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  • Présidentielle : Bouteflika n’a pas retiré les formulaires de collecte de signatures

     
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    « Le président Bouteflika n’a présenté aucune lettre officielle au ministre de l’Intérieur dans laquelle il exprime sa volonté de présenter sa candidature ».

    Le président Bouteflika n’a pas retiré les formulaires de collecte de signatures comme annoncé par certains médias.

    « Le président Bouteflika n’a présenté aucune lettre officielle au ministre de l’Intérieur dans laquelle il exprime sa volonté de présenter sa candidature », a déclaré ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Tayeb Belaiz, en marge de la cérémonie de clôture de la session d’automne du Parlement. 

    La loi  électorale algérienne exige des candidats pour la présidentielle de recueillir 60 000 signatures dans 25 wilaya ou les parrainages de 6 000 élus.  Avant de pouvoir retirer les formulaires de collecte de signatures, les candidats doivent au préalable déposer une demande officielle au niveau du ministère de l’Intérieur. 
     

    Farouk Djouadi
     
     
    Vos réactions 46
    superwoman en basket   le 02.02.14 | 22h02

    A chacun son formulaire!

    Je vous invite à saturer le ministère de l'intérieur en demandant les formulaires pour présenter votre candidature à l'élection! Après tout vous n'êtes pas plus sot que la moyenne! Ceci dit, la meilleure ... la suite

     
    AlIlm8294   le 02.02.14 | 20h51

    Passer le temoin

    Bouteflika a eu une vie bien remplie et ce quelque soit son bilan. Mais vu son etat de santé, il est preferable qu'il ne se represente pas. Esperons qu'un home nouveau sera elu et que l'Algerie continue ... la suite

     
    RIGO   le 02.02.14 | 20h32

    présidentielle

    30 partis politique appuient Bouteflika à un 4éme mandat !!!!!!
    je n'ai rien compris à ces partis façonnés et ça n'existent qu'en Algérie

     
    aghilas-kosseila   le 02.02.14 | 20h03

    mieux pour nous et pour lui, changement

    azul fellawen, -Pour le bien de nous tous,du maghreb et pour lui meme un changement est tres salutaire... -il n'est pas le seul dans ce verouillage.parceque ce verouillage a ete decidé avant son arriveé ... la suite

     
    Jamal B   le 02.02.14 | 19h21

    Non ya si roumia !

    La caravane passe les chiens aboient ceci est valable peut être pour toi et tes semblables les professionnels de la brosse à reluire. Moi j'explique et j'argumente bilan et preuve à l'appui et toi tu ... la suite

     
    L'ours   le 02.02.14 | 19h14

    Se presentra où pas ?

    Ce monsieur il faut le laisser e reposer , si il se présente , c'est contre son propre gré , Je suis sure ce qu'il veulent le pousser à se représenter , pour simplement qui puissent faire leurs affaires ... la suite

     
    saidi   le 02.02.14 | 18h58

    Les algériens ne sont pas dupes

    En réalité peu d'hommes possèdent la sagesse et Bouteflika n'entre pas dans ce cercle.Quand on arrive à la fin d'un deuxième mandat et qu'on modifie la constitution pour en faire un troisième et peut-être ... la suite

     
    fatim.abdou   le 02.02.14 | 18h44

    Notre Bouteflika et le Big Lebowski ??

    Le président est à l’origine d’un nouvel épisode du film The Big Lebowski, réalisé en 1998 par les Frères Coen. L’information, révélée en décembre dernier par le magazine américain Screen, est dans un ... la suite

     
    salim.16   le 02.02.14 | 18h40

    Présidentielle : Bouteflika n’a pas r...

    Un mafia de moins, mais je ne pense pas comme d'autres citoyen Algériens il me semble l'équipe mafieux qui gouvernent veulent a tout prix rendre le peuple en contre pieds, vous allez voir ce qui va se ... la suite

     
    vivetunisiens   le 02.02.14 | 18h40

    ah bon?

    Lui, il n'a pas besoin de papiers, ni de constitution ni d"élection ni même de peuple, il est le président imposé par le drabki, il est le président imposé par les puissants qui se sont enrichis et vont ... la suite

     
     
  • IL SE «RESSAISIT» DANS SA POSITION PAR RAPPORT AU 4e MANDAT Quand Benyounès vole la «vedette» à Saâdani


     

    Après avoir été «prudent» quant à l’option du quatrième mandat pour le président de la République, à l’époque où le secrétaire général du FLN avait entamé sa «feuille de route», en plaidant pour la prolongation du mandat présidentiel, allant jusqu’à qualifier cet acte d’«indécent», le secrétaire général du MPA se «ressaisit» et va plus «loin» que Saâdani.

    Mohamed Kebci-Alger (Le Soir)
    Une sorte de foire où il est question de qui aura été l’auteur de l’éloge le plus «élogieux» à l’égard du président de la République, l’option du quatrième mandat étant visiblement «irréversible», dans ce qui s’apparente à une guerre de positionnement qui fait ravage.
    Dans un tout récent entretien à nos confrères d’El Khabar, Amara Benyounès a été catégorique : «Bouteflika se présentera aux prochaines élections et je suis sûr qu’il sera réélu car le peuple l’aime». Ceci non sans faire l’effort d’une explication au retard dans l’engagement officiel dans la course au rendez-vous du 17 avril prochain. Un choix purement «stratégique» du Président, explique-t-il, écartant toute contrainte de santé pouvant empêcher le président à rempiler pour un quatrième mandat. Et c’est à ce niveau que le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements disputera le zèle dans le soutien au premier magistrat du pays. «Le Président va bien et son cerveau fonctionne mieux que les nôtres. Il a étudié avec nous 27 dossiers lors du Conseil des ministres», a-t-il estimé, se mettant ainsi, au-dessus du diapason de la «symphonie ambiante».
    Pourtant, Benyounès n’a, jusque-là, cessé de faire montre de prudence et d’attentisme le temps que la «météo» du haut-lieu permette l’évolution opportune dans le propos et la position. Et pour se «distinguer» dans un souci de ne pas se faire «distancer» dans une cour de plus en plus exiguë au vu de l’avalanche de courtisans qui y affluent, il a été l’auteur d’un autre excès lexical. «Appeler le président de la République à briguer un quatrième mandat relève de l’indécence», disait-il le 8 avril dernier au forum de Liberté dont il était l’invité. Ceci même s’il tenait à la même occasion à «préciser» que «si le président Bouteflika annonce son intention de se porter candidat pour un quatrième mandat consécutif, il aura notre soutien absolu», estimant que la question des mandatures est un faux débat, lui qui considère la limitation des mandats «loin d’être un critère de démocratie».
    Et cette sortie du patron du MPA n’a pas été sans qu’il en rajoute une couche, certainement pour mieux «passer» parmi une cour où ça se bouscule et ça se joue de plus en plus serré. Il a, en effet, décoché une flèche à son ancien parti qui vient de décider de boycotter l’élection présidentielle prochaine en compagnie du MSP.
    Il a estimé ne pas saisir ce mot d’odre en tant que «militant démocratique», réfutant le statut d’opposant à ces partis puisque affirmant que «l’opposition n’existe pas en Algérie, seulement des opposants».
    Qui dit mieux !
    M. K.

  • Amar Ghoul “Nous collectons les signatures pour Bouteflika”???

     

    Par : Farid Abdeladim

    Le patron de Taj a fait cette déclaration au terme de la réunion de 31 partis qui ont décidé d’appuyer la candidature du président Bouteflika.

    Alors que le président sortant Bouteflika tarde encore à se prononcer sur ce qu’il l’engage en premier, les partisans du quatrième mandat,  eux, n’ont aucune gêne à le faire à sa place en multipliant leurs sorties, les uns après les autres, pour carrément “officialiser” sa candidature à la prochaine présidentielle.
    Après Amar Saâdani et Abdelkader Bensalah, qui avaient balisé le terrain, hier, c’était au tour d’Amar Ghoul, président de Tadjamou Amal Al-Djazaïr (Taj), d’organiser son show, à l’hôtel El-Riadh d’Alger,  pour annoncer désormais le lancement de l’opération de collecte des signatures pour son candidat préféré, “le grand moudjahid, le père, le frère, le politicien chevronné, Son Excellence Monsieur le président de la République”.
    Pour le ministre des Transports, les choses ont bien avancé. “Nous, nous avons dépassé l’étape de parler de la candidature du président Bouteflika, qui est bel et bien notre candidat. À partir d’aujourd’hui, nous allons entamer, sur le terrain, la collecte des signatures pour notre candidat”, a déclaré le président de Taj au nom d’une trentaine de partis formant ce qu’ils appellent “le groupe de la fidélité et de la stabilité”.
    Ils sont exactement 31 partis, tous nés après les dernières réformes politiques de Bouteflika, outre le Snapap (aile Felfoul) et l’UGCAA (aile Souilah), à adhérer à l’initiative dont l’objectif n’est autre que de mener une campagne en bonne et due forme pour le Président sortant. Désigné coordinateur de ce groupe de circonstance, M. Ghoul, qui a improvisé une conférence de presse juste après son show, n’a pas laissé le moindre doute sur le fait que le président Bouteflika briguera bel et bien un quatrième mandat. “Je le dis et je le redis, à partir d’aujourd’hui, nous irons sur le terrain pour collecter des signatures pour notre candidat Abdelaziz Bouteflika”, a-t-il répondu à la question : quand Bouteflika compte-t-il annoncer sa propre candidature ? Plus explicite, M. Ghoul soulignera qu’“(il) ne parle pas dans le vide” et que (sa) démarche “se base sur du concret”.
    Et de poursuivre convaincu : “Au nom de tous mes amis chefs de parti réunis ici, aujourd’hui, et de ceux qui vont nous rejoindre prochainement, j’affirme que nous avons déjà arrêté notre programme de la campagne électorale, que ce soit la tenue des meetings ou le travail de proximité,  que nous allons mener pour notre candidat Bouteflika.” Doit-on comprendre que Bouteflika s’est totalement rétabli de son AVC et qu’il pourra donc gérer le pays pour cinq autres années ? “Nous ne sommes pas en train de jouer”, a lâché le coordinateur du groupe “de la fidélité et de la stabilité”, laissant planer le doute sur la réalité de l’état de santé du chef de l’État sortant. “Pour une Algérie forte et sécurisée” est le slogan de campagne choisi par le groupe Ghoul, qui met en avant les “réalisations” acquises pour l’Algérie grâce à la “bonne gouvernance” du président Abdelaziz Bouteflika.  
    Faut-il ajouter les 31 partis formant ce groupe au chapitre des réalisations ? Certainement. Amar Ghoul a tenté de convaincre que l’objectif recherché derrière la conduite de l’Algérie exprimerait le refus de (ses) militants de “retourner aux années d’insécurité, de violence et d’instabilité”. Ce mal, enchaîne-t-il, que seul Bouteflika “avait su traiter à travers sa politique de Réconciliation nationale”. “Aujourd’hui, notre soutien à Bouteflika se veut comme une réponse à l’ingratitude, à la traîtrise et aux doutes exprimés par certains qui ne voient pas les bienfaits de la stabilité retrouvée par l’Algérie après les années noires (…)”, s’est-il défendu, non sans exprimer son respect à l’opinion qui le contredirait.

     

  • no moment

    DILEM DU 02 FEVRIER 2014

  • Silence, l’État fait campagne !

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Le président d’APC d’Aïn Taya a refusé à une structure locale du RCD l’autorisation de tenir une conférence au motif que le parti en question s’est prononcé pour le boycottage de la prochaine élection présidentielle.
    La maire qui, en théorie, tient son autorité de la légitimité démocratique, s’en est remise à sa “tutelle”, pour se décider sur la question de l’octroi d’une salle communale à une activité licite d’un parti agréé.
    Ce qui ressort d’emblée de ce geste d’exclusion politique, c’est ce fait que l’administration, et contrairement à ce que veulent exprimer les dénégations répétées de son Premier ministre, se considère en campagne électorale. Car, enfin, et quand bien même l’argument de réserver la parole aux seules formations présentant des candidats fut-il, légalement ou rationnellement, recevable, la prescription ne devrait s’appliquer que pour la période légale de campagne.
    Et celle-ci ne débutera qu’à la fin mars. Dans six ou sept semaines !
    À l’évidence, le pouvoir veut être seul à faire campagne des mois avant l’échéance !
    D’un autre côté, le ministre de l’Intérieur sait bien qu’il a pris une décision qu’il ne pourra pas tenir : il sera bien embêté de la tenir quand il s’agira d’autoriser le FLN, le RND et… l’UGTA, ainsi que la multitude de “partillons” et d’“associations-budgets”, qui ne manqueront pas de se bousculer pour promouvoir un “salutaire” quatrième mandat. Il a donc, de fait, et par avance, assumé la responsabilité de trier arbitrairement entre les organisations et les personnes qui auront droit à la parole et celles qui en seront empêchées.
    Les institutions de l’État, gouvernement, wilayas, élus locaux et nationaux, sont, depuis quelques mois déjà, embarqués dans la campagne pour un quatrième mandat de Bouteflika. La croisière de Sellal révèle la division des tâches : les APW lancent des appels à candidature au nom de la population qu’ils sont censés représenter et les walis conduisent la campagne de promesses, relayés par les maires qui, en plus de répercuter l’air des lendemains qui chantent, font les vigiles autour des espaces d’expression pour éviter que ne filtre la moindre voix dissonante.
    On commençait à croire que les visites de terrain “prometteuses” du wali d’Alger, dont dépend le P/APC censeur d’Aïn Taya, procédaient d’une réelle volonté de redonner à la ville les attributs conformes à son prestige passé et à son statut de capitale. Les belles intentions commencent à s’accumuler, amplifiées par le réseau de wilaya, d’APC et d’APW qui, soudain, s’initient à des tâches d’études comme celle du diagnostic de la circulation. Mais la diligence déployée par la wilaya pour prévenir une causerie politique à un niveau municipal renseigne sur les priorités de l’administration décentralisée. Les walis font au niveau départemental ce que fait le Premier ministre au niveau national : agiter les promesses de réalisations et réprimer l’expression critique.
    En commençant trop tôt, le pouvoir s’est lui-même imposé à un défi dont il aurait pu faire l’économie : il devra trouver le souffle indispensable à une si longue campagne à sens unique, comme les ressources qui lui permettront d’étouffer durablement sa contestation.

  • Les pratiques illégales de la Direction du centre d’Alger

     

     

     

    Nouveau scandale dans le secteur de l’éducation nationale

     

     

    Par : Malika Ben

    Les postes budgétaires ouverts en 2013 pour les lauréats du concours 2012 ont été attribués aux postulants de la liste provisoire, et ce, en violation de la loi. Exerçant en tant que contractuels et non stagiaires, ils réclament la régularisation de leur situation avec effet rétroactif à partir de septembre 2012.

    Les scandales des Directions de l’éducation ne sont pas près de finir. À peine des dépassements et des pratiques illégales sont dénoncés que d’autres éclatent au grand jour, levant le voile sur la gestion opaque de ces institutions. Gros et régulier recruteur, le secteur de l’éducation nationale attise les convoitises. Nombreuses sont les personnes, des femmes surtout, intéressées par une carrière dans l’enseignement vu les nombreux avantages qu’offre le secteur.
    L’offre de postes budgétaires est assez souvent au-dessous de la demande qui va crescendo d’une année à l’autre. Une situation qui ouvre la voie à toutes sortes d’irrégularités, de dépassements et de violation de la réglementation pour lesquels les différentes Directions de l’éducation sont très connues.
    En témoignent, d’ailleurs, les innombrables contestations qui éclatent après chaque concours de recrutement d’enseignants ou autres personnels. Qu’une personne “recommandée” soit recrutée à la place d’une autre relève de la logique de nos jours, mais ce qui est inconcevable, c’est que des personnes qui ont suivi un parcours de formation et fait leurs preuves soient défavorisées par rapport à d’autres, et ce, en violation de la loi.
    Une pratique courante passée souvent sous silence. Mais pas cette fois-ci, car les enseignants qui en ont fait les frais ont décidé de crever l’abcès, au grand regret de la Direction du centre d’Alger. C’est, du moins, ce que révèle la requête adressée par ces enseignants au ministère de tutelle, à la direction de la Fonction publique, à la direction de l’éducation du centre d’Alger et à l’inspection du Travail. Les dessous de cette affaire ? Le fameux concours de recrutement des enseignants de 2012, qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque et qui ne cesse de dévoiler ses secrets.
    Plus d’une cinquantaine de lauréats classés par ordre de mérite et ayant bénéficié d’une formation pédagogique d’une année, conformément aux articles 84-85 du statut général de la Fonction publique, ont été recrutés en qualité de suppléants au niveau de différents lycées relevant de ladite direction en septembre 2012. “Nos dossiers ont été soumis au contrôle de la Fonction publique qui les a d’ailleurs approuvés, confirmant ainsi notre réussite au concours de 2012. Des attestations de fin de formation avec succès nous ont été délivrées”, notent les enseignants signataires.
    Jusque-là, la procédure réglementaire est respectée. Mais les violations des textes de loi ne tarderont pas à être découverts. “Nous avons été recrutés en septembre 2013 en tant que contractuels pour une période de trois mois !” Surprise ! Conformément à la réglementation, ces enseignants devaient être recrutés en tant que stagiaires. Interpellés, les responsables de la DE du centre d’Alger expliqueront que “ce n’est qu’une situation provisoire qui précède l’approbation des arrêtés de stage par le contrôleur financier”.
    Première version ou dérobade. Elle sera suivie par une seconde version ou engagement de régulariser la situation avant le mois de décembre 2013. Évidemment, rien de concret à ce jour. Et seconde surprise : “Nous avons été choqués de découvrir que des enseignants qui ne figuraient pas sur la liste des lauréats aux concours, mais qui étaient portés sur la liste provisoire, ont été recrutés en tant que stagiaires.” Autrement dit, ils ont tout bonnement occupé des postes qui revenaient de plein droit aux enseignants lauréats à qui “on demande toujours de patienter”. Interpellés une fois encore, les responsables de la direction révèleront que “c’est la liste des lauréats de la formation pédagogique qui a été prise en considération, et non celle des lauréats du concours de recrutement”. Une autre échappatoire en contradiction totale avec la réglementation qui stipule que seuls les lauréats suivent la formation et ceux de la liste provisoire devraient attendre que de nouveaux postes budgétaires soient ouverts. “Les enseignants provisoires ont suivi la formation avec nous sous prétexte que de nouveaux postes leur ont été ouverts. Finalement ce sont les nôtres qu’ils ont occupés et leur situation a été régularisée au détriment de la nôtre.”
    Les enseignants contestataires interpellent la direction et exige la régularisation de leur situation avec effet rétroactif à partir de septembre 2013 et leur recrutement en qualité de stagiaires, conformément à la réglementation. Ils réclament aussi de “mettre toute la lumière sur ce dossier dans la transparence et la clarté, loin de toute l’ambiguïté qui l’entoure actuellement”. Reste à savoir jusqu’à quand les innombrables irrégularités et scandales des Directions de l’éducation à travers le territoire national resteront-ils impunis. À quoi peuvent servir les lois de la République si chaque responsable impose les siennes à sa guise, sans se soucier outre mesure des conséquences ?

     

    M. B

  • L’invention du vide politique

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Quatre-vingt-cinq personnes ont retiré les formulaires de candidatures à l’élection présidentielle. La procédure prend des allures de passe-temps, et d’ici la date limite de dépôt de dossier, le 4 mars, ils seront probablement bien plus nombreux à avoir tenté la candidature.
    Dix-huit postulants seulement représentent des partis politiques. Pourtant, quelque quarante-cinq partis ont participé aux législatives de 2012. Et depuis, on en a créé d’autres ! Un vide politique plein de partis politiques !
    L’expérience du multipartisme algérien avait ainsi débuté : avec une myriade de formations, plus ou moins représentatives. Mais les premières élections avaient amorcé un début de décantation. Et malgré le raz-de-marée islamiste et le parti-pris du pouvoir pour un FLN sous perfusion, un début de paysage politique commençait à s’estomper. Après la dissolution du HCE, en janvier 1994, fut institué un Conseil national de transition qui ressuscita toutes les coquilles vides exclues de la vie publique par la réalité du terrain et qui recycla une partie de la “société civile” maison. On était loin de la consistance intellectuelle et politique du Conseil consultatif national créé par Boudiaf ­— et dissous avec le HCE — et qui comptait, parmi ses membres, des El-Hadi Flici, Malika Greffou, Mostéfa Lacheraf, Hafid Senhadri, Abdelhamid Benhadouga…
    Durant ses trois années d’existence, le CNT fut présidé par Abdelkader Bensalah. Déjà ! C’est au cours de cette “transition” qu’on fabriqua le RND qui allait rafler la majorité aux législatives de 1997, au prix d’une fraude “historique”.
    Depuis, le pouvoir n’a cessé de se donner “sa” classe politique, globalement caractérisée par l’inconsistance conceptuelle et politique. L’impéritie devenue, depuis, un atout de carrière.
    On peut remettre des dizaines d’agréments, comme on le fait depuis deux ans, sans faire bouger les lignes. C’est la procédure d’agrément qui bouge en fonction de lignes intouchables. On observe ainsi qu’à la veille d’une échéance décisive, l’activité des dizaines de partis nouvellement agréés consiste à se réunir par demi-douzaines pour appeler à un quatrième mandat. Disparaissant ensuite pour attendre d’éventuels dividendes de leur soutien.
    Puisque l’arbitraire et la fraude font qu’il n’y a pas de compétition dans la vie politique, il n’y a pas, non plus, de logique qui présiderait la formation psychologique de l’ambition politique individuelle. Dans un contexte globalement médiocre, aucun “politicien” ne peut contester à l’autre le droit à ses prétentions politiques. Et comme il n’y a plus de repères vivants pour relativiser ses aptitudes, et donc ses chances, et pour peut-être tempérer ses ardeurs, chacun peut croire à ses chances de cooptation.
    Sous le régime actuel, les choses ont empiré : puisqu’il suffit de glorifier la vision unique et incomparable du Président, nul besoin d’en avoir soi-même. Il s’agit d’être assez brillant pour déceler la clairvoyance présidentielle ou accepter de la braver et de… disparaître. Même l’abstention en a perdu son sens : la politique de la chaise vide est sans effet dans un contexte où celle occupée est vide de sens.
    Là est l’exploit national : avoir réussi à inventer le vide politique. Que la scène soit peuplée ou non. Le résultat en est un pouvoir inamovible et une vie politique qui tourne à vide.

  • Boutef dans le Top 10 des dirigeants les plus accros au pouvoir

    Selon un classement établi par le site Slate Afrique

     

     

    Par : Rubrique Radar

    Voici un classement de ces chefs d’État africains qui ne lâchent pas le “koursi”. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Bissau, ancien militaire de 71 ans au pouvoir depuis 34 ans. José Eduardo Dos Santos, 34 ans de règne à la tête de l’Angola, compte se présenter en 2017. Paul Biya, 80 ans, s’accroche au pouvoir au Cameroun depuis 32 ans. Yoweri Museveni, 69 ans, aligne 28 ans de pouvoir en Ouganda. Robert Mugabe, 89 ans et 26 ans au pouvoir au Zimbabwe. Idriss Déby Itno, 62 ans, 23 ans de pouvoir au Tchad. Blaise Compaoré, comme beaucoup d’autres, a pris les rênes du pouvoir au Burkina après un coup d’État en 1987 pour ne plus le lâcher. Bloqué par sa Constitution de 1991 et sa limitation de mandats, il cherche un moyen de résoudre ce casse-tête avant la présidentielle de 2015. Omar al-Béchir, 70 ans et 20 ans de dictature au Soudan où sa réussite aura été de diviser son pays en deux. Issayas Afeworki, 67 ans et 20 ans au pouvoir en Érythrée dont il a été l’artisan de l’indépendance en mai 1993, arrachée à l’Éthiopie. Bouteflika, qui devrait briguer un 4e mandat, alors que sa santé s’effrite, est dans ce Top 10.

  • Le cabinet d’analyse financière AlphaValue prévoit un prix du baril à 50 dollars en 2017

     

     

    Un scénario catastrophe pour l’Algérie ?

    Par : Meziane Rabhi

    Au-delà du risque de la baisse des prix, l’Algérie, qui exporte l’essentiel de son gaz vers l’Europe,  aura à faire face à davantage de concurrence.

    La production mondiale d’hydrocarbures non conventionnels, comme les gaz et pétrole de schiste, pourrait faire chuter le prix du baril de brut pour atteindre 50 dollars en 2017. L’impact sur l’Algérie, dont les hydrocarbures représentent 97% des recettes du pays, serait alors catastrophique. Le débat n’est pas encore tranché, mais certains experts envisagent très sérieusement cette hypothèse.
    À en croire les projections du cabinet indépendant d’analyse financière AlphaValue, dévoilées dans Le Parisien, le 20 janvier dernier, le baril de Brent (la référence européenne) pourrait descendre de 109 dollars en moyenne en 2013, jusqu’à 50 dollars en 2017, avec des premiers signes de baisse prévus dès l’été prochain. “Nous faisons face à une révolution technologique susceptible de changer le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui”, estime Alexandre Andlauer, analyste du secteur pétrolier d’AlphaValue, cité par le journal français, en évoquant le gaz et le pétrole de schiste, notamment aux États-Unis.
    “Depuis 2008, date de l’essor industriel de ces hydrocarbures non conventionnels, la production y a augmenté chaque année en moyenne de 1 million de barils par jour (Mbj). Et a atteint l’an dernier un volume effarant de 7,7 Mbj, faisant des États-Unis le troisième producteur mondial de pétrole derrière la Russie et l’Arabie saoudite”, écrit le journal. La production américaine de brut en 2013 a affiché une croissance de 15%, du jamais vu dans aucun pays au cours des deux dernières décennies, a souligné récemment l’agence. En novembre dernier, la production de brut aux États-Unis aurait ainsi pour la première fois dépassé les 8 millions de barils, un record depuis fin 1988, selon des données préliminaires citées par l’AIE. S’ils restent grands importateurs en données nettes, les États-Unis produisent désormais plus qu’ils n’importent.
    D’autres pays, la Chine notamment, mais également l’Australie, tentent de développer leur gaz non conventionnel.
    Il y a également l’Allemagne qui importe massivement du charbon américain. Mais certains experts estiment que les prix du pétrole devraient rester assez élevés, soit au niveau de 100 dollars.
    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a relevé sa prévision de demande de pétrole pour 2014 du fait d'une d’accélération de la croissance économique mondiale jugée de plus en plus probable, sur fond de forte hausse de la production américaine. Mais au-delà du risque de la baisse des prix, l’Algérie, qui exporte l’essentiel de son gaz vers l’Europe, aura à faire face à davantage de concurrence. Notre pays est déjà malmené par le Qatar et la Russie.
    Le P-DG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, avait reconnu, en mars 2013, qu’il est difficile pour l’Algérie de préserver les prix du gaz dans un contexte de crise économique qui affecte aussi bien la demande que les prix. La compagnie nationale des hydrocarbures avait subi des pressions de ses clients pour revoir à la baisse ses prix. L’Algérie devra batailler dur pour maintenir ses parts de marché. Les exportations d’hydrocarbures ont chuté de 8,67%, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes.
    Pour le l’ancien ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, “l’Europe est en panne et le restera”. Une baisse des recettes d’exportations n’est donc pas à exclure. D’où, l’urgence d’une politique audacieuse de diversification de l’économie.

     


    M. R.

  • L’Algérie suspendue à l’évolution du marché mondial

     

     

     

    Les prix du pétrole détermineront les priorités économiques

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    L’Algérie risque de payer cher sa dépendance aux hydrocarbures à moyen et long termes.

    Le prochain Président et son administration devront composer avec le fait que la concurrence sur le marché pétrolier et gazier dans les quelques années à venir sera de plus en plus rude (lire l’entretien de Francis Perrin). L’émergence de nouveaux pays producteurs, le développement des gaz non conventionnels et l’arrivée des Etats-Unis comme exportateurs de gaz sont autant d’éléments qui vont reconfigurer le marché. Et ce sont les recettes d’exportation de l’Algérie qui seront en péril. De plus, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déjà prévu à l’horizon 2018 une croissance de la demande pétrolière moins rapide que la production, pouvant ainsi déboucher sur une baisse des cours du pétrole.

    Avec un niveau d’importation très élevé et des recettes éventuellement moins importantes, l’Algérie pourrait être confrontée à une question de choix quand il s’agira de consentir des investissements, alors que la relance de la machine productive s’annonce déjà comme une priorité. Une urgence d’autant plus que le pays aura à peine cinq ans pour construire une économique capable de résister à la concurrence induite par l’entrée en vigueur, en 2020, de la zone de libre-échange avec l’Union européenne.De nouvelles barrières tarifaires seront levées devant d’autres produits industriels européens importés.

    Les acteurs économiques et sociaux ont multiplié ces dernières années les propositions pour faire face à ces exigences. Récemment encore, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a fait une liste de 25 propositions destinées à relancer l’investissement et à développer la production nationale. Le salut de l’économie algérienne passe, selon la centrale syndicale, par la promotion du made in Algeria, la limitation des importations aux produits non fabriqués localement, l’encouragement des partenariats public-privé, et la levée des barrières bureaucratiques.

    Du côté des entreprises, on promeut davantage la libéralisation de l’initiative privée et le renforcement du soutien de l’Etat à ce secteur. Le Forum des chefs d’entreprise propose notamment de réorienter vers la production les subventions actuellement destinées à la consommation.

    «Choc macro-économique»

    Certains avis d’experts vont dans ce sens. La forte pression des besoins sociaux «a installé l’Etat durablement dans une gouvernance de l’urgence marquée par le recours à la dépense et le report de la sanction économique et de la sanction tout court», note l’économiste Mohamed Bahloul. Ce mode de gouvernance caractérisé par «les laxismes monétaires et budgétaires expose le pays, dans une perspective de baisse des revenus pétroliers, à un nouveau choc macro-économique plus dur que les précédents».

    Pour le prévenir, le pays aura tout de même quelques avantages à son actif, notamment une dette extérieure réduite à moins de 4 milliards de dollars, un taux de chômage autour de 9%, une gestion prudente des réserves de change et des dépenses en infrastructures théoriquement moindres dans les années à venir compte tenu de ce qui a déjà été consenti ces 15 dernières années.
    Développer la production nationale et l’exporter, limiter les importations et la dépendance aux hydrocarbures, renforcer les capacités concurrentielles des entreprises, encourager l’investissement privé, rationaliser la dépense publique, dynamiser le secteur bancaire, lever les blocages administratifs…

    Ces défis qui se dressent devant le prochain Président sont colossaux, mais ce ne sont pas les seuls. Pour l’économiste Mohamed Bahloul, la priorité doit aller à «la formation des institutions de l’économie», car «le multiplicateur d’investissement ne peut fonctionner dans une économie ouverte et peu structurée par des règles, des organisations et des normes sociales stables et efficientes».
     

  • L’admirable défi tunisien

     

     

    Par : Mustapha Hammouche

    La Tunisie vient d’adopter une nouvelle Constitution, quelques jours après le troisième anniversaire de la chute de la dictature Ben Ali.
    Elle consacre la république, la démocratie, la parité homme-femme et la liberté de conscience. Ce n’est pas encore le triomphe du principe de laïcité mais, pour un pays inscrit dans la sphère dite de culture arabo-musulmane, ce n’est pas rien. C’est même l’unique Constitution dans le monde dit arabe à inscrire le droit à la liberté de conviction.
    Avec ce texte, la Tunisie a pris une longueur d’avance historique sur les États de l’espace “arabe”. Bien sûr, une fois gravés dans le texte fondamental, la préservation de ces acquis démocratiques subsistera comme l’enjeu politique à venir de la Tunisie. Car c’est évidemment par intelligence tactique que les islamistes tunisiens, en général, et Ennahda, en particulier, ont souffert la consignation de la liberté de croyance et l’égalité des sexes dans le texte fondateur de la nouvelle République de Tunisie.
    Ce document ne vaut pas par son seul contenu. Il vaut aussi par le fait qu’il est le produit d’un débat entre les forces politiques et civiles du pays. Il est à la fois l’aboutissement d’un rapport de force et celui d’un consensus national. En cela, aussi, il constitue un évènement inédit dans le monde dit arabe. En Algérie, par exemple, où le pouvoir se prévaut d’une Constitution multipartite, et donc démocratique, nous n’avons pas connu de texte fondateur issu d’une délibération nationale depuis la plate-forme de la Soummam. Il est, d’ailleurs, significatif que le principal animateur de ce premier rendez-vous national ait été assassiné par les opposants d’une Algérie démocratique et que les héritiers de ces derniers continuent, plus d’un demi-siècle après le Congrès de la Soummam, à cultiver une conception sectaire du pouvoir. Et pour justifier l’arbitraire qui préside à la conception et au fonctionnement institutionnels, le personnel de notre régime autoritaire explique au peuple ingénu que “la révision de la Constitution relève de la prérogative du président de la République” ! Il paraît qu’on lui aurait même accommodé des variantes de “révisions”, pour qu’il puisse, quand il le souhaite, et s’il le souhaite, disposer de “la réforme” qui l’agrée.
    C’est, justement, ce processus de restauration autoritaire, venu contrecarrer, chez nous, les acquis démocratiques d’après-1988 qui prévient de la précarité des conquêtes démocratiques dans notre sphère culturelle. Entamée au lendemain de l’abolition du parti unique, et hâtée depuis 1999, la remise en cause a vidé de son sens la notion même de parti pour personnaliser l’idée même de pouvoir.
    Par la méthode et par le résultat, les députés de l’ANC de Tunisie viennent, en quelques semaines de chicanes, d’altercations et de compromis, de fonder, dans un contexte arabo-musulman globalement intolérant vis-à-vis des libertés individuelles, une exception tunisienne. L’ampleur du progrès donne cependant la mesure de sa précarité. Le plus dur reste donc à faire : soumettre le projet démocratique à l’épreuve de la pratique et l’imposer à une sphère culturelle hostile à la démocratie.
    Avec un remarquable réalisme, le président Marzouki semble avoir déjà pris la mesure du défi : “Le chemin est encore long”, a-t-il noté.
    Et d’ajouter : “Il reste un grand travail à faire pour que les valeurs de notre Constitution fassent partie de notre culture.”

     

  • no moment

    DILEM DU 28 JANVIER 2014

  • Grève ce matin des travailleurs de l’éducation de l’Unpef et du Snapest

     

    Le SNTE se démarque, accuse et révèle

    Par : Malika Ben

    Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) se démarque de la grève de l’Unpef et du Snapest. C’est ce qu’a annoncé, hier, le SG du Snapest lors d’un point de presse tenu à l’issue d’une rencontre regroupant les délégués régionaux des régions centre du pays. “Nous ne sommes pas concernés par cette grève. De toutes les façons, le taux de suivi ne sera pas très important car les travailleurs qui ont fait confiance à ces syndicats se sont rendu compte, finalement, qu’ils n’ont servi que leurs propres intérêts. Nous n’allons, donc, pas prendre part à ce débrayage”, a indiqué Abdelkrim Boudjenah. Les raisons ? “Le SNTE qui se dit fort par sa représentativité sur le terrain refuse de pêcher en eau trouble. Nous n’avons jamais mené une action de protestation avec d’autres syndicats. Ces syndicats qui appellent à une grève sont ceux-là mêmes qui ont signé les PV lors des négociations autour du statut particulier des travailleurs. Le SNTE n’a rien signé et a toujours dénoncé les accords secrets entre certains syndicats et la tutelle.” Et c’est cette position “claire et intransigeante” qui lui a valu les foudres de la tutelle. Selon le SG du SNTE, le département de l’Éducation ne reconnaît plus le SNTE en tant que partenaire social et a gelé son partenariat avec lui sous prétexte que “le syndicat n’est pas légal”. “Une décision prise de façon unilatérale et qui ne repose sur aucun fondement juridique, puisque la justice a tranché en 2003 en faveur de l’aile de Boudjenah. D’ailleurs, le syndicat n’a été destinataire d’aucun document officiel du MEN.” Le ministère du Travail, qui est le seul habilité à délivrer les agréments aux syndicats, n’a rien notifié dans ce sens au département de Baba Ahmed. Ce dernier a été saisi par les responsables syndicaux pour de plus amples détails sur ce gel, mais en vain. Profitant du conflit syndico-syndical et des dissidences qui ont donné lieu à l’émergence d’une aile SNTE présidée par Bennoui Dahmane, des responsables de tutelle “tentent de casser le syndicat qui les dérange par ses positions intransigeantes. Nous avons toujours dénoncé les positions contradictoires et les accords que certains syndicats ont négociés avec des responsables de tutelle pour parvenir à des fins personnelles au détriment des intérêts des travailleurs”. Boudjenah fera des révélations fracassantes dans ce sens : “Des dispositions contenues dans le statut particulier amendé ont été revues et rédigées de façon à en faire bénéficier des syndicalistes et leurs proches. C’est le cas pour les 18 ans de service exigés pour accéder au grade d’enseignant formateur, alors qu’au départ, la disposition exigeait
    20 ans.” Le SNTE accuse aussi des syndicats d’être de mèche avec la tutelle, voire de faire pression sur elle pour pouvoir bénéficier de postes au ministère. “C’est l’instabilité totale. Tous les anciens responsables ont été dégommés et des intérimaires ont été désignés à leur place. Une situation qui arrange la tutelle qui peut faire pression sur eux pour approuver toutes ses décisions.” 

    Des syndicalistes “détachés” s’improvisent... commerçants !
    Le détachement syndical reconnu par la réglementation permet aux syndicalistes d’exercer leurs droits et de s’y consacrer pleinement sans être contraints d’assumer leurs activités professionnelles. À en croire les propos du conférencier, nombreux sont ceux qui usent et abusent de cette position de “détachement” pour se livrer à d’autres activités. Boudjenah citera notamment le commerce, l’enseignement dans le privé, l’ouverture de maternelles... “Le SNTE dispose de 122 détachements supprimés pour réprimer nos activités. Il existe plus de 1 000 détachements dans le secteur, de 200 à 500 détachements par syndicat, et la grande majorité active ailleurs. Et nous avons des preuves”, a soutenu Boudjenah en rappelant que son syndicat a plaidé, en vain, la suppression des détachements.  

    Réinvestir le terrain de la protestation
    Ne comptant pas rester les bras croisés face au rejet de leur organisation, le SNTE envisage de réinvestir le terrain de la protestation par tous les moyens légaux.“Les dates et les formules de protestation seront annoncées à l’issue des rencontres régionales débutées hier par celles des régions centre.” Le syndicat compte interpeller le président de la République et les autorités nationales avant de se tourner vers des organismes internationaux, notamment le BIT. À signaler, enfin, que l’aile Bennoui a pris une autre position, à savoir le soutien de la grève, “à condition que l’Unpef défende les intérêts des différents corps de la même manière”. Reste à savoir qui défendra les intérêts des pauvres élèves.

  • Événements de la vallée du m’zab

     

    La LADDH pointe du doigt le wali et le chef de sûreté de wilaya

    Par : Karim Kebir

    Plus d’un mois après leur éclatement, les événements de Ghardaïa, où le calme demeure précaire, continuent à susciter des interrogations. À qui profite le pourrissement ? Qui sont les responsables des violences ? Une solution viable est-elle possible ? Quelle est la part de responsabilité du pouvoir algérien ? La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) est formelle : “La responsabilité des autorités politiques nationales et des autorités sécuritaires est totale en ce qui concerne les événements qui se déroulent au sein de la wilaya de Ghardaïa puisqu’elles sont restées silencieuses devant les très graves atteintes aux droits de l’Homme au sein de la ville de Guerrara.”
    À Guerrara, petite ville au sud de Ghardaïa, peu avant l’éclatement des événements du chef-lieu de wilaya, des affrontements avaient eu lieu entre les communautés mozabites et arabes malékites à l’issue d’un match de football. Selon des témoignages recueillis quelques jours plus tard par une délégation de parlementaires du FFS, des jeunes ont déclaré “avoir été violés et torturés”, une accusation rejetée par la DGSN. Depuis, la violence s’est propagée dans d’autres communes de la vallée du M’zab.
    Aujourd’hui encore, à Ghardaïa, des Mozabites accusent ouvertement des policiers d’êtres complices de l’agression dont ont été victimes certains citoyens, mais sans que les autorités publiques ne prennent des sanctions. Du moins, publiquement. “Il est établi que les autorités sécuritaires et politiques du pays ne maîtrisent pas la situation. Il s’est avéré aussi que les autorités du pays sont intervenues sans la fermeté et la neutralité prévues par la loi. De plus, des citoyens de Ghardaïa pointent un doigt accusateur vers les forces de sécurité qui, par leur comportement, ont enflammé la situation. Les photos et vidéos montrent l’implication d’un grand nombre de policiers dans l’agression des citoyens de Ghardaïa par des jets de pierres et de cocktails Molotov ou en train d’aider des bandes de baltagia au lieu de protéger les biens et les personnes”, affirme Me Salah Dabouz, président du bureau de la LADDH, aile contestant l’aile de Me Benissad. “Nous avons vu un laxisme inexplicable de la part des autorités”, a-t-il dit, lors d’une conférence de presse animée hier à Alger.
    “La LADDH considère le parti pris des forces de sécurité lourd de conséquences pour la cohésion sociale et la stabilité de notre pays. Elle condamne le traitement autoritaire et répressif des autorités, en particulier le wali de Ghardaïa et le chef de sûreté, ainsi que leur hiérarchie et les tient pour responsables de tout dérapage”, soutient cet avocat. Rappelant que l’irréparable s’est produit avec l’assassinat de Kbaili Belhadj, “assassiné froidement par les baltagia”, et Hadj Saïd Khaled qui a succombé à ses blessures “après avoir été sauvagement et lâchement tabassé par des policiers et abandonné sur place”, Me Dabouz a appelé les citoyens de la région à se “démarquer de toute attitude communautaire-raciste car les provocations ont justement pour but de les attiser pour nous entraîner dans une spirale infernale”. Selon lui, “un système politique qui ne respecte pas les droits de l’Homme ne peut produire que l’échec”. Il a annoncé, dans ce contexte, que la LADDH va préparer un dossier sur les violations des droits de l’Homme à Ghardaïa et va le soumettre à l’ONU et à l’Unesco.
    Éclatée en trois ailes, la LADDH a tenu le 6 décembre dernier son congrès et a porté à sa tête Me Benissad. Mais celui-ci est contesté par certains animateurs qui ont décidé d’organiser, en présence d’un huissier, une AG le 27 décembre dernier pour se conformer à la nouvelle loi sur les associations. Élu président du bureau à l’issue de cette AG, Me Dabouz s’est présenté le
    22 janvier au Palais du gouvernement pour déposer le dossier de conformité, mais la personne qui s’occupe du bureau d’ordre n’a pas voulu lui accuser réception.
    Dès lors, le dossier a été envoyé par huissier de justice. Selon lui, le dossier de conformité déposé par Me Benissad aurait été rejeté. Tout comme celui de Me Zehouane.

  • Ghardaïa Hamel suspend trois policiers

     

    Par : Rédaction WEB/ LIBERTÉ

    Trois fonctionnaires de police ayant intervenus lors des affrontements de Ghardaïa, ont été suspendus et seront présentés devant les « juridictions compétentes ». C’est la décision prise, selon un communiqué de la cellule d'information de la DGSN (Direction général de la sureté nationale), par  la commission d'enquête dépêchée par le directeur général de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani  Hamel . La sanction est tombée suite à la diffusion d'une vidéo montrant  "le manquement de certains agents de la sûreté de la wilaya de Ghardaïa à leurs missions".

    Le communiqué précise également que « certaines séquences montrent un acte isolé ne reflétant nullement la vision, encore moins la réalité du corps de la police et son respect de la loi et des droits de l'Homme, ce qui est constamment affirmé par la Direction géné