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  • ’entrepreneur a été inhumé en présence d’une foule nombreuse La Kabylie rend un hommage digne à Hend Slimana

     

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    l’entrepreneur a été inhumé en présence d’une foule nombreuse
    La Kabylie rend un hommage digne à Hend Slimana

    Par : Salah Yermèche

    “N’oublions pas, la solidarité doit être de mise dans toute la région”, clamaient les orateurs qui se sont relayés au mégaphone durant les obsèques.

    Ayant succombé vendredi matin à ses blessures après avoir été victime, rappelons-le, en compagnie de son jeune cousin Omar, d’un faux barrage dressé dimanche dernier vers 21 heures par un groupe de plusieurs hommes armés au lieu-dit Bouhlalou, à quelques encablures d’Aghribs village, l’entrepreneur Hend Slimana, dit Hidouche, a été inhumé hier au cimetière de Sidi Yahia El-Kemmadi (Imekhlaf) dans un climat de consternation et d’indignation indescriptibles. Des milliers de citoyens de la région des Ath Jennad et d’autres régions de la Kabylie sans compter les milliers de femmes des villages environnants présentes autour de la modeste demeure de la famille Slimana, ont tenu à rendre un dernier hommage à la malheureuse victime, et une véritable procession humaine a accompagné le regretté à sa dernière demeure. Le charisme de cet homme de 48 ans, ravi aux siens et à l’ensemble de la région à la fleur de l’âge, dépasse les frontières de sa commune natale, voire même celle de la wilaya de Tizi Ouzou, tant il ne lésinait jamais dans l’aide personnelle au profit des villages les plus isolés de la région, notamment dans les travaux de réfection des routes et autres besoins qu’exprimaient ses concitoyens dans la région, lui qui était connu pour avoir géré tel qu’il se doit son entreprise de bitume et de goudronnage. “Non seulement il a toujours aidé les plus démunis, mais aussi les jeunes de la région sans oublier notre club-phare la JS Kabylie”, nous dira un groupe de jeunes citoyens du village, des dires qui nous sont confirmés par des personnes proches du club kabyle qui ont tenu à assister à l’enterrement. Plusieurs personnalités et cadres de la wilaya (membres de l’APW, des députés, des sénateurs, le président de la JSK, le directeur de wilaya de la culture, des maires des régions environnantes…) ont tenu à saluer par un dernier adieu la dépouille de ce “jeune constructeur qui a relevé tant de défis et honoré tel qu’il se doit la région des Ath Jennad”, dira un sage du village. Plusieurs heures ont été nécessaires à cette véritable marée humaine venue lui rendre un dernier hommage, un dernier adieu avant de porter douloureusement sa dépouille vers sa dernière demeure située non loin du village d’Imekhlaf dans le cimetière de Sidi Yahia El-Kemmadi, un mausolée pour lequel le défunt Hidouche Slimana et sa famille avaient beaucoup contribué par leur aide considérable dans son entretien, sa réfection, sa restauration. Mieux encore, de nombreux villageois affirment que le revêtement de la route d’accès vers ce lieu très respecté où les citoyens d’Aghribs, Tazerout, Imekhlaf, R’bedh, Aït Ouchene, Tamassit, Agraradj, pour ne citer que ces villages environnants, célèbrent régulièrement les fêtes et cérémonies traditionnelles, notamment celle de Achoura, et/où le défunt ne passait jamais inaperçu pour son aide, sa bienfaisance et son dynamisme. Des imams, des membres de la coordination des comités de village de la région constituant la cellule de crise créée après ce drame qui frappe dans leur chair l’ensemble des archs environnants, puis le président de l’APC d’Aghribs, se sont relayés au mégaphone pour “remercier tous ceux qui sont venus nous soutenir dans cette douloureuse épreuve qui nous a blessés tous dans notre chair. Vous êtes venus réconforter et soutenir ceux qui construisent, ceux qui peinent et se sacrifient pour l’intérêt général de la population, nous vous demandons d’être plus unis et davantage mobilisés pour savoir d’où le coup est venu. Hidouche était un homme qui a toujours aidé les pauvres et les démunis. C’était un enfant du terroir qui aimait sa région et qui a choisi de vivre modestement dans son village, avec les siens. C’est pour ça que vous êtes tous venus pour lui rendre l’hommage qu’il méritait. N’oublions pas, la solidarité doit être de mise dans toute la région”, clamaient les orateurs avec des voix nouées d’émotion. Par ailleurs, les différents orateurs ont annoncé que la cellule de crise d’Imekhlaf a décidé, en collaboration avec la coordination des comités de village, d’organiser lundi prochain, à Fréha, une marche pacifique et silencieuse de soutien et de mobilisation pour exiger la libération, sain et sauf et sans conditions, de son cousin Omar, toujours entre les mains de ses ravisseurs et dont on n’a toujours pas de nouvelles. La marche s’ébranlera demain à 10h à partir du stade municipal de Fréha et prendra fin par un rassemblement populaire à la place centrale de la ville de Fréha, alors que les commerçants de la localité ont été aussi appelés à observer une grève générale qui durera toute la matinée, soit jusqu’à 12h.

    Basta !

    Par : Saïd Chekri

    On ne laisse pas à la Kabylie d’autre choix que celui de se prendre en charge. Se prendre en charge a, ici, une seule signification possible : prendre les armes. Tout indique qu’elle le fera. Peut-être plus tôt qu’on le croirait.

    Une soixantaine d’enlèvements en moins de quatre ans. Tel est le lot de la Kabylie. De la Kabylie seule. Une soixantaine d’enlèvements, et au bout, un mort, Hend Slimana, père de famille sans histoire, entrepreneur dynamique, généreux, affable et amoureux de la JSK, qu’une foule nombreuse, en colère mais digne, a accompagné hier à sa dernière demeure. Une soixantaine d’enlèvements, un mort…Mais ce n’est pas tout : une personne, le cousin de l’entrepreneur assassiné, est encore aux mains de ses ravisseurs, alors qu’une autre, à Tazmalt, toujours en Kabylie, vient d’échapper de justesse à une opération de même type.
    Trop, c’est trop ! Cet énième coup de poignard dans le dos de la Kabylie semble marquer un tournant. La population de la région, plus que jamais excédée, ne se pose plus la question de savoir pourquoi on lui impose cette précarité sécuritaire. Elle sait qu’on tente ainsi de lui faire payer son refus de se plier aux diktats, tous les diktats, “d’où qu’ils viennent”, pour reprendre l’expression en vogue des années 90. Elle ne se pose même plus la question de savoir quand cessera l’enfer. Elle sait que l’enfer ne tombe pas du ciel. Elle sait donc que le salut viendra d’elle-même… ou ne viendra pas.
    Comme il y a quelques années, on ne laisse pas à la Kabylie d’autre choix que celui de se prendre en charge. Se prendre en charge a, ici, une seule signification possible : prendre les armes. Tout indique qu’elle le fera. Peut-être plus tôt qu’on le croirait. Car, qu’on ne s’y trompe pas, la Kabylie ne veut plus continuer à compter les rapts qui ciblent ses enfants. Encore moins à compter ses morts. Elle ne se contentera plus de se mobiliser cycliquement pour obtenir leur libération.
    On ne sait pas si le scénario est au programme de quelque laboratoire occulte mais l’on sait qu’une Kabylie qui crie aux armes, cela n’irait pas sans provoquer des grincements de dents. Mais pas seulement : bien des désordres risqueraient d’être au rendez-vous et des “dommages collatéraux” ne seraient pas à écarter. Qui oserait alors reprocher à une région d’organiser la riposte pour sa survie? Sûrement pas ceux qui, depuis quelque temps, trouvent politiquement payant de jouer avec le feu en abandonnant, voire même en livrant la région au terrorisme, au banditisme et à la délinquance et qui, ce faisant, poussent les investisseurs potentiels à regarder ailleurs et des opérateurs économiques à délocaliser leurs activités vers d’autres contrées. Car si la Kabylie est décidée à en finir avec l’insécurité sous toutes ses formes, c’est aussi à ceux-là qu’elle dit aujourd’hui : “Basta !”

  • Avoir un ennemi commun n'a jamais été un facteur de rassemblement

    Tant que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent exactement, ils ne sauront pas quoi, faire avec qui, et pour qui, et surtout contre qui.Le fait que ce régime soit une calamité pour tout le monde, n'est pas un facteur suffisant pour faire des alliances contre nature, et de surcroit dans le monde virtuel d'internet.

    Les islamistes combattent le pouvoir depuis sa naissance pour l'instauration d'un mythique Etat qui au mieux ressemblerait au Soudan et au pire à la Somalie, le régime les combat pour entretenir un état de fait qui ne l'arrange même pas lui même, sauf s'il répond à un agenda étranger.

    Les communistes le font pour lui insuffler le cheminement inverse de celui préconisé par les islamistes, et ainsi de suite pour les arabistes et les berbéristes, les rationalistes et les « mythistes », et vogue la galère.Le fait d'avoir tout ce beau monde sur le dos, conjugué avec les échecs et la nature versatile et sans principes du régime, prouve que se débarrasser au plus tôt de lui est une nécessité vitale pour le pays, tout comme l'était le fait de se débarrasser du colonialisme en 1954.Autre évidence, c'est que le consensus est fait, quant à l'origine de tout le problème.

    Cependant, avoir un ennemi commun n'a jamais été un facteur de rassemblement entre des camps qui lui reprochent des choses diamétralement opposées. Certains sont même pires que lui en matière d'étroitesse de vue et de méthode de répression et surtout de moyen de légitimation.

     Cette profusion d'appel à la création de fronts ou de rassemblements et même de ligues contre le régime, en majorité initiées sur la toile, ressemble à s'y méprendre à une sorte de curée ou le premier arrivé pense être le premier servi à moindre frais, et sans engagement précis de sa part sauf l'éternelle litanie des espérances vagues et imprécises sur un avenir meilleur dans un monde parfait ou tout le monde est frère et sœur.

    Soyons sérieux, on ne lance pas une démarche politique, en s'intronisant promoteur du changement sur la toile, sans en préciser les contours exacts, et un minimum d'engagements concrets et précis sur la forme du projet de société que l'on propose et les voies et moyens d'y parvenir.

    Avec soixante partis qui patinent dans le yaourt depuis 1990, et qui n'ont même pas réussi à proposer un programme interne à leurs militants définissant de manière claire leur rôle dans le parti et la société, ainsi que les règlement internes au parti, on va s'encombrer encore d'une profusion d'organisations virtuelles sur le net, qui proposent des projets encore plus opaques que ceux des partis, et avec des démarches qui vont de l'alignement sur un nouveau messie, aux incantations de zaouïa sur la fraternité et le bonheur qui doivent régner sur terre en guise de programme politique.

    Bientôt on aura des prophètes et autres envoyés du ciel sur le net, et avec des pseudos en plus.

    Les Algériens n'ont rien de spécial par rapport aux autres peuples ce sont  des êtres humains normaux qui réagissent en fonction des reflexes partagés par tout le genre humain.

    La catégorie qui cherche une solution rationnelle et réalisable au problème de la mal gouvernance, ainsi que des réponses concrètes à ses questionnement sur l'avenir, et qui est obligée de les chercher sur internet faute d'autres canaux verrouillés par le système ou encombré par la fausse opposition, ne marche pas aux incantations ni aux sentiments aussi noble soient –ils. Elle veut des programmes concrets avec des outils concrets de concrétisation. Ceci ne peut être que le fruit d'une réflexion profonde et de haut niveau qui prend en charge du plus petit détail à la plus large vision du problème, de sa solution et de la pérennité de cette solution.

     La catégorie qui fonctionne à l'émotionnel et aux incantations, n'est pas prête à transposer dans la vie réelle la communion virtuelle qui se crée sur le net, sur la base de souhait ou d'incantations et d'anathèmes de chapelle ou de catégorie sociale contre une autre.

    Celui qui aspire à manipuler cette catégorie, n'a qu'à se retrousser les manches et attendre un événement tragique ou une émeute déjà lancée pour la chevaucher sur le terrain et pas face à un clavier, et ensuite à en assumer tous les résultats avant de penser aux dividendes politiques.

    L'heure est effectivement grave, raison de plus pour ne pas l'aggraver par des initiatives « don quichottesques » pour certaines, et manifestement intéressées pour d'autres. Sans compter les manipulations en tout genre qui à défaut de réussir permettent de disperser les efforts dans de vaines actions vouées à l'échec, comme prévu dans la stratégie de ceux qu'on prétend dégommer d'un clic de souris.

    Ce régime auquel on reproche son mépris de l'intelligence de ses vis à vis, doit bien rire de notre mépris de sa propre intelligence, car qu'est ce qui l'empêche de lancer les incitatives et autres actions qu'il veut sur le Net à raison de trois par jour pour parasiter tout cet univers déjà parasité.

    Le vocabulaire d'un opposant renseigne déjà de lui même, sur sa nature d'opposant ou d'opportuniste, ainsi que sur ce qu'il propose comme alternative même quand il s'essaie à le camoufler dans des concepts creux où la démocratie transparait plus comme un outil que comme une conviction, et même les coups d'état ont intégré cette pseudo défense de la démocratie dans leur déclaration post opératoire.

    Boumediene a reproché à Ben Bella le pouvoir personnel, dans un putsch réussi et Zbiri a reproché à Boumediene la même chose dans un autre putsch raté, et vogue la galère.Autre point curieux, c'est cette propension à vouloir coller aux dates historiques pour utiliser leur charge émotive supposée dans l'esprit des gens en vue d'obtenir une adhésion plus émotionnelle que rationnelle à son initiative, comme si le choix initial de ces dates là par les révolutionnaires répondait à une sorte d'horoscope politique qui les rend bénies à jamais, alors que tout le monde sait que le 1er novembre est dû à la réunion du 23 octobre qui l'a précédé, et que c'est l'exigence de Krim Belkacem d'avoir la position de Messali qui avait retardé les choses depuis juillet. Quant au 19 mars 1962, c'est le hasard des négociations qui a fait trainer les choses d'avril 1961 à cette date. Le 5 octobre demeure quant à lui  sans commentaire à part le fait plus que suspect que le mercredi est veille de weekend et qu'il n'y a qu'un Etat pour planifier les rassemblements populaires en tout genre le weekend.

    Les Algériens ont besoin de liberté, d'épanouissement et de réussites en lieu et place d'échecs et de drames, sous la houlette des actuels messies ou de nouveaux messies en herbe ou en épines.

    Ils n’ont nullement besoin de date à commémorer, pour le sang qu'ils auront versé pour rien ou pour les occasions qu'ils ont raté  par naïveté ou inconséquence de leur classe supposée politique, et surtout pas d'une aventure à la FIS et ses parents et alliés.

    Les Harragas ont montré un début de route par la destination pour laquelle ils risquent leur peau en mer, et c'est ce qu'ils cherchent dans cette destination qu'il faut leur fournir ici. Quand à l'autre destination qui couvre le malheur du manteau de "l'authenticité" et des valeurs "indéfinies", la destination est déjà occupée en partie par le régime et le reste par les tangos, dont tout le monde souhaite la disparition simultanée, sauf ceux qui se nourrissent de ces deux mamelles du malheur.

    En ce qui me concerne, je ne suis prêt à m'inscrire dans aucune initiative dont les auteurs, les contours et les buts et moyens d'y parvenir sont indéfinis et souvent brumeux, et je crois qu'une bonne partie du peuple partage ce sentiment. C'est ce qui fait son semblant de passivité.  Ce n'est pas pour décourager les initiatives que je dis cela, mais depuis le temps que tout le monde appelle à une chimérique révolution personne n'a émis un avis cohérent sur les contours politiques, économiques, juridiques et culturels de cette Algérie de rêve, ni émis la moindre proposition concrète de reforme. Ne serait ce que d'un texte de loi ou d'une institution pour se prévaloir d'un appel au renouveau.Commençons par la tracer cette Algérie du futur dans nos têtes, et ensuite mettons nous d'accord sur ce tracé, et le reste suivra de lui même.

    Ferhat Ait Ali

  • Toufik ou Bouteflika ? Quelle question !

    Toufik malade ?

    En situation normale, le général Mediene  serait un citoyen Algérien  à qui on souhaiterait tous, un prompt rétablissement.

    Malheureusement, ous vivions une situation hors norme, et même Kafkaïenne, où une partie des Algériens souhaiteraient qu'il soit quasi immortel, en raison de leur communauté de destin, et une autre partie souhaiterait sa disparition, pour des griefs passés ou des griefs majeurs qui pourraient être ainsi évités.

    Dans cette seconde catégorie, on distingue deux sous catégories, celle  qui pense à tort ou à raison que le personnage est responsable de drames et au moins à l’origine de ses  déboires et celle qui pense que le personnage est un pavé dans la mare d'une ambition rondement menée, sans son intrusion dans ses affaires, avec les techniques qui lui sont propres. Celle-ci  se recrute dans le sérail ou le sillage des héritiers présumés de la maison Algérie.

    En tant que cinquième roue de la charrette, comme la majeur partie des 35 millions d'Algériens, tels que nous sommes perçus par les alliés autant que par les  ennemis de ce monsieur, mon avis ne s'inscrit pas dans l'analyse des différents segments d'un régime ; que je suis pressé de voir disparaitre de préférence politiquement et sans drames personnels. Faute de mieux, je ne serais pas très triste de voir disparaitre du fait de dame nature, même si je n'ai aucune haine personnelle ni envers ce personnage ni un autre, tout en gardant à l’esprit qu’à la lecture de cet écrit, son modeste auteur pourrait  avoir quitté ce monde avant ce monsieur.

    La logique ainsi que l'intérêt de l'Algérie auraient voulu, que tous les protagonistes de ce vaudeville, bombardé bras de force politique, entre de vieux personnages que la nature a déjà mis à la retraite, sans qu'ils le sachent, n'ait jamais lieu, et ne grève pas le destin de toute une nation pour des conflits qui à leur niveau et à leur âge n'ont plus rien à voir ni avec l'intérêt ni la politique, se retirent en même temps du paysage politique et sécuritaire national, pour laisser la place à une relève plus jeune et sans contentieux personnels ou historiques à gérer.

    En prenant leur retraite, au profit de jeunes officiers, et en acceptant l'alternance avec  les civils, dans le respect du choix populaire, les militaires se rendraient service et rendraient service à leur patrie, en lui permettant de sortir de cette dualité du néant, où chaque clan n'a rien d'autre à proposer au pays que sa présence stérilisante pour les autres institutions et démoralisante pour le peuple.

    Les seuls bénéficiaires , quoiqu’éphémères de ces luttes au sommet, sont les membres du deuxième collège de flagorneurs et autres courtisans et fantoches qui se sont inscrits dans le soutien indécent et intéressé à l'un ou l'autre de ce pseudo  conflit de vieux méfiants et aigris, n'auraient aucune chance au vu de leur stature et compétence de figurer dans le destin de ce pays en dehors du fait divers.

    De toute façon, faire une lecture de l'avenir suite à une disparition ou incapacité d’un  supposé  adversaires dans un  conflit qui n’apporte rien au peuple  sinon qu’il le gène dans son émancipation et son développement, ne sert pas à grand chose tant qu'on accepte de s'inscrire dans le même conflit, alors que notre intérêt est dans la disparition intégrale de cette forme  néfaste de pensée et de gestion.

    Le président, à supposer qu'il est effectivement en conflit avec le général Mediène ou avec le reste des militaires, n'aurait jamais eu ce problème s'il n'avait accepté de s'inscrire dans une logique piégée et fausse dès le départ, celle de la cooptation en dehors de la légitimité réelle des urnes.

    Il n y a que deux manières d'être un président à part entière : Etre élu par son peuple sans aucune combine, ou faire soit même un coup d'état, mais ne  jamais être le fruit d'un coup d'état perpétré par d'autres. Ben Bella, Chadli, Boudiaf, Zeroual, et Bouteflika l'ont tous vérifié à leurs dépends, avec une excuse pour Ben Bella qui n'avait pas de précédent et Feu Boudiaf qui est venu à un moment où l'Algérie cherchait un sauveur.

    Il n y a aucune excuse pour Bouteflika, il avait cinq précédents révélateurs de la nature du système. De plus, il était lui même artisan de deux coups de force. Il est venu dans un contexte et par le biais de  procédés qui ne présageaient rien de bon ni pour le pays ni pour lui. Son  ego hypertrophié lui a fait penser qu'il pouvait doubler une équipe déjà installée et gripper une machine bien huilée. En lieu et place de cette machine à gérer sans s'impliquer, c'est toute la machine Algérie qu'il a grippé dans ce bras de force stérile et sans objet politique. Le personnage ne portant apparemment aucun autre projet politique que celui de s'installer à El Mouradia comme un satellite sans réflecteurs, se met en orbite hors du temps.

    Dans un  contexte d’élection démocratique à la présidence de la république,  le chef des services spéciaux et le président de la république , de par  la nature des deux institutions qu’ils représentent et leur hiérarchie dans la constitution et dans l'organigramme de tout Etat qui se respecte, ne leur permet pas  d'entrer en conflit  sauf à vouloir déborder la légalité constitutionnelle par un coup d'état qui ne dit pas son nom. Prendre parti pour les services spéciaux ou n'importe quelle autre institution subalterne contre le président équivaut à participer à un putsch consciemment ou inconsciemment.

    Dans notre situation actuelle les choses sont évidemment plus complexes que ça, le putsch ayant eu lieu plusieurs fois avant et après l'arrivée de Monsieur Bouteflika à la présidence, par toutes les fraudes électorales et autres intrusions des "décideurs autoproclamés" dans tous les domaines de la vie des Algériens sans leur volonté. Le dernier putsch en date étant le viol de la constitution en 2008, au profit de ce même président moyennant un accord ou il a accepté un premier ministre, que ni son régionalisme à fleur de peau ni ses convictions politiques et économiques ne lui auraient fait accepter. si ce n'était par deal nécessaire; prendre parti pour lui reviendrait à soutenir un putsch contre un autre dans la même conspiration contre la démocratie qui a mal tourné pour tous les protagonistes de cette mascarade couteuse pour le présent et l'avenir de ce pays.

    Mon seul souhait c'est que face à leurs problèmes de santé, ces protagonistes de conflits qui ne nous intéressent pas et qui nuisent à ce pays, se rendent compte de la précarité de l'existence humaine, et de l'inanité des rêves de puissance personnels, par rapport aux revers de puissance d'une nation entière,. Qu’ils  acceptent de se retirer pendant qu'il en est temps, l'un en démissionnant simultanément avec tous les gradés de sa génération soit de plus de 65 ans, et le deuxième en annonçant le même jour sa démission de la présidence et l'organisation d'élections présidentielles et législatives , anticipées, qui permettront  d'élire avant la fin de l'année, un président et un parlement de transition pour une période de 2ans, le temps d'élaborer les textes permettant de nous projeter dans la véritable démocratie, et de projeter l'armée dans le véritable professionnalisme sans parasitage d'une institution sur une autre.

    Bien sur, le gouvernement actuel et particulièrement son chef sont une garantie de fraude électorale et doivent  donc être neutralisés en premier.

    Je ne suis pas madame Soleil pour entrer dans les détails qui ne m'intéressent pas de savoir quel clan va prendre le dessus grâce à l'incompétence d'un médecin ou à une décision divine.

    Tous les clans sont dans la bouillabaisse et l'Algérie avec, tant que cette logique étriquée prévaut à des niveaux de décision aussi dangereux.

    Quelque soit le destin du général Toufik, un Etat qui se noie dans un sachet de lait et qui ne sait même pas si les salaires de ses fonctionnaires, généraux compris ne seront pas réglés en fausse monnaie, n'a plus d'Etat que les oripeaux.

    Ageis 63
  • la blague2010!!!!!!!

    Des peines à perpétuité pour des émirs en fuite à Boumerdès

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    Le tribunal criminel a prononcé dimanche 21 novembre au soir une peine à perpétuité par contumace à l’encontre de deux dangereux terroristes de l’ex-GSPC, en l’occurrence l’émir chargé des kidnappings, T.Zoheir, et l’émir de la sériet de Zemmouri, H.Mohamed.

    Le tribunal a prononcé également une peine de 20  ans de prison ferme par contumace à l’encontre du dénommé M.Nacer, pour son adhésion à un groupe terroriste armé.

    Le même tribunal a condamné dans autre affaire un autre terroriste, Z.Kamel, qui s’est porté volontier pour perpétrer un attentat kamikaze en 2008, et prononcé la relaxe pour Z.S pour absence de preuve justifiant les griefs retenus contre lui.

    Ce dernier a été poursuivi pour appartenance à un groupe terroriste et non dénonciation de délit. Il a été soupçonné d’avoir entretenu des relations avec le terroriste Z.Kamel durant l’année 2008. Une accusation qu’il a niée en bloc lors du procès

    Ramdane Koubabi

     

  • CET homme est un escroc

    Signature de 120 conventions collectives selon l'UGTA

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       	Abdelmadjid Sidi Said, Secrétaire Général de l'UGTA

     

    120 conventions collectives ont été  déjà signées et il ne reste que celles relevant des secteurs de la presse et  des entreprises de gestion des aéroports, a indiqué dimanche à Alger le secrétaire  général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid  Sidi Saïd.          

    "En tout, 120 conventions collectives ont signées. Il reste deux, celles  de la presse et des entreprises de gestion des aéroports, ces dernières ayant  déjà entamé les négociations", a assuré Sidi Saïd à la presse en marge d'un  séminaire sur le renforcement des capacités des organisations syndicales dans  les domaines de la négociation collective, la protection sociale et la productivité  dans le contexte de la mise en place du Pacte mondial pour l'emploi. 

    Pour rappel, une convention collective réglemente, notamment, les principaux  aspects des relations professionnelles, les différentes étapes de la carrière  professionnelle, les conditions de promotion professionnelle et la révision  de la grille des salaires, des allocations, des primes additionnelles et des  assurances sociales de base et additionnelles.

    Enfin, à une question sur la prochaine réunion de la tripartite  (gouvernement, UGTA et patronat),  Sidi Saïd a précisé qu'aucune date n'était  encore fixée.

    El Watan
  • youtube -------DRS-------ALGERIEN--!!!!!!!!

  • no moment


  • Grève à l’hôpital de Collo (Skikda) Sept syndicalistes suspendus de leur fonction

    Par : Boukarine A.
    Le bras de fer engagé depuis le mois de juin entre d'une part, les paramédicaux affiliés au Syndicat des paramédicaux (SAP) et d'autre part, le directeur de l'hôpital de Collo semble s'enliser encore davantage après  la suspension de 7 membres du syndicat qui a pris effet le 14 novembre dernier et ce, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est énergiquement dénoncée par les syndicalistes, car elle intervient à la veille de l’Aïd, contre des pères de familles dont certains ont plus d'une vingtaine d'années d’exercice. Pour rappel, les paramédicaux de l'EPH de Collo sont en grève ouverte depuis plus d'un mois pour des revendications socioprofessionnelles, particulièrement celle des allocations familiales qui est basée sur 300 dinars contrairement à celle des autres EPH et des autres travailleurs de la Fonction publique qui l’est sur 600 dinars. Un deux poids, deux mesures que tous les observateurs semblent ne pas comprendre de même que l'entêtement de la direction de l'EPH et l'inertie qui caractérise la tutelle qui semble ne pas se soucier de la bonne marche d'un hôpital dont dépend une population de plus de 150 000 habitants. Un avocat nous dira que le directeur de l'EPH, qui est en outre une partie prenante dans ce conflit, n'est pas habilité à suspendre des travailleurs.
    Par ailleurs, dans une lettre adressée au wali, le secrétaire général du SAP de l'EPH de Collo, lui même suspendu, a fait part de l'illégalité de cette décision de suspension dans une grève qui n'est pas encore jugée illégale. Le wali de Skikda est ainsi appelé à mettre un terme aux agissements du directeur de l'EPH. Des paramédicaux grévistes se sont entendus pour entrer en grève de la faim en cas de non-réintégration immédiate de leurs collègues. La situation ne fait donc qu’empirer, au grand dam de la population loc

  • Les agressions contre les médecins se multiplient aux urgences (Bordj Bou Arréridj)

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       	Les conditions de travail demeurent insupportables

    Les praticiens menacent de cesser toute activité si leur service n’est pas sécurisé.

    Un médecin spécialiste de l’hôpital Bouzidi Lakhdar de Bordj Bou Arréridj  a été sauvagement agressé, jeudi aux environs de 14h30, par les membres d’une famille  qui lui reprochaient de ne pas ausculter leur malade. Pour le spécialiste, le malade n’était pas un cas urgent, c’est pourquoi il l’avait orienté vers la polyclinique. N’admettant pas cette explication, les accompagnateurs du malade assailliront le praticien. Ce dernier encaissera plusieurs coups de poing lui causant de graves blessures, au visage notamment. Pris en charge par ses collègues, le médecin recevra les premiers soins.

    Ce jour-là, le service des urgences était débordé en raison des fêtes l’Aïd. A l’issue de cette fâcheuse situation, les médecins de garde, soutenus par l’ensemble du corps médical, ont observé un sit-in devant le pavillon des urgences, suivi d’un arrêt de travail en signe de protestation contre l’insécurité qui règne dans ce service. «Cette agression n’est pas la première du genre. Notre arrêt de travail se veut une manière d’interpeller les responsables afin que ce type de comportements à l’encontre des médecins ne se reproduise plus», souligne un syndicaliste. Les médecins et les paramédicaux de garde dénoncent la situation déplorable dans laquelle ils exercent et demandent la sécurisation du pavillon des urgences, faute de quoi ils cesseront toute activité dans ce service.                                    

    A. B.
  • Seize décès ont été enregistrés jusqu’à vendredi parmi les hadji algériens, a rapporté hier l’agence Algérie presse service (APS).


     

    Pèlerinage à la Mecque

    Décès de 16 hadji algériens

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    Parmi les 16 personnes décédées, 3 sont issues de la communauté algérienne établie à l’étranger, a indiqué le président de la mission, cheikh Berbara, soulignant que 8 décès ont été enregistrés lors de l’accomplissement des rites du pèlerinage à Arafa, Minan et Mouzdalifa au cours des trois derniers jours. Tous les décès enregistrés sont dus à des maladies chroniques et n’ont aucun lien avec les bousculades survenues lors du déplacement des hadji vers Arafa et Minan. Concernant la surcharge dans les camps algériens à Minan, elle serait due, d’après M. Berbara à «l’incursion de hadji indépendants dans ces camps»,  précisant, par ailleurs, que le problème d’hébergement demeure un point noir en raison de l’exiguïté de l’espace qui ne peut accueillir plus de 1,5 million de hadji, selon les autorités saoudiennes.

    Il a, en outre, affirmé que des instructions fermes ont été données aux hadji algériens de ne pas utiliser les bus pour quitter le lieu du rite de la lapidation vers La Mecque, ce qui a provoqué de regrettables incidents du fait des fortes pluies qui se sont abattues sur les Lieux Saints et La Mecque.S’agissant des bousculades enregistrées lors de cette saison du hadj, cheikh Berbara a souligné qu’elles sont dues au nombre important de hadji qui a dépassé les 4 millions. Le premier contingent de hadji algériens ayant accompli les rites du  pèlerinage devrait regagner le pays demain, alors que d’autres se rendront à Médine pour poursuivre la visite des Lieux Saints.    

    Rédaction nationale
  • 10000 enfants victimes de violences chaque année en Algérie

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    Quelque 10.000 cas de sévices sur enfants sont  enregistrés chaque année en Algérie, a indiqué samedi à Alger le président de  la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de  la recherche (FOREM), M. Mustapha Khiati.

    "Environ 10.000 cas de sévices sur enfants sont déclarés chaque année  en Algérie dont 2.000 cas d'agressions sexuels", a précisé M. Khiati, citant  de récentes statistiques établies par les services de sécurité et les hôpitaux.         

    Selon le président de la FOREM, qui s'exprimait en marge d'une rencontre  à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l'enfant, le nombre de cas  de violence sur enfants serait beaucoup plus important (la plupart n'étant  pas déclarés), les estimant à 50.000 cas.         

    Il a déploré, dans ce contexte, la "passivité" des citoyens devant de  tels cas de violence sur enfants qui ne sont pas signalés.  M. Khiati a relevé que le bilan de la DGSN, couvrant le premier semestre  2010, fait état de "2.725 enfants maltraités, dont 16 sont décédés".         

    Sur l'ensemble de ces cas, on dénombre "1.523 actes de violence physique,  249 cas de mauvais traitements, 105 détournements de mineurs et 823 violences  sexuelles", a t-il encore précisé.         

    Par ailleurs, concernant la délinquance juvénile, le président de la  FOREM a indiqué que 1.615 enfants, dont 585 filles, en "danger moral", ont été  interpellés au premier trimestre 2010.           

    En outre, au cours du 1er semestre 2010, "4.800 délinquants mineurs,  dont 167 filles, ont été impliqués dans 3.393 affaires (vol, viol, dégradation  de biens, violence sur ascendants et coups et blessures volontaires entraînant  la mort) ont été arrêtés", a t-il ajouté.         

    La ville d'Alger enregistre le plus grand nombre de cas (589), suivie  de Sétif (227), puis Annaba (221), a-t-il noté. Evoquant le nombre d'enfants se retrouvant à la rue, il a avancé un  chiffre de "15.000 à 20.000" dans tout le pays.         

    S'agissant, enfin, des enlèvements d'enfants, M. Khiati a indiqué que  les services de sécurité ont recensé "871 cas de 2000 à 2009".

    APS
  • Soirée de collecte de fonds pour la restauration des stèles de Matoub Lounes : Benchicou invité à parler du chanteur

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    Dans le cadre de la journée pour la tolérance, l'association culturelle berbère Tagmats de Lyon  organise le samedi 27 novembre prochain au centre culturel de Villeurbanne une journée de solidarité en hommage à Lounes Matoub.
    Cette action servira à continuer la restauration des stèles de Matoub qui ont été saccagées en kabylie. L'association Tagmats en a déja rénovées 3  en l'espace de 2 ans à Tizi n'tleta (Ouadhias), Draa el Mizan  et Bounouh mais beaucoup d'autres restent dans un état lamentable dans nos villages kabyles.

    Au programme de la soirée, la projection d'un film documentaire de Youcef Lalami  "Matoub la voix d'un peuple" à partir de 16 Heures et à partir de 17 h 30 une conférence-débat de Mohamed Benchicou, directeur du journal Le Matin (emprisonné de 2004 à 2006 en Algerie) qui viendra présenter  dans un premier temps  son nouveau livre "Notre ami Bouteflika"...Il  enchainera sur  "Le patriote Matoub Lounès vu par le journaliste".

    A 19 h 30, un concert exceptionnel avec la nouvelle icône de la chanson kabyle Akli D,  Aldjia, la révélation de la chanson feminine Ratiba, et les talentueux chanteurs de chaabi qui connaissent tout le repertoire de Lounès Matoub , Rachid Allioui et Karim Slaîm qui vous feront voyager à travers les contrées berbères....

    L'association Tagmats s'est distingué ces dernières années en inaugurant une esplanade au nom de Matoub Lounès dans la région Lyonnaise en 2006 puis l'an dernier son président Dalil Makhloufi recevait  le prix "contre l'oubli" des mains de Na Aldjia Matoub en marge de la caravane berbère d'Akli D pour leur travail en faveur de la restauration des stèles de Matoub en Kabylie.

  • Qui obéit à qui ? Algériens, réveillez-vous, c’est un système-serpent !

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    Et voilà qu’on reparle de l’après Bouteflika ! Ne sommes-nous pas plutôt dans une de ces gesticulations, redressements et autres coups d’état scientifiquement organisés par un ambassadeur se prélassant dans une capitale vivant les mêmes problèmes de succession que nous ? Cette illusion du changement, c’est le « système - serpent » est en train de vivre une période de mue, pour faire peau neuve


    Par Si Mohamed Baghdadi

    Aujourd’hui, en évoquant la déclaration d’Ould kablia sur la redistribution des armes, on se pose la question de savoir « qui obéit à qui », comme hier, on se posait celle du « Qui Tue Qui »? Et le landernau politique algérien entre à nouveau en profonde agitation, depuis que la Coupe du Monde a fini d’opérer ses effets anesthésiants, et que la rentrée sociale a vu se poser, à nouveau, la question de l’après Bouteflika.
    Mais qui donc, après Dieu, sait que Bouteflika a l’intention de passer la main et de rendre son présidentiel tablier ? Nous voilà donc à ausculter une feuille « imaginaire » de maladie réelle, les petites phrases et analyse des uns et des autres pour nous faire une idée de la situation et tenter de la comprendre.
    Depuis longtemps la gestion des profils de carrière a presque toujours prise le pas sur la gestion rationnelle et efficace du pays et de ses ressources. Et c’est pour cela que « le système » est périodiquement secoué par gesticulations, redressements et coups d’état scientifiquement organisés par un ambassadeur se prélassant dans une capitale vivant les mêmes problèmes de succession que nous. Le tout voulant donner l’illusion du changement. En fait, le « système - serpent » est en train de vivre une période de mue, pour faire peau neuve.
    Le « qui obéit à qui » - (en abrégé QOQ) - tout en posant la question de l’obéissance, pose celle, plus centrale et vitale, du pouvoir réel. Qui donne les ordres ? Qui est aux commandes de l’avion Algérie ? Qui est au centre du pouvoir ? Le Président de la République a posé lui-même, bien avant son accession au pouvoir, les termes d’une équation qui n’a pas beaucoup changé depuis l’indépendance de notre pays. Les variables ont probablement évolué mais la structure est demeurée identique à elle-même. En ne voulant pas être « un trois quarts de Président » il prenait la responsabilité, à plus ou moins long terme, d’ouvrir les hostilités contre ceux qui l’avaient fait roi. Maintes péripéties, maints renversements de situation ont émaillé un match de plus en plus serré.
    La guerre de Troie aura bien lieu ; le tout est de savoir, qui sont les chevaux et où sont-ils planqués, pour investir la place de l’autre camp ? Les spectateurs sont nombreux et se pressent au bord de la touche. Au premier rang, ceux intéressés par les maroquins et les strapontins ministériels. Puis les maffieux et les chipistes servant « citrons et oranges », à la mi temps, pour s’en servir et se servir par la suite. D’autres sont désabusés, et la majorité, écœurée de voir tant d’énergie déployée et dépensée, souvent en pure perte, alors que notre pays est confrontée à d’énormes problèmes de développement ; et surtout à la nécessité d’enclencher de profonds changements dont les effets ne se feront sentir, au mieux, qu’à moyen terme. Mais qui est donc l’arbitre de ce match de dupes ?

  • Le dinar, la mafia et notre Harry Potter national

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     Pourquoi le Dinar spécialement, la réponse rapporte un vrai Dinar!
    Pourquoi diable, ces fameuses maffias, se sont-elles spécialement tournée vers notre monnaie nationale Alors qu'elle a le cours le plus bas du Maghreb, et que même ce cours est décidé en dehors de toute norme économique ou logique commerciale, par des gens qui ont l'air d'avoir appris l'économie chez le prof de gym.
    Question que pourrait se poser quiconque ne connait pas notre cher pays gouverné à vue par notre glorieuse camarilla, qui est pour le gouvernement ce que les signaux de fumée sont pour les communications.
    En effet, essayez un gouvernement de trouver au monde qui fait du convoyage de papier monnaie sur 1000 KM, par transport routier ordinaire, et avec un rendez-vous apparemment précis avec le gangster qui ont volé le camion, et qui attend que les billets soient imprimés et peut être en circulation pour déclencher un plan d'après lui imparable: L’asséchement du circuit monétaire officiel, pour voir apparaitre les faux comme en position d'hors-jeu.
    Vous ne trouverez que notre gouvernement, chez qui on n'arrive plus à discerner la part de l'incompétence crasse, du celle des coups fourrés entre clans du régime, et celle du banditisme tout court avec la complicité irresponsable de segments du même régime mécontents de leur part du gâteau interne.
    Dans un pays un tant soit peu normal, à la nouvelle du braquage du camion de papier monnaie, le gouverneur et tous les responsables de la Banque centrale et des autres services concernés par ce transfert et sa sécurité, auraient été limogés et questionné sur leurs actes dans cette affaire foireuse.
    Chez nous le même gouverneur responsable de cette foirade est venu quatre ans après, à l'APN, présenter un taux d'inflation qui n'engage que lui alors que par la disparition de ce camion, il a participé à la révision de ce taux déjà faux à la hausse et en exponentielle.
    Évidemment il n'a rien à craindre tant que ceux qui l'ont nommé à la tête d'une Institution qui n'a plus de banque centrale que le nom, ont besoin de lui pour d'autres exploits économiques de ce calibre.
    Rappelons-nous que Mouloud Hamrouche, dont je salue ici le passage à la tête du Gouvernement, même si je ne partage pas avec lui sa gestion du dossier FIS, avait décrété l'autonomie de la Banque d'Algérie et Fixé le mandat du gouverneur à Dix ans, non révocables, dans le but de soustraire ainsi cette institution aux appétits et âtres intrusions de l'exécutifs visibles et de ses mentors et autres bidouilleurs invisibles, et avait nommé Monsieur Hadj Nacer, à ce poste, personnage fort dérangeant et ombrageux et surtout imbu d'une compétence qu'il avait réellement dans le Domaine.
    Après une campagne de remise en ordre de l'écurie Algérie, qui a débuté par un lynchage en règle du personnage par les pseudo analystes du régime, contre la personne du gouverneur, on nous a vendu en concomitance un coup de force contre l'autonomie de la Banque centrale et un nouveau gouverneur avec un adjoint aux ordres de l'exécutif en apparence et aux ordres de la bande dans le faits, avec le premier on a eu la fausse banque primaire, agrée par le fantôme de la banque d'Algérie, et avec le second on passe à la vitesse supérieure, la vraie fausse monnaie.
    Mais ces deux Messieurs pour être impardonnables, déjà du fait même d'être les purs produits d'une administration sans amé ni esprit, avec pour unique bagage l'esprit courtisan, et l'assurance de l'impunité provisoire, et d'avoir accepté toutes les félonies que le premier dénonce aujourd'hui qu'il est en fuite, ce que le deuxième fera certainement dans la même situation un jour, ne sont pas les responsables du marasme généralisé de l'économie et de l'état, à eux tous seuls.
    La logique de de tous les segments du régime, et à tous ses paliers, est simple ; plus il y a d’interdictions dans tous les domaines, mieux on maitrise en haut et plus on devient indispensable par la nuisance en bas, évidemment cette logique aussi étriquée que le système qui s’en prévaut, ne s’applique pas à tout le monde, du moins dans l’esprit des concepteurs et exécuteurs des basses besognes qualifiées de lois.
    Alors que la logique humaine, dit que là où tout est interdit, tout est permis en même temps, car aucune société ne peut se permettre de multiplier les interdits sans autre finalité que de s’imposer au gens, sans voir les contournements et autres défis à ces interdits arbitraires se multiplier dans la même proportion, évidemment dans cette quête de la société à s’émanciper de contraintes posées contre ses droits et sa liberté, les vrais délinquants et autres criminels, se trouvent plus à l’aise pour contourner tous les textes autrement plus justes et commettre dans le climat de rébellion générale de vrais crimes, banalisés par les faux crimes reprochés à toute la société.
    Cette cécité aussi politique ,qu’économique, mais avant tout morale, imposée à la société par des éléments eux même immoraux, arrivés au pouvoir de manière pour le moins immorale, et concrètement délictuelle, et par certains aspects criminelle, est à l’origine de tous les problèmes que d’aucuns prétendent solutionner en mettant un gendarme derrière chaque Algérien, sauf bien sur derrière leur petite personne et leur famille, qui en ce cas précis sont exclues de facto du devoir de respect des lois, les bonnes et les mauvaises.
    Pour nous en tenir au domaine économique, je dirais que l'économie Algérienne est une économie de faillite dans sa conception, et que cette conception étriquée du monde est apparemment inscrite dans les gènes des personnes qui se sont chargé malgré nous de notre destin national, particulièrement le sieur Ahmed Ouyahia, qui connait autant les mécanismes économiques que ma grand-mère la physique quantique.
    Fait d'un mélange de fonctionnaires, parvenus et de porte flingues audacieux mais à courte vue, et auxquels se sont joints tout un cirque de pseudo économistes formés au rabais et de courtisans tournesol ce système porte l'échec comme un étendard, et ne peut corriger une erreur que par une catastrophe, et dans sa composante humaine il n’y a plus un pour racheter son frère.
     
                                 
                                   Dans un circuit ouvert on n'a pas besoin de purger
     
    Ignorant autant les lois de la physique que celle de l'économie, et surtout le volet financier, notre Harry Potter de la gouvernance, semble ignorer que dans un circuit fermé, en hydraulique la prise d'air entraine le blocage de tout le circuit et de ce fait la surchauffe, qui elle-même entraine l'éclatement des conduites et la perte de tout le liquide, qu'on croyait préserver par la mauvaise purge au mauvais endroit et bien sûr au-delà du circuit on casse toute la machine qu'on croyait avoir bricolé l'ABC du métier est de savoir qu'une purge se fait toujours par le haut du circuit, une purge par la bas s'appelle une fuite et on perd plus d'eau tout en augmentant le volume d'air..
    Par contre dans un circuit ouvert on n'a pas besoin de purger dans la mesure où l'air introduit d'un côté est régulièrement poussé vers la sortie, mais ce système a besoin d'eau neuve et de rejet de l'eau chauffée à l'extérieur quitte à la récupérer un amont, donc ce système est ouvert en amont et en aval.
    En économie c'est la même chose, quand on veut faire un système fermé, parce qu’on a pas assez de liquide disponible, et qu'on veut le faire tourner sans bloquer l'économie, le plus judicieux est de laisser le circuit tourner tout seul en vérifiant l'absence de fuites, et de n'intervenir que par le haut en fin de circuit pour chasser les bulles spéculatives qui comme les bulles d'air remontent toujours en haut, Hors Monsieur Ouyahia, a installé des purgeurs partout et surtout en bas et multiplié les thermostats en pleine surchauffe, en transformant la simple détention de 500000 dinars en Crime économiques, et en soumettant les dépôts en banque à toutes sortes d'enquêtes dont le départ est déjà faussé par l'obligation faite au détenteur de se justifier et non l'inverse, ceci sans compter la fiscalité lourde dans tous les sens du termes y compris judiciaire, et les tracasseries en tout genre tant qu'à l'import qu'à l'export, et tant à la production qu'à la commercialisation, avec la suspicion comme stratégie de gestion pour tous les secteurs public inclus, et l'impunité pour quelques oiseaux justement ceux qui sont en haut du circuit là où il faut purger.
    Donc vous avez un circuit avec plein de fuites en bas, et plein d'Air en haut, soit plein de gens terrorisés qui se cachent avec leur argent ou qui ne veulent pas prendre d'initiative en bas, et d'autres qui se servent sans rendre compte en haut.
    Cela s'appelle chez ces gens "Patriotisme économique", et dans la logique cela s'appelle faillite programmée à très court terme.
    Deuxième variante, quand il n' y a plus d'eau dans le circuit à cause des fuites et autres prises d'air, les mêmes bricoleurs qui ont précédemment puisé dans la mare des voisins, se retournent vers la même mare avec un circuit ouvert à sens unique, ou ils pensent être les seuls à puiser, quitte à fermer le circuit après avec les mêmes résultats.
    Ils veulent des partenaires étrangers, angéliques et de préférences amoureux de l'Algérie plus que de leur pays, si ce n'est pas de leurs poches, et ils arrivent à en trouver, or ce genre de partenaires ou c'est des mythes ou des escrocs, et c'est la deuxième variante qui est en général le partenaire idéal pour nos professeurs nimbus de l'économie:
    Ils nous ont gratifié de l'obligation d'investir pour vendre un produit que l'on est les seuls à détenir au monde en terme de brevets, et avec transfert de technologie s'il vous plait(Encore une invention Algérienne), ensuite ils passent à la vitesse supérieure, l'obligation d'être minoritaire dans son propre projet, avec un actionnaire majoritaire indéfini mais financé par l'argent apparent chez l'état, pour réaliser un marché de conjoncture, du jamais vu dans l'histoire de l'humanité, et surtout de la part d'un pays qui ne produit rien hors les textes kafkaïens.
    Ce qui a pour résultat immédiat de fermer l'accès au circuit ouvert, et de retourner au circuit fermé non pour le purger, mais pour ajouter des fuites et acheter du glacéol.
    Dans ce cas, Sidna Hassi Messaoud est encore capable de donner à une démarche suicidaire, l'aspect d'un acte patriotique, dénommé transferts sociaux, dans une société qui n'a pas le droit de vivre en dehors des bricolages des uns et des combines des autres.
    Pour revenir au problème qui nous tracasse, pourquoi les faussaires du monde entier se sont ligués contre une monnaie qui est déjà fausse dans son essence, c'est justement parce que la fausse monnaie s'écoule mieux dans une fausse économie, ou le liquide coule par la bas, et dont les textes font tout pour éloigner le moindre sous du regard prédateur et inquisiteur du fonctionnaire qui n'a d'autre soucis de s'imposer en tout et sur tous.
    Ensuite les textes alambiqués sur la détention et la circulation des devises, font que l'Algérie quel que soit son statut professionnel, et la nature et l'étendue de ses besoins, n'a d'autre choix que la précarité d'un accès à la devise informelle, à ses risques et périls ou la déconnexion du monde extérieur, au même titre qu'un coréen du nord.
    Ceci étant évidemment impossible, particulièrement pour les tenants de ce régime bizarre, et ces agents intermédiaires utilisés dans l'empoisonnement quotidien de la vie du peuple, ils ont inventé des textes bavards et contradictoires qui permettent en même temps d'exporter des devises sorties d'un compte ouvert légalement, mais alimenté de l'informel comme unique source possible, ce qui est illégal comme transaction et détention, alors vous avez des changeurs de devises sous les fenêtres du tribunal à Alger, et des gens qui se font arrêter en route avec 200 euros, car la détention est illégale dans un univers kafkaïen et ubuesque.
    Toujours est-il que ce besoin de devises à hauteur de 4 milliards d'euros au moins par an, et qui circulent en dehors de tout circuit officiel, par la faute de ceux qui font de l'inquisition un instrument de prédation et accessoirement de régulation, doivent être achetées avec des Dinars, et c'est ici que le pourvoyeur de faux dinars, peut non seulement écouler sa monnaie, mais la convertir en vrais euros ou dollars, et l'inverse aussi est valable.
    Une descente sur les places de change d'Alger, ne fera que transférer tous les comptes vers les places étrangères en orient ou en occident, et le change se fera par virements. Le problème restant le même, mais laissant les prédateurs de bas niveau du système sur le carreau, ce qui ne fera que diminuer leur fidélité au régime déjà ténue et intéressée.
    Bien sur La nouvelle loi sur la circulation de capitaux, qui a transformé même la reconnaissance de dette en quasi monnaie, et la détention de compte à l'étranger en crime économique, et qui criminalise de facto quelques centaines de milliers de pensionnés, mesure qui ne s'applique pas au salon d'honneur ou avec escorte officielle ou officieuse, ne fera qu'augmenter le nombre de citoyens devenus malgré eux délinquants, sans les avoir, l'essentiel est que l'apprenti mécanicien continue à casser la voiture pour apprendre la seul chose qu'il doit apprendre, c'est qu'il n'apprendra jamais rien ,il n'est pas conçu pour cela.

                                          Alors pour quand le grand départ ?                        
     
     
    En résumé, vous avez une économie ou un semblant d'économie, ou il est interdit d'être riche, et dangereux d'être pauvre, ou être honnête porte malheur, cacher son argent aspire les liquidités et bloque le commerce, bref un système ou seuls les morts ne sont pas inquiétés? Et cela s'appelle patriotisme économique.
    Je ne savais pas que l'incompétence et l'Arrogance, dans le même pack étaient synonymes de patriotisme, je viens de le découvrir.
    Pour moi le patriotisme commence déjà, par la décence de ne pas occuper un poste, sans aucune compétence pour le faire et surtout sans mandat de personne, sauf de ceux qui n'ont pas mandat pour le faire.
    Un gardien de prison, bien qu'utile pour la société dans une prison, ne peut exercer ses talents dans un autre endroit que la prison, sous peine de transformer l'endroit en prison, et la prison en endroit normal.
    Dans l’absolu ; y a-t-il plus grande corruption sur terre et plus grand crime contre la nation et son devenir que celui qui consiste à imposer à tout un peuple, et par tous les moyens aussi vils soient-ils, commençant par le mensonge et arrivant au crime d’état en passant par la fraude électorale, son incompétence qui n’a d’égale que la sa mauvaise foi et son culot ?
    De ces trois caractéristiques des tenants du système, peuvent naitre tous les problèmes que nous discutons et discuterons ad vitam aeternam, dans tous les domaines, et nous risquons à l’avenir des séismes politiques et économiques, tant que nous ne nous attelons pas au règlement du problème matrice qui génère tous les autres, comme une bombe à fragmentation.
    La solution est simple, elle consiste en le bannissement de ces tares dangereuses, en commençant déjà par la mise à l’écart de leurs porteurs avant que la contagion ne crée une situation de non-retour.
    Ce régime et surtout sa représentation physique la plus désespérante, Monsieur Ouyahia doit partir au plus tôt, avant toute discussion sur une reforme quelconque, du système, la lettre A de cette réforme est leur départ, et la lettre Z leur jugement.
    Certains personnages sont nés pour entretenir la spirale du désespoir, et rien que leur vue, chasse l'idée même d'un espoir.
    Alors pour quand le grand départ ? Ou faut-il un balai?
     

    AEGIS63

  • Dans un livre qui sort aujourd'hui 18 novembre : Ferhat Mehenni s'explique

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    Si vous n'avez rien compris à la stratégie du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK); si vous êtes interloqués par le Gouvernement provisoire de Kabylie ; si vous doutiez des fondements de la politique des autonomistes algériens, alors ce livre est pour vous. Dans " Le siècle identitaire - la fin des Etats post-coloniaux" qui sort aujourd'hui 18 novembre chez la maison d’édition française Michalon, Ferhat Mehenni répond à toutes les questions que vous vous posez et même à celle que vous ne vous posez pas.

    Pour lui, la notion d'indépendance, qui a servi, dans les années cinquante et soixante, à mobiliser les masses et à sucsiter des espoirs, n'est plus opératoire aujourd'hui. Dans un contexte de banqueroute générale des Etats post-coloniaux et de mondialisation, Ferhat Mehenni lui oppose le concept d'autonomie. Les indépendances; soutient-il, ont presque partout échoué. Dans sa présentation de l’ouvrage, l’éditeur  rappelle que  « cinquante ans après la décolonisation, les anciens pays colonisés  n’ont pas su tirer profit de leur indépendance ni sur le plan économique, ni sur le plan politique, à de rares exceptions près » Pire : ces jeunes Etats seraient quasiment de nature coloniale, eux qui n’hésitent pas à recourir au génocide parfois, « Revenir sur la colonisation est, pour tous, un devoir et une urgence. Si l’on veut comprendre et désamorcer à temps ces poudrières que sont la plupart des pays anciennement colonisés »

    Bref, l'Etat post-colonial est en faillite. Ferhat Mehenni lui dénie le statut d'Etat-nation et le met en contradiction avec des notions fortes comme la démocratie, le droit, le libéralisme...Ferhat utilise avec brio la formule. Nous sommes passés, dit-il, des "Etats sans nation" aux "nations sans Etats".Quelle alternative alors propose t il ?  Après avoir fait le réquisitoire des Etats post- coloniaux  Ferhat Mehenni assène : « Il ne s’agit plus d’être’’ une et indivisible’’, comme la jeune république de 1791 lutant contre les sécessions et les menaces d’invasion mais de savoir conjuguer l’ouverture la transparence la pluralité qui sont désormais les  vraies garanties de la stabilité  politique et du dynamisme économique » Pour ce faire, il ne s’agit pas d’exporter et d’imposer par la force  la démocratie, comme ont tenté de  le faire les américains en Irak, mais en accueillant  dans le concert des Nations, les peuples qui aujourd’hui luttent pour leur indépendance, lit-on dans la présentation de l’ouvrage.

    L'auteur croit entendre des "craquements" dans ce qu'il appelle déjà le "vieux monde", c'est-à-dire ancien colonisateur et ancien colonisé auxquels il ajoute même l’ONU et le G20 ! « Les pays issus de la colonisation ont déjà commencé à se disloquer » constate t il.  Ils vont donner naissance à d’autres pays, plus nombreux prédit- il. Cependant prévient il,  cet  « émiettement » , présenté  par  les  tenants du statu quo géopolitique, comme un risque d’installation de  l’anarchie et du chaos, ne doit pas nous faire perdre de vue que rien ne peut arrêter un peuple qui veut son indépendance.

    Sa solution ? Vous l’avez devinée : le retour à l’identité. Non pas un repli identitaire ce dont il se défend mais une reconquête de soi de son histoire, de sa personnalité. Même une démocratie occidentale reste inefficace si elle ne s’accompagne pas d’une reconnaissance et d’une revalorisation des identités en place. Ferhat Mehenni cite Dominique Wolton auteur de «  L’autre mondialisation » qui rappelle que le respect et la valorisation des identités est un gage de succès de la communication et du développement économique social et culturel .

    Bien entendu ,Ferhat Mehenni qui se garde d’être le messie de tous les Algériens, se soucie d’appliquer la recette en priorité pour la Kabylie dont le destin dit –il est comme le fil rouge de cette région. Son  livre de 14 chapitres se termine par une série de propositions et de clarifications autour de l’avenir de la Kabylie qui a souffert du déni d’existence  imposé par l’Etat algérien. Il va sans dire que ses idées pour regagner le droit à l’existence tranche avec celles des deux grands partis kabyles le FFS et le RCD que Ferhat Mehenni ne se prive pas d’égratigner , parfois férocement, les accusant d’avoir poursuivi une politique vaniteuse d’accession au pouvoir qui les a fait accepter l’étouffement des revendications d’une Kabylie politique . 

    A lire Mehenni , la Kabylie gagnerait d'ailleurs à ne pas confier son destin….aux Kabyles ! Du moins pas à ces partis et à ces élites kabyles qui se sont succédés depuis 1962 et qui selon Mehenni «  ont tous contribué de près ou de loin , à maintenir leur première patrie dans ce statut d’inexistence »

    Pour la bonne bouche ,l’auteur  qui ne manque ni de mordant ni de hargne classe les élites kabyles en trois catégories : les sincères, les apathiques et les traitres. On ne vous en dit pas plus.

    F. B.

  • On vous le dit.........algerie se met ecolo!!!!!!

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    -L’Algérie se met en vert durant l’Aïd

    Plusieurs communes du pays n’ont pas manqué d’embellir les artères principales avec le drapeau national. D’habitude, cette tradition était consacrée aux seules fêtes nationales marquant des dates précises de la Révolution. Aujourd’hui, à la veille de la fête de l’Aïd El Adha, le drapeau national refait son apparition, comme c’est le cas au niveau des bus de l’ETUSA. Une marque d’embellisement, appelée à se généraliser, qui donne un air de fête très sympathique.

    -Le syndrome de la peur envahit Khemis Miliana

    Après la relaxe par le tribunal de Chlef dont vient de bénéficier le principal accusé dans l’affaire des meurtres perpétrés à Khemis Miliana contre des gardiens d’école entre les années 2006 à  2007, le syndrome de la psychose refait de nouveau surface. La nouvelle faisant état de la non-implication du prisonnier (un jeune inspecteur de police) dans cette affaire criminelle a fait le tour de la ville comme une traînée de poudre et suscité moult interrogations, particulièrement sur le rôle des services de sécurité dans la gestion de ce dossier brûlant à l’époque des faits. Ces derniers, on s’en souvient, avaient fait l’objet d’une  vaste opération d’assainissement  ayant donné lieu à plus d’une centaine de mutations. L’objectif étant d’accélérer l’arrestation du ou des criminels à la suite de la psychose qui s’était installée dans le corps des gardiens d’école de la famille de l’éducation et de toute la population de la wilaya de Aïn Defla.

    -L’APC de Blida marginalise le social

    Le service en charge du volet social au niveau de l’APC de Blida semble constituer le dernier souci de cette assemblée. D’ailleurs, ce service dont le but est d’aider les démunis et les cas sociaux, entre autres, est sans responsable depuis 4 mois et demeure dépourvu de moyens indispensables pour son bon fonctionnement. Il ne dispose même pas d’une ambulance pour l’évacuation des SDF vers les hôpitaux ou les centres de vieillesse. Il fonctionne aussi avec un seul véhicule seulement, lequel est vétuste et tombe souvent en panne. A cause de cette défaillance, les enquêteurs du service social de l’APC de Blida éprouvent toutes les peines du monde pour effectuer convenablement leur mission liée aux enquêtes sociales des ménages. De même, plusieurs familles démunies, déjà répertoriées, attendent avec impatience les aides symboliques de l’Aïd El Kebir (3000 DA). Paradoxalement, tous les autres services de l’APC de Blida sont bien «servis» et ont tous bénéficié d’un quota de véhicules neufs !

    -Retrait de confiance au P/APC d’Oran

    Une motion de retrait de confiance au maire d’Oran a été déposée hier devant l’administration compétente, apprend-on de sources concordantes. 23 élus sur les 33 que compte l’APC d’ Oran, soit plus des deux tiers prévus par les textes, auraient signé ce document, selon plusieurs élus dont ceux du FLN, le parti majoritaire qui doit théoriquement désigner le futur P/APC de la ville si cette action aboutit. Par le passé, une tentative similaire a été entreprise à l’encontre de l’actuel maire mais elle a échoué après plusieurs tractations. Les mêmes griefs sont retenus à son égard dont notamment une mauvaise gestion des affaires de la commune, une autorité abusive et une distribution inéquitable des postes de responsabilité au sein de l’Assemblée.

  • Le mépris de la SNCM

     

     

    Ils n’ont pu passer les fêtes auprès de leur famille

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    Des familles algériennes ont été abandonnées au port de Marseille alors qu’elles devaient prendre le bateau pour Skikda.

    Des passagers ? Apparemment moins que ça. Des personnes parquées derrière des grilles, sans information, sans nourriture, ni boisson, ni même accès aux toilettes. Voilà comment la SNCM traite ses clients, du moins ceux qui devaient embarquer, dimanche à 17 h, pour l’Algérie, où ils souhaitaient fêter l’Aïd El Adha (demain). Des familles entières, avec enfants, vieillards, le toit de la voiture croulant de bagages, certains arrivaient de Grenoble, de Paris, de Londres.

    Munis de billets payés 350 à 500 euros, parfois réservés depuis plusieurs mois, ils se sont présentés, comme prévu, à la porte Chanterac, trois heures avant le départ du bateau pour Skikda. Mais sur place, ils n’ont trouvé qu’une grille fermée gardée par les forces de l’ordre appelées à titre préventif par la compagnie, qui savait dès la matinée que des problèmes allaient se poser à l’embarquement du soir. C’est que la veille déjà, une cinquantaine de passagers, qui devaient embarquer sur le ferry Tariq Ibn Ziyad, sont restés en rade, faute de place sur le navire.

    Explication officielle : un «bug informatique» dû à un «changement de logiciel» aurait entraîné un surbooking. Mais aux dires des habitués des ferries pour l’Algérie, les trafics de billets et les cartes d’embarquement achetées 20 euros sous le manteau sont monnaie courante. Toujours est-il qu’hier, après avoir dormi dans leurs voitures pour la plupart, les passagers de samedi se sont représentés à l’embarquement... provoquant à nouveau le surbooking du bateau pour Skidka. D’autant que dans la journée, des billets ont encore été vendus par des agences de voyage !

    Qui allait pouvoir embarquer ? Qui allait rester à quai ? Pendant trois heures, les malheureux passagers ont poireauté dans le froid, furieux, épuisés après des heures de route, mais étonnamment calmes et dignes. A 16h 30, le chef d’escale a finalement été dépêché pour les informer, toujours derrière les grilles, que sept voitures seulement, sur les 38 en attente, pourraient monter à bord. Problème : comment le choix allait-il s’opérer ? Par ordre d’arrivée à la porte Chanterac ? En donnant la priorité aux réservations les plus anciennes ? En privilégiant les familles avec des enfants en bas âge ?

    Toujours derrière les grilles du port, dans la plus grande confusion, toutes les hypothèses ont été avancées. Jusqu’à ce que le chef d’escale, en liaison téléphonique avec le bateau, propose d’embarquer tous ceux qui accepteraient de laisser leur voiture à Marseille. Le gardiennage ? Ah non, il ne faut pas y compter. Protestation, premiers cris de révolte chez les passagers...
    Et soudain, la nouvelle tombe : «Trop tard : le bateau a appareillé, il vient de partir»... La SNCM, «désolée pour ce désagrément», a promis d’embarquer tout le monde, mardi matin, sur le Méditerranée.
    En attendant, les passagers auront droit à la royale indemnité de 60 euros par personne et par jour. Pas même de quoi se payer l’hôtel.

  • L’eldorado des contrebandiers>>>>> perpète

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       	Contrôle routier des gendarmes près de la frontière est du pays

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    Contrôle routier des gendarmes près de la frontière...

     

    Avant d’arriver à Heddada, en prenant la route de Merahna, nous sommes fascinés par le paysage pittoresque d’une région qui déroule son charme sur des dizaines de kilomètres.

    Vergers et forêts denses à notre droite ; terres labourables dont l’immensité impressionne, séduit et suscite moult interrogations quant à nos richesses agricoles sous-exploitées à notre gauche. Le taxi arrive à destination à 10h. Il s’arrête dans un espace exigu qui fait fonction de gare routière et où sont déjà stationnés des fourgons de type J9 qui assurent la desserte Heddada-Souk Ahras. C’est aussi un espace commercial où se rencontrent les citoyens des 12 hameaux  qui ceinturent le chef-lieu.
    On y vend des effets vestimentaires, des ustensiles, des moutons, des fruits et légumes et, mieux encore, un vendeur innove des vers de complaisance à l’adresse des passants et potentiels acheteurs, déclamés en arabe dialectal. Le tout dans une ambiance de marché, mais qui cache mal la misère des gens de la frontière et la détérioration du pouvoir d’achat.


    Un marchand sédentaire nous lance : «Le commerce est dans un tel marasme qu’il n’y a achat que par nécessité. Il y a une année, on travaillait un peu avec les Tunisiens qui venaient s’approvisionner en produits consommables, électroménager et autres accessoires de cuisine. Maintenant, ce sont les clients purement locaux, puisque les Tunisiens jettent leur dévolu sur les grands espaces commerciaux tels que Souk Ahras, Annaba, voire Bordj Bou Arréridj, El Eulma et Sétif». Et à son ami, accroupi à l’entrée du commerce, d’étayer : « Les jeunes, ici, n’ont que deux issues pour ne pas vieillir chômeurs : s’enrôler dans l’armée – et ce n’est plus chose aisée pour les gens qui n’ont pas de niveau scolaire – ou faire partie des groupes de contrebandiers.» Propos vérifiables sur place avec d’autres citoyens, qui ne cachent aucunement leur activité principale qui consiste à acheminer des centaines de litres de combustible de l’autre côté de la frontière pour revenir le sac rempli de fripes, de concentré de tomate, de «chamia» et de produits cosmétiques contrefaits.
    D’autres privilégient de se faire payer les barils de mazout en dinars tunisiens. Pour les groupes organisés, un code d’honneur est de rigueur avec ceux activant de l’autre côté du poste frontalier. On ne badine pas avec l’heure de livraison de la marchandise ; son prix est fixé au préalable et l’arnaque n’est pas permise. Il arrive parfois que des novices tentent, d’un côté comme de l’autre, d’enfreindre le code, et c’est là qu’interviennent les chefs de groupes pour sanctionner le contrebandier «indélicat». Le bien est restitué à son propriétaire et l’arnaqueur est exclu du groupe.


    DES GUETTEURS DE LA GENDARMERIE


    Finie l’ère des petits jerricans et des contrebandiers solitaires qui traversaient occasionnellement la frontière en quête d’un hypothétique acheteur de mazout. C’est tout un monde qui est enrôlé dans le circuit, pécuniairement porteur. On apprend ainsi que tout le long de la bande frontalière, des réservoirs gigantesques sont dissimulés sous des fagots, des branches d’arbres ou des matériaux de construction ; d’autres sont installés dans des champs de figuiers de Barbarie. A la nuit tombée, c’est un véritable chantier que l’on met en branle. Du guetteur des rondes de la gendarmerie au conducteur de véhicule en passant par les porteurs payés à la pièce… tout le monde s’affaire à accomplir sa tâche dans les meilleures conditions, de préférence avant l’aube.


    C’est après insistance de notre part qu’un des transporteurs de barils nous dira, sous le sceau de l’anonymat : «Trouvez-moi un travail où je pourrai gagner une moyenne de 3000 DA/jour et je quitterai ce métier. J’y suis venu accidentellement en 2002, après avoir galéré un peu partout à Souk Ahras sans jamais réussir à me stabiliser. Aujourd’hui, bien que marié sur le tard, j’ai ma maison et ma voiture...»
    Kamel, un jeune homme réceptif et plus causant que les autres, avoue que la recette journalière d’un porteur de seconde zone dépasse de loin la somme indiquée plus haut. Il nous explique le travail de fourmi auquel s’adonnent les groupes engagés dans cette activité informelle : «C’est à partir des réservoirs des véhicules qui s’approvisionnent aux stations d’essence de Khedara, Merahna, Souk Ahras et autres localités limitrophes que l’on arrive à collecter des centaines de litres de mazout. Point n’est besoin de rappeler que le nombre des navettes effectuées vaut la quantité vendue en territoire tunisien.»
    Victimes expiatoires de ce phénomène, les agriculteurs sont pénalisés. Leur matériel agricole, qui fonctionne essentiellement au mazout, prend parfois une dizaine de jours pour être actionné à cause des pénuries de carburant récurrentes.


    Ce phénomène, qui s’incruste dans les mœurs des citoyens de cette région, se banalise et se transforme en droit.L’argent coule à flots et les tenants du marché gagnent de plus en plus de popularité parce qu’ils sont porteurs d’un remède palliatif aux jeunes chômeurs. Certains vont jusqu’à leur imputer les émeutes qui ont secoué la commune le mois passé – qui avaient coïncidé, pour rappel, avec l’arrestation en série de plusieurs contrebandiers notoires – à  des tentatives d’acheminement de quantités importantes de carburant avortées par la Gendarmerie nationale.
    L’eau se fait rare
    Le semblant de boulevard où se trouve la majorité des commerces assume mal sa position d’artère principale vu son aménagement approximatif et les couleurs fades des bâtisses dont les façades non ravalées et les plafonds trop bas nous renvoient aux décors d’anciens films du far-west. Là, nous avons appris que l’eau se fait rare ces derniers jours dans plusieurs hameaux éloignés, à l’instar de la mechta Aïn Belgacem. «Les robinets sont à sec depuis cinq jours  aux mechtas Bir Louhichi et El Ouasta», affirme Salah, un sexagénaire abordé au niveau du marché hebdomadaire. L’information sera confirmée quelques minutes plus tard par les responsables communaux qui allongent cette liste par le chef-lieu de la commune. Lesdits responsables limitent, par contre, la durée de pénurie d’eau à deux jours seulement. Le vice-président de l’APC, Ammar Telaïlia, dira : «Des promesses quant au renforcement de l’unique forage existant dans notre circonscription ont été faites, récemment, par la direction de l’hydraulique. En attendant, le problème d’AEP se pose avec acuité ici même, au chef-lieu de la daïra, et dans les mechtas Boulehia, Aïn Belgacem et Demlet Lefhal.»


    Contrairement aux autres élus que nous avons eu l’occasion de rencontrer lors de nos entrevues précédentes, notre interlocuteur joint sa voix à celles des personnes que nous avons questionnées sur leurs préoccupations, les défaillances dans l’AEP, entre autres. Concernant la gestion du dossier logement dans cette localité, Ammar Telaïlia ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer «des malfaçons et anomalies constatées dans la réalisation des 150 logements sociaux qui viennent de faire l’objet de réserves de la part des services du CTC». Il se pose également des questions sur le cas Salah Hamidi, un attributaire de logement resté depuis une année sans décision pour des raisons inavouées. Dans le même chapitre, des postulants au logement rural et lui-même se demandent si les 120 000 DA d’aide accordée avant la récente révision à la hausse pour la construction d’une bâtisse peuvent servir à quelque chose en ces temps où les prix des matériaux de construction ont pris des ailes.


    A Heddada, 50 dossiers ont été déposés dans le cadre des anciennes dispositions du logement rural et dont les procédures n’ont pas été finalisées à cause du refus des postulants. «Nous demandons que l’aide de l’Etat accordée antérieurement à cette formule soit portée à 700 000 DA, comme c’est le cas pour les dossiers récents», nous a-t-on rappelé à la sortie du siège de l’APC. Le logement, le chômage et les problèmes liés à l’alimentation en eau potable ne sont pas les seuls déboires de la population locale. La prise en charge médicale y fait défaut. Un salle de soins d’urgence réclamée à cor et à cri par les citoyens figure sur la longue liste des griefs des émeutiers du mois d’octobre dernier. Le transport et l’hôtellerie  sont loin de la performance dans la région. A 16h, c’est couvre-feu à Heddada et celui qui s’y aventure sans prendre de précautions payera 800 DA à un clandestin ou à un conducteur de tracteur pour regagner Souk Ahras. «Il faut dire que les citoyens ici ont les yeux rivés sur l’autre côté de la frontière. Dès que la nuit tombe, tout le monde se rabat sur l’activité privilégiée de tous : la contrebande», nous a-t-on expliqué.


    A une question au sujet de l’importance d’un hôtel susceptible d’amener d’autres activités qui graviteraient autour, le vice-président de l’APC indique que la direction du tourisme a, à maintes reprises, sollicité l’implication des investisseurs dans le domaine et donné des garanties quant à des facilités administratives ainsi que des avantages fiscaux et parafiscaux dans le traitement des dossiers, sans atteindre les effets escomptés.
    La prolifération des sangliers et des loups du côté de la forêt de Faghnet est un autre problème soulevé par les habitants des bourgs limitrophes.
    Des écoliers et des noctambules ont échappé de justesse à l’attaque de ces bêtes féroces. Distante de 40 km seulement du chef-lieu de la wilaya, Heddada, où vivent plus de 7000 âmes vouées à l’exode rural ou à la contrebande, est loin de s’inscrire au rang de ville à partir de laquelle un hypothétique visiteur jugerait un pays. Pourtant, on y amasse fortune…. dans l’illégalité.                                                  

    A. Djafri
  • Après la condamnation des émeutiers de Benmerzouga Immenses embouteillages à la veille de l’Aïd

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    Les habitants de Boudouaou n’ont finalement pas passé la fête de l’Aïd El Adha comme ils l’auraient souhaité. Et pour cause : des émeutes ont éclaté dans l’après-midi de lundi dernier entre les jeunes de la localité de Benmerzouga et les forces de l’ordre.

    Les heurts ont duré jusqu’à 23h et ont causé d’importants dégâts matériels et d’immenses embouteillages sur plusieurs axes routiers dont la RN05 qui relie la capitale aux wilayas de l’est du pays. Les échauffourées ont été d’une extrême violence. Les manifestants ont incendié un bus appartenant à la société de transport Tahkout et un camion de combustible de Naftal.
    Les informations qui nous sont parvenues font état d’une dizaine de blessés dont trois gendarmes et sept manifestants. La RN05 a été transformée en véritable terrain d’affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes habitants de la localité de Benmerzouga. Tout a commencé après l’annonce du verdict de l’affaire des 28 émeutiers de Benmerzouga, arrêtés dans la soirée du 17 octobre dernier et jugés dix jours plus tard par le tribunal de Boudouaou. Le verdict n’a pas été clément comme l’aurait souhaité les proches des inculpés.

    D’autant que ces cinq jeunes ont été condamnés, selon nos sources, à des peines allant de six mois à deux ans de prison ferme. Alors que les 23 autres ont écopé des peines variant entre six mois à un an de prison avec sursis. Rappelons que le procureur de la République avait requis une peine de trois ans de prison contre les premiers et deux ans contre les derniers. Ainsi, nos sources soulignent que les heurts avaient commencé dès l’annonce du verdict.
    Des dizaines de jeunes venus entendre le verdict se sont «accrochés» avec les policiers qui assurent la sécurité au niveau de la même instance juridique.


    Mais les événements n’ont pas tardé à prendre d’autres tournures, notamment après l’arrivée d’autres groupes de jeunes de la localité de Benmerzouga, appelés en renfort par leurs camarades. Ces derniers, qui espéraient la libération des accusés pour leur permettre de passer la fête de l’Aïd avec leurs familles, se sont comportés avec une violence inouïe en bloquant plusieurs axes de la ville à l’aide de bloc de pierres. Peu de temps après, ils ont investi la RN05, qu’ils avaient fermée durant toute la soirée à la circulation automobile.
    Des centaines de citoyens qui s’apprêtaient à rejoindre leurs domiciles se sont retrouvés bloqués durant plusieurs heures au milieu de longues files de véhicules, formées sur la quasi-totalité des voies de la banlieue est d’Alger. Les forces antiémeute n’ont pu rien faire face à la furie des jeunes de l’agglomération de Benmerzouga.


    L’échange de projectiles de part et d’autre et la fumée dégagée par le bus et le camion incendiés et les pneus enflammés ont rendu l’air irrespirable, nous confient des témoins qui déplorent au passage les actes d’agression commis à l’encontre de certains automobilistes. C’était en effet une nuit cauchemardesque et très mouvementée qui reste sans aucun doute gravée dans la mémoire de ceux qui l’ont vécue. Les forces de l’ordre ont mobilisé d’importants moyens matériels pour contrecarrer les émeutiers et d’éviter d’enregistrer des blessés dans leurs rangs comme ce fut le cas le 17 octobre dernier. Le calme a été rétabli vers les coups de 23h. Nos sources indiquent que les manifestants ont été traqués jusqu’aux portes de leurs maisons. Hier, les habitants de ce quartier qui souffrent de mille maux vaquaient le plus normalement du monde à leurs occupations. Mais les échauffourées de lundi soir et les condamnations prononcées à l’encontre des 28 jeunes de la localité ne seront vraisemblablement pas oubliées de sitôt.

    Ramdane Koubabi
  • une autre blague 2010 celle la directement oncle sam

    Libertés religieuses en Algérie : les omissions des Américains !

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       	Le département  d'Etat américain a occulté les poursuites judiciaires engagées contre les non jeûneurs dans son rapport sur la liberté religieuse en Algérie ! 

     

    Selon l’APS, dans son rapport mondial annuel sur les libertés religieuses, le département  d'Etat américain estime que les statuts du respect des libertés religieuses s'étaient "améliorés" en Algérie en 2010 ! Sur cette évaluation, beaucoup d’Algériens pourraient y émettre quelques réserves car notre pays est loin d’être un havre de tolérance pour ses citoyens. 

    Présenté mercredi par la secrétaire d'Etat américaine, Mme Hillary  Clinton, au cours d'une conférence de presse,  "ce rapport mondial note, selon l’APS, dans sa  partie consacrée à l'Algérie que la Constitution algérienne proclame que l'islam  est la religion d'Etat, mais que d'autres lois et règlements permettent aux  non-musulmans la liberté de pratiquer leur religion dans la mesure où elle est  en harmonie avec l'ordre public, la moralité et le respect des droits et des  libertés fondamentales d'autrui, tout en précisant qu'en général, la société  algérienne tolère les étrangers qui pratiquent d'autres religions que l'islam".

    Toujours selon l'APS, "citant les dignitaires chrétiens vivant en Algérie, le rapport souligne  que ces derniers affirment avoir de meilleures relations avec le gouvernement  algérien, ajoutant que plusieurs dirigeants des églises en Algérie reconnaissent  avoir reçu l'aide du ministère algérien des Affaires religieuses pour les procédures  de demandes d'enregistrement des groupes religieux non-musulmans en vertu des  lois en vigueur".

     Tout va donc bien en Algérie ? C’est du moins ce que laisse entendre l’APS en s’appuyant sur ce rapport qui, bizarrement, ne fait aucune mention des multiples procès intentés récemment contre des citoyens non jeûneurs.

    Les Américains, pour les besoins de leur rapport, ont-ils demandé l’avis des neuf jeunes d'Ighzer Amokrane qui ont été poursuivis en justice pour avoir cassé la croûte dans leurs commerces ? Les rédacteurs de ce rapport à Washington ont-ils réellement suivi de près l’affaire des deux chrétiens d’Ain El Hammam avant de décrire les "changements positifs apportés dans le traitement des minorités  religieuses" ?

    Ces mêmes minorités n'ont guère cessé de dénoncer le climat d'inquisition qui s'est installé en Algérie ces dernières années. Récemment, le chef de l’église protestante en Algérie, Mustapha Krim, a appelé les hautes autorités du pays à intervenir pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de "dérive", suite à l’arrêté du wali de Tizi Ouzou, portant sur l’arrêt des travaux d’extension de l’église sous huitaine. 

    A Larbaâ Nath Irathen, quatre chrétiens ont été également poursuivis en justice pour  “création d’un lieu de culte sans l’autorisation des pouvoirs publics” alors que ces derniers, dénoncés par leur voisinage, se rencontraient uniquement dans le domicile d'un ami pour prier ensemble !

    Les Américains ont-ils alors pris connaissance de tous ces épisodes malheureux avant de rédiger leur rapport sur les libertés religieuses en Algérie ? On aimerait vraiment bien avoir une réponse à cette question.... 

    Abderrahmane Semmar
  • les dessous d'une vache qui prend la pillule,pas de lait!!!!!!!

    Les laiteries privées crient au scandale et la Fédération des producteurs de lait accuse l’Onil de discrimination. 1 500 tonnes de poudre de lait ont été distribuées ce lundi aux producteurs étatiques (Giplait) et à deux laiteries privées. Les autres producteurs privés qui attendent leur quota, pourtant payé à l’avance depuis le début du mois d’octobre, demeurent toujours en rupture de stock.
    Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) -Bien que ce stock de poudre de lait récemment importé couvre seulement une semaine de production des laiteries étatiques (Giplait) et deux jours de production pour les deux producteurs privés qui ont pu, à la différence des autres, bénéficier d’un petit stock, il est vraiment aberrant, aux yeux de Abdelwahab Ziani, d’agir de la sorte dans une conjoncture de crise. En effet, le président de la section agroalimentaire de la Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA) pense qu’il est discriminatoire d’approvisionner les laiteries publiques et certains producteurs privés en poudre de lait, et laisser «à sec» les autres laiteries privées qui attendent la livraison de leur quota, payé à l’avance depuis le début du mois d’octobre dernier. «Nous déplorons cette manière de faire.» Depuis que l’Onil gère les quotas de poudre de lait, la filière s’est complètement clochardisée », a-t-il souligné, non sans soutenir qu’il aurait été plus sage d’importer 15 000 tonnes de poudre de lait au lieu des 1 500 tonnes en question, approvisionner l’ensemble des producteurs sans exception et selon les besoins de chacun, afin de permettre une production régulière jusqu’à la fin de l’année. Cela, insiste-t-il, aurait d’une part diminué la tension chez les producteurs, et d’autre part, mis fin à la pénurie dont souffrent les consommateurs.
    Etouffer la pénurie le temps d’un Aïd et d’un week-end prolongé
    Selon des indiscrétions, l’approvisionnement des laiteries publiques et seulement des deux plus grands producteurs privés connus sur le marché répond à un souci d’étouffer la crise le temps d’un Aïd et un week-end prolongé, surtout au niveau du centre du pays où une pénurie ne peut pas passer inaperçue. Il semblerait même que l’Onil n’ait pas été seule dans la prise de cette décision. Cette mesure, affirment des sources proches, vient «d’en haut». S’agissant de la décision de l’Etat de réduire la facture d’importation de la poudre de lait, qui est à l’origine de cette crise, comme le soutiennent certains producteurs, Abdelwahab Ziani semble avoir une tout autre opinion que le président du Comité interprofessionnel de la filière lait, Mahmoud Benchkour. Pour rappel, ce dernier avait récemment soutenu qu’il ne s’agit point d’une pénurie de lait et d’un manque d’approvisionnement en poudre, mais plutôt d’un dysfonctionnement dans la distribution et dans la production, accusant certains producteurs de détourner les quantités de poudre de lait de leur usage initial pour la fabrication de fromages, yaourts et autres dérivés. Sur ce chapitre, Abdelwahab Ziani pense que certains acteurs principaux du secteur, à l’exemple de l’Onil, soutiennent ce genre de propos, pour la simple et bonne raison qu’ils sont loin de la réalité du terrain. «Habituellement, nous importons 140 000 à 150 000 tonnes de poudre de lait. Pour cette année, nous nous sommes entendus sur l’importation de 130 000 tonnes par souci de réduire la facture d’importation et d’encourager la production de lait cru local. Mais il se trouve que devant la baisse drastique du pouvoir d’achat, les consommateurs se sont rabattus sur le lait en sachet pour combler le non-accès à certains produits élémentaires. Ce qui a déclenché, un peu avant le mois de Ramadan, une surconsommation que les producteurs n’arrivent pas à combler avec le stock de poudre disponible. Apparemment, toutes ces données semblent échapper à l’Onil», a-t-il précisé. Le président de la Fédération agroalimentaire rappelle que la Confédération des industriels et des producteurs algériens (CIPA) a été la première à attirer l’attention des pouvoirs publics, il y a quelques années, sur la nécessité d’encourager la production nationale du lait cru, mais réduire l’importation de la poudre de lait sans mettre en place en contrepartie les outils nécessaires pour booster la production locale de lait cru peut s’avérer comme une mesure périlleuse. «Pour encourager la production de lait cru en Algérie, il faut opter pour des subventions directes aux fellahs et aux collecteurs, multiplier le nombre de vaches et les points de collecte… c’est une batterie de mesures à prendre logiquement avant de passer à autre chose», a-t-il enfin ajouté.
    M. M.

  • FAISANT FI DES MENACES DU MINISTÈRE DU COMMERCE 8 000 boulangeries fermées durant l’Aïd



    Les menaces du ministère du Commerce à l’encontre des boulangers n’ont pas eu d’effet. Un tiers des boulangeries seulement sont restées ouvertes le premier jour de l’Aïd.
    L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) estime que la réaction du département du commerce a été tardive et qu’un plan pour la mise en place d’un service minimum aurait dû être établi des mois auparavant. Selon les chiffres fournis par l’UGCAA, 4 000 boulangeries sur 12 000 ont assuré leur mission de service public, vendant pas moins de 20 millions de baguettes. Pourtant, comme chaque année, il était plus facile de trouver du pain chez les revendeurs que dans les boulangeries. Explication de l’UGCAA : beaucoup de boulangeries ont travaillé toute la nuit pour mettre à la disposition des clients du pain au petit matin. Parmi leurs clients, se glissent comme d’habitude les revendeurs qui ont, durant toute la journée, vendu du pain à même le trottoir. Les boulangers expliquent leur décision de baisser le rideau durant les fêtes par le fait que 80% de leurs employés sont originaires d’autres villes que celles où ils exercent et qu’ils ne peuvent les obliger à rester les jours de fête. Un argumentaire récurrent qui ne convainc pas le ministère du Commerce qui, par le biais des Directions du commerce, a menacé du retrait du registre du commerce à tous ceux qui ne respecteraient pas leur devoir de service public. La menace n’a visiblement pas effrayé certains boulangers qui ont tout simplement baissé rideau, pariant sur le fait que le ministère du Commerce n’irait pas au bout de ses menace

  • c'est une blague,poisson d'avril2011 de la part des rosbifs!!!!!!

    Vos dates de livraison, vous savez…

    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr

    Une étude britannique classe l’Algérie dans la catégorie des pays
    à «moyen risque terroriste».

    Purée ! Même là, on est mal classés !

    Moi, depuis que j’ai appris la chose, j’ai les jambes moins lourdes, je me sens plus léger et j’en gambade de joie ! Les rames du futur tramway seront désormais montées à Annaba, en partenariat avec le français Alsthom. Wallah que c’est une avancée énorme. C’est une avancée très… avancée ! Nous savons tous maintenant, puisque nous avons été pris publiquement à témoin par le ministère des Transports, que les rames du tram et du métro seront montées chez nous. C’est une garantie ! Autant tenir quelque chose. A défaut d’avoir sous la main, tout de suite ce f… métro ou cet encore plus f… tram en mode «circulation», accrochons-nous – que dis-je ? — agrippons-nous très fort à ces rames qui seront fabriquées bientôt à l’est de notre cher et beau pays. Et les autorités, pas avares pour un sou en matière de détails, ont tenu à nous préciser que ces fameuses rames montées en Algérie commenceront à être livrées en… 2013. Aïe ! Mes jambes tout à l’heure légères et frétillantes se sont soudain remises à peser plus lourd. Une date a donc été avancée par Tou ? 2013 ? Moi, dès qu’une date de livraison est avancée par l’un de nos officiels, surtout ceux en charge de nos transports en commun, j’ai des doutes et je prends peur. Avant de promettre des rames montées en Algérie en 2013, je rappelle qu’ils nous avaient aussi promis un métro pour l’année 1990, puis 1995, puis 2000, puis fin 2006, puis début 2008, puis milieu 2009, et, dernièrement, le Premier ministre en personne s’est engagé sur cette question du métro en annonçant fièrement une date de mise en circulation. 2011. Alors, des rames promises pour 2013, j’en mâchouille mes moustaches. Ce qui, chez moi, est un signe de profonde incrédulité. D’ailleurs, je ne vois vraiment pas pourquoi nos chères, très chères autorités prennent encore la peine de nous communiquer des délais de livraison ? Se fatiguent à s’auto-fixer des dates-butoirs ? M’enfin ! Affranchissez-vous de cette corvée, que diable ! Libérez-vous de cette torture ! Allégez-vous de ce fardeau ! Et si c’est par rapport à nous que vous vous mouillez ainsi en avançant des dates que vous ne tenez jamais au demeurant, nous tenons à vous rassurer. Cépalapeine ! Ça ne fait rien, yal' khawa ! Que le métro soit prêt en 2011, ou que les rames soient fabriquées en Algérie dès 2013, je puis vous assurer qu’au fil du temps, des années, des décennies et presque du quart de siècle passé à attendre, nous nous en foutons un peu de savoir quand ce serpent mythique, cette chimère sortira de terre. Alors, de grâce, épargnez-nous vos dates taïwan ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • LES HABITANTS DE BENMERZOUGA ONT FERMÉ LA ROUTE LA VEILLE DE L’AÏD Pagaille sur la RN5



    Les automobilistes qui circulaient sur la RN5 à l’est d’Alger et dans la wilaya de Boumerdès ont vécu, la veille de l’Aïd-El-Adha, un enfer. Plusieurs d’entre eux nous ont appelé pour dénoncer cette situation : «Je suis resté coincé durant 7 heures. C’est intolérable ! C’est scandaleux ! Où est la sécurité des automobilistes !?» s’est inquiété l’un d’eux au téléphone. Lorsque nous lui avons expliqué les raisons de son calvaire, il est entré dans une grande colère. «Des familles entières et des malades sont pris en otages la veille d’une fête par des gens sans rahma», dira-t-il.
    Effectivement lundi, en début d’après-midi, dès l’annonce, a-t-il dit, du verdict par le tribunal correctionnel de Boudouaou, condamnant des émeutiers de Benmerzouga à de lourdes peines de prison, des dizaines de villageois de la localité dépendant de la commune de Boudouaou (wilaya de Boumerdès), ont envahi la RN5 pour déverser leur colère. Les manifestants ont fermé la route à toute circulation. Selon quelques informations, ils ont arrêté deux camions de transport de carburant au milieu de la route menaçant les conducteurs d’y mettre le feu. De plus, ils ont déchargé du sable sur la chaussée. Ils se sont ensuite attaqués à des automobilistes. Ainsi, un bus de transport d’étudiants appartenant à l’entreprise Tahkout a été incendié, a relaté un automobiliste. Cette situation a, une autre fois, créé l’anarchie dans les villes de la région allant de Thénia, dans la wilaya de Boumerdès, à Rouiba dans la wilaya d’Alger. Toutes les voies carrossables ont été envahies par des centaines d’automobilistes qui tentaient coûte que coûte de rentrer chez eux en contournant cet obstacle. Mais des milliers d’autres sont restés prisonniers dans les interminables files de la RN5. Avec les fortes chutes de pluie, l’état des routes et les nombreux barrages installés dans la wilaya de Boumerdès et l’est d’Alger, on imagine la pagaille qui a régné et l’énervement des automobilistes à quelques heures de la fête de l’Aïd. Les pouvoirs publics ont fait intervenir les éléments anti-émeutes de la Gendarmerie nationale pour ouvrir cette route hautement stratégique. C’est pratiquement au milieu de la nuit que la circulation est revenue à la normale. Pourtant, dans la matinée, rien n’indiquait que la situation allait prendre une telle tournure. Nous sommes passés au tribunal de Boudouaou nous enquérir du verdict. En dépit de la présence d’une centaine de jeunes de Benmerzouga que les policiers tentaient de maintenir loin de l’institution judiciaire, tout était calme. Les jeunes qui sont descendus à Boudouaou espéraient-ils que la justice serait clémente en ce jour de veille de l’Aïd El- Adha ? Par ailleurs, contrairement aux usages qui font que généralement les verdicts des précédents procès sont prononcés à l’ouverture de la séance, les inculpés de Benmerzouga ont attendu la fin de cette séance pour entendre les peines qui leur ont été infligées. La présidente qui a jugé cette affaire appréhendait sûrement cette réaction négative face à la sévérité du verdict. Et pour cause, la main de la justice a été lourde. Sur les 28 émeutiers, dont les quatre mineurs jugés en audience publique, il y a une quinzaine de jours, cinq se trouvant sous mandat de dépôt ont été condamnés à 5 ans de prison ferme. Le procureur avait, rappelons- le, requis contre eux trois années de prison ferme. Douze émeutiers, qui sont en liberté provisoire, se sont vu infliger six mois de prison ferme. Le parquet avait requis 2 ans de prison ferme. Onze inculpés ont été relaxés par la juge. Ils étaient accusés de trouble à l’ordre public et d’agression contre des agents de l’ordre en mission commandée. Ils ont été arrêtés lors des émeutes qui se sont déroulées le mois dernier au même endroit sur la RN5.
    Abachi L.

  • PASSAGERS LAISSÉS EN RADE À MARSEILLE LA VEILLE DE L’AÏD Victimes d’un bug du logiciel de la compagnie maritime française



    Des passagers devant embarquer pour Skikda à bord d’un navire de l’ENTMV sont restés, lundi et mardi, sur les quais du port de Marseille. Un bug informatique dans le nouveau système de réservation de la compagnie maritime française serait la cause des désagréments subis par ces voyageurs.
    Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Au lieu de s’installer confortablement à bord d’un car-ferry, des passagers de l’ENTMV se sont retrouvés, la veille de l’Aïd, dans une véritable galère. «Des passagers ? Non, du bétail, parqué derrière des grilles, sans information, sans nourriture, ni boisson, ni même accès aux toilettes. Voilà comment la SNCM traite ses clients», constate le journal La Provence dans son édition de lundi. Les clients, venus de toutes les régions de France et même du nord de l’Europe, étaient pourtant en possession de billets achetés en bonne et due forme délivrés par la SNCM. Que s’est-il réellement passé ? Les responsables de la compagnie maritime ont reconnu à La Provence que leur nouveau système de réservation a subi un bug informatique. En fait, le flux des passagers entre l’Algérie et la France fait l’objet d’un partage entre l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) et la SNCM. Il est soumis à un planning de quotas ou contingents. Mais voilà, la compagnie française a récemment acquis un nouveau logiciel de réservation, le Seaware. Ce dernier semble connaître de sérieuses défaillances depuis quelques semaines. Ainsi, le système informatique a tendance à inscrire des places en plus du contingent revenant à la SNCM. Et c’est justement ce phénomène de surbooking dont ont été victimes les propriétaires d’une vingtaine de véhicules qui devaient embarquer pour Skikda. Une situation qui s’est répercutée directement sur le programme des traversées arrêté par l’ENTMV, puisque les passagers en rade ont tenté de monter à bord du Tariq Ibn Zyad. Le car-ferry à destination d’Alger a subi un retard de plus de six heures sur l’horaire prévu. Le préjudice subi par la compagnie nationale serait très important. Selon certaines informations, des défaillances dans le système de réservation de la SNCM ont également été signalées par les responsables de la compagnie maritime espagnole Romeu. Des passagers ayant acheté des billets à travers le système de la SNCM n’ont pu embarquer à bord des ferries de Romeu car ils n’étaient pas portés sur les listings. Dans le cas de l’ENTMV, les dommages auraient été plus importants encore si elle n’avait pas décidé de généraliser l’utilisation de son logiciel de réservation Bookit au niveau de ses trois agences situées à Marseille, Paris et Lyon. Auparavant, la vente des billets en France se faisait via le système de réservation de la SNCM. En plus d’assurer une autonomie de gestion, la décision prise par l’actuelle direction a permis de rapatrier en Algérie le produit des recettes des ventes de billets. Ce qui n’était vraisemblablement pas le cas par le passé. Ainsi, pour les huit premiers mois de l’exercice 2010, le rapatriement des recettes en devises est estimé à plus de 46 millions d’euros. Une somme qui dépasse largement les opérations de rapatriement enregistrées durant toute l’année 2007. Dans le cadre du plan de redressement de l’entreprise, la direction actuelle a également décidé d’appliquer une batterie de mesures visant à assurer une meilleure maîtrise des coûts. A titre indicatif, en 2009, l’ENTMV a réussi à économiser 18 millions de dinars sur l’achat de boissons gazeuses en se fournissant auprès d’opérateurs algériens. Auparavant, ces boissons – comme la quasi-totalité des produits – étaient achetées en France et en devises. Cela est également valable pour le pain, les laitages et la viande achetés exclusivement chez des fournisseurs algériens. De la même manière, les arrêts techniques des navires qui se faisaient en Europe sont désormais confiés à l’entreprise nationale de réparation navale, ce qui lui a permis d’avoir un plan de charges et de sauver les emplois. Enfin et à titre indicatif sur la maîtrise de ces surcoûts, la réduction drastique des dépenses des télécommunications radio. Alors qu’ils étaient de 150 000 euros en 2007, pour 2009, l’ENTMV n’a déboursé, tenez-vous bien, que… 600 euros.
    T. H.

  • bienvenue en algerie

     

     

  • Les zéros tournent en rond. Par Malek Haddad

    tout à fait d'accord  MR Malek haddad

     

    Youssef  Girard

    In ISM

    Ecrivain algérien de langue française, Malek Haddad est né le 5 juillet 1927 à Constantine. Fils d’un instituteur de l’éducation nationale, Malek Haddad suivit des études de langue française dans une ville connue comme un haut-lieu de la culture arabo-islamique en Algérie. Dans cette ville conservatoire d’une identité menacée, ouverte sur le Machrek arabe, l’influence des universités Zitouna de Tunis et al-Azhar du Caire se ressentait dans l’ensemble de la cité de Salah Bey.

    Dans les années 1920, Constantine était devenue le principal fief du revivalisme islamique en Algérie. A partir de 1913, le cheikh Abdelhamid Ben Badis fit de la Mosquée Verte (Jama’ Al Akhdar) le centre de sa prédication appelant à la défense de l’islam et de la langue arabe. Malek Haddad grandit dans cette atmosphère marquée par l’affirmation de l’identité arabo-islamique de l’Algérie face à une politique coloniale qui cherchait à effacer cette identité.

    Son éducation exclusivement francophone dans une ville de culture arabe marqua profondément celui qui avait coutume d’affirmer : « Nous écrivons le français, n’écrivons pas en français ». Elle lui donna le sentiment d’être coupé de son peuple, de son histoire et de sa culture: « Je suis moins séparé de ma patrie par la Méditerranée que par la langue française », écrivait-il.

    Pour Malek Haddad, cette coupure avait une cause : le colonialisme et son œuvre d’aliénation culturelle cherchant à effacer l’identité du colonisé. Dans cette œuvre d’aliénation culturelle, l’école française jouait un rôle déterminant: « L’école coloniale colonise l’âme (…), c’est insidieux, c’est profond (…) Chez nous, c’est vrai chaque fois qu’on a fait un bachelier, on a fait un Français ». Evoquant son cas personnel, celui qui avait débuté sa carrière comme enseignant dans l’éducation nationale affirmait : « Il y a toujours eu une école entre mon passé et moi ».

    Poète et romancier, Malek Haddad débuta sa carrière d’homme de lettres durant la Révolution algérienne. Son œuvre était une manière artistique de dénoncer le colonialisme. Après l’indépendance, Malek Haddad retourna à Constantine où il exerça la profession de journaliste, prenant en charge la page culturelle du quotidien An Nasr. Rejoignant le ministère de l’Information et de la Culture (MIC) en 1968, il fut chargé de la direction de la Culture. A ce titre, il fut l’un des principaux organisateurs du festival culturel panafricain d’Alger en juillet 1969. Il occupa aussi la fonction de secrétaire général de l’Union des écrivains algériens (UEA). Malek Haddad décéda des suites d’un cancer le 2 juin 1978 à Alger.

    Dans l’essai Les Zéros tournent en rond, Malek Haddad développa les questions qui le hantaient: le problème de la dépersonnalisation et de l’aliénation des élites culturelles francophones algériennes ; la domination culturelle des peuples colonisés et l’hégémonie occidentale ; le rôle de l’islam et de la langue arabe dans la résistance du peuple algérien. Ainsi, en 1961, Malek Haddad posait la question des rapports de domination culturelle et de l’hégémonie occidentale qui n’ont pas été abolis avec la décolonisation.

    Youssef Girard


    Les Zéros tournent en rond

    Je suis moins séparé de ma patrie par la Méditerranée que par la langue française. Ecrirais-je l’arabe qu’un écran se dresserait quand même entre mes lecteurs et moi : l’analphabétisme.

    Mes cousins de la montagne écorchée n’auront pas déchiffré ton monument, Kateb Yacine : « Nedjma ». Les vieilles de « Dar-El-Spitar » n’auront pas eu à se reconnaître dans ta « Grande Maison », mon cher tisserand de la quotidienneté maudite, Mohamed Dib. Qui aura lu « Le Séisme » de Kréa dans les ruelles sans roses de Blidah ? Pourtant la musique trouvera l’orchestre qui convint. Marcel Moussa, Malek Ouary, Feraoun, Sénac, Mammeri, Jules Roy, Amrouche, mon ami Roger Curel, Roblès, je pourrais reprendre à votre compte le mot d’un porte-parole de la France-Libre et vous dire avec tout mon respect, toute mon affection : l’Algérie présente les armes à votre solitude.

    Je vous salue orphelins de lecteurs authentiques, vous nobles Représentants et tragiques Soli. Vous m’aurez fait comprendre l’expression « Prêcher dans le désert » ; mais, au-delà de mon amertume, je sais que la vocation des déserts est d’engendrer les amples méditations et les gazelles.

    ***

    La guerre va maintenant finir. Les fusils se tairont et je veux croire la poudre désormais pour les feux de Bengale. Les fusils se tairont, les mots mobilisés deviendront sérénade et rossignols d’amour en permission de nuit. Les fusils se tairont mais les stylos ne se tairont pas. Voici déjà que se réalise la prophétie de Saint-Exupéry : « Une tour à construire… ». L’encre va prendre le relais du sang.

    Nous quitterons l’exil. Les plantes transplantées retrouveront leur jardin. Dans la maison à faire et à refaire, chacun, dans la raisonnable humilité de son utilité, aura sa place. Nous reverrons les lieux perdus, les enfers et les paradis dont on nous priva, ces hauts-lieux de ma mémoire et du cœur qui justifièrent notre nostalgie.

    L’amour de l’Algérie nous jeta dans les méandres baroques de la dispersion. Nous n’avons pas fui le drame puisque nous le portons en nous, puisque nous le transportons avec nous, puisque nos romans et nos poèmes contribuèrent à la faire connaître, puisque de chauds témoignages m’affirment que ces romans et ces poèmes entretinrent l’espoir chez ceux qui certes n’en manquaient pas mais qui trouvèrent dans leurs hirondelles une raison de plus de croire au printemps. Je pense à ces lettres adressées des prisons, à ces messagers venus d’Algérie, de France, d’Europe, ces lettres, ces messages qui étaient autan de bons-points et de billets-de-satisfaction pour les élèves et les leçons que nous sommes.

    Ces lettres, ces messagers qui étaient autant de conseils et d’exigences.

    Nous quitterons l’exil, non pas pour un pèlerinage, pas même pour un retour aux sources car nous n’avons jamais quitté les sources, mais parce que, fourmis et cigales tout à la fois, nous sommes des fourmis et des cigales conditionnées, parce que l’arbre a besoin de ses racines et des racines de leur sol, parce que la Patrie stade élémentaire, précis et glorieux de sa réalité, est un phénomène quasiment biologique. J’ai dit tout à l’heure : orphelins de lecteurs. Que tous ceux et toutes celles qui ont eu la bonté et la curiosité de suivre ma démarche littéraire me comprennent et me pardonnent.

    Des lecteurs, nous en avons, nous en avons même beaucoup, en Algérie, en France, et un peu partout ailleurs. Nous savons que l’intérêt que nous suscitons, que l’attention qu’il nous arrive d’attirer, ne sont pas purs de toute sympathie politique et débordent la personnalité du poète et du romancier. A travers nous, c’est l’Algérie qui souffre et qui lutte que l’on salue : Nous sommes les tristes bénéficiaires d’une actualité bouleversée et bouleversante.

    Des lectures, nous en avons, nous en avons même beaucoup et nos éditeurs qui sont parfois, qui sont presque toujours nos amis, ne s’y sont pas trompés qui ont concilié les exigences techniques de leur choix qualitatif et l’opportunité politique de leurs publications. Qu’il me soit permis ici de rendre hommage à tous ceux d’entre eux qui surent prendre d’énormes risques physiques et matériels pour rester fidèles à un humanisme traditionnel et d’avant-garde.

    Des lecteurs, nous en avons, nous en avons même beaucoup, mais personne ne m’empêchera de répéter que nous sommes, par la force des choses, orphelins de vrais lecteurs. Car ceux pour qui nous écrivons d’abord ne nous lisent pas et probablement ne nous liront jamais. Parce qu’ils ignorent, dans la proportion de 95%, nos existences mêmes. Ces lecteurs qui, ajoutant une syllabe à leur nom, sont devenus les fossoyeurs bénis de tous les impérialismes, ces lecteurs qui, troquant le mancheron de la charrue pour la crosse du fusil, ont étonné le monde entier et forcé le respect du général De Gaulle lui-même. Ces lecteurs qui vivent et n’écrivent pas l’histoire – on ne peut pas faire deux choses à la fois -, ces lecteurs qui ne nous lisent pas, qui ne peuvent pas nous lire et qui pourtant sont notre raison d’être, notre raison d’écrire, la cause et le but de la Révolution Algérienne : Les Fellah.

    ***

    J’entends d’ici l’objection et elle est de taille si l’argument pue la mauvaise foi :

    - Cet Algérien qui partit avec votre livre sous le bras, vous aurait-il lu davantage si vous écriviez en arabe ?

    - Evidemment non.

    Ce qui n’explique rien. Pourtant l’explication est facile, simple, banale même dans son évidence :

    Le colonisé s’est vu spolié de son patrimoine culturel comme il s’est vu privé de ses terres. On l’a exproprié de ses biens, qu’ils soient fonciers ou culturels. Il fallait sinon tuer – car l’esprit ne meurt pas – son âme, mais tout faire pour la mettre en veilleuse, pour l’éteindre.

    Le processus de colonisation est d’une logique rigoureuse : c’est un processus d’implantation. De la même manière que le vainqueur amène le drapeau du vaincu pour hisser le sien à sa place, il va démanteler, contrarier, interdire tout ce qui était et aurait pu être la preuve et le véhicule d’une pensée autochtone originale, d’un ensemble national.

    Mais dans la nuit noire du régime colonial, l’Islam veillait.

    ***

    Dans l’explication du réveil des nationalités et des luttes d’émancipation politique, il est un phénomène dont on a souvent négligé l’importance : le phénomène religieux. C’est un fait établi : l’actuelle révolution algérienne est une révolution laïque. Mais ce n’est pas fausser la destination et les origines de cette révolution que de rendre à l’Islam la grande place qui lui revient dans la conservation des valeurs traditionnelles et la défense de ce qui pouvait être encore sauvé.

    La religion coranique, gardienne tutélaire de la langue, s’est vue contrôlée, véritablement gérée par la puissance occupante. Les Ouléma furent persécutés et il s’en est fallu de peu pour que le grand patriote, le grand défenseur de l’Islam rajeuni, le Cheikh Benbadis ne meure dans les prisons qu’il venait à peine de quitter. D’ailleurs, l’un de ses disciples et successeurs à l’Institut de Constantine qui porte son nom, Ahmed Rida Houhou fut assassiné au cours des massacres de mars 1956, dans la même ville.

    Il est significatif que des trésors d’architecture comme les mosquées d’Alger et de l’antique capitale de la Numidie furent littéralement, au mépris de tout respect sacré, détournés de leur destination première pour devenir des cathédrales ou des synagogues.

    En s’attaquant à l’Islam, l’impérialisme agissait moins par intolérance religieuse que par prévoyance, que par stratégie politique. Le rêve du cardinal de La Vigerie rejoint celui du maréchal Bugeaud : le fusil et la charrue demandant leur aide à l’épée et à la croix.

    C’est là un exemple primordial de cette tentative de décoloration nationale, de désoriginalisation historique.

    On ne répétera jamais assez que durant les 124 ans de l’éclipse coloniale, cette parenthèse d’asphyxie culturelle et politique qui s’étend du 5 juillet 1830 au 1er novembre 1954, on ne répétera jamais assez la grande part que prirent en Algérie l’Islam et ses serviteurs pour conserver à ma patrie profanée ses dernières caractéristiques propres, son ultime originalité, sa spécificité quotidienne, son authenticité culturelle et en fin de compte ce qui lui restait d’unité organique et de monolithisme dans son expression constitutionnelle : sa langue.

    ***

    Car une langue ne se tête pas seulement au sein maternel. Elle ne s’apprend pas uniquement dans la cellule restreinte et indigente d’une famille elle-même noyée dans un contexte intellectuellement appauvri, dénaturé, abâtardi. Une langue s’apprend aussi à l’école, au lycée, à l’université. Est-il besoin de rappeler le nombre d’enfants algériens non scolarisés et celui encore plus ahurissant des gamins ayant pu obtenir le certificat d’études primaires, ayant franchi le cap des bachots, ayant accédé à l’enseignement supérieur. Bien plus important et plus grave, en même temps que stupide, c’est le contenu même de l’enseignement et ses méthodes qui sont en cause.

    Dès l’école primaire, cet enseignement se faisait en français avec interdiction d’avoir recours à l’arabe, même pour des facilités pédagogiques. On ne faisait qu’effleurer à la fin du cours moyen 2ème année, la Géographie ou l’Histoire de l’Algérie. Dans les lycées, l’arabe s’enseignait et s’apprenait comme une langue étrangère. Les autres disciplines, Sciences, Mathématiques, etc. se faisaient en français. Notre langue maternelle était en exil dans son propre pays. Par ailleurs, la presse, la radio, les conférences, les films, le théâtre, la publicité sur les murs, les formalités qui vont d’un mandat-poste à l’état-civil, tout ce qui s’écrit, depuis, le « défense d’afficher » jusqu’aux plaques des rues, tout, absolument tout, était privilège et monopole de la langue française.

    Il fallait voir, il n’y a pas très longtemps encore de cela, comment des instituteurs, débarqués de quelque Poitou ou de quelque Normandie, traitaient d’abrutis des gosses affamés d’instruction comme ils l’étaient de nourritures terrestres. Il ne s’agit pas bien sur de jeter l’anathème sur le corps enseignant et de démagogiquement généraliser. Mais qu’on le veuille ou non, et quelle que soit sa vocation originellement libérale et respectueuse des valeurs d’autrui, il se trouve que ce corps enseignant, même lorsqu’il en limitait les dégâts, faisait partie du dispositif colonial et contribuait par là même, en symbiose avec les autres administrations, à l’entreprise concertée de décoloration et de désoriginalisation qui est la raison d’être de ce phénomène colonial.

    ***

    Chaque loterie nationale a ses approchants. Nous, écrivains algériens, nous sommes des approchants. Je le répète, mon grand-père ne m’a jamais lu comme il n’a jamais lu Mohamed Dib, Kateb Yacine, Henri Kréa ou tel autre de ces clair-chantants, de ces plain—chantants, dont le talent n’est pas en cause et dont la bonne foi, le courage et l’audace font que je me réchauffe au grand feu d’amour-propre satisfait. Je salue l’éloquence de tous ces muets ! Je salue ces bâtards, ces princes des bâtards ! Je salue leur démarche. Et je comprends la surdité des sourds. Je suis incapable de raconter en arabe ce que je sens en arabe.

    Voilà les phénomènes ! Le colonialisme étant une pathologie de l’histoire, il n’est pas étonnant que, dans une certaine mesure, ses produits, passifs ou en réaction, se définissent à une échelle pathologique. Je suis persuadé que des écrivains algériens chanteront dans leur langue, la langue arabe, pour le meilleur enrichissement de la langue des autres. L’unisson dans la symphonie algérienne ne proviendra pas des paroles de cette symphonie mais de l’unanime musique. Il n’y a jamais assez de voix pour pareil chœur. Quant aux inquiets, je leur dirai : l’Algérie n’ayant pas l’intention de coloniser la France, je ne vois pas pourquoi et comment la langue arabe menacerait la langue française et plus généralement le potentiel culturel français. D’autre part, 124 ans de coexistence ont créé des liens et la réalité d’une minorité européenne considérable fera qu’il faudra bien régler les questions du bilinguisme. Ce sera là une simple modalité de commodités pratiques et en aucun cas un problème pouvant inquiéter les deux blocs ethniques. Car il est évident que l’Algérie nouvelle ne comprendra pas deux communautés mais une seule, la communauté algérienne, une et indivisible, que ses éléments soient arabophones ou francophones.

    A ce sujet, les expériences théâtrales de Mustapha Kateb sont d’une audace très riche d’enseignements. Ce grand artiste qui affirmait : « Nous avons résisté à Bugeaud mais pas à Molière » poursuivait « Molière (en Algérie) est le plus apprécié. Il y a là un merveilleux anachronisme… L’homme qui avait soutenu les premiers pas du théâtre français et qui l’avait conduit à maturité, allait retrouver sa jeunesse dans une société qui n’était guère différente de celle qui refusait à Jean-Baptiste la dérisoire consécration d’un corbillard officiel. Pour le peuple algérien, Molière n’est pas un étranger, il n’a rien à voir avec la puissance colonisatrice ; il nous apporte de sa propre persécution, et il nous enseigne que le premier ennemi, c’est l’ennemi intérieur : le seigneur et le féodal qu’il avait su démasquer en France et qui, en Algérie, tendait les bras aux conquérants… ».

    Encore cette réflexion de Mustapha Kateb : « On ne peut intégrer un peuple ; mais le peuple algérien a intégré Molière ».

    Et plus loin, ce cri bouleversement : « Le pays saura un jour tout ce qu’il doit à une poignée de naufragés qui se sont accrochés à des épaves de l’ancien enseignement traditionnel ainsi qu’à l’école coranique, à ceux qui, ne voulant pas désespérer, allèrent continuer à apprendre leur langue maternelle dans les archaïques universités d’« El-Karaouyine », et de « la Zitouna », et d’autres, plus audacieux, jusqu’au Caire ».

    Le peuple algérien, en déclenchant l’irréversible processus de décolonisation, se bat pour son droit à la liberté. Descendue de ses nuages métaphysiques, la Liberté signifie pour lui le Droit à son Existence Propre et la langue arabe est une des manifestations de cette existence originale. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’admette ou non, dans sa grande majorité, l’Algérie est arabophone. Et la reconnaissance de la langue arabe comme Langue Nationale ne saurait mettre en péril et en difficulté la langue française qui, qu’on le veuille ou non, qu’on l’admette ou non, fait désormais partie de notre patrimoine national.

    ***

    Gabriel Audisio me citait un jour une de ses propres phrases qui résume assez bien sa pensée : « La langue française est ma patrie ». Je me souviens de lui avoir répondu :

    - La langue française est mon exil.

    Je respecte et comprends cette définition de Gabriel Audisio d’autant plus qu’un écrivain de son âge, surpris et bousculé par l’Histoire, peut pour éviter certains déchirements, se réfugier dans cette patrie supra-nationale dont les contours géographiques et le contenu historique seraient ceux du rivage méditerranéen. Personnellement mon cœur et mon stylo sont sollicités par une seule nostalgie : la langue qu’on parle dans ce que j’appelle avec une triste obstination : LA RUE DES ARABES.

    ***

    Ma patrie, c’est l’Algérie. L’Algérie de demain, quand le fait de se dire Algérien ne tombera pas sous le coup de je ne sais quelle atteinte à la sûreté intérieure d’un Etat que je respecte, d’un Etat dont je souhaite l’amitié et à qui je propose la mienne, mais un Etat que je ne reconnais pas comme étant le mien ou ayant des droits sur moi. Ma patrie, c’est l’Algérie. Et l’amour que je lui porte ne met pas en péril le pays de Moselle ou le ciel de Loire. Il s’agit de l’Algérie de demain et surtout de celle d’aujourd’hui, sublime dans sa colère et dans son sacrifice. Cette Algérie d’aujourd’hui qui a réinventé le mot d’Homme. Mais il s’agit en premier lieu de l’Algérie d’hier, d’avant le débarquement de Sidi-Ferruch. Cette Algérie qui ne savait pas encore que nos pères étaient gaulois…

    Je m’honore d’être un conservateur et je ne rêve pas d’un pays libéré qui serait la réplique de celui qui justement l’enferma dans son ombre en le condamnant à végéter, privé de ses structures, de ses traditions, de ses formes élaborées de sensibilité, de sa manière de croire en Dieu et de ses façons de réagir aux grands thèmes éternels.

    L’impérialisme serait gagnant si par malheur, je dis bien par malheur, le vaincu ressemblant au vainqueur abandonnait ce qui fait l’essence de sa personnalité historique et géographique. Pour moi l’avant-garde, c’est le retour au passé et, je demande aux mauvais plaideurs de m’épargner un méchant procès. Qu’on ne vienne pas parler du voile de la femme arabe – indépendamment du fait que je trouve cette toilette très belle – ou de toute autre billevesée qui aboutirait à confondre Libération et Occidentalisation en retenant pour critère de cette dernière des valeurs qui ne sont pas traditionnellement les nôtres. Il ne s’agit évidemment pas d’opposer deux civilisations mais tout simplement de respecter la personnalité de chacune d’elles.

    Je suis en exil dans la langue française. Mais des exils peuvent ne pas être inutiles et je remercie sincèrement cette langue de m’avoir permis de servir ou d’essayer de servir mon pays bien-aimé. Lorsque la paix et la liberté s’affirmeront sur ma patrie, je dirai encore, comme je ne cesse de le dire, que mon amour pour les Aurès n’est pas incompatible avec l’émotion que j’éprouve devant Vercors. Il n’y a pas très loin de Jeanne d’Arc à la Kahina, du colonel Fabien au colonel Amirouche, de Jean Moulin à Ben M’hidi, de Kateb Yacine à Peul Eluard. Comme il n’y a pas très loin du plus Français des Français, clamant son espoir d’un micro de Londres, Charles de Gaulle, au plus Algérien des Algériens, clamant ses certitudes d’un micro de Tunis, Ferhat Abbas.

    Mais tout est là, pour nous écrivains algériens, qu’un véritable humanisme peut s’exprimer en arabe. Et, malgré ou à cause de ce défaut de langue que nous devons au colonialisme, nous posons cette question : quels sont les écrivains algériens ?

    ***

    N’est pas totalement Algérien qui veut. Nous, écrivains d’origine arabo-berbère, avons été amenés à chanter dans une langue merveilleuse entre toutes, mais qui historiquement n’est pas notre langue maternelle. Et ce qui différencie les écrivains arabo-berbères des autres écrivains algériens, c’est moins leurs préoccupations politiques plus anciennes et plus aiguës que leur nostalgie d’une langue maternelle dont nous avons été sevrés et dont nous sommes les orphelins inconsolables.

    Avec les écrivains algériens d’origine européenne qui ont choisi l’Algérie comme patrie, nous n’avons que l’avenir en commun. Ce qui n’est déjà pas si mal.

    La marque indélébile de l’Islam nous distingue mais ne doit pas nous séparer. Notre folklore, nos modes de penser et de sentir, et partant, d’agir, nous sont propres. Même en nous exprimant en français, nous transportons le Rêve, la Colère et la Complainte sortis des siècles et des siècles de notre Histoire nationale. Que l’on ne nous dise pas surtout que l’Algérie n’a jamais constitué une Nation ou, ce qui est pire, qu’elle n’était jusqu’à ces dernières années, selon la formule d’un marxiste, Maurice Thorez…, « qu’une Nation en formation ».

    L’Occident, se donnant comme modèle, ravagé par son égocentrisme et son anthropomorphisme, mû par son goût morbide des projections, animé par un sénile paternalisme conquérant, l’Occident n’a jamais admis qu’il pouvait exister d’autres formes d’Etat et d’autres manifestations nationales de son existence que les siennes. Il avait même monopolisé l’Humanisme.

    En vérité, vaincue par les armes, l’Algérie s’est vue dissoudre dans le bon plaisir du vainqueur qui substitua ses structures en même temps que son drapeau et sa langue nationale. Il existe suffisamment de par le monde de documents authentiques et solennels pour affirmer l’existence avant 1830 d’un Etat algérien, sur le plan interne et sur le plan international. A nos juristes d’en faire la rigoureuse démonstration et de rétablir une fois pour toutes les faits.

    ***

    Ce qu’il convient surtout de noter, c’est que même s’exprimant en français, les écrivains algériens d’origine arabo-berbère traduisent une pensée spécifiquement algérienne, une pensée qui aurait trouvé la plénitude de son expression si elle avait été véhiculée par un langage et une écriture arabes.

    Je pourrais demeurer cinquante ans dans cette Provence que j’aime et que je comprends, cette Provence qui inspire nombre de mes livres, sans pour autant être un poète provençal. L’amour que portait par exemple une Isabelle Eberrarht à l’Algérie ne suffirait pas à en faire une Algérienne. Je connais de merveilleuses pages de Guy de Maupassant inspirées par Constantine qui pourraient très bien figurer dans un recueil de textes consacrés à l’Algérie mais en aucun cas dans une anthologie d’écrivains algériens.

    La nationalité littéraire n’est pas une formalité juridique et ne relève pas du législateur mais de l’historien. La naturalisation confère un statut mais n’affecte pas l’essence même d’une personnalité. L’adaptation n’est que superficielle, apparente. On pourrait nous croire à l’aise, détendus, satisfaits, il n’en est rien.

    Très souvent, en discutant avec des écrivains de France, amis ou adversaires, j’ai nettement l’impression que cette discussion se déroule en français et pourtant que nous ne parlons pas la même langue. Nous chargeons les mots d’un contenu et nous leur donnons un sens que l’expression française ne traduit pas totalement.

    Nous nous faisons comprendre. Les mots, nos matériaux quotidiens, ne sont pas à la hauteur de nos idées et encore bien moins de nos sentiments.

    Il n’y a qu’une correspondance approximative entre notre pensée d’Arabes et notre vocabulaire de Français.

    Voilà la raison majeure de ce manège désolé qui fait que LES ZEROS TOURNENT EN ROND.

    Malek Haddad
    Ecrivain algérien (1927-1978)