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  • le président Houari Boumédiène en larme pour les martyrs de l'Algerie.

  • Raffarin : la France "prête à aider l'Algérie":porte parole de boutef!!!!!


    Raffarin : la France "prête à aider l'Algérie"
    envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.

  • La levée de l’état d’urgence : un grand bluff, pour l'étranger

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    Malgré la levée de l’état d’urgence, Alger reste hermétiquement fermée à toute manifestation publique. Les autorités ont mobilisé une armada de policiers pour empêcher la marche de la CNCD.

    L’Algérie sort de l’état d’urgence, mais pas sa capitale. Alger est placée sous état de siège. Ses espaces publics demeurent hermétiquement fermés à toute manifestation publique. Surtout si cette manifestation est initiée par l’opposition.
    La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui a appelé à une marche, hier à Alger, l’a vérifié encore une fois à ses dépens. La décision de lever l’état d’urgence, qui était en vigueur depuis 1992, n’a finalement rien changé. En effet, les autorités ont, pour la troisième fois consécutive, mobilisé une armada de policiers pour empêcher la marche de la CNCD.
    Le décor était planté dès les premières heures de la matinée. A 8h, la place des Martyrs, d’où devait s’ébranler cette marche en direction de celle du 1er Mai, était déjà quadrillée. Des centaines de policiers, bouclier et matraque à la main, formaient des haies tout autour de la place principale. Les rues et ruelles, menant vers le lieu de départ de la marche, sont toutes bouclées.


    Au niveau de l’avenue Zighout Youcef qui mène vers la place des Martyrs, les policiers empêchent tout rassemblement de passants.
    Afin d’éviter l’arrivée massive des manifestants, les transports publics ont été perturbés. Les trains sont restés bloqués au niveau de la gare ferroviaire d’Alger. Tous les moyens sont bons pour tenter de réduire l’ampleur de la mobilisation. Peine perdue. Car plusieurs centaines de manifestants sont parvenus à s’infiltrer entre les mailles de l’impressionnant dispositif sécuritaire et aller au bout de leur action. Vers 10h, soit une heure avant le début de la marche, un premier groupe de manifestants réussit à se constituer à l’entrée de la place des Martyrs. Et les cris de «Djazaïr hourra démocratia (Algérie libre est démocratique)» et «Echaâb yourid isqat ennidham (Le peuple veut faire tomber le système)» fusaient. Sans attendre, des dizaines de policiers accourent pour les encercler. Quelques minutes plus tard, le président du RCD, Saïd Sadi, arrive sur les lieux.Aussitôt, il est assiégé par des policiers qui tentent de l’empêcher d’avancer vers la place des Martyrs. Il est même bousculé et malmené. Entouré d’un groupe de jeunes militants du RCD, Saïd Sadi monte sur le toit de l’un des véhicules de police pour s’adresser aux manifestants.


    Intrusion des pro-Bouteflika


    Mais il ne parviendra pas. Des policiers interviennent pour le faire descendre par la force. Il trébuche et s’écroule avant d’être rattrapé par les manifestants. N’ayant pas supporté la pression exécrée par les forces antiémeute, l’avocate et militante du RCD, Fetta Sadet, perd connaissance. Elle est évacuée à l’hôpital, tout comme le député Mohamed Khendak qui a eu un malaise. Arrivé sur place, quelques minutes après le leader du RCD, Me Ali Yahia Abdennour a été vite contraint par la police de descendre l’escalier qui mène vers la pêcherie. «Nous serons toujours dans la rue. Les rassemblements dans des salles fermées sont dépassés. C’est le peuple algérien qui est dans la rue et qui doit désigner ses représentants pour assumer la période de transition (…) quand il y a confusion des pouvoirs, il y a dictature. Nous vivons dans une dictature en Algérie», déclare-t-il. Avec le même manège, les policiers ont également contraint Saïd Sadi à rejoindre Ali Yahia Abdennour. Les manifestants sont ainsi divisés en petits groupes. Entre-temps, quelques dizaines de jeunes, qui se présentaient comme des partisans du président Bouteflika, font leur apparition. Leur présence étant tolérée par la police, ils commencent à narguer les manifestants en balançant, parfois, des obscénités. Mais la police ne bronche pas.


    «Nous jouerons la durée»


     Les forces de l’ordre continuent plutôt à charger les manifestants qui demandent le changement et la liberté.
    La scène a duré jusque vers 13h. «Je crois que certains responsables algériens ont oublié d’engager la guerre contre les ennemis du pays, ils veulent avoir leur grade contre les citoyens. Le régime se trompe. Eux ce sont des prédateurs, nous sommes des militants. Ils jouent l’usure, nous jouerons la durée. Nous serons ici autant de fois qu’il faudra jusqu’à ce que le peuple algérien puisse marcher librement dans son pays et faire en sorte qu’il puisse choisir librement et démocratiquement ses dirigeants», affirme Saïd Sadi qui a été empêché plusieurs fois de monter vers l’avenue Zighout Youcef. Et d’ajouter : «La levée de l’état d’urgence pour monsieur Bouteflika signifie l’état de siège. Monsieur Bouteflika qui prétend avoir 90% des suffrages du peuple algérien, de quoi a-t-il peur ?» Dans un communiqué rendu public dans l’après-midi, la CNCD dénonce le recours du pouvoir à la violence pour mater des manifestations pacifiques, et se dit déterminée à poursuivre son combat et donne rendez-vous aux citoyens samedi prochain.

     

    Madjid Makedhi
  • lettre au Président d'Algerie Abd Elaziz Bouteflika رسالة إلى الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة

  • après l’empêchement de sa marche hier à alger CNCD : “Nous reviendrons”

     

    Par : Arab Chih

    Dès les premières heures de la matinée, la place des Martyrs est complètement cernée par la police. Sa grande esplanade, elle, est totalement barricadée par des barrières et des policiers.

    Première marche après la levée de l’état d’urgence, énième violation en Algérie du droit des citoyens à manifester. Moins de 48 heures après la publication de la décision au Journal officiel, les policiers ont durement empêché, pour la quatrième fois en un mois, une manifestation initiée par l’opposition. Et, comme avant la levée de l’état d’urgence, le même dispositif sécuritaire impressionnant est encore une fois déployé par les autorités pour empêcher l’action des partisans de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qualifiés par le ministre des Affaires étrangères, il y a quelques jours sur Europe 1, de     “minoritaires”, à battre le pavé de la rue algéroise. Et, comme si cela ne suffisait pas, l’on a mobilisé une nouvelle fois quelques jeunes désœuvrés et, nouvelle trouvaille, même une flopée de filles des rues. Deux d’entre elles, dont une enceinte, se baladaient au milieu des manifestants, les provoquant et les narguant, pendant que d’autres insultaient copieusement certaines figures de la CNCD.
    Dès les premières heures de la matinée, la place des Martyrs est complètement cernée par la police. Sa grande esplanade, elle, est totalement barricadée par des barrières et des policiers. Des groupes de policiers à côté de leurs camions prenaient position çà et là tout le long de l’itinéraire que devaient prendre les marcheurs. Le décor était ainsi planté : même sans l’état d’urgence, le régime algérien n’entendait pas laisser l’opposition investir la rue au risque de voir se réaliser sur la terre algérienne un scénario à la tunisienne ou à l’égyptienne. Le satisfecit exprimé par les Français et les Américains suite aux mesures prises lors du dernier conseil lui a-t-il donné des ailes ? Probable.
    Et, à peine les partisans de la CNCD ont-ils eu le temps, vers 10 heures, de prendre à défaut le dispositif sécuritaire, à quelques pas de la mosquée Djamaâ El-Kebir, qu’une nuée de policiers intervient pour les pousser énergiquement vers le trottoir. Encerclés entre des 4X4 stationnés sur le bord de la chaussée, les militants du changement, parmi eux Saïd Sadi, entonnaient leur slogan “Algérie libre et démocratique”. “On n’est pas des criminels, nous avons le droit de marcher”, s’époumonait une jeune fille.  “Où est la levée de l’état d’urgence de Bouteflika ?”, s’est exclamé le président du RCD pris en sandwich par des policiers le repoussant violemment avec leurs boucliers.
    “Ce n’est pas vrai, ils vont le tuer, laissez-le passer”, criait un homme d’un certain âge à la face des policiers avant de s’adresser, apitoyé, à Saïd Sadi : “Veux-tu qu’on te ramène de l’eau ?” Dans ce cafouillage indescriptible, le leader du RCD a réussi à grimper sur le toit d’un véhicule de police en faisant avec ses doigts le V de la victoire. Des “Pouvoir assassin” fusaient de la masse des manifestants. Les policiers interviennent énergiquement en traînant avec une rare violence Saïd Sadi et un de ses gardes de corps. “Vous n’avez pas honte de vous attaquer à Saïd Sadi”, s’écriait avec une voix larmoyante une femme. Scandalisé par la brutalité policière, un homme d’un certain âge vociférait : “C’est pire que l’état de siège. La police n’est pas au service du peuple. En 1994, c’était nous qui vous protégions contre les terroristes et maintenant vous vous retournez contre nous. Vous êtes des amnésiques”.“Ils ont pris Saïd Sadi”, hurlait Mohcine Bellabès. Les manifestants tentaient de passer à travers l’essaim de policiers qui les ont encerclés mais rien n’y fit. Ils n’avaient que leur voix pour bombarder leurs “anges gardiens” de leurs mots d’ordre “Le peuple veut faire chuter le régime”, “Algérie libre et démocratique”...  tout en entonnant le fameux chant patriotique des révolutionnaires d’hier “de nos montagnes… se sacrifier pour la patrie est préférable à la vie”. Le député Mohamed Khendaq, qui essayait de protéger son président, a fait les frais de cette intervention musclée de la police. Ayant reçu quelques coups, il a perdu connaissance et a été évacué vers l’hôpital.
    “Allez, boutez-les tous hors d’ici”, crie un officier à ses éléments. Avec une rare force, Ali Yahia Abdenour, Saïd Sadi, Arezki Aït Larbi et un groupe de partisans ont été repoussés vers la rampe de la Pêcherie. Les accès de la rampe étant bouchés, en haut et en bas, par les policiers, les figures de proue de la CNCD sont retenues sur une partie de l’escalier, qui est une véritable porcherie, sentant fort l’odeur âcre de l’urine. Très malade, le vieil Ali Yahia refusait de faire de déclaration. “Allez-y faire parler les policiers”, recommandait-il.
    Un jeune islamiste en djellaba s’égosillait devant les caméras : “On n’en veut pas de ce système et il tombera immanquablement. Peuples libyen, tunisien et égyptien, sachez que nous sommes avec vous”.
    En haut, sur la chaussée, les partisans de la CNCD tentaient, par intermittence, de former des rassemblements qui sont vite dispersés par les policiers qui les repoussaient du côté de l’APN. “Ayant senti un piège, nous avons résisté à la charge des policiers”, assurait Me Fetta Sadat. En effet, c’est de ce côté-là qu’est arrivé le groupe de jeunes gens qui brandissaient des portraits de Bouteflika. Dans une ambiance de stade, ils sautillaient et chantonnaient, entre autres refrains, des “Allahou Akbar, charika gadra”, tout en reprenant cette fois-ci encore le fameux “Le peuple veut du cannabis”. Un contre-manifestant arborait une pancarte sur laquelle était écrit “Les Algériens sont des partisans de Bouteflika et ne veulent pas d’une Coordination des intéressés”. Sur l’autre trottoir, les manifestants, eux, sont étouffés par les policiers.
    “C’est grave, Alger, capitale du pays, est devenue une houma”, s’indignait un manifestant. Un vieux, s’adressant à un policier qui le sommait de déguerpir, se rebiffe, “emmenez-nous en prison ou jetez-nous à la mer. Ceux d’en face (les contre-manifestants, ndlr) vous les protégez et nous, vous nous chargez”. Commentaire d’un autre  vieux non loin de lui : “Ils sont payés yal hadj”.  Sollicité pour commenter la levée de l’état d’urgence décidée par le chef de l’État, M. Chentouf du PLD assure : “C’est une mesure bidon, une tromperie”. Que pense-t-il de l’action de la CNCD ? “C’est une réussite dans la mesure où le pouvoir a mobilisé tout ce dispositif policier pour nous empêcher d’organiser notre marche. Qu’il respecte le droit de manifester et ce sont tous les Algérois qui vont sortir dans la rue”. Face aux médias, Saïd Sadi a lancé cette phrase pleine de détermination : “Nous serons ici autant de fois qu’il faudra jusqu’à ce que le peuple algérien puisse marcher librement dans son pays et faire en sorte à ce qu’il puisse choisir librement et démocratiquement ses dirigeants”.

  • no moment

  • Comme il a dit lui !



    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Ould Kablia. Maintenant, j’en suis sûr ! Dans une vie antérieure,
    cet homme a dû être un…

    … sens interdit, une impasse,
    une muselière, une ligne barbelée, un cadenas, une herse,
    un digicode, une caméra de
    surveillance, un passeword,
    un cryptogramme, un mirador,
    une paire de menottes, des fers aux pieds, un boulet de
    galérien…

    C’est une première ! Et elle est passée totalement inaperçue ! Franchement, que faisions-nous, nous gens de presse, lorsque Abdekka l’a annoncé ? Nous bâillions aux corneilles ? Nous suivions les derniers soubresauts de Kadhafi ? Ou alors nous demandions-nous si nos salaires, en ce mois de février qui ne compte que 28 jours, allaient nous être versés plus tôt cette fois-ci ? Qu’importe ce que nous faisions ou ce que nous ne faisions pas, nous sommes passés complètement au travers, à côté du plus gros scoop de l’année – que dis-je – de la dernière décennie. Abdekka va remettre son mandat en jeu ces jours-ci. Il va abandonner le fauteuil qu’il occupe depuis 1999. Quoi ? D’où je tiens cette information ? Mais de Boutef’ lui-même, pardi ! Non ! Il ne m’a pas accordé d’interview. Remarquez, je ne lui en ai pas fait la demande. Je suis convaincu d’ailleurs que si j’avais sollicité une interview exclusive du chef de l’Etat, il me l’aurait accordée. En ce moment, y a comme un vent de changement grisant qui souffle sur le Palais. Vous pouvez tout lui demander à notre guide, il acceptera. Et donc, cette sensationnelle nouvelle d’un Abdekka qui remet le tablier, je l’ai eue dans… son discours du 24 février dernier. Un discours lu en son nom par quelqu’un d’autre qui a eu la gentillesse de prêter au raïs sa voix, sa salive, ses yeux et ses jambes qui fourmillaient à force de lire debout ce discours. Oui m’sieur ! Le même discours que vous avez lu et qui est disponible partout. Mais, apparemment, vous n’avez pas tout lu, ou alors vous avez mal lu, ou alors vous avez lu entre les lignes ce qui, pourtant, était écrit et dit sur les lignes, bien sagement, d’une écriture claire et parfaitement lisible. Relisez, vous verrez ! Abdekka a dit ceci : «J’ai deux priorités. Lutter contre la corruption et contre la fraude.» Alors, hein ? C’était là, sous votre nez, bande de bigleux ! Boutef’ va lutter contre la fraude. La frauuuuuuuude ! Et comment on lutte contre la fraude, je vous le demande ? En commençant par rendre un tablier taché par la fraude. Ben oui ! Quand on veut lutter sérieusement contre la fraude, on commence par donner l’exemple. On démissionne d’un mandat, de plusieurs mandats marqués, tatoués par la fraude et libre ensuite à nous de nous représenter ou pas à une nouvelle élection. Je suis sûr que c’est le message qu’a voulu nous transmettre Abdekka. Pour une fois qu’il s’adresse à nous afin de nous transmettre un message de vrai changement, nous zappons l’essentiel. Quel manque de discernement de notre part, tout de même ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

  • Incompétence



    Alors que nombre de télévisions et de sites internet relayaient en permanence ces derniers jours l’«information» sur le transport de mercenaires en direction de la Libye par des avions algériens, il aura fallu attendre samedi matin pour que les autorités algériennes se réveillent.
    L’incompétence est vraiment devenue une marque de fabrique du pouvoir algérien en matière de communication. A se demander si ceux qui sont payés pour faire ce travail ont encore leur place au sein de l’administration.

  • BOUIRA Une marche pour réclamer le départ du système



    C’est aux cris de «Y’en a marre de ce pouvoir» que la marche, à laquelle a appelé la coordination locale de la CNCD, s’est ébranlée, aux environs de 11 heures, depuis la place des martyrs de la ville de Bouira en direction du siège de la wilaya.
    Des centaines de citoyens, venus des quatre coins de la wilaya et issus de divers horizons, se sont donnés rendez-vous. Parmi les marcheurs, outre les élus du RCD, plusieurs figures de proue du mouvement citoyen d’El-Esnam, Bechloul et M’chédallah, entre autres, ainsi que d’autres personnalités du MCB, mais aussi du mouvement associatif et, même, certaines figures du FLN ; des personnes qui n’ont pas l’habitude de battre le pavé, mais qui se sont reconnues dans les slogans, étaient présentes. Les centaines de marcheurs arboraient des banderoles dans lesquels on pouvait lire en arabe «Pour le changement et la démocratie» et «liberté, justice, dignité». Pendant près d’une heure, les marcheurs ont scandé des mots d’ordre hostiles au pouvoir, à Ouyahia et à Bouteflika, et réclamaient le départ du système, en même temps qu’ils exigeaient une presse libre et démocratique. Devant le siège de la wilaya dont le portail était fermé et l’accès interdit aux marcheurs, un rassemblement et des prises de paroles furent improvisés au niveau du rond-point. Des élus du RCD, mais aussi quelques délégués du mouvement ainsi que les représentants des étudiants ont tenu à rappeler la noblesse du combat d’aujourd’hui, mené par la CNCD à travers plusieurs wilayas du pays mais, surtout, au niveau de la capitale pour redonner la parole au peuple. En outre, les dernières concessions du pouvoir ont été passées au crible par les intervenants qui ont rappelé l’hypocrisie politique de telles annonces qui n’ont aucun effet concret sur la vie politique, médiatique et démocratique du pays puisque, rappellent-ils, les marches à Alger sont toujours interdites, la presse est toujours bâillonnée et les partis toujours interdits d’antenne et d’expression. A la fin, les organisateurs ont appelé les marcheurs à se disperser dans le calme, non sans les avoir inviter à rester mobilisés jusqu’à la chute du régime et le départ du système et de tous ceux qui les incarnent. La marche s’est déroulée dans le calme, mais sous l’œil vigilant des éléments du service d’ordre, en tenue ou en civil, dont certains se faisaient passer pour des photographes.
    Y. Y.

     

  • TROISIÈME RASSEMBLEMENT À PARIS, À L’APPEL DE LA CNCD COORDINATION FRANCE Un déploiement de CRS digne des États les plus policiers



    De notre bureau de Paris, Khadidja Baba-Ahmed
    Un troisième rassemblement a eu lieu hier à Paris. Les Algériens qui ont répondu à l’appel de la CNCD – Coordination France — se sont donné rendez-vous face à l’ambassade d’Algérie en France, dans le 8e arrondissement parisien. Si leur nombre était loin d’égaler les rassemblements précédents, celui des CRS déployés très tôt tout autour de l’ambassade était colossal et les moyens que les forces de police ont déployés étaient proprement scandaleux.
    Tout autour de l’ambassade, on aurait cru à un quartier assiégé. Un nombre incalculable de camions, en uniforme et certains en civil, ils ont cerné, non seulement le quartier de l’ambassade, mais toutes les rues adjacentes et carrément fermé l’accès par le parc Monceau, obligeant ceux qui voulaient rejoindre le rassemblement à faire des kilomètres pour y parvenir. L’agressivité avec laquelle ils ont bousculé les présents sur les lieux ne s’expliquait pas. Mieux encore, alors que les organisateurs avaient en leur possession – et l’ont exhibée — une autorisation préfectorale pour un rassemblement «place de Rio de Janeiro» — face à l’ambassade —, les zélés du ministère de l’Intérieur ont décidé que le rassemblement devait se dérouler beaucoup plus loin, de telle sorte à ne pas déranger la quiétude des autorités diplomatiques algériennes et de telle sorte aussi qu’elles ne puissent pas avoir à portée de vue le rassemblement. C’est ainsi que malgré l’insistance des organisateurs qui ont mis sous les yeux des officiers les papiers en règle pour ce rassemblement, sans ménagement aucun, pour ne pas dire avec une brutalité inouïe, ils sommèrent les présents à aller derrière les «barricades» — terminologie que l’on croyait révolue — et terme qu’ils ont utilisé eux-mêmes pour des séries de barrières qu’ils ont installées là, empêchant toute personne de sortir du carré qu’ils ont tracé. C’est à croire que des ordres ont été donnés et si tel était le cas, par qui et pour quelle fin ? Et pourtant, l’on ne pouvait pas dire que ces CRS étaient débordés ni par le nombre ni par l’agressivité des manifestants. N’était la maîtrise des organisateurs qui ont refusé de répondre aux provocations, l’on aurait pu assister à des problèmes sérieux. Les routes bouclées avec leurs «barricades» ont naturellement bloqué beaucoup de personnes qui ont dû abandonner ne sachant quel chemin prendre. Ceci dit, l’on ne peut toutefois occulter le fait que cet appel a eu peu d’échos et la mobilisation était loin d’atteindre ses objectifs. Très peu de monde donc et il était inutile à la police française de rameuter autant de détachements. Quant à savoir pourquoi si peu de personnes ont répondu à l’appel de la Coordination France de la CNCD, l’on pourrait se contenter de cette réponse d’un de ses animateurs, Faouzi Benhabib qui, dans un texte où il s’interroge sur le décalage de la CNDC Algérie par rapport à la rue puisque apparemment celle-ci ne bouge pas, a donné cette explication : «Cette coordination a peu de moyens parce que les partis démocratiques sont encore faibles. Le multipartisme n’est que de façade et l’opposition est cooptée. Cette pseudo opposition n’est là que pour conforter la vitrine démocratique dont a besoin le système. Celui-ci a barré la route à toute émergence démocratique en interdisant toute vie démocratique réelle.» Mais comme chez tout militant irréductible, la désespérance n’est pas de mise, puisqu’il a ajouté : «Rien ne dit qu’un jour la digue ne cédera pas».
    K. B.-A.

  • ENTRAVE À LA LIBRE CIRCULATION DES POPULATIONS ET DES MARCHEURS DE LA CNCD À L’EST D’ALGER Le dispositif de l’état d’urgence toujours appliqué

     

    Le dispositif sécuritaire particulièrement répressif qu’installent chaque samedi les pouvoirs publics, spécialement à l’est d’Alger, pour empêcher les marcheurs de rejoindre le lieu du rassemblement est quasiment le même en cette fin de week-end.
    Après la promulgation de l’ordonnance présidentielle n°11/03 du 23 février 2011 levant l’état d’urgence, aucun changement n’a réellement été relevé. Hier samedi, comme les trois week-ends précédents (6,12 et 19 février), des milliers d’étudiants, fonctionnaires et travailleurs des wilayas à l’est d’Alger n’ont pu prendre le train en raison du gel de l’activité ferroviaire par les pouvoirs publics pour cause de marche de la CNCD. A la périphérie-est d’Alger et dans la wilaya de Boumerdès, les barrages de police et de gendarmerie restent toujours dressés, d’où la persistance des énormes bouchons à l’entrée d’Alger, notamment aux Bananiers. De même, les autres barrages installés notamment entre Boudouaou et Lakhdaria (RN5), ou entre Boumerdès et Tizi-Ouzou (RN12), sur les routes secondaires ou au niveau des pénétrantes des agglomérations n’ont pas été levés également. Par ailleurs, au niveau de la gare routière du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, les bus en partance pour Alger étaient rares, mais n’ont pas été empêchés de circuler comme cela a été le cas samedi dernier. Par contre, à la gare ferroviaire de Boumerdès, comme chaque samedi, le portail d’entrée était fermé et les usagers ne pouvaient pas y accéder pour se renseigner. Les responsables qui ont pris la décision d’arrêter la circulation des trains se sont dits, sans aucun doute, que la gare centrale d’Alger n’était qu’à quelques centaines de mètres du lieu du rassemblement des marcheurs de la CNCD (place des Martyrs). Seulement, il se trouve que des étudiants, des fonctionnaires et des travailleurs ont été pénalisés par cette mesure. Leurs droits ont donc été bafoués. Aucun train n’a en effet circulé. En vertu de quelle loi un service public aussi important que le transport ferroviaire soit paralysé ? Or, on le sait, c’est seulement en situation de guerre qu’un Etat pourrait décider de suspendre la circulation des trains.
    Abachi L.

  • MARCHE DE LA CNCD Les manifestants agressés



    Heureux les martyrs qui ne voient pas ce qui est advenu de l’Algérie pour laquelle ils ont consenti le sacrifice suprême. Un demi-siècle après l’indépendance, les manifestations publiques sont interdites et réprimées à coups de matraques et de renforts de «baltaguia». La levée de l’état d’urgence, officielle désormais, n’y a rien changé.
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir)- Pour empêcher que des Algériens, répondant à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), ne battent le pavé dans Alger, la police a barricadé au sens propre du terme les accès à la place des Martyrs. Bouclier au bras et matraque en main, les forces anti-émeutes ont, dès les premières lueurs du jour, dressé le siège de la place des Martyrs, bouclant en même temps les accès y menant. La veille, c’était aux élus des communes limitrophes de la placette de travailler le lâcher de «baltaguia», des jeunes versés dans les petits commerces informels ou carrément désœuvrés, recrutés à coups de billets de banque. Ces jeunes, qui louent leurs voix et leurs bras pour casser du marcheur, sont, autant que ceux qui, chaque samedi, se mobilisent pour manifester pour le changement, des victimes du système. Un système qui non seulement a sécrété les pires détresses sociales mais pousse aussi son machiavélisme jusqu’à les exploiter à son profit propre, en dressant des Algériens contre d’autres Algériens. Le procédé, pour le moins qu’on puisse dire, est criminel. L’image de ces jeunes Algériens encadrés par la police s’en prenant avec une rare violence à d’autres Algériens venus manifester pacifiquement est affreuse. Elle augure des pires dérives pour la nation. Que le gouvernement ne crée-t-il pas de l’emploi pour ces jeunes réduits à squatter un bout de trottoir pour écouler quelques menues marchandises et, les samedis, à louer ses bras pour casser du marcheur ! Le procédé, condamnable, inventé par le président de l’APC de Sidi M’hamed, semble faire recette. Hier, à la place des Martyrs, «baltaguias » et forces antiémeutes ont travaillé dans une communion parfaite à molester du manifestant. Si les forces antiémeutes ont opéré de manière sournoise, usant de coups de rangers aux tibias, les «baltaguias», eux, ont violenté à tous vents, assurés qu’ils étaient de l’impunité. Ces derniers ont usé de jets de pierres à l’endroit des manifestants sans que la police daigne intervenir. L’Etat encadre la violence quand cette dernière le sert. Affligeant spectacle que celui qui a eu pour théâtre la place des Martyrs hier samedi. Des policiers et des «baltaguia » se prêtant mainforte pour empêcher que des Algériens ne marchent pacifiquement. Rien ne justifie cette violence, ni encore cette interdiction opposée à la marche. L’état d’urgence, qui aurait pu servir d’artifice légal à cette interdiction, n’est normalement plus de mise. Mais il semble que sa levée est une chimère, une de plus. Puisque le siège est maintenu sur la capitale et d’autres villes du pays.
    S. A. I.

     

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  • Algérie : Ce qu’on veut faire dire aux Américains

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    Les médias du pouvoir (publics et privés) en ont fait des manchettes triomphantes : « Obama satisfait des mesures annoncées par Bouteflika ». Dans un communiqué de la Maison-Blanche, Barack Obama  avait, en effet, “félicité” l’Algérie, après la levée de l’état d'urgence décrété il y a 19 ans, la qualifiant de “signe positif”.Le lendemain on a joyeusement rajouté une couche  à l’occasion d’une déclaration du secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires politiques, William Burns, en visite à Alger : « Burns juge très positifs les engagements de Bouteflika »

    Bref, il ne restait plus qu’à pavoiser : Bouteflika aurait donc réussi à gagner la sympathie de la Maison-Blanche et à convaincre les Américains qu’il peut réformer les choses sans obligatoirement  changer de pouvoir ! Sans nécessairement passer par les scénarios tunisien et égyptien.

    Ce que les porte-manches du pouvoir ont omis de dire est que Obama a ajouté que les USA sont “impatients de voir les prochaines mesures qui seront prises pour permettre aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits universels, dont la liberté d'expression et d'association”.

    Avec cette précision capitale : « C’est dans cette perspective que les États-Unis continueront à coopérer avec l’Algérie »

    Autrement dit, les Américains ne sont pas dupes de la « volonté de changement » du régime algérien et continueront de faire pression pour de vrais changements. De quelle nature ? La réponse est venue de M. Burns lui-même qui a dit aux responsables algériens que « la réponse aux aspirations du peuple à la liberté à la dignité devrait être “la plus ouverte, la plus sérieuse, la plus claire et le plus tôt possible”… »

    Qu’il est tentant de vouloir faire dire aux Américains ce qu’ils n’ont pas dit et d’ignorer ce qu’ils ont vraiment dit !

    Un rapport du service de recherche du Congrès américain, remis le 10 février à tous les membres et à toutes les commissions du Congrès américain laissait entendre que États‑Unis veulent continuer à soutenir l'action de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme, mais dans le même temps, « le Département d'État continue d'observer de nombreux problèmes concernant les droits de l'homme, notamment des restrictions sur les libertés de réunion, d'expression et d'association, qui empêchent l'activité des partis politiques et limitent la possibilité pour les citoyens de changer de gouvernement par le vote ».  

    D.B - Lematindz

  • Alger, midi trente…

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          Il est midi trente à Alger, dernier samedi de février, une journée peut-être un plus triste que les autres.  Au dessus de la ville, l'hélicoptère tournoie toujours..Il y a une population à contrôler.  Il est midi trente à Alger. Les véhicules blindés reviennent de la Place des Martyrs. Il y avait une manifestation à réprimer. La besogne est faite. Trois mille policiers pour cent personnes désarmées. Cent personnes et un vieillard. Le vieillard a dit "Nous reviendrons samedi prochain". Trois mille policiers ont répondu : " Nous aussi !" Il est midi trente à Alger. L'état d'urgence est levé depuis deux jours.  Le brigadier ne le savait pas. Alger non plus. C'est la même, toujours la même, Alger, sous le printemps, sous la dictature ou sous l'état d'urgence. On ignore ce qu’est Alger sous la démocratie, mais le vieillard en a une idée. Il est midi trente à Alger. Un rayon de soleil. Trop faible pour allumer un réverbère sur nos doutes, se dit le vieillard. Voilà bien longtemps qu’Alger ne s’éclaire plus qu’à l’aide de quelques reflets agonisants d'un vieux prestige oublié. Il lui a manqué ce jour d’humilité et cet instant de mémoire pour réparer la lampe du muletier. Il est midi trente à Alger. Une goutte de sang sur la place des Martyrs. Le vieillard se dit que les martyrs terminent toujours avec un nom gravé en tout petit sur une pierre tombale. Un tout petit nom offert à ceux qui auront su s’en servir ! Il est midi trente à Alger. Le groupe d'adolescents recruté par le chef de daïra crie une dernière fois "Vive Bouteflika". Le vieillard laisse tomber une larme. Une larme, un dernier regard et une dernière prière : " Qui les sauvera de leur avenir ?" Les véhicules blindés arrivent de la place des Martyrs. Le vieillard ne veut plus penser aux martyrs. Les martyrs sont voués à être oubliés, moqués ou utilisés. Quant à être compris, jamais !  Il est midi trente à Alger. Quelques manifestants reviennent de loin. C'est l'heure de témoigner d'Alger. De tant de visages brûlés par le vent, par le soleil. De tant d’hommes déshonorés, désespérés... Qui rentrent avec une brassée de faim...Avec un fardeau de plaies...De quelque chose qui ressemble aux pleurs... De quelque chose qui ressemble au sang... De quelque chose qui ressemble à Alger...Il faut témoigner.  Il est treize heures à Alger. L'hélicoptère a quitté le ciel. A la place, le vieillard croit voir un grand oiseau. Un grand oiseau si beau que nul ne peut le regarder. Pour le voir, le vieillard a dû traverser le temps avec des élans fous, mais aussi avec des reculs épouvantés, dans les paysages redoutables et intimes de l’humanité. Quelques aigles l'ont fait, ce voyage. Ils savaient que nombre d’entre eux disparaîtraient, submergés par les océans, anéantis par la soif et le soleil ou dévorés par les bêtes sauvages, certains s’entre-tuant tandis que d’autres abandonneraient la route. Ils savaient qu’ils ne survivraient ni à leurs rêves ni à leurs vanités, mais ils ont préféré cette défaite millénaire à l’insoutenable indifférence à la lumière. Il est midi trente à Alger, un dernier samedi de février, une journée plus triste que les autres. Il fait presque nuit ! Le vieillard ne s’en émeut pas. Il sait qu’avec l’argent du pétrole, on peut abolir les aurores et prolonger la nuit. Il sait aussi que ce voyage ne veut pas se terminer, ce même voyage, de père en fils, depuis des siècles, à la recherche d’une lumière improbable…Mais c’est l’idée de la lumière qui est indispensable. Samedi 26 février. Il est treize heures à Alger. L’heure de rien. Le rayon de soleil s’attarde sur la ville. Le bel oiseau n’est plus là. Nul ne connaît le jour de son retour. Qu’importe ! C’est l’idée de la lumière qui est indispensable. M.B.

  • 11h45. Le journaliste de France 24 tabassé

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    La tension reste à son comble, à la place des martyrs. La police continue de frapper tout ce qui bouge. Kamel Zait, correspondant à Alger de France 24 à Alger, a été pris à partie par les brigades anti-émeutes. « Les policiers m’ont tabassé », a-t-il raconté à un journaliste du site TSA.« Nous étions à coté des manifestants. Je tenais le microphone de France 24 à la main. Les policiers m’ont demandé de quitter les lieux et l’un d’eux s’est mis à me frapper. Ensuite, trois autres sont venus l’appuyer pour me tabasser. J’ai des blessures au niveau des jambes. Pourtant, j’ai bien décliné mon identité et le fait que je travaille pour France 24. Un responsable de la police est venu ensuite présenter ses excuses en me disant que les policiers qui m’ont agressé étaient des stagiaires ».
     Les manifestants sont bloqués par la police à la Place des Martyrs. Présent sur les lieux, Ali Yahia Abdenour s’est adressé à la presse. Selon lui, « le pouvoir veut faire baisser les prix des produits alimentaires pour calmer le front social. C’est une erreur. La levée de l’état d’urgence et le changement du gouvernement ne changeront rien. Nous continuerons à manifester chaque samedi jusqu’à ce que le régime tombe ! »

  • colonel samraoui ancien du drs raconte,et dévoile!!!!

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    Le Figaro - International
    Algérie : l'opposition appelle à manifester tous les samedis
    www.lefigaro.fr/international
  • pas crédible du tout,ya 3amou dahou,au faite vous m'avez pas montrer votre12s!!!

    Tout était dans le regard perdu de Daho Ould Kablia, hier soir, sur France 24. 
    Il y avait, dans la voix du ministre de l'Intérieur ce je ne sais quoi de désemparé qui j’avais noté dans la saisissante péroraison de Kadhafi, comme une incontrôlable détresse,  le timbre agonisant d’une ancienne grandeur en disgrâce,  d’un ancien mythe qui se délabre,  quelque chose comme un terrible accablement devant un monde qu’il n’a pas vu changer, une détresse, la voix déchirante d’un saurien tourmenté, survivant d’une époque préhistorique, égaré dans une époque diabolique, obstiné, malgré tout, à défendre son clan grabataire face à l’impitoyable temps, obstiné, comme obéissant à une force à la fois désolée et implacable….
    Cinquante ans que le monde  est ainsi fait, voulait-il nous dire…  Il y a le fort et le faible, le bon et le mauvais, ce qui est grand et ce qui est bas, le juste et l'injuste, le rusé et le niais, le généreux et le cupide, le félin et le bétail… Le roi et le sujet. Et tout cela ne devait pas changer ! Oui, avais-je cru entendre, jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce que cette horde adultérine sortie des ventres des démones, brûle Carthage et les Pharaons, tout cela ne devait pas changer !
    Ils ont voulu les hommes dévots et honnêtes quidams, ils ont en faits des sujets soumis à leur roi, citoyens zélés, droits, bienfaisants et bovins ! Surtout bovins ! Ils ont organisé l’ignorance ! Ils ont cultivé la peur ! Jamais les enfants de ces peuples asservis ne devaient savoir que les hommes ont le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur ! « Alors, me semblait-il, l’entendre interroger Dieu, alors…D’où viennent ces mioches absouts de nos peurs ? »
     Oui, il y avait, hier, dans la voix du ministre algérien de l'Intérieur ce qu’il y avait dans la saisissante péroraison de Kadhafi, le trouble  d’une dynastie roturière interdite devant un monde qu’elle avait cru dominer. Une lignée de rois grimeurs qui ont fardé des Etats-prisons en républiques, qui ont vieilli dans de terribles innocences et qui meurent dans une insoupçonnable ingénuité !
    Il avait appris la politique dans le blockhaus du parti unique. Gouverner, c’est simuler ! Il faut savoir annoncer aux Américains ce qu’ils espèrent et  leur épargner ce qu'ils redoutent. Inutile d’appliquer l’équité, il suffit de donner au bon peuple l’illusion d’une équité.
    Je le voyais bien, le ministre était assez comédien pour paraître maître de lui-même, assez sournois, pour répondre à ce que le journaliste de France 24 attendaient de lui, mais, chaque fois, avec une sorte de distraction, qui finissait par tout gâcher. Il fallait à M. Ould Kablia faire preuve d’efforts et de convictions qu’il n’a, sans doute, jamais eues. « Oui, nous levons l’état d’urgence ! » Alors vous autorisez la marche de samedi prochain ?, rétorque le journaliste. « Je ne sais pas…Ils n’ont pas encore déposé de demande… » Oui, mais sur le principe ? Le ministre, acculé, lève sur son interlocuteur des yeux abattus, devinant la fin du stratagème. La fin, peu glorieuse, d’un instant d’hypocrisie. « Sur le principe, elle ne sera pas autorisée ! » Le journaliste insiste pour comprendre. Le ministre l’implore d’un dernier regard. Comment contrôler la population et l’autoriser à manifester ? Il ne peut pas en dire plus. Il a déjà trop dit. C’est-à-dire, comme d’habitude, pas assez ! Il souffre. En lui, s’affrontent le démagogue et le cerbère, le comédien et le barbouze. L’ange et la bête ! Il est l’ange et la bête. Il se déchire. Il se désarticule. Il souffre en silence, prisonnier de l’obligation de mentir et du  devoir de réprimer. Il souffre. Le journaliste a compris. Il n’insiste pas.
    Il y avait chez M. Ould Kablia ce même désarroi qui défigurait, l’autre soir, le visage de Kadhafi.  Je le voyais qui brûlait de poser à son tour, la brûlante question au journaliste : de qui sont ces hordes incestueuses ? Je le voyais qui s’impatientait de tout avouer. « Nous avons fait des enfants du peuple une armée d’apatrides ! Orphelins égarés, ceux-là qui, tu le vois, n’ont jamais su de quels péchés ils étaient coupables…Ceux-là, oui ceux-là, sales et terreux, qui ont dû épuiser leurs existences à vouloir rejoindre les récifs d’en face, à périr en mer ou à mourir pour des causes perdues… Comment grandissent-elles en régiments révoltés ?  »
    Le ministre achève l’entretien sans grande gloire. L’exercice était surhumain.
    La soirée se termine comme elle aurait dû commencer. Par un instant de silence.

    M.B.

  • Libye : le décalage de Bouteflika

    Ce qui se passe en Libye interpelle la conscience humaine, la nôtre encore plus  en raison de  tout ce qui nous lie à ce pays. Un peuple frère et voisin solidaire de notre guerre de libération est entrain de subir une répression sanglante pour avoir réclamé  pacifiquement sa liberté et sa dignité.

    Les algériens, gouvernement, classe politique et société civile se taisent et regardent se rendant ainsi complices d’un massacre programmé. Le silence officiel sur la révolte en Tunisie  est pour le moins incompréhensible et inacceptable, la timide réaction à celle de l’Egypte confirme que le gouvernement n’avait pas mesuré la réalité de la demande de liberté chez ce peuple et enfin l’appel téléphonique de notre président à Guedafi lui exprimant la solidarité de l’Algérie marque son décalage avec la renaissance de cette partie du monde et un dédain pour les sentiments de sa propre population vis-à-vis des soulèvements des peuples tunisien égyptien et libyen.

    Ces peuples retiendront et l’histoire également que nous avons manqué de solidarité dans des moments forts et douloureux qui forgent leur destin. Ils ont toutes les raisons de croire que l’Algérie d’aujourd’hui n’est pas la digne héritière de l’esprit de Novembre.

    Abdelaziz Rahabi
    Ancien Ministre de la communication et de la culture

    Alger le 22 février 2011

  • La fin du zaïmisme et de l'amateurisme politique,des voleurs, et des corrumpus.

    Les coups d'Etat populaires du monde arabe ne sont pas des révolutions politico-idéologiques, mais des révolutions citoyennes. On découvre au jour le jour une énergie phénoménale et incontrôlable des tsunamis populaires qui balaient les pouvoirs enracinés depuis plusieurs décennies. Mais aussi l'organisation politique traditionnelle avec ses partis, syndicats et leurs chefs.

    On a vu, en Tunisie et en Egypte, comment des prétendants au leadership ont été éconduits et sont rentrés dans les rangs des foules anonymes.

    En Libye, bien malin celui qui peut citer un seul nom d'un leader légitime et charismatique qui prétendrait prendre la chefferie de la révolte.

    L'Algérie n'échappe pas à cette règle de la fin du zaïmisme. Toutes les tentatives de Said Sadi et son parti le RCD de se placer à l'avant-garde de la révolte ont échoué. Qu'on soit avec ou contre lui n'y changera rien. C'est la rue qui décide. Il doit rentrer dans le rang comme tout le monde.

    Au Maroc, la surprenante réussite de la marche du 20 février, ni autorisée ni interdite et largement médiatisée, a subitement ringardisé toute la classe politique qui n'a rien vu venir. De contorsions en démentis, les partis et syndicats légaux, la peur au ventre, s'étaient empressés de démentir leur participation… Avant d'être surpris par le mystère de son ampleur.

    Les partis politiques de tout le monde arabe sont en train de découvrir les trois tares fondamentales de leur soumission au totalitarisme.

    1/ Leur phobie des écoutes téléphoniques et des infiltrations policières les ont rendus paranoïaques et paraplégiques.

    2/ Leur luttes de leadership à l'intérieur des partis et la course au zaïmisme régional ou national les ont épuisés, isolés, déformés et fait fuir leurs meilleurs militants.

    3/ Leur amateurisme dans l'organisation, l'action et la communication ont fait de ces partis des vestiges préhistoriques vis-à-vis des nouvelles générations électroniques.

    Même les orientalistes, universitaires, journalistes et observateurs occidentaux les plus avisés ne savent plus à quel saint, islamiste ou laïc, se vouer. Leurs grilles de lecture sont devenues obsolètes.

    La panique des lames de fond citoyennes a aussi atteint les monarchies séculaires. Le centre de gravité religieux du monde arabe, l'Arabie Saoudite, est pris de panique. Le vieux roi Abdallah (86 ans), qui a négligé d'organiser sa régence, a interrompu son repos médical pour rentrer prendre des mesures d'urgence.

    Prise en sandwich par les révoltes dans le Royaume de Bahrein et la République du Yemen, menacée par le chiisme, la dynastie wahhabite tremble et plie comme "le roseau pensant".

    Les pays arabes sont entrés dans un chaos destructeur et reconstructeur transfrontalier. Un nouveau monde arabe est en train de renaître.

    saad Lounes

  • La guerre Bouteflika-Toufik racontée de l’étranger

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    Dans un article intitulé « Entre Boutef’ et les généraux, rien ne va plus », le site bakchich.info, dirigé par Nicolas Beau, enquêteur au Canard enchaîné, parle d’une sourde guerre qui opposerait le président aux services du général Toufik, à propos d’un troisième mandat.

    Voici l’article :

    « Lors d’un précédent voyage à Moscou, le président Bouteflika a donné son accord pour un gros contrat d’aviation avec la Russie qui devait aboutir à la livraison d’avions de chasse Mig 29. À ceci près que les Algériens se sont révélés forts déçus par les premiers spécimens réceptionnés en 2006 et 2007. Résultat : à quelques heures de l’arrivée à Moscou du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ce lundi 18 février, l’annonce d’un accord a fuité dans la presse russe. Finalement, les Mig 29 devraient être remplacés par des Mig 35. Étonnant quand on sait que ces dernières semaines, la présidence algérienne se disait intéressée par la livraison de Rafales français… En réalité, à la manœuvre en coulisses, les militaires algériens ont fait comprendre à Bouteflika que les Russes avaient leurs faveurs. Surtout, le tout puissant général Mohamed Médiène, à la tête des services algériens depuis dix-huit ans, qui a fait savoir à Bouteflika qu’il fallait conclure avec les amis de Poutine. Après tout, ce général aussi discret que redouté a été formé à Moscou. Apparemment, les désirs de Médiène - surnommé « Tewfik »- restent des ordres. Et entre le patron de la sécurité militaire algérienne et Bouteflika qui fait de la résistance, la guerre est déclarée. Bouteflika prétend se présenter pour un troisième mandat en 2009 Le président algérien, qui apparaît aujourd’hui affaibli par ses pathologies aux reins et à l’estomac, s’accroche au pouvoir. Élu en 1999 et réélu en 2004, il prétend se présenter pour un troisième mandat en 2009. Bouteflika bénéficie de quelques appuis au sein du sérail algérien, essentiellement auprès des confréries religieuses (zaouias) et des ministres originaires de l’Ouest du pays. Parmi eux, le ministre de la Jutice, Tayeb Belaiz, le ministre du Travail, Tayeb Louh, le ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil mais aussi le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zehrouni, bien qu’il soit né à Tunis. Or, le bilan du groupe de l’Ouest n’est pas des plus glorieux : les privatisations traînent, la situation sociale se tend et surtout les attentats terroristes se multiplient autour d’Alger. Et, disons-le, l’idée d’un troisième mandat de Bouteflika n’enchante pas la population. Mais surtout, les ambitions du président suscitent la colère d’une partie de l’armée et des services secrets algériens. L’armée se mêle de plus belle des affaires de la Présidence Du coup, le général Médiène et ses amis ont envoyé quelques scuds bien sentis dans le jardin de la Présidence. On peut, entre autres, citer celui des nominations d’ambassadeurs et de préfets. Ces dernières nécessitent impérativement le feu vert (ou « habilitation ») des services qui se gardent bien de le faire. Résultat : depuis des semaines, elles traînent. Mais on pourrait tout aussi bien citer les récents malheurs judiciaires de Kaddour Gouaïche. Ce conseiller du président Bouteflika et responsable de l’association des Zaouias a été condamné à quatre ans de prison pour avoir servi en douce, et moyennant devises, d’intermédiaire auprès de sociétés étrangères voulant décrocher des contrats en Algérie. À l’approche de l’élection présidentielle de 2009, l’un des derniers fortins de Bouteflika reste le géant des hydrocarbures algérien, Sonatrach, dirigé de facto par le ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, et par l’un de ses proches. Et encore, même sur ce dossier, la marge de manoeuvre présidentielle se réduit comme le montrent les rebondissements de cette affaire qui implique 104 hauts cadres de la Sonatrach, accusés de comportements déviants lors de passations de marchés. Malgré ces déconvenues, le président Bouteflika s’accroche à un troisième mandat et n’hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat. Ainsi, le 5 juillet dernier, en plein Conseil de sécurité qui a rassemblé la fine fleur de l’État-major de l’armée et des services, le président n’a pas hésité à leur lâcher : « Vous vous occupez de la sécurité et moi du reste »… « Un débarquement à la Bourguiba a été envisagé » à Alger Du coup, en haut-lieu à Alger, on cherche une solution. Un débarquement à la Bourguiba (renversé en Tunisie en 1987 par le général Ben Ali lors d’un coup d’État médical) a été envisagé. Mais, soucieux de ménager l’opinion internationale, d’autres penchent pour la nomination d’un vice-président aux côtés de Bouteflika, ce qui permettrait une transition en douceur. Pour l’instant, l’armée n’a pas de favori tant le paysage politique algérien est davantage discrédité qu’en France, au vu de l’asthénie des partis politiques. L’Algérie est donc à la recherche de l’homme providentiel pour sortir de l’ornière. Avec toujours cette ambiguïté de l’armée qui tient le pouvoir sans l’assumer vraiment.

    Source de cet article : http://www.bakchich.info/article2756.html

  • qui vends les armes à ses dictateurs, qui ont des satellites militaires aux dessus de nos tetes ,qui est google map, cia, fbi,mossad mi4,5, silicone valley!!!!! les vetos usa et russes et chinois

     

    La soupe Obama

    obama-war-is-peace.jpgObama veut faire oublier son veto sur la colonisation en envoyant la douce et tendre Hillary au Conseil les Droits de l’Homme de Genève pour défendre la liberté des peuples, à l’heure des révolutions arabes. Sinistre plaisanterie du VRP des grands groupes d’armement US.

    Obama a besoin d’être réélu et c’est à portée de main. Les leaders du Parti Republicain, rendus hystériques parce qu’une famille black vit à la Maison Blanche, ont choisi une leader moisie, Sarah Palin, qui signale ses adversaires par des cibles. Sarah Palin a pour principe d’action « toujours plus de surenchères » car elle est morte de trouille de se faire doubler à Droite par les allumés du Tea-Party. Une fin de cycle.

    Obama est plus raisonnable. Il a fait un truc qui s’est appelé le discours du Caire. Il a ensuite fait un autre truc qui s’appelait le refus de serrer la main devant la télé à Netanyahou, quand il s’agissait d’imposer le gel de la colonisation comme préalable à des pourparlers de « paix ».

    Ce fut grandiose,… mais ça n’a pas tenu plus de trois mois.

    Le dos au mur après l’éjection de Moubarak, les dirigeants Palestiniens ont convaincu les gouvernements arabes en sursis de soutenir devant l’ONU une résolution condamnant la colonisation. C'est-à-dire soutenant le point de vue de Barak Obama du mois de septembre. C’est-à-dire réaffirmant les principes de base de la IV° Convention de Genève de 1949 : l’occupant est simple administrateur, et ne peut s’approprier les terres. C’est-à-dire respectant l’article 8, 2, b, viii du statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale, qui sanctionne comme crime de guerre  « le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population de ce territoire ».

    C’est la même règle qui a été retenue par la Cour Internationale de Justice dans l’affaire du mur, avec l’avis du 9 juillet 2004, ou la Cour de Justice de l’Union européenne dans l’affaire Brita le 25 février 2010.

    Le droit est compliqué, certes, et le droit international l’est plus encore, certes derechef. Mais cette donnée là est simple : un Etat a des frontières, pour ce qui est d’Israël celles reconnues lors de son entrée à l’ONU en 1949, et aucun Etat n’a le droit de s’approprier par la force armée les terres de son voisin. Les guerres de conquête, c’était bon pour le Moyen-âge ou pour le cinglé Bonaparte, mais c’est fini.obama_2.jpg

    Tu piges, Barak ?

    Barak pige, mais il n’oublie pas le nom mélodieux des grands groupes qui ont financé sa campagne, dégommant les Clinton, et qui financeront la suivante s’il se montre bien gentil.

    D’où le veto sur la résolution palestinienne défendu par une Susan Rice liquide, voire gazeuse. Barak défend donc la colonisation : la franchise fait du bien.

    Deux jours après, alors la Libye est en guerre de libération, Barak nous balance une déclaration de presse affirmant les valeurs des Etats-Unis d’Amérique au service des Libyens. De l’imposture.

    J’enrage de voir ces impérialistes génétiques encore sur le haut de la vague, mais leur victoire est celle du vide.

    L’Europe n’existe pas avec ses trois présidents et son impayable ministre des affaires étrangères. Zéro. La Russie passe son temps à monter des plans contre les populations du Caucase et à gérer sa dette. Zéro. La Chine : moins un. L’Amérique du Sud : un jour peut-être.

    OKi, le grand vainqueur est celui qui finançait les dictateurs et qui est disponible pour financer les révolutions. Les Etats-Unis gagnent parce qu’ils sont les seuls. La France, pivot d’Europe, pouvait faire quelque chose dans le monde arabe tant qu’elle était hors du commandement militaire de l’OTAN. Ca aussi a été soldé.  

    C’est dire que cette victoire US est bien faible. Dans cette période de feu, les peuples n’ont pas d’alternative, mais c’est un amour par dépit, et son temps est compté.

    Une dernière chose pour Barak, le grand ami des libertés et des valeurs : pourquoi ne pas ratifier le Traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale qui avait été signé par Clinton ? Est-ce parce que la Cour ne défendrait pas les libertés ou les valeurs, ou par peur, raisonnée, de devenir le premier justiciable ?

    Bandit…

    obamaswar.jpg
    Un combat pour les valeurs
  • les cours et conseils qui ne representent qu'eux meme,quesqu'ils ont fait pour la libye en comparant avec irak ,le pétrole irakien et mieux que celui de la libye

  • 15 policiers pour un maniféstant!!!!!!!

     

    Boutef’ dégage !

    bouteflika-reelu-mykaia.jpg30 000 policiers pour 2 000 manifestants ! 15 flics pour un manifestant : record battu… Record pour la bêtise d’un gouvernement en perdition et pour le courage des manifestants. L’Algérie officielle se racornit à vue d’œil…

    15 flics pour un manifestant, il sera difficile de faire mieux. Difficile aussi de faire plus qu’interdire les trains et les cars, bloquer les accès routiers à la capitale, réquisitionner l’ensemble des hôtels du centre ville et imposer la fermeture des campus universitaires. Des flics dans toutes les rues, et l’interpellation dès que plus de dix personnes sont réunies. Ajoutons les groupies pro-Boutef’ qui agressent les manifestants devant des flics impassibles…   

    Hier, l’Algérie a montré son pire visage. Ce matin, Alger est calme et l’Algérie disparait de la une. Les affaires vont pouvoir reprendre. Les mirlitons qui hier faisaient dans leur froc ont ce matin les intestins qui se détendent : tant mieux pour eux. Je me permets toutefois de leur conseiller une cure de riz à l’eau et de stocker les Smecta par boîte spéciale pour colonies de vacances, car leur trouille ne fait que commencer.  

    L’opposition politique algérienne, qui résiste et veut avancer, a bien des défauts : divisée, confuse, vélléitaire, récupératrice… Oui, et alors ? En 18 ans d’état d’urgence, et après une guerre, une vraie, contre les groupes terroristes intégristes, que pouvait-on attendre d’autre ? Il n’empêche qu’un regroupement a eu lieu, et que 2 000 manifestants se sont retrouvés Place du 1° mai, à 1 contre 15. Franchement, je les salue, car il faut du courage.

    Ce sont les militaires cachés dans leurs costumes civils qui ont peur, et ce sont les manifestants qui font tomber le mur de la peur.

    Maintenant, l’Algérie n’est ni la Tunisie de Ben Ali, ni l’Egypte de Moubarak, ni l’Iran de Khamenei. Ne confondons pas tout. Mais justement, on attend beaucoup. L’Algérie est un grand pays, riche et dont l’histoire parle. Si elle cherche un peu, l’Algérie a en elle toute la culture pour devenir un modèle. Il faut juste qu’elle remette en cause les rentes de situation, écarte les corrompus, et rétablisse un peu de justice dans la gestion des richesses. Il faut aussi qu’elle dégage Boutef’, réélu à la suite d’une violation flagrante de la Constitution et d’élections bidons.

    Le régime mise tout sur l’immobilisme. Il ne veut traiter ni la corruption, ni les chasses gardées, ni l'étouffement des oppositions. Il veut faire croire qu’il n’est pas miné par les injustices qu’il a lui-même créées. Ce cinéma ne durera qu’un temps.

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  • algerleaks

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