétiques qui s’ajoutent à l’asphyxie financière : une certaine presse algérienne incontrôlable sur le Net en est la cible principale.

    RAF

  • MESSAGE d'ALEX JONES: censure de Google et Youtube S/T


    MESSAGE d'ALEX JONES: censure de Google et... par hussardelamort

  • une autre version :khadafi !!!!!

     
    24/05/11 :: 11:16
    inv
    Kadhafi a-t-il tiré sur son peuple? A-t-il tué "10 000 Libyens? Faux!
    inv
    Dans cette expression de « tirer sur son peuple » il y a déjà l’intention de nuire au président Libyen. On veut manipuler l’opinion en suscitant son indignation. S’il avait tiré sur le peuple italien ou français cela aurait-il été plus normal ? Non. Il ne s’agit en effet que d’une association de mots savamment étudiés dans des bureaux de recherches stratégiques pour trouver les expressions appropriées à intégrer à la vraie guerre qui a ensuite été déclenchée.


    Pour revenir à l’accusation même, L’information principale qui a justifié la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est celle d’un prétendu carnage de 10.000 morts et 55.000 blessés en 1 mois, commandité par le Président Libyen. C’est une affirmation mensongère et pour plusieurs raisons :


    Logique : Pour tuer 10.000 personnes en un mois, il faut être capable d’en tuer 300 à 400 tous les jours. Seul Hitler y est parvenu, mais il a eu besoin de plusieurs installations de fours crématoires.


    Kadhafi aurait utilisé des avions de combat qui normalement volent à 5.000 mètres d’altitude et à une vitesse de 1.000 km/h. A moins de larguer une bombe atomique, ces avions, aussi spéciaux soient-ils ne pourraient pas réussir un tel exploit.


    Pour les blessés, leur nombre est dans tous les pays du monde fournis par des sources hospitalières. Dans la gestion optimale d’un hôpital, il est prévu environ 10 à 20 places de libre pour accueillir des cas impromptus. Pour accueillir 55.000 blessés, à raison de 20 par hôpital, il faudrait 2.750 hôpitaux pour accueillir tous les blessés Libyens et même en utilisant tous les hôpitaux du continent africain (environ 1.230) on n’y arriverait jamais.


    Les photos diffusées de ce prétendu massacre proviennent du cimetière « Sidi Hamed Cemetery » où se déroulait une normale opération de renouvellement du sol avec déplacement des restes humains, pratique très habituelle et commune dans le monde judéo-islamo-chrétien pour laisser place aux nouveaux morts, chaque 10 ou 20 ans selon les pays.


    Origine de l’information. Le philosophe Chinois Mo Tseu (479-381 avant l’ère chrétienne) a écrit que pour vérifier la véracité d’une information, il faut d’abord identifier la source et se demander quelles sont les raisons avouées et inavouées de celui qui vous communique une information. D’où est arrivée l’information ? des rebelles, c’est naturel ! Mais diffusée sans conditionnel par la Chaine de télévision Al Jazeera qui appartient à l’émir du Qatar. Le hasard veut que ce petit pays soit le seul pays Arabe qui participe à larguer les bombes sur la tête des Libyens. Une coïncidence plutôt troublante.


    A ce jour, plusieurs mois après le prétendu massacre, on n’a toujours pas l’ombre d’une preuve irréfutable. Ce qui n’a pas empêché le mandat d’arrêt du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo qui était vigilent de menacer Gbagbo pour les 7 femmes tuées à ABOBO le 8 Mars 2011, mais complètement muet au moment des faits et amnésique aujourd’hui pour les 1.200 morts de Ouattara à Duékoué (selon le CICR et la CARITAS) et cela en présence des troupes françaises de la Licorne et celle de l’ONUCCI.


    Monsieur Moreno-Ocampo n’a pas jugé opportun d’effectuer le moindre déplacement en terre libyenne pour vérifier ces accusations. Qu’importe, demander l’arrêt d’un Chef d’état Africain non docile est devenu le seul motif qui justifie l’existence même du TPI.


    2-KADHAFI ET LES MIGRANTS AFRICAINS


    Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres de l’Intérieur Africain pour leur proposer une carte d’identité unique avec une codification commune pour toute l’Afrique afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité administrative excessive, tous les présents étaient contents et enthousiastes du projet du guide Libyen. Mais à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et voilà que l’idée n’était plus bonne pour certains pays qui ont vite relayé la propagande selon laquelle si la mesure était entrée en application, la Libye aurait colonisé les autres pays africains. Là où le comble arrive est lorsque les clandestins africains en Libye proviennent à 99% des pays qui avaient refusé la proposition Libyenne.


    Par ailleurs, pour des raisons de sécurité intérieure, aucun pays du monde ne peut assister passivement au fait que son territoire devienne le point de passage des personnes qu’il n’est pas en mesure d’identifier. En Libye, il y a la même loi qui est en vigueur dans tous les pays Africains, c’est le délit de clandestinité pour les étrangers démunis de titres de séjours valides.


    Pour terminer, pour tous les Africains dotés d’un minimum sens de discernement, il ne fait aucun doute que le destin de la jeunesse africaine n’est pas celui de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.


    En conclusion, accuser Kadhafi de n’avoir pas laissé les clandestins se déplacer librement sur son territoire c’est faire montre d’une incapacité à comprendre la complexité des problèmes qui nous entourent.


    3-KADHAFI ET LA LONGEVITE DE SON POUVOIR


    Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :


    Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN, Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969. Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette longévité politique.


    En France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l'Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d'Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l'Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l'Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c'est-à-dire 64 ans, peut-être qu'en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C'est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.


    Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu'il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n'a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l'héritage de papa et tout rafler : ainsi il est aux manettes juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd'hui, Conseiller général de 1977 à aujourd'hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd'hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ? Que se serait-il passé si cette saga s'était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s'accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu'on utilise les bombes pour exporter en Libye ;


    Roselyne Bachelot, l'actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l'héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d'Angers. Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l'écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C'est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu'il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman à l'Inpes (l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.


    En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ». Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.


    Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ? Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011 ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité. Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment peuvent-ils prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues, par leur jeunesse.


    En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des USA, France, GB, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident.


    4-POURQUOI LES INTELLECTUELS AFRICAINS NE SOUTIENNENT-ILS PAS LE CNT LIBYEN ?


    Le CNT est une création de la France. C’est le philosophe Français Bernard-Henri Levy qui a lui-même expliqué à la presse ses multiples voyages pour encourager les Libyens à se défaire de Kadhafi. C’est encore lui qui nous a expliqué qu’un mouvement était né. C’est toujours lui qui nous donnera le nom de CNT, il nous dira qu’il est composé de 35 membres, pire qu’en dehors de 3 ou 4 de ses membres tous les autres 30 souhaitaient garder leur anonymat. Lorsque Monsieur Lévi a communiqué au monde que Kadhafi utilisait les Noirs venus d’Afrique noirs payés une bouchée de pain, personne n’avait auparavant songé de lui expliquer que les tribus du sud de la Libye sont composées essentiellement de populations Noires qui donc se trouvent à tous les postes de l’administration Libyenne. En effet contrairement à la France, plusieurs ambassadeurs Libyens dans le monde sont des Noirs, des Noirs Libyens. Le racisme peut rendre aveugle. L’erreur de Henri Lévy était basée sur la conception raciste des Européens du 19ème siècle qui tend à séparer les populations africaine d’origine arabe et les Noirs sur une base de classement hiérarchique des valeurs culturelles des uns et des autres. C’est toujours notre philosophe qui a promis à Monsieur Sarkozy que la guerre n’aurait pas duré plus de 3 jours, parce que, a-t-il expliqué à la presse, « l’armée de Kadhafi est composés de 300 minables hommes mal équipés ». Bernard Henri Levy, comme nous le rappelle l’agence de presse Russe RIA-Novosti, s’était trompé de la même manière en 1999, après l’attaque contre le Daguestan par Chamil Bassaïev, Lévy avait alors recommandé à l’Occident de reconnaître l’autorité du terroriste Maskhadov en Tchétchénie. Ce dernier sera abattu par les FSB russe le 8 mars 2005. Lévy va récidiver en été 2008, il va encore se tromper d’encourager le président Georgien Mikhaïl Saakachvili à déclencher une guerre suicidaire contre la Russie. La suite, on la connait. Le pire du ridicule dans tout cela est qu’il n’a toujours pas compris que la politique est une science et comme toute science, il faut prendre le temps d’en connaitre les principes et les mécanismes pour éviter de se tromper sur des questions les plus élémentaires de politique internationale, surtout lorsqu’on incite les manifestants pacifiques à la guerre.


    Récemment, pour la commémoration des 40 ans de la fin de la guerre du Biafra, la plus meurtrière de l’Afrique, avec environ 2.000.000 de morts, la radio publique suisse RSR nous a proposé des documents inédits, piochés dans les archives de la CICR, la Croix Rouge Internationale dont le siège est ici à Genève. Les témoignages étaient des interviews réalisées il y a 40 ans aux différents dirigeants de cette organisation qui expliquaient comment le CICR profitait de son statut de neutralité pour transporter les armes pour aider à la victoire de la France dans cette guerre prétendument pour l’indépendance des Biafrais, peuple qui se trouvait ainsi pris au piège d’une décision prise à Paris qui voulait à tout prix elle aussi avoir son émirat pétrolier comme les Britanniques au Koweït ou au Qatar. La révélation la plus cauchemardesque de ces archives ont été pour moi de découvrir que sur les 2.000.000 de morts, la moitié ont été des morts inutiles, sacrifiés pour empêcher que Paris ne perde la face, car nous dévoile le dirigeant du CICR, un an avant la fin de la guerre, tous savaient qu’elle était perdue, mais Paris et le CICR continuaient de fournir aux Biafrais de nouvelles armes tout en leur disant qu’ils étaient en train de gagner.


    C’est exactement le même scénario aujourd’hui en Libye. On croyait gagner facilement une guerre en 3 jours, au 3ème mois sans aucune avancée, et malgré les 1.000.000 d’euros par jour que coûte à la France cette guerre (chiffre fourni par le Ministre Français de la Défense), on continue la NO FLY ZONE en bombardant les bureaux, les écoles et les hôpitaux Libyens comme si ces derniers volaient. Et comme ces actes de terreur ne marchent pas, on revient à la recette née à la guerre du Biafra : utiliser ses ONG pour invoquer un génocide, invoquer le Tribunal Pénal International et même si on sait que cela ne marchera pas, qu’importe, il vaut mieux faire mourir toute la Libye, plutôt que d’avoir le courage de reconnaitre qu’on s’est trompé et qu’on a perdu la guerre.


    Pour les intellectuels africains, le débat n’est nullement celui de soutenir Kadhafi contre le CNT ou soutenir le CNT contre Kadhafi, mais sur le principe de la justice internationale qui est aujourd’hui biaisée par un certain nombre de pays occidentaux, qu’on connait, car ce sont toujours les mêmes qui étaient assis à la table de la conférence de Berlin en 1884 pour décider du destin de l’Afrique sans la présence des Africains, qui aujourd’hui humilient l’Union Africaine et toutes ses décisions, et s’arroge le droit de choisir à la place des Africains leur destin. Lorsque les présidents de 3 pays occidentaux (USA, France, UK) payent une tribune dans les journaux de plusieurs pays pour annoncer que Kadhafi n’est pas un bon leader pour la Libye, je crois qu’il s’agit d’une insulte à l’intelligence des Africains. Hier nos parents et nos ancêtres étaient certes des primitifs qui ne comprenaient rien de ce qui leur arrivait, mais aujourd’hui, nous avons étudié dans les mêmes écoles, nous avons apprivoisé les mêmes connaissances que le monde entier et continuer de nous regarder du haut en bas comme des éternels esclaves, est une faute grave des occidentaux qu’il revient à nous autres Africains de corriger et non de seconder par notre silence coupable. Nous devons faire l’histoire, la nôtre et non plus la subir. Comme nous ne disons pas aux Américains, aux Britanniques ou aux Français qui est mieux pour guider leur destin, c’est à nous de nous battre pour qu’ils n’interfèrent plus dans le processus de formation de notre propre démocratie fut-elle imparfaite et blâmable ; et comme il s’agit d’un processus, même les échecs sont des acquis positifs devant servir à l’amélioration qui est le propre de l’adaptation pour la survie de toute espèce vivante.


    La révolution libyenne a malheureusement été stoppée net, le jour où l’interférence occidentale est devenue palpable dans la crise de ce pays. Kadhafi qui semblait mis aux cordes par des manifestations naturelles dans ce processus d’amélioration du genre humain a été miraculeusement remis en scelle grâce à l’ingérence de la France qui a commis la grave erreur stratégique de transformer une manifestation pacifique en rébellion armée. Et la recette de la rébellion armée peut bien avoir fonctionné en Côte d’Ivoire, mais pas forcément ailleurs.


    5-CONCLUSION


    L'ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. Car c'est parce que les populations seront conscientes de leur poids et de leur valeur qu'elles pourront prétendre de leurs dirigeants des comportements plus rigoureux, respectueux de leurs intérêts. Dans l'ignorance, il n'y a point de conscientisation et chacun fait ce qu'il veut, puisque personne ne lui demande de rendre compte. Le système de manipulation des masses africaines par l’Occident a porté un sacré coup dur au processus démocratique normal de l’Afrique, puisque l’alibi du complot des Blancs affranchit très vite aux yeux du peuple tous les débordements de leurs dirigeants. Ne pas subir cette manipulation est la garantie que les Africains sauront faire la part des choses entre les dirigeants valeureux et ceux médiocres.


    C'est venu pour nous le temps de dire enough is enough, trop c'est trop. Mais pour le faire, il faut résoudre ce problème de la grande ignorance dans laquelle est trempée la majorité de nos frères et sœurs qui n'ont de conscience que le fruit de la manipulation dont ils sont victimes. Ce que j'ai fait n'est je l’espère que le début de cette nouvelle bataille que chaque Africain doit maintenant s'approprier et puis tous ensembles, nous devons être capables d'exiger que la politique soit suffisamment rigoureuse pour soigner finalement nos intérêts et non plus exclusivement ceux de l'Occident contre les nôtres.


    Nous sommes 1 milliard d’Africains. Nous devons être capables de mettre la pression sur nos dirigeants pour d’une part faire que l’Afrique devienne championne du monde du respect des droits naturels des êtres humains (hommes et femmes confondus) et d’autre part pour faire respecter nos intérêts dans tous les engagements internationaux que souvent nos haut-fonctionnaires ignorent malgré leurs multiples diplômes.


    Il me plait de conclure avec ces deux pensées :


    A-"Les pays africains sont encouragés à la division, afin que les puissances étrangères puissent asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul État comme les États-Unis d’Amérique, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. » Mouammar Kadhafi (adepte convaincu du panafricanisme de Marcus Garvey) – extrait de l’interview accordée à France24 et Radio France Internationale(RFI) le 6 Juillet 2010.


    B-« LES TRAITRES de Marcus Garvey (17 août 1887, Saint Ann's Bay, Jamaïque-10 juin 1940, Londres)


    Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.


    Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».


    Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.


    Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes (en 1910), et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine ». Marcus Garvey (père du concept du panafricanisme, Garvey était un intrépide combattant contre l'humiliation infligée à la population de peau noire depuis 1500 ans d’esclavage arabe et européen)

    Genève le 24 Mai 2011
    pougala@gmail.com

    *Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et Professeur de Sociologie et de Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

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