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  • Wikileaks déshabille la diplomatie US

     

     

    En publiant à partir de ce dimanche les câbles diplomatiques, qui révèlent la realpolitik, Wikileaks inquiète les autorités américaines. Avec Slate et Owni, Le Soir se plonge dans les « Statelogs » dès dimanche.

    Wikileaks déshabille la diplomatie US

    OWNI

    Ce n'est plus le Pentagone qui se trouve sur la sellette, mais le Département d'Etat américain. Si les dernières révélations de Wikileaks dévoilaient les horreurs des guerres en Afghanistan (juillet) et en Irak (octobre), la prochaine fuite de Wikileaks expose une « horreur » d'une tout autre ampleur : celle des coulisses de la diplomatie américaine, son dialogue singulier avec chacun de ses interlocuteurs mondiaux, ses tactiques, arrière-pensées et, éventuellement coups fourrés. Il s'agit cette fois d'une fuite de plusieurs millions de documents (« sept fois plus importante » que la fuite sur l'Irak, qui comptait déjà 400.000 documents), constituée pour l'essentiel des câbles diplomatiques émis par les ambassades américaines de par le monde. On y apprend par exemple, selon la presse turque, que les Etats-Unis auraient aidé les indépendantistes kurdes du PKK, cependant que la Turquie pourrait apparaître, dans ces mêmes documents, comme « ayant aidé Al-Qaïda » (ce qu'Ankara a déjà formellement démenti).

    Inquiets à l'idée que leurs interlocuteurs – et parfois même leurs alliés les plus proches – puissent découvrir leurs analyses et stratégies, le Pentagone et le Département d'Etat se sont lancés cette semaine dans une vaste campagne de mise en garde et déminage auprès des pays qui pourraient être choqués par la teneur des nouvelles fuites : Turquie, Russie, Israël, Australie, Canada, Belgique, etc. Ce déminage a également concerné les deux assemblées du pays, Sénat et Congrès : via leurs « commissions de la Défense » (Armed service committees), le Pentagone a prévenu mercredi les assemblées que les prochaines fuites « pourraient avoir un impact défavorable sur les relations internationales des Etats-Unis » : « Les câbles du Département d'Etat, par leur nature, contiennent des analyses quotidiennes et des évaluations candides, comme en élabore chaque gouvernement qui entretient une diplomatie internationale concrète », explique la communication du Pentagone.

    En quoi ces révélations peuvent-elles faire très mal ? La dissémination des câbles diplomatiques US aura pour effet de révéler aux opinions publiques la froide « realpolitik » des Etats-Unis, mais il y a davantage : d'abord, une série de commentaires désobligeants, voire même incriminants, se trouveraient dans ces câbles. Moscou sait déjà que les commentaires américains sur la politique du Kremlin vont être « désagréables », a révélé le journal russe Kommersant.

    Ensuite, confirme une source en Australie, dont le gouvernement a déjà été briefé par les autorités américaines, la « corruption » et le « comportement embarrassant » de certains gouvernants vont être crûment exposés : par exemple, on imagine mal que l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul n'ait rédigé aucun câble sur les réseaux de corruption et narcotrafics de la famille Karzaï.

    Bref, le Département d'Etat s'attend au « pire scénario », a confié mercredi un de ses porte-parole. Mais au fait, comment savent-ils à quoi s'attendre ? Selon une brève information diffusée dans la nuit de jeudi à vendredi par Wikileaks, le New York Times, partenaire historique de Wikileaks, aurait briefé dès lundi dernier la Maison Blanche sur la nature des documents qui vont fuir.

    Pourquoi le NYT a-t-il prévenu l'exécutif ? D'abord, parce que le NYT entend garder sa complète indépendance vis-à-vis de tous, même de Wikileaks. Le quotidien new-yorkais l'a rappelé fin octobre : « Wikileaks n'est pas l'Associated Press », tout doit être si possible recoupé. Ensuite, il existe un argument juridique qui remonte à la publication en 1971 des Pentagon Papers (les « papiers du Pentagone », 7.000 pages de documents secrets sur la guerre du Vietnam). Depuis ce dossier, un arrêt de la Cour suprême empêche toute censure, c'est-à-dire toute mesure préalable d'interdiction. Pas question, comme en Belgique, de requête unilatérale devant un tribunal. En d'autres termes, tant qu'il n'a pas publié son premier papier, le NYT (ou tout autre média) est protégé, peut solliciter des réactions, des avis, des recoupements, etc., sans que le journal puisse être muselé. C'est ensuite que le bras de fer commence…

  • Que Dieu nous pardonne, une fois de plus.

     

    Abou Ghraib, pire qu’annoncé. Il est temps de déserter.
    William N. GRIGG
    Le garçon avait très mal et ils ont recouvert les murs et les portes avec des draps. Alors, lorsque j’ai entendu hurler je me suis hissé sur la porte parce que le haut n’était pas couvert et j’ai vu [nom censuré] qui portait un uniforme militaire, en train de mettre son [attribut mâle] dans [l’anus] du petit garçon… pendant que la femme soldat prenait des photos.

    Le témoignage direct de Kasim Mehaddi Hilas, détenu à Abou Ghraib, décrit un des nombreux épisodes d’abus sexuels commis par les interrogateurs US, dont des viols, des viols à caractère homosexuel, des viols à caractère sexuel avec des objets tels une matraque ou un tube néon, et autres formes d’abus sexuels et d’humiliations infligés aux prisonniers.

    Il nous faut immédiatement en finir avec cette idée que la publication d’une deuxième série de photos décrivant les tortures et violations commises à Abou Ghraib et six autres centres de détention pourrait créer une situation dangereuse inacceptable pour les soldats américains dans la région.

    Cela peut paraitre cynique, mais il faut bien rappeler que ceux qui ont signé pour entrer dans l’armée sont payés, formés et équipés pour affronter le danger. Et il faut aussi reconnaître que le fait de faciliter l’invasion et l’occupation de pays étrangers ne constitue pas un élément favorable à la cause de la liberté. En fait, nous devrions être en train de tout faire pour rendre de telles entreprises criminelles plus difficiles.

    S’il faut effectivement diriger nos critiques sur les responsables politiques qui ont envoyé nos soldats dans ces expéditions impérialistes, il ne faut pas pour autant ignorer la responsabilité morale qui incombe à celui qui s’engage dans l’armée en tant que rouage de la machine à tuer produite par notre politique immorale. En considérant la corruption impérialiste nauséabonde qui suinte de toutes nos institutions, je ne comprends pas comment quelqu’un en possession d’une once de morale puisse entrer dans l’armée et y rester – comme si cet organisme bénéficiait d’une sorte d’immunité particulière face à la décadence générale qui touche ce Régime.

    Les Conservateurs et autres adorateurs des Pères Fondateurs de notre République feraient bien de se rappeler que les hommes qui ont gagné notre indépendance et rédigé notre Constitution étaient opposés à l’idée d’une armée constituée, non seulement parce qu’elle pouvait servir d’instrument à une tyrannie intérieure, mais aussi parce qu’elle offrait d’irrésistibles tentations à l’aventurisme militaire vers l’extérieur. Comme souvent, les Pères Fondateurs et leur sagesse n’ont pas pris une ride.

    Oui, il est tout à fait probable que la publication des photographies de tortures et d’abus sexuels - dont des viols homosexuels et, que Dieu nous pardonne, le viol d’enfants – créerait une situation dangereuse et potentiellement meurtrière pour les employés en armes du gouvernement qui sont actuellement en train de tuer et de détruire en Irak, en Afghanistan et ailleurs, des pays qu’ils ont envahi et continuent d’occuper par la force.

    Si nos dirigeants étaient réellement préoccupés par le sort de « nos soldats », ils publieraient les documents d’Abou Ghraib et ramèneraient les troupes à la maison. Eh voilà ! Problème réglé. Mais au lieu de cela, ils censurent illégalement les photos et maintiennent nos troupes sur le terrain – et ils font savoir à présent que l’armée américaine restera embourbée en Mésopotamie (qui est le moins sauvage des deux conflits en cours) pendant encore dix ans au moins.

    Je soupçonne que le « danger » qui préoccupe tant l’Elite n’est pas celui qui guette les troupes (dont le sort importe peu à l’Elite), mais plutôt le danger potentiel que ces troupes pourraient représenter s’ils devaient échapper au carcan mental de l’endoctrinement officiel et se poser des questions sur les gens, les institutions, les causes pour lesquelles on leur a demandé de tuer et de mourir.

    La publication de ces photos, et les conséquences sur le terrain, aurait tendance à faire soulever de telles questions. Une remarque formulée par le Général Major Antonio Taguba, qui a enquêté sur les abus commis à Abou Ghraib, semble confirmer mon impression : « Je ne vois pas à quoi pourrait servir [la publication de 2000 photos de plus sur les mauvais traitements infligés aux prisonniers] sinon pour des raisons juridiques et le résultat serait une mise en danger de nos soldats, seuls défenseurs de notre politique étrangère… »

    Attendez une minute : Taguba a dit « défenseurs de notre politique étrangère », il n’a pas dit « défenseurs de notre indépendance » ou « gardiens de nos libertés ». La politique étrangère dont il parle est celle qui s’ingère dans les affaires intérieures de la plupart des nations de la terre, tout en extirpant des sommes colossales des poches des contribuables afin d’entretenir un appareil militaire grotesquement disproportionné et corrompre les élites politiques à l’étranger. Une politique étrangère qui sème la misère et récolte la guerre et le terrorisme.

    Comment une personne dotée d’un minimum d’intégrité pourrait-elle défendre ne serait-ce que l’idée d’une telle politique, encore moins faire couler le sang pour l’appliquer ?

    Je ne souhaite du mal à personne, mais il me semble que ce serait une bonne idée que d’encourager au moins une partie du personnel militaire, qui va encore devoir endurer un nouveau contrecoup, à un réexamen de conscience et qui devra décider en son âme et conscience de ne plus participer à la plus grand entreprise criminelle au monde, à savoir le gouvernement de l’Etat Uni (orthographe volontaire).

    Suis-je en train d’inciter à la désertion ? En simplifiant les choses à l’extrême au point de pouvoir être compris même par un animateur conservateur de talk-show, la réponse est « oui », surtout lorsque la désertion est la seule manière qui reste pour ne pas soutenir une politique immorale et sans issue, et pour ne plus servir un Régime dégénéré. La désertion devient une obligation morale lorsque le service devient un crime contre Dieu et l’humanité.

    Certes, les engagés américains prêtent serment à Dieu. Cela dit, les maffieux aussi prêtent serment. Personne, en dehors du cercle de fraternité de la maffia, ne considèrerait une désertion comme un reniement du serment. Aucun serment ne peut sanctifier la participation à une entreprise criminelle. Ce qui distingue une armée républicaine d’un gang armé est son engagement sacré à faire respecter l’état de droit – ce qui signifie défendre les biens et les libertés, et contrôler le pouvoir du gouvernement.

    Au moins certains militaires et membres des forces de sécurité (c’est du moins ce que je me dis) ont fini par comprendre que leur serment exige une désobéissance à certains ordres. Dans des circonstances exceptionnelles, la fidélité aux principes de la Constitution exigerait un refus du service militaire dans son ensemble, plutôt que le simple refus d’exécuter certains ordres.

    Nous avons applaudi ceux qui ont « fait défection » de l’Armée Rouge pendant son occupation de l’Afghanistan. (Il est intéressant de noter au passage que je ne me souviens pas d’avoir entendu employer à l’époque le terme correct de « désertion » pour désigner ces cas.)

    A part me lancer dans une diatribe nationaliste, je ne vois comment je pourrais justifier le déserteur Soviétique tout en exécrant l’Américain basé en Irak ou en Afghanistan qui suivrait le même chemin et pour les mêmes raisons : le triomphe de la conscience sur l’endoctrinement. Pour ceux dont la conscience résiste à un tel assaut, un autre argument peut se révéler efficace. scène du film Braveheart Ceux qui ont vu le film Braveheart se souviendront de la description de la Bataille de Sterling Bridge : une énorme armée britannique, en rangs serrés, avec des archers et des cavaliers se rassemble face à une armée écossaise hétéroclite, mal équipée, composée de soldats peu motivés, de malheureux conscrits pour la plupart, contraints de faire la guerre par leurs lords féodaux.

    Prés des lignes écossaises, les lords - dont les allégeances varient en fonction des faveurs accordées par le roi d’Angleterre Edward II - sont en train de discuter frénétiquement une stratégie de négociation. La caméra glisse ensuite vers une conversation entre deux serfs, outrés par la trahison qui se prépare et qui ne fera que répéter un schéma classique : les armées se battront un temps, puis la négociation garantira plus de richesses pour les lords et plus d’impôts pour les serfs.

    « Ca suffit les gars, » s’exclame un des serfs. « Je refuse de me battre pour ces salauds ! »

    Si l’on veut accorder la moindre chance à la liberté, il va falloir que tôt ou tard le personnel militaire connaisse son épiphanie et décide qu’il ne se battra plus pour les salauds qui dirigent ce Régime.

    William N. Grigg

    (*) http://www.alternet.org

    ARTICLE ORIGINAL :
    http://freedominourtime.blogspot.com/

    Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

    URL de cet article 8672
    http://www.legrandsoir.info/Que-Dieu-nous-pardonne-une-fois-de.html
  • Mohamed Binyam, détenu à Guantanamo, torturé au Maroc

    Luk VERVAET
    J’ai rencontré Mohamed Binyam à Londres, le 30 juillet 2009, lors d’une conférence de presse. Il y parlait pour la première fois en public depuis sa sortie de Guantanamo, le 23 février 2009. Mohamed et quatre autres ex-détenus de Guantanamo (1) y ont lancé le « Guantanamo Justice Centre ». Ce centre disposera d’un siège central à Genève et d’une maison à Londres. Il a été mis sur pied « par des ex-détenus de Guantanamo, pour les (ex-)détenus, parce qe nous avons compris que seules les personnes qui ont souffert de la même manière peuvent se comprendre et s’entraider ».

    Le « Guantanamo Justice Centre » poursuit trois objectifs. D’abord, venir en aide à ceux qui sont encore emprisonnés – il y a toujours 229 détenus à Guantanamo et un nombre inconnu dans des prisons secrètes –, où ils sont souvent victimes de torture et d’abus, afin qu’ils soient libérés ou aient droit à un procès équitable.

    Ensuite, soutenir les 500 ex-détenus de Guantanamo à se « réintégrer dans la société d’une manière positive et pacifique », avec une attention particulière pour ceux « qui se retrouvent dans des pays où il y a peu de moyens disponibles pour les aider et dont les gouvernements ne respectent pas les droits de l’homme ».

    Et enfin, soutenir les familles de ceux qui sont toujours détenus.

    « La plupart des ex-détenus de Guantanamo ne viennent pas des pays occidentaux », expliquait Moazzam Begg, un des quatre ex-détenus. « Dans leurs pays, ils ne reçoivent aucune aide, même quand ils ont été totalement innocentés. Nous voulons intervenir au niveau de l’éducation et de l’emploi, les aider à réintégrer leur famille, devenir des membres normaux de la société ». A la conférence de presse, Moazzam et les autres parlent peu d’eux-mêmes, mais surtout des ex-détenus qui vivent au Yémen, en Jordanie, en Algérie, au Tchad… Beaucoup d’entre eux sont malades, un a perdu la vue, un autre l’ouïe à cause des bruits auxquels il a été exposé, d’autres encore ont besoin d’une intervention médicale et psychologique urgente mais n’en ont pas les moyens. Un jeune Tchadien, arrêté à l’âge de 14 ans et relâché en juin 2009, vit actuellement dans la rue, rejeté par sa famille. Seuls 25 des 500 ex-détenus ont retrouvé un travail.

    Le stigmate de Guantanamo.

    Moazzam Begg : « Nous, les détenus de Guantanamo, avons été désignés comme « les pires des pires ». C’était un mensonge, mais le stigmate reste. Nous étions des "suspects terroristes", alors aux yeux des autres, nous devons être coupables de quelque chose, nous vivons dans une démocratie, elle ne peut quand même pas se tromper à tel point.. C’est ça, le stigmate de Guantanamo. »

    « Je ne recherche pas une compensation financière », précise Mohamed Binyam. C’est un jeune homme de 31 ans, qui parle de manière calme, modeste, retenue, parfois émue : « Combien d’argent devraient-ils me donner pour que je puisse oublier mes sept années de captivité ? Les Américains m’ont dit : “Tu es coupable jusqu’au moment où tu nous as prouvé le contraire”. Serez-vous étonnés si je vous dis que je ne crois plus que j’ai des droits ? Les gens aiment entendre des histoires sur la torture : quelqu’un pendu ici, un autre battu là-bas, du sang partout. Mais ça, ce n’est que la torture physique. Ils ne se réalisent pas qu’une fois dehors, à chaque fois que vous voyez une corde, ça vous renvoie au temps où vous avez été pendu. Cela ne vous quitte jamais. Chaque fois que vous me posez une question, j’ai l’impression de subir à nouveau un interrogatoire. Quand j’entre dans une chambre et que la lumière s’éteint pour une raison ou une autre, je me retrouve dans la « Prison Noire » (la prison secrète de la CIA près de Kaboul). C’est très dur : nous continuons à vivre dans un monde de torture, dans le système Guantanamo. Je n’arrive pas à retrouver ma place dans la société. Je ne peux penser qu’en termes Guantanamo. Aucune institution d’aide ni aucune fondation médicale au monde ne peut changer ce que je ressens. Si c’est comme cela pour moi, comment cela doit-il être pour un ex-détenu qui vit au Tchad ? De mon point de vue, un mal a été commis, quelqu’un devra le réparer”.

    L’histoire de Mohamed Binyam

    Mohamed Binyam est né en Ethiopie en 1978. Quand il a 16 ans, sa famille demande l’asile politique en Grande Bretagne. Demande refusée, mais Mohamed reçoit une permission temporaire pour rester. Il travaille dans le nettoyage et entreprend des études. Il se convertit à l’Islam en 2001 et part en voyage au Pakistan et en Afghanistan. En avril 2002, il a 24 ans et, alors qu’il retourne en Grande Bretagne, il est arrêté à l’aéroport de Karachi. Il sera torturé au Pakistan puis transféré à Kaboul dans une prison secrète de la CIA. Avant d’être enfermé à Guantanamo jusqu’en février 2009, il va – ce sont ses mots – “passer 550 jours dans une chambre de torture au Maroc”.

    Voici ce qu’a noté Ian Cobain, l’éminent journaliste du Guardian, sur le traitement que Mohamed Binyam a subi au Maroc à la demande des services secrets américains et britanniques. Comme l’a reconnu la Cour suprême de Londres, le 31 juillet dernier, ce sont ces derniers qui ont fourni les questions à lui poser pendant ses interrogatoires. “Pendant 18 mois, il a été battu, exposé à des sons assourdissants, ébouillanté avec un liquide brûlant, ses membres étirés. Des scalpels ont été utilisés pour faire des incisions de quelques centimètres sur sa poitrine et le long de son pénis” (2). Ce n’est qu’en 2008 que Mohamed Binyam sera inculpé formellement par le Pentagone de “conspiration pour commettre des actes terroristes et des crimes de guerre”. Le procès n’aura jamais lieu.

    Les inculpés et leurs familles, leurs avocats, The Guardian, des activistes de différentes associations (3) et des écrivains engagés ont mené un combat acharné pendant près d’une décennie pour que Mohamed et les autres soient relâchés de Guantanamo et pour que la justice britannique reconnaisse enfin la torture dont ils ont été victimes et ouvre un examen sur l’implication de « leurs » services secrets dans ces affaires. Un groupe de parlementaires, au-delà des appartenances politiques, a également demandé une enquête dans l’implication des services de sécurité et d’intelligence sur base du travail de la justice.

    Luk Vervaet

    (1) Sami al-Haj, le caméraman d’Al Jazeera, relâché en mai 2008, Jamil El-Banna, relâché en décembre 2007, Omar Deghayes, relâché en août 2007 et Moazzam Begg, relâché en janvier 2005

    (2) The Gardian, 8 juillet 2009, The truth about torture, Britain’s catalogue of shame, by Ian Cobain

    (3) Cageprisoners, Reprieve, Redress, Campacc, Muslim Prisoners Support Group, Institute for Race Relations

  • De Bigeard à de La Bollardière : la face cachée de la guerre d’Algérie.

     

    Chems Eddine CHITOUR

    Sur la torture en Algérie : "Pourquoi n’as-tu pas fermé ta gueule ?" lance-t-il, au téléphone, au général Aussaresses qui vient d’écrire un livre sur la torture en Algérie.
    Général Bigeard, L’Express, 7 juin 2001

    Le général de corps d’armée Marcel Bigeard s’est éteint le 18 avril 2010 à l’âge de 94 ans. La classe politique française lui a rendu hommage. Tous ont souligné sa bravoure au service de la France. Tous ont « oublié » de parler de sa face sombre en Algérie. Ce n’était pas seulement le parachutiste qui a emprunté les casquettes de l’Afrika Corps de Rommel, ce n’était pas aussi les défilés, le clinquant, les médailles, c’est aussi la torture. Pour Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : « En Algérie, Bigeard a accompli la mission qu’on lui avait confiée. Je pense qu’il l’a fait là aussi avec beaucoup d’intelligence, beaucoup d’humanité. »

    Nous allons traiter de l’humanité de Bigeard en la comparant avec celle de trois autres généraux témoins privilégiés de la guerre d’Algérie, il s’agit de Massu, d’Aussaresses et de de La Bollardière. Petite biographie du général Bigeard : l’officier le plus décoré de l’armée française avec vingt-six citations, dont vingt-trois à titre individuel et seize à l’ordre de l’armée... En d’autres temps, il aurait fini maréchal d’Empire. Parachutiste des troupes coloniales, il part très rapidement en Indochine. Il poursuivra ses aventures indochinoises lors de trois séjours successifs, avant d’être parachuté sur Diên Biên Phu, dont il sera l’un des derniers défenseurs, jusqu’à la chute, en mai 1954. Il est promu lieutenant-colonel à titre exceptionnel. Prisonnier du Viet-Minh, il sera libéré à l’été 1954. Durant la bataille d’Alger, en 1957, il fait ce qu’il appelle avec un brin de dégoût, son « métier de flic ».(1)

    La torture

    Justement nous allons décrypter ce « métier de flic » en traitant de la torture qui est consubstantielle, il faut le souligner, de l’entreprise coloniale. La torture pendant la Guerre d’Algérie a été pratiquée sur les populations algérienne et française par les forces coloniales dans des proportions qui, selon l’historien Pierre Vidal-Naquet, concerneraient des centaines de milliers d’Algériens. Estimation confirmée depuis, par la thèse de doctorat de l’historienne Raphaëlle Branche. Elle a aussi été employée à une moindre échelle et de manière non systématique sur des harkis et des Européens par le FLN et l’ALN comme le montre l’ouvrage « La guerre d’Algérie » sous la direction des historiens Benjamin Stora et Mohammed Harbi, (...) La torture policière existait déjà largement en Afrique du Nord avant l’insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde lancée, dès cette date, par l’écrivain François Mauriac. Elle avait été systématiquement utilisée lors de la colonisation du pays, notamment lors de la campagne du général Bugeaud. Mais elle fut consacrée et institutionnalisée comme arme de guerre par l’armée, à laquelle on donne tous les pouvoirs, lors de la « bataille d’Alger », qui fut, en 1957, un « point de non-retour » à cet égard. (2)

    Depuis, la conquête coloniale, la torture est un procédé courant des forces de l’ordre en Algérie qui l’utilisent pour terroriser les populations autochtones et obtenir des informations sur les emplacements de silos à grains lors de la conquête coloniale, meurtrir des suspects, et terroriser les indigènes, s’inscrivant avant tout dans une démarche de haine et de déshumanisation. (...) Marc Ferro, dans Le livre noir du colonialisme, écrit : « Ceux qui travaillent sur les régimes totalitaires n’ont lu Hannah Arendt que d’un seul oeil, semble-t-il. Ils ont omis de s’apercevoir qu’au nazisme et au communisme, elle avait associé l’impérialisme colonial. Entre ces régimes, en effet, il existe une parenté qu’avait bien repérée le poète antillais, Aimé Césaire, au moins en ce qui concerne nazisme et colonialisme. » (2)

    S’agissant de la Guerre d’Algérie, selon l’historien J.-Ch. Jauffret : « Le dérapage commence à partir du moment où les Ponce Pilate de la IVe République, toujours parfaitement informés de tout ce qui se fait en Algérie, laissent aux militaires l’initiative, en vertu de la loi d’urgence de 1955 et de celle des pouvoirs spéciaux de 1956. » La théorie de la guerre contre-révolutionnaire, élaborée à l’École supérieure de guerre (ESG) par Lacheroy, Trinquier et Jacques Hogard, est sous-tendue par une idéologie nationale-catholique élaborée par la Cité catholique, groupe intégriste dirigé par Jean Ousset, ex-secrétaire personnel de Charles Maurras, le fondateur de l’Action française.

    Analysant cette doctrine, le sociologue Gabriel Périés écrit ainsi : « Le militaire atteint, théologiquement, la "véritable charité" thomiste, en faisant de la souffrance infligée, et ressentie par le suspect, l’instrument de la rédemption de celui-ci, donc de sa culpabilité. » Le 10 février 1957, le général Massu, à la tête de la 10e Division parachutiste (DP) à Alger, qui n’ignore pas en outre que des ouvriers catholiques ont pris les armes aux côtés du FLN, fait diffuser les « Réflexions d’un prêtre sur le terrorisme urbain » du père Delarue, aumônier de la division, co-écrit avec le colonel Trinquier, qui élabore une casuistique pour justifier la torture (...) (2).

    Il y a de ce fait, un lien direct entre la torture et la religion, le cardinal Feltin encourageait les soldats à aller casser du fell au nom des valeurs chrétiennes. Même Bigeard en parle dans une interview à l’Express du 15 mai 1958. Il déclare à ce propos, pendant la guerre d’Algérie : « Il y a vingt ans que nous nous faisons corriger, il faut que cela change. On ira jusqu’au bout. Le stage, dynamique et pratique, doit sortir des gens qui auront la foi des Croisés, qui seront reformés au physique comme au moral... Il faut donner l’exemple de l’effort et de l’esprit offensif. Je veux vous voir quitter le centre gonflés à bloc et décidés à casser du fellagha... » De plus, des communistes, des progressistes, des membres des centres sociaux ont été arrêtés, détenus au secret, torturés à Alger dans les premiers mois de l’année 1957, par le 1er RCP mais aussi par d’autres. (...) Majoritairement constitué d’anciens SS et de fascistes hongrois, recrutés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le 1er REP, commandé par intérim par Hélie Denoix de Saint-Marc (et qui comptait en ses rangs Jean-Marie Le Pen), lancera le coup d’envoi du putsch en marchant sur Alger le 21 avril 1961.

    De 1959 à 1961, Edmond Michelet, ministre de la Justice, s’efforce à son tour de « lutter » contre la torture. Mais Michel Debré, Premier ministre, obtient finalement du général de Gaulle, président de la République, qu’ Edmond Michelet quitte ses fonctions, ce qui « libère la brutalité » policière selon l’historien Alain Dewerpe. À Paris, le préfet de police, Maurice Papon, qui avait eu d’importantes responsabilités dans le Constantinois, importe les méthodes utilisées en Algérie en métropole, en particulier durant les semaines qui précèdent le massacre du 17 octobre 1961 puis celui de Charonne en février 1962. (2)

    Dans Le Monde, le 22 juin 2000, une ancienne militante de l’ALN, Louisette Ighilahriz, accuse le colonel Bigeard alors qu’elle était torturée à l’état-major de la 10e division parachutiste du général Jacques Massu, à Hydra. « J’ai souvent hurlé à Bigeard : Vous n’êtes pas un homme si vous ne m’achevez pas. Et lui me répondait en ricanant : Pas encore, pas encore », témoigne-t-elle. « J’ai été torturée au Paradou, à Hydra, sur les hauteurs d’Alger, qui était le siège de la 10e DP (division parachutiste), commandée par le général Massu. [...] Bigeard était à deux pas de moi. Et le gros zèbre qui me torturait en personne sous les yeux de son chef, c’était le capitaine Graziani [...] Bigeard ne sortait de sa bouche que des propos orduriers que je n’oserais pas, par décence, vous rapporter. Vous pensez bien, une femme combattante ! Je vous passe les sévices que j’ai subis. Ils sont tout simplement innommables. C’était très dur, quoi ! Ils se sont acharnés contre moi. Je faisais tout sur moi, je puais. C’était de la putréfaction... [...] Que Bigeard démente ou reconnaisse ce qu’il a fait, je resterai toujours, à travers des milliers de cas d’Algériennes et d’Algériens, sa mauvaise conscience. [...] Du 28 septembre au 26 décembre 1957, je suis restée à la 10e DP. Ils me torturaient presque tous les jours. » Le 15 décembre 1957, le commandant Richaud l’a visitée dans sa cellule et l’a fait soigner à l’hôpital Maillot de Bab el Oued. (...)Le commandant Richaud l’a fait transférer à la prison civile de Barberousse, à Alger. Elle a été condamnée à cinq ans de prison par le juge militaire. (3)

    Du Penthotal pour Ben M’hidi

    En novembre 1984, Marcel Bigeard a admis, lors d’une interview au journal Algérie Actualité, qu’il avait utilisé le Penthotal (ou « sérum de vérité ») pour faire parler Larbi Ben M’hidi, l’un des plus importants chefs du FLN : « On va pas torturer Ben M’hidi, quand même ! (...) Dans ce même entretien, le général révèle qu’il s’est trouvé "Paris, de livrer vivant aux services spéciaux" le responsable algérien, "le plus grand résistant, le plus passionné, qui respirait la pureté". Pendant des années, Bigeard a nié la torture pour finalement admettre qu’elle était un mal nécessaire. » Il nie l’avoir pratiquée dans l’interview avec Florence Beaugé : « Le général Massu déclare au Monde qu’il vous a vu pratiquer personnellement la gégène. » Ah non ! Non ! Je n’aurais même pas pu regarder ça. « Il l’a même écrit dans l’un de ses livres, Le Soldat méconnu, publié en 1993 aux éditions Mame. »

    Nous y voilà, s’agissant de l’orfèvre de l’horreur Paul Aussaresses décrit par le menu sa basse besogne : « Tous les matins, avec Trinquier, je faisais mon rapport à Massu et lui racontais ce qui s’était passé la nuit précédente. (...) Parfois, je disais à Massu : "On a ramassé untel" et je le regardais dans les yeux avant d’ajouter : "On le tuera demain." "Massu poussait un grognement, et je prenais cela pour un oui". Une nuit, je m’en souviens, Bigeard m’a dit : "J’ai capturé le groupe terroriste de Notre-Dame-d’Afrique, une bande de tueurs dont je ne sais pas quoi faire". Que pouvait-on faire ? Livrer ces hommes à la justice ? Trinquier et moi, on va alors chez Massu, et Trinquier lui suggère : "Tu ne crois pas qu’on devrait les envoyer dans le maquis (autrement dit les flinguer) ?" Massu a répondu : "Un maquis éloigné !" »

    Le même Aussaresses, 40 ans après, ne renie rien. A une question de Florence Beaugé : « Quelle serait votre réaction si l’Etat français en venait un jour à faire une sorte de repentance à propos de l’Algérie ? » il répond : « Je serais contre. On n’a pas à se repentir. Pour ma part, je ne me repens pas. » (4) En 2000, le général Massu déclara que « le principe de la torture était accepté ; cette action, assurément répréhensible, était couverte, voire ordonnée, par les autorités civiles, qui étaient parfaitement au courant ». Il ajoute : « J’ai dit et reconnu que la torture avait été généralisée en Algérie (...) On aurait dû faire autrement, "Non, la torture n’est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s’en passer." ». (5)

    Un seul général en activité un seul, Jacques de La Bollardière, a condamné ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. En 1957, il tente par tous les moyens de dénoncer « certains procédés » en vigueur dans la recherche du renseignement en Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt... « Compagnon de la Libération. » Ses titres de résistance sont, en effet, des plus glorieux. « Je pense qu’il était hautement souhaitable qu’après avoir vécu notre action et partagé nos efforts, vous fassiez votre métier de journaliste en soulignant à l’opinion publique les aspects dramatiques de la guerre révolutionnaire à laquelle nous faisons face, et l’effroyable danger qu’il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l’efficacité immédiate, les valeurs morales qui, seules, ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée. »

    Jacques de La Bollardière s’est toujours référé à son éthique chrétienne, [Contrairement au cardinal Feltin qui proclamait que la « terreur doit changer de camp » pour affirmer le devoir de chacun de respecter la dignité de l’autre. Il a écrit : « La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. » « Vers le début de janvier 1957, tout s’accéléra soudain et devint menaçant. [...] Des directives me parviennent, disant clairement de prendre comme premier critère l’efficacité et de faire passer en priorité les opérations policières avant toute pacification. Des femmes musulmanes atterrées, viennent m’informer en pleurant que leurs fils, leur mari, ont disparu dans la nuit, arrêtés sans explication par des soldats brutaux en tenue camouflée et béret de parachutistes. [...] »

    « Je refuse d’exécuter cet ordre reçu dans des conditions irrégulières et que je juge scandaleuses ; Je demande à être reçu par le général Massu. Je ne peux accepter son système qui conduira pratiquement à conférer aux parachutistes, jusqu’au dernier échelon, le droit de vie et de mort sur chaque homme et chaque femme, français ou musulman, dans la région d’Alger... Je lui demande ce que signifierait pour lui une victoire pour laquelle nous aurions touché le fond de la pire détresse, de la plus désespérante défaite, celle de l’homme qui renonce à être humain. (...) Je lui dis qu’il va compromettre pour toujours, au bénéfice de la haine, l’avenir de la communauté française en Algérie et que pour moi la vie n’aurait plus de sens si je me pliais à ses vues. Je le quitte brusquement. » (6)

    En définitive, tout ce beau monde fut amnistié même Aussaresses qui déclare avoir tué de ses mains une vingtaine d’Algériens, ne répondra pas à la justice des hommes. Des lois d’amnistie ont été promulguées après la guerre En 1982, intervient l’« ultime normalisation administrative », la « révision de carrière ». L’OAS a été réhabilitée. Seule le général de La Bollardière, n’a pas été réhabilité pour avoir été contre la torture. Si la torture était pratiquée aussi dans l’autre camp, il n’y a pas cependant de concurrence victimaire du même ordre. C’est dire si le mal est profond. La France n’est pas prête d’assumer sa faute.

    Pr Chems Eddine CHITOUR

    1. Jean Guisnel : Le général Bigeard, parti pour la gloire. Le Point.fr 19.06.2010

    2. Torture pendant la Guerre d’Algérie Wikipédia, l’encyclopédie libre.

    3. Lila réclame le jugement de ses tortionnaires L’Humanité, 29 juin 2000 ;

    4. Aussaresses : « Je me suis résolu à la torture... » Florence Beaugé, Le Monde 23.11.2000

    5. Florence Beaugé, Torture en Algérie : le remords de Massu Le Monde, 21 juin 2000

    6. Jacques de Bollardière : Bataille d’Alger, bataille de l’homme éd. Desclée de Brouwer 1972.

  • Le lobby juif




    L’affaire Droits et démocratie


    Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression
    -Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (1ère partie)
    -Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (2ème partie)
    -Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (3ème partie)
    -Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (4ème partie)
    -Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (5ème partie)


     



    Bocage, 25 novembre 2010
    Le lobby juif veut imposer sa dictature sur internet
    Suivi d’un commentaire

    15 novembre 2010
    Le lobby juif : Les révisionnistes face aux tribunaux
    par Robert FAURISSON

    Rue 89, 14 novembre 2010
    Le lobby juif : Campagne de calomnies contre Stéphane Hessel
    par Pierre HASKI

    AFP, 10 novembre 2010
    Le lobby juif : 42 millions de dollars ont été versés à 5500 fausses victimes des nazis

    Bocage, 18 octobre 2010
    Le lobby juif : Robert Badinter dénonce les lois antirévisionnistes

    8 octobre 2010
    Le lobby juif : Les faussaires de l’Holocauste
    par Frank BRUNNER

    6 octobre 2010
    Le lobby juif : L’Union européenne veut imposer une loi antirévisionniste à tous les Etats membres
    par Frank BRUNNER

    Bocage, 4 octobre 2010
    Le lobby juif : Condamnation d’un libraire révisionniste espagnol
    par Pedro VARELA

    La Croix, 1er octobre 2010
    Le lobby juif : La Cour constitutionnelle allemande donne raison à un révisionniste
    par Michel VERRIER

    Rue 89, 30 septembre 2010
    Le lobby juif : Campagne de calomnies contre Charles Enderlin
    par Pierre HASKI

    AFP, 29 septembre 2010
    Le lobby juif : La SNCF est la cible d’une tentative d’extorsion aux Etats-Unis
    Suivi d’un commentaire

    Le Monde, 28 septembre 2010
    Le lobby juif : L’arrogance des riches
    Suivi d’un commentaire
    par Sylvain CYPEL

    1er juin 1995
    Le lobby juif : Des milices terroristes en France
    par Robert FAURISSON

    1er septembre 1996
    Le lobby juif : La répression du révisionnisme en France
    par Robert FAURISSON

    Bocage, 22 septembre 2010
    Le lobby juif : Résumé de l’affaire Kevin Käther

    AFP, 12 septembre 2010
    Le lobby juif : Poursuite de la campagne islamophobe aux Etats-Unis
    Suivi d’un commentaire

    AFP, 3 septembre 2010
    Le lobby juif contre la liberté d’expression
    Suivi d’un commentaire

    3 septembre 2010
    Le lobby juif aux Etats-Unis et ses méthodes
    par Stephen LENDMAN

    Bocage, 24 août 2010
    Le lobby juif : Vincent Reynouard dénonce la persécution des révisionnistes
    par Vincent REYNOUARD

    Le Temps, 24 août 2010
    Le lobby juif : Hystérie raciste à New York
    Suivi d’un commentaire
    par Luis LEMA

    Le Figaro, 14 août 2010
    Le lobby juif : La campagne islamophobe de Pamela Geller
    Suivi d’un commentaire

    7 août 2010
    Le lobby juif : La persécution d’un révisionniste
    Opinion
    par Paul-Éric BLANRUE

    Slate, 1er août 2010
    Le lobby juif : Espionnage
    Suivi d’un commentaire
    par Jacques BENILLOUCHE

    AFP, 27 juillet 2010
    Le lobby juif : Le Centre Wiesenthal s’élève contre des propos "antisémites" d’Oliver Stone
    Suivi d’un commentaire

    ATS, 22 juillet 2010
    Le lobby juif : Condamné pour avoir contesté l’authenticité du Journal d’Anne Frank
    Suivi d’un commentaire

    23 juin 2010
    Le problème juif
    par Frank BRUNNER

    AFP, 14 juin 2010
    Le lobby juif : Alain Finkielkraut et "le mouvement islamo-gauchiste"
    Suivi d’un commentaire

    Le Temps, 8 juin 2010
    Le lobby juif et le projet de centre culturel musulman à Ground Zero
    par Luis LEMA

    Le Monde, 1er juin 2010
    Le lobby juif : L’arrogance, le cynisme et la calomnie, comme d’habitude
    par Sylvain CYPEL

    28 mai 2010
    Le lobby juif : La diatribe haineuse d’un internaute

    ATS, 26 mai 2010
    Le lobby juif : Le Tribunal administratif de Genève donne raison à Dieudonné
    Suivi d’un commentaire

    AFP, 26 mai 2010
    Le lobby juif prétend décider à notre place quels sont les spectacles que nous pouvons aller voir
    Suivi d’un commentaire

    14 mai 2010
    Le lobby juif : Un psychopathe bombarde les forums du site interet-general.info
    par Frank BRUNNER

    Le Temps, 27 avril 2010
    Le lobby juif exige une politique complaisante à l’égard du régime israélien
    Suivi d’un commentaire
    par Valérie de GRAFFENRIED et Serge DUMONT

    Tribune de Genève, 27 mars 2010
    Le lobby juif veut des médias à sa botte
    Suivi d’un commentaire
    par Marc BRETTON

    AFP, 22 mars 2010
    Le lobby juif applaudit la perspective d’une guerre contre l’Iran

    AFP, 15 mars 2010
    Le lobby juif exige que le gouvernement des Etats-Unis demeure complaisant à l’égard du régime israélien
    Suivi d’un commentaire

    AP, 10 mars 2010
    Le lobby juif : La négation de l’Holocauste est désormais passible de trois ans de prison en Hongrie
    Suivi d’un commentaire

    10 mars 2010
    Le lobby juif : Carlo Mattogno dénonce l’imposture d’Elie Wiesel
    par Carlo MATTOGNO

    Reuters, 22 février 2010
    Le lobby juif : Israël demande un embargo immédiat sur le pétrole iranien
    Suivi d’un commentaire
    par Jeffrey HELLER, Dan WILLIAMS et Gregory SCHWARTZ

    15 février 2010
    Le lobby juif poursuit sa campagne de calomnies contre le site Interet-general.info
    par Frank BRUNNER

    Reuters, 26 janvier 2010
    Le lobby juif : Psychodrame pour les vérités d’un évêque polonais
    Suivi d’un commentaire
    par Philip PULLELA, Gareth JONES, Gaby BACZYNSKA, Tom HENEGHAN et Philippe BAS-RABERIN

    13 octobre 2009
    Le lobby juif s’efforce toujours d’imposer sa dictature à Genève
    par Frank BRUNNER

    Slate, 28 septembre 2009
    Le lobby juif : Campagne de calomnies contre Barack Obama
    par Jacques BENILLOUCHE

    1er septembre 2009
    Le lobby juif : Quand les distributeurs français refusent de diffuser un livre

    Rue 89, 30 août 2009
    Le lobby juif : Terrorisme intellectuel et répression contre les pacifistes israéliens
    par Esther BENBASSA

    L’Express, 11 août 2009
    Le lobby juif et la censure
    Suivi d’un commentaire
    par Sophie ANMUTH

    AFP, 3 août 2009
    Le lobby juif : Des élus républicains du Congrès américain en visite de soutien à Israël
    Suivi d’un commentaire

    Tribune de Genève, 16 juillet 2009
    Le lobby juif prétend dicter les relations internationales de la Suisse
    Suivi d’un commentaire
    par Serge GUMY

    Reuters, 7 juillet 2009
    Le lobby juif : En France, le Mrap veut l’interdiction de la Ligue de défense juive
    par Jean-Baptiste VEY et Yves CLARISSE

    AP, 5 juillet 2009
    Le lobby juif : Le Congrès juif mondial demande la démission de Bernie Ecclestone
    Suivi d’un commentaire

    4 juillet 2009
    Le lobby juif : Frénésie de censure contre le site Interet-general.info
    par Frank BRUNNER

    21 janvier 2009
    Le lobby juif : Les raisons de l’antisémitisme
    par Frank BRUNNER

    18 janvier 2009
    Le lobby juif : Il faut chasser les juifs de nos institutions
    par Frank BRUNNER

    6 janvier 2009
    Le lobby juif : L’abjecte mentalité juive
    par Frank BRUNNER

    3 janvier 2009
    Le lobby juif : Comment peut-on ne pas être antisémite ?
    par Frank BRUNNER

  • Les révélations de WikiLeaks sur les coulisses de la diplomatie américaine


    Hillary Clinton, le 4 janvier 2010 à Washington.

    Le site spécialisé dans la diffusion de documents officiels WikiLeaks a obtenu 250 000 télégrammes diplomatiques, venus du département d'Etat à Washington et de toutes les ambassades américaines dans le monde. Le Monde y a eu accès.

    Wikileaks déclenche une tempête dans les capitales mondiales

    Pourquoi "Le Monde" publie les documents WikiLeaks

    Manning, le militaire à l'origine des fuites

  • no,s moment,s!!!!!!!


    Lundi 11 Novembre 2002

    Dimanche 10 Novembre 2002

    Samedi 09 Novembre 2002

    Jeudi 07 Novembre 2002

    Mercredi 06 Novembre 2002

    Mardi 05 Novembre 2002

    Lundi 04 Novembre 2002

    Dimanche 03 Novembre 2002

  • no moment

  • La Suisse approuve un durcissement du renvoi des criminels étrangers

    La Suisse se dirigeait vers une acceptation de l'initiative sur le renvoi automatique des criminels étrangers, réclamé par la droite dure, un an après le vote décrié sur les minarets.

    La Suisse se dirigeait vers une acceptation de l'initiative sur le renvoi...

    Les Suisses ont approuvé dimanche l'initiative de la droite populiste sur l'expulsion automatique de criminels étrangers, un vote qui suscite déja de vives réactions d'indignation, un an après l'interdiction de construction des minarets.
    Selon un décompte des voix définitif dans les 26 cantons de la Confédération, le oui en faveur du durcissement de la politique de renvoi pour les criminels étrangers l'emporte avec 52,9% des voix contre 47,1% de non.
    Le contre-projet présenté par le gouvernement a quant à lui été repoussé à 54,2%.
    Seuls les électeurs de cantons essentiellement francophones dont Genève, le Jura, Bâle-Ville, Fribourg, Vaud et Neuchâtel, ont dit non au tour de vis réclamé par le parti de droite dure, l'UDC.
    Le renvoi des criminels étrangers est déjà possible en Suisse sous certaines conditions mais le texte proposé par l'UDC va plus loin en proposant un retrait automatique du droit de séjour des étrangers inculpés sans prendre en compte la gravité des délits, le renvoi fonctionnant autant pour des crimes graves que pour les cas d'"abus de l'aide sociale".
    Le vote a été immédiatement qualifié de "journée noire pour les droits humains en Suisse" par Amnesty International.
    La Section suisse de l'organisation s'est déclaré profondément choquée par le résultat du scrutin. "Des dispositions violant les droits humains n'ont rien à faire dans notre Constitution. Les initiants ont une nouvelle fois abusé du droit d'initiative dans le but d'augmenter leur capital politique par des propos xénophobes", indique l'ONG dans un communiqué.
    Les Verts se sont quant à eux déclaré "consternés de devoir constater une nouvelle violation du principe d’égalité devant la loi inscrit dans la Constitution fédérale".
    "C'est un jour très noir pour la Suisse car on a heurté une grande partie de la population étrangère de notre pays à qui on a manqué de respect", a commenté pour sa part le secrétaire général de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR), Beat Meiner interrogé par l'AFP.
    "Si on l'applique, on aura de gros problèmes avec l'Union européenne qui n'acceptera jamais" qu'on renvoie ses ressortissants. "On va être condamné par le Conseil de l'Europe à chaque fois que l'on voudra renvoyer un étranger pour une bagatelle", a-t-il dit.
    Pratiquement un an jour pour jour après l'interdiction de la construction des minarets dans la Confédération, l'UDC s'est pour sa part félicité des résultats du vote.
    "C'est un premier pas sur la voie de la sécurité qui démontre la préoccupation de la population à l'égard de la politique d'émigration de la Suisse", indique le parti dans un communiqué.
    La campagne de l'UDC a été de fait soutenue par une débauche d'affiches ouvertement xénophobes dans un pays qui compte 21,7% d'étrangers. "Ivan S., violeur et bientôt Suisse?", proclamait l'une d'entre elle sur un profil de moustachu musclé à mine patibulaire.
    Le Conseil Fédéral (gouvernement) a indiqué pour sa part à Berne que la "majorité des votants ont clairement exprimé que la criminalité des étrangers est pour eux un problème sérieux" et "exécutera le mandat qui lui a été confié".
    Néanmoins la ministre de la justice Simonetta Sommaruga a tenu à rappeler que les étrangers "fournissent une contribution essentielle à la vie économique, sociale et culturelle du pays".
    Le deuxième sujet de la votation de dimanche, une initiative du PS "Pour des impôts équitables" dans un pays considéré comme un havre fiscal a été pour sa part plus largement rejetée avec 58.5% des voix.
    Cette initiative était réclamée par le parti socialiste pour mettre un terme à la concurrence fiscale entre cantons cherchant à attirer les grosses fortunes.

    AFP
  • WikiLeaks: le New York Times publie les notes diplomatiques américaines

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    Le quotidien américain The New York Times a publié dimanche sur son site internet un très long article dans lequel est révélé le contenu de près de 250.000 documents diplomatiques amér
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    Le quotidien américain The New York Times a publié dimanche sur son site...

    Le quotidien américain The New York Times a publié dimanche sur son site internet un très long article dans lequel est révélé le contenu de près de 250.000 documents diplomatiques américains communiqués par le site WikiLeaks.
    La publication de ces documents a été immédiatement condamnée par la Maison Blanche, qui a affirmé que cela mettait des vies en danger.
    Il s'agit "d'un quart de million de câbles diplomatiques américains confidentiels", écrit le quotidien, selon lequel ces notes "offrent un panorama inédit des négociations d'arrière-chambre telles que les pratiquent les ambassades à travers le monde".
    Certains de ces documents sont très récents, puisqu'ils datent "du mois de février", ajoute le New York Times.
    Rejoignant les dires du dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange, le quotidien indique que ces documents touchent à un très grand nombre de sujets.
    "Les documents que nous nous apprêtons à publier concernent tous les grands sujets dans tous les pays du monde", avait prévenu M. Assange dimanche.
    En prélude à cette publication, Washington a multiplié les contacts avec ses partenaires pour amortir le choc des affirmations, parfois crûes, contenues dans ces câbles.
    Les autorités américaines ont prévenu plus d'une dizaine de pays, dont les alliés stratégiques que sont l'Australie, la Grande-Bretagne, le Canada, Israël et la Turquie.
    Elles ont rejeté samedi soir toute négociation avec WikiLeaks, en affirmant que le site internet spécialisé détenait ces informations en violation de la loi américaine.

    AFP
  • Egypte : énième putsch par les urnes

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    Quelque 40 millions d’Egyptiens sont invités à élire, aujourd’hui, un nouveau Parlement à l’occasion d’un scrutin que tout le monde présente comme joué d’avance. Faute de concurrent sérieux, cette élection servira uniquement à asseoir, pour cinq années supplémentaires, la domination du Parti national démocratique (PND) de l’octogénaire Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Par peur de représailles, les Frères musulmans, la seule force politique capable jusque-là de faire contrepoids aux candidats du PND, ont décidé de ne se présenter, en effet, que dans 130 circonscriptions sur les 508 que compte le pays.

    Mais pour s’assurer de la majorité absolue, le parti au pouvoir a chargé une armée de voyous d’instaurer un climat de terreur dans les quartiers des grandes villes pour pousser les candidats indépendants (c’est l’étiquette sous laquelle se sont présentés les Frères musulmans) à se retirer de la compétition électorale. Des centaines de leurs sympathisants ont d’ailleurs été arrêtés ces derniers jours. Vendredi, quelques heures avant la fin de la campagne officielle, des milliers de personnes sont d’ailleurs descendues dans la rue, dans diverses régions d’Egypte, pour protester contre les restrictions et les violences qui ont accompagné le processus électoral. Les manifestations ont dégénéré en violents affrontements avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes, ce qui confirme l’idée que l’Egypte est assise sur une bombe sociale qui est prête à exploser à n’importe quel moment.

    A l’instar de nombreux pays arabes, le pouvoir égyptien s’appuie sur l’argument de la menace islamiste pour accentuer son contrôle sur la société, réprimer les populations et se maintenir aux commandes. La preuve, les Frères musulmans ne sont pas les seuls à subir le harcèlement de la police politique aux ordres de Moubarak. Les partis modernistes traditionnels ainsi que la jeune formation de Mohamed El Baradai, le Mouvement national pour le changement, n’ont également pas droit à la parole. Si les islamistes n’avaient pas existé, il est évident que le pouvoir égyptien les aurait inventés. Le péril islamiste, apparaît-il encore aujourd’hui, continue à servir de prétexte pour empêcher surtout l’émergence d’une véritable alternative démocratique en Egypte.

    Ce énième coup d’Etat par les urnes que s’apprête à commettre le PND confirme aussi – à ceux qui jusque-là pouvaient encore en douter – que Hosni Moubarak ne reculera devant rien pour s’offrir, l’an prochain, un sixième mandat présidentiel ou, à tout le moins, faire de son fils Gamal son principal et unique successeur. Et tout cela se fera avec la bénédiction de l’Occident.

    Zine Cherfaoui
  • Youcef Yousfi : l'Algérie va intensifier l'exploration pétrolière pour qui!!!! ses maitres USA, france ect, pas pour l'amelioration de la misére algerienne

     

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       	L'Algérie va "intensifier l'effort d'exploration pour accroître" ses  réserves d'hydrocarbures, selon le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi.

    zoom | © lesafriques.com

    L'Algérie va "intensifier l'effort...

      

    L'Algérie va intensifier l'effort d'exploration pour  accroître ses réserves d'hydrocarbures, assurer des revenus suffisants pour  le développement et "garantir la sécurité énergétique du pays à très long terme",  a affirmé dimanche le ministre de l'énergie et des Mines, Youcef Yousfi.

    Dans un entretien à l'APS, Youcef Yousfi a confié qu'un certain nombre d'actions seront prises pour améliorer  la sécurité énergétique de l'Algérie, avec l'intégration des énergies renouvelables dans cette stratégie. "Le renchérissement du prix du pétrole et les obligations de préservation  de l'environnement" participent, selon le ministre, de cette stratégie  de développement et de diversification des sources d'énergie.

    Pour le successeur de Chakib Khalil, l'Algérie recèle encore des potentialités "très importantes en hydrocarbures  et c'est notre tâche de les mettre à jour", a-t-il souligné, avant de préciser  que dans le domaine minier, il s'agit également "d'exploiter et valoriser les  potentiels miniers en intensifiant l'exploration". 

    Par ailleurs, Youcef Yousfi refuse de remettre en cause la politique d'investissements  à long terme adoptée par Sonatrach, en dépit de la morosité actuelle des marchés  gaziers et pétroliers. "Les investissements réalisés par Sonatrach pour le renforcement  de ses capacités de production et d'exportation de gaz naturel, s'inscrivent  dans une vision à long terme et ne dépendent pas de conjonctures ou de circonstances particulières et ponctuelles", a-t-il dit.

    A ce propos, il ne manquera pas de souligner que "la rentabilité de ses projets ne peut-être évaluée  que sur une période de 20 à 30 ans. La production de GNL issu des trains de  liquéfaction en construction n'interviendra que dans un horizon de deux à trois  ans", a-t-il souligné, avant de préciser que "nous sommes optimistes quant au  timing de nos projets car la croissance de la demande devrait bientôt être au rendez-vous avec le redémarrage de l'économie des principaux pays consommateurs".   

    Sur la situation vécue récemment par le groupe pétrolier Sonatrach,  dont certains cadres sont poursuivis en justice, le ministre soulignera que  cela "nous impose de renforcer le contrôle interne à Sonatrach et dans tout  le secteur à travers de nouvelles dispositions dont certaines ont été mises  en oeuvre". 

    D'autre part, le contrôle interne en vigueur à Sonatrach "est périodiquement diagnostiqué"   et sera adapté, en cas de besoin, a fait savoir le ministre de l'énergie et des mines.

    "C'est dans notre intérêt de continuer à le  faire, afin de mieux maîtriser nos activités, rendre plus efficaces nos opérations,  utiliser de manière plus rationnelle nos ressources et veiller à protéger l'image  de notre secteur et de notre pays. Il encourra aussi à sécuriser nos responsables  et gestionnaires dans l'exercice de leurs fonctions", a déclaré dans ce sens Youcef Yousfi. 

    El Watan
  • qui à assassine' le fils d'un candidat aux législatives au pays du pharaon!!!!,je vous le donne en mille -moubarek clan-

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    Egypte : le fils d’un candidat indépendant aux législatives assassiné
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    le 28.11.10 | 15h38 2 réactions
    Le fils du candidat indépendant aux législatives en Egypte,  Sayed Sayed Mohammad a été assassiné dans le nuit de samedi 27 à dimanche 28 novembre.
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    Le fils du candidat indépendant aux législatives en...

    Le fils du candidat indépendant aux législatives en Egypte,  Sayed Sayed Mohammad a été assassiné dans le nuit de samedi 27 à dimanche 28 novembre.
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    Le fils du candidat indépendant aux législatives en Egypte, Sayed Sayed Mohammad, a été assassiné dans la nuit du samedi 27 à dimanche 28 novembre, dans la circonscription de Matariya au nord-est de la capitale.

    Le jeune assassiné Amr Sayed Sayed, âgé de 24 ans, était en train de coller des affiches pour le compte de son père lorsqu'il a été surpris par des individus.  Ils l’ont  poignardé  à mort et le jeune homme n'a pu survivre à ses blessures.  Les deux agresseurs ont été arrêtés, par la suite, par la police cairote. Et ce qui a été avancé comme une rumeur la matinée du début du scrutin a été confirmé par le ministère de l'Intérieur. Dans un communique rendu public dimanche, il a bel et bien confirmé la mort du jeune homme.

    Par aileurs, plusieurs affrontement ont été signalés à travers tout le territoire du pays. Un homme a également été blessé, dimanche, par balle lors d'affrontements entre partisans de différents candidats dans le delta du Nil. La police a fait usage de gaz lacrymogènes à Qena (Haute-Egypte) pour mettre fin à des affrontements entre sympathisants de candidats rivaux.

    Au nord du Caire, la police est encore intervenue contre des manifestants qui s'étaient rassemblés pour protester contre l'interdiction faite aux délégués d'un candidat d'entrer dans les bureaux de vote pour surveiller le scrutin. Les élections législatives égyptiennes se déroulent, ainsi, dans un climat trés tendu. Les partis politiques qui ont pris part à cette élection redoutent de violents affrontement vers la fin de l’opération de vote.
    Hacen Ouali


     

     

  • La verité pour la liberté d’Omar Omani

    http://verite-scandale-ipa.com/live/index.php

    intoduction PDF Imprimer Envoyer

    Le 13 Octobre 2010 le tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed en première instance condamne Monsieur Omar Omani, représentant des laboratoires Indien et Indonésien Sérum Institute of India et Biofarma à 6 années de prison ferme.

    Monsieur Omar Omani est incarcéré à la prison de Serkadji à Alger depuis le 10 Janvier 2010 sur ordre du juge d’instruction sous le régime de la détention provisoire dans le cadre de l’instruction de l’affaire des vaccins importés soit disant « périmés ».

    A travers ce site nous souhaitons rétablir la vérité sur une affaire qui a été très médiatisée en Algérie mais dont l’information qui a été partagée par les medias ne reflétait pas la véracité des  faits  comme le disait si bien Georges  Bernanos : « être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre tel est le sort des imbéciles ». Nous voulons partager l’information avec l’opinion publique algérienne, les journalistes qui voudront bien nous écouter ainsi que le monde politique algérien. Nous voulons faire comprendre que cette affaire est purement et simplement une machination qui essaye de détruire un homme et tout ce qu’il a construit depuis 25 ans dans son pays. Chaque argument et chaque position pris sera accompagnée de documents officiels, contrats de fourniture de vaccins, contrats de services, factures (date de facturation, date de livraison, arrivée à l’aéroport d’Alger, date de production, date d’expiration des produits), contrôle qualité des vaccins.

    Vous comprendrez enfin comment cette affaire des vaccins supposés  « périmés » n’est qu’une affabulation pour tromper l’opinion publique et travestir l’essentiel vous comprendrez  de plus qu’il est impossible d’importer des vaccins périmés et  que si des vaccins avaient été importés périmés puis livrés à l’Institut Pasteur d’Algérie, la chaîne des responsabilités serait longue, fournisseur, douane indienne, douane algérienne, ministère de la sante algérien (responsable du dédouanement des produits), représentant du laboratoire, Institut Pasteur d’Algérie (acceptant de réceptionner des vaccins périmés)…

    Ce que nous souhaitons vous faire savoir est que dans cette affaire, comme la plupart des personnes l’appellent, l’affaire des cadres de l’Institut Pasteur d’Algérie, à ce jour, la seule personne incarcérée est la seule personne ne faisant pas partie de l’institution Pasteur Algérie et ce depuis 9 mois… Les condamnations ayant fait l’objet de prison ferme pour les cadres de l’Institut Pasteur n’ont pas fait l’objet de mandat d’arrêt… La seule personne incarcérée est Monsieur Omar Omani, représentant des laboratoires indiens et indonésiens. Le bouc émissaire, un maillon faible sur lequel on porte le chapeau de  l’ensemble des responsabilités. A aucun moment lors du procès Mme la juge n’a indiqué à Monsieur Omani qu’il était responsable de quelqu’une infraction, celle-ci a néanmoins décidé de le condamner à 6 années de prison ferme…

    Afin que vous compreniez mieux ce qui est reproché par la justice algérienne à Monsieur Omar Omani, nous vous invitons à vous rendre aux rubriques suivantes : instruction puis procès. Nous démontrerons pourquoi Monsieur Omani est la victime d’une erreur judiciaire, comment certains faits qui lui sont reprochés ne peuvent pas l’être et nous allons vous révéler les réels montants de ces fameux quatre contrats et vous expliquez comment le soit disant préjudice subit de deux milliards de dollars relaté par la presse est grotesque.

    Nous invitons à travers ce site à la réflexion, l’analyse critique et au dialogue, vous aurez la possibilité d’exprimer vos opinions, de donner vos commentaires, nous nous efforcerons de répondre à l’ensemble de vos questions. Nous sommes partisans de la transparence et de l’échangeNous nous battrons sans relâche pour la liberté d’un homme juste. et bien évidemment nous voulons que la justice soit rétablie et qu’enfin Monsieur Omani puisse rejoindre les siens.

      http://verite-scandale-ipa.com/live/index.php
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  • L’ENTV continue d’entretenir le mensonge Abane Ramdane “tombé au champ d’honneur”

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     À l’ENTV, on ne badine pas avec les vérités “officielles”. En témoigne un récent reportage consacré par la Chaîne 4 d’expression amazighe au chahid Abane Ramdane, dans le cadre d’une série consacrée aux grandes figures de la Révolution. L’auteur du reportage, par ignorance ou par conformisme, avait ainsi expliqué que l’architecte de la Révolution algérienne était “tombé au champ d’honneur”. Une version officielle livrée en 1957 dans le quotidien El Moudjahid de l’époque. Pourtant, tout le monde sait qu’Abane Ramdane a été exécuté au Maroc par strangulation sur ordre de Abdelhafid Boussouf.
    L’auteur du reportage aurait pu s’épargner l’infamie de ce mensonge en se rapportant aux multiples témoignages historiques rapportés par les acteurs de la Révolution.  Décidément, à l’ENTV, les mensonges ont la peau dure.  

  • L’Égypte ou la “démocratie” à la nord-africaine (oziris) toutamkhamoun et boutef alias ati.....

    Par : Mustapha Hammouche

    C’est aujourd’hui que les Égyptiens vont renouveler leur assemblée. Depuis que les dictatures d’Afrique centrale et de l’Ouest sont de plus en plus contraintes à des élections relativement ouvertes, l’Égypte et les autres pays d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie) sont les dernières “démocraties” où les résultats restent parfaitement prévisibles. D’ailleurs, les sondages y sont généralement interdits et, de toute manière, inutiles.
    Le Parti National “démocratique” ne pourra donc qu’améliorer son score actuel de 311 députés pour l’amener vers les deux-tiers (sur 518 sièges) qui autorisent la maîtrise constitutionnelle du pays. Le résultat est assuré par le contrôle administratif total des opérations, la répression brutale de l’opposition et le refus catégorique de toute observation internationale.
     Depuis Nasser, le régime s’emploie à distraire ses sujets dans l’enchantement d’être citoyens de “la Mère du Monde” et à les bercer de l’illusion d’être les ressortissants “élus” du creuset d’une antique civilisation. Mais, dans un pays où le Smig officiel, maintenu depuis 1984 à… quatre euros (oui, quatre euros par mois !), vient d’être tout juste porté à…cinquante euros (400 livres), le discours mystificateur a atteint ses limites. Les limites de la… faim : près de quarante pour cent des Égyptiens vivent sous le seuil de pauvreté.
    Les causes de substitution comme celle de voir son président co-présider la mort-née UPM ou celle d’être les plus forts d’Afrique en football, font ce qu’elles peuvent mais sans leurrer le quidam égyptien sur la portée effective de son vote. Résultat : aux dernières législatives (2005), et presque exactement comme en Algérie, en 2007, ils n’étaient que 10% d’électeurs à se présenter aux bureaux de vote, une participation révisée par un taux officiel de…26%.
    En matière d’autoritarisme politique, nous sommes frères. Et même frères jumeaux, tant les procédés discrétionnaires se ressemblent. Jusque dans l’argumentaire de l’arbitraire à huis clos : le refus de l’ingérence que Moubarak a opposé à la demande d’envoi d’observateurs internationaux, ou la menace brandie par le président de “l’Assemblée du peuple” : “Les pressions des États-Unis (pour une élection plus ouverte) risquent de nous amener vers un État théocratique (allusion faite au risque de prise de pouvoir par les Frères musulmans, principale force d’opposition organisée). Les Occidentaux semblent sensibles à l’argument, à en juger par la formule mémorable de Sarkozy : “En Algérie, c’est Bouteflika ou les talibans”. Des dictatures “démocratiques” comme remparts aux dictatures islamistes ! Mais des dictatures qui se substituent à l’islamisme qui les contestent en manifestant une vigilance et une intolérance zélées envers les “déviances” et les autres pratiques religieuses. La répression des Coptes du Caire a tout l’air d’un prix de consolation décerné aux Frères musulmans écartés du processus électoral officiel. On connaît les dégâts que continue à générer cet intégrisme d’État, conçu comme un intégrisme de substitution au projet théocratique.
    Une atmosphère de laborieuse fin de règne plane sur les pays d’Afrique du Nord où des régimes usés s’accrochent par tous les moyens au pouvoir, sur des peuples politiquement bâillonnés et socialement accablés.

  • Élection et démocratie en Afrique La Côte-d’Ivoire, un exemple à suivre


    Déchirée par la guerre civile, la Côte-d’Ivoire vient de donner une belle leçon de démocratie à tous les autres pays africains en réussissant à organiser entre les deux tours de l’élection présidentielle, une confrontation télévisée entre les deux candidats en lice, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Le débat a permis non seulement aux deux postulants à la présidence ivoirienne d’expliquer leurs programmes électoraux respectifs, mais aussi de lancer des appels au calme aux militants des deux bords et à la compétition saine.
    Ce qui reste, du point de vue de beaucoup d’observateurs, un bel exemple de démocratie et de respect  de l’avis de l’autre à suivre dans toute l’Afrique, y compris chez nous où  l’on ne cesse de vanter les mérites de la “démocratie” algérienne.

  • no moment



       
     

  • Gestion et responsabilité pénale

     

    Par : Salim Tamani

    Des cadres dirigeants se retrouvent en taule pour avoir souvent obéi à des instructions verbales venues “d’en haut” sans que les donneurs d’ordre soient inquiétés.

    Le procès en appel des anciens cadres de la CNAN, au-delà du verdict rendu, a posé la problématique de l’acte de gestion. Pour un cadre dirigeant d’une entreprise publique, cette affaire illustre, au-delà des responsabilités que l’on peut établir sur tel ou tel dossier, la difficulté de gérer et de prendre des décisions. Dans le cas du naufrage de bateaux en rade au port d’Alger, les avocats de la défense ont mis en lumière une chose qui paraît normalement évidente mais que l’accusation n’a visiblement pas prise en compte. Les anciens cadres de la CNAN ne sont pas des armateurs et ils ne peuvent être jugés, du moins, seuls dans un dossier qui pourrait concerner plusieurs secteurs d’activités.
    Dans les affaires liées à la mauvaise gestion qui ont concerné dans leur majorité des cadres de l’État, la justice a eu la main lourde. Il est vrai que dans une conjoncture où il y a eu lieu de lancer des messages forts à tous ceux qui seraient encore tentés de dilapider les deniers publics, les procès finissent souvent par des verdicts chargés mais avec ce goût d’inachevé que ce ne sont pas toujours les véritables coupables qui sont condamnés. Des cadres dirigeants se retrouvent en taule pour avoir souvent obéi à des instructions verbales venues “d’en haut” sans que les donneurs d’ordre soient inquiétés.
    Alors, une question : quel choix s’offre-t-il donc aux dirigeants d’entreprise lorsqu’ils sont confrontés à des situations où il faut prendre des décisions, qui pourraient être contradictoires avec les intérêts mêmes de la société, mais qui sont dictées par des injonctions ? Démissionner ou assumer ? Difficile de choisir lorsqu’ils n’ont pas souvent le choix face à des hiérarchies qui sont beaucoup plus préoccupées par la gestion de leurs carrières politiques. Dans ce cas, il serait difficile de demander à un cadre dirigeant d’une entreprise publique de prendre la moindre initiative, sachant que son avenir à la tête de l’entreprise est parfois mieux garanti par son immobilisme que par le sens de la créativité, même si certains cadres abusent de ce genre de situation pour argumenter ou expliquer leur totale inactivité.

  • Réponse sur " Ali Koudil, une victime de la mafia politico-financière? "

    1. S. Omar dit :

      En tant qu’ancien cadre de la CNAN, actuellement en retraite et proche collaborateur de Mr Ali Koudil, PDG à l’époque de notre société, je tiens à témoigner qu’il est une victime du système corrompu. Dès son arrivée il fut confronté à deux problèmes majeurs :
      1. la mainmise de la mafia du syndicat sur le port, sous couvert de la protection des malheureux dockers. Elle avait mis sous coupe réglée tous les importateurs privés. Pas une seule marchandise ne sortait sans le versement de la tchippa. L’antenne du DRS du port était au courant de ces malversations et certains d’entre eux (pas tous pour être honnête), participaient à ce racket.
      2. La question de l’assurance de la flotte de la CNAN. A son arrivée, il fut scandalisé de voir la flotte assurée par des agences étrangères en Europe. Et l’un des intermédiaires était le neveu je crois d’un ancien ministre qui serait le même qui est impliqué dans le trafic de l’autoroute est-ouest et actuellement en fuite. Lorsqu’Ali Koudil décida que notre flotte devait être assurée par la société nationale d’assurance, ce fut le grand scandale. Je me rappelle qu’il fut assailli d’appels en très « haut lieu » pour le faire revenir sur sa décision téméraire. Même un ponte de l’UGTA s’était déplacé à la CNAN pour le dissuader. Ce jour-là, j’avais compris qu’il venait de signer sa mise à mort.

      Vous comprendrez donc pourquoi Mr Koudil a été condamné à 15 ans de prison pour une affaire qui ne le concernait pas. Les principaux responsables à comparaitre au tribunal sont les gardes-côtes. Or ceux-là sont intouchables. C’est El Djeich.
      Allah Yastarna.

  • Fuites sur Wikileaks : les USA se préparent «au pire»



    Crédits photo : SAUL LOEB/AFP

    Washington s'attend à des fuites massives de documents retraçant des discussions entre des diplomates américains et des gouvernements étrangers.

    Après l'Afghanistan et l'Irak, le prochain sujet de divulgation du site WikiLeaks pourrait concerner les relations diplomatiques des Etats-Unis. Lundi dernier, le site spécialisé dans la révélation de documents confidentiels avait promis une prochaine publication sept fois plus volumineuse que les 400.000 documents confidentiels récemment publiés sur la guerre en Irak, sans donner plus de précision.

    Mercredi, un porte-parole du Pentagone a estimé que les fuites seraient publiées en fin de semaine ou en début de semaine prochaine. Et Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat, a convenu se préparer «au pire scénario». Washington pourrait être embarrassé par la divulgation de ces documents, qui ont été rédigés par ses diplomates. En particulier s'ils mettent en cause des partenaires étrangers des Etats-Unis.

     

    «Des mois à étudier les fuites» potentielles

    «Nous avons passé des mois à étudier les fuites qui pourraient avoir lieu et l'impact potentiel (...) Nous sommes en contact avec nos postes dans le monde, qui ont commencé à informer les gouvernements que la publication de documents est possible dans un avenir proche», a affirmé Philip Crowley à la presse. «Ces révélations (...) vont créer des tensions dans les relations entre nos diplomates et nos amis dans le monde», a-t-il regretté, déplorant une initiative «nuisible à notre sécurité nationale».

    «Nous ne savons pas ce qui va être publié», a toutefois assuré Philip Crowley. «Nous savons depuis le début que WikiLeaks a en sa possession des câbles du département d'Etat». Les câbles, qui sont les messages internes à la diplomatie, «comprennent des discussions que nous avons avec des responsables gouvernementaux et des citoyens privés», a encore expliqué le porte-parole.

    Le département d'Etat et celui de la Défense ont mis sur pied des groupes qui seront chargé d'analyser les fuites après leur publication et travailleront de concert.

    LIRE AUSSI :

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  • Ali Koudil, une victime de la mafia politico-financière?

     

    «Nous sommes en prison depuis bientôt six années pour quelque chose qu’on n’a pas fait. Notre condamnation a eu lieu sur la base de faux témoignages. Ce sont des témoignages qui ne sont pas crédibles. Croyez-moi, Monsieur le président, j’ai passé six années en prison en train de lire l’arrêt de renvoi, mais je n’ai point trouvé de chefs d’inculpation à l’origine de notre condamnation à quinze années de prison ferme.» L’ex-Pdg de la Cnan, Ali Koudil, a tenu en haleine l’assistance durant deux heures. Son passage à la barre a replongé l’assistance dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004.
    Abder Bettache – Alger (Le Soir) – Très attendu par l’opinion publique nationale, le procès, après cassation auprès de la Cour suprême, des ex- cadres de la Cnan poursuivis dans l’affaire du naufrage des navires le Bécharet l’échouage de Batnaa été ouvert hier au niveau de la cour d’Alger. Le procès n’a débuté, véritablement, que vers 15h30. Dans la matinée, a eu lieu la lecture de l’arrêt de renvoi qui a duré plus de deux heures. Dans une salle exiguë, peu aérée et en l’absence de sonorisation, le greffier a passé plus de 120 minutes à faire lecture du volumineux arrêt de renvoi. Ainsi, durant toute la matinée, prévenus, représentant du ministère public, défense et membres du jury du tribunal criminel étaient suspendus aux lèvres du greffier. Ce dernier ne termine sa lecture qu’après 13h45. Cette «étape» franchie, le président du tribunal criminel suspend la séance et fixe rendez-vous à l’assistance pour 14h. L’ex-P-dg de la Cnan, Ali Koudil, était le premier prévenu appelé à la barre. Le magistrat lui rappelle les chefs d’inculpation tout en l’invitant à donner des explications sur le contenu des griefs retenus contre lui. Dans la salle, un silence religieux s’y instauré. La famille du prévenu écoutent attentivement l’intervention de l’ex- patron de la Cnan. En parfait bilingue, Ali Koudil tente d’expliquer au président du tribunal criminel son rôle en sa qualité de Pdg de la compagnie Cnan. L’intervention dure depuis quinze minutes, quand soudain, le président du tribunal, et sur un ton ferme, invite l’un des avocats du prévenu à s’éloigner de son client. Le magistrat reproche à la défense d’avoir soufflé des réponses à son client. Clash ! L’altercation s’installe. Miloud Brahimi monte au créneau et engage un bras de fer avec le magistrat. Le ton est monté d’un cran. La polémique s’installe. Premier mesure : le président du tribunal suspend la séance. Les travaux ne reprendront qu’une heure après.
    «Des gens ont témoigné contre nous par esprit de vengeance»
    A la reprise, Ali Koudil poursuit son témoignage. Il explique au président du tribunal le fonctionnement de la façade maritime et le rôle de chaque intervenant dans l’enceinte portuaire. Il relate des faits jusque-là inconnus de la justice. Le rôle des gardes-côtes en qualité «de police du port et de la mer» et de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL) en sa qualité de «propriétaire des lieux (enceinte portuaire)». Il cite, également, le rôle du comandant de bord du Béchar qui avait toute latitude, conformément au code maritime, de prendre toutes les décisions, allant dans le sens de la sécurité de son équipage. Enfin, il relate les derniers moments vécus avec l’ex-ministre des Transports, le défunt Mohamed Maghlaoui, avant que le Béchar ne sombre. «J’ai dit au ministre où sont les hélicoptères, qu’il faut sauver ces gens. Que me répond le ministre ? Les hélicoptères ne peuvent pas décoller», assène Ali Koudil. L’assistance est tenue en haleine. Les avocats de la défense suspendus au témoignage de leur client ne posent point de question. Le prévenu assure parfaitement sa défense et poursuit : «Quel intérêt a-t-on à laisser seize de nos collègues mourir et à se retrouver ensuite durant six années en prison ? Nous sommes en prison pour quelque chose qu’on n’a pas fait. Des personnes ont témoigné contre nous par simple esprit de vengeance.» Et en guise d’argument, l’ex-pdg de la Cnan cite les témoignages qui ont «pesé» dans sa condamnation et celle de ses collègues ici présents. Il nomme le commandant de bord Laker, un ex-syndicaliste affilié au syndicat Snomar. «Ce personnage a été licencié par l’entreprise après avoir été traduit devant la commission de discipline pour manquement à la discipline. Son témoignage n’est basé sur aucune preuve tangible. Je vous cite également le cas des gardes-côtes. Ces derniers ont une grande responsabilité dans cette affaire. Puisqu’ils considèrent que le Béchar était en danger, pourquoi n’ont-ils pas alors pris la décision de le faire entrer avant qu’il y ait catastrophe ? Ne sont-ils pas les policiers de la mer ? Dans le cas échéant, l’article 942 du code maritime auquel ils ont fait référence est clair. Rien ne peut se faire sans l’aval des gardes-côtes», martèle Ali Koudil. Poursuivant son témoignage, l’ex- patron de la Cnan porte à la connaissance de la composante du tribunal criminel que trois facteurs ont précipité le drame. Il s’agit de la «force de la tempête, qui a empêché les remorqueurs de sortir du point du mouillage du navire le Béchar et de la réaction tardive de l’équipage». Hier, en ce premier jour du procès de l’affaire des ex-cadres de la Cnan, les zones d’ombre qui ont jusque-là caractérisé cette affaire commençaient à s’éclaircir. Le passage à la barre de Ali Koudil a donné au procès sa véritable dimension.
    A. B.

  • Qui tirera l’Algérie du fond du puits?

      Par Adel H.

    Il y a aujourd’hui trois générations en Algérie : celles et ceux qui ont été témoins ou acteurs du combat pour l’indépendance (65 ans et plus), celles et ceux qui ont grandi avec l’indépendance (40-65 ans) et dont certains étaient enfants en 62 et gardent un certain souvenir de l’Algérie de l’époque coloniale, et enfin celles et ceux qui sont nés après la mort de Boumédiène et qui n’ont connu qu’une Algérie déchirée par l’exclusion et la violence et livrée en pâture aux opportunistes et incompétents de tout bord.

    Les premiers ont chassé l’occupant mais n’ont pas su instaurer un État de droit et ont laissé l’Armée prendre le contrôle du pays. Les seconds ont été façonnés par le système boumédiéniste (Boumédiène, mauvais étudiant d’El-Azhar ou mauvais disciple de Frantz Fanon?) et ce sont eux qui se sont affrontés dans un climat de violence extrême entre 1990 et 2000. C’est la génération qui a été le plus marquée par le système sur le plan idéologique (nationalistes, socialistes marxisants, islamistes, berbéristes) et qui en porte toutes les stigmates.

    Quant à la troisième génération, celle des hitistes et des harraga, elle erre comme une âme en peine dans une Algérie dévastée, prostrée, incapable de réagir, si ce n’est en se jetant à la mer dans une embarcation de fortune ou en se faisant exploser devant un commissariat.

    «Où va l’Algérie?», se demandait Boudiaf, il y a plus de 40 ans. «Qui tirera l’Algérie du fond du puits?», dirions-nous aujourd’hui. L’Algérie, un immense gâchis. Notre pays, malgré tout…

  • Bousculade entre avocats canadiens pour défendre les danseurs fugueurs

    j'aimerai bien entendre un officiel algerien parler de ce scandale!!!!! ou monsieur réné la taupe ouyahia!!!!!!!

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    C’est à une véritable bataille que se livrent des avocats montréalais pour offrir leurs services aux huit fugueurs du Ballet national qui ont demandé l’asile au Canada. C’est à qui arrivera le premier !

     

    Montréal (Canada). De notre envoyé spécial

     

    Plusieurs avocats spécialisés en immigration et en demande d’asile tentent de se rapprocher des huit danseurs à travers des membres de la communauté installés à Montréal. Une aubaine pour ces membres du barreau québécois. Comme les danseurs ont déposé leur demande de refuge, dont le type sera défini par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, ils sont déjà pris en charge par le système d’aide aux demandeurs d’asile pour la couverture médicale et le logement, entre autres. Ils pourront aussi bénéficier de l’aide juridique qui consiste en
    la prise en charge des frais d’avocats jusqu’à un certain seuil.

    L’introduction d’une demande d’asile leur permettra de séjourner légalement au Canada après l’expiration de leurs visas, dans six mois. Selon les délais que prendra leur demande, leur séjour pourrait s’étaler sur plusieurs années avant d’avoir une réponse définitive qui pourrait être un refus assorti d’un ordre de déportation (expulsion). Il n’est pas rare de rencontrer des expulsés algériens sur les vols entre Alger et Montréal. Entre temps, si leur situation change – un mariage par exemple – ils pourront passer au statut de résidant.Mais tout dépendra du dossier que préparera leur avocat. L’un des éléments sur lequel va se baser leur demande est certainement la menace qu’ils auraient reçue de la part d’un diplomate algérien au Canada. Un membre du ballet a accusé à tort, dans les médias algériens, l’ambassadeur d’Algérie au Canada, Smaïl Benamara, d’avoir provoqué leur fugue par ses menaces de représailles s’ils tentaient de rester au Canada. Ce dernier, rentré depuis en Algérie et ne connaissant pas apparemment qui est qui, a pris un autre diplomate pour l’ambassadeur. Ceci ne diminuant en rien la gravité de la menace.

    Les danseurs étaient les invités exceptionnels du Festival du monde arabe de Montréal, à l’initiative de l’ambassade d’Algérie à Ottawa. «Nous n’avions aucune volonté de programmer cette troupe, mais l’ambassadeur était très enthousiaste. Nous lui avions dit que le délai était court, mais il a très bien réussi à remplir la salle. On était surpris : le public était à 90% algérien», a affirmé hier au journal La Presse le directeur du Festival du monde arabe, Joseph Nakhlé. Selon les huit fugueurs restés au Canada et qui se sont confiés à El Watan, l’ambassadeur algérien ne les a pas menacés et a essayé de les raisonner.

    Un autre diplomate, qui serait du consulat d’Algérie à Montréal, leur aurait dit d’un ton menaçant : «Même si vous vous enfuyez à Vancouver (dans l’extrême ouest canadien) on vous ramènera tous menottés.» Il est clair que par solidarité, l’ambassadeur d’Algérie au Canada ne «vendra» pas son collègue. Réagissant à cette information, une source du consulat algérien a réfuté ce scénario et affirmé que la représentation montréalaise «n’est mêlée ni de près ni de loin à cette histoire». Prônant l’apaisement, la même source a rappelé que personne n’a été ou ne sera inquiété pour ses déclarations. «Vous pouvez vérifier auprès des personnes qui sont rentrées en Algérie», a-t-elle ajouté. «D’ailleurs, même ceux qui sont restés sont les bienvenus en Algérie, leur pays, s’ils décident de rentrer», conclut la même source.  

    Samir Ben Djafar
  • L'Algérie parmi les 15 pays au monde qui fournissent le plus de migrants

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       	Plus de 2 millions d'Algériens vivent à l'étranger. Les immigrés représentent en tout 6,7 % de la population Algérienne. 

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    Plus de 2 millions d'Algériens vivent à...

    L'Algérie fait partie des 15 pays qui fournissent le plus de migrants au monde. C'est ce qu'il ressort de l'étude internationale sur la part et le nombre des immigrés dans la population mondiale réalisée par l'Institut national français des études démographiques (Ined) et rendue publique mercredi. 

    Les immigrés représentent 6, 7 % de la population Algérienne ! Et pour cause, pas moins de 2, 1 millions d'Algériens vivent à l'étranger, précise cette étude qui souligne également que notre pays se retrouve au 15e rang des pays fournisseurs de migrants dans le monde. 

    Cette liste de pays comprend entre autre l'Egypte (2,2 millions), le Maroc (2,6 millions), la Turquie (3 millions), l'Inde (9 millions) et le Mexique, premier pays fournisseur de migrants, qui compte plus de 10 millions de ces ressortissants installés à l'étranger.

    D'autre part, les Etats-Unis comptent 42,8 millions d'immigrés en 2010, loin devant la   Russie (12,3), l'Allemagne (9,1), l'Arabie Saoudite (7,3), le Canada (7,2), la   France (6,7), le Royaume-Uni (6,5) et l'Espagne (6,4), selon cette étude qui  définit un immigré comme une "personne née dans autre pays que celui où elle  réside".  

    Enfin, au total, les immigrés seraient 214 millions en 2010, soit 3,1% de la population mondiale.     Proportionnellement à leur population, les pays du Golfe sont les plus  attractifs et les immigrés y sont parfois majoritaires. A titre d'exemple, les immigrés forment 86% de la population au Qatar, 70%  aux Emirats arabes unis, 69% au Koweït.   

    Abderrahmane Semmar
  • A la une 32 % des jeunes Algériens rêvent d'émigrer

     

       	       	Selon une étude réalisée par l’institut Gallup auprès des jeunes dans le monde arabe, 32 % des Algériens aimeraient s’installer définitivement dans un autre pays. 

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    Selon une étude réalisée par...

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    Selon une étude réalisée par le prestigieux organisme américain l’institut Gallup auprès des jeunes dans le monde arabe, 32 % des Algériens aimeraient s’installer définitivement dans un autre pays.  

     

    Le désir des Algériens de quitter leur pays pour s’installer à l’étranger est loin d’être un mythe. C’est, malheureusement, bel et bien une réalité palpable qui se vérifie au quotidien.

    Et au moment où toute l'Algérie suit attentivement le feuilleton rocambolesque des six danseurs fugueurs du Ballet National au Canada,  une étude internationale intitulée ‘‘The Silatech Index: Voices of Young Arabs’’ (L’indice Silatech: La voix des jeunes arabes), basée sur un sondage Gallup réalisé auprès d’un échantillon de jeunes des deux sexes dans les 22 pays membres de la Ligue des États arabes, révèle que "32% des jeunes Algériens affirment vouloir émigrer vers un autre pays s’ils en avaient la possibilité".

    Ils sont donc pas moins de 3 jeunes Algériens sur 10 qui affirment vouloir se réinstaller de manière permanente dans un autre pays. Les auteurs de cette étude internationale affirme ainsi que l'Algérie se trouve parmi  "les pays qui risquent de perdre le plus grand pourcentage de jeunes" ! 

    Le désir de partir des jeunes Algériens représentent, par ailleurs, une véritable menace pour l'avenir de l'Algérie qui risque des lors de se vider de ses ressources humaines indispensables à son développement. A l'image des Iles Comores où 58 % des jeunes veulent partir, de la Tunisie (44 %), Maroc (37 %) et le Liban (36 %), l'Algérie est largement au-dessus de la moyenne régionale du Monde Arabe qui est de 30 %. 

    De cette étude, il ressort également que seuls les pays du Golfe affichent les taux les plus faibles de jeunes désirant émigrer : les Emirats arabes unis (2%), le Koweït (2%), Bahreïn (4%) et l’Arabie Saoudite (7%). Ces pays sont pratiquement les seuls dans le Monde Arabe qui ne risquent pas de perdre leurs jeunes.  

    Abderrahmane Semmar
  • 1000 chercheurs algériens aux Etats-Unis

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    Le nombre de scientifiques algériens résidant aux Etats-Unis varie entre 600 et 1000 qui activent, essentiellement, dans les universités, les instituts de recherche relevant du département d’Etat américain, ainsi que les laboratoires privés.

    La Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie a pour président (chairman) le docteur Elias Zerhouni, qui est également l’un des trois ambassadeurs spéciaux des Etats-Unis pour la science et la technologie nommés en novembre 2009 par le président Barack Obama.
    C’est dans ce contexte que la Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie (Faacest) organisera les 3 et 4 décembre à Alger, en collaboration avec le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, une conférence pour un partenariat entre la communauté scientifique algérienne établie aux Etats-Unis et son homologue en Algérie, a indiqué hier à l’APS le président exécutif de cette Fondation, Farid Amirouche.


    Mise en place en janvier 2010, la Faacest rassemble notamment des scientifiques, des universitaires et des médecins algéro-américains. La délégation de cette fondation qui se rendra en Algérie sera composée d’éminents spécialistes algériens en bio-engineering, en sciences médicales, en géophysique et en climatologie, dont deux experts de l’Agence spatiale américaine (NASA). Selon M. Amirouche qui est professeur en bio-engineering et directeur de recherche du laboratoire de biomécanique à l’université de l’Illinois, il s’agit de se pencher sur le projet de création, en Algérie, d’un institut supérieur spécialisé dans les technologies de pointe telles que la bio-ingénierie, la bio-informatique et la bio-mécanique (orthopédie et développement des prothèses notamment), où la formation sera dispensée essentiellement par des enseignants algériens des universités américaines ainsi que des enseignants américains.

    Cet institut devrait être mis en place avec la collaboration académique d’une université américaine parmi les quatre établissements suivants : Massachusetts Institute of Technology (MIT), les universités de Georgetown (Washington DC), de Chicago ou de Delaware. Plusieurs universitaires américains et près de 200 enseignants algériens dans des universités américaines ont déjà manifesté leur intérêt pour enseigner dans cet institut supérieur.
    La formule prévue pour permettre à ces universitaires de prendre part à ce projet est d’opter soit pour des congés sabbatiques des universités où ils exercent, soit en dispensant des cours par visioconférence à partir des Etats-Unis.  

    R. N.
  • L'Algérie infectée par ses tabous

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    Le sida recule dans le monde, mais continue sa progression en Algérie. 600 nouveaux cas ont été enregistrés depuis le début de l’année, montrant une nette propagation du VIH dans la société. Tabous à la peau dure, ruptures de stocks de médicaments récurrentes, échec dans la promotion du dépistage, absence de coordination des actions et baisse des ressources… El Watan Week-end fait le point sur les problématiques du VIH/sida en Algérie, à quelques jours du 1er décembre, Journée internationale de lutte contre le sida.

    Dans les jardins de l’hôpital El Kettar, à Alger, des silhouettes vont et viennent dans une déconcertante banalité. 800 malades atteints de sida sont actuellement traités dans le service infectieux. La détresse qu’enserrent ces lieux n’est perceptible qu’une fois à l’intérieur. A l’entrée de la pharmacie de l’hôpital, Djamel reprend son souffle et s’avoue dépité : «Je viens d’Oran, où une rupture de stock persiste depuis un an, avec l’espoir d’avoir des médicaments, mais la pharmacie refuse de me les donner, ils disent qu’il faut être originaire d’Alger.» Djamel est infecté par le VIH depuis six ans et se traite pour survivre. Il y parvient bien. «Grâce à la trithérapie, la vie continue pour moi», confie-t-il. Face à cette pénurie, il compte se procurer le traitement de France, à raison de 150 000 DA.

    Il en a les moyens. On ne peut pas en dire autant pour d’autres. Mais les personnes vivant avec le VIH en Algérie composent comme elles peuvent et s’arment de courage pour résister au renoncement. Où en est-on, justement en Algérie ? Si la propagation de la maladie a ralenti dans le monde, (selon les dernières estimations de l’Onusida), en Algérie, le VIH se propage et les cas de sida ne cessent d’augmenter. Les chiffres sont éloquents même s’ils ne sont pas révélateurs de la véritable prévalence de la maladie sur le terrain. 600 nouveaux cas ont été décelés depuis le début de l’année (estimations du 30 septembre), portant le nombre de cas cumulés depuis 1985 à 1118 cas de sida et 4745 séropositifs, soit un total de 5863 personnes concernées. Les estimations non officielles parlent de près de 30 000 cas. L’Algérie est un pays à faible prévalence (nombre de personnes touchées dans la population) avec un taux allant de 0,1 à 0,2%. Mais les pays reconnus pour leur forte prévalence ont tous commencé avec des taux aussi faibles avant de se voir propulsés au plus haut point de ce fléau sanitaire. L’Algérie n’est donc pas à l’abri d’une propagation encore plus alarmante du virus, sachant tous les tabous qui bloquent les initiatives de prévention et de lutte.


    Principal problème : le dépistage


    Prostituées, homosexuels, usagers de drogues injectables sont les principales catégories de la société touchées par les affres du sida. Mais les autres tranches de la population ne sont pas en reste. La contamination est facile et toutes les personnes touchées ou susceptibles de l’être n’ont pas le réflexe de faire les tests de dépistage. «Les gens ont peur de faire le pas et sont très mal informés. Beaucoup de personnes vivent avec le VIH sans le savoir et participent donc à sa propagation. Le dépistage est notre grand frein», confirme Othmane Bourouba, président de l’association Aids Algérie. Et pourtant, 75 centres de dépistage sont disponibles sur le territoire national. Mais les tabous qui entourent cette maladie les rendent presque inexistants. Dans une société où le sexe est tabou, et où on feint de ne pas savoir que l’homosexualité existe, il est difficile de sensibiliser. La peur du regard de l’autre, des jugements et les stigmatisations contraignent au silence. Un silence dans lequel le VIH étend ses ramifications désastreuses. L’Etat en est conscient et a d’ailleurs adopté un plan national stratégique de lutte contre le VIH/sida 2008-2010 (PNS) visant justement au renforcement de la prévention et de la promotion du dépistage volontaire. Mais la réalité du terrain résiste à ses stratégies qui restent conceptuelles.

     

    Joindre l’acte à la parole


    Le PNS semble parfait sur le plan théorique, mais il n’empêche pas pour autant «le nombre de cas d’augmenter», témoigne le docteur Akinouche, médecin au service infectieux d’El Kettar. L’application du PNS pose problème. Le comité national de lutte contre le sida attend depuis cinq ans d’être restructuré et la bonne volonté de l’Etat peine à avoir un impact sur la réalité. Un rapport avec le retrait du fonds mondial de lutte contre le sida d’Algérie décidé en 2008 ? Une évidence pour la présidente de l’Association de soutien pour les personnes vivant avec le VIH, Hayet : «Le PNS est très bien fait et c’est notre principale référence, mais le problème de financement ralentit nos activités. L’Etat est concentré sur les traitements, alors que la prévention et le dépistage sont primordiaux pour ralentir la propagation. Le retrait du Fonds mondial qui était notre bailleur de fonds en est la cause.» «Un retrait pas si négatif que ça», selon  Dr Scandar Soufi, président de l’association AnisS : «Ce retrait nous extirpe de la culture de l’assistanat, on doit à présent  bouger et créer nos propres dynamiques.» Pour cela, il faut, évidemment, joindre l’acte à la parole. L’objectif capital étant d’arrêter de considérer cette maladie comme une tare et de détruire tous les tabous qui l’entourent. «Il y a des avancées sur le terrain et le mouvement associatif travaille dur, mais il est vrai que les tabous ralentissent la lutte et affectent la vie des malades», soutient Ahcène Boufenissa, président de l’association solidarité AIDS. Le témoignage de Salim soutient cette idée. Séropositif depuis six ans, il résume non sans émotion : «Je combats très bien la maladie avec mes traitements, mais je ne sais pas avec quoi combattre les jugements blessants et méprisants des autres.»

    Fella Bouredji