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  • ouyahia et les stats kel menteur notre réné la taupe,miki, ET maison!!!

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  • Plaider pour l’acquittement de l’intellectuel Ahmed Rouadjia, historien et sociologue

    Par quel inexplicable travers de l’esprit humain t’a-t-on fait des griefs de ce que tu as écrit depuis cet article(1), toi l’historien, d’écrire l’histoire contemporaine de l’Université algérienne ?

    Ton seul crime a été de dire la vérité aux universitaires et au peuple comme aux responsables, non pas la vérité telle qu’elle devrait être, mais telle qu’elle est, telle qu’elle sera toujours dans ce pays si on ne fait aucun «salut» universitaire. Dans tes articles publiés dans les quotidiens nationaux, qui se comptent par centaines,  je sentais et je ressentais ton amertume. Depuis ta suspension en 2008, aucun élan de solidarité en ta faveur ne s’est manifesté, ni de ton université, ni des syndicats CNES, ANPMC et ni des autres universités algériennes. Tout ce que tu as écrit est vrai.

    La privation des libertés publiques empêche toute contestation. Les libertés donnent un sens à la démocratie. Quand la démocratie règne, le responsable ne cherche plus à faire peur, mais à plaire, à entraîner en utilisant toutes les armes de la séduction et du raisonnement. Les libertés tiennent le responsable en respect, le contraignent à être discuté, contredit, observé, mis en cause. Il se voit retirer le pouvoir par la décision des universitaires et non plus par la force brute aux mains d’un petit nombre. Les tyrannies maintiennent leur domination en faisant régner la peur, tous les moyens leur étaient bons : duperies, violations de la loi, etc.

    Les universitaires restent spectateurs ou sont appelés en renfort pour soutenir les rivaux avant d’être renvoyés à leur servitude naturelle. Le recteur de ton université qui t’a esté en justice pour diffamation n’utilise sûrement pas son argent. Dépenser le bien des autres, biens des contribuables, en effet, ne nuit en rien à sa réputation, mais l’enrichit. C’est seulement le fait de dépenser son bien qui est néfaste.
    L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’emprise que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui pour leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ?(2) (p. 14) ?

    La faible prudence humaine se laisse séduire par l’apparence bonté qui, dans bien des choses, couvre le venin qu’elles renferment, et qu’on ne reconnaît que dans la suite(2’) (p. 107). Quand tu as recherché le mal à l’université de M’sila, ce n’était pas pour enseigner à le propager, mais pour le guérir. Chez les universitaires, tout devient plus dangereux ; l’arrogance, la vengeance et l’ambition. Le sens de toute civilisation est de dresser le fauve humain pour en faire un animal apprivoisé et policé, un animal domestique. Est bon qui ne maltraite pas, qui ne blesse personne, qui n’attaque pas, qui ne se venge pas, qui se tient en retrait, qui s’écarte du méchant, tout comme toi Ahmed, le patient, l’humble, le juste.

    Nous les universitaires faibles, oui, faibles nous sommes, il est bon que nous ne fassions rien de ce pour quoi nous ne sommes pas assez forts. Je sais que les deux valeurs opposées et duales «bon et mauvais» et «bien et mal» se sont livrées un combat éternel depuis l’existence de la race humaine. Il y a dans l’homme tant de choses affreuses !… Ahmed, il me semble que par la ruse, les pièges, tout l’art astucieux des accusateurs, puis le fait même qui ne s’excuse pas par l’affect, veulent te dépouiller, te faire violence, te torturer tel que cela s’exprime dans les diverses espèces de châtiment.

    L’homme souffre de l’homme, qui souffre de lui-même. Un agitateur est une tête creuse, qui sonne creux : quoi qu’on puisse y faire entrer, tout ressort, sourd et épais, chargé de l’écho du grand vide. Quand il parle, il a un ton rauque ; il parle d’une façon pressante ; il nous serre de très près, nous sentons son haleine et involontairement nous fermons la bouche ; il n’a guère foi en lui-même. Les rancuneux sont déguisés en juges, qui ont constamment à la bouche le mot de  «justice»(3). L’opinion est à la science ce que le devenir est à l’être. L’opinion est intermédiaire entre la science et l’ignorance, changeante comme les phénomènes qu’elle nous permet de saisir. L’ignorance porte sur le non-être, elle est négative.

    Ahmed, je n’ai jamais lu une contribution de ton recteur dans un quotidien national. Il convient à l’ignorant d’être instruit par celui qui sait. Si on veut rester «le chef», on est obligé de se défaire de tous les hommes de valeurs comme toi que compte votre université de M’sila, sans en excepter les amis. Ce genre de responsable veut vivre avec les méchants qui le flattent, mais n’éprouvent au fond que de la haine à son égard. L’injustice est méchanceté de caractère. Il y a des hommes qui possèdent une basse cupidité et un orgueilleux mépris des hommes.

    On prétend que beaucoup d’injustes sont heureux, alors que les justes sont malheureux ; que l’injustice profite si elle demeure cachée. Lorsque les ambitieux ne sont pas honorés par des gens d’une classe supérieure et respectable, tels que toi Ahmed, ils se contentent de l’être par des gens d’une classe inférieure et méprisable, parce qu’ils sont avides de distinctions, quelles qu’elles soient. Encore une fois Ahmed, ton université est éblouie par ton trop vif éclat et ta compétence. Elle est offusquée. Tu sais qu’il y a trois principales classes d’hommes ; le philosophe, l’ambitieux et l’intéressé. Quelles sont les qualités requises pour bien juger ? N’est-ce pas l’expérience, la sagesse et le raisonnement.

    La loi est un contrat, une garantie des droits mutuels des hommes, mais elle ne peut rendre les citoyens bons et justes. Les hommes qui ont reçu une mauvaise éducation ne craindront pas de transgresser les lois écrites les plus précises ; tandis que ceux qui ont été bien élevés voudront rester soumis aux lois les plus simples. Ce «mépris» de l’homme qui n’a pas reçu une bonne éducation à l’égard des universitaires compétents de ta «trempe» n’est, en somme, que le juste sentiment de son infériorité morale. La situation de l’Université algérienne, telle que tu l’as décrite et telle que tu sais la décrire, est lamentable.

    Seules des missions pédagogique et scientifique étrangères, européenne ou américaine, peuvent découvrir le «pot aux roses» des universités algériennes. Le respect que l’on avait pour les maîtres disparaît.Par ton procès, on veut faire taire «la voix des Grands Maîtres». Même si on te guillotine, la mort n’est pas un mal : il ne faut pas la craindre en lui prêtant des traits hideux.
    Un bel exploit périt s’il reste enseveli dans le silence. Au moins, tu as su élever ta voix lorqu’un  mutisme total régnait dans ce «bled».
    Voilà Ahmed, bon courage et merci pour tes contributions très appréciées par les universitaires et les citoyens, ma parole.

    Notes de renvoi :

    1)- Ahmed Rouadjia. «L’Université algérienne en général et celle de M’sila en particulier»
    El Watan, Idées-débat, 10 mai 2008, p.7
    2) – Platon. La République. Traduction et notes par R. Baccou. Garnier-Flammarion, 1966. p.14
    2’)- Platon. La République. Traduction et notes par R. Baccou. Garnier-Flammarion, 1966. p. 107.
    3- Friedrich Nietzsche. Généalogie de la morale. GF-Flammarion, Paris, 1996.

    Ali Derbala
  • air couscous fait des siennes les scandales, bouabdalah gangréne air cousous les avions volent à aveuglettes ,pas d'argent ,les immigrés manne de air couscous


    Les tarifs élevés d'Air Algérie scandalisent la communauté Algérienne à l'étranger

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       	L'Association des Algériens en France dénonce la cherté des billets et les services médiocres d'Air Algérie 

    Air Algérie ne cesse d'attiser la colère des Algériens résidant à l'étranger. Les prix onéreux des billets d'avion et la qualité médiocre des services offerts par la compagnie battant pavillon national indignent plus que jamais les ressortissants Algériens. 

    Et la colère est telle que de nombreux Algériens ont décidé de se regrouper en une association pour défendre les intérêts et les droits des voyageurs désappointés.

    "A l'heure de la mondialisation et des réductions de coûts pour permettre au plus grand nombre de voyager, Air Algérie se permet avec la bénédiction de l'Etat de pratiquer des tarifs complètement fous. Aujourd'hui, pour faire un allez/retour Marseille-New York, on paie 250 €. Mais  pour aller à Alger, on paie dans les alentours de 300 €, voire plus", dénonce ainsi, dans un communiqué parvenu jeudi à notre rédaction, l'Association des Algériens en France.  

    "Nous ne comprenons pas que nous ne puissions pas avancer vers des standards normaux comme le font nos voisins. Un exemple : pour aller à Casablanca, vous avez des vols à partir de 100€ ! En plus, la libre concurrence existe bel et bien avec des compagnies low cost. Chose dont vous ne voulez pas entendre parler pour préserver votre chasse gardée", souligne encore cette association qui a saisi directement le ministre des Transport, Amar Tou, pour lui demander de mettre fin à cette "situation de monopole dont jouit Air Algérie". 

    Sur un ton révolté, l'Association des Algériens en France ne ménage nullement son verbe pour exprimer son exaspération. Bien au contraire, elle va même jusqu'à prévenir Amar Tou que si rien n'est fait pour épargner aux ressortissants Algériens les "désagréments" insupportables qu'ils endurent à chaque voyage en Algérie, un appel au boycott des vols la compagnie Air Algérie sera lancé. 

    Mais cette mise en garde suffira-t-elle pour faire bouger le ministre et la direction d'Air Algérie ? Malheureusement, c'est loin d'être aussi simple... 

    Abderrahmane Semmar
  • La justice face à la corruption internationale »

     

      
    Le Monde 10 novembre 2010
    La justice peut-elle aider les peuples, notamment ceux des pays du Sud, à lutter contre la corruption de leurs dirigeants, qui contribue à perpétuer mauvaise gouvernance et pauvreté ? La Cour de cassation a répondu par l’affirmative, mardi 9 novembre, dans un arrêt de principe qui ouvre aux organisations non gouvernementales (ONG) militant pour la moralisation de la vie publique un droit – jusque-là inédit en France – de saisir la justice.
    C’est un progrès notable sur la voie d’une mondialisation de l’action en faveur des droits de l’homme. Cette décision confère aux ONG internationales un pouvoir considérable, mais aussi des responsabilités nouvelles.
    La décision de la plus haute juridiction française va permettre l’ouverture d’une enquête visant à établir l’origine des fonds utilisés par trois chefs d’Etat africains pour acquérir à Paris un impressionnant patrimoine immobilier et une flotte de voitures de luxe. L’ONG Transparence International France (TIF), à l’origine de la plainte, soupçonne le Gabonais Omar Bongo (mort en 2009), le Congolais Denis Sassou Nguesso et l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang, ainsi que leurs familles, du délit de  » recel de détournement de fonds publics « , autrement dit d’avoir utilisé l’argent de l’Etat pour s’enrichir. Pour TIF, il s’agit d’obtenir la restitution aux pays concernés des fonds potentiellement détournés.
    En validant la plainte, la Cour de cassation contrarie le pouvoir exécutif : depuis 2007, celui-ci tente, par l’intermédiaire du parquet, d’empêcher cette enquête, qui exaspère plusieurs  » amis de la France « . Omar Bongo avait ainsi obtenu en 2008 de Nicolas Sarkozy la tête du secrétaire d’Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, coupable d’avoir dénoncé publiquement la captation des richesses de leurs pays par des chefs d’Etat africains.
    L’arrêt de la Cour constitue aussi un nouvel avertissement au gouvernement, qui entend supprimer le juge d’instruction. Il réaffirme le rôle central de ce dernier, sans lequel de telles affaires sensibles seraient enterrées. Tel a bien failli être le cas de ce dossier des  » biens mal acquis « , qui fut, dans un premier temps, classé  » sans suite  » par le parquet. Là encore, la leçon d’indépendance donnée par les hauts magistrats est bienvenue en ces temps où, affaire Bettencourt aidant, l’opinion a des raisons de douter de la réalité de la séparation des pouvoirs.
    Enfin, au-delà de son retentissement français et africain, la décision de la Cour de cassation esquisse les contours de nouveaux droits pour la société civile face à une mondialisation économique et financière croissante. S’érigeant en porte-parole d’une citoyenneté mondiale, les ONG internationales sont amenées à jouer un rôle déterminant de contrepoids dans les immenses territoires ouverts à la corruption et aux détournements de fonds par la globalisation.
    Pour être légitime, ce pouvoir accru suppose cependant que les ONG se soumettent elles-mêmes aux obligations de démocratie et de transparence qu’elles entendent faire respecter partout dans le monde.
  • Avis aux potentats d’Algérie. Urgence signalée !

     
    Le Temps.ch
    Afrique jeudi 11 novembre 2010

    Une décision qui pourrait «casser la culture du pillage»

    Philippe Bernard

    Un arrêt de la Cour de cassation autorise une enquête judiciaire française sur la manière dont trois présidents africains se sont constitué un important patrimoine parisien

    Audacieux, l’arrêt de principe rendu mardi par la Cour de cassation ouvre des perspectives nouvelles aux associations qui dénoncent la corruption et agissent pour en faire condamner les responsables, aussi puissants soient-ils. En relançant l’enquête sur les «biens mal acquis» par trois potentats d’Afrique, la plus haute juridiction judiciaire française peut aussi faire frémir quelques palais du continent. En filigrane, elle réaffirme aussi, dans une affaire sensible, la prééminence du juge d’instruction que Nicolas Sarkozy souhaitait supprimer.

    La Cour autorise l’ouverture d’une enquête judiciaire visant à élucider la façon dont trois chefs d’Etat africains ont acquis à Paris un impressionnant patrimoine, notamment immobilier. Elle le fait d’une façon nette, sans renvoyer le dossier devant une autre juridiction, devant laquelle le parquet, hiérarchiquement lié au Ministère de la justice, aurait pu continuer de faire obstruction.

    L’arrêt, salué comme «historique» par les associations anticorruption, leur donne satisfaction en jugeant recevable leur plainte visant le délit de «recel de détournement de fonds publics». Les organisations en question soupçonnent les présidents du Gabon (Omar Bongo, mort en 2009, et Ali Bongo, son fils et successeur), du Congo-Brazzaville (Denis Sassou-Nguesso) et de Guinée-Equatoriale (Teodoro Obiang), d’avoir financé sur fonds d’Etat leur patrimoine parisien.

    Ces organisations non gouvernementales (ONG), telle Sherpa, un groupe de juristes spécialisés dans la défense des droits de l’homme et Transparence International France (TIF), section française de Transparency International, considèrent que les biens en question n’ont pu être acquis qu’avec de l’argent public détourné, tant est grande la disproportion entre leur valeur et les revenus affichés par les chefs d’Etat. Les associations plaignantes réclament la restitution aux pays concernés des sommes utilisées dont, selon elles, les citoyens ont été spoliés.

    Mardi, les hauts magistrats ont cassé un arrêt de la cour d’appel de Paris qui, le 29 octobre 2009, avait déclaré irrecevable la plainte de TIF, empêchant l’ouverture d’une information judiciaire. Ils ont estimé que les délits reprochés, s’ils étaient établis, «seraient de nature à causer» à TIF «un préjudice direct et personnel en raison de la spécificité du but et de l’objet» de la mission de l’association.

  • Revoilà la pénurie et le marché noir

      ShareRevoilà la pénurie et le marché noir

    Par : Mustapha Hammouche
    Liberté 11 novembre 2010

    À force de revenir sur ses pas vers l’économie administrée, le pouvoir est en train de réinventer l’ambiance de triste mémoire du socialisme “spécifique”.
    Ceux qui n’ont pas vécu l’épopée des “Galeries Algériennes” et des “Souks El-Fellah” peuvent se faire une idée du sport national  de l’époque en se mettant devant une  épicerie, à l’heure, connue de tous, de la livraison du lait en sachet. Sous l’enseigne, des rangées compactes et silencieuses de clients de tous âges attendent l’arrivée du précieux produit. Après le déchargement, la file d’attente se comprime sous la poussée des gens qui se pressent. Une fois servi, on éprouve plus de mal à quitter la boutique qu’on en a enduré pour y entrer. Mais on est libéré, ayant le plein de sachets. C’est significatif du sentiment de précarité intégré par les ménages : personne ne se contente d’un, deux ou trois litres.
    Et on repassera demain.
    Mais les nostalgiques ou les curieux de l’avant-PAP (Programme antipénurie qui, à la fin des années 1980, voulait desserrer l’étreinte des pénuries installées depuis le début des années 1970), peuvent même observer la naissance du marché noir des produits soutenus. Car il existe un marché parallèle du lait : de petits étals sont montés en des endroits discrets et proposent le lait dont le supplément de prix vous épargne l’épreuve de la file d’attente.
    Comme au temps béni du socialisme spécifique, une partie de la marchandise est transposée en dehors des circuits formels et procure une prime que se partagent forcément le vendeur à la sauvette et le commerçant qui le livre. La différence, aujourd’hui, c’est que ce n’est plus le fonctionnaire du réseau commercial public ou ses proches qui en profitent, mais un détaillant privé et ses complices.
    On peut noter la similitude du procédé avec celui qui organise le commerce du pain. Et pire, puisque, de fait, la profession boulangère a déjà imposé une augmentation du prix de la baguette de… 25%, passant de 7,50 (tarif administré) à 10 dinars (tarif effectif). Au demeurant, il n’est pas sérieux de fixer des prix avec des décimales dans un contexte où la pièce de cinquante centimes a disparu de la circulation, tandis que celle d’un dinar se fait de plus en plus rare.
    Les jours fériés constituent une aubaine pour porter ce prix au plus haut. L’Aïd el-Fitr dernier fut l’occasion de tripler le prix déjà corrigé de la baguette. Et si cela ne suffit pas, il y a les pains améliorés… où l’on améliore la recette de la caisse plus que la recette de panification. C’est l’imminence de cette opération de spéculation annoncée qui a contraint les autorités à “sommer” les boulangers d’ouvrir, histoire de s’en laver les mains d’avance. Pas besoin d’études approfondies pour observer que la pénurie, et son corollaire, le marché noir, n’ont besoin que de deux conditions pour s’imposer : il suffit qu’il y ait subvention des prix et administration de l’offre.
    Ce qui fut fait, un jour, parce que le pouvoir, dans son obstination à refuser la revalorisation des bas salaires, a préféré user du populisme en subventionnant les produits dits de première nécessité. Seulement, là comme dans le cas de l’épicerie qui organise la vente du produit de pénurie, il est plus facile d’y entrer que d’en sortir.

    M. H

  • no moment

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  • Rien ne sera fait,ils vous ont pas ecouter,si comme vous parliez à un mur!!!!! le mur au - vous écoutera


    Fadela Amara propose à l'Algérie de créer un observatoire pour évaluer ses politiques publiques

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       	"Je suis très fière de me retrouver dans le pays de mes ancêtres car  je porte toujours en moi ce cordon ombilical", a affirmé jeudi à Alger Fadela Amara 

    zoom | © Elle

    "Je suis très fière de me retrouver dans le pays de...

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     En visite d'une journée à Alger, Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la Ville au gouvernement français, n'a pas caché son émotion. Lors de la signature, jeudi à Alger, de l'accord de coopération entre Alger et Paris dans le domaine de l'aménagement des territoires, Fadela Amara a confié qu'elle était  "très fière" de se retrouver dans le pays de ses ancêtres. 

    Profitant de cette occasion, Fadela Amara n'a pas manqué de relever que l'Algérie est un pays disposant d'une "force de  frappe extraordinaire du fait de la jeunesse de sa population, laquelle reste la richesse du pays", déclare-t-elle.

    "Je suis très fière de me retrouver dans le pays de mes ancêtres car  je porte toujours en moi ce cordon ombilical", a-t-elle encore fait remarquer. Concernant les relations entre l'Algérie et la France, Fadela Amara les a comparé à "un couple qui s'aime et se chamaille  en même temps".   

    S'agissant du protocole d'accord qui a été signé avec le ministre de l'Aménagement  du territoire et de l'Environnement, Chérif Rahmani, Fadela Amara a annoncé que des agents algériens seront formés dans le domaine de l'expertise  de la politique de la ville. 

    Cependant, Fadela Amara a suggéré au gouvernement de créer en Algérie, comme cela a été fait  en France, un observatoire dont la mission première est d'évaluer les politiques publiques pour mesurer leur impact auprès des populations mais aussi dans l'évolution  des quartiers et de la ville. "Ces évaluations visent à rectifier, à chaque fois, les politiques mises  en place", a-t-elle expliqué.              

    El Watan
  • Madame vous n'avez rien vu, tout le pays corrumpu sans exception, tout le peule vit en dessous du seuil de pauvrete'

    Souhyar Belhassen. Présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

    «L’Algérie est économiquement prospère, mais la population vit mal»

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    Mme Souhyar Belhassen 

    Les rapports entre la FIDH et les autorités algériennes demeurent tendus. Cela dit, l’Organisation de défense des droits de l’homme se réjouit d’apprendre que des invitations ont été lancées par le gouvernement algérien aux procédures spéciales de l’ONU.

    -Le gouvernement algérien vient de lancer des invitations aux rapporteurs spéciaux de l’ONU et à une dizaine d’institutions nationales des droits de l’homme pour enquêter sur la situation des droits de l’homme en Algérie. Mais les ONG les plus importantes (FIDH, HRW et AI) ne sont pas conviées. Pourquoi, selon vous ?

    Tout d’abord, la FIDH se réjouit d’apprendre que des invitations ont été lancées par le gouvernement algérien aux procédures spéciales de l’ONU: c’était là une recommandation que nous formulions depuis plusieurs années.
    En effet, si l’Algérie coopère de manière satisfaisante avec les mécanismes conventionnels de protection des droits de l’homme (par exemple le comité droit de l’homme, le comité contre la torture ou dernièrement, le comité sur les droits économiques, sociaux et culturels) en soumettant ses rapports régulièrement, on ne pouvait pas en dire autant de sa collaboration avec les rapporteurs spéciaux qui demandaient à être invités depuis des années, sans obtenir de suite.Souhaitons que cette démarche positive soit le reflet de l’importance croissante de la question de la protection des droits de l’homme pour les autorités algériennes.

    La FIDH n’a pu se rendre officiellement en Algérie depuis 2005. Pour autant, cela ne signifie pas que la FIDH est absente du terrain algérien: grâce à nos organisations membres (LADDH et CFDA) et partenaires sur place, nous continuons à suivre de près la situation des droits de l’homme en Algérie et nous sommes très heureux d’avoir été en mesure cette année de produire un rapport sur les droits économiques, sociaux et culturels en Algérie.Nous regrettons malheureusement de n’avoir pu échanger avec les autorités algériennes sur les situations sensibles dont il fait état dans ce rapport. Or, pour la FIDH, il est essentiel que le point de vue de tous les acteurs concernés puisse s’exprimer.

    -Pourquoi les relations entre le gouvernement algérien et les ONG des droits de l’homme sont, depuis tout le temps, tendues ?

    Les relations tendues entre la FIDH et l’Algérie remontent aux années noires du conflit civil des années 1990, alors que nous dénoncions des violations des droits de l’homme imputables aux autorités, notamment avec SOS Disparus, les crimes de disparitions forcées.La FIDH était alors traitée «d’organisation terroriste» par les autorités algériennes ; la situation a considérablement évolué depuis : non seulement, l’Algérie a reconnu les crimes de disparition forcée, mais elle a essayé d’y apporter des solutions, même si ce ne sont pas forcément les solutions que nous souhaitons.

    La FIDH souhaite vivement que les ONG internationales de défense des droits de l’homme puissent se rendre à nouveau en Algérie pour y faire leur travail d’enquête et de plaidoyer. Les autorités algériennes doivent comprendre que nous nous plaçons davantage dans une logique de dialogue et non dans une logique de procès : nous dénonçons les violations des droits de l’homme pour mieux les traiter et faire en sorte qu’elles ne se reproduisent pas ; c’est là un gage de stabilité, voire de prospérité pour le pays.

    -Les autorités algériennes estiment que la situation des droits de l’homme en Algérie est en nette évolution, partagez-vous ce constat ?

    Au cours des trois dernières années, l’Algérie a été examinée par plusieurs comités onusiens, notamment le comité contre la torture, le comité des droits de l’homme et le comité pour les droits économiques sociaux et culturels ; la FIDH et ses partenaires ont, pour chacune de ces échéances, produit des rapports qui montraient que la situation des droits de l’homme en Algérie restait très préoccupante et à chaque fois les conclusions des comités sont venues confirmer ce que nous avancions.

    L’Algérie est un pays économiquement prospère, mais dans lequel la population vit mal.Les systèmes de santé et d’éducation publiques sont très mauvais, le droit à un niveau de vie décent est ignoré : les grèves répétées de ces derniers mois et le phénomène des harraga en sont l’illustration.

    Par ailleurs, la torture continue d’être pratiquée par les services de sécurité ; la liberté d’association et la situation des défenseurs des droits de l’homme demeure également extrêmement préoccupante : les organisations de défense des droits de l’homme ne sont pas officiellement reconnues et il est très difficile et même impossible pour elles de mener leurs activités librement.

    -Que pourrait gagner un pays comme l’Algérie en donnant la possibilité aux ONG d’effectuer des missions en Algérie ?

    En permettant aux ONG d’effectuer des missions, l’Algérie ferait la démonstration d’une nouvelle ouverture et surtout aurait la possibilité, en rencontrant les missions, d’exprimer son point de vue sur les situations traitées et pourquoi pas tenir compte de certaines de nos préoccupations ; c’est du dialogue qu’émergent souvent les solutions.   

    Hacen Ouali
  • no moment

  • 21 ans après son départ, hommage à un écrivain qui « habitait l’échafaud, sa tête sous le bras » : Kateb Yacine ou la bataille littéraire de la guerre anticoloniale

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    Par Yassin Temlali

    Kateb Yacine n’a publié que deux romans, quelques pièces de théâtre et recueils de poésies (1). Sa notoriété, « inversement proportionnelle au volume de son œuvre (2) », tient aussi bien à son immense talent qu’à son engagement jamais démenti, dans le mouvement indépendantiste d’abord puis, après l’indépendance, dans le mouvement démocratique.

    L’engagement imprègne l’ensemble de cette œuvre, où les thèmes politiques tiennent une place importante, sans pour autant la banaliser ou la transformer en une plate et triviale propagande. Les prises de conscience politique et poétique semblent toujours être allées de pair dans le parcours de l’auteur de « Nedjma », et c’est là une magistrale démonstration de ce qu’appuyé à une esthétique véritable, l’engagement n’est pas un frein à la créativité.

    Kateb Yacine est venue à la politique par la porte étroite des prisons coloniales lorsque jeune lycéen, il a été arrêté en mai 1945, lors d’une manifestation nationaliste. Une année plus tard, il faisait une entrée remarquée sur la scène littéraire, par la grande porte de la poésie, en publiant en 1946 « Soliloques », qu’il fera suivre, en 1947, par « Loin de Nedjma ». « Dans une première ébauche de l’œuvre qui suivra (3) », les deux thèmes majeurs du premier recueil, en dépit de ses indéniables accents symbolistes, sont l’amour et la révolution. Dans le second fera sa première apparition « Nedjma », future figure centrale de l’écriture katébienne.

    Le jeune poète trouvera vite sa voie : peu lui importera d’écrire « aussi bien » que ses congénères francophones ou français, ce à quoi n’étaient pas complètement étrangères ses convictions indépendantistes précoces et son obsession de la redécouverte de l’identité première perdue. A l’imitation des géants français ou des aînés algériens, il préférera écrire librement, fougueusement, puisant aussi bien dans le réservoir lyrique universel que dans le trésor de la culture orale, qui, partout, affleure dans l’imaginaire littéraire algérien comme pour rappeler sa légitime existence.
     
    Le rêve d’une tempête totale, politique et poétique
     
    Le résultat a été prodigieux : de magnifiques déflagrations dans le ciel d’une littérature algérienne prisonnière d’un besogneux mimétisme et qui peinait à convaincre de son originalité la critique française ou proche-orientale. Loin des sentiers battus du pastiche, la langue de Kateb Yacine était un écho brisé de sa langue maternelle, ce en quoi, il ne différait guère de ses ancêtres berbères, Apulée et Tertullien, qui ont produit en latin des chefs-d’œuvre pas plus latins qu’ils ne l’étaient eux-mêmes. A leur exemple, il était « un Oriental égaré en Occident (4) ».
    L’élan nationaliste des années 40 a fortement influencé l’écriture de Kateb Yacine. Il lui a inspiré le rêve d’une tempête finale, totale, qui libère les Algériens de la colonisation et leur âme du legs de siècles d’oppression. Avec cet idéal entre les yeux, il a plané dans le ciel d’une poésie pure, comète frémissante éclipsant la beauté statique des étoiles. L’identité du peuple algérien, que l’idéologie coloniale réduisait à une multitude d’identités antagoniques, devait se forger, pour lui, dans un acte de libération collective. L’identité de l’écrivain devait, elle aussi, s’élaborer dans une inlassable recherche de liberté et non dans la soumission à l’idéologie littéraire de son temps ou aux impératifs circonstanciels de l’engagement. Cette fière indépendance confère à ses écrits de jeunesse une dimension quasi-ontologique. Plus tard, même à Brecht son semblable, il reprochera de « réfréner la poésie au bénéfice de l’enseignement de la doctrine » alors que le poète devrait être « le mouvement même de la vie, dans une incessante explosion (5) ».

    « Nedjma », dont la trame (en partie mythologique) avait été ébauchée dans un poème « Nedjma, le poème ou le couteau (6) » (1948), a paru en 1956, deux ans après le déclenchement de ce que les Français appelaient encore alors « les événements d’Algérie ». Un « lecteur » du Seuil avait dit à Kateb Yacine : « Il y a de si beaux moutons en Algérie. Pourquoi n’écrivez-vous pas sur les moutons d’Algérie ? ». Il n’a pas suivi son conseil, s’agrippant à son manuscrit jusqu’à ce qu’il ait pu convaincre cet éditeur de le publier.

    C’est ainsi qu’est né un des plus beaux romans de l’histoire de la poésie, sublime révolte contre les frontières imaginaires entre le présent et le passé, le « je » et le « nous », les recherches poétique et politique. Pas plus que la référence explicite à la lutte nationale en cours, les lecteurs n’y trouveront d’exaltation de la nature nord-africaine ou de description des « coutumes locales ». Ils seront fascinés par cette allégorie féconde de la nation, qui prend la forme de récits incomplets de quatre hommes aimant tous la même femme, leur cousine Nedjma, et projetant sur elle leurs propres quêtes (politique, identitaire, etc.).

    La légende comme liant entre le passé et le présent

    Affranchi des règles de la narration linéaire, « Nedjma » est formellement plus apparenté au nouveau roman qu’au roman traditionnel. Ses « événements » sont des éclats de la mémoire, que le (s) narrateur (s) rassemble (nt) pour se donner une identité qui l’aide à affronter la machine infernale de l’Histoire. La parole des personnages tente de reconstituer le passé d’un pays meurtri par les invasions étrangères. L’évocation de la tribu initiale, la leur et celle de Nedjma, n’est pas une évocation passéiste ou nostalgique. Elle est la condition de la réappropriation saine du présent, de l’émergence d’une conscience moderne, progressiste.

    Dans « Nedjma », Kateb Yacine ne s’est pas détourné du passé au nom de la primauté du présent ni du présent pour célébrer la glorieuse histoire arabo-berbère. Une légende narrative lui a fourni une indispensable passerelle entre les anciennes épopées de son peuple et celle qui s’écrivait, dans le sang et les larmes, au moment de la parution du roman. Cette légende est celle d’un chef algérien (Keblout, l’ancêtre de Nedjma, la « femme-nation », et de ses quatre amants), dont l’idéal unitaire (celui-là même qui sera celui de l’émir Abdelkader) a été anéanti par l’occupation étrangère.

    Grâce à son souffle épique, « Nedjma » a su exprimer l’émergence d’un héros collectif à une époque charnière de l’histoire algérienne. Ce héros avait pour nom le peuple et, comme son identité se construisait dans le processus réel d’une guerre anticoloniale, il n’avait que peu à voir avec les peuples archétypaux, toujours pompeusement homériques, du réalisme socialiste.

    Tout ce que Kateb Yacine écrira plus tard tournera dans l’orbite magnétique de ce texte fondateur, du « Cadavre encerclé » et des « Ancêtres redoublent de férocité » (parus en 1959, dans le recueil intitulé « Le cercle des représailles ») à son second roman, « Le polygone étoilé » (1966). Celui-ci clora une première période de son parcours, que Mohamed Lakhdar Maougal fait correspondre à ce qu’il appelle le cycle de la quête identitaire arabophile, à laquelle, selon lui, en succédera une autre, plus complexe, aussi internationaliste que plus ouvertement berbérophile (7).

    La langue (de l’enfance) retrouvée

    Le début d’un autre cycle littéraire katébien coïncidera grossièrement, comme le note ce chercheur, avec l’anéantissement de l’idéal arabiste après la défaite de juin 1967. La nouvelle quête identitaire de Kateb Yacine n’en existait pas moins en germe dans de précédents textes. Voulant échapper à l’aliénation de l’écriture dans une langue d’emprunt, il optera pour l’arabe dialectal, ne faisant pas mystère de sa conviction que pas plus que le français, l’arabe classique n’est la langue des Algériens. « Il existe un autre arabe, l’arabe populaire, qui, lui, est méprisé. Imaginez la veine de Villon, de Rabelais, la veine populaire des voyous de la littérature : voilà ce que nous représentons. Les autres, ce sont des mandarins, des oulémas de la littérature, c’est-à-dire des momies, des gens qui n’évoluent pas. La langue est la création du peuple, tous les jours, non la création des savants (8). »
    Ces paroles hérissent encore l’intelligentsia bien-pensante mais elles exprimaient une sincère volonté de faire connaissance avec un public réel, si différent du public instruit, bilingue ou francophone. Elles exprimaient probablement aussi le désir d’exaucer le vœu paternel d’un recouvrement de l’identité linguistique première, après une indispensable (et bienfaisante) errance dans la francophonie. Son père ne lui avait-il pas recommandé : « Laisse l’arabe pour l’instant […] La langue française domine. Il te faudra la dominer et laisser derrière toi tout ce que nous t’avons inculqué dans ta plus tendre enfance. Mais une fois passé maître dans la langue française, tu pourras sans danger revenir avec nous à ton point de départ » (9) ?
    En écrivant des pièces de théâtre en arabe dialectal, Kateb Yacine était indifférent au scepticisme de ceux qui doutaient de ce que cette langue pût devenir une « langue littéraire ». Grâce aux tournées de sa troupe au nom explicitement militant, « l’Action culturelle des travailleurs » (ACT), il est retourné à cette Algérie presque anonyme, dont un double exil, réel et linguistique, l’avait séparé deux décennies durant. Pour son nouveau public, il a dû adapter sa dramaturgie et réduire au strict nécessaire décors, accessoires et costumes, radicalisant, dans l’urgence et par nécessité, le principe brechtien de la distanciation. Son écriture aussi deviendra plus politique et sa dimension mythique se fera plus discrète : « Mohamed, prends ta valise » (1970) sur l’émigration algérienne en France, « la voix des femmes » (1972), « La guerre des mille ans » (1974), « Le roi de l’Ouest » (1975) et « La Palestine trahie » (1977).

    Retour au point de départ

    Ces succès populaires ont mobilisé contre Kateb Yacine les islamistes et leurs alliés au sein du régime, de plus en plus conservateur, à la fin des années 1970. Ces redoutables adversaires n’ont pas admis que le mouvement indépendantiste ait pu accoucher d’un homme soutenant aussi bien le combat des Palestiniens que celui des femmes ou des berbérophones. A force d’attaques directes et de calomnies, ils ont refermé sur lui le cercle de leurs représailles conjuguées. L’ACT a été dissoute en 1979 et son fondateur s’est retrouvé directeur d’un petit théâtre de l’Ouest, interdit d’expression dans les médias publics jusqu’à son retour à exil, en 1988.
    L’auteur de « Nedjma » a peu publié en français après cette expérience dramaturgique en arabe dialectal. Il a notamment fait paraître en 1988 « Le Bourgeois sans culotte », une pièce de théâtre rappelant le rôle des classes marginales dans le reversement de la monarchie française. Cette œuvre ultime a été un retour symbolique au point de départ : elle a été écrite en exil, dans cette langue-exil qu’était le français.
    L’Algérie revenait elle aussi à ce point de départ qui avait marqué sa naissance en tant que nation moderne, à la révolte comme moyen d’émancipation. En octobre 1988, le vent d’une puissante intifada juvénile soufflera sur le pays ouvrant pour les libertés une grande porte, malheureusement refermée en 1992 au nom de la « lutte contre l’obscurantisme ». Cette « ruade de l’histoire », comme il la qualifiera, ravivera dans la mémoire de Kateb Yacine le souvenir de sa propre révolte, en mai 1945. Il voulait s’en s'inspirer pour une œuvre dramatique, qui aurait probablement ouvert un troisième cycle de son parcours, mais la mort l’en a empêché. Il est parti après une vie tumultueuse d’écrivain à la fois libre et engagé, « habitant l’échafaud, sa tête sous le bras (10) ».
     
    Y. T. http://www.babelmed.net/index.php?c=6103&m=&k=&l=fr

    Notes

    1) D’autres textes littéraires de Kateb Yacine ont été publiés dans « L’œuvre en fragments » (présentés par Jacqueline Arnaud, Sindbad, 1986). Ses écrits journalistiques, réunis par son fils Amazigh, ont été édités dans un volume intitulé « Minuit passé douze heures » (Paris, Editions du Seuil, 1999). « Parce que c'est une femme » regroupe des textes principalement dramatiques réunis par Zebeïda Chergui (Paris, Éditions des Femmes - Antoinette Fouque, 2004).
    2) Naget Khadda, avant-propos de « Bibliographie de Kateb Yacine » (Charles Bonn et la Coordination internationale des chercheurs sur les littératures maghrébines), Collection « Etudes maghrébines », n°11 (Limag, portail des littératures du Maghreb, www.limag.refer.org.)
    3) Kateb Yacine, préface de « Soliloques », Bouchène, Alger, 1991.
    4) Paul Monceaux dans « Les Africains : Etudes sur la littérature latine d'Afrique ». Cité dans « La littérature algérienne contemporaine  », Jean Déjeux, Paris, PUF, 1975, page 6.
    5) L’action » (11 août 1958), interview, in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », Paris, les Editions du Seuil, 1994, page 38.
    6) « Il s’ouvre par un pacte scellant l'alliance des amants maudits dans un interdit tout à la fois incestueux et adultérin, transgresse les limites de la vie et de la mort, les lois symboliques, les frontières du sujet. » Mireille Djaïder, étude consacrée à Kateb Yacine dans « La littérature maghrébine de langue française », ouvrage collectif, sous la direction de Charles Bonn, Naget Khadda et Abdallah Mdarhri-Alaoui, Paris, EDICEF-AUPELF, 1996 (Limag, portail des littératures du Maghreb, www.limag.refer.org.)
    7) « Kateb Yacine, l’indomptable démocrate », Alger, Apic, 2004 (chapitre II, intitulé « Mythe arabe et histoire amazighe »).
    8) Interview, « Travail théâtral » (1958), in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », page 80.
    9) « Le Polygone étoilé ». Cité dans Mohamed Lakhdar Maougal dans « Kateb Yacine, l’indomptable démocrate », page 89.
    10) « Afrique Action », interview (26 juin 1961), in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », page 176.

  • Moi, le minoritaire déraciné...Réponse à S.E. Sidhoum

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    Peut-il vraiment y avoir un compromis entre ceux qui veulent imposer un contour aux débats délimités par le slogan"Touche pas à mon Mahomet" et la "minorité de déracinés" que nous sommes, avec un anti-slogan du style "Me touche pas avec ton Mahomet" ?. Quand FFA a mis en ligne cet appel, je me suis pris au jeu de participer aux débats, dans les normes de règles de respect qui s'imposent. Mais voilà, chez ces gens là, il y a des limites à ne pas dépasser et il semble que le commentaire suivant, mis à la poubelle par le modérateur de LQA ait transgressé ces normes. Comment peut on espérer dresser des ponts de dialogues avec ceux qui vous imposent d'emblée leurs propres règles ?
    Jugez en par vous même. Voici le commentaire en question, auquel je n'ai rajouté ni retranché la moindre virgule. En me relisant, j'aurais juste remplacé le mot Allah par Mahomet.

    @Rachid Miliana,
    Vous venez de faire un résumé quasiment parfait de la situation qui prévaut chez nous. Je rajouterais simplement que l'espoir est mort et que nos interventions ne constituent que des signes zombicaux de cette mort certaine. Pourquoi ? pour une raison simple, même l'auteur de cet appel Edouctour el aala Saladin Sidhoum n'échappe pas à la cadence de vindicte envers tout ce qui ne vibre pas en phase avec ses idées. J'en veux pour preuve que ce terme de "minorités de déracinés" qu'il utilise pour pointer du doigt, qui ? ceux qui n'adhèrent pas à son appel je suppose ? Tant que l'on continuera à pointer d'un doigt accusateur des Algériens fussent-ils minoritaires à 1 contre 35 millions, les éléments de discrimination ne seront pas totalement évacués pour espérer rassembler et reconstruire notre pays. Je persiste et je signe que parler de "minorités de déracinés" est une attitude qui remue des souvenirs malsains de marginalisme : le Juif, le Harki, Le Hizb França, le communiste, etc...Tout ca on connait et maintenant on invente un autre terme pour jeter la pierre à l'autre. Je ne peux pas croire en la sincérité d'un homme qui utilise ce genre de langage, à moins de vouloir chercher à nous convaincre que son appel sort de la bouche de l'ange Gabriel ! Je me souviens d'une question qu'on avait posé à Abas El Madani (un cousin éloigné, je le sais) " Que répondez vous donc à ces Algériens qui ont peur et qui ne vous aiment pas ?" Réponse: Maalich, echabbad hada oualdna (ceux sont nos enfants malgrès tout). Ce jour là, je vous assure que j'ai failli me sentir plus Musulman que Billal ou Aïcha. Mais la suite est toute autre. C'est pour cela que si vous voulez vraiment rassembler tous les Algériens dans le giron d'un combat juste, il faut éviter tout marginalisme. Je suis né dans une montagne d'Algérie, mes ancêtres appartiennent à cette terre depuis des millénaires. Il se trouve qu'en ce jour de Novembre 2010, je ne suis pas croyant, car pour moi, Jesus, Moîse, Allah sont de grosses impostures sur lesquelles s'appuient toutes les petites impostures des pouvoirs du monde arabe. Ma croyance fait-elle donc de moi un déraciné ? Dites le moi donc ! Je ne demande rien d'autre qu'à comprendre certaines attitudes, sans animosité aucune.

    Kacem Madani

  • Algérie : Le pouvoir s'attaquerait à internet avec l'aide des Chinois

    images (2).jpgmao.jpegLes récentes perturbations dans l’accès à internet et les piratages de certains sites ne seraient pas fortuits mais bel et bien le résultat d’une manipulation d’une police cybernétique liée au pouvoir et qui activerait avec l’aide des Chinois, si l’on en croit le site Algérie-focus.com qui dit détenir des « révélations » de la part d’une « source qui a tenu à témoigner sous couvert de l’anonymat ».

    Voici les explications de la dite source qui a tenu à témoigner sous couvert de l’anonymat. « L’Algérie a vu, récemment, la naissance d’une Police cybernétique. De plusieurs même. La plus farouche d’entre-elle est celle rattachée, mais non complètement dépendante, du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), dénommée Groupement de Contrôle des Réseaux (GCR). Son existence est un secret de polichinelle et à El Watan en a déjà fait écho. Officiellement, cette structure et les autres dépendante des autres corps de sécurité, sont censés lutter contre la «cybercriminalité». Mais selon les « besoins », cette « mission » peut avoir un champ d’action aussi large qu’intempestive. La nouveauté que nous a confirmé notre source est que ce GCR aurait été fractionné en plusieurs Brigades qui auraient bénéficié «de formation en Chine et de l’assistance technique des Chinois dans le contrôle de la Toile algérienne».

    Des formations en continue qui se dérouleraient périodiquement. Tout y passe : sites, forums, blogs, conversations, mails, téléchargements. El Watan expliquait antérieurement qu’un «GIX», «passerelle unique qui centralise toutes les données Internet qui entrent ou sortent d’Algérie, aurait été installé. De là, il suffit de mettre un tuyau et de tout récupérer». Le recours aux Chinois pour former les agents de ce GCR n’est pas fortuit et les intentions se dévoilent vite.

    Budget conséquent et matériels hyper-développés

    Notre source rajoute que ce Service a bénéficié récemment d’une importante dotation financière. Du matériel sophistiqué a été acquis et des Serveurs superpuissants ont été installés à Delly Ibrahim. «C’est lors de l’installation du matériel que la connexion est perturbée en Algérie», explique notre source.

    Campagne pour le 3ème mandat : Le déclencheur On note aussi qu’une esquisse de cette cellule a été installée lors de la campagne présidentielle de 2009. Constituée de génies en informatique, dont des Algériens de l’étranger, elle avait pour mission de promouvoir le candidat Bouteflika et de discréditer ses adversaires et les partisans du boycott. «Vu le succès de la mission,
    le Président a décidé de donner vie définitivement à cette Brigade, dans le but de contrôler le Net. Elle redouble de férocité ces derniers temps puisqu’on est en pleine période de transition», note-t-il. Le but serait de «blacklister» tous les espaces qui dérangent. Des attaques cybernétiques qui s’ajoutent à l’asphyxie financière : une certaine presse algérienne incontrôlable sur le Net en est la cible principale.

    RAF

  • Attaque du camp de Gdim Izik/Appel à l’ONU du Front Polisario

    Le président du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz a lancé hier, depuis Alger, un appel pressant au Conseil de sécurité de l’ONU, l’exhortant à créer au sein de la MINURSO une police pour protéger la population sahraoui. Il s’exprimait après l’attaque par l’armée royale marocaine du camp de Gdim Izik dans  la ville d’El-Ayoun le 8 novembre dernier, qui avait fait 11 morts, 723 blessés et 159 disparus selon un  bilan fourni mardi par le gouvernement sahraoui.

    Le camp de Gdim Izik avait  été érigé depuis un mois par quelque 300 000 Sahraouis civils (8 000 tentes) hors et loin de la ville d’El-Ayoun pour  protester contre l’occupation marocaine et pour  revendiquer de meilleures conditions.

    Invité par notre confrère  Echourouk, Mohamed Abdelaziz  a regretté que la présence de la MINURSO à El Ayoun  n’ait pas servi à protéger les réfugiés sahraouis « victimes d’une opération d’extermination à huit clos » suite à laquelle «l’avenir reste ouvert à toutes les éventualités», a t- il prévenu, mettant ainsi   la communauté internationale devant ses responsabilités. Le président du Front Polisario a lancé un appel   aux  Sahraouis de se rendre massivement et de suite dans la ville d’El- Ayoun afin de porter secours à leurs compatriotes, exprimant par cet appel, sa désillusion quant à  la mobilisation des entités régionales et internationales en faveur des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination. «Où est la conscience arabe ? Où est la conscience maghrébine ? Où est la conscience du monde musulman ? Où est la conscience de la communauté internationale ?» s’est il interrogé.

    Un dépit exprimé à juste titre  au lendemain de la fin des travaux de la troisième réunion grande surprise informelle entre le Front Polisario et le Maroc à Manhasset, près de New York, réunion à laquelle a participé l’Algérie en tant qu’observateur et qui, sans grande surprise, n’a pas connu de « grande avancée », selon l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross interrogé par la presse à l’issue de la réunion qui précise  que chaque partie a continué à rejeter les propositions de l'autre comme base de négociations à venir ».

    Par ailleurs, l’ancien ,l'ancien chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos chargé de la préparation du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) prévu le 21 novembre à Barcelone été reçu ce jour par le premier ministre Ahmed Ouyahia en qualité d'envoyé spécial du gouvernement espagnol selon l’agence de presse officielle  APS.

    Une des conditions posées par l'Algérie à sa participation au sommet de l'UPM porte sur une amélioration de la situation au Proche-Orient ce qui a fait reporter plusieurs fois ce sommet. Au lendemain de l’attaque du camp sahraoui par l’armée royale marocaine, les discussions pourraient s’étendre à ce sujet avec l'envoyé spécial  espagnol.

    (Sources  le Soir d’Algérie et APS)

  • Morts et disparitions suspectes de bébés à l’hôpital de Djelfa

    Six ans après la révélation de  l’affaire du décès suspect de  13 bébés dans un hôpital de la ville de Djelfa qui avait valu, on s’en souvient  8 mois de prison à Ghoul Hafnaoui, correspondant de presse dans  cette ville, à l’origine de cette information ; le même sujet s’invite de nouveau dans l’actualité.

    En effet, le bureau de  la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) de Djelfa, dénonce dans un communiqué publié ce mercredi 10 novembre plusieurs cas suspects  de disparitions et de morts de nourrissons au cours des neuf derniers mois en citant des  sources proches des services pédiatriques de l’hôpital.

    La LADDH signale également  la disparition de cadavres de nourrissons de la  morgue de l’hôpital tout en faisant le  lien  avec un  réseau de trafic d’organes de nourrissons qui sévit selon elle, au delà des frontières de la wilaya.

    La direction  de la santé de la wilaya de Djelfa et celle de  l'action sociale se renvoient la balle dans cette affaire croit utile de préciser la LADDH.

    Ce scénario rappelle celui de sinistre mémoire qui s’est déroulé en mai et juin 2004.Cette année là, le tribunal de Djelfa s’était autosaisi de cette affaire qui deviendra un procès en  diffamation fait au représentant de la LADDH . La collecte de fausses plaintes pour diffamation auprès des notables de la ville aurait elle déjà commencé comme en 2004 ?

     

  • La loi du silence et le "contrôle médical de routine" omerta

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    Impossible d'en savoir plus, depuis hier, sur l'état de santé du général-major Toufik Mediene, le patron des services de renseignements algériens (DRS), dont la chaîne de télévision Al Jazeera a annoncé, mardi soir, qu'il serait « dans le coma ». L’information, diffusée à une heure de grande écoute, est toujours publié par le site de la chaîne quatarie. Le chef du DRS est considéré en Algérie comme le véritable détenteur du pouvoir, ce qui explique l'importance donnée à cette information. Aucune déclaration officielle n'a été faite sur le sujet.

    Depuis Boumediène, on sait que les autorités algériennes détestent communiquer sur la santé des hauts dignitaires du régime. La seule réaction enregistrée est celle d'une source anonyme qui a confié au journal électronique TSA que le général-major Toufik Mediene se porte très bien et qu'il s’est simplement rendu dans la journée à l’hôpital militaire de Aïn Naadja pour un contrôle médical de routine. "C’est sans doute ce déplacement qui a induit la chaîne qatarie en erreur", commente TSA. A ce stade de l'affaire, tous les doutes et toutes les supputations sont cependant permis.Pour ceux qui s'en rappellelnt, l'argument "contrôle médical de routine" avait servi en novembre 2005 pour minimiser la gravité de la maladie de Bouteflika et justifier sa visite brusque au Val-de-Grâce à Paris. Ce fut près d'un mois plus tard qu'on sut que le président avait été opéré au Val-de-Grâce d'un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon le seul communiqué médical diffusé durant son hospitalisation de trois semaines. Le spécialiste en urologie et député français, le professeur Bernard Debré, avait un peu plus tard révélé que Bouteflika souffrait de manière "vraisemblable" d'un cancer de l'estomac.

    Puis, rappelons-nous, plus rien.                   

                              La loi du silence 

    Depuis l'annonce du succès de son opération pour un ulcère à l'estomac, le 5 décembre, aucun autre bulletin médical n'a été publié, amenant les Algériens à se demander si l'état de santé du président n'est pas plus grave qu'on ne le dit. «Cette loi du silence que se sont imposée nos dirigeants rappelle ni plus ni moins l'attitude des systèmes totalitaires et dictatoriaux», déplora l'éditorialiste de l'influent quotidien El Watan.

    Rappelons-nous : En Algérie, les rares indications données par les autorités sur un simple «examen approfondi» du président à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, puis un bulletin de santé précisant qu'il avait été opéré d'un «ulcère hémorragique au niveau de l'estomac», suivi de l'annonce d'une «stricte» convalescence, ont suscité beaucoup d'interrogations. Si le président algérien était en convalescence alors pour combien de temps? «Le doute s'installe,» écrit le journal El Watan. «Les Algériens ne savent pas quand le président de la République, hospitalisé à Paris depuis le 26 novembre, va rentrer au pays. Personne, au niveau supérieur de l'Etat ne semble prêt à les en informer», poursuit le quotidien. Rappelons-nous : Invité au «Grand Jury» de la radio RTL et de la chaîne de télévision LCI, Philippe Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères, avait alimenté le doute sur la «mystérieuse maladie» du président algérien. «Le secret médical empêche de dire comment va le président Bouteflika», a déclaré M. Douste-Blazy. Interrogé pour savoir si le président algérien quitterait bientôt l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, où il se trouve depuis le samedi 26 novembre, le ministre français a répondu qu'il «l'espérait». «Mais je ne peux pas vous dire ce qu'a M.Bouteflika»«Intox et manip des médias français», a titré hier en Une le quotidien algérien «L'expression». Le journal a écrit que «cette presse qui suggère que le président Bouteflika serait gravement malade est la même qui avait fait l'impasse sur des informations concernant les maladies de Pompidou et Mitterrand». «Après les quotidiens Le Monde et Le Figaro, c'est la chaîne de télévision TF1 qui monte en épingle l'hospitalisation du chef de l'Etat pour semer le doute au sein de l'opinion algérienne quant à la version officielle donnée par les autorités centrales sur l'état de santé du président de la République»

    Rappelons-nous : «Même si l'information médicale dans une structure hospitalière comme le Val-de-Grâce est protégée par le double secret médical et militaire. Il n'en fallait pas plus à la presse écrite et audiovisuelle française pour s'engouffrer dans la brèche et multiplier les articles et autres reportages aussi alarmants les uns que les autres», tonne «L'expression». Le quotidien Libération avait, pour sa part, fait état d'un «état très préoccupant» du chef de l'Etat, en évoquant une appréciation «nettement moins optimiste à Paris» que celle affichée à Alger, «même si les dirigeants français se refusent à la moindre confidence».

    Cinq ans après, il est peu probable qu'on en sache davantage sur la réalité de la maladie du général Toufik.

     L.M.

  • Le Pr Ahmed Bensaâda primé au Canada

     

    Il fait le bonheur du système éducatif québécois

    Un professeur algérien primé au Canada
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    El Watan le 10.11.10 

    Un prix d’excellence, pour tout le travail accompli au niveau de l’enseignement, de la science et de la technologie, est venu récompenser Ahmed Bensaâda.

    L’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec, l’une des dix provinces formant le Canada, a décerné, vendredi dernier, le prix du meilleur professeur d’enseignement secondaire en science et technologie, pour l’année 2010, à Ahmed Bensaâda, enseignant et auteur d’ouvrages scientifiques et pédagogiques.
    D’origine algérienne, Ahmed Bensaâda fait, avec ses pairs, le bonheur du système éducatif québécois depuis une quinzaine d’années.

    Les critères rigoureux pour cette 33e édition n’ont pas été un obstacle pour ce collectionneur de trophées, qui en est à son 8e prix d’excellence, dont celui du Premier ministre du Canada en 2006. Les candidats doivent, entre autres,  avoir «par leurs réalisations particulières contribué à promouvoir et à améliorer la qualité de l’enseignement des sciences au Québec». Le jury a une grille d’évaluation qui privilégie, entre autres, la richesse de l’expérience, le leadership pédagogique, l’implication dans le milieu ainsi que la richesse des témoignages qui appuient le candidat.

    Sur ce point, le comité de sélection a reçu des lettres d’un peu partout dans le monde. Patrice Potvin, président du Fonds de ce prix qui porte le nom de son fondateur Raymond Gervais, a fait remarquer, lors de la soirée de remise du prix, en marge du 45e congrès de l’Association, que «la feuille de route du lauréat 2010 est impressionnante», en citant les réalisations de Ahmed Bensaâda. Ce dernier, qui trouve que le paradis sur terre «se trouve certainement dans les yeux pétillants d’un élève qui apprend», a affirmé à El Watan que «la meilleure reconnaissance est celle des pairs».

  • L’avocat tunisien Tarek Labidi refoulé à l’aéroport d’Alger

       Invité par la Laddh

    L’avocat tunisien Tarek Labidi refoulé à l’aéroport d’Alger

    El Watan, 9 novembre 2010

    L’Algérie devient-elle une cité interdite aux militants des droits de l’homme maghrébins ? L’avocat et membre du conseil national pour les libertés en Tunisie, Tarek Labidi, a été interdit d’entrée en Algérie.

    Une grave atteinte à la liberté de circulation des personnes. Invité par la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) pour participer à un séminaire de formation sur le thème de «La bonne gouvernance et la société civile au Maghreb», l’avocat tunisien a été tout simplement refoulé à l’aéroport d’Alger par la police des frontières, jeudi dernier, sans que la moindre explication lui soit fournie. Le président de la Laddh, Mustapha Bouchachi, a condamné fermement «ces entraves répétées et injustifiées à la liberté de circulation». Tarek Labidi n’est pas le premier militant tunisien à être interdit du territoire algérien. Le 4 avril 2009, la journaliste et militante des droits de l’homme, Siham Bensedrine, a, elle aussi, connu le même sort. Elle devait prendre part à un séminaire, mais a été renvoyée à son arrivée à l’aéroport d’Alger en provenance de Paris.

    Les frontières entre les pays du Maghreb deviennent infranchissables pour les militants politiques d’opposition. Hocine Zehouane l’a appris, lui aussi, à ses dépens. Parti pour défendre le journaliste tunisien, le 19 novembre 2009, Taoufik Ben Brik a été refoulé de l’aéroport de Tunis. Une preuve de «fraternité des régimes contre l’action des défenseurs des droits de l’homme dans l’espace maghrébin pour casser la vraie solidarité des militants politiques et les activistes des droits de l’homme et celle des peuples».
    Hacen Ouali

  • La justice algérienne et les émirs…

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    Décidément, c’est à n’y rien comprendre! La justice algérienne continue d’avoir, avec les islamistes du GSPC, une attitude pour le moins curieuse, en tout cas inusitée dans l’histoire de cette institution.

    C’est quoi, contumace?
    Pas plus tard qu’hier, dans sa session du le 09 novembre 2010, le tribunal de Boumerdes a condamné, par contumace, l’ « émir » D.Rabah, alias Abou Tourab, à la peine perpétuelle, alors que ce Monsieur s’était rendu au DRS il y a plus de 04 mois, et qu’il se trouve toujours au sein de ces « services ».
    Plus curieux encore, ce même tribunal de Boumerdès a condamné, toujours par contumace, à la peine perpétuelle, le dénommé Bennebri Fatah dit Zaïd, dont un communiqué officiel de l’ANP a fait état de sa mort, lors d’un accrochage avec les forces de l’ANP, dans la journée du 08 novembre.

    Mais ces pratiques étranges ne datent pas d’hier.
    Cela nous rappelle la manière avec laquelle la justice algérienne a convoqué, instruit et tenu des procès contre les célèbrissimes « émirs » Amari Saïfi, dit Abderazak el para, et Hassan Hattab.
    Ces deux messieurs avaient été accusés de crimes multiples.
    DRS, le vrai maître du jeu …
    Le premier, Abderazak el para, en plus de l’assassinat , lors d’une embuscade,en 2003, de 43 djounouds, avait enlevé, au cours de la même année, 32 ressortissants européens, en randonnée dans le Sahara. Il avait obtenu pour ce rapt, après avoir séquestré ses otages pendant plus de trois mois, près de 5 millions d’euros de rançon.
    Pour de nombreux observateurs du terrorisme qui sévit en Algérie et dans le Sahel, Cet homme, un ancien déserteur de l’armée algérienne, et transfuge du GIA, était un agent patenté du DRS, dont la mission première avait été d’infilter le GSPC, un nouveau groupe islamiste armé qui aurait été créé par certains militants islamistes armés, pour tenter de sortir de la logique des GIA, tous créés ou infiltrés par le DRS, et utilisés dans des carnages contre les populations. Abderazak el Para, et d’autres émirs du DRS avec lui, réussiront à remplir cette mission de récupération du GSPC, et parviendront même, plus tard, à en faire la Qaeda du Maghreb Islamique.
    Mais après l’affaire de l’enlèvement des touristes européens, et la clameur mondiale qui s’en est ensuive, Abderazak el para fut fait prisonnier par des opposants armés tchadiens qui voulurent le remettre aux autorités algériennes, mais celles-ci, sous le prétexte de vouloir éviter un incident diplomatique avec l’Etat tchadien, refusa de prendre cette patate chaude qu’était son agent-émir.
    Finalement, après bien des tergiversations, et l’entremise de la Lybie, l’Etat algérien accusa réception de cet encombrant colis. Et bien évidemment, celui-ci ne fut pas remis à la justice, mais récupéré par le DRS qui l’escamota, et le mit à l’abri de la curiosité, et d’éventuelles investigations « hors-cadre ».
    Jusque là, rien que de bien normal, dans ce pays où tout le monde sait que le terrorisme a été créé par le régime, et qu’il continue d’être, entre ses mains, un puissant moyen de manipulation.
    Mais pourquoi ces jugements par contumace ?
    On se serait donc attendu à un black-out du cas Abderazak el para. Mais c’était sans compter sans la justice algérienne, dont l’attitude tout à fait schizophrénique tend invariablement à s’ébranler « normalement », alors qu’elle ne fonctionne qu’à l’injonction.
    Et c’est ce qu’elle fit, curieusement. Alors qu’elle savait de façon quasi-officielle, ainsi que n’importe qui, que Abderazak el para se trouvait en villégiature chez le DRS, puisqu’il avait été remis officiellement, et publiquement à l’Algérie, par la Libye, la justice algérienne considéra qu’il était en fuite, et déclencha un procès public contre lui, sous le chef d’inculpation de « création de groupe armé ». Le greffier nota, lors du procès, que l’inculpé était en fuite, et le procureur, dans son réquisitoire, invoqua le même argument, alors qu’il était patent que l’inculpé était l’invité du DRS depuis 08 mois, à la date de ce curieux procès, en juin 2005, à l’issue duquel il fut condamné PAR CONTUMACE à la réclusion perpétuelle.
    Deux ans plus tard, en mars 2007, dans un autre procès, et alors que la justice algérienne reconnaissait enfin que Abderazak el para se trouvaient entre les mains des « autorités », elle persista dans sa religion, et considéra, comme lors du premier procès, que l’inculpé était EN FUITE. Le procès fut renvoyé. Et, depuis, de qualification en requalification des chefs d’inculpation, de report en renvoi, et d’arguties en absurdités, la justice algérienne continue de considérer Amari Saïfi, alias Abderazak el para, comme un criminel en fuite, recherché « activement » par la justice, alors que ce Monsieur se trouve depuis plus de six années dans une résidence du DRS, tenue dans un grand secret. On dit même qu’il s’y serait marié depuis, et que deux ou trois enfants seraient venus égayer son doux foyer.
    Mais ce ne fut pas là une absurdité unique en son genre, au coeur de cette institution scabreuse qu’est la justice algérienne. Un autre cas, encore plus outrancier, allait, lui aussi, entrer dans les anales judiciaires.
    Ce fut celui de Hassan Hattab. Ancien émir du GIA, Hattab allait être, en 1998, le principal créateur du GSPC, après la vague de carnages qui avait définitivement coupé le GIA des populations. Les GIA étaient désormais abhorrés de la population, et avaient perdu tout soutien en son sein. Les excès monstrueux qu’ils avaient perpétrés, les désignaient désormais sous leur véritable jour d’outil de répression et de manipulation entre les mains du régime. Ils avaient donc perdu toute crédibilité, et devenaient contre-productifs, y compris pour le DRS.
    Monsieur Hattab
    La nécessite s’imposait donc, pour le régime, de débander les GIA et de créer un nouveau groupe dont l’une des premières positions furent de dénoncer les crimes contre les populations civiles. Hassan Hattab a affirmé donc avoir crée le GSPC pour échapper à l’emprise du DRS qui manipulait les GIA. Certains observateurs affirment que c’est le DRS qui lui aurait confié cette mission. La tournure des évènements, particulièrement au Sahel, penchent à accréditer cette thèse.
    Et c’est ainsi, qu’entre de nombreux autres chefs d’inculpation, la justice algérienne intenta contre lui des procès pour « constitution de groupe armé semant la terreur et la dévastation » et autres poursuites du même cru.
    Il fut condamné, à plusieurs reprises, à des peines de prison à vie, et à la peine capitale. Comme s’il avait plusieurs vies.
    En septembre 2007, et peut être même avant, il fit sa reddition au DRS. Dans la bouche du chef de l’Etat lui-même, il avait été qualifié de « Monsieur Hattab ».
    Cette désormais vedette politique fut donc convoquée par la justice algérienne, qui oublia curieusement de faire appliquer son mandat d’amener, en usant des procédures habituelles, puisque le ministre de l’Intérieur lui-même avait reconnu que Monsieur Hattab se trouvait dans les locaux des « services de sécurité ». Le lieu de résidence étant connu, la procédure d’amener l’inculpé aurait dû être appliquée. Sauf que personne n’a encore essayé de frapper à la porte de la « maison de l’ogre », pour reprendre ce qualificatif que donnent les Algériens au DRS.

    En toute logique, la justice aurait dû, soit contraindre le DRS à lui livrer Hassan Hattab, soit mettre un bémol à ses ridicules prétentions de paraître un tant soit peu normale, et de classer le dossier sans autre suite, puisque penser seulement qu’elle puisse lancer la moindre petite injonction au DRS est d’une absurdité sans bornes.
    Au lieu de cela, après le refus de l’inculpé de se présenter devant elle, ou plutot après le refus méprisant du DRS de le lui livrer, la justice algérienne, toute honte bue, continua de considérer que Hassan Hattab était en fuite. Elle le claironnait même.
    Elle s’enlisa dans des procédures aussi ridicules qu’elles étaient sans effet. Elle continua de gesticuler et de brandir des arguments « judiciaires » qui défiaient le simple bon sens.
    Et si…
    A cela, il faut ajouter la suscpicion d’enlèvements, voire d’éxecution extra-judiciaire, qui pourrait caractériser l’absence de ces inculpés.
    Car rien de définitif n’écarte la possibilité que ces deux « émirs » aient été gardés par le DRS, pour éviter qu’ils ne se livrent à certaines confessions, ni qu’ils aient été supprimés purement et simplement, pour faire disparaître les preuves vivantes que le GIA et le GSPC sont la création du DRS. Qui sait ?

    Et c’est ainsi que prise dans le tournis de sa propre absurdité, et de ses forfaitures, la justice algérienne continue de juger des islamistes et des « émirs » par contumace, alors qu’ils se trouvent entre les mains du DRS, voire même qui sont décédés.

    Que penser de cette étrange façon de procéder d’une justice aux ordres, et qui n’en finit pas d’aggraver sa lamentable situation par des décisions qui seraient cocasses, si elles n’étaient tragiques ?
    C’est peut-être, tout simplement, que ces attitudes de la justice algérienne ne sont rien d’autre que l’expression de la vraie nature de ce régime qu’elle sert.
    A moins que contrairement à toute vraisemblance, des magistrats intègres tentent d’attirer l’attention de l’opinion internationale, sur les pressions intolérables que subit leur institution, par ces grosses ficelles. En optant pour une fuite en avant tellement choquante, qu’elle en arrivera forcément à susciter la curiosité d’une opinion publique occidentale qui s’entête à regarder ailleurs. Il est vrai que c’est là une pure spéculation, hautement improbable, pour qui connait la nature du régime, et celle des magistrats algériens. Mais qui sait ?
    D.B

    Ref: Algeria Watch

  • Moines de Tibéhirine – Un témoin clé accuse l’armée algérienne

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    France-Soir.fr
    Frédéric Helbert 10/11/10 à 07h30
    Mercredi matin, le juge antiterroriste Marc Trévidic entendra à Amsterdam un ex-agent algérien. Le magistrat veut savoir si les moines ont été victimes d’une opération militaire.

    La recherche de la vérité ignore les frontières. Ce matin, le juge antiterroriste Marc Trévidic s’envole vers Amsterdam. Où un protocole spécial a été établi en secret avec les autorités néerlandaises. L’objectif : entendre enfin l’ex-militaire algérien Abdelkader Tigha. Un témoin clé dans une enquête longtemps muselée par la raison d’Etat. Plus d’une centaine de questions ont été préalablement envoyées aux Pays-Bas. Le juge Trévidic les posera au témoin. C’est un magistrat néerlandais qui fera office de traducteur.

    « Si Tigha parle et confirme en détail ce qu’il dit savoir, avoir vu et entendu, alors ce sera un élément crucial vers la piste d’une implication directe des autorités algériennes », explique Me Patrick Beaudoin, avocat des parties civiles, qui n’a eu de cesse de multiplier les demandes officielles d’audition depuis l’ouverture de l’enquête.

    Car l’ex-adjudant de la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS) algérien est un témoin unique en son genre. Il désigne avec force détails l’armée et le pouvoir algériens comme étant les commanditaires de l’enlèvement, le 26 mars 1996, des sept moines trappistes, séquestrés pendant deux mois avant d’être décapités. Selon sa version, les militaires y ont participé directement, aux fins de monter une opération de manipulation des Groupes islamiques armés (GIA) qui a mal tourné et abouti au massacre des sept religieux de Tibéhirine. L’homme ne parle pas en l’air. Il était un agent opérationnel du centre de renseignement et de recherche de Blida, une ville située au nord de l’Algérie. Là où tout s’est décidé, là où il dit avoir vu passer les ordres, puis les moines le soir de leur enlèvement, et même les terroristes des GIA infiltrés par le pouvoir venir « récupérer » ceux qu’on ne reverra jamais vivants.

    En 1999, Abdelkader Tigha décide de déserter. Et d’emporter, dans un grand périple rocambolesque, les secrets qu’il détient. Il passe en Tunisie, puis gagne la Syrie, où il prend contact avec l’ambassade de France. Le marché proposé est clair : il révèle tout ce qu’il sait sur l’affaire des moines, le fonctionnement des GIA et du renseignement algérien. En échange, il réclame la protection et l’asile politique à la France.

    Paris missionne la DGSE. Tigha est considéré comme une « source » de premier choix. Mais l’interroger à Damas (Syrie) est impossible. Trop dangereux. L’ex-officier est alors exfiltré loin, très loin, jusqu’en Thaïlande. Pour y être débriefé au calme par des agents français. Il veut des garanties avant de se confier. Mais, pour la France, pas question de promettre au déserteur un asile politique qui conduirait à un « clash » diplomatique avec l’Algérie. Tigha se referme. C’est l’échec. C’est à un journaliste de Libération qu’il fera, à Bangkok en 2002, des révélations fracassantes. D’une extrême minutie quant au rôle direct joué, selon lui, par l’armée et le pouvoir algériens dans l’enlèvement des trappistes. Il livre un scénario précis, des détails, des noms, raconte avoir vu les religieux dans la caserne de Blida et précise que le chef des GIA était un « pantin » manipulé par les hautes sphères militaires et politiques algériennes. Un témoignage explosif, mais sans valeur juridique. Le déserteur encombrant et itinérant quitte la Thaïlande. On le retrouve en Jordanie, à qui l’Algérie le réclame. Tigha se sait condamné à mort là-bas. Il parvient à gagner l’Europe et « atterrit » aux Pays-Bas.

    Entre-temps, la quête de la vérité et l’obstination de quelques proches des religieux assassinés, dont le père Armand Veilleux, ancien numéro deux de l’ordre des cisterciens, ami personnel des moines, a abouti au dépôt d’une plainte pour « enlèvements et assassinats ». La France, qui s’était bien gardée jusque-là d’ouvrir une enquête, s’y voit contrainte. L’information judiciaire est confiée alors au juge Jean-Louis Bruguière. Qui se heurte au refus algérien de collaborer et au secret-défense invoqué en France. L’affaire piétine. Le dossier dort dans le coffre-fort du magistrat. Personne, hormis les parties civiles qui crient dans le désert, ne s’en émeut.

    2006 : coup de théâtre. Et de poker. Abdelkader Tigha, selon nos informations, débarque à Paris. Il veut à tout prix être entendu. Curieusement, le juge, plutôt que de mener lui-même une audition, en confie la tâche à… la DST. Qui brusque, braque le témoin et n’obtiendra rien. Retour aux Pays-Bas pour Tigha et à la case départ pour l’enquête.

    Mais, un an plus tard, le dossier change de main. Il est confié au successeur de Jean-Louis Bruguière, le juge Marc Trévidic, qui reprend tout de zéro. Le magistrat, réputé pour sa rigueur et sa ténacité, ignore les agendas politiques et n’a qu’une seule bible : son code pénal. Il enchaîne les auditions, multiplie les investigations, pousse les feux de l’enquête et obtient, à l’été 2009, un témoignage qui relancera complètement l’affaire : celui de l’ancien attaché de défense de l’ambassade d’Alger à l’époque des faits, le général François Buchwalter, qui évoque la thèse d’une « bavure » de l’armée de l’air algérienne, et un « black-out » imposé par la diplomatie française… Dans la foulée, le président de la République décide de la levée du secret-défense. Le juge s’enfonce dans la brèche. Et avance ses pions.

    Le 18 octobre dernier, après une nouvelle série d’auditions, Marc Trévidic adresse aux ministères de l’Intérieur et de la Défense de nouvelles demandes de déclassification de documents. Dans l’un de ces courriers, consulté par France-Soir, il fait état de « la problématique actuelle de l’enquête posée depuis l’audition du général Buchwalter : les otages ont-ils été précisément localisés et une opération militaire a-t-elle été la cause directe ou indirecte de leur mort ? ». Ainsi, pour la première fois, la question de savoir si les moines ont été victimes de l’armée algérienne.

    C’est dans ce cadre qu’il a reçu récemment le feu vert des autorités néerlandaises pour venir entendre l’ancien sous-officier algérien. Celui dont le témoignage, s’il est confirmé et acté au dossier, peut devenir une pièce décisive et un brûlot judiciaire. Tant à Paris qu’à Alger, les péripéties de l’enquête sont observées avec inquiétude. Car si le juge a déjà mis à mal la version officielle d’un acte de barbarie imputable aux seuls islamistes des GIA, il a également souligné, dans son instruction, d’évidentes contradictions laissant à penser que la diplomatie française a voulu « enterrer » le dossier et faire obstacle à la manifestation d’une vérité qu’il est bien décidé à établir, près de quinze ans après l’assassinat des sept moines du monastère de Tibéhirine.

  • L’enquête à la Sonatrach piétine

     

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    In Maghreb Intelligence

    L’enquête à la Sonatrach piétine

    Mercredi, 10 Novembre 2010 11:19
    L’enquête en cours concernant le scandale qui a éclaboussé la Sonatrach semble aujourd’hui s’essouffler sérieusement. Des sources concordantes à Alger affirment que le ralentissement de l’enquête a commencé lorsque la commission d’investigation, dirigée par une cellule spéciale du DRS (ex-sécurité militaire), a touché les comptes des sociétés écrans liées à la Sonatrach et qui sont installées dans les principales capitales européennes.

    Il s’est avéré, selon ces mêmes sources, que les noms d’anciens et d’actuels généraux ainsi que ceux de barons du marché noir en Algérie figurent parmi les personnalités impliquées dans ce scandale. C’est pour cette raison que, depuis environ plus de deux mois, aucune information ne remonte à la surface. Un autre fait important est à signaler. Il aurait été interdit aux médias d’approcher de près ou de loin de ce dossier, excepté si les autorités concernées diffusent ce qui est « publiable ». Dans ce contexte, on apprend que le DRS a fait passer un message d’une fermeté sans précédent, selon lequel l’affaire de la Sonatrach est une « ligne rouge » qu’il est interdit à quiconque non seulement de toucher, mais aussi d’approcher. Message apparemment reçu cinq sur cinq. Et pour preuve, le black-out est totalement respecté depuis cette mise ne garde.

  • Conseil de sécurité: le Pakistan dénonce le soutien d'Obama à l'Inde ,boutef aussi!!!!

     

     

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    Le Pakistan s'est dit mercredi "très inquiet et fortement déçu" par le soutien apporté par le président américain Barack Obama à la candidature de l'Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
    Le Pakistan s'est dit mercredi "très inquiet et fortement déçu" par le...
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    Le Pakistan a dénoncé mercredi le soutien du président américain Barack Obama à la candidature de l'Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, se disant "très inquiet et fortement déçu" par cet appui "incompréhensible" à son rival régional.
    Lors d'un conseil des ministres tenu mercredi, "le gouvernement s'est dit très inquiet et fortement déçu par la décision américaine de soutenir la demande de l'Inde d'être membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
    Barack Obama a apporté son soutien à cette candidature indienne au conseil de sécurité lundi lors d'une visite à New Delhi, en invitant son hôte à prendre sa place "légitime" parmi les puissances mondiales.
    "Il est incompréhensible de voir que les Etats-Unis apportent leur soutien à l'Inde, qui a un historique douteux en matière de respect des principes et résolutions de l'ONU", ajoute la résolution du gouvernement pakistanais.
    Le Pakistan en veut pour preuve "le non-respect par l'Inde des résolution de l'ONU au Cachemire et la violation systématique et à grande échelle des droits de l'homme fondamentaux des habitants du Cachemire", une région himalayenne à majorité musulmane divisée entre l'Inde et le Pakistan mais que les deux pays revendiquent dans sa globalité.
    Plusieurs résolution de l'ONU ont appelé à l'organisation d'un référendum permettant aux habitants du Cachemire de choisir entre l'Inde et le Pakistan, sans être suivies d'effet.
    L'Inde est farouchement opposée à toute intervention extérieure concernant ce conflit, et M. Obama avait provoqué la colère lorsqu'il avait suggéré, avant d'arriver au pouvoir, une médiation américaine dans cette région.
    Le Cachemire a provoqué deux des trois guerres que se sont livrées l'Inde et le Pakistan depuis leur indépendance concomitante, née en 1947 de la partition très sanglante de l'empire britannique des Indes.
    Les deux pays ont entamé en 2004 de laborieuses négociations de paix, interrompues par l'Inde après les attaques menées par un commando islamiste pakistanais qui avaient fait 186 morts à Bombay en novembre 2008.
    Depuis près d'un an et sous la pression de Washington qui cherche une stabilité régionale, de hauts responsables se sont de nouveau rencontrés pour tenter de remettre le dialogue sur les rails.
    "Je crois que le Pakistan et l'Inde ont un intérêt à réduire les tensions entre eux", a déclaré lundi M. Obama. "Mais les Etats-Unis ne peuvent imposer une solution sur ces problèmes", a-t-il ajouté.
    Dimanche à Bombay, M. Obama avait appelé l'Inde et le Pakistan à travailler ensemble pour résoudre leurs différends, soulignant que New Delhi avait le plus grand intérêt à la réussite de son rival dans la lutte contre l'extrémisme.
    Le Pakistan progresse contre le "cancer" de l'extrémisme mais "pas aussi vite que nous le voudrions", avait-il ajouté.
    Le seul survivant du commando de dix hommes lourdement armés qui mené les attaques de Bombay avait déclaré qu'ils avaient été recrutés, entraînés et équipés par le mouvement Lashkar-e-Taïba (LeT), avec un soutien de certains membres des services de renseignement et de l'armée du Pakistan.

    AFP
  • L’humour dans la littérature algérienne : quelques exemples… passez la fomade!!!!!!

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    En utilisant «l’humour», l’individu se communique sans ostentation. Il ne se plaint pas à voix haute. Il ne se livre à aucun éclat. Il se contient, puis explose. Dans une Algérie  de contrainte morale et de refoulement psychologique caractérisés, l’humour est un instrument d’émancipation, la soupape de sûreté du «self-control» de cette perpétuelle surveillance de soi, que le tempérament algérien hostile aux effusions et que «le conservatisme» ambiant imposent ! Rébellion morale, lyrisme intimidé, acrobatie verbale sous ces divers avatars, l’humour dans la littérature algérienne est  une forme égalitaire délibérée du déséquilibre.

    A l’origine, «l’humour algérien» est une arme. Il a été utilisé par les poètes populaires au temps de la colonisation ottomane comme une «satire nationaliste». De satire, il s’est transformé, pendant la colonisation française, en «code de guerre». Malheureusement, les textes en notre possession sont très peu nombreux. Les colonisations successives de l’Algérie, les malheurs qu’a connus notre peuple et les méthodes orales de communication ont fait disparaître la majorité des textes humoristiques de notre littérature. Il faut ajouter à cela la censure de «la populace conservatrice» qui continue, au nom de «la morale religieuse», d’enterrer de beaux poèmes humoristiques. Le motif ? «Ils sont trop vulgaires» !

    Dans le tréfonds de mon cœur, je me remémore ce beau poème de Si M’hand U M’hand où il tourne en bourrique un cafetier tunisien qui l’a agressé. Heureusement que Mouloud Mammeri l’a récupéré et traduit. Une belle satire à vous faire mourir de rire. Un vieux Kabyle qui connaît le poème en tamazight m’a dit, en ouvrant bien les yeux, qu’il est : «Impossible de déclamer ce poème en public ! » Cependant, « entre amis », on meurt de rire en le récitant. Cette même «barrière conservatrice» tient en otage les poèmes de Moufdi Zakaria écrits en arabe dialectal. Pourtant, notre grand poète n’a écrit ces poèmes que pour…  «faire rire ses amis» ; quelques vers humoristiques considérés aujourd’hui «comme vulgaires» ont été improvisés par Moufdi Zakaria pour «illuminer» les sombres nuits de la prison de Serkadji.

    Militant de la première heure, emprisonné en 1933 (une année) à Bida, le créateur de l’hymne national algérien (à Serkadji) est aussi un bon poète humoristique. Malheureusement, le public (notamment les jeunes) ne connaît que ses poèmes «sérieux» ! Contemporain de Moufdi Zakaria, Ahmed Rédha Houhou a pu publier ses «satires humoristiques» dans son célèbre recueil intitulé  Avec l’âne d’El Hakim (1). Des chroniques qui ont été écrites dans les années quarante et qui sont constamment rééditées pour le grand plaisir du public algérien. Rédha Houhou «passe au vitriol» les comportements des Algériens colonisés. «Des malheureux à vous faire mourir de rire » comme dit le proverbe algérien.

    Dans les années quatre-vingts, Mohamed Zettili a imité Houhou en publiant des chroniques littéraires qu’il a rassemblées dans un recueil intitulé : Le retour de l’âne d’El Hakim. Un regard burlesque sur «l’ouverture démocratique» en Algérie. On relisant Zettili, aujourd’hui, on peut rire même sur son propre comportement à l’époque . Tout dernièrement, Kamel Kerrour a publié Les malheureux de la République (2). Des nouvelles humoristiques écrites dans un arabe très proche du dialecte populaire. C’est très amusant de lire «les pensées politiques» des Algériens selon Kerrour.

    En français, Chawki Amari et Abderrahmane Lounès sont les seuls à débiter, dans certains de leurs écrits, une sagesse narquoise qui n’est pas sans profondeur. Pessimiste souriant, Lounès est un poète qui jongle avec les mots, mord et emporte- pièce. Cultivant le génie du bizarre, voire de l’absurde, Amari sait faire chavirer des contes, basculer des portraits, dérouter et mystifier par des mots à double entente et à déclic, stupéfier par l’explosion d’un calembour. Nos autres écrivains sont «trop sérieux», même quand ils cultivent, parfois «le réalisme merveilleux». (3) +(4)
            
    Note :

    1) Première édition à compte d’auteur-Tunis 1949
    2) Editions Casbah – 2009
    3) Tels Boudjedra, Mimouni, Magani, M. Benfodil etc…
    4) Les chroniques journalistes à caractère humoristique ne sont pas citées ici. Plus  nombreux que les écrivains, les caricatures et chroniqueurs de la presse algérienne méritent un essai plus étoffé.

    Djilali Khellas
  • ridicule tue parfois, Un artisan en maçonnerie condamné pour fraude fiscale à Tizi Ouzou

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    La cour de justice de Tizi Ouzou a examiné, hier, une affaire de fraude fiscale. L’accusé, L. Toufik, artisan en maçonnerie, originaire de Draâ El Mizan, dans la wilaya de Tizi Ouzou et père de trois enfants, écope d’une peine de cinq ans de prison ferme.

    Le mis en cause a été poursuivi également pour faux et usage de faux. «Il a falsifié un registre de commerce et une carte fiscale pour établir des facteurs, dont le chiffre d’affaire s’élève à 18, 5 milliards de centimes, durant la période allant de 1996 à  2010 », lit-on dans l’arrêt de renvoi  de l’institution judiciaire. 

    Lors de l’audience, l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés, arguant qu’il s’agit d’autres personnes qui ont utilisé son identité pour établir des factures « fantoches »  afin de percevoir l’argent des travaux qu’il auraient fait pour des entrepreneurs, notamment au lendemain du séisme de Boumerdès.

    Hafid Azzouzi
  • commerce pour les généraux et leur cliques,pas pour le peuple lui à ses fripperies , et la viade congelée d'inde

    8.165 commerçants étrangers installés en Algérie

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       	Le nombre des étrangers inscrits au registre du  commerce durant l'année 2010 est en hausse de plus  de 8% par rapport à la fin de l'année 2009 

     

    Si les investissements directs étrangers sont en baisse notable en Algérie, le nombre des étrangers inscrits au registre du  commerce demeure en hausse. Selon un bilan du Centre national du registre de commerce (CNRC), il a été recensé depuis le début de cette année et jusqu'à la fin septembre, pas moins 8.165 opérateurs étrangers qui disposent d'un registre de commerce en Algérie.  

    Selon ces statistiques, le nombre de ces étrangers est en hausse de plus de 8% par rapport à la fin de l'année 2009.  Les opérateurs français arrivent en tête avec 1.318 commerçants dont  1.284 sociétés, suivis des Syriens avec 1.072 commerçants dont 775 personnes  morales, des Tunisiens avec 993 commerçants dont 416 sociétés et des Chinois avec 746 opérateurs dont 634 entreprises.    

    La répartition des commerçants étrangers par secteur d'activité fait  ressortir la prédominance du secteur de la production industrielle (30,5%),  les services (29%), suivie de l'import-export (24,7%).  

    L'évolution du nombre de commerçants étrangers inscrits  au registre du commerce, celui-ci est passé de 3.320 (personnes physiques et  morales) en 2004 à 7.568 en 2009 puis à 8.165 à fin septembre 2010, révèle le  CNRC.  

    Au niveau national, le nombre total des opérateurs économiques inscrits  au registre du commerce à fin septembre 2010 s'élève à 1.413.203, en hausse  de plus de 4% par rapport à la fin de l'année 2009 avec 1.351.177 opérateurs.        

    El Watan
  • au lieu de commencer par le statut du médecin ,il court apres les médicament ,tiens voila,et vous aurez d'autres!!!

     

    Les syndicats de la santé menacent de recourir à la protestation

    Un ultimatum d’un mois adressé à Ould Abbès

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       	Djamel Ould Abbès avec les représentants des syndicats de la santé

    zoom | © Lyes H.

    Djamel Ould Abbès avec les représentants des syndicats de...

    Le Syndicat des professeurs, docents en sciences médicales (SNPDSM) et le Syndicat des maîtres-assistants en sciences médicales
    (SNMASM) ont décidé de se fondre dans une seule organisation syndicale

    Le secteur de la santé souffre. Il agonise si l’on se réfère au constat établi hier par les professeurs, docents et maîtres-assistants en sciences médicales.«Nous avons failli à notre mission. Le niveau de santé en Algérie est inadmissible. La qualité fait défaut. Nous accusons un retard de 20 à 30 ans. Vous comprenez pourquoi nos ministres se soignent à l’étranger», a lancé une intervenante lors d’une assemblée générale organisée hier à Alger au CHU Mustapha Pacha par les deux syndicats représentant les hospitalo-universitaires en l’occurrence le Syndicat des professeurs, docents en sciences médicales (SNPDSM) et le Syndicat des maîtres-assistants en sciences médicales (SNMASM). Cette réunion, première du genre, depuis l’arrivée de Ould Abbès à la tête du secteur, était houleuse.

    L’ordre du jour portait sur le régime indemnitaire, les conditions de travail des médecins et l’indifférence de la tutelle. D’emblée, le bureau des deux syndicats a rappelé à l’assistance qu’ils avaient demandé audience au ministre de la Santé, à plusieurs reprises, pour exposer le problème récurrent du statut et du devenir des établissements de santé de formateurs, ainsi que d’autres problèmes liés à la profession, mais ils n’ont pas eu de suite. «Le ministre dit une chose et fait son contraire. C’est un homme politique, un homme du système. Il se dit ouvert au dialogue, mais il a refusé de nous recevoir. Nous avons, certes, obtenu des augmentations salariales, mais nos revendications ne se limitent pas uniquement au salaire, il y a plus urgent : la vie humaine», a soutenu le professeur Djidjli, président du SNPDSM. Autre problème, les deux syndicats ont décidé de se fondre dans une seule organisation syndicale.

    Pour la demande d’agrément, ils ont déposé un dossier complet auprès du ministère du Travail et des instances compétentes, cela date de deux ans et jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont reçu aucune réponse. «La fusion des deux syndicats, activant dans le même domaine nous permettra d’avoir un seul interlocuteur et d’être une force de proposition. Cette initiative dérange apparemment en haut lieu d’où le refus de nous délivrer l’agrément», a souligné docteur Belhadj, porte-parole du SNMASM. Hier, à l’unanimité, les intervenants ont évoqué l’absence de stratégie et de tête pensante au ministère.

    «Nous exerçons dans des conditions lamentables. Tous les services manquent de matériels élémentaires tels que les gants. Certains services ont puisé dans leur réserve. Nous ignorons comment fonctionnent nos hôpitaux»est indigné un professeur qui dresse le même constat par rapport à l’enseignement des sciences médicales. «Nous travaillons dans des conditions précaires, des salles délabrées, des amphis qui ne répondent à aucune norme. Nous voulons des assises pour débattre de toutes ces questions», a tonné un médecin. Abondant dans le même, mais tout en mettant l’accent sur l’absence de standards en matière de pratique médicale, un intervenant demande la mise en place dans l’immédiat de standards afin de mettre un terme à l’indigence dans la gestion de nos hôpitaux et de rehausser le niveau.

    «Le ministère n’a aucune stratégie. Si la qualité fait défaut et si les services ne fonctionnent pas convenablement, la responsabilité incombe aux gens qui gouvernent mal ce pays», a rétorqué un médecin.
    Les participants à ce conclave ont émis à la fin du débat trois propositions : recourir à la grève pour se faire entendre, donner le temps au ministre pour s’imprégner de la situation ou alors donner un ultimatum à la tutelle. Les syndicalistes ont choisi la dernière option. «Nous allons remettre un courrier ferme au ministre de la Santé pour le mettre devant ses responsabilités. S’il refuse, dans un délai d’un mois, de répondre à notre missive nous allons nous réunir et arrêterons les actions à mener sur le terrain», explique le professeur Djidjli qui pense que «s’il faut aller vers des journées de protestation, ou carrément la grève pour améliorer le niveau des soins et les conditions de travail nous le ferons. Nous allons lutter pour nos salaires maintenant et pour améliorer les conditions de travail», note-t-il.

    Nabila Amir

     

  • Nouvelles disparitions en Algérie

       L’organisation des droits de l’Homme Al Karama nous apprend la disparition de deux compatriotes en Algérie :

    1. Algérie : Disparition forcée de M. Rachid Kebli depuis 16 jours

    Alkarama, 04 Novembre 2010
    M. Rachid Kebli a été enlevé par des agents du département du renseignement et de la sécurité sur le lieu de son travail le 18 octobre 2010 vers 11h du matin et emmené vers une destination inconnue. Depuis, la famille n’a aucune nouvelle de lui.

    Alkarama a adressé le 4 novembre 2010 un appel urgent au Groupe de travail sur la disparition forcée lui demandant d’intervenir auprès des autorités algériennes afin qu’il soit libéré ou placé sous la protection de la loi.

    M. Rachid KEBLI, âgé de 30 ans, célibataire, travailleur manuel et domicilié dans la wilaya de Tlemcen a été enlevé par quatre agents du département du renseignement et de la sécurité (DRS) en civil sur le lieu de son travail, un chantier de construction d’une maison situé à Maghnia, wilaya de Tlemcen, le 18 octobre 2010 aux alentours de 11 heures.

    Ces quatre agents armés et vêtus de tenues civiles se sont présentés sur les lieux, l’ont immobilisé sous la menace de leurs armes avant de le menotter et de le revêtir d’une cagoule sur la tête. Ils l’ont fait monter par la force à bord d’un véhicule banalisé immatriculé à Alger, la capitale, distante de près de 600 kilomètres avant de l’emmener vers une destination inconnue.

    Lorsque sa famille, et en particulier son père et son frère ont appris cet enlèvement, elle a immédiatement cherché à savoir où il se trouvait, les raisons pour lesquelles il avait été enlevé par les services de sécurité et le sort qui allait lui être réservé.

    Ils se sont rendus dans la même journée au commissariat de police locale pour informer les agents de police de cet enlèvement mais n’ont enregistré aucune réaction de ces derniers. Ils ont également effectué les mêmes démarches auprès des brigades de gendarmerie locales sans plus de succès avant de déposer dès le lendemain une plainte pénale pour enlèvement devant le procureur général de Tlemcen, le chef lieu de wilaya.

    Aucune de ces autorités n’a reconnu l’arrestation et la détention de Rachid KEBLI ni n’a accepté d’ouvrir une enquête pénale, s’agissant pourtant de toute évidence d’un fait pénalement qualifiable d’enlèvement et de séquestration obligeant les autorités à ouvrir une enquête.

    Aucune suite n’a donc été donnée à ces diverses démarches ; la famille de la victime a alors acquis la certitude que son enlèvement était, encore une fois, le fait des services du DRS.

    Rachid KEBLI avait en effet déjà été enlevé par ces mêmes services une première fois le 12 juin 2007,  emmené en détention dans un lieu secret pendant quatre mois et torturé avant d’être présenté pour la première fois devant le parquet du tribunal d’Alger qui l’avait placé alors en détention provisoire.

    Déféré devant le tribunal criminel d’Alger, il avait été acquitté par jugement en date du 21 mai 2008 mais avait été maintenu illégalement en détention pendant encore 7 autres mois avant d’être finalement libéré en décembre 2008.

    La famille de M. Rachid KEBLI craint que son enlèvement récent s’inscrit encore une fois dans le cadre des persécutions dont il a fait l’objet par le passé de la part des services du DRS et qu’il ne fasse l’objet encore une fois de graves tortures et de mauvais traitements en détention secrète.

    Le délai légal maximum de 12 jours pour une garde à vue prévu par la loi interne est largement dépassé, alors que M. Rachid KEBLI n’a été présenté devant aucune autorité judiciaire habilitée, et qu’il continue d’être détenu au secret dans un lieu inconnu de sa famille.

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    2. Algérie: Disparition forcée de M. Othmane Abdellahoum

    Alkarama, 08 Novembre 2010
    M. Othmane Abdellahoum a été enlevé le 16 octobre 2010 probablement par des agents relevant du département du renseignement et de la sécurité (DRS) à Ain Al Hadjel, wilaya de Msila. Il a disparu depuis.

    Alkarama a adressé le 5 novembre 2010 un appel urgent au Groupe de travail sur la disparition forcée lui demandant d’intervenir auprès des autorités algériennes afin qu’il soit libéré ou placé sous la protection de la loi.

    M. Othmane Abdessamed ABDELLAHOUM, âgé de 32 ans, marié et père de deux enfants, demeurant à Ain Al Hadjel, wilaya de Msila, a été enlevé par plusieurs agents relevant probablement du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) à la sortie de son domicile familial à Ain Al Hadjel, wilaya de Msila le 16 octobre 2010 aux alentours de 19 heures.

    Dès le lendemain de cet enlèvement sa mère s’est rendue à la brigade de gendarmerie de Ain Al Hadjel pour savoir s’il y était détenu. Les gendarmes lui ont déclaré qu’ils ne l’avaient pas arrêté et qu’ils ne savaient rien à son sujet.

    Elle s’est ensuite adressée au Procureur de la république de Msila, (200 km environ au sud-est d’Alger) territorialement compétent. Celui-ci a refusé d’enregistrer sa plainte et lui a demandé de rentrer chez elle et d’attendre que la police l’informe.

    Depuis, elle se rend quasi quotidiennement au commissariat de police de Ain Al Hadjel mais les agents refusent de reconnaître sa détention ou de lui donner des informations. Ils refusent également d’ouvrir une enquête ou d’enrigistrer une plainte.

    Force est donc de constater qu’aucune des autorités sollicitées par la mère n’a reconnu l’arrestation et la détention de la victime ni n’a accepté d’ailleurs d’ouvrir une enquête pénale comme la loi les y oblige en matière de crime  d’enlèvement et de séquestration.

    M. Othmane ABDELLAHOUM avait déjà été enlevé par ces mêmes services une première fois le mois de février 2007 et détenu dans un lieu secret pendant deux semaines avant d’être présenté devant le parquet du tribunal de Msila qui l’avait placé en détention provisoire.

    Il avait lors de cette détention au secret été sévèrement torturé par les agents du DRS et avait même dû être hospitalisé en urgence.

    Déféré devant le tribunal de Msila, il a été acquitté par jugement du mois de novembre 2007 et libéré.

    Depuis sa libération, les persécutions contre lui et d’autres membres de sa famille se sont poursuivies. A plusieurs reprises des militaires sont venus de nuit au domicile familial. Au mois de janvier 2008, quelques semaines seulement après sa libération, il a de nouveau été interpellé par des militaires ainsi que deux de ses frères.

    La mère de M. Othmane ABDELLAHOUM craint que son enlèvement récent ne s’inscrive dans le cadre de ces mêmes persécutions de la part des services du DRS et que son fils ne fasse de nouveau l’objet de graves tortures en détention secrète.

    Tandis que le délai légal maximum de 12 jours pour une garde à vue prévue par la loi interne est largement dépassé, M. Othmane ABDELLAHOUM n’a à ce jour pas été présenté devant aucune autorité judiciaire habilitée, et il continue d’être détenu au secret dans un lieu inconnu de sa famille.

     

  • La pluie, une catastrophe naturelle ? chez nous!!!!!!

     


    Par : Mustapha Hammouche
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    Aux premières pluies d’automne, on a plutôt cette réflexion : ça va laver la ville des ordures qui jonchent ses trottoirs, ses voies, ses places.
    Et puis la boue, les gravats, les sachets et les bouteilles en plastique bouchent les regards. Des cantonniers s’affairent, sous la pluie et les pieds dans la bourbe, à dégager, à l’aide d’instruments primitifs — piquets, fils de fer — les canaux obstrués.
    C’est désormais coutumier et cela devrait faire partie des prévisions météorologiques : le moindre excédent de précipitations prend des allures de catastrophe naturelle dans toute la région concernée. Les rues en pente s’improvisent en véritables oueds, les routes sont immergées et les espaces incurvés sont inondés. D’ailleurs, la moindre annonce de précipitations prend une allure de BMS et jette une ambiance de veillée d’armes. On craint pour son toit et pour ses murs ; on appréhende l’épreuve des déplacements du lendemain…
    Les dégâts de dimanche, qui ont pratiquement touché l’ensemble des régions du pays, au Nord du moins, ne semblent pas avoir un réel rapport avec la quantité de pluie tombée. Ces effets s’expliquent peut-être par la vulnérabilité du bâti, au sens large, le déficit de conception et d’entretien.
    Tout se passe comme si tout ce qui est construit n’est qu’un étalage de béton, de briques, de bitume, recouvrant un sol national brut et sans autre aménagement. Cet agencement superficiel de bâtiments, d’équipements, de routes réduit les infrastructures à un vernis sans évacuation suffisante, inondable au moindre surplus d’eau. La culture de “la réalisation”, chargée de compenser l’absence de prévision et de planification en termes d’urbanisme, de génie civil et rural et d’aménagement, fait du réseau construit un assemblage d’ouvrages posés à même le sol. La formule est certainement exagérée, mais elle exprime l’imprévision et l’attitude expéditive observée dans la conception et l’exécution de beaucoup de projets.
    Cet état de fait correspond bien à la psychologie du décideur en matière de développement : ce qui compte, c’est ce qui se voit. Le projet a d’abord une fonction de marketing politique : taille, coût des projets, superficie, nombre de logements, d’emplois, etc. Ce qu’il y a sous la dalle, sous le vernis, compte beaucoup moins. Cela ne se voit pas à la télévision. C’est pour cela qu’on est moins regardant et qu’on économise peut-être sur les ouvrages “enterrés”.
    Le jour de la catastrophe, la faute sera à la pluie ou au mouvement tectonique.
    Même le drame de Bab El-Oued n’a pas été suffisamment incitatif pour faire du drainage et de l’assainissement un impératif de sécurité publique. Ne parlons pas de la gêne que subissent les citoyens et l’économie nationale aux premiers orages !
    Déjà qu’on ne se soucie pas trop des défauts de surface, va-t-on quand même s’occuper des malfaçons de fondation ?

    M. H.
    musthammouche@yah

  • no moment

  • Le CW152 bloqué pour le 2e jour

      

    Après la brève fermeture, avant-hier, du CW152 reliant la commune d’Ahmed Rachedi à Chelghoum Laïd, en passant par Aïn Melouk, des dizaines de citoyens de mechta Tamda, relevant de la première commune citée, ont réoccupé, hier encore, le même tronçon routier qu’ils ont barricadé avec des pneus enflammés et des blocs de pierre.

    De sérieux désagréments, apprend-on de source locale, ont été causés aux usagers empruntant cet itinéraire, notamment les transporteurs privés devant acheminer les écoliers et les collégiens vers leurs établissements respectifs. Toujours selon la même source, les riverains ont, en désespoir de cause, recouru au blocage de cette route pour attirer l’attention des autorités locales sur leurs doléances récurrentes. Parmi celles-ci, le raccordement au réseau de gaz naturel, l’eau potable, la réalisation d’un CEM et l’éclairage public, surtout que la vie des villageois est menacée face à la prolifération des sangliers.

    Mahmoud Boumelih