Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les proxénètes de la République algérienne démocratique et populaire

     

    Par

    C’est bien la première fois que M. Ouyahia ouvre la bouche pour dire enfin quelque chose d’à peu près vrai. Selon la toute dernière et doctorale sentence de notre distingué et non moins honorable Premier ministre, l’Algérie est devenue un immense « cabaret national » sans en préciser cependant ni les auteurs ni les animateurs.

    Parce que dans l’entendement général algérien, cabaret veut dire tout simplement bordel et rien de moins. Parce que dans ces sympathiques endroits, les spectacles suggérés se résument tout simplement à de riches commerces variés du sexe, des alcools frelatés, des drogues à ciel ouvert, l’exhibition des richesses à coup de millions de rechqate, Ou Hadhi fi khater…! Les riches toilettes parisiennes de haut standing des sulfureuses hôtesses d’accueil, les exhalaisons rotés des nouveaux riches du pouvoir, beggara pour la plupart, aisés petits douaniers, flics véreux - c’est un pléonasme - trabendistes, directeurs et sous-directeurs, divisionnaires, gros militants du trio présidentiel, courtiers présidentiels et marchands d’influence en tous genres.

    C’est en ces endroits lugubres que se traitent et se négocient, entre mandants étatiques et mandatés escrocs de juteux marchés et de non moins juteuses chippa, le tout égayé par les charmes irrésistible de jeunes et jolies péripatéticiennes, champagne et whisky coulant à flot et sachets noirs en dessous de table comme première avance. C’est cela le cabaret algérien selon la définition bien comprise du sieur Ouyahia. Et on ne peut pas dire que le très honorable Mister Ouyaya, enfant assidu de la maison brûlée, lui et ses ouailles servantes, comme leurs employeurs communs, soient étrangers au développement exponentiel de la dépravation nationale et de la « bordélisation » massive de l’Algérie. Car le seul développement connu, les seuls résultats avérés, remarquables et remarqués à mettre à l’actif des gérants de l’Algérie de MM Bouteflika et Ouyahia, c’est le développement vertigineux des phénomènes qui font de l’Algérie, selon l’arrêt sans appel de M. Ouyahia, « le plus grand cabaret (c'est-à-dire bordel) du monde… » Comme disait le ministre des Finances d’Henri IV, Sully «labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » Bien plus que la France de Sully, l’Algérie actuelle, celle de M. Ouyahia se targue d’un patrimoine honteux de trois mamelles infécondes : corruption, prostitution et drogues sont les trois mamelles, les trois constantes, du régime de Bouteflika et de son employeur le DRS.

    Première mamelle ; la prostitution

    En moins de 20 ans, la population prostituée (femmes et hommes) est passée de quelques milliers à des centaines de milliers actuellement (sondage Institut Abassa 2008) Ce phénomène est dû principalement à la paupérisation des populations déshéritées, à la mise au chômage forcé de plus de six cent mille salariés du secteur public (décidée sur injonction du FMI) à la vente bradée des entreprises du secteur public, à la chute drastique du pouvoir d’achat, à la fermeture des centaines de maisons closes autorisées, à l’apparition de maisons de passe clandestines dans toutes les villes et villages d’Algérie. Ceci est la première conséquence directe de votre politique puisque voilà bientôt vingt ans que vous êtes au pouvoir, M. Ouyahia. Si l’Algérie est devenue le plus grand bordel du monde à ciel ouvert selon votre propre appréciation, c’est que vous en êtes, par votre politique, par votre ignorance, par votre entêtement les seuls responsables. Tout autant, on ne peut en exonérer vos chefs ni votre bande organisée moins en gouvernement responsable qu’en association de malfaiteurs décriée par tous les Algériens honnêtes, c'est-à-dire la majorité.

    Deuxième mamelle, la drogue

    En matière de drogue, en moins de 20 ans l’Algérie de Bouteflika, d’Ouyahia et de « Belle-Khadem » est passée d’un commerce de quelques grammes à des dizaines de tonnes circulant et s’écoulant presque librement dans toutes les régions d’Algérie sans compter les drogues fortes incontrôlables (héroïne, cocaïne et psychotropes) qui, durant ces dernières années, ont fait leur entrée dans les cabarets, les bordels informels de Chadli et de Boutef, dans les lycées, l’université et les grands hôtels de passe. Vous êtes, vous M. Ouyahia et vos chefs, seuls responsables de cet empoisonnement massif de la société algérienne par des tonnes de drogues entrés clandestinement par notre frontière ouest sous le regard bienveillant et sûrement intéressé des hauts responsables chargés de la surveillance de nos frontières. C’est cet abandon-là et cette connivence diabolique (rappelez-vous ce général trafiquant de drogue à Oran) qui ont fait de l’Algérie «le plus grand cabaret du monde ».

    Comment donc M. Ouyahia a-t-il le toupet, l’outrecuidance et la désinvolture de déplorer aujourd’hui, un désastre, un incendie qu’il a lui-même allumé et entretenu à ce jour ? Car, et on ne le rappellera jamais assez, c’est l’incompétence et l’inanité avérées de M. Ouyahia (nous avons décidé et signé ; Kararna oua M’Dhina !) l’insouciance et la démission permanente du Président, la grivoiserie et la rapacité infinie des ministres prédateurs et laudateurs, le silence complaisant et/ou intéressé du DRS, qui sont les seules causes de cette transformation d’un peuple naguère digne, fier et debout en pays du « plus grand cabaret du monde » selon la toute dernière humeur de M. Ouyaya au pouvoir depuis plus de 20 ans si on devait lui compter ses catastrophiques missions diplomatiques. Et dire que ce monsieur là, avec Belkhadem et même le manufacturier de H’rouz, Abou Yedjri, postulent à la magistrature suprême sans le dire tout en le disant. C’est cela aussi «le plus grand cabaret du monde » duquel, on retiendra forcément, à l’invite différée et subséquente de l’appréciation du chef du gouvernement qu’on a précédemment qualifié d’association de malfaiteurs qui pense, sans ouvrir les guillemets, que l’Algérie est devenue, sous sa direction, « le plus grand bordel du monde » Et il a raison de le rappeler avec force. Pourquoi ? Parce que les grandes institutions de l’Etat-Cabaret, par lui et ses congénères tripotées, triturées et enfin fabriquées à coups d’urnes truquées sont la première démonstration de cet Etat-bordel, de cet Etat-voyou. Prenons juste deux exemples : L’APN et le Sénat. Oublions ministres, CNES, walis, DG et PDG ; on les traitera dans une autre approche.

     

    L’APN

    Qu’est-ce que cette assemblée si ce n’est majoritairement un groupement de danseuses du ventre dressées aussi par la panse pour dire invariablement « Oui» par les bras invariablement orientés dans la direction pénétrante des instruments corrupteurs du pouvoir. Ces oiseaux là, d’une espèce volatile rare, ont voté une loi et son contraire (loi sur les hydrocarbures du Texan algérien devant livrer l’Algérie au Texas) Ces mêmes oiseaux de députés ont voté l’amendement qui donne la présidence à vie au président actuel ; les voilà maintenant avec de nouvelles génuflexions, pencher vers une possible limitation des mandats présidentiels. Ces gens-là, ces députés là, ces oiseaux là, ces danseuses-là rentrent tous les soirs chez eux, regardent leurs enfants et leurs saintes épouses les yeux dans les yeux, sans rougir, sans se rappeler, qu’ils sont les premières catins d’une république putassière, les tout premiers figurants du « plus grand cabaret du monde » c'est-à-dire bordelier tel que présenté par notre célébrissime et stupide chef de gouvernement qui ne se suffit pas d’être suffisant ; il est tout simplement débile.

    Il n’en a même pas conscience. Normal, les fortunes et les notoriétés mal acquises empêchent de penser. Quel député gavé et engraissé à la manière des oies de Navarre (300 000 DA/mois sans compter les avantages périphériques faramineux, des Zahia X. et des Omra gratuites à gogo) refuserait de se transformer en danseuse du ventre et bien plus si affinité tribale, régionale et religieuses ? C’est pourquoi, les danseuses du ventre du pouvoir et accessoirement députés, voteront, sans état d’âme, toutes les lois, toutes les couleuvres bouteflikiennes qu’on leur proposera. C’est cela et seulement cela la république putassière du « plus grand cabaret du monde » construite ci-devant par le prédateur en chef de l’Algérie officielle, Ouyaya, qui se gausse à présent à railler ce qu’il a lui-même fabriqué ; l’Algérie putassière et corrompue jusqu’à l’os, l’Algérie des millions de chômeurs, l’Algérie du million de prostituées, l’Algérie des Harraga mangés par les sardines, l’Algérie des dirigeants voleurs et voyous y compris leur grand chef, ses amis et sa famille dont toute l’Algérie connaît les frivolités et les sarcasmes avec les deniers et les moyens publics.

    Le Sénat

    Comme l’a si bien rappelé le président de l’APN, M. Ziari, le Sénat algérien ne sert strictement à rien. Il est composé pour l’essentiel de personnages incultes, indolents, impotents et, pour l’essentiel, des rois fainéants qui passent leur temps à dormir dans les menuiseries faisandées du Sénat. Certains portent même des couches bébé pour contenir leurs incontinences diurnes. Les seules fois où ils ouvrent leur bouche en O, à la manière d’un cul de poule, c’est toujours pour dire oui. A l’exception de deux grands hommes, qui sont en fait deux femmes, Zohra D. et Zahia B. auxquelles il arrive parfois de dire « Non ». Sans plus. Sinon, tout le reste de ce poulailler jacasseur sans coq et sans personnalité, déféquant et pissant sur eux-mêmes, est tout simplement préparé et dressé par le ventre à dire « oui » par le bras et surtout par la bouche déformée en rond de O de cul de poulette. A voir en première lecture ces bouches béantes, ouvertes et ordonnées en trous acquiesçant et consentants à la position aplatie de dire oui à tout, oui au président monarque, oui à tous les mandats ad vitam aeternam, oui au démantèlement de Sonatrach au profit des Texans Bush et Ramsfield, oui à la réconciliation, oui à la libération de tous les égorgeurs de bébés, oui, oui, oui à tout ce qui sort des caprices séniles et de la bouche du président à vie.

    Pour rester dans la lettre et l’esprit des états d’âme de notre remarquable chef du gouvernement qui qualifie avec mépris et forfanterie le pays qu’il gouverne « du plus grand bordel du monde » il nous faudra forcément insérer le comportement de nos sénateurs, au-delà de leurs conduites animalières de brouteurs et de mangeurs infatigables, étant entendu par ailleurs que canaille et racaille soutenantes se réconcilient toujours à la gamelle, il nous faudra donc insérer leur comportement dans la logique dite et décrétée par le chef du gouvernement, c'est-à-dire dans la logique d’une république putassière telle qu’il la qualifie lui même.

    Donc, à voir l’usage qu’ils font invariablement de leurs bouches articulées en O béant, ouvertes à tout vent et à toute pénétration, on aurait tendance à croire qu’ils font à Boutef et à ses parrains, des câlins buccaux qui rappellent étrangement ce que l’honorable Mme Dati confond avec inflation. Et, avec cela, nos très honorables sénateurs n’ont pas du tout le sentiment de vivre dans une république dépravée et dévoyée telle que la raconte et la qualifie notre interminable et stupide premier ministre. Avec tous ces écarts et incongruités de nos supposés gouvernants, je n’oserai pas, loin s’en faudrait, les qualifier d’imbéciles ou de sots ; ce serait inapproprié et pas assez fort. Pourtant, il me suffirait de quelques mots pour qualifier sans regrets leurs comportements vis-à-vis d’un peuple et d’une nation. N’étaient ma culture et mon éducation, je les aurais volontiers qualifiés de fils de p., de chiens ou de voyous sans foi ni loi. Je ne le ferai pas ici. Je laisse aux lecteurs le soin de le faire et de se faire une opinion sur cette gente gouvernante qui souille l’Algérie depuis cinquante ans.

    Troisième mamelle, la corruption

    La corruption est la marque de fabrique première et le label caractéristique de ce pouvoir dont la plupart des dirigeants, président en tête, civils et militaires, sont trempés jusqu’à l’os. Nul besoin d’énumérer la longue liste des scandales de détournements et de malversation que la presse nationale étale à longueur d’année. Selon les estimations d’experts étrangers bien au fait de la corruption en Algérie (Sherpa et Transparency International) la prévarication coûterait entre 5 et 8 milliards/an à l’économie algérienne. Elle serait le fait principal de dirigeants d’entreprises publiques et de hauts responsables civils et militaires.

    Cette corruption, comme la drogue et la prostitution, a connu une progression fulgurante. Dans les années soixante, la corruption s’exprimait en milliers de dinars. Aujourd’hui, elle s’exprime en milliers de milliards. Dans les années soixante, un citoyen indélicat a été fusillé pour avoir volé un million de DA (affaire SNTR) Aujourd’hui, sous la direction des hauts responsables du « plus grand cabaret du monde » un haut responsable porteur d’un mandat national, avoue publiquement dans un tribunal de la RADP qu’il a produit de faux documents pour favoriser le détournement de douze mille milliards de centimes au détriment d’une institution publique. Quelques jours plus tard, il est reçu et félicité par le président de la RADP. Bienvenue au club des ripoux ! On comprend pourquoi ces gens là ne quitteront jamais le pouvoir de leur propre gré ; au moins pour une raison : les placards de la Ripoublique sont si pleins, si puants, si sales qui leur faut absolument les maintenir fermés le plus longtemps possible. Car, pour bien moins que cela, des petites rapines de wali, l’ex président tunisien et sa légère épouse risquent le peloton d’exécution ou la pendaison. C’est pourquoi les hauts responsables de la RADP tremblent à l’idée de voir chuter les dictatures arabes. Parce que leur tour ne sera pas loin dans ce «plus grand cabaret du monde » Dès lors, on comprend bien pourquoi le chef du «plus grand cabaret du monde » se console si mal à croire tout seul que la situation algérienne n’a rien à voir avec les révolutions arabes. L’Algérie et les Algériens c’est une simple affaire de semoule et de sucre dit-il; une simple affaire de bouffe, hurle-t-il ! Vraiment ? C’est aussi une affaire du « plus grand cabaret du monde » dont les principaux dirigeants connus ne diffèrent en rien des voyous proxénètes.

    M. Abassa

  • Trafic d'êtres humains, corruption, absence de libertés


    L'Algérie malade de son image

    Yazid Slimani

    L'Algérie vient de faire une entrée fracassante sur la liste noire américaine des pays à surveiller pour trafic d'êtres humains. L'information est inquiétante et met une nouvelle fois l'accent sur les manquements de la justice algérienne. Mais elle vient surtout s'ajouter à une longue liste de domaines dans lesquels l'Algérie est pointée du doigt au niveau mondial. 
    Il y a d'abord les études qui montrent l'absence de progrès réel dans la lutte contre la corruption. Ainsi, selon un rapport de février dernier de l'organisme Global Financial Integrity, l'Algérie est un des pays où l'exportation de devises issues de la corruption ou de l'évasion fiscale est la plus importante. Entre 2000 et 2008, ce seraient près de 13,7 milliards de dollars qui auraient ainsi quitté le pays. Selon l'ONG Transparency international,  l'Algérie était classée en 2010 au 105e rang mondial sur 178 en matière de corruption.
     
    Les performances de notre pays ne sont pas plus fameuses en terme de niveau de la formation et du savoir. Plusieurs classements internationaux révèlent la faiblesse des établissements algériens d'enseignement supérieur, les universités en tête. Un exemple, en ce qui concerne l'utilisation des NTIC, le classement de l'Internationale des Collèges et Universités ne fait figurer la première université algérienne qu'à la 49ème place. L'USTHB n'arrive ainsi qu'à la 52e place.
     
    Une situation qui rejaillit également sur l'évaluation internationale de la gouvernance et de la pratique démocratique dans le pays. Là encore, les ONG sont très critiques dans leurs rapports. Régulièrement, Amnesty international ou d'autres dénoncent les manquements démocratiques et les contraintes sur la liberté d'expression, d'association etc.
     
    Sur le plan sécuritaire enfin, l'Algérie, même si elle a réussi à contrecarrer le terrorisme islamiste, ne s'est pas encore complètement débarrassée de ce problème. Le sud du pays et certaines régions comme la Kabylie, continuent de faire l'objet d'avis défavorables par les diplomaties occidentales qui interdisent ou déconseillent fortement à leurs ressortissants de s'y rendre.
     
    Conséquence : selon la revue française Globeco qui publie chaque année un Indice mondial du bonheur, l'Algérie est un des pays du monde où la population est la moins heureuse. Le pays se classe à la 42e place sur les 60 pays étudiés qui représentent 85 % de la population mondiale.
     
    Tout cela renvoie une bien mauvaise image du pays, qui est fréquemment montré du doigt pour ses mauvaises performances. Cela explique sans doute pourquoi l'Algérie a autant de mal à attirer les investisseurs ou les touristes étrangers, dont les décisions sont très dépendantes de cette image.

  • pourquoi oukharia est tjr 1 er sinistre?

    Quatre dossiers à la réunion du conseil de gouvernement ce mercredi

    La transformation de terres agricoles en terrains urbanisables au menu

    Rania Slimane

     

    Le premier ministre Ahmed Ouyahia présidera mercredi 29 juin un conseil de gouvernement, a‑t‑on appris lundi de source gouvernementale. Au menu, l’avant‑projet relatif à la loi organique qui sera présenté par le ministre de la Justice Tayeb Belaiz. Le texte a pour objectif d’interdire le cumul de fonctions pour les députés de l’APN. Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales Dahou Ould Kablia va présenter un projet de décret exécutif relatif à la transformation de terres agricoles en terrains urbanisables pour la réalisation d’équipements publics dans certaines wilayas confrontées à la crise du foncier.
    De son côté, le ministre de l’Énergie et des mines Youcef Yousfi présentera au conseil de gouvernement le projet de décret exécutif qui déterminera les modalités de fonctionnement du fonds national de soutien aux investissements électriques et à la distribution publique du gaz.
    Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique va présenter un projet de décret présidentiel amendé portant création du Prix du président de la République des sciences et de la technologie. Enfin, le conseil de gouvernement écoutera une communication de Said Barkat, ministre de la Solidarité nationale, sur la préparation du ramadhan.

  • Liste noire : les nouvelles mesures américaines appliquées en avril

    algerie oui pourquoi**** c'est la faute à boutef

    samir allam

    Les Américains mettront en applications à partir de ce mois d’avril les nouvelles mesures de sécurité aérienne concernant les étrangers se rendant aux Etats-Unis. Selon un haut responsable du gouvernement américain, ces mesures seront détaillées ce vendredi.
     
    Les critères de contrôle ne seront pas basés sur la nationalité ou le passeport du voyageur, mais sur des caractéristiques définies par les agences de renseignements, comme la description physique du voyageur, son nom ou la nature du voyage effectué, selon le même responsable. Comprendre : les mesures pourraient par exemple toucher des Algériens ou des personnes d’origine algérienne détenteurs d’un passeport européen.
     
    Les voyageurs concernés par ces mesures seront soumis à une série de contrôles additionnels, a ajouté ce responsable américain, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat et dont les propos ont été rapportés par les médias locaux et les agences de presse internationales.
     
    Ces mesures ne vont pas concernées les seuls ressortissants des 14 pays inscrits sur la liste noire américaine dont fait partie l’Algérie. Selon le haut responsable américain, elles toucheront tous les voyageurs arrivant aux Etats-Unis quelle que soit leur provenance. Il a également laissé entendre que les ressortissants issus des 14 pays de la liste noire ne seront pas tous soumis à un contrôle sévère systématique.
     
    Ce dispositif « est conçu de façon que nous ne nous arrêtons pas tout le monde en provenance d'un pays donné », a précisé le responsable. Mais les Américains n’ont pas renoncé à leur liste noire des 14 pays considérés comme soutenant le terrorisme, malgré les protestations de plusieurs pays concernés dont l’Algérie.

  • De graves accusations à l’encontre des autorités algeriennes


    Trafic d'êtres humains : l’Algérie pour la première fois dans la « liste noire » américaine

    Hadjer Naili, à New York

    L’Algérie fait son entrée dans la « liste noire » américaine des pays à surveiller pour trafic d’êtres humains, selon le dernier rapport du Département d’État américain publié ce lundi 27 juin. Le rapport dénonce le manque d’efficacité et d’engagement de la part d’Alger en matière de lutte contre le trafic d’hommes et le travail forcé. « Le gouvernement algérien ne respecte pas les normes minimales requises pour éliminer le trafic d’humains et aucun effort significatif n’a été fait dans ce domaine », peut-on lire dans le document du Département d’État.
    Washington accuse le gouvernement algérien d’avoir échoué à protéger les victimes de ce trafic et de ne pas avoir adopté les mesures adéquates visant à endiguer le problème. Le document poursuit : « le gouvernement n’a ni enquêté, ni poursuivi en justice la moindre infraction à la traite des êtres humains, ni même condamné un seul contrevenant durant cette année (2010) ».
     
    L’Algérie, considérée comme étant une zone de transit pour les immigrés venant d’Afrique subsaharienne et à destination d’Europe, est suspectée de travail forcé et de prostitution forcée à l’encontre des migrants. Le document cite des cas d’abus sexuels sur les femmes étrangères venant d’Afrique subsaharienne dans la localité de Tamanrasset, notamment. Certains hommes, originaires du Mali dans la plupart des cas, ont également été forcés à effectuer des travaux domestiques tandis que leurs « propriétaires » leur confisquaient leurs documents d’identité afin de les forcer à travailler.
     
    D’après le rapport, des femmes algériennes ont été aussi forcées à se prostituer.Washington déplore qu’aucune protection, ni assistance ne soit fournie pour venir en aide aux victimes. D’après les ONG ayant collaboré à la rédaction du rapport, « certaines victimes ont été emprisonnées en raison d’infractions à la loi résultant de leur condition en tant que victime, telles que la prostitution ou l’absence de documents d’immigration ». Certains migrants en instance d’expulsion ont été abandonnés dans le désert du Sahara avant de décéder, d’après les ONG citées dans le document.
     
    Selon les groupes de la société civile, depuis que l’Europe a renforcé sa politique des frontières, l’Algérie est devenue une destination pour l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains. D’après la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton,  « 27 millions d’hommes, de femmes et d’enfants » sont exploités dans le monde à ce jour dont la plupart sont « des femmes et des filles ». Le rapport souligne que la lutte contre le trafic d’êtres d’humains et l’esclavage moderne a perdu du terrain. Le nombre de pays ne respectant pas les normes internationales de lutte contre le trafic d’êtres humains a presque doublé, s’élevant désormais à 23 pays. Les plus mauvais élèves sont, entre autres, la République du Congo, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Au total, 41 pays sont placés sur la « watch list » de Washington, dont 23 qui font leur entrée dans ce sombre classement, parmi lesquels l’Algérie.

  • Algérie : des enfants algériens vendus pour remplir des taches domestiques, selon le Département d’Etat amércain


    hayet zitouni

    Le département d’État américain a publié, mercredi 4 juin, son rapport annuel sur la traite des êtres humains. Aux côtés de quatorze pays dont des pays du Golfe, l’Algérie figure dans ce classement des Etats les plus exposés à ce phénomène.

    Le rapport classe l’Algérie notamment en raison de sa position géographique qui « est une zone de transit de population d’origine sahélienne vers l’Europe pour l’exploitation sexuelle et les servitudes involontaires ». Selon les chiffres d’une Organisation Non Gouvernementale anonyme citée dans le rapport, ce sont 9 000 migrants d’Afrique sub-saharienne résidant en Algérie qui seraient victimes de ces trafics.

    Mais des enfants algériens seraient par ailleurs vendus pour remplir des taches domestiques ou exploités comme vendeurs des rues, selon ce rapport.

    Et le gouvernement algérien n’aurait pas pris la mesure du phénomène selon les rédacteurs. «Il n’a pas fait d’efforts significatifs pour l’élimination de ces trafics », écrivent ils. Le gouvernement, selon eux, n’a pas pris de mesures législatives pour lutter contre cela, refuserait d’enquêter sur ces questions et ne protègerait pas assez les victimes.  Les rédacteurs de ce rapport avancent que ces quatorze pays risquent des sanctions de la part des États-Unis.

  • IMPORTATION DE LA FRIPERIE Comment le Parlement algerien viole la loi



    Beaucoup de choses ont été dites à propos du scandaleux amendement introduit par une quarantaine de députés, le 15 juin dernier dans la loi de finances complémentaire pour 2011 et autorisant l’importation de la friperie. Tout, sauf l’essentiel : cet amendement est anticonstitutionnel et est en parfaite violation du règlement intérieur de l’Assemblée.
    Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - «Nous aurions pu éviter l’introduction de cet amendement et toute la polémique l’ayant accompagné si Ziari avait fait montre d’un minimum de vigilance. Sous Amar Saïdani, Karim Younès et Abdelkader Bensalah, ce genre de propositions d’amendement sont systématiquement rejetées par dizaines, au niveau du bureau de l’APN pour vice de forme», nous confie une source gouvernementale. L’article 61 du règlement intérieur de l’Assemblée stipule clairement en effet que «les amendements doivent être succinctement motivés. Ils doivent s’appliquer à un article du texte déposé ou être directement en relation avec celui-ci s’ils portent sur un article additionnel. Le bureau (de l’APN) apprécie la recevabilité des amendements au sens du présent article. Le bureau de l’Assemblée populaire nationale décide de l’acceptation ou du rejet de l’amendement en la forme. (…)». Et en l’occurrence, dans le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 qu’a présenté le gouvernement, il n’y avait aucun article qui traitait de l’importation de produits usagers, la friperie encore moins ! Ni de manière directe, ni indirecte ce qui, de fait, aurait incité le bureau de l’Assemblée à signifier le rejet pour vice de forme. Grave négligence de la part de l’institution législative qui piétine son propre règlement intérieur. Mais ce qui relève davantage de l’invraisemblable, c’est lorsque toute une institution viole la Constitution pour que des contrebandiers spécialisés dans la friperie et sévissant notamment aux frontières Est avec la Tunisie et la Libye, fructifient leurs affaires ! Dans son chapitre consacré au Parlement, la loi fondamentale stipule expressément en son article 121 ce qui suit : «Est irrecevable toute proposition de loi qui a pour objet ou pour effet de diminuer les ressources publiques ou d’augmenter les dépenses publiques, sauf si elle est accompagnée de mesures visant à augmenter les recettes de l’Etat ou à faire des économies au moins correspondantes sur d’autres postes des dépenses publiques.» Pour mieux comprendre comment la Constitution a été violée, il faut préciser que l’autorisation à l’importation d’un produit, ici la friperie, signifie l’octroi d’autorisation à obtenir de la devise. Ce qui est à mettre dans la catégorie «diminuer les ressources publiques ou augmenter les dépenses de l’Etat». Or, les auteurs des quatre amendements controversés n’ont, à aucun moment, accompagné leurs propositions par «des mesures visant à augmenter les recettes de l’Etat ou à faire des économies au moins correspondantes sur d’autres postes des dépenses publiques». l s’agit là du deuxième scandale qu’enregistre l’APN de Abdelaziz Ziari en quelques semaines seulement, après celui de la trituration indue du code communal. «Cette fois, le souci mercantiliste a primé sur toute autre considération. Comment expliquer, sinon, que les quatre propositions d’amendement concernant la friperie émanent de quatre députés issus de la même région frontalière Est : trois de Tébessa et un d’El Oued ?», observe encore notre source. Il s’agit, en effet, du député FLN de Tébessa, El Ouafi Sebti, du député RND de Tébessa, Ferhat Bendifellah, du député MSP de Tébessa, Ahmed Issaâd et, enfin, du député de Ouargla, Imad Djaâfri, appartenant au groupe des indépendants. Ces députés, et certains de leurs cosignataires ont, par ailleurs, parrainé de manière solidaire les quatre propositions d’amendement. «Ziari nous a mis dans l’embarras : au niveau du Sénat, rejeter cet amendement signifie que toute la LFC 2011 tombe et, avec, toutes les mesures d’urgence prises par le président en février et mars dernier. » Pour rappel, la LFC 2011 consiste, essentiellement, en un gigantesque programme comprenant le soutien aux produits de large consommation, la création d’emplois, le logement, les augmentations salariales, etc. qu’avait ordonné Bouteflika pour éviter une révolte à la tunisienne ou à l’égyptienne. «Une seule solution nous est restée : laisser faire pour le moment pour éviter le blocage mais rendre caduque cette mesure via des subterfuges douaniers. Et cela, le ministère des Finances sait très bien le faire», ironise notre source.
    K. A.

  • n3al bou el fout

    20110627.jpg

  • Colère et dignité à Azazga

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    azzazga_533441_465x348.jpgUne marche de protestation a été organisée, hier, dans la ville d’Azazga, à 40 km à l’est de Tizi Ouzou, pour dénoncer la bavure militaire qui a coûté la vie à un citoyen jeudi dernier.

    Cette action, initiée par les comités de village de la daïra d’Azazga, a drainé des milliers de personnes qui ont battu le pavé à travers la ville. La procession  s’est ébranlée, à 10h, de la gare routière. Au-devant les carrés des marcheurs, les membres de la famille de la victime brandissaient le portrait du défunt.


    Des citoyens venus des localités limitrophes et de Souamaâ, commune natale du défunt, Dial Mustapha, ont pris part à cette marche.
    Dda Moh, dit capitaine Rouget, héros de la guerre d’indépendance, était en première ligne des marcheurs, ainsi que le président de l’APW de Tizi Ouzou, le docteur Nacer Hadj Saïd. Au fur et à mesure que la foule avançait dans un climat pacifique, des marcheurs rejoignaient les carrés. «Halte au terrorisme d’Etat» et «A qui le tour ?» étaient les principaux mots d’ordre inscrits sur les banderoles déployées par les manifestants. Ces derniers scandaient aussi des slogans hostiles aux autorités, comme «Pouvoir assassin».


    Arrivés devant le siège de l’APC, les marcheurs ont marqué une halte et des prises de parole ont eu lieu. «Les militaires ont tué un homme. On ne doit pas se taire. On doit protester pacifiquement jusqu’à ce que les responsables de ces dépassements soient jugés. Ce qui s’est passé jeudi dernier est inacceptable. Ils ont violé l’intimité de paisibles citoyens», a martelé un intervenant. «La situation est grave. On doit rester mobilisés car il y a eu mort d’homme», a enchaîné un autre. «Nous tenons  à exprimer nos vifs remerciements à tous ceux qui sont venus aujourd’hui se solidariser avec nous durant ces circonstances très difficiles. La blessure est toujours béante. Mustapha est mort en martyr», a déclaré, avec beaucoup d’émotion, le frère du défunt pour remercier les présents.
    A 11h, la foule s’est ébranlée de nouveau pour se diriger vers le lieu du drame où une gerbe de fleurs a été déposée. Parmi la foule l’on a pu remarquer la présence de Mme Moula, membre de l’APW de Tizi Ouzou, militante infatigable des luttes démocratiques. Après une minute de silence observée à la mémoire du défunt, la foule s’est dispersée dans le calme. Aucun incident n’a été signalé.


    Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique, la coordination des comités de village et les élus d’Azazga  dénoncent et condamnent les actes «irresponsables» commis jeudi dernier par les éléments de l’ANP au lieudit Tazaghart, à quelques mètres de l’hôpital de la ville, sur la route de Yakourène. «Suite à une déflagration d’un engin explosif à leur passage, les militaires se sont adonnés à une vindicte qui s’est soldée par l’exécution sommaire d’un innocent, en l’occurrence Dial Mustapha, journalier et père de quatre enfants, et un blessé», lit-on dans le document des villageois, ajoutant : «L’acharnement de ces éléments s’est aussi traduite par le saccage et le pillage de deux habitations et de plusieurs véhicules. Le personnel de l’hôpital a été bousculé et maltraité. Tout ce comportement s’assimile à une descente punitive», souligne la déclaration. «La région d’Azazga, bastion de la révolution de Novembre 1954, dont le symbole n’est autre que le propriétaire de l’une des habitations saccagées, à savoir le capitaine Rouget, illustre officier de l’ALN», précise la même déclaration.
    Notons que les commerçants de la ville ont baissé rideau pendant la marche en signe de soutien à cette action.
     

    Hafid Azzouzi
  • Au-delà de la bavure, de sérieuses interrogations

     

     
    Par : Mustapha Hammouche

    Après trois jours de grève, Azazga a marché. Le drame qui a notamment frappé la famille du jeune Dial ne pouvait que susciter la douleur et l’incompréhension qu’engendre toute bavure. S’il ne s’agissait que de l’effet tragique d’une méprise.
    Car les évènements d’Azazga, tels que les témoignages en rapportent le déroulement, ne correspondent pas à ce risque de bavure intégré par toute institution disposant de la prérogative de la violence légitime de l’état. Ils imposent alors immédiatement quelques interrogations sur l’institution de lutte contre le terrorisme et, plus globalement, de défense nationale.
    En premier lieu, on peut observer que les troupes évoluent à l’aveugle en toute méconnaissance sociopolitique du terrain : pas besoin de développer des prodiges de renseignements pour savoir que les habitants du secteur ne peuvent être suspectés de connivence avec un acte terroriste. Cela aurait évité à l’ANP d’attaquer à l’arme lourde les domiciles du fils et du beau-frère d’un ancien officier de l’ALN.
    En second lieu, le déchaînement de violence qui a suivi l’attentat semble être devenu incontrôlable : selon les témoignages, passants, personnel de l’hôpital, riverains, chacun y a pris pour son grade. Même le militaire — indépendamment de la relation hiérarchique — qui voulait empêcher la faute de son collègue, en criant “ce n’est pas un terroriste”, n’a pas été entendu. On n’est plus dans l’acte militaire, mais dans le défoulement psychologique. D’autant plus que certains actes rapportés de pillage donnent des concernés l’image, inédite s’agissant de l’Armée algérienne, d’une unité de soudards.
    En troisième lieu, la scène n’a rien à voir avec une réponse tactique à une attaque violente : les hommes s’en sont pris à tout ce qui, autour, pouvait subir leur instinct de vindicte, y compris les appareils électroménagers, et même un piano, dans une des deux villas ciblées.
    Enfin, il semble que la chaîne de commandement n’était pas préparée à gérer la confusion qui suit une attaque surprise, sinon qu’elle est vite rompue quand il s’agit de riposter à une situation d’urgence tactique.
    On espère infondés ces constats de profane. Mais l’interrogation s’impose quand on sait qu’un quinzaine d’amis déjeunaient, le jeudi précédent, dans la maison ciblée. Il est temps que le pouvoir se départisse du réflexe officiel qui est de toujours décharger l’auteur de la bavure aux dépens de sa victime, comme on l’a observé dans d’autres cas, et cesse d’entretenir la confusion entre la responsabilité personnelle et la responsabilité institutionnelle qui fonde tous les excès des fonctionnaires de toute échelle. L’ANP n’a pas vocation à brutaliser et d’attenter à l’intégrité et à la vie d’Algériens : les éléments qui, en son sein, se rendent coupables de crimes contre les citoyens doivent les assumer. La solidarité malsaine.
    Le “qui-tue-qui”, qui a indirectement imposé l’issue équivoque de “la réconciliation nationale”, est le fruit de cette connivence malsaine entre l’individu et l’institution face à la société, perçue, elle, comme menace. Et c’est cette      “réconciliation” contre-nature qui fait que le soldat et le policier ne discernent plus le terroriste du citoyen et confondent une habitation avec un refuge.
    Les bavures aussi ont un fondement politique.

    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr  

  • Dégradation


    Il y a quelques jours, un crime était commis en plein jour au centre-ville de Reghaïa. Un acte venu confirmer la dégradation de la situation sécuritaire dans cette localité de l’est d’Alger.
    Les citoyens attendent de voir une réaction des nouveaux responsables au sein de la Sûreté de daïra et les voir, comme leurs prédécesseurs, circuler sans fanfare ni garde rapprochée.

  • «Le pouvoir use de la ruse et du mensonge»

    KARIM TABOU À DRAÂ-BEN-KHEDDA :

    Pour Karim Tabou, venu, samedi dernier, à Draâ Ben Khedda à l’occasion de la relance des activités de la section communale du FFS, le changement politique en Algérie est un processus inéluctable que le pouvoir cherche à bloquer ou à transformer à son profit.
    D’emblée, le premier secrétaire national du FFS disqualifie la démarche du pouvoir qui, selon lui, louvoie et cherche à gagner du temps. Le processus de réformes promises et engagées sous la pression internationale et d’une conjoncture politique régionale sur fond de révoltes populaires contre les régimes en place n’est qu’un leurre destiné à tromper la vigilance de l’opinion nationale et internationale. Karim Tabou doute du sérieux des réformes promises par le pouvoir, fermé, selon lui, au changement et à l’ouverture. «Le pouvoir a toujours rusé et usé du mensonges », comme en témoignent les consultations menées par la commission Bensalah et auxquelles ont été conviés de «faux partis politiques et une fausse société civile». Une démarche qui vise à tromper les citoyens qui sont, selon Tabou, échaudés par les exercices précédents et qui les placent dans le doute et la suspicion. «La méthode suivie n’est pas la bonne», martèlera-t-il, estimant que le changement ne doit pas passer par la modification des lois. «Il faut d’abord appliquer celles qui existent», énumérant, dans la foulée, les violations récurrentes des différents textes constitutionnels mis en place depuis l’indépendance. «Il n’importe pas de changer les lois, si ceux qui les rédigent sont les premiers à les violer», avertira le premier secrétaire du FFS qui s’est adonné à un décryptage du dessous des cartes des réformes proposées par Bouteflika. Il estimera, dans ce sens, que la révision de la loi électorale vise la création de nouveaux équilibres et le contrôle du champ politique. Il en va de même pour les correctifs qui seront apportés aux textes relatifs aux partis politiques et qui ont pour objectif la création de nouveaux rapports de force favorables au pouvoir. Bref, il y a suffisamment de preuves qui permettent à Tabou de douter des intentions du président de la République et du pouvoir qui, dans un contexte régional favorable au changement, veulent donner l’illusion du changement. «Il y a une théâtralisation qui vise à donner l’illusion du changement», ironisera l’orateur pour qui le régime temporise et joue la montre. Les prochaines élections présidentielles en France et aux Etats-Unis et les préoccupations sociales des Algériens fondent ce calcul du régime qui veut diluer le désir de changement exprimé par la société. Tabou s’est félicité du fait que les idées proposées depuis longtemps par le FFS pour une réelle ouverture politique fassent l’unanimité au sein de la majorité des forces acquises pour le changement, à l’égard desquelles il n’a pas manqué de marquer la différence de son parti, posant les conditions pour un engagement politique commun. Le premier secrétaire du Front des forces socialistes, qui plaide pour une autre manière de faire de la politique, s’est dit favorable à un partenariat basé sur des principes et des valeurs fondées sur l’instauration de la confiance avec les citoyens. «C’est le peuple qui convoque les partis politiques et non l’inverse », dira-t-il, qualifiant d’«agitation » les appels à la mobilisation pour le départ du régime lancés par des organisations politiques et de la société civile en février dernier.
    S. A. M

  • pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, devise bien algérienne !

    P!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Jean-Pierre Chevènement a quitté l’Algérie.

    Ah bon ? Et il est venu quand ?

    Je prends cette histoire d’usine Renault à titre d’exemple, juste comme ça. Comme j’aurais pu prendre un tas d’autres exemples du même acabit. Comment expliquer que chez nous, un projet prend ce genre de chemins pour le moins sinueux, bizarres, en zigzags et en virages à vous donner le tournis ? Je n’arrive pas à comprendre cette spécificité algérienne qui fait que, tous les jours, on vous murmure que l’usine de montage de voitures au losange est sur le point de voir le jour, le lendemain, on vous précise que des différends entre les deux parties pourraient retarder la chose, le surlendemain, on vous susurre qu’aucun nuage ne plane au-dessus du doux ciel bleu qui enveloppe Alger et Paris et que Renault a déjà imaginé la maquette de la future usine et acheté les boulons qui serviront à serrer sa structure et sa charpente, le sur-sur-lendemain, on revient vous avertir que des grincements se sont fait entendre, non pas dans la charpente métallique de la future ex-usine de montage de guimbardes, mais bien plutôt dans les couloirs des chancelleries des deux pays, le mois suivant on se re-pointe devant vous avec un sourire large comme une jante 19 pouces et l’on vous jure la main sur la calandre que le prototype de la première Renault montée en Algérie et pour l’Algérie sera exposé dès la semaine prochaine à la Safex avec la possibilité pour les médecins résidents non grévistes de l’acquérir en leasing, et le mois d’après… zut ! Et puis à quoi bon pousser encore le régime moteur plus loin. Vous l’aurez compris, le propos est à l’étonnement. Mon étonnement de ne pas voir les choses se passer de manière moins alambiquée. Je veux bien que les relations commerciales, économiques, et les relations tout court entre deux pays soient quelque chose de compliqué, mais là, ça frise la perversion ! Si nous voulons un métro ou un tramway pour nos villes, nous subissons ce genre d’atermoiements sans fin. Si nous voulons connecter nos pipelines vers l’Espagne et les pays d’Europe, éclate alors un scandale qui nécessite un arbitrage long et coûteux. Si nous voulons qu’une grande chaîne internationale de distribution alimentaire s’installe chez nous et pourvoie aux besoins de nos ménages, elle vient, s’essaie à un commerce où elle excelle partout ailleurs dans le monde même en Chine, reste quelques mois puis se casse, avouant ne plus s’en sortir en Algérie, et si nous voulons que nos routes et autoroutes soient aux standards mondiaux et construites par des bâtisseurs reconnus, ces derniers viennent, mais alors, les scandales les plus énormes jalonnent très vite le parcours mal bitumé de cette autoroute, les tribunaux s’emplissent des affaires liées à ce tronçon routier et, cerise sur le gâteau, nous oublions d’exiger au départ des stations- services et des aires de repos pour accompagner cet ouvrage. N’y a-t-il donc pas un exemple, un contre-exemple ? Un projet annoncé une fois ! Un projet réalisé en une fois ! Un projet livré une fois pour toutes. Et un projet apprécié de nous tous ? Juste un, ya sahbi ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • DE NOMBREUX CITOYENS ONT MANIFESTÉ HIER


    Azazga exige vérité et justice

    Plusieurs centaines de personnes ont répondu, hier, à l’appel de la Coordination des comités de village et les élus d’Azazga pour dénoncer et condamner la bavure militaire commise le 23 juin dernier par des éléments de l’ANP ciblés par un attentat à la bombe à proximité de l’hôpital d’Azazga. Aux villageois d’Azazga, se sont joints des citoyens de la commune de Souamaa dont est originaire la victime de la bavure militaire.
    Prévue silencieuse, la marche fut bruyante avec des slogans hostiles au pouvoir entonnés à tue-tête par la foule qui a déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Jugez les coupables», «A qui le tour ?» alors que l’itinéraire «administratif» de la marche gare-routière daïra a été dévié pour aboutir aux lieux du crime où fut déposée une gerbe de fleurs en présence de la famille de la victime qui a pris part à la marche à laquelle ont également participé quatre députés du RCD et le P/APW par intérim qui ont rendu visite au blessé de 70 ans actuellement en observation à l’hôpital. Ils se sont longuement entretenus avec les médecins et les propriétaires des deux villas saccagées par les éléments de l’ANP dont personne à Azazga n’a compris l’acte. Plusieurs témoins oculaires ont insisté pour dire que mis à part la bombe, il n’ y avait aucun terroriste dans les parages lors de l’explosion actionnée à distance. Des personnels de l’hôpital présents sur les lieux ont affirmé que dans leur affolement, des militaires ont tiré en direction d’autres militaires. Après la panique générale occasionnée à l’hôpital, malades y compris, des travailleurs de l’institution sanitaire affirment que trois d’entre eux se sont vu subtiliser leurs portables par des militaires surexcités. Revenant sur les conditions du crime, des témoins qui ont déposé devant les enquêteurs ont affirmé que la victime de ce qu’ils qualifient d’un pur assassinat est un paisible ouvrier-journalier bien connu et estimé dans la région. Il a été poursuivi jusque dans la villa à côté de l’hôpital et achevé de plusieurs balles par les militaires en proie à une folie furieuse avant d'être traîné sur le goudron pour l’exhiber comme terroriste sur la RN 12. Les deux villas objets de saccages font peur avec toutes ces traces de sang, des coffrets à bijoux éventrés, des téléviseurs cassés alors que leurs façades portent des traces de projectiles de petite artillerie. Outre les façades et même certaines parties intimes des deux habitations, des voitures portent les impacts de balles tirées à bout portant. L’une d’elles était occupée par un paisible citoyen qui lisait son journal au moment des faits et qui n’a dû sa vie qu’à son réflexe. C’est par miracle si le blessé de 70 ans, gardien de son état a été épargné racontera-t-il à la délégation parlementaire du RCD à laquelle il a avoué qu’après avoir essuyé une rafale, il n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un autre militaire qui a ordonné à ce qu’on l’épargne vu son âge avancé. Les brutalités sur une famille traînée dehors avec une enfant de 16 mois sont également à mettre au registre d’un comportement incompréhensible des militaires coupables également de pillage, selon les témoins présents sur place. Les sections syndicales de la santé à savoir la SNPSSP, la SNPSP, la SAP et l’UGTA ont rendu publique hier une déclaration- dénonciation dans laquelle ils déplorent la violation des franchises hospitalières par les éléments de l’ANP, les violences verbales et physiques dont furent victimes, selon elles, les personnels de l’hôpital. Ils considèrent cette manière de faire comme une atteinte grave à l’esprit même des conventions internationales ratifiées par l’Algérie. Les manifestants, qui n’entendent pas lâcher du lest jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur cette sombre affaire, rejoignent dans leur quête de vérité les victimes directes de la bavure militaire qui affichent un certain optimisme quant à l’éclatement de la vérité et la condamnation attendue des auteurs de cet acte qui entache sérieusement une institution militaire, l’ANP, qui jouissait jusque-là d’un énorme capital confiance de la part des citoyens de la région qui ont peur d’un remake de ce qui s’est passé durant les événements du Printemps noir et de la parodie de justice qui a suivi cette affaire. Un complément d’enquête serait, d’ailleurs, en cours à des fins de recoupements des trois rapports d’enquête déjà établis, affirme une victime. L’arrestation de cinq militaires dont le responsable du convoi réjouit d’ores et déjà les victimes qui attendent toutefois l’aboutissement de l’enquête pour se faire une idée plus claire du dossier. Tandis que des manifestants surexcités entendent maintenir la mobilisation et la pression «jusqu’au jugement des assassins».

  • l'Algerie c'est ça ,lisez..!!!!

    Dégradation de la situation sociale

  • «L’Etat doit d’abord restituer la confiance au citoyen»



    Karim Tabbou, premier secrétaire national du FFS

    El Watan, 26 juin 2011

    Le pouvoir cherche juste à donner l’impression que les choses bougent. En fait, la mascarade, qui s’est déroulée à Alger, vise à gagner du temps.

    Il n’y a aucune volonté de changement, parce que la révision des lois n’est pas en mesure de ramener les citoyens à la vie normale et assurer un changement radical», a déclaré le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, lors d’un meeting animé dans la localité de Draâ Ben Khedda, à 15 km à l’est de Tizi Ouzou. Devant une assistance nombreuse qui s’est déplacée à la salle El Hoggar, le numéro deux du parti de Hocine Aït Ahmed a expliqué qu’«à chaque fois que le pouvoir veut étouffer un problème, il crée une commission. Ce n’est pas avec ça qu’ils parviendront à convaincre les Algériens». Et de citer l’exemple de la commission d’enquête sur l’assassinat de Boudiaf, celle mise en place pour enquêter sur la fuite des sujets du bac à Sidi Bel Abbès et la commission parlementaire créée après les «élections frauduleuse» de 1997 ; «le rapport qui a été établi par cette dernière a été tout simplement volé à l’APN ; il a disparu».

    Critiquant les consultations engagées par les pouvoirs publics, à travers la commission des réformes politique de Bensalah, le conférencier dira : «La méthode qui est utilisée dans ces concertations est un procédé policier.» «On ne convoque pas les gens, puis les écouter et transmettre à la fin un interrogatoire à qui de droit.» Ces rencontres, précise-t-il, «n’obéissent pas aux règles de la concertation à la base. D’autant plus, aucun climat de confiance n’a été installé, au préalable, vis-à-vis du citoyen, qui a vécu les mensonges et les supercheries d’un pouvoir aux exercices politiques qui poussent à la méfiance». Dans le même contexte, il s’est interrogé : «Quel est cet Algérien qui croit aux changements des lois ? Il existe déjà des lois. Mais ce sont toujours eux qui doivent les faire respecter et ceux qui les ont rédigés qui les violent en premier !» Sur le plan social, M. Tabbou a jugé de «graves» les propos tenus par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’encontre des grévistes du secteur de la santé qui prêtent, selon lui, à monter la population contre le personnel de la santé. Les mêmes responsables, en niant le caractère politique de la crise algérienne, «sont en train de réamorcer la bombe sociale avec des mesures à court terme et qu’on tente de régler à coups de milliards».

    Nordine Douici

  • Les dessous d’un statut



    El Watan, 26 juin 2011

    Pendant des années, l’opinion publique nationale a ignoré quel était le vrai statut des anciens chefs terroristes, Hassan Hattab et Abderrazak El Para. Le premier s’est rendu, tandis que le deuxième a été capturé. On aurait pu, peut-être, comprendre, que les autorités du pays prenaient le temps qu’il fallait pour les besoins de l’enquête, mais cela n’aurait pas duré tout de même autant d’années. Quelques jours ou quelques mois, tout au plus, auraient suffi pour laisser la justice ensuite faire son travail. Mais il existe des logiques inexplicables. On aura attendu longtemps pour que la situation de ces terroristes un peu spéciaux se clarifie un tant soit peu. Beaucoup de zones d’ombre persistent et maintiennent un flou pesant sur une affaire de première importance et sur des personnes entièrement impliquées dans le terrorisme !

    Si cela s’explique qu’El Para, qui a longtemps sévi dans les rangs de la sanguinaire organisation terroriste, le Groupe islamique armé (GIA), avant de s’installer dans le sud du pays où il a également semé la terreur, soit mis sous mandat de dépôt, il est difficile de comprendre, par contre, le statut du fondateur du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) Hassan Hattab qui, lui, a bénéficié du régime de la résidence surveillée. Nul n’est en mesure d’expliquer, aujourd’hui, le traitement assez singulier réservé à ce dernier. Un jour, lorsqu’on aura dénoué l’écheveau de cette affaire, on comprendra peut-être comment fonctionnent la République algérienne et sa justice. Le comble est qu’à chacun des procès dans lesquels ils étaient cités, ils étaient absents, hors de portée du juge. Donc, entre les mains «des autorités».

    Quoi qu’il en soit, la justice est traînée dans la boue, et la notion de droit tout simplement piétinée. Pourquoi avoir fait l’impasse sur cette institution censée crédibiliser toute l’action de l’Etat. Qu’est-ce qui a empêché de les présenter devant le juge ? Ne sont-ils pas justiciables ? A-t-on eu peur du jugement de Hassan Hattab dans un contexte de réconciliation menée au pas de charge ou l’on doit passer l’éponge sur les pires crimes qu’aura connus le pays depuis l’indépendance ?

    Des questions auxquelles les Algériens n’ont pas encore trouvé de réponses. Ce qui est sûr, – et c’est l’une des explications que l’on peut avancer –, c’est que les promoteurs de la réconciliation nationale ne veulent pas assumer publiquement et politiquement l’absolution d’un ancien chef terroriste dont les méfaits ne seraient pas exonérés par une loi élaborée par leurs propres soins. Car si justice était rendue, la place de l’ancien chef du GSPC ne serait pas celle où il est aujourd’hui. Un procès Hattab aura certainement révélé l’ampleur des dessous, pour rester dans le jargon officiel, de «la tragédie nationale».

    Said Rabia

  • n3al bou el fout fi l'algerie!!

    Arrêtez cet homme !

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Dans la guerre totale entre le système et la CNCD. Ali Yahia
    Abdennour fait un geste d’apaisement. Il libère …

    … 30 000 policiers !

    Maintenant, la plaisanterie a assez duré ! Il faut l’arrêter ! Par quel moyen, je ne sais pas. Mais il faut absolument l’arrêter ! Il est devenu un danger public. Une menace pour la sécurité des personnes et des biens. Un facteur de déstabilisation grave. Une source de problèmes quotidiens pouvant déboucher sur des conséquences dramatiques. Il n’y a pas encore eu de morts, mais on compte déjà des blessés, de nombreux blessés. Je ne comprends d’ailleurs pas comment les services en charge de la sécurité publique, d’habitude assez prompts dans ce genre d’affaires, n’aient pas encore réagi et ne se soient pas saisis de son cas. D’autant plus qu’il est désormais prouvé que cet homme est un dangereux récidiviste. Toutes les localités et villes où il se rend sont en ébullition, flirtent avec l’émeute généralisée et sont le théâtre pas très artistique de rixes violentes, sanglantes et désastreuses pour l’image du pays. Au moment où nous jurons sur tous les toits du monde que l’Algérie n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte, ni la Libye, ni le Yémen, encore moins la Syrie, lui, avec ses agissements, à travers les vents de révolte violente qu’il provoque par ses seules sorties sur le terrain, est en train de porter un coup fatal à notre diplomatie et à notre manière éclairée et savante de mener les réformes. Le seul fait que ce monsieur-là mette le nez dehors et annonce se rendre dans une salle de meeting est un acte à classer dans le registre «Atteinte à la sûreté de l’Etat et de la nation». Et si au moins le gus sortait comme tout le monde, juste pour se promener, pour humer l’air et ensuite rentrer tranquillement chez lui faire la sieste. Non ! Ça serait trop beau ! Lui, fier comme un paon inconscient, sort et pousse sa sortie déjà dangereuse en elle-même jusqu’à parler ! Oui, M’sieur ! Il ose parler, haranguer les foules et attiser ainsi le feu de la fitna. On l’a vu à Constantine où il a déclenché une bataille rangée entre dérangés. On l’a encore vu à Bouhnifia où il a provoqué un… bain de foule où l’on n’a pas fait que s’embrasser. Et l’on vient encore de le vérifier à Alger. Là, il n’a même pas respecté la Maison de Sidi Saïd, s’y invitant et y suscitant ensuite des rixes et des empoignades qu’aucune personne normale et bien élevée, invitée de surcroît dans la maison d’un hôte aussi accueillant n’oserait provoquer. Lui, pourtant l’a fait ! D’où mon appel urgent que je réitère : il faut arrêter Abdelaziz Belkhadem. Par ses seules sorties, il est en train de mettre le pays à feu et à sang. Rabbi yestar ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • l'été indien chez les algeriens!!!! les maudits ,ils gagnent du temps!!!

       
     


     

  • La prochaine fois, juré, promis, vous en serez !



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Ça y est ! On a enfin le nom de l’entraîneur des Verts. Maintenant,
    il nous faut juste…

    … une équipe !

    La commission Bensalah doit présenter des excuses officielles. Si ! Si ! Je vous assure. L’Oncle Ben ne peut pas clore ainsi ses consultations sans des excuses. Il les doit. A qui les doit-il ? Mais à tous ceux qu’il n’a pas reçus et écoutés, pardi ! Ainsi, cette commission de dialogue doit s’excuser de n’avoir pas reçu la section régionale de ski alpin d’Adrar, affiliée à la fédération nationale et dont les cotisations sont à jour, ce qui exclut donc l’argument financier dans le fait qu’elle n’ait pas été reçue par l’Oncle Ben. Un Oncle qui doit aussi demander pardon aux membres de l’Association de protection du littoral de Tamanrasset, laquelle, même si elle est occupée en ce moment à mener une lutte féroce contre les trafiquants du corail rouge de Timimoun, aurait cependant pu trouver un petit moment pour discuter le coup avec Si Abdelkader. La commission doit aussi demander pardon au syndicat de l’entreprise nationale de fabrication de véhicules légers et de tourisme. Il est impardonnable que ces gens-là, dont le planning et le plan de charge sont très libres, vraiment très libres, n’aient pas été invités à venir exposer leurs propositions dans le show-room d’El Mouradia, à défaut d’y montrer des voitures produites. L’Oncle Ben ne peut pas non plus faire l’impasse sur des excuses en bonne et due forme à l’Association de défense des dobermans contre les sévices et les tortures que ces pauvres bêtes endurent de la part du FLN. Il est ainsi inhumain qu’en 2011, ce soit Si Affif qui passe une laisse au cou d’un doberman. Bensalah doit aussi demander pardon pour ne pas avoir eu le courage de recevoir le «raqi», l’exorciste qui a accompagné l’équipe nationale de foot au cours de toutes ces dernières défaites. L’Oncle Ben doit également s’excuser auprès de Lembarek Boumaârafi, le carton d’invitation de ce dernier ayant bien été établi, mais s’étant mystérieusement perdu entre la poste d’El Mouradia et celle mitoyenne du Théâtre régional d’Annaba. On a vu des directeurs de postes relevés pour moins que ça ! Cette liste non exhaustive, je l’accompagne tout de même d’un argument à décharge, en faveur de l’Oncle Ben. Que tous ceux qui n’ont pas été reçus cette fois-ci gardent tout de même espoir. Ils seront reçus un jour ou l’autre. Car chez nous, Monsieur, mah'ma kan el hal, nous savons recevoir ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • LES PRATICIENS DE LA SANTÉ PUBLIQUE ÉCRIVENT À BOUTEFLIKA


    Réformer le système national de santé et libérer l’exercice syndical

    Dans une lettre envoyée à la commission Bensalah, chargée des consultations sur les réformes politiques, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) s’adresse au président de la République et revient sur la situation sociopolitique du pays.
    Irane Belkhedim - Alger (Le Soir) - Evoquant la politique nationale de santé, le syndicat affirme qu’il faut mettre en place «un haut conseil national de la réforme du système de santé», un organisme qui serait présidé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et qui regrouperait des représentants des assurances sociales, des syndicalistes et différents professionnels du secteur relevant du domaine public et privé (pharmacies, médicament, associations d’usagers, des députes représentant la commission de santé au niveau des deux chambres parlementaires, Sénat et APN). Sa mission, «réhabiliter un système de santé qui patauge dans des réformes budgétivores depuis une décennie sans objectifs clairs ni résultats tangibles». Le syndicat présente six autres propositions qui concernent le système national de santé. Consolider le droit d’accès à des prestations de soins de qualité en réorganisant le système de santé, assurer une rationalisation des dépenses allouées au secteur, mettre à jour des programmes pédagogiques de formation de base au profit des professionnels, assurer une meilleure répartition de la ressource humaine compétente et formée en soins médicaux et paramédicaux, soutenir les régions déshéritées et prioriser le développement des régions du Grand Sud et des Hauts-Plateaux pour répondre aux besoins de la population. Concernant le volet politique, le SNPSP estime qu’il est urgent «d’amorcer la transition d’un système politique forgé et entretenu dans la légitimité historique vers une véritable démocratie » qui consacrerait le droit à une pluralité politique, associative et syndicale et une liberté d’opinion et des élections libres et transparentes. Quant à l’exercice syndical, le syndicat indique que le pouvoir doit respecter les conventions internationales ratifiées par l’Algérie en matière de droit social, réviser le code du travail et les autres réglementations sur le droit social, consacrer une pluralité syndicale indépendante et représentative, lever toutes les formes de pression et de harcèlement moral contre les militants et les syndicalistes et reconnaître les syndicats constitués. Enfin, le SNPSP se dit «conscient de l’enjeu stratégique national que peut constituer la concertation autour de véritables et inéluctables réformes politiques pour le pays».
    Synthèse I. B.

  • le peuple algerien demande aux ambassades de quitter l'algerie parsequ'ils foutent rien et qui sont liés au pouvoir assassin

    GRÈVE GÉNÉRALE DES AVOCATS DE LA CAPITALE AUJOURD’HUI
    Les tribunaux paralysés ?

    Tous les procès programmés pour la journée d’aujourd'hui au niveau des différents tribunaux relevant de la cour d’Alger n’auront pas lieu. La cause ? Les avocats affiliés au barreau d’Alger observeront une grève de vingt-quatre heures. La décision prise samedi dernier sera mise en exécution aujourd’hui.
    Abder Bettache - Alger (Le Soir) - A l’origine de cette démonstration de force, la revendication du retrait immédiat du projet de loi portant organisation de la profession d’avocat présenté, il y a quelques jours, par le ministre de la Justice devant la commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger affiliés au barreau d’Alger, qui constitue, faut-il le rappeler, une des principales forces de frappe de l’Union des barreaux d’Algérie, il a été décidé à l’unanimité des présents le recours au boycott de toutes les audiences programmées ce jour. «Si cette démarche ne trouve pas l’écho escompté, une marche, dont l’itinéraire n’a pas encore été définitivement fixé, est envisagée», avait plaidé la majorité des participants à la réunion de samedi dernier. Ce mouvement de protestation risque de prendre de l’ampleur dans les prochains jours et de s’étendre à l’ensemble du territoire national. «C’est notre dernière chance. Soyons unis et défendons ce dernier espace qui est celui de la liberté d’expression et du droit de la défense», avait déclaré Mustapha Bouchachi, lors de son intervention. Il ajoutera : «Ce projet ne reflète nullement l’intention du pouvoir qui a entamé, depuis quelques jours, des consultations dans le but d’engager des réformes. Nous avons à la fois une responsabilité morale et historique. Il faut la saisir.» Pour sa part, l’avocat Brahimi avait considéré, qu’«il y a véritablement danger qui guette la profession. A l’époque du parti unique, on avait plus de droits dans l’exercice de notre métier que ce qui est écrit dans le nouveau projet». En somme, tous les intervenants ont plaidé pour «le retrait pur et simple dudit document » et dans le cas contraire, «les robes noires assumeront leurs responsabilités». Selon des sources très au fait du dossier, le projet de loi régissant l’exercice du métier d’avocat prévoit dans l’une de ses dispositions que «le parquet général peut s’autosaisir pour enclencher des poursuites judiciaires contre les avocats si ces derniers sont au centre d’un incident intervenant lors de l’audience ». L’incident en question pourrait être la conséquence d’un différend d’approche entre, d’un côté, l’avocat et le président de la séance et de l’autre côté, entre l’avocat et le représentant du ministère public. Ce qui n’a pas laissé indifférents les avocats. Pour certains, il s’agit, sans aucun doute «d’une mauvaise interprétation » du texte en question, pour d’autres, «c’est une atteinte grave aux droits de la défense». En somme, pour un grand nombre d’entre eux, cette disposition n’est autre que la «photocopie du texte de 2001 (largement décrié par les avocats, ndlr) qui a comme principal objectif de mettre l’avocat sous la coupe du parquet». Pour rappel, l’article 48 de ce projet propose tout simplement d'accorder au procureur général le droit de saisir le conseil de discipline de l'Ordre des avocats. Il introduit, en outre, une disposition (article 53) qui fait obligation au bâtonnier de notifier toute décision du conseil de discipline, non seulement au ministre de la Justice et à l'avocat objet de la plainte, mais aussi au procureur général. Une autre modification (art. 54) permet au procureur d'introduire un recours contre une décision du conseil de discipline, un droit habituellement réservé à l'avocat, objet de la plainte et au ministre de la Justice. Pour rappel, l’exercice du métier d’avocat est régi par un texte plutôt libéral de janvier 1991. Enfin, les avocats de la capitale sont décidés plus que jamais à faire barrage à la démarche du garde des Sceaux.
    A. B.

     

  • Tremblez, dictateurs arabes ! l'heure du jugement est arrivée

    surtout béchar et boutesrika, saleh, zenga!!!

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    Le procès de l’ancien président tunisien, chassé du pouvoir à la faveur de la Révolution du jasmin, s’est ouvert, hier à Tunis, en l’absence du prévenu et de ses avocats lesquels, à partir de Paris, ont qualifié l’événement de «procès politique». Ni l’ancien chef d’Etat tunisien, réfugié en Arabie Saoudite avec son épouse, laquelle est également concernée par une action judiciaire, ni ses avocats, français et libanais, ne se sont présentés à l’audience d’hier. La défense était représentée par des avocats tunisiens commis d’office. Les chefs d’inculpation retenus contre l’ancien dictateur tunisien, qui a régné en maître absolu pendant près d’un quart de siècle, sont lourds et passibles de peines d’emprisonnement allant de 5 à 20 ans.

    Détournement de fonds publics, détention illégale d’armes et de stupéfiants, le procès de Ben Ali et de sa famille promet des révélations fracassantes sur la gestion privée de la Tunisie par le clan Ben Ali. Si, bien évidemment, le procès n’est pas parasité par des pressions de l’intérieur du nouveau régime, mais aussi de l’extérieur. Les rescapés de l’ancien système, tapis dans l’ombre ou qui se sont recyclés dans les institutions de la transition démocratique de l’après-Ben Ali, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ces forces du mal savent, pertinemment, que le procès de Ben Ali et de sa famille ne manquera pas de se transformer en procès du système, risquant d’éclabousser beaucoup de monde parmi la nomenklatura de l’ancien ordre établi qui a constitué le socle du régime déchu.

    C’est dire combien est grand, voire déterminant le défi que se sont lancé les nouveaux dirigeants tunisiens en ouvrant ce procès quelques courts mois seulement après la chute du régime et alors que la Tunisie vient à peine de s’engager dans la voie difficile de la transition démocratique qu’elle a beaucoup de peine à mettre sur les rails.

    Quelles que soient les raisons qui ont poussé les nouvelles autorités tunisiennes à ouvrir le procès de Ben Ali avec une telle célérité, par esprit de revanche, ou par souci de quête de crédibilité vécue comme une espèce d’acte fondateur de la nouvelle République tunisienne, l’événement est sans précédent dans le monde arabe. Indépendamment du cours que prendra ce procès, il s’agit là d’une première dans le monde arabe. A quelques encablures de là, un autre ancien président, Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par une révolution populaire, dans les mêmes conditions, est lui aussi sous le coup d’une action judiciaire pour des chefs d’inculpation presque similaires : détournement de fonds publics, corruption ; tout comme il est poursuivi pour avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants de la place Al Tahrir.

    Tristes fins pour des dictateurs, hier seulement autoproclamés pères de leurs nations sur la foi de scrutins truqués, frôlant les 100%, et aujourd’hui voués aux gémonies et à la poubelle de l’histoire ! Nul doute que ces deux procès ne laisseront pas insensibles les autres dirigeants arabes, de la même veine autocratique, au Yémen, en Syrie et ailleurs, confrontés au même vent de contestation populaire. Les manœuvres de certains dirigeants arabes négociant leur départ du pouvoir en tentant d’arracher une immunité pour sauver leur peau ou s’efforçant de se maintenir au pouvoir en promettant des réformes politiques en déphasage par rapport aux événements qui agitent la région relèvent du pathétique.
     

    Omar Berbiche
  • ALGERIE:Le marasme social touche une grande partie de la population

    Huit tentatives de suicide en moins d’une semaine

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte


    Après avoir été rayés de la liste des bénéficiaires de logements, deux pères de famille ont menacé de se donner la mort.

    Huit tentatives de suicide ont été enregistrées en moins d’une semaine dans la wilaya de Skikda. Quatre à Azzaba, deux à Collo, une à Ramdane Djamel et une à El Hadaïak. Allant de l’ingurgitation de fortes doses de médicaments à la menace de «se faire exploser» par une bonbonne de gaz butane ou carrément à la pendaison, ces gestes de désespoir témoignent, à différents degrés, de la détresse des uns et des autres dans une conjoncture sociale des plus sensibles. La gent féminine reste la plus concernée avec six tentatives sur les huit enregistrées cette semaine. Sans faire dans le décompte malveillant, les cas les plus évidents ont eu lieu, mercredi dernier à Collo, précisément à la cité Ramoul, où, en l’espace d’une matinée, deux pères de famille, T.M. et C.A., ont menacé de se donner la mort et d’emporter avec eux leurs progénitures pour dénoncer «la composante de la dernière liste d’attribution de 113 logements sociaux» et s’élever ainsi contre «les passe-droits» qu’ils y auraient relevés.

    Le premier suicidaire, qui s’est fait accompagné de sa femme et de ses deux enfants, a projeté de faire exploser une bonbonne de gaz qu’il portait sur lui.  L’intervention des éléments de la protection civile et du P/APC a permis de le calmer après promesse de voir son cas sérieusement réétudié lors des recours. Moins d’une heure après, le deuxième père de famille, en compagnie de sa femme et de ses enfants, s’est installé dans un local commercial parmi les «100 par commune» du président de la République et a tenté de se pendre à une corde qu’il avait attachée à son cou.


    Le chef d’unité de la Protection civile est alors intervenu pour le faire  revenir à de meilleurs sentiments. Ces deux cas expriment clairement le marasme social qui ne cesse de s’amplifier ces derniers temps à Collo suite à l’affichage de la liste des bénéficiaires des 133 logements sociaux. Les habitants n’ont d’ailleurs pas cessé, depuis, de tenir des sit-in devant le siège de la daïra pour exiger le retrait d’un groupe de personnes ne méritant pas, à leurs yeux, de figurer parmi les bénéficiaires. Le record revient cependant à la ville de Azzaba où quatre tentatives de suicide ont eu lieu jeudi dernier. Deux dames, une demoiselle et une mineure ont simultanément tenté de mettre fin à leurs jours en ingurgitant des produits chimiques et pharmaceutiques.

    Elles n’ont eu leur salut que grâce à l’intervention des services hospitaliers de Azzaba. Si pour les 3 premiers gestes malheureux les causes essentielles sont à chercher dans les conditions sociales, le cas de la mineure, âgée à peine de 14 ans, se distingue des autres, puisque cette dernière, selon des sources locales, a absorbé une grande quantité de médicaments juste parce qu’elle n’avait pas obtenu de bons résultats scolaires.
    Deux situations presque identiques ont également eu lieu le week-end dernier à El Hadaïak et Ramdane Djamel où deux jeunes filles ont procédé de la même manière en absorbant des produits chimiques.           

    Khider Ouahab
  • De la tête aux pieds

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    Au-delà du mode de fonctionnement de la commission Bensalah, cryptogramme bureaucratique entouré d’opacités qui contrastent avec la prétention de réforme (que va-t-il faire avec les avis récoltés, quand et comment ?), il y a une question qui se pose : que peut bien faire M. Raouraoua chez M. Bensalah ? Convié à la commission, le président de la Fédération algérienne de football a bien voulu, entre quelques achats au free shop, répondre à l’invitation du président du Sénat. Et forcément, a dû donner son avis. Mais pourquoi invite-t-on un président d’une fédération de football à débattre de réformes politiques ? A moins d’une erreur de casting, la présence d’un dirigeant sportif est pour le moins étonnante sauf si l’on considère que le football est éminemment politique. D’autant que la personnalité du président de la FAF est très controversée ; alignant les défaites et les voyages, grand apparatchik, milliardaire évoluant dans les eaux troubles du sérail, M. Raouraoua n’est pas vraiment le modèle pour les Algériens en quête de changement de pratiques.

    On s’en rappelle d’ailleurs, M. Raouraoua avait été accusé par M. Hannachi d’avoir voulu vendre un match de la JSK à l’Egypte, ce qu’il n’a jamais démenti. M. Ouyahia Dark Vador, très prompt à dégainer son épée laser contre les antipatriotes, n’avait pas réagi, ni même ouvert une enquête. La seule chose qu’il ait dite à propos de M. Raouraoua est cette récente déclaration sur l’importation d’un entraîneur étranger, choix pas très patriotique selon lui, comme si le Premier ministre avait choisi un entrepreneur algérien pour construire le Club des Pins II. Aujourd’hui, les hautes autorités invitent les Algériens à décrypter ce message ; un footballeur est invité à discuter de réformes politiques et un Premier ministre parle de football, en pleines révolutions arabes. Le pied, organe central dans la nouvelle Constitution?

    Chawki Amari
  • L’Algérie, bientôt dictature résiduelle au Maghreb

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Jusqu’ici, les rapports politiques et la coopération entre États arabes sont, depuis toujours, réduits à leur plus simple expression. La Ligue arabe n’a constitué qu’un cadre de recours solidaire pour contrer l’isolement politique de l’un des régimes membres. Un syndicat d’autocrates contre des agressions externes et des remises en cause internes.
    La cause palestinienne, élargie au statut de cause arabe, sert, depuis la création du syndicat, de fondement à la stratégie victimaire de défense de nos despotes. Toute atteinte à l’ordre établi dans un état arabe constitue une contribution à l’affaiblissement du front arabe antisioniste et une trahison de la cause commune. Tant qu’il y a la question palestinienne, il n’y a pas de question politique arabe. Les pétrodollars font le reste quand c’est nécessaire.
    Surpris par les tournures prises par les révoltes des jeunes Tunisiens et égyptiens, les régimes arabes se démarquent des “mauvais exemples” tunisien et égyptien, tout en rivalisant d’imagination pour surfer sur la vague contestataire qui risque de les emporter tous.
    Il faut d’abord commencer par soutenir les dictateurs libyen et yéménite, le premier donnant le bon exemple de résistance à une ingérence étrangère pourtant rendue possible par le quitus de la Ligue arabe, et le second, modèle de résistance durable à la contestation.
    Il faut, ensuite, fermer les yeux sur le massacre à huis clos des manifestants syriens, en comptant sur la Russie pour le préserver d’éventuelles sanctions internationales.
    Mais si la riposte à la demande populaire de changement n’est pas formellement concertée, on peut tout de même observer une identité de réaction aux soulèvements contre leur perpétuel empire. D’abord, la réaction répressive spontanée, ensuite l’organisation de contre-manifestations brutales. Si la brutalité des policiers et des baltaguia ne suffit pas à étouffer la révolte, dans le sang si nécessaire, nos dictateurs passent aux promesses sociales et les tiennent parfois quand ils disposent des ressources suffisantes. Si les promesses restent sans effet, ils cèdent enfin sur le thème des “réformes politiques”. C’est ce que font les régimes marocain et algérien. Si le voisin de l’Ouest en est déjà à dévoiler une grossière mouture de la réforme constitutionnelle, notre pouvoir prend tout son temps pour consulter tout ce qui est en droit d’avoir un avis et de le donner, quitte à réveiller des esprits qui avaient oublié de se faire une idée sur l’état du pays.
    Le roi, pour mettre fin à une contestation finalement difficile à satisfaire, vient de reprendre à son compte, après l’Algérie, l’invention égyptienne des baltaguia. Ceux-ci, dans leur version marocaine, sont sortis sévir contre les manifestants qui, avant-hier, demandaient plus de réformes au souverain. En dehors de l’establishment politique, les propositions de Mohammed VI n’ont pas suscité un accueil unanime, mais ils posent déjà problème à nos “réformateurs”. Recevant plutôt le genre d’invités qui se soucient de l’avenir des anciens du FIS, personne n’a encore proposé à Bensalah l’officialisation de tamazight ou la saisine citoyenne du Conseil constitutionnel, mais le “réformateur” national aura de la peine à assumer de rester en deçà du repère marocain. Après les deux prochains référendums tunisien et marocain, l’Algérie risque de faire bientôt figure de dictature résiduelle.

    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr   

  • no moment

    20110621.jpg

  • Et maintenant ? Son café, il va le prendre où le leader du P.I.P.E.A.U ?



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Passation de consignes entre l’ancien et le nouveau
    patron de la compagnie aérienne nationale. La cérémonie
    a débuté avec du retard.

    Sacrée Air Algérie !

    C’est dramatique ! L’Oncle Ben vient de fermer son café. Les consultations autour de l’avenir du G.C.A, le Grand Cabaret Algérie —expression que nous devons à H’mimed — sont… closes, si j’ose dire. Et maintenant ? Où vont-ils aller, les pauvres malheureux ? Oui ! Qu’importe si cela va encore m’attirer les foudres de certains lecteurs, j’assume ma compassion pour tous les leaders de partis insignifiants, morts-vivants, et cliniquement en arrêt d’activité depuis des lustres. Que va faire aujourd’hui le président du parti P.I.P.E.A.U ? Où va-t-il prendre son café, vu que l’Oncle Ben a baissé le rideau du sien ? Ce n’est pas tout de profaner des tombes, d’en déterrer des corps, d’exiger que ces corps viennent faire tapisserie dans une annexe du Palais, puis de déclarer tout benoîtement que les consultations sont terminées, de fermer la porte, nous laissant avec une flopée de zombies sur les bras. Et on va en faire quoi, nous, de tous ces cadavres réactivés juste le temps d’un café ? La République profanatrice récidiviste des cimetières politiques doit prendre ses responsabilités, toutes ses responsabilités ! Comme elle les a déterrés, elle doit les enterrer de nouveau ! Je ne sais quelle forme doit prendre cette remise en terre. Que le Palais fasse appel à ses scientifiques-maison afin qu’ils ré-embaument les cadavres de manière correcte et selon les normes ISO en cours. Qu’elle répare les tombes profanées. Qu’elle les rafraîchisse. Qu’elle plante dessus de jolies fleurs en guise de cadeau pour services rendus. Enfin… que la République fasse ce qu’elle doit faire ! Pour un tas de raisons. Dont la plus évidente : ces cadavres politiques déterrés juste pour les consultations de l’Oncle Ben peuvent encore servir à l’avenir. Avec un régime aussi peu imaginatif que le nôtre, il est clair que d’autres dialogues, d’autres discussions auront lieu entre l’Oncle Ben ou un tout autre Oncle du système des Oncles. Et ces prochains rounds ne pourront réellement avoir lieu que si l’on prend vraiment soin du président du P.I.P.E.A.U et des autres habitants du cimetière qui borde le Grand Cabaret. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Dilem : "Bouteflika, un vulgaire dictateur!

     

     
    Dilem : "Bouteflika, un vulgaire dictateur!

    Caricaturiste pour le quotidien La Liberté, Dilem est une des figures de la contestation algérienne. Révolté par la façon dont le régime accapare le pouvoir, il le dit sans mâcher ses mots.

    Bouteflika en route pour un troisième mandat: qu'est-ce que cela vous inspire?
    Je me sens souillé, humilié. Jamais je n'ai eu un tel sentiment d'impuissance, et pourtant, cela fait vingt ans que je me bats en publiant des caricatures. Bouteflika, en foulant au pied la Constitution algérienne, en balayant tous nos principes du revers de la main, a tué la dernière lueur d'espoir que nous avions.

    L'Algérie est-elle en train de devenir une dictature ?
    Mais elle n'a jamais cessé de l'être. Rien n'a changé depuis l'indépendance. C'est toujours la même clique, celle des généraux de 1962, qui dirige le pays. Ces mecs n'ont pas hésité à sacrifier trois générations d'Algériens pour garder le pouvoir!

    Que bilan tirez-vous de deux mandats de Bouteflika?
    Il n'a rien fait. Même notre économie reste ridicule, comparée à celle du Maroc ou de la Tunisie. Le pays vit sur une seule et unique ressource, le pétrole. Jamais le régime n'a cherché à tirer profit de notre travail ou à récompenser notre génie. Résultat : en dix ans de règne de Bouteflika, on n'a rien gagné, absolument rien. Lui croit qu'il restera dans les livres d'histoire comme l'un des héros de la révolution algérienne. La vérité, c'est qu'il n'est qu'un vulgaire dictateur.

    Il a quand même ramené la paix dans le pays?
    La paix ? Aujourd'hui, en Algérie, des gamins qui n'ont pas 15 ans se font sauter dans des attentats. Même aux pires moments de la violence terroriste, cela n'existait pas.

    Justement, faut-il craindre un retour de l'islamisme radical?
    Mais il est déjà en marche, je le vois tous les jours dans mon quartier d'Alger. Pour moi, le mètre étalon, c'est la longueur des barbes et la couleur des foulards des femmes. Eh bien, je peux vous dire que la situation aujourd'hui est pire que celle du début des années 1990, pendant la montée du FIS.

    Comment faire sauter la chape de plomb qui pèse sur le pays?
    Je ne vois pas. La seule solution est de fuir, comme le font déjà des dizaines d'Algériens chaque jour, au risque d'y laisser leur peau. S'ils sont nombreux à tenter de rejoindre la France, ce n'est pas pour le plaisir, c'est pour respirer un peu de cet air de liberté qu'on peut y trouver. D'ailleurs, la France a une responsabilité: tant que vous soutiendrez Bouteflika, vous subirez cette immigration sauvage.

    La majorité des Algériens partagent-ils votre colère?
    Oui, bien sûr. Mais cette colère est immédiatement réprimée par le régime. Alors, forcément, l'Algérien devient de plus en plus résigné. On en est venu à oublier le modèle algérien, bâti sur le courage, l'abnégation. On n'est plus rien, juste des sujets de Sa Majesté Bouteflika.

    Mais vous continuez à vous battre...
    Pourtant je n'ai plus beaucoup d'espoir. La seule solution, c'est de dire à Bouteflika et à la clique qui est au pouvoir: "Merde, les gars, arrêtez! Prenez l'argent si vous voulez mais, par pitié, partez et arrêtez de nous humilier..." Sont-ils seulement conscients de ce désespoir ? Je ne le crois pas. Moi, en tout cas, je n'ai plus envie de donner encore plusieurs années de ma vie à ce putain de régime! Je n'en ai plus la force.

    Propos recueillis par Antoine MALO
    Le Journal du Dimanche Par Le Matin dz |