dimanche, 26 février 2012

la mauvaise gouvernance et la corruption menacent la sécurité nationale

Algérie 2011 meme 2012

Par Free Algérie

 

La corruption à tous les étages de l'Etat gangrène sérieusement le pays.

Transparency International dans son rapport du 1er décembre pour l’indice annuel de perception de la corruption rétrograde l’Algérie de sept places. Un indicateur qui prouve la faillite du président et de son exécutif en matière de bonne gouvernance. La suite...

 

Il convient de se poser la question de savoir si l'on peut continuer dans cette voie hasardeuse, situation qui menace le fondement de l'Etat lui-même et la sécurité nationale. Dans ce cadre, la sphère informelle produit historique de l'extension de la bureaucratie rentière qui tire sa puissance de l'existence même de cette sphère tissant des réseaux diffus de corruption n'est que la traduction de la faiblesse de la démocratisation du système économique et politique, donnant d'ailleurs du pouvoir à ceux qui contrôlent l'information. Transparency International classe l'Algérie parmi les pays qui connaissent un taux de corruption élevé comme en témoigne les 9 derniers rapports de 2002 à 2011 sans aucune amélioration dont le dernier en date celui du 01 décembre 2011. Ainsi les surfacturations et l'utilisation de la distorsion du taux de change permettent la fuite de capitaux (la méthode résiduelle de la Banque mondiale l'évalue à plusieurs dizaines de milliards de dollars entre 1972 -2009, avec d'importants mouvements pour certaines périodes en fonction de la situation politique et socio-économique et des produits hors de la frontière fonction de la distorsion des prix intérieurs et internationaux.

 

L'intégration de la sphère informelle selon une vision cohérente, dont la délivrance facile des titres de propriété, doit aller de paire avec une participation plus citoyenne de la société civile et devrait favoriser la légitimité de tout Etat du fait qu'elle permettra à la fois de diminuer le poids de la corruption à travers les réseaux diffus et le paiement des impôts directs qui constituent le signe évident d'une plus grande citoyenneté. Quels sont les deux éléments fondamentaux caractérisant le fonctionnement de l'Etat de droit ? Premier élément : la confiance est à la base des échanges : des interviews précises réalisées par De Soto un des plus grand spécialistes dans ce domaine montrent qu'à une question en Suède : "Est-ce que vous faites confiance aux autres Suédois ? La réponse est que 65% des Suédois disent oui, je fais confiance à un autre Suédois". Aux Etats-Unis presque 54% des Américains disent oui, je fais confiance aux autres Nord-Américains. Quand on arrive au Brésil, c'est seulement 8% qui font confiance aux autres Brésiliens. Quand on arrive au Pérou, c'est 6% et les Argentins, entre 1 et 2%. Qu'en est-il en Algérie où le cash prédomine dans toutes les transactions internes ? Dans les pays développés, la carte de crédit donne un droit de transaction alors que dans la plupart des pays en voie de développement est exigé souvent le liquide avec une intermédiation informelle qui traduit la faiblesse de toute politique monétaire interne de l'Etat . Et là, on revient à la confiance. Le deuxième élément est la relation dialectique entre économie de marché, Etat de droit et l'existence des titres de propriété. La question qu'il y a lieu de se poser est la suivante : s'il y a des actifs immatériels et physiques en Algérie, combien de ceux-là ont un titre reconnu par l'Etat ? C'est toute la problématique de la construction de l'économie de marché et d'une manière générale, la construction de l'Etat qui est posée. Là aussi les enquêtes de Hernando De Soto peuvent être des indicateurs importants pour réorienter la politique économique et sociale algérienne. En Egypte, objet d'enquêtes précises de l'auteur pour le gouvernement de ce pays, de la période de Nasser à 2004, les entrepreneurs ont créé quatre millions sept cent mille bâtiments sur des terrains agricoles illégalement. Donc, ces 4 700 000 bâtiments sans titres sont du capital mort bien qu'ils représentent une valeur estimée par l'auteur à 50 milliards de dollars de 2004 sans pouvoir les hypothéquer ni les utiliser comme garantie, sans que les banquiers ne sachent à qui ils peuvent prêter. Cela a des incidences sur la gestion de l'Etat qui ne sait plus planifier les besoins en eau potable, en électricité-gaz, téléphone, conduite d'évacuation et autres prestations de services. Autre élément significatif des enquêtes de l'auteur: combien de temps ça prend si vous voulez acheter les droits, c'est-à-dire la délivrance des titres de propriété. Si vous devez respecter le cheminement de tous les circuits (à cela s'ajoutent la faiblesse de la culture économique et politique du simple citoyen ainsi que l'amoncellement de tous les dossiers en litige au niveau des institutions du pays qui souvent ne sont pas informatisées) l'ensemble des démarches (longs circuits) pour avoir un titre légal prend 17 années en Egypte, 21 ans au Pérou et pour les Philippines 25 ans. Il y a lieu, également, de mesurer le temps pris en moyenne pour éviter la destruction et donc marchander avec la bureaucratie (corruption). Ainsi, un Egyptien passe entre 3 et 6 années de sa vie dans ce marchandage. Il serait intéressant que nos sociologues fassent une enquête pour le cas Algérie.

 

Aussi, il faut éviter toute vision illusionniste. Réformer le droit de propriété n'est pas une question de registre foncier. Il faut intégrer toutes les procédures, y compris celles du droit coutumier, car existant des codifications au sein de cette sphère informelle. Dans la plupart des pays, ce sont des notables qui établissent des actes non reconnus, certes, par l'Etat, mais qui ont valeur de transaction au sein de cette sphère informelle. On peut émettre l'hypothèse que c'est l'Etat qui est en retard par rapport à la société qui enfante des règles qui lui permettent de fonctionner. En fait, l'importance de cette sphère informelle pose tout un problème politique. Où est la crédibilité d'un Etat qui ne contrôle que 30 à 40% des activités économiques ? Cela n'explique-t-il pas la difficulté de construire un Etat de droit ? Cela ne signifie pas à travers les expériences historiques qu'il ne peut y avoir d'économie de marché sans démocratie. En effet, nous avons assisté à une économie de marché très forte en Amérique latine notamment celle du Chili, venue à travers Pinochet et actuellement en Chine. Il en est de même en Asie à Singapour ou en Corée du Sud. Mais dans la plupart des cas, cela a été l'échec en raison notamment de la corruption généralisée du fait de la faiblesse de contrepoids démocratiques. Aussi la majorité des pays (avec des variantes options libérales ou social-démocrates et régimes présidentiels ou parlementaires) a opté pour des régimes démocratiques, avec une participation plus active de la femme , comme l'Occident, l'Asie récemment la plupart des pays de l'ex camp soviétique et depuis une décennie la plupart des pays Amérique latine, les pays arabes et surtout d'Afrique étant les plus en retard, ( la Chine , étant une exception allant vers une libéralisation progressive maîtrisée). Ainsi je reste persuadé à travers les expériences historiques que la vision autoritaire n'est pas soutenable sans la démocratie. Car avec le temps, et du fait des mutations mondiales, la dynamique socio-économique engendrera de nouvelles forces sociales avec de nouvelles exigences donc plus de liberté et de participation à la gestion de la cité.

 

Docteur Abderrahmane Mebtoul ex-directeur central des études économiques et Premier conseiller à la Cour des comptes (1980/1983).

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Algérie : "Levée de l'état d'urgence, un trompe-l'oeil"

 

Par Le Matin DZ  

Répression de journalistes à Alger, janvier 2012

Le réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) a rendu public son rapport sur "L’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation en Algérie", sous le titre : "Levée de l’état d’urgence : un trompe-l’œil"

 

Ce rapport épluche tout le dispositif législatif mis en branle par le pouvoir algérien au cours de ces vingt dernières années, relatif à l’exercice des libertés d’assocaition, de réunion et de manifestation.  Depuis l'installation de l’état d’urgence, qui avait été décrété le 9 février 1992 à la suite de l’annulation des résultats électoraux du premier tour des législatives, remportées par le Front islamique du salut à sa levée, le 2R février 2011, le rapport relève que: "Au cours des 20 années suivantes, la société civile a été affaiblie systématiquement, entre autres par l’excès d’ambiguïté de certaines dispositions, par l’utilisation des moyens de la lutte antiterroriste pour réprimer plus largement toute voix critique, et par l’impunité accordée à ceux qui s’étaient rendu responsables de violations des droits humains pendant la guerre civile."

 

La levée de l’état d’urgence dans le contexte des Révolutions arabes et revendiquée bien auparavant par la classe politique et la société civile, n’a pas eu l’effet escompté et n’a pas signifié de meilleure garantie jusque-là "pour l’exercice des droits et des libertés fondamentales, notamment pour les organisations  qui exercent leurs activités dans le domaine des droits de l’Homme et qui se penchent  sur les abus massifs qui se sont produits pendant la guerre civile. Le harcèlement des militants par la police, l’interdiction injustifiée de manifestations et des réunions publiques, de même que le recours à des pratiques administratives abusives pour entraver la création des associations : ces tactiques continuent d’être communément utilisées pour affaiblir la société civile et entraver son action." Jusqu’aux récentes lois des réformes initiées par le Président de la république en janvier 2012 conçues comme autant de garanties juridiques et démocratiques à la tenue des législatives du 10 mai 2012. Le rapport relève que la nouvelle loi organique sur l’information "perpétue les restrictions érigées à l’encontre de la liberté d’expression, certaines infractions étant même passibles de peines d’emprisonnement. La nouvelle loi sur les associations, réprime la liberté d’association encore plus qu’auparavant."

 

Ainsi, le cadre répressif dans lequel la société civile algérienne exerce ses activités n’a en rien perdu de son exercice et s’en trouve au contraire plus armé qu’il ne l’était avant la levée de l’état d’urgence. A la question de savoir si la levée de l’état d’urgence a-t-elle permis un exercice plus effectif des libertés d’association, de réunion et de manifestation en Algérie, l’organisation des Droits de l’homme est catégorique : "cela n’a pas été le cas,  les réformes engagées vont à rebours de la promotion de la gouvernance démocratique."

 

Dans son "bref aperçu et examen critique du cadre  juridique des libertés publiques mis en place lors de l’ouverture démocratique (février 1989 - juin 1991), le rapport relève une contradiction flagrante entre la révision de la constitution algérienne, en date du 23 février 1989 qui garantit, dans ses  articles 39 et 40, la liberté d’association, pierre angulaire de la protection des libertés et des droits fondamentaux et la réalité du terrain qui se traduit en fait par les intimidations, les répressions de toutes les dispositions que permettait cette loi.  Ce qui fait dire au REMDH quen les avancées législatives de la période de l’ouverture démocratique "ont été contrecarrées par l’ambiguïté de certaines dispositions et leur non-application dans la pratique."  Pis encore : les acquis du début des années 1990 ont "rapidement été battus en brèche durant le conflit civil de la décennie noire et les vingt ans de l’état d’urgence, au cours desquels ont eu lieu de graves violations des droits de l’Homme."

 

Enumérant différentes lois et mesures de l’appareil répressif déployé par le pouvoir contre la vie des activités associaitives, sous différentes formes, initmidations, lourdeurs administatives dans la constiution des dossiers d’agréments, surveillance policière des programmes et des activités, le rapport rélève en effet que le principal obstacle à la constitution légale des associations "réside dans la pratique des autorités de ne pas leur délivrer le récépissé officiel de leur déclaration." Ces mesures arbitraires visent surtout "celles qui travaillent sur des sujets « sensibles » pour le pouvoir en place, tels que les droits de l’Homme en général, l’égalité homme/ femme, les violences contre les femmes, ou bien encore la recherche de la vérité et la justice sur les cas de disparitions forcées et les victimes du terrorisme liées à la guerre civile des années 1990." Ces activités de recherche de la vérité et la justice sur l’époque de la guerre civile écrit le rapport "coûtent aux associations harcèlements et répression, et sont rendues presque impossibles par l’amnistie présidentielle accordée en 2000 aux membres du FIS et par les textes d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale"

Lire la suite ici: http://www.freealgerie.com/debat-du-jour/307-libertes-en-algerie-le-rapport-accablant-de-lorganisation-euro-mediterraneenne-des-drois-de-lhomme.html

 

Expressions et expression

 

Par : Mustapha Hammouche

“Ne m'appelez plus la Grande muette” ! Vendredi, un communiqué du MDN rappelait que le monde a, depuis la Seconde Guerre mondiale, “subi de profondes mutations” et les militaires ont recouvré “leur droit de vote et d'expression”, rendant cette appellation inadéquate.
Il est vrai qu'on observe un usage facile et récurrent de pseudonymes de corporations dans la presse écrite francophone. Dans les titres arabophones, la traduction littérale est d'un effet encore plus déplorable. Une carence lexicale, qui trouve son origine dans la politique scolaire, doublée d'une paresse intellectuelle qui guette les professionnels de l'écriture au quotidien, explique peut-être l'abus de ces espèces de surnoms pour institutions ou catégories socioprofessionnelles. Les “soldats du feu”, les “robes noires”, les         “blouses blanches”, les “cols blancs” sont autant d'expressions quotidiennement convoquées pour se substituer à la répétition. L'abus est dans la préférence observée du substitut à la dénomination originelle plutôt que dans ce qui n'est pas tout à fait un choix intentionnel de termes.
Il s'agit donc là, au pire, de la manifestation d'une imperfection professionnelle. Le communiqué du ministère de la Défense nationale motive son initiative par le fait que la désignation de “Grande muette” ne tienne pas compte des efforts de          “médiatisation de l'ensemble de ses activités, la publication de communiqués et de mises au point” de “la diffusion de reportages sur les différentes composantes et activités de l'ANP” et de “l'organisation de portes ouvertes et de journées d'information où le citoyen algérien peut s'enquérir de près des structures relevant de l'ANP”. On pourrait croire qu'il y a là un simple souci de communication et d'image de l'institution. Mais en adressant son message “notamment pour ceux ayant du respect et de la considération envers cette institution républicaine”, il laisse entendre que l'usage de l'expression pourrait avoir quelque intention outrageuse. Or, la locution, elle-même, qui n'a pas été inventée et qui a gagné le statut de terme générique nommant les armées en général, soutient un vrai débat : celui du rôle politique de l'armée.
Depuis que De Gaulle a, par l'ordonnance d'août 1945, redonné la parole à l'armée, mettant fin à la pertinence de la formule de “Grande muette”, la question a évolué : du droit à l'expression des militaires à celle du droit à l'expression politique de l'armée.
Ce même vendredi, à Oran, le Président proclamait “le pays en danger” et comparaît la situation à celle de Novembre 1954. Sauf qu'il ne nous dit pas précisément qui, de son point de vue, est l'assaillant et qui est le libérateur. Curieux argument de campagne, puisque ce genre de situations appelle, plutôt que des élections, des initiatives de type salut national !
Toujours ce vendredi, Ali Benhadj et des compagnons se réclamant de l'ex-FIS donnaient de la voix du côté de Kouba. Comme pour nous rappeler que l'Algérie a toujours été mise en danger par ses dirigeants. Et ne fait que continuer de l'être.
En ce vendredi de communication subliminale, on ne discerne qu'un fait : le silence du peuple, ce grand sourd, que toutes les forces font taire depuis cinquante ans et qu'aujourd'hui tout le monde veut, plus que jamais, faire parler.


M. H.
musthammouche@yahoo.fr

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no moment

Dilem du 26 Février 2012

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hillary fait pipi et repartir kif kif marines font pipi sur cadavres afhgans

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La fausse route de la Russie

 


Quel jeu joue la Russie au Proche-Orient ? Son comportement à l’égard de la crise syrienne est des plus inquiétants. Depuis le soulèvement du peuple syrien contre la dictature du parti Baath et de Bachar Al Assad, elle a systématiquement adopté une politique de blocage à l’égard de tout projet de solution, qu’il émane du Conseil de sécurité des Nations unies ou de la Ligue arabe. Les souffrances endurées par les Syriens et les massacres aveugles de femmes et d’enfants ne semblent pas l’émouvoir. Pire, elle a adopté une attitude qui encourage l’armée et les milices de Damas à tuer et torturer des innocents.

La Russie de Vladimir Poutine s’est même opposée à la création de couloirs humanitaires pour aller secourir les blessés et apporter quelques vivres à une population au bord de la famine. Le soutien à un allié stratégique n’explique pas tout. Pas plus que de bénéficier de privilèges pour sa marine de guerre à la base navale de Tartous. Le Printemps arabe fait peur à tous les régimes dictatoriaux et autocratiques. La Chine, par exemple, qui s’est alignée sur la Russie dans le conflit syrien, a exigé de ses médias de faire le black-out total sur les révolutions arabes sous peine de sévères sanctions. Les stratèges de Moscou pensent-ils qu’en soutenant Bachar Al Assad contre vents et marées, ils influeront sur les événements et freineront la soif de liberté et de démocratie qui agite le Monde arabe ? Ont-ils peur que le phénomène qui a provoqué la chute de dictatures en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen finisse peut-être par arriver à Moscou ?

Ce comportement des Russes va, de toute évidence, à contre-courant de la réalité. Ils sont en train de s’aliéner les peuples arabes, car ces derniers suivent et soutiennent de tout cœur la résistance de leurs frères syriens. Et la Russie empêche une solution pacifique. Au contraire, elle accentue le fossé qui est en train de se creuser entre les différentes communautés syriennes ainsi que le climat de haine créé par le régime de Damas. La malheureuse communauté alaouite à laquelle appartient le clan Al Assad risque de payer un lourd tribut le jour où le régime baathiste tombera. Al Assad et tous ceux qui l’ont appuyé dans sa folie génocidaire en porteront la responsabilité devant le monde entier.
 

Tayeb Belghiche

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La complicité bien de chez nous


Trois entreprises françaises, basées à Marseille et ayant les mêmes propriétaires, arrivent à obtenir de gros contrats dans le secteur du tourisme. 
L’IGF s’intéresse de près aux contrats passés avec ces entreprises d’autant que les fins limiers des finances pensent que c’est une même et unique entreprise qui se décline en trois pour ne pas éveiller les soupçons lors des appels d’offres. Le tout, avec une complicité bien de chez nous.

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Allez ! Qui dit mieux ? Une fois ! Deux fois ! Trois fois ! Adjugé !


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
C’est officiel ! Ben Bella a quitté l’hôpital de la…

… Grande Muette !

Quoi ? Ouyahia affirme que les législatives du 10 mai prochain seront aussi importantes que le référendum de 1962 ? Quoi ? Abdekka jure que les législatives du 10 mai prochain seront aussi importantes que le jour du déclenchement de la guerre de libération nationale, le 1er Novembre 1954 ? Il n’est pas question que je me laisse distancer dans cette course à la surenchère ! Je suis la surenchère ! Que viennent-ils donc faire ici, sur mes terres, celles de la surenchère ? Que n’aillent-ils piétiner d’autres plates-bandes que les miennes, celles que j’entretiens tous les jours méticuleusement, jalousement ? Qu’ils sachent ces deux-là que je ne laisserais personne empiéter sur mes prérogatives «surenchérissatrices» ! Ah ! Ils veulent de la surenchère ? Eh bien, ils vont être servis ! Non seulement les législatives du 10 mai prochain sont aussi importantes que le référendum de 1962, non seulement les législatives du 10 mai sont aussi importantes que le 1er Novembre 1954, mais je le dis ici haut et fort : les législatives du 10 mai sont encore plus importantes que le Congrès de la Soummam ! Les législatives du 10 mai sont encore plus importantes que la résistance de l’émir Abdelkader. Les législatives du 10 mai sont encore plus importantes que le naufrage de plus de la moitié de la flotte de Charles Quint en rade d’Alger, en 1541, par une nuit de terrible tempête. D’ailleurs, les législatives du 10 mai seront bien plus importantes que cette tempête elle-même, BMS et statistiques de Météo Algérie à l’appui. Les législatives du 10 mai sont encore plus importantes que le jour où le mot «Bachmak» fit son entrée dans le langage parlé des Kouloughlis. Plus loin encore, plus fort. Les législatives du 10 mai seront plus importantes que les joyaux architecturaux réunis de l’Alhambra à Grenade et de la Grande Mosquée de Cordoue. Encore plus loin, encore plus fort ! Pourquoi me retiendrais-je quand les deux autres surenchérisseurs se permettent d’y aller plein pot ? Les législatives du 10 mai seront encore plus importantes que le jour où un mec hirsute et plein de poux dans sa tignasse se mit à frotter deux bouts de bois l’un contre l’autre, très fort, jusqu’à ce qu’en jaillissent les premières étincelles de fabrication humaine. Oui, M’sieur ! Les législatives du 10 mai seront encore plus importantes que lorsqu’un gugusse en mal de copine, sentant que ça le démangeait un peu au niveau du bas-ventre, offrit une pomme à une nénette de passage, sous l’œil allumé d’un serpent anorexique. Oui, M’dame ! Je dirais même plus, les législatives du 10 mai prochain sont plus importantes que le jour où un poisson, fatigué de nager en eaux tout le temps troubles, sorti de la mer, se mit debout sur sa queue, s’essaya à respirer sans ses branchies et alla s’installer sur la terre ferme, se bâtissant un énorme aquarium en verre qu’il appelât ensuite Wall Street. Eh oui ! Missié et Midame ! Les législatives du 10 mai seront plus importantes que tout ça réuni ! Et si je ne craignais pas de me voir brûler sur un bûcher le 11 mai au matin, je vous dirais que les législatives du 10 seront encore plus importantes que… Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. 
H. L.

Il compare les législatives du 10 mai au 1er novembre 1954

 

Boutef : “Le pays est en danger !”

Par : Azzeddine Bensouiah

Le président Bouteflika a retrouvé sa verve d’antan, le temps d’un discours de circonstance où il a mis les pieds dans le plat en disant les choses crûment. On est loin du discours expéditif de Laghouat, ou de celui enregistré pour la convocation électorale, tout comme on est loin des discours lus par ses conseilleurs.
Plus d’une heure, debout, usant de ses gestes qui ont fait sa popularité au début des années 2000, le président Bouteflika s’est donné à fond, lui dont l’état de santé alimente les discussions depuis 2007.
Le chef de l’État, qui a multiplié ses déclarations, ces derniers temps, s’engage personnellement dans la réussite du scrutin de mai prochain. Pour la première fois, il dit les choses comme elles le sont et comme elles se présentent : le pays est en danger et subit une très forte pression étrangère.
Cette hantise lui fera dire que les élections de mai prochain seraient semblables au 1er Novembre 1954. Une comparaison lourde de sens, dans la mesure où toutes les élections organisées sous son règne n’ont pas bénéficié d’un tel traitement, d’une telle comparaison. C’est l’élection de la dernière chance, semble dire le chef de l’État. En associant le sort et la crédibilité d’un régime, à bout de souffle, à celui du pays, le président Bouteflika agite l’épouvantail des graves conséquences vécues par certains pays arabes, embarqués dans “le printemps libyen”. Pour lui, le peuple algérien serait assez conscient pour ne pas tomber dans le piège et éviter au pays une intervention étrangère aux conséquences fâcheuses. La hantise d’un faible taux de participation fera dire au chef de l’État que le désir de changement et de réformes, devrait s’exprimer à travers les urnes et non par la passivité. Tout en s’impliquant personnellement dans la campagne de sensibilisation, le président Bouteflika invite les partis et le mouvement associatif d’en faire autant. Selon lui, si ces acteurs existent réellement, ils devront le prouver à travers ces élections. Pour sa part, il s’engage à garantir des élections transparentes et crédibles et en veut pour preuve l’appel à des observateurs étrangers pour suivre le déroulement du scrutin. Le chef de l’État veut impliquer les médias dans cette campagne de sensibilisation. Il estimera que les médias soutiendront la volonté populaire. Cette dernière s’est toujours exprimée contre toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays, selon le président Bouteflika, pour qui “nul n’a le droit de se jouer de la crédibilité et de l’indépendance du pays”. S’il est prématuré de mesurer la portée des menaces qui pèseraient sur le pays, telles qu’exprimées par le chef de l’État, il apparaît clairement que le régime se trouve dans une impasse et que seules des élections législatives crédibles, aux yeux de la communauté internationale, pourraient lui accorder un sursis supplémentaire.
Le président Bouteflika a, toutefois, laissé transparaître sa volonté de quitter le pouvoir. Dans une salle totalement acquise, une voix a fusé pour clamer “quatrième mandat”. La réplique du président Bouteflika est, on ne peut plus éloquente. “Nul n’est éternel, sauf Dieu”, laissant entendre que son âge et son état de santé ne lui permettaient plus de briguer quoi que ce soit. Tab djenanna (les carottes sont cuites), ou encore : “Le sort des êtres humains est entre les mains de Dieu.” Tout porte à croire, donc, que le président Bouteflika est en train de livrer, présentement son ultime combat. Il lui restera, probablement, la révision de la constitution. Là, le chef de l’État fait un clin d’œil au FFS, qui revendiquait depuis 1963 l’élection d’une assemblée constituante, mais aussi à la communauté internationale qui avait bien accueilli l’élection d’une Assemblée constituante en Tunisie, en Égypte et vraisemblablement en Libye. Il laisse entendre que, quels que soient les résultats du scrutin de mai prochain, notamment en cas de victoire des islamistes, il n’y aura pas d’arrêt du processus électoral. Le pouvoir a, semble-t-il, changé de fusil d’épaule et s’accommoderait, à présent, avec un parlement à majorité islamiste. Il serait prêt jusqu’à prendre exemple du modèle turc, histoire de rassurer davantage la communauté internationale.
La multiplication des appels du président Bouteflika en vue d’une forte participation aux élections, ajoutée aux efforts déployés par le ministère de l’intérieur, vont-ils renverser la tendance à une forte abstention ? Pour le moment, rien ne le présage.

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pétrole,pétrole,pétrole..........quand tu nous tiens( u.s.a)

Dilem du 25 Février 2012

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no moment

20120225.jpg

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Harcèlements, menaces et disparitions forcées

RÉSEAU D’AVOCATS POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME

 

 

ACTION URGENTE

Communiqué, 25 février 2012

Le Réseau d’Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme, dénonce avec vigueur le retour à des procédés que chacun croyait révolues et dont sont victimes des citoyens, dans un cadre hors de toute légalité.

 

Le R.A.D.D.H vient d’être informé que le 19 février 2012, dix agents des services de sécurité venus à bords de deux véhicules banalisés de type Kango et d’une Peugeot 206, se sont présentés à 20 h 30 sans mandat légal requis par la loi, au domicile de Monsieur HAMLIL Azzedine âge de 65 ans, sis au village ouled Aïssa (Boumerdés). En l’absence de ce dernier, ils sont repartis pour revenir le lendemain soit, le 20 février 2012 à 9 h 15. Les agents se sont représentés à bord de trois véhicules banalisés et deux véhicules de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ). Quatre agents se sont introduits au domicile de l’intéressé et ont procédé sans mandat légal, à une minutieuse et brutale perquisition durant 02 heures.

 

Le fait marquant est que ces « représentants de la loi » ont lancé un ultimatum à la famille de M. HAMLIL Azzedine, menaçant de prendre en otage son fils âgé de 22 ans, et qu’il ne sera remis en liberté que si le père se constituait prisonnier !!! Ils ne manqueront pas de préciser qu’au cas où le père ne se présentait pas avant le vendredi 23 Février 2012, il sera purement et simplement éliminé physiquement !!!

 

Par ailleurs et dans le même contexte le R.A.D.D.H à été informé que les personnes dont les noms suivent ont été enlevées le 19 février 2012 :

- BISSAS Mourad âgé de 30 ans,

- BAKAL Said âgé 22 ans

- HIMANI Mohamed âgé de 32 ans

- DJALIL Saïd âgé de 31 ans

Tous les quatre sont originaires de la commune d’Ouled Aissa (Boumerdés). D’autre part le Réseau a été informé que vingt personnes des communes de Djenat, Baghlia et Sidi Daoud, sont considérées comme disparues après leur arrestation par des agents en civils.

 

Il est à noter que :

- Ces personnes arrêtées sont maintenues dans un lieu secret inconnu par les familles des victimes.

- M. HAMLIL Azzedine a déjà fait l’objet de plusieurs arrestations, ou il fut soumis à des traitements brutaux et inhumains, avant d’être présenté à la justice, d’où il fut acquitté.

 

Le Coordinateur

Maitre Amine SIDHOUM

 

amine_sid@yahoo.fr

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la peur de l’abstention

L’enjeu de la participation au cœur du discours de Bouteflika :

 

El Watan, 

Le chef de l’Etat a sonné le clairon jeudi en vue d’une forte mobilisation des électeurs aux législatives du 10 mai prochain, qu’il qualifie d’élections pas comme les précédentes. Un scrutin que Bouteflika n’a pas manqué de comparer au «déclenchement de la Révolution de Novembre 1954» en raison des enjeux qu’il comporte dans un contexte international particulièrement sensible généré par la chute des dictatures dans le Monde arabe sous les yeux grand ouverts des Occidentaux.

 

La réussite des élections législatives prochaines semble être la préoccupation majeure des dirigeants algériens, à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est exprimé jeudi à Arzew (salle omnisports) devant un parterre de travailleurs et de syndicalistes UGTA d’Oran. Cette fois, il n’était pas venu répondre aux préoccupations sociales de cette frange de la société, mais pour prononcer un discours de circonstance, fortement orienté vers la nécessité de participer au scrutin du 10 mai prochain. La réussite des élections législatives prochaines semble être la préoccupation majeure des dirigeants algériens, à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est exprimé jeudi à Arzew (salle omnisports) devant un parterre de travailleurs et de syndicalistes UGTA d’Oran. Cette fois, il n’était pas venu répondre aux préoccupations sociales de cette frange de la société, mais pour prononcer un discours de circonstance, orienté fortement vers la nécessité de participer au scrutin du 10 mai prochain.

 

Les forts taux d’abstention enregistrés lors des derniers rendez-vous électoraux conjugués aux bouleversements que connaissent les pays d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient semblent dicter la démarche des hauts responsables, à l’instar du premier responsable du RND (et également Premier ministre) Ahmed Ouyahia à faire campagne pour une participation massive des électeurs. Le président de la République va plus loin que son Premier ministre, qui a qualifié de «vital pour la nation» le rendez-vous du 10 mai en le comparant, lui, au «déclenchement de la Révolution de Novembre 1954».

 

Les dates symboles sont mises à profit et, alors que le secrétaire général du RND s’est exprimé à Oran lors de la Journée nationale du chahid, le 18 février, le chef de l’Etat a prononcé son discours la veille de la célébration du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. «Un parti, c’est un programme mais aussi des hommes. Si vous estimez que les candidats présentés par celui que vous préférez ne correspondent pas à vos aspirations, n’hésitez pas à aller chercher ailleurs ceux qui répondent le mieux à vos aspirations», a conseillé le président Bouteflika, sans doute pour donner une alternative aux abstentionnistes qui désapprouvent la composante des listes de candidatures élaborées selon des critères pas toujours convaincants.

 

La dégradation, aux yeux de l’opinion, de l’image du député, souvent associée à la recherche d’une aisance financière – une idée justifiée par la concurrence pas toujours saine qui caractérise la course aux candidatures – contribue à la tentation de l’abstention. Aujourd’hui, le Président veut un autre genre de députés, plus compétents, plus intègres, pour une meilleure crédibilité. Aux voix qui n’ont pas cessé de s’élever du public pour glorifier sa personne et lui souhaiter un quatrième mandat, il répond : «Seul Dieu est éternel» et encore : «Si j’ai pris le temps de vous écouter, alors vous aussi écoutez-moi.» Il était, certes, ravi de recevoir tant d’éloges, mais la question n’étant pas à l’ordre du jour, il était surtout soucieux de faire passer son message, celui de l’importance de réussir le scrutin législatif.

 

Il considère celui-ci comme «un pas décisif pour l’accomplissement des réformes politiques avec, à terme, la révision constitutionnelle qui sera en adéquation avec l’évolution de la société algérienne et les changements qui s’opèrent à l’échelle internationale». Mieux encore, le président Bouteflika pense que cette date du 10 mai va faire passer l’Algérie d’une ère à une autre avec comme promesse le respect des choix des électeurs, en insistant sur la stricte neutralité de l’administration et la transparence du vote. Comme garanties supplémentaires au dispositif juridique préconisé et à la nécessité de son application par les commis de l’Etat, il cite la large présence d’observateurs étrangers et une plus ample couverture médiatique nationale et internationale qui aura à travailler librement.

 

La crédibilité des prochaines législatives revêt une importance capitale et le président de la République souhaite que le peuple algérien lance un message fort au monde, qui suite de près l’évolution de la situation. «Nous vivons, lance-t-il, une époque extrêmement difficile à laquelle il faut nous adapter à défaut de quoi, elle risque de nous avaler.» Une déclaration qui précède son appel à un changement qualitatif dans les mentalités et les comportements de laisser-aller, un message adressé à la salle mais qui englobe sans doute aussi ses propres partisans.

7 milliards de dinars réservés à l’opération de vote

 

Selon Daho Ould Kablia, 7 milliards de dinars est le budget réservé au scrutin législatif prochain. Le ministre a fait une brève déclaration, jeudi, en marge de la visite à Oran du président de la République. A propos des nouveaux partis, il a estimé que l’étude des dossiers qui suit la tenue des congrès constitutifs ne dépassera pas une semaine, un délai suffisant pour permettre à de nouveaux partis de participer aux élections. 5 partis sont déjà agréés en attendant l’étude d’autres dossiers (7 ou 8). Pour lui, il est peu probable que son administration refuse l’agrément aux formations qui y postulent.

 

Djamel Benachour

Une Constituante ou le mélange des genres ?

 

La prochaine Assemblée populaire nationale a une mission sacrée. Elle aura à se prononcer sur un projet des plus importants : la révision de la Constitution, la loi fondamentale du pays.

 

On peut donc qualifier cette Assemblée de constituante.» C’est le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, qui l’a déclaré, mercredi dernier, en marge de l’installation de la Commission nationale de surveillance des élections. Pour booster le taux de participation, qui constitue visiblement le grand souci pour le gouvernement, M. Ould Kablia veut mettre en avant l’important rôle que devrait jouer le prochain Parlement. On se doutait que ce responsable pouvait aller aussi loin dans le mélange des genres. C’est-à-dire jusqu’à qualifier exagérément la future Assemblée de constituante.

 

Une Constituante, faut-il le préciser, est une institution collégiale qui a pour tâche la rédaction ou l’adoption d’une Constitution, c’est-à-dire le texte fondamental qui organise les pouvoirs publics d’un pays. Cela peut être une Constitution entièrement nouvelle ou une modification importante. Est-ce de cela que le ministre de l’Intérieur veut parler ? Jusqu’à présent, aucun responsable, dont l’initiateur de la révision constitutionnelle lui-même, à savoir le président Abdelaziz Bouteflika, n’a encore décliné la teneur de la réforme en question. Qu’il s’agisse d’une simple modification de la Loi fondamentale ou d’une réforme de fond, il y a un black-out total sur les intentions du pouvoir. Dans un pays où il y a absence de débat, la question reste posée. Mais lorsqu’on sait la tournure prise par la révision des lois sur les partis, sur l’information et sur la loi électorale, on peut deviner la suite… !

 

Seulement, le cauchemar de l’abstention qui hante les esprits pousse certains responsables à faire des déclarations plus ou moins cocasses. Dans la quête d’un fort taux de participation qui fait tant peur, ce n’est pas le détail et la précision, voire même le bon sens, qui sont recherchés. En réalité, on ne voit pas tellement ce que compte apporter le chef de l’Etat comme changements à une Constitution qu’il a déjà triturée, piétinant le principe de l’alternance pour briguer un troisième mandat. La majorité des partis, organisations et personnalités politiques du pays reçus l’été dernier par la commission présidée par Abdelkader Bensalah, le président du Sénat, réclament un retour à l’ancienne formule, c’est-à-dire à la limitation des mandats, à un renouvelable une seule fois. Leur appel sera-t-il entendu ? Personne encore ne le sait. Jusqu’où le chef de l’Etat est-il prêt à aller ?

 

Dans son discours prononcé jeudi à Arzew, il a affirmé que les élections législatives du 10 mai prochain sont «tout aussi importantes que Novembre 1954». Pour oser un tel parallèle, le locataire du palais d’El Mouradia, veut frapper surtout les esprits. Il fait d’abord croire que le prochain Parlement sera chargé d’une importante tâche, celle de réviser la Constitution, et agite notamment la peur de l’intervention étrangère pour convaincre ses compatriotes à se rendre aux urnes le 10 mai prochain. Le chef de l’Etat et son ministre de l’Intérieur semblent avoir bien accordé leurs violons pour mettre en avant l’importance de la prochaine échéance électorale dans un seul objectif : un taux de participation appréciable pour se donner une légitimité !

Said Rabia

Réactions de partis politiques : déception, satisfaction et indifférence

 

Le discours prononcé par le président de la République, jeudi à Arzew (Oran), à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a été perçu comme un «non-événement» par certains et comme «un discours positif» par d’autres, notamment chez la classe politique.

 

Ainsi, dans la wilaya de Tizi Ouzou, le RCD estime que Bouteflika «est finissant et ne peut pas réveiller les vivants d’autant plus que son discours est plein de contradictions surtout quand il essaye de mettre en avant les méthodes des années 1970 alors qu’il a oublié qu’on est en 2012», commente Bousaâd Boudiaf, député de la formation de Saïd Sadi, qui ajoute : «Il faut savoir que les générations actuelles se rappellent à peine de leur passé même s’il n’est pas falsifié. Le 1er Novembre dans sa déclaration comme celle du Congrès de la Soummam ne sont pas à comparer avec des pseudo-élections qui ne serviraient qu’un clan, le clan de la clientèle. Le conseil national de notre parti a mis au clair les élections législatives. Et ce n’est pas le discours du Président qui y changera quelque chose.»

 

Le MSP, pour sa part, voit les choses autrement. Il est certes favorable au discours du chef de l’Etat, mais il reste toutefois sceptique sur certains points. D’ailleurs, à ce propos, Adel Belhoul, chargé de communication du bureau du MSP à Tizi Ouzou, dira : «Nous avons certes relevé des points positifs de ce qu’a déclaré le président de la République à Oran, mais il y a certains choses qui ne concordent pas avec les thèses du parti.» Et de préciser que le parti de Bouguerra Soltani a eu des assurances, à travers le discours de Bouteflika, au sujet des prochaines élections législatives. M. Belhoul a aussi souligné que «le Premier ministre doit être un technocrate mais pas un chef de parti qui va préparer le scrutin de mai prochain».

 

Selon lui, l’Algérie doit avoir un système parlementaire à l’image des autres pays. «Effectivement, le scrutin de mai prochain est un virage historique. C’est un rendez-vous déterminant où l’erreur est impardonnable», a-t-il soutenu. Pour le responsable de communication du MSP à Tizi Ouzou, «l’Algérie n’est pas en reste de ce qui se passe dans les pays arabes et particulièrement dans le Maghreb. L’Algérie doit donc assurer un scrutin transparent pour renforcer les libertés et bannir les habitudes du passé. En somme, à travers le discours de Bouteflika, on sent qu’il y a une volonté surtout d’éviter la fraude.»

 

Même sentiment chez le FLN. «Le président à appelé un vote massif car c’est une manière de dire que l’avenir du pays est entre les mains du peuple», a souligné Saïd Lakhdari, député de la formation de Abdelaziz Belkhadem, qui ajoute : «Il a même exigé la neutralité totale de l’administration et il a levé toute équivoque pour ceux qui doutent encore des reformes. Il a même demandé aux partis politiques de choisir des candidats crédibles, comme il a également insisté pour que le scrutin prochain se déroule dans la transparence et la sérénité. Il a comparé les élections de 10 mai prochain au 1er Novembre 1954 parce qu’il pense à la création d’une deuxième République. En un mot, le discours de Boutelika est rassuran», relève le mouhafadh du FLN à Tizi Ouzou.

 

Pour le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) de Mohamed Saïd, «il ne suffit pas de faire des discours et des promesses pour garantir la réussite du scrutions de mai prochain, d’autant plus que les anciens et les nouveaux partis vont aborder les élections à chances égales». «Comparer le scrutin du 10 mai 2012 au 1er Novembre 1954, c’est un peu trop pour au moins une raison. Le 1er Novembre, c’est l’aboutissement de presque un siècle et demi de lutte pour l’indépendance. Or, les législatives de mai interviennent dans une situation politique d’urgence», souligne Amar Ingrachene, représentant de la wilaya de Tizi Ouzou au conseil national du PLJ, qui poursuit : «Effectivement, des pressions extérieures s’exercent sur l’Algérie mais ce n’est pas une élection qui pourrait déjouer d’éventuels complots ou pressions étrangères. Nous attendons que le terrain nous démontre la volonté du Président.»

 

Par ailleurs, il est à remarquer l’indifférence du citoyen au discours du chef de l’Etat à Oran. «Sincèrement, on ne savait même qu’il allait faire un discours», disent deux jeunes que nous avons interrogés, hier à Tizi Ouzou. «Je pense que cette fois-ci, il n’a encore rien dit sur ce qui s’est passé dans la région suite à la tempête de neige qui fait subir aux citoyens des moments pénibles. Des communes ont été sinistrées et il n’en a même pas soufflé un mot», ont-ils ajouté. Un père de famille enchaîne : «C’est la déception totale. D’ailleurs, j’ai décidé de ne plus écouter les déclarations du Président car il ne dit rien sur les souffrances du peuple.»

Hafid Azzouzi

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vendredi, 24 février 2012

Un monument humain


On était en tout cas loin du manichéisme austère que certains prévoyaient et l’esprit d’ouverture aura globalement dominé, rappelant que la culture islamique – si ce n’étaient ses manipulations politiciennes de la part d’Etats ou d’oppositions –, contenait encore les richesses de raffinement qui ont marqué ses plus belles périodes.
On avait oublié que «Tlemcen, capitale de la culture islamique» avait été inauguré le 16 avril, journée national du savoir. C’est donc avec la même coïncidence calendaire que devrait avoir lieu la clôture de cet événement qui aura abrité de nombreuses manifestations, aux disciplines et contenus divers, souvent intéressants, parfois étonnants et quelquefois excellents.

Parmi les derniers actes de cette manifestation annuelle, il est prévu prochainement un colloque international sur l’Emir Abdelkader. Programmé du 25 au 28 février 2012, il est organisé par le CNRPAH (Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire) et l’Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen avec la participation de la Fondation Emir Abdelkader. Durant quatre jours, plus de quatre-vingts spécialistes du personnage ou de sa période, issus de plusieurs régions du monde, viendront aborder les différentes facettes de sa vie, de son action et de son œuvre. C’est sans doute l’un des plus grands rendez-vous scientifiques organisé sur ce sujet.

La présence de l’Emir Abdelkader dans le programme de Tlemcen 2011 tombe sous le sens et il aurait même été étrange sinon indécent qu’il n’y figure pas. Du point de vue de la culture islamique, sa contribution demeure l’un des éléments les plus riches de l’histoire de l’Algérie mais aussi de l’ensemble du monde musulman. En tant que mystique attaché à l’enseignement du grand maître soufi, Ibn Arabi, auprès duquel il fut initialement enterré à Damas, il s’est livré à de profondes méditations théologiques. Son ouvrage, El Mawaqif (Les Haltes), traduit dans de nombreuses langues, demeure une référence élevée et reconnue de la gnose soufie des temps modernes.

Mais, c’est aussi dans son action qu’il faut rechercher ses contributions à la culture islamique. S’inspirant de l’exemplarité prophétique véhiculée par la Sunna, il s’est toujours conformé à une rigueur et une probité sans laquelle il se serait interdit d’en demander autant à ses proches comme à ses compatriotes. Cette attitude vaut aussi pour le rapport de l’Islam aux autres religions, question qui a pris une importance actuelle indéniable, que l’on parle de «choc des civilisations» ou de «dialogue des civilisations», selon les positions antagoniques les plus connues.

Ainsi, le traitement de ses prisonniers avait paru à son époque comme inouï. Il avait, par exemple, demandé à Louis Pavy, évêque d’Alger de 1846 à 1866, de dépêcher un aumônier auprès d’eux pour leur permettre de pratiquer leur foi. Et quand celui-ci le remercia, il répondit dans une lettre retrouvée par Monseigneur Tessier, avant-dernier évêque d’Alger (qui sera d’ailleurs présent au colloque) : «Ce que nous avons fait de bien avec les chrétiens, nous nous devions de le faire par fidélité à la Loi musulmane et pour respecter les droits de l’humanité.»  

Les droits de l’humanité ? Voilà un concept que certains idéologues et médias des temps présents ne pourraient imaginer dans l’esprit et sous la plume d’un dirigeant musulman du XIXe siècle. Aujourd’hui, pourtant, bien des spécialistes reconnaissent l’Emir Abdelkader en tant que précurseur de la Convention de Genève de 1929. De même, le rôle qu’il joua à Damas en sauvant du massacre des Arabes chrétiens apparaît comme l’illustration d’une façon de penser et de pratiquer la culture islamique. Enfin, en tant que fondateur de l’Etat moderne algérien, il avait réussi à mettre en œuvre, pour peu de temps il est vrai, des structures politiques, administratives et juridiques qui constituent des éléments précieux de réflexion, voire d’inspiration, sur les équilibres et les limites entre les aspects sacrés de la religion et les questions profanes de la société.

Il reste aussi, avec Saint-Augustin, l’Algérien le plus universel, son personnage et son œuvre ayant rayonné et rayonnant encore dans le monde entier. On savait qu’une petite ville des Etats-Unis avait été baptisée en son nom ainsi que d’autres lieux, ici ou là. Il y a moins d’un mois, son buste a été posé sur une des places publiques de Caracas, en présence de personnalités vénézuéliennes, de l’ambassadeur algérien et du président de la fondation Emir Abdelkader. Par ailleurs, la présence de l’Emir Abdelkader à Tlemcen se justifie par l’intérêt qu’il avait porté à cette cité d’un point de vue historique, au travers des enjeux qu’elle avait catalysés dans des périodes cruciales et par la richesse de ses productions théologiques et littéraires. On peut y ajouter un point de vue affectif, apparent à travers le poème Ô Tlemcen qu’il avait commencé à écrire, confiant cependant son achèvement à son secrétaire et confident. Autant de raisons qui justifient la programmation de ce colloque international dans le programme de Tlemcen 2011, d’autant que l’intitulé et le contenu de la rencontre, «Abdelkader, homme de tous les temps», souligne toute l’actualité d’une existence prodigieuse et des enseignements qu’elle apporte directement ou que l’on peut en tirer à la lumière des évolutions actuelles.

Dans l’exposé des motifs de la rencontre, les trois signataires, Slimane Hachi, directeur du CNRPAH, Zaïm Khenchelaoui, docteur en anthropologue, et Nour Eddine Ghouali, recteur de l’Université de Tlemcen, affirment avec justesse et élégance : «En vouant le restant de sa vie à l’étude, à la poésie, à la réflexion permanente, à l’implication dans les affaires du monde, et surtout à l’intérêt manifeste de l’Autre – et quel qu’il soit – cet homme toujours étonnement moderne, se donne aujourd’hui à comprendre, et cela depuis le XIXe siècle, comme ce contemporain de tous les temps qui ne cessera de manquer à tous les futurs. Souverain écarté de tous les possibles, savant de tous les possibles écartés, le poète céleste, le mystique ésotérique, le curieux du monde, le penseur visionnaire, l’homme d’écoute et de dialogue entreprit de loger son humanisme en l’Esprit, entrant ainsi dans la composition de l’air des temps et circulant en toutes latitudes. Il fût l’homme de l’impossible incarcération».

Les organisateurs précisent en outre l’esprit qui a présidé à la conception de ce colloque et les suites qu’ils comptent lui donner : «Notre démarche se veut fédératrice de tous ceux qui travaillent sur la vie et l’œuvre de l’Emir. Notre rencontre qui constitue un premier jalon dans l’instauration d’une tradition de regroupements scientifiques consacrés à Abdelkader, vise à mobiliser des équipes de recherche interdisciplinaires nationales, régionales et internationales autour de ce personnage axial de l’Histoire moderne». Il serait temps en effet que l’apport de l’Emir Abdelkader prenne plus de consistance dans notre pays. Au plan de la recherche d’abord, car s’il est agréable d’apprendre qu’il est beaucoup étudié de par le monde, il est pour le moins anormal que, dans son pays, le même engouement ne se constate pas ou, du moins – s’il existe –, n’est pas promu. Au plan de sa présence dans l’enseignement et la société, ensuite, où la multiplicité de ses apports est souvent réduite à deux ou trois parcelles de son personnage, pratique affectant d’ailleurs bien des figures de notre passé, de Massinissa à Ben Badis…

L’affiche alléchante du colloque montre déjà combien l’Emir est perçu dans le monde, non seulement comme un objet d’étude mais aussi comme une source d’inspiration actuelle. Il est impossible ici de décrire toute la richesse des communications programmées. Citons cependant celle de John W. Kiser (Columbia University, Washington), en plein dans le sujet du colloque : «Pourquoi Abdelkader est-il encore valable pour le monde d’aujourd’hui ?» Dans son résumé, le chercheur répond : «Parce qu’il incarne les quatre vertus universelles pour vivre moralement : l’intellect, le courage, la modération et la justice. Il est un modèle à suivre pour les musulmans. Sa lutte peut inspirer les musulmans à envisager différemment la signification du jihad. L’Emir est aussi un modèle à suivre pour les non musulmans. Sa vie doit sa supériorité à sa haute moralité, sa compassion, sa sagesse, son œuvre intellectuelle et sa conduite chevaleresque en temps de guerre.

En ce sens, la vie de l’Emir peut offrir un modèle pour combattre la phobie occidentale à l’égard de l’Islam». Pour sa part, Eric Geoffroy (Université de Strasbourg) s’est intéressé à «L’Eternel féminin selon l'Emir Abdelkader» et Yuko Tochibori (Kyoto University) à «La notion du contrat chez l’Emir Abdelkader». Etonnante communication que celle que donnera Taran Volodymyr (Zaporizhzhia University, Ukraine) sur «Le modèle de l’Emir Abdelkader comme leadership dans la politique nationale de l’Ukraine moderne» ! Pour sa part, Mgr Henri Teissier, Archevêque émérite d’Alger, parlera de «La ‘sîra dhâtiyya’, un manuscrit d’Abdelkader et de son entourage», document inédit dont il relatera les circonstances de sa découverte dans une maison d’Alger. L’ancien haut fonctionnaire de l’Unesco, l’Algérien Mounir Bouchenaki, abordera «Une œuvre encore peu connue de l'Emir : la frappe d'une Monnaie».

Touria Ikbal (Ecole des Hautes Etudes de Management, Marrakech) traitera de l’influence akbarienne dans l’œuvre spirituelle de l’Emir. Citons également le travail de Shirine Dakouri (Institut français d’études de l’Extrême-Orient, Damas) sur «L’homme et sa dignité dans la pensée de l’Emir soufi, Abdelkader l’Algérien» ou encore celui de Mina Nour (Université du Caire) sur l’image de l’Emir dans les médias arabes et égyptiens en particulier.
Arrêtons-là en vous proposant de consulter le site où figure le programme détaillé du colloque (www.cnrpah.org), lequel devrait être un événement important pour la connaissance d’un monument humain.   
 

Repères :

 

Tandis que s’est achevée, il y a quatre jours, à Tlemcen, la belle exposition «De Terre et d’Argile» consacrée aux architectures de terre dans leur histoire et leurs expressions contemporaines, trois autres prennent le relais à Tlemcen.  La première a débuté le 4 février au Palais de la Culture Imama et s’intitule «Habitudes et traditions de Tlemcen». Pourquoi a-t-on choisi le terme d’habitude au lieu de coutume ?

La réponse est peut-être dans l’exposition elle-même… ou une erreur de traduction ! Le 8 février a été inaugurée l’exposition «Sur les traces des Almoravides et des Almohades», mise en scène par Zine Eddine Seffadj, et qui propose un récit imagé de ces deux grandes dynasties. Celle des Almoravides, descendants du groupe berbère des Sanhadja qui, au XIe siècle, pénétra le Sud jusqu’au Soudan avant de se porter, sous la direction de Youssef ibn Tachfin au secours de la ville de Tolède assiégée par les troupes d’Alphonse IV de Castille, puis de s’emparer de l’Andalousie musulmane.

Quant aux Almohades de Ibn Toumert, à partir de 1130, ils assoient leur domination sur le Maroc avant de s’installer également en Andalousie. Depuis mercredi dernier, le Musée de la Ville accueille une exposition images fixes et multimédia sur l’histoire des monuments et sites de Tlemcen à travers toutes ses périodes, depuis Pomaria la romaine, Tagrart des Almohades et Almoravides, Tilimsen des Zianides, etc.   
Espérons, qu’à l’instar de l’exposition «Les Maîtres de la Nouba» qui a été montée à Tlemcen puis Alger, il a été prévu de déplacer les expositions actuelles vers d’autres villes d’Algérie.
 

 

Ameziane Farhani

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un tortionnaire nommé Jean-Marie Le Pen

La bataille d’Alger : 


 
	Jean Marie Le Pen lors de la guerre d'Algérie à l'époque ou il était lieutenant.

zoom | © D. R.
Jean Marie Le Pen lors de la guerre d'Algérie à...


Bien évidemment, avant ce vote, les ultras recouraient sans scrupules à une violence urbaine dépassant de loin celle engagée par le FLN. La bombe de la rue de Thèbes ne visait-elle pas indistinctement les femmes, les enfants et les vieillards de La Casbah ? Soixante-dix personnes périssent dans cet attentat du 10 août 1956, perpétré par des ultras. Le cerveau de l’opération fut le futur chef de l’OAS, André Achiary. En revanche, après le vote des pleins pouvoirs, les paras sont chargés tout bonnement de nettoyer la ville. C’est là qu’un para se distingue par sa cruauté. Il s’agit bien évidemment du réactionnaire Jean-Marie Le Pen. En effet, ce dernier rejoint, après l’envoi du contingent, le 1er REP (Régiment étranger de parachutistes). Bien qu’il ait été élu député en janvier 1956, ce jeune poujadiste s’engage, en signe de solidarité avec les paras, pour une période de six mois. En janvier 1957, le lieutenant de réserve, Jean-Marie Le Pen, arrive donc à Alger.
Le vote des pleins pouvoirs, le 7 janvier 1957, correspond indubitablement à un véritable tournant dans la bataille d’Alger.

Quoi qu’il en soit, l’armée française n’attend, depuis quelque temps, que ce feu vert. Cette occasion se concrétise, en effet, le 6 janvier 1957, lorsque le président du Conseil accorde les pouvoirs civils, à Alger, aux militaires. Selon François Mayle, dans Histoire secrète de la Ve République : «Sur décision du gouvernement de Guy Mollet, ce sont maintenant les parachutistes qui assurent le maintien de l’ordre et pourchassent les partisans du FLN. La torture et les exécutions sommaires sont, comme l’avoueront plus tard le général Jacques Massu puis le général Paul Aussaresses, largement pratiquées».

Toutefois, bien que tous les militaires français ne soient pas les adeptes de la torture, à l’instar du général Jacques Paris de Bollardière, les réactionnaires, comme le lieutenant Le Pen, n’hésitent pas à utiliser les plus vils procédés. Cependant, après les mesures d’éloignement visant notamment les opposants à la torture, la voie est désormais libre. D’une façon générale, et sous prétexte que la torture est utilisée pour sauver d’autres vies, la torture est mécaniquement utilisée par les paras. D’ailleurs, après la fin de la guerre, Le Pen ne cherchera pas à se dérober. Dans un témoignage recueilli par le journal Combat du 29 novembre 1962, Le Pen ne reniera pas l’emploi de la torture.

«Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire», rapporte le journal Combat. Mais là où le bât blesse, c’est que les victimes ne sont pas forcément des combattants. Pour le moment, la préoccupation des paras n’est pas de faire le tri parmi la population. Dans cet exercice, Le Pen va très vite se distinguer. Chargé des missions de renseignement par le général Massu, le lieutenant Le Pen accomplit sa mission avec un excès de zèle. Lors de l’une des descentes punitives dans le quartier de La Casbah, il se conduit – et c’est le moins que l’on puisse dire – de façon inhumaine.

Selon François Mayle : «Le 2 mars 1957, vers 22 heures, un groupe d’une vingtaine de parachutistes dirigé par un grand lieutenant blond fait irruption au 7 rue des Abencérages, petite ruelle située dans La Casbah, chez Ahmed Moulay, 42 ans, un militant du FLN. Toute la famille dort dans cette maison ordonnée autour d’un patio à ciel ouvert. La femme et le fils d’Ahmed Moulay n’auront aucun mal à reconnaître Jean-Marie Le Pen comme étant le chef de l’expédition : quelques semaines plus tard, sa photo fait la une des journaux algérois quand le général Massu lui remet la croix de guerre». En effet, ce jour-là, la famille assiste, sans qu’elle ne puisse être du moindre secours, à l’agonie du père. Les paras, sous les ordres de Le Pen, projettent le supplicié du haut des escaliers.

Après l’avoir passé à tabac, le militant du FLN est attaché aux deux piliers se trouvant dans le patio. Le cauchemar d’Ahmed Moulay ne s’arrête pas là. Telle une hyène dans la savane, le lieutenant ne lâchera pas sa proie jusqu’à ce qu’elle meurt. Cette affaire, comme des milliers qui lui ressemblent, aurait pu en rester là. Bien que son auteur n’ait jamais été inquiété pas la justice, une journaliste du journal Le Monde, en l’occurrence Florence Beaugé, va mener un travail d’investigation et remettre par la même occasion l’affaire sur la scène médiatique. Sans rentrer dans la polémique franco-française, étant donné que l’enquête est parue entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, des preuves accablantes corroborent la thèse de l’implication de Le Pen dans cet assassinat.

En effet, pour les besoins de son enquête, la journaliste rencontre le fils de la victime. Bien qu’il n’ait que 10 ans au moment des faits, Mohamed Cherif Moulay n’a rien oublié de ce jour terrible ayant emporté son père. «On a continué de le bourrer de coups. Dans les testicules surtout. Ensuite, ils lui ont fait ingurgiter de l’eau. Une quantité phénoménale. (…) Mon père n’arrêtait pas de gémir et de crier. C’était horrible. A un moment, il a perdu connaissance. De temps en temps, Le Pen hurlait : ‘‘Donne-nous un nom et tu as ma parole de soldat que tu seras épargné’’. Mais il ne parle pas», raconte Mohamed Cherif à Florence Beaugé. Cependant, au moment où les paras l’embarquent, Ahmed Moulay est toujours vivant. De toute façon, les paras ne peuvent pas le laisser partir. Immanquablement, son mutisme incite davantage les gars de Le Pen à redoubler de férocité.

Pour le faire parler, les paras recourent à la gégène. Cela se passe dans un atelier d’un électricien, un partisan acquis à la cause de la colonisation. Cette fois-ci, le témoin est le beau-frère d’Ahmed Moulay, Rachid Bahriz. Citant ce dernier, Florence Beaugé écrit : «Ils ont repris la séance de torture, à l’électricité cette fois, raconte-t-il. A un certain moment, il y a eu un court-circuit. Tout d’un coup, j’ai entendu un cri, puis plus rien. (…) L’un des militaires a crié : ‘‘Mon lieutenant, il est mort !’’ Les militaires le rhabillent, traînent son corps dans la rue et lui lâchent une rafale de mitraillette avant de s’évanouir dans la nuit. Officiellement, Ahmed Moulay a été abattu parce qu’il tentait de fuir». Quoi qu’il en soit, pendant la bataille d’Alger, des affaires de ce genre sont légion. Celle-ci retient l’attention, car son auteur a laissé, après son passage, des preuves palpables. En effet, le jour de l’expédition punitive, Jean-Marie

Le Pen égare une pièce à conviction. Dans les jours qui suivent, et à deux reprises, le lieutenant Le Pen revient chez les Moulay pour retrouver son arme. Mais le jeune Mohamed Cherif, du haut de ses dix ans, sait que la pièce est d’une importance capitale. «Il s’agit d’un couteau original, en acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres. Un poignard des jeunesses hitlériennes sur le fourreau duquel sont gravés ces mots : JM Le Pen, 1er REP», écrit encore François Mayle. Avec cette preuve matérielle irréfutable, il ne subsiste, du coup, aucun doute sur l’implication directe de Le Pen dans la liquidation d’Ahmed Moulay.

Toutefois, bien que la justice – et pourtant saisie – ne fasse rien, cette affaire montre à quel point la torture fut banalisée pendant la guerre d’Algérie. Encore une fois, les militaires français ne furent pas inhumains comme ceux qui ont dirigé la bataille d’Alger. Tous n’ont pas succombé à la tentation de faire souffrir. Certains ont tout fait pour qu’elle n’existe pas. En effet, dans une lettre à ses subordonnés, Jacques Paris de Bollardière s’est opposé à son emploi. «La tentation à laquelle n’ont pas résisté les pays totalitaires de considérer certains procédés comme une méthode normale pour obtenir le renseignement doit être rejetée sans équivoque et ces procédés rejetés formellement», écrit-il à ses subalternes. Hélas, cette opinion fut minoritaire au sein de l’armée. Après avoir fait connaître publiquement son opposition à l’emploi de la torture, le général est sanctionné «de soixante jours d’arrêt de forteresse». Comme quoi, dans un système colonial, les vertus démocratiques sont des concepts superflus.
 

Aït Benali Boubekeur
 

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jeudi, 23 février 2012

Daho Ould Kablia et ses partis "cocote-minute"

 

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Amara Benyounes

Qui dit mieux ? 17 partis ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif à seulement trois mois de l'échéance électorale.

A qui profitera cette manne partisane, hétéroclite, partagée entre de petits "Fronts" et de transfuges de formations politiques de l'alliance et de l’opposition démocratique ? Partis croupions ? Ailerons du FLN-RND qui composent une majorité présidentielle fluctuante et opportuniste ? Maquillage démocratique donnant l’illusion d’une pluralité partisane de la course aux législatives? Dahou Ould Kablia a distribué ses autorisations à de "petits" partis affichant, pourtant, dans leur dénomination, de grandes ambitions.

Six nouveaux partis politiques ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif, a annoncé ce mercredi 1er février le ministère de l’Intérieur. Il s'agit du Front national pour les libertés (FNL) de Mohamed Zerrouki, du Parti national algérien (PNA) de Youcef Hamidi, du Mouvement des nationalistes libres (MNL) d’Abdelaziz Ghermoul, du Parti des jeunes démocrates (PJD) de Salim Khelfa, du Parti el Fedjr el Djadid (PFD) de Tahar Benbaibeche et de l'Union des forces démocratiques sociales (UFDS de Noureddine Bahbouh).

Les autres partis ayant reçu le feu vert du ministère de l’intérieur paraissent, ceux-là, des transfuges de grandes formations politiques comme le PJD (Le Front pour la Justice et le Développement) d’Abdellah Djaballah, le FC (Le Front du changement), le parti de l’ex-MSP d’Abdelmadjid Menasra et l’UDR (Union pour la démocratie et la République) d’Amara Benyounès, ancien lieutenant de Saïd Sadi lors de la créttation du RCD. A ces formations islamo-nationalistes, s’ajoutent le Parti pour la Liberté et la Justice (PLJ) de Mohamed Saïd, le Mouvement des citoyens libres, Jil Jadid, le Front national pour la justice sociale, Le Front de l’Algérie nouvelle, le Front El Mostakbal, le Parti des jeunes et le parti El Karama. Il y a donc plusieurs petits "Fronts" qui se surajoutent au "Front de libération national".

R. M.

Lire la suite : http://www.freealgerie.com/debat-du-jour/284-les-partis-cocote-minute.htm

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Ouyahia-Belkhadem, un même combat : l’idéologie de la rente

 

 

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Les deux compères : Belkhadem-Ouyahia

"Un roi fit venir un économiste. Celui-ci arriva avec une encyclopédie en 18 volumes ; le roi le fit mettre à mort. Le second arriva avec un gros dictionnaire ; le roi le chassa. Un troisième vint et dit : "Sire, un repas gratuit, cela n'existe pas" ; le roi le nomma premier ministre." Milton Friedman

Il n’existe pas un homme politique au monde qui accepte d’être à la tête d’un honorable gouvernement quand il se sait faisant parti d’une formation ayant obtenu aux dernières consultations législatives moins de la moitié de la totalité d’un principal rival. Encore moins un Etat digne possédant à ses commandes un illuminé qui désigne un adjoint pour le soutenir dans une faction perdante au cours d’un grand vote populaire.

Après 136 sièges glanés dans les élections de 2007, le FLN se voit confier le rôle de la chefferie du gouvernement et c’est le ne-rate-rien de Belkhadem qui sera Premier ministre. Mais le président de la République qui dispose d’une Constitution à la Merlin-Pinpin le zigouille une année après pour mettre à sa place le leader de la formation qui a obtenu 61 sièges, en l’occurrence Ahmed Ouyahia. Ça se raconte, la blague, que les deux partis, avec le MSP de Soltani, le nahnahien, se regroupent en "alliance présidentielle" afin de laisser accroire aux populations, habituées au banditisme de l’urne et à tous les fourbis au sommet, qu’une majorité forte et intelligente encadre le chef de l’Etat dans ses gesticulations médiatico-administratives, au demeurant fort oiseuses.  

Régenter par l’absurde

Toutefois le commun du réflexe de moralité, d’un côté comme de l’autre, c’est-à-dire du point de vue de la Présidence et de l’avis de la formation du RND, la plus simple et juste courtoisie était que le successeur du secrétaire général du FLN à la tête du gouvernement soit un cadre de ce parti. Au moins, zâama, pour que l’opinion qui veut se faire la corvée de suivre le gigotement des dirigeants algériens pour donner l’impression d’être utile à leur pays, parvienne à dessiner des contours de rationalité dans l’intelligence globale qui doit normalement unir et déterminer ces trois partis, au demeurant dérobés dans les multiples interfaces de l’Administration, des armes et de la mosquée.

Quand l’idée même de désigner le chauffeur de Belkhadem à sa place au poste de numéro deux de l’Etat ou qu’Ouyahia cède demain sa fonction à son coiffeur n’étonne ni n’intéresse désormais outre mesure les citoyens sains d’esprit de ce pays ; parce qu’ils n’ignorent finalement plus que leurs concitoyens qui s’acoquinent dans les relations de pouvoir finissent avant la sénilité par croire eux-mêmes à leurs conceptions paranoïaques de leur pays, d’abord que l’Algérie est une jolie poubelle chargée d’intéressants vestiges de denrées à ramasser face à laquelle il suffit juste d’avoir des mains prédestinées et le teint de visage à l’épreuve de toutes les formes d’irradiation pour s’en servir.

De l’origine du mal

Ce n’est par le combat politique dans le sens d’une passion sociale pour une cause claire et précise que les deux compères, le chef du RND et le patron du FLN – je ne sais pas pourquoi je suis vraiment triste d’être chaque fois obligé d’écrire ces trois glorieuses lettres pour parler de cette ubiquité associative qui porte atteinte à la dignité des habitants de ce pays qui ne tardera pas par parvenir à dégoûter les purs nationalistes de tous les noms de martyrs de la planète - sont arrivés dans les rênes du pouvoir comme on expliquerait classiquement qu’un socialiste sacrifie-t-il sa jeunesse pour faire valoir, par exemple, des lois et des textes d’application dans son environnement patriotique pour de grosses taxes sur les fortunes et le bénévolat dans l’exercice parlementaire, pour la promotion du mouvement syndical libre et autonome et le droit au travail et à la formation pour la jeunesse.

Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem ont rencontré Larbi Belkheir, l’"entrepreneur" de l’après-Boumediene, chacun dans son petit coin ; nationaux  natifs quasi lambda vaquant normalement à leur métier d’anodins citoyens, le premier arrivé par hasard à la Présidence pour accomplir son service militaire à titre civil, diplômé de l’Ena, le second dans un lycée de Tiaret enseignant puis gérant, dans lequel gravitait une espèce d’aura familiale respirant l’odeur du colossal cacique frendi. Et ensuite, le régime algérien marchant sur la tête au lieu de l’intérieur qui réussit à mettre les aventuriers et les opportunistes au-devant des scènes d’intérêt matériel, comme - c’est prouvé – les imams laissent faire les gros spéculateurs de lucre qui s’installent derrière eux pour les prières, l’un et l’autre, donc,  se retrouvent-ils côte à côte pour servir un programme présidentiel dont je défie le plus érudit dans notre cher pays de nous dire lequel, autrement dit sur quelle perspective d’humanité claire il est possible de l’esquisser.

Alger entre le Hidjaz et la tour Eiffel

Ouyahia éradicateur ? Où, quand et comment s’est-il donc habillé en combat pour affronter la menace armée ? Les citoyens ont vu plutôt Abdelhak Benhamouda le faire bien avant d’inventer le Rassemblement national démocratique raflé au vol juste après sa mort par une bureaucratie discursive dont faisait partie l’actuel chef du gouvernement. Belkhadem wahhabo-zaouiiste, sentant les frappes de Liamine Zeroual sérieusement porteuses, se rallie du côté des forts toutefois un talent complet calé sur la carpette. Mais tel un prédateur devinant l’approche d’une proie, il subodore un compromis à la sollicitation de Liamine Zeroual et il se met à orchestrer une manipulation unique en son genre dont l’intègre Ali Benflis paiera les frais. Il récupère Sant'Egidio au sein même des mouvances dans le parti de Abdelhamid Mehri. A l’arrivée de Bouteflika, il comprend la danse qui consistera à dédramatiser coûte que coûte, tant sait-il que les islamistes les plus pernicieux et les plus riches sont dans sa formation.

Pour dire les choses plus clairement, c’est justement cette "alliance présidentielle-là" que Liamine Zeroual refusait en démissionnant. Il était intéressé par les consultations mais il ne voulait pas d’une action nationale, un pied à Athènes un autre à Spartes, c’est-à-dire un Etat qui ne sort de la tourmente que grâce à la bénédiction de Riyad et de Paris.

Ce n’est pas le cas pour les larrons en foire, Belkhadem et Ouyahia, le couple du nec plus ultra de l’idéologie de la rente. Qui officieraient avec n’importe quel chef d’Etat qui ne perd pas de vue qu’ils sont de la servitude la plus abjecte, capable de graves actions antinationales n’étonnant pas que l’après mai 2012 ferait de ce pays  une nouvelle pauvre Algérie, franco-saoudienne, qui achète et dépense dans la langue de Molière et prie et prêche dans celle de Mohamed Abdou, le crooner.

Nadir Bacha

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la débilité des gouvernants algeriens

Un gouvernement défaillant en panne de bonne gouvernance

 
 
 
Ouyahia-Bouteflika, un tandem en panne de bonne gouvernance

De ce qui nous parvient des différentes wilayas du pays, force est de constater l’inertie gouvernementale comme le montre d’ailleurs le peu d'efficacité de la dépense publique, des dépenses sans compter (aucun bilan physico-financier n’ayant été réalisé à ce jour).

Le gouvernement dépense selon les organismes internationaux deux fois plus en référence à des pays similaires pour avoir deux fois moins de résultats Cette défaillance au niveau central, montre l’urgence d'une réorganisation des différentes fonctions de l’Etat allant vers une décentralisation réelle et non une déconcentration. La centralisation bureaucratique des décisions avec une organisation jacobine a montré ses limites. Le cri de désespoir de certains walis démontre clairement que les autorités locales ayant peu de moyens et surtout ne leur laissant peu d’initiatives étant contraintes pour toute action de se référer à l’autorité centrale. La défaillance est au niveau de ces dizaines de milliers d’associations rentières vivant grâce au budget de l’Etat, instrumentalisées lors d’élections  et non grâce à la cotisation de leurs adhérents. La défaillance est également au niveau des élus notamment les députés et sénateurs beaucoup plus préoccupés, comme bon nombre de ministres à leurs réélections espérant  être élus grâce  à la tète de listes  et aux quotas.

Il n’existe pas de planification stratégique, l’exécutif  vivant au rythme du cours des hydrocarbures. La rente  toujours la rente, la dépense monétaire toujours la dépense monétaire sans se préoccuper des couts et des impacts économiques et sociaux face à l’implacable mondialisation où toute nation qui n’avance  pas recule. Face à l’impasse du au blocage systémique, nous assistons à des replâtrages et à des promesses. Contrairement aux affirmations de certains responsables algériens, les réformes, selon l’avis unanime des experts internationaux, sont en panne, le taux de croissance, le taux de chômage, le taux d’inflation sont biaisés par les hydrocarbures démentant cette affirmation en date du 12 février 2012 comme cette affirmation récente que les recettes fiscales ordinaires représenteraient 50% alors qu’en réalité un calcul triangulaire  donne moins de 25% idem pour l’apport des segments des entreprises rentrant dans le cadre des valeurs internationales. Et si face à cette catastrophe naturelle, l’Algérie n’avait pas d’hydrocarbures sachant que 50 millions d’Algériens dans 25/30 ans vivront sans hydrocarbures ? Aussi en ces instants pénibles, je tiens à rendre un grand hommage  à l’armé nationale populaire (ANP), la gendarmerie nationale, la sureté nationale (DGSN) sans oublier les éléments de la protections civile pour leur plein engagement pour désenclaver les zones déshéritées et apporter aux populations démunis un peu de chaleur. Sans leurs interventions l’Algérie aurait vécu un drame national.

Professeur Abderrahmane Mebtoul

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Arabisation en Algérie : des repères au travers d’un régime monstrueux

 

 

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Benbouzid, ministre de l'Education nationale.

Le mot «progrès» n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux". Albert Einstein

 

Nous vivions dans une Algérie combien loin dans la mémoire de l’"ancien" jeune citoyen de tous les jours qui savait sa famille sciemment emmurée contre les frappes du régime mais dont la porte s’ouvrait au voisin qui lui en plaisait d’y prendre son petit-déjeuner. Ou de rentrer sans l’avis de personne prendre le tourne-disque rangé dans un coin de la bibliothèque, le sien en panne, pour essayer le dernier 33 acheté.   

Le voisin faisait partie de la famille et la famille était l’essentiel dans les valeurs en Algérie.

Nos repères étaient dans les romans que nous lisions, pour les uns dans le polar, James Hadley Chase, Carter Brown ou Georges Simenon, pour d’autres, le récit dans la littérature universelle, certains préférant d’abord les plus célèbres classiques français, Balzac, Hugo, Flaubert, Zola, Dumas, pére et fils, et, beaucoup de nos contemporains, par contre, axaient leur dévolu sur les traductions russes ou anglo-saxonnes, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, Kafka, Dickens, Hemingway, Borges- plus tard arriva Marquez, histoire, à la mode, de se démarquer un peu des prémices du hizb fronça. Les dirigeants de Boumediene ne savait pas que s’il avaient inscrit Kateb Yacine dans les programmes nous l’aurions à coup sûr boycotté psychiquement car nous aurions supposé qu’il était des leurs – je le lui ai raconté beaucoup plus tard à  Ben Aknoun, je me rappelle qu’il a failli étouffer dans le goulot de sa bouteille de bière.

La classe moyenne de notre jeunesse

Nos repères étaient aussi dans Jean Ferrat, Léo Ferré, Bob Dylan, Leonard Cohen, les Beatles et les Rolling Stones, à coté de Amar Ezzahi et El Hachemi Guerrouabi, cheikh el Hasnaoui - où s’immisce avec bonheur le jeune Aït Menguelet - El Ghafour, Bourahla, Bellemou, Rimiti, Bagar Hadda.

Donc, beaucoup parmi nous parlaient trois langues régulièrement pendant la journée, ce qui a fait dire à Joan Baez, quitte à ce que l’on me prenne pour un mythomane, qui venait voir son père travaillant et résidant à Boumerdès pour le compte de Sonatrach : "Je n’ai jamais vu pareil prodige dans le monde où toute une population discute en trois langues différentes sur un même sujet !"

Un ami allait lui dire quatre du fait que nous massacrions l’anglais autour d’elle en mourant dans son charme. Celui qui était en fac, avec celui des PTT ou de Sonelgaz ou le tenant du kiosque de son paternel, avec le jeune médecin, l’ingénieur, le permissionnaire du service militaire, le vacancier de l’exil français, eh bien, les discussions étaient d’"égal à égal" sans complexe ; c’est comme s’il y avait un moule idéologique patent, ou comment dire, une espèce de connivence civilisationnelle inconsciente, qui équilibrait la valeur des débats. Le niveau des études dans les relations amicales n’avait de signification que dans le cadre d’un peu plus de respect dû aux efforts consentis pour l’obtention du diplôme. C’est vrai que les Algériens avec des bagages universitaires ne couraient pas les rues mais le commun de la classe moyenne, à part dans les variantes régionales des parlers, se reconnaissaient dans le plein épanouissement de la contenance intellectuelle de l’individu quel qu’eût pu être son niveau scolaire.

C’est justement dans le sens de la culture que cette classe existait réellement dans les années soixante-dix ; on ne pouvait pas parler de riches ou de pauvres à cette époque ; celui qui roulait en Mercedes ne pouvait être qu’un Abbas Torki, Bengana, Talantikit, Bouzar-Lantri ou tout autre ressortissant issu des familles algériennes traditionnellement bourgeoises.

Kharoubi l’effaceur 

C’est ce mérite qu’on allait presque reconnaître à Houari Boumediene avant la bombe nucléaire de l’arabisation larguée sur l’Algérie qui va, en moins d’une génération, la transformer de fond en comble. L’arabisation, ou pour être plus précis, la défrancisation, se met d’abord à installer ce qui a de plus de plus pernicieux dans l’amoindrissement psychologique. Si vous avez juste la moyenne ou qu’il vous manque une bricole, le ministère de l’Education daigne vous rattraper en vous affectant dans une classe arabisée. Histoire de vous punir de ne pas avoir été assidu dans l’année scolaire précédente, même avec un quatorze de moyenne en français, sept en arabe, mais la preuve de votre tare, neuf et demi en science et juste dix en maths. Et avec ce sept dans votre "langue nationale" vous devez aller subir la torture de Mohamed Cherif Kharoubi, au nom prédestiné, pour apprendre les sciences naturelles, la physique chimie et les mathématiques. Et puis vous devez les subir avec tous les accents slaves et latino-américains piochés dans l’Union soviétique et ses satellites de l’Europe de l’Est, dans Cuba ou dans le Chili. Sur lesquels il a été prouvé des aberrations de niveau d’aptitude catastrophique à la mesure des psychotiques égyptiens et syriens venus enseigner l’arabe, l’histoire géographie et la philosophie.       

Aussitôt quelque chose qui s’apparente à l’horreur va prendre en charge le développement de l’encéphale national. La nature a fait de le partager en deux hémisphères destinés à permettre une évolution adéquate de l’homme dans son environnement. Mais l’arabisation de Mohamed Cherif Kharoubi va opérer une autre découpe pour différencier toutes les générations algériennes à venir du reste de la race humaine. Au point, à la veille des évènement du 5 octobre, où un ancien crac de maths et de physique est impuissant devant sa progéniture ayant des lacunes dans ces matières pour lesquelles il est forcé de payer des cours de soutien sur son maigre salaire. Où un éminent économiste qui a obtenu un doctorat à Paris Panthéon accepte de se ridiculiser à la télévision, pour essayer, le pauvre, d’expliquer des solutions sur le grave problème de l’endettement.        

Un scientifique abrutisseur

Les "" n’en finissant pas comme il faut l’espace qu’il faut pour un article, alors, est-il arrivé, ya el khaoua, Benbouzid, un ministre de la République tellement roué de sciences et de rationalité que ses élèves moyens de la terminale ne s’en sortent dans l’ordinateur que principalement dans facebook quand ils se racontent leurs blagues dans un langage que ses propres enfants ne comprennent pas. Parce qu’ils étudient à l’étranger chez des êtres humains, dans des écoles de gens normaux. Une ménagère rencontrée au sortir d’une réunion de parents d’élèves, rétorqua à un monsieur qui défendait le grand commis de l’enseignement: "Au moins qu’il influence de son pouvoir le gouvernement pour des augmentations des primes de scolarité pour que nous puissions nous en sortir avec les cours de soutien !"  

Un autre parent est allé dans un contexte plus radical mais masochiste, au demeurant : "Si je suis sûr qu’il parte après le 10 mai prochain, je voterai ce que voudrait Bouteflika !"

Les repères de nos enfants, aujourd’hui, qui ne lisent jamais parce que ça ne peut pas se faire car les programmes des langues jusqu’au baccalauréat, si on prend le temps de les examiner, sont basés paradoxalement sur un monde qui dégoûte de la lecture, n’ayant ancrage ni sur l’imaginaire, propice à l’évasion régénératrice, ni sur la réalité du vécu, capable d’inciter à la remise en cause de soi, sont quasi schizoïdes, faits de fractionnement sur des cultures diverses qui leur sautent dessus comme des tempêtes régulières. Par exemple, ils écoutent le rap dans des rythmes endiablés et mouvants dans toutes langues du monde qu’ils ne comprennent pas mais qui acceptent dans le froid glacial les parkings et les tables de Bouteflika pour ne pas s’organiser en gangs.  

L’idéologie du départ sans retour

Ils ont regardé Inception de Christopher Nolan et ils se le racontent en "cherat", chacun un casse-croûte garantéta" dans la main en prenant les autobus de Ahmed Ouyahia pour aller rejoindre les universités qu’on ne souhaiterait pas aux progénitures de ses tortionnaires.   

Ils n’étudient pas comme nous le faisions à notre époque, attendant un moment de vacance pour essayer de sortir à l’étranger afin de juste tâter de quelques plaisirs vite fait et retourner au pays. Les repères de nos enfants sont justement nés et les incitent à partir pour ne jamais revenir. Leurs repères sont des repères de raison de départ, de justifications de départ, d’occasion de départ. Rares sont ceux qui préparent leur exil ni ont-ils un pays fixe, déterminé de destination. Qui se disent apprendre une langue parlée dans la contrée où ils désirent partir.  

Les repères de nos enfants sont monstrueux, parce que le régime leur offre une culture pire que celle que l’on puit considérer chez un mutant. Il leur propose un néant bâti sur des onomatopées, enrobé dans le factice de la juste teneur du gel qu’ils se foutent  sur le crâne. Ce n’est pas qu’ils ne comprennent pas ce que nous leur disons, ils ne peuvent même pas nous écouter. Parce qu’ils ressentent fort que nous avons commis sur eux la pire des malédictions – et là je vais devoir reprendre les termes d’une perspicace commentatrice dans ce site – d’avoir accepté que des individus tels Benbouzid, Belkhadem, Ziari, Ouyahia, Bensalah, s’occupent de leur destinée. 

Nadir Bacha

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Arabisation en Algérie : des repères au travers d’un régime monstrueux

 

 

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Benbouzid, ministre de l'Education nationale.

Le mot «progrès» n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux". Albert Einstein

 

Nous vivions dans une Algérie combien loin dans la mémoire de l’"ancien" jeune citoyen de tous les jours qui savait sa famille sciemment emmurée contre les frappes du régime mais dont la porte s’ouvrait au voisin qui lui en plaisait d’y prendre son petit-déjeuner. Ou de rentrer sans l’avis de personne prendre le tourne-disque rangé dans un coin de la bibliothèque, le sien en panne, pour essayer le dernier 33 acheté.   

Le voisin faisait partie de la famille et la famille était l’essentiel dans les valeurs en Algérie.

Nos repères étaient dans les romans que nous lisions, pour les uns dans le polar, James Hadley Chase, Carter Brown ou Georges Simenon, pour d’autres, le récit dans la littérature universelle, certains préférant d’abord les plus célèbres classiques français, Balzac, Hugo, Flaubert, Zola, Dumas, pére et fils, et, beaucoup de nos contemporains, par contre, axaient leur dévolu sur les traductions russes ou anglo-saxonnes, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, Kafka, Dickens, Hemingway, Borges- plus tard arriva Marquez, histoire, à la mode, de se démarquer un peu des prémices du hizb fronça. Les dirigeants de Boumediene ne savait pas que s’il avaient inscrit Kateb Yacine dans les programmes nous l’aurions à coup sûr boycotté psychiquement car nous aurions supposé qu’il était des leurs – je le lui ai raconté beaucoup plus tard à  Ben Aknoun, je me rappelle qu’il a failli étouffer dans le goulot de sa bouteille de bière.

La classe moyenne de notre jeunesse

Nos repères étaient aussi dans Jean Ferrat, Léo Ferré, Bob Dylan, Leonard Cohen, les Beatles et les Rolling Stones, à coté de Amar Ezzahi et El Hachemi Guerrouabi, cheikh el Hasnaoui - où s’immisce avec bonheur le jeune Aït Menguelet - El Ghafour, Bourahla, Bellemou, Rimiti, Bagar Hadda.

Donc, beaucoup parmi nous parlaient trois langues régulièrement pendant la journée, ce qui a fait dire à Joan Baez, quitte à ce que l’on me prenne pour un mythomane, qui venait voir son père travaillant et résidant à Boumerdès pour le compte de Sonatrach : "Je n’ai jamais vu pareil prodige dans le monde où toute une population discute en trois langues différentes sur un même sujet !"

Un ami allait lui dire quatre du fait que nous massacrions l’anglais autour d’elle en mourant dans son charme. Celui qui était en fac, avec celui des PTT ou de Sonelgaz ou le tenant du kiosque de son paternel, avec le jeune médecin, l’ingénieur, le permissionnaire du service militaire, le vacancier de l’exil français, eh bien, les discussions étaient d’"égal à égal" sans complexe ; c’est comme s’il y avait un moule idéologique patent, ou comment dire, une espèce de connivence civilisationnelle inconsciente, qui équilibrait la valeur des débats. Le niveau des études dans les relations amicales n’avait de signification que dans le cadre d’un peu plus de respect dû aux efforts consentis pour l’obtention du diplôme. C’est vrai que les Algériens avec des bagages universitaires ne couraient pas les rues mais le commun de la classe moyenne, à part dans les variantes régionales des parlers, se reconnaissaient dans le plein épanouissement de la contenance intellectuelle de l’individu quel qu’eût pu être son niveau scolaire.

C’est justement dans le sens de la culture que cette classe existait réellement dans les années soixante-dix ; on ne pouvait pas parler de riches ou de pauvres à cette époque ; celui qui roulait en Mercedes ne pouvait être qu’un Abbas Torki, Bengana, Talantikit, Bouzar-Lantri ou tout autre ressortissant issu des familles algériennes traditionnellement bourgeoises.

Kharoubi l’effaceur 

C’est ce mérite qu’on allait presque reconnaître à Houari Boumediene avant la bombe nucléaire de l’arabisation larguée sur l’Algérie qui va, en moins d’une génération, la transformer de fond en comble. L’arabisation, ou pour être plus précis, la défrancisation, se met d’abord à installer ce qui a de plus de plus pernicieux dans l’amoindrissement psychologique. Si vous avez juste la moyenne ou qu’il vous manque une bricole, le ministère de l’Education daigne vous rattraper en vous affectant dans une classe arabisée. Histoire de vous punir de ne pas avoir été assidu dans l’année scolaire précédente, même avec un quatorze de moyenne en français, sept en arabe, mais la preuve de votre tare, neuf et demi en science et juste dix en maths. Et avec ce sept dans votre "langue nationale" vous devez aller subir la torture de Mohamed Cherif Kharoubi, au nom prédestiné, pour apprendre les sciences naturelles, la physique chimie et les mathématiques. Et puis vous devez les subir avec tous les accents slaves et latino-américains piochés dans l’Union soviétique et ses satellites de l’Europe de l’Est, dans Cuba ou dans le Chili. Sur lesquels il a été prouvé des aberrations de niveau d’aptitude catastrophique à la mesure des psychotiques égyptiens et syriens venus enseigner l’arabe, l’histoire géographie et la philosophie.       

Aussitôt quelque chose qui s’apparente à l’horreur va prendre en charge le développement de l’encéphale national. La nature a fait de le partager en deux hémisphères destinés à permettre une évolution adéquate de l’homme dans son environnement. Mais l’arabisation de Mohamed Cherif Kharoubi va opérer une autre découpe pour différencier toutes les générations algériennes à venir du reste de la race humaine. Au point, à la veille des évènement du 5 octobre, où un ancien crac de maths et de physique est impuissant devant sa progéniture ayant des lacunes dans ces matières pour lesquelles il est forcé de payer des cours de soutien sur son maigre salaire. Où un éminent économiste qui a obtenu un doctorat à Paris Panthéon accepte de se ridiculiser à la télévision, pour essayer, le pauvre, d’expliquer des solutions sur le grave problème de l’endettement.        

Un scientifique abrutisseur

Les "" n’en finissant pas comme il faut l’espace qu’il faut pour un article, alors, est-il arrivé, ya el khaoua, Benbouzid, un ministre de la République tellement roué de sciences et de rationalité que ses élèves moyens de la terminale ne s’en sortent dans l’ordinateur que principalement dans facebook quand ils se racontent leurs blagues dans un langage que ses propres enfants ne comprennent pas. Parce qu’ils étudient à l’étranger chez des êtres humains, dans des écoles de gens normaux. Une ménagère rencontrée au sortir d’une réunion de parents d’élèves, rétorqua à un monsieur qui défendait le grand commis de l’enseignement: "Au moins qu’il influence de son pouvoir le gouvernement pour des augmentations des primes de scolarité pour que nous puissions nous en sortir avec les cours de soutien !"  

Un autre parent est allé dans un contexte plus radical mais masochiste, au demeurant : "Si je suis sûr qu’il parte après le 10 mai prochain, je voterai ce que voudrait Bouteflika !"

Les repères de nos enfants, aujourd’hui, qui ne lisent jamais parce que ça ne peut pas se faire car les programmes des langues jusqu’au baccalauréat, si on prend le temps de les examiner, sont basés paradoxalement sur un monde qui dégoûte de la lecture, n’ayant ancrage ni sur l’imaginaire, propice à l’évasion régénératrice, ni sur la réalité du vécu, capable d’inciter à la remise en cause de soi, sont quasi schizoïdes, faits de fractionnement sur des cultures diverses qui leur sautent dessus comme des tempêtes régulières. Par exemple, ils écoutent le rap dans des rythmes endiablés et mouvants dans toutes langues du monde qu’ils ne comprennent pas mais qui acceptent dans le froid glacial les parkings et les tables de Bouteflika pour ne pas s’organiser en gangs.  

L’idéologie du départ sans retour

Ils ont regardé Inception de Christopher Nolan et ils se le racontent en "cherat", chacun un casse-croûte garantéta" dans la main en prenant les autobus de Ahmed Ouyahia pour aller rejoindre les universités qu’on ne souhaiterait pas aux progénitures de ses tortionnaires.   

Ils n’étudient pas comme nous le faisions à notre époque, attendant un moment de vacance pour essayer de sortir à l’étranger afin de juste tâter de quelques plaisirs vite fait et retourner au pays. Les repères de nos enfants sont justement nés et les incitent à partir pour ne jamais revenir. Leurs repères sont des repères de raison de départ, de justifications de départ, d’occasion de départ. Rares sont ceux qui préparent leur exil ni ont-ils un pays fixe, déterminé de destination. Qui se disent apprendre une langue parlée dans la contrée où ils désirent partir.  

Les repères de nos enfants sont monstrueux, parce que le régime leur offre une culture pire que celle que l’on puit considérer chez un mutant. Il leur propose un néant bâti sur des onomatopées, enrobé dans le factice de la juste teneur du gel qu’ils se foutent  sur le crâne. Ce n’est pas qu’ils ne comprennent pas ce que nous leur disons, ils ne peuvent même pas nous écouter. Parce qu’ils ressentent fort que nous avons commis sur eux la pire des malédictions – et là je vais devoir reprendre les termes d’une perspicace commentatrice dans ce site – d’avoir accepté que des individus tels Benbouzid, Belkhadem, Ziari, Ouyahia, Bensalah, s’occupent de leur destinée. 

Nadir Bacha

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Une leçon grecque pour l’Algérie ?

 

Par : Mustapha Hammouche

L’Europe n’en finit pas d’éteindre l’incendie grec qui reprend aussitôt. Soulager la Grèce ne semble pas suffire à résorber sa tendance à la récession.
La menace pèse sur l’Europe entière. Pour un non-économiste, la crise paraît avoir toujours été d’une évidente inéluctabilité : les déficits budgétaires cumulés se traduisent par un endettement croissant et mènent nécessairement à un état d’insolvabilité. Ce sont ensuite les prêteurs qui décident du moment et du montant limites. Des prêteurs qu’on a parfois sauvés de la faillite quelques mois plus tôt !
Tous les pays sont donc susceptibles d’abuser de déficits jusqu’à la crise. Peut-être moins les États-Unis qui, dans une certaine mesure, peuvent se prêter à eux-mêmes, par réserve fédérale interposée.
Si donc le danger est universel, y a-t-il une leçon grecque pour l’Algérie ? Question à ne pas poser aux économistes, puisque c’est leur science qui a conduit les Islandais, les Irlandais, le Grecs et déjà les Portugais, les Espagnols et les Italiens au bord du gouffre. 
Dans le cas de l’Algérie, il n’est pas possible d’envisager, à moyen terme, une crise d’endettement. Notre pays s’autorise pourtant de remarquables niveaux de déficits budgétaires. En jouant sur le prix de référence du pétrole et le prix réel, il assure le financement du déficit par le différentiel de recette des hydrocarbures. Il emprunte au Fonds de réserve ; il se prête à lui-même. Ou plutôt, il se donne, à fonds perdu. Ce qui revient à n’avoir pas de budget, cet instrument ne servant pas à maîtriser les dépenses ! Ces dernières années, l’Algérie dépense, en fait sans compter ! 
L’Algérie a toujours misé sur une compression des dépenses de salaires et des dépenses sociales pour s’astreindre à une maîtrise de son budget. Depuis peu, les choses ont changé. D’abord encouragé par une hausse soutenue des recettes pétrolières, le pouvoir a entamé une opération de réévaluation des rémunérations des cadres de l’État et des corps constitués, probablement pour s’assurer d’une adhésion politique des personnels des institutions qui concourent à asseoir son autorité. Ensuite, il procéda à des effacements de dettes à finalité électorale. Enfin, le contexte contestataire l’obligea à de successives augmentations de salaires et à des décisions de subventions de produits alimentaires. Le tout a fait faire des bonds annuels à un budget de plus en plus dépendant de ressources à terme aléatoires. 
Pour autant, ce n’est pas la dette qui risque de poser problème au pays dans l’avenir proche. Mais ce sera comme si. Car, en cas de baisse du prix du baril — du fait du ralentissement de la croissance mondiale — dans une économie qui, au lieu de s’orienter vers l’après-pétrole, régresse vers le tout-pétrole (et gaz), le financement du budget risque de poser problème. Et, puisque dans ce cas de figure, le pétrole n’assure plus la solvabilité qu’il assurait jusque-là, le pays ne pourra même pas emprunter.
C’est sans base économique extra-pétrolière qu’il faudra affronter un éventuel après-pétrole même passager. Les effets des restrictions budgétaires seront alors désastreux.
La différence avec la Grèce, c’est que les dirigeants qui l’ont menée à l’impasse y sont restés pour partager l’épreuve de la crise avec leurs concitoyens.

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Dilem du 23 Février 2012

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mercredi, 22 février 2012

Ali Yahia Abdenour : Le boycott est un rempart contre la dictature.

 

images (1).jpgLe pouvoir judiciaire est inconditionnellement soumis au pouvoir exécutif

El Watan  le 22.02.12 |

 

Passé la surprise du moment où le président de la République a annoncé qu’il confiait le contrôle des prochaines élections législatives à la justice, le temps est venu de réfléchir et de se demander si les magistrats sont capables de rendre une justice indépendante.

Le premier élément de réflexion est simple comme une évidence : la justice est-elle libre ? Posée depuis longtemps, mais jamais résolue, la question simple, mais vitale se pose : la justice est-elle, peut-elle être, sera-t-elle un jour une institution libre et indépendante, dans un pays où la président de la République détient tous les pouvoirs ?

Une justice indépendante, mais qui la veut ?Pourquoi le serait-elle quand les institutions ne le veulent pas, quand le pouvoir exécutif ne le veut pas. Il y a un certain cynisme des dirigeants, particulièrement ceux du ministère de la Justice, qui dénoncent la dépendance de la justice, quand ils s’appliquent à l’organiser. Ce corps judiciaire est soumis à la contradiction entre l’indépendance qui lui est théoriquement conférée par la Constitution, et la peur qui le domine. Il ne peut combiner deux logiques aussi contradictoires, sa dépendance et son indépendance. Il ne cherche pas à affirmer son indépendance, mais au contraire, à s’abriter derrière des décisions prises en dehors de lui.

Comment peut-il assumer sa mission de gardien des libertés individuelles, en étant sous la coupe du pouvoir exécutif. Le juge ne peut agir selon la loi, ni selon sa conscience, car il n’a aucune garantie concernant sa situation professionnelle, s’il n’est pas aux ordres. Le pouvoir qui menotte le juge parce qu’il le nomme, le mute et le sanctionne, à une lourde responsabilité dans le discrédit qui entoure la justice. Il est facile de brocarder une justice aux ordres, ou une justice couchée, de reprocher aux juges de rendre des services qui sont la démission de la justice et entachent son honneur plutôt que des arrêts.

C’est par leur impartialité et leur pondération tant à l’égard des puissants que des sujets, que les magistrats s’attirent le respect que doit inspirer la fonction judiciaire. D’où soufflerait un vent nouveau pour imposer l’indépendance de la justice, du pouvoir médiatique, de la presse, qui défende la démocratie, la liberté, les droits de l’homme, mais où se rétrécit sans cesse le champ de la compétence et du courage. Il n’est pas tolérable que la critique devienne politique, exercée à l’encontre de tel ou tel magistrat ou telle ou telle juridiction, mais à l’institution judiciaire tout entière qui se trouve affaiblie, déconsidérée, et doit retrouver sa cohérence, son équilibre et sa dignité. Ce faisant, je défends la dignité du juge, sa fonction qui implique les plus profondes qualités intellectuelles et humaines et sa liberté qui est fondamentale, parce qu’elle contribue à défendre les autres libertés. Je revendique le droit d’appeler les choses par leur nom.

On ne peut donner à la justice de quitus pour le passé, de blanc-seing, pour le présent, et de chèque en blanc pour l’avenir. Les juges ont des opinions, mais il est de leur métier et il en va de leur honneur, de n’exercer leur fonction qu’en considération de la loi et de leur conscience. La force reste à la loi, mais la réalité prouve que la loi reste à la force : «A la force de la loi, on a substitué la loi de la force.» La justice a perdu sa crédibilité aux yeux des justiciables, ses usagers privilégiés. Elle est accusée d’être la botte du pouvoir exécutif à son service. Elle s’incline toujours devant la raison d’Etat, alors que le seul Etat dont elle doit rendre compter, le seul qui mérite d’être respecté, c’est l’Etat de droit. La raison d’Etat est toujours invoquée pour infléchir le cours de la justice qui ne demeure pas source à son message, alors que son rôle est de démontrer que pour elle, l’Etat, c’est l’Etat de droit.

Le scandale n’est pas qu’il existe la raison d’Etat, mais que par son intermédiaire se réalise la transgression des lois, et sont couvertes des actions qui n’en relèvent pas. C’est une raison pour donner aux Algériens un Etat de droit (qu’ils n’ont jamais connu).Dans les affaires de justice, le droit doit triompher de la politique, et la morale de la raison d’Etat.

La justice est à deux vitesses, n’est pas égal pour tous

Elle est au service du pouvoir politique. Les dirigeants échappent à la loi, car il y a deux poids et deux mesures dans la procédure judiciaire, selon que l’on soit un protégé du pouvoir, ou un simple sujet. La justice n’égratigne personne d’important. Elle protège les «copains et les coquins» du pouvoir, surtout ceux qui sont haut placés. La presse peut dévoiler et dénoncer le scandale de la corruption, mais un secret impénétrable protège indéfiniment les clans du pouvoir. La corruption au sommet de l’Etat est telle, que le système politique tout entier mérite le nom de «kleptocratie». Les preuves de corruption existent, mais l’impunité est le privilège des privilégiés. Le pouvoir et la corruption font bon ménage.

Le cas d’empêchement du président de la République

L’empêchement du président de la République ne peut être constaté que par le Conseil constitutionnel, saisi par le gouvernement. Que peut-il se passer si le chef de l’Etat, n’étant plus en mesure d’exercer ses fonctions, refuse, puisqu’il est le seul chef de l’Exécutif de par la révision de la Constitution, la saisine du Conseil constitutionnel ?

La personnalisation du pouvoir rend intouchable, celui qui l’exerce. Quand le système politique aboutit à un pouvoir centralisé, maître de tout, assujettissant l’Etat et la société, il n’existe pas de droit contre lui, qui est pourtant le moyen de se protéger contre lui, de lui résister. La justice comme la police est un instrument du pouvoir politique, et les magistrats obéissent à ses injonctions. Le ministre de l’Intérieur parle beaucoup plus d’ordre que de justice, comme si l’injustice n’était pas la première cause du désordre.

Le Conseil constitutionnel ne s’est jamais demandé si les nombreuses décisions du ministre de l’Intérieur actuel et surtout de son prédécesseur, relèvent du domaine législatif ou du domaine réglementaire, de la compétence du Parlement ou de celle du gouvernement. Aucune norme juridique de niveau inférieur, que ce soit la loi, une ordonnance, ou un décret, ne peut restreindre la validité ou obscurcir le sens de la Constitution. Le ministre de l’Intérieur viole la Constitution par de simples arrêtés. Il est au-dessus des lois, a tous les droits, a atteint le seuil psychologique de l’intolérable. Les droits proclamés n’ont pas trouvé leur réalisation effective, du fait qu’il annule dans le concret, ce qui est accordé par la Constitution.

Le Conseil de l’ordre des avocats a, sous le couvert de la profession d’avocat, exercé un comportement qui constitue une violence grave et caractérisée des obligations de son serment, qui l’obligent à exercer la défense avec dignité, conscience et indépendance. L’histoire l’a souvent montré, c’est la responsabilité du pouvoir qui est engagée, et la justice qui est mise en cause, lorsqu’un avocat ne peut exercer pleinement et sans risque sa profession. Le droit de grève, moyen d’expression pour ceux qui n’en ont pas d’autre, pierre angulaire de la démocratie, est malmené par les mains inexpertes des juges. Juger est un métier qui nécessite compétence et expérience.

Nous assistons à une répression contre toute activité syndicale, avec le concours de la justice qui se charge de donner une forme légale à la répression. Les forces de l’ordre se transforment en ordre de la force. C’est une perversion que de vouloir assimiler l’action syndicale à un délit de droit commun. La question sociale doit être réglée sur trois fronts pour mettre fin à l’incertitude et à l’angoisse des masses populaires : l’emploi, le pouvoir d’achat et la protection sociale. Abdelaziz Bouteflika n’est pas le président de tous les Algériens, mais seulement celui des puissants et des riches qu’il utilise pour dominer les travailleurs, les femmes, les couches moyennes de la société, et les jeunes qui se détournent de la politique. Il est le gestionnaire de l’injustice. Peut-il y avoir une justice juste, égale pour tous, dans une société inégalitaire ? Cela n’améliore pas son image, ne rehausse ni son prestige ni son audience.

Les magistrats ne peuvent pas contrôler en toute liberté les prochaines élections législatives

Le pouvoir juridique n’a pas la légitimité et la crédibilité que l’élection confère au pouvoir exécutif ou législatif, par application du principe démocratique, qui veut que tout pouvoir est fondé sur la délégation du souverain, le peuple. Il ne peut s’imposer que par son indépendance par rapport au pouvoir exécutif, et par la compétence et l’honnêteté des juges. En Algérie, il n’y a pas séparation, mais confusion des pouvoirs. Il n’y a pas de pouvoir judiciaire, mais une simple autorité sous tutelle du pouvoir exécutif, qui sert d’alibi à la politique. L’institution judiciaire confisquée par le pouvoir exécutif n’est que son ombre, son bras séculier, au même titre que la police. Elle sera utilisée à des fins politiques durant les prochaines élections législatives. La Constitution a fait du président de la République un arbitre à contre-courant de sa fonction, le gérant de l’indépendance de la justice et de cette mission elle lui enjoint un conseil supérieur de la magistrature, dont le vice-président est le garde des sceaux, hiérarchiquement le patron des parquets, et à ce titre, il a le droit et le devoir de donner des instructions générales ou particulières aux procureurs. A l’approche des élections législatives, il y a certitude que le ministre de la Justice, qui intervient dans les affaires de justice au moment qu’il veut et autant qu’il veut, utilisera ses prérogatives pour contrôler les élections dans l’intérêt du pouvoir exécutif, dont il est membre.

Les magistrats, dont certains s’engagent dans la politique au point de compromettre leur neutralité et leur impartialité, sont plus prêts à la soumission et au zèle que ne sont les fonctionnaires dont la carrière dépend finalement moins du pouvoir politique, que celle des juges. Voilà comment l’administration et la justice cuisineront les élections. Le président de la République veut transformer les élections législatives en plébiscite pour confirmer l’ordre établi, parce qu’il ne peut pas convoquer par ordonnance tous les Algériens aux urnes. La dictature est le seul régime pour qui la légitimité ne réside pas dans la volonté du peuple librement exprimée. Rappeler aux Algériens par SMS que : «Voter est un acte citoyen», ne les concerne pas, parce qu’ils ne sont que des sujets. Cela relève de la manipulation policière et de l’infantilisme politique. Le colonialisme a soutenu et appliqué le principe qu’on peut être national, sans être citoyen, mais seulement sujet. Le pouvoir a suivi cette voie. Le climat politique, qui règne dans le pays, n’est pas propice à l’organisation d’élections normales. Il ne suffit pas de proclamer le vote libre, il faut que sa mise en œuvre soit effective et sa violation sanctionnée.

Le premier problème des élections législatives est la participation au vote ou le boycott. Les Algériens votent, et quand ils ne votent pas, on vote pour eux, mais rien ne change parce que les décisions sont déjà prises dans le secret des dirigeants qui savent qu’ils ne peuvent gagner sans truquer, sans trafiquer les élections. La fraude électorale, bien intégrée dans les mœurs du pouvoir, est au rendez-vous de toutes les élections. Le viol du suffrage universel est un critère du pouvoir totalitaire. Il n’ y aura pas de campagne électorale adulte et responsable. Les partis politiques nouvellement créés qui n’ont pas d’enracinement populaire, et des personnalités qui postulent à l’onction du suffrage universel, par application du principe de base emprunté à Shakespeare : «Quand l’argent précède, toutes les portes sont ouvertes», voilà ce qui fera le lit de l’abstention. Le retour des islamistes est prévu par la politique de l’accordéon qui fera baisser les sièges de la coalition des partis au gouvernement, pour les accorder aux partis islamistes.

Le pouvoir ne tolère rien qui puisse lui faire équilibre contre-poids, et surtout contre-pouvoir. Le boycott est un acte de méfiance, un repart contre la dictature, considéré comme responsable de la dérive dans tous les domaines. Les Algériens désertent les urnes parce qu’ils souffrent d’un pouvoir totalitaire qui s’est substitué au peuple et domine le corps social. C’est du peuple que vient le pouvoir, c’est dans le peuple que réside la souveraineté, la légitimité, la légalité. L’appel au boycott, venu des profondeurs de la nation, est entendu par le peuple. L’élection se caractérise par un haut niveau d’abstention, la percée électorale islamiste.

Le président de la République n’a pas résisté à la tentation si fréquente dans l’histoire nationale, d’assujettir la justice, de la transformer en enjeu politique, alors qu’il faut définir une vision politique de la justice, et non une justice politique. Il a mis en place une dictature, alors que le peuple réclame une réelle démocratie que lui donnerait le véritable pouvoir. Lorsqu’un seul pilote dispose sans partage de tous les pouvoirs, et que le peuple doute qu’il puisse les tenir solidement en main jusqu’au bout, il entraîne la faiblesse et la fragilité du système politique tout entier.

Au crépuscule de son règne, le Président, qui n’a pas desserré l’étau qui opprime le peuple, doit se rendre compte que la vision de l’homme providentiel est tout le contraire de la démocratie où le peuple est censé s’acheminer vers la maîtrise de son destin, qui est de construire une alternative et pas seulement une alternance. Il ne dispose pas aux yeux du peuple de qualités de vision, de stratégie et de sérénité, nécessaires, pour mener à bon port de vraies réformes. L’actualité politique réclame de l’action, à laquelle les Algériens et les Algériennes doivent participer. Pour préparer l’avenir, fait de démocratie, de justice et de liberté, qui n’est jamais donné et qu’il faut construire, il faut maîtriser le présent. Ce dont le peuple a besoin, c’est de responsables qui, loin de dissocier des objectifs, agissent en hommes et en femmes de pensée, et pensent en femmes et hommes d’action. Le cerveau et le cœur de la lutte contre la dictature sont la démocratie qui n’est pas seulement une référence, mais une pratique quotidienne. Clémenceau citant Desmosthène nous montre la voie à suivre : «On ne subit pas le salut, on le fait, on le forge de ses mains.» Le système politique qui veut maintenir le statu quo n’a pas su conquérir l’esprit et le cœur des Algériens. Il doit partir. Il y a un moment où, coûte que coûte, il faut dénoncer à haute et intelligible voix les excès commis. Il fallait le dire. C’est fait. Alger, le 21 février 2012 Ali

Yahia Abdennour

 
 

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mardi, 21 février 2012

Algerie géneral Toufik et compagnie

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Dilem du 21 Février 2012

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Ali Haroun ne devrait pas être l’hôte d’une commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie



Algeria-Watch, 20 février 2012

Les 10 et 11 mars 2012 plusieurs organisations d’Algériens de France, souvent proches du pouvoir algérien, organisent à Nîmes un colloque autour du rôle de la Fédération de France du FLN dans la guerre de libération. Cette rencontre s’insère dans les nombreuses manifestations prévues en France à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

On ne peut évidemment que se féliciter du nombre de débats, rencontres, expositions et colloques organisés, de livres édités, de films réalisés, durant toute l’année 2012 en France, afin de marquer ce moment historique en particulier pour l’Algérie qui s’est libérée du joug colonial de 132 ans à l’issue d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière. D’autant plus que c’est aussi l’occasion pour les Français de revisiter leur passé et d’en tirer des leçons pour le présent et l’avenir, notamment en matière de politique d’intégration.

lire la suite:http://www.algeria-watch.de/fr/aw/ali_haroun_commemoratio...

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20120221.jpg

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Pasqualgérie, microcosme de Françalgérie ou une de ses métastases.

 

In Hoggar.org

Que cache et que motive l’arrestation du Dr Mourad Dhina par la police française à l’aéroport de Paris Orly le 16 janvier 2012, et son maintien en détention jusqu’à sa prochaine comparution le 21 mars prochain ? Quels sont les dessous de cette affaire qui reste cyniquement opaque. De prime abord, personne de sensé ne croit au ridicule motif judiciaire justifiant la demande d’extradition des autorités algériennes, pour soutien présumé au terrorisme en Suisse où il réside légalement depuis prés d’un quart de siècle sans pour autant être le moindre du monde inquiété par les autorités suisses, qui devraient pourtant être concernées bien plus que la France. D’un autre côté, ce même pouvoir militaire algérien, auteur de cette demande d’extradition, ne se gène outre mesure de traiter directement même avec des chefs de l’action armée (terroristes aux yeux même de ce pouvoir) à l’image d’un Madani Mezrag (AIS) ou d’un Abdelhak Layada ou d’un Hassan Hattab (GIA) et bien d’autres, tant que ces « terroristes » revenus à la raison, contribuent à asseoir son maintien au pouvoir, seule constante concrète et bien réelle admise par ce pouvoir, et à même de déterminer qui est terroriste et qui est patriote !

De multiples explications sont avancées pour tenter de comprendre un tant soit peu ce qui a motivé cette arrestation par les autorités françaises, parmi les explications les plus pertinentes, les échéances électorales qui pointent à l’horizon, aussi bien en France qu’en Algérie, qui sans aucun doute ont largement contribué à cette arrestation, en poussant la majorité présidentielle en France à user de son poids de persuasion, envers la justice de l’hexagone pour maintenir Dr Dhina en détention, sur demande des généraux algériens, de nouveaux confrontés d’une part aux élections législatives de mai prochain menacées d’un boycott massif qui porterait un coup terrible au pouvoir du DRS, du fait entre autres de l’activité de l’opposition effective pour le changement radical et non violent, que mène les mouvements politiques tels que le FCN et Rachad, dont Dr Dhina est l’un de ses fondateurs, et l’un de ses responsables les plus dynamiques, et d’autre part le besoin financier qui se fait pressant pour le parti de la majorité à la présidence en France, justement qui pour compenser le tarissement de la générosité des caisses libyennes qui ne sont désormais plus disponibles comme elles l’ont été du temps du dictateur Kadhafi qui avait planté sa tente à quelques pas de l’Elysée, il y a si peu, pourraient être tenté de satisfaire les attentes des généraux, en retour d’une largesse en reconnaissance de dette ; entre partenaires, l’entraide s’impose, c’est dans la nature même des choses !

lire la suite:http://lequotidienalgerie.org/2012/02/20/pasqualgerie-mic...

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Elections : panique au sommet, les citoyens harcelés

 

KalimaDZ le 20 février 2012

Alors que l’élection législative approche, la panique, gagne le régime. En acceptant pour la première fois des observateurs européens, pour faire bonne figure, le régime algérien, s’est mis dans le piège. Habitué aux observateurs arabes et africains, qui n’ont jamais rien vu, le régime algérien, sait qu’avec la présence des observateurs européens, sa capacité de fraude est très réduite, notamment, en terme de participation. En effet, des observations sur quelques dizaines de bureaux de vote ciblés et représentatif, permettent d’établir avec précision la participation générale. Habituellement, l’opération de vote est organisée seulement pour les caméras de télévisions et le ministre de l’intérieur annonce les chiffres qu’il veut, sans aucun risque d’être contredit. Personne, dans le pays n’avait la possibilité de produire de son coté, d’autres chiffres, ni même, d’autres évaluations. La présence des observateurs change la donne, au moins pour cette donnée. Et c’est cette donnée qui donne des sueurs froides au régime. Confronté à un très large mouvement de défiance, ajouté aux chiffres réels de participation lors du scrutin de 2007 ( autour de 18%), que le régime connait, mais également et surtout, à la monté de la contestation et de la volonté de boycott de la population, le régime craint une abstention massive, qui dépasserait les 80%.

Le boycott comme arme de négociation

Suite aux intempéries qui ont, de manières flagrantes, mise en évidence, les négligences des autorités, laissant les populations seules face au froid, sans moyen de se chauffer, notamment le gaz butane, mais aussi, abandonnant ostensiblement, des centaines de villages, coupés du monde, isolés par la neige, sans électricité et sans les produits de bases nécessaires à la survie. Pendant cette période, alors qu’une partie du pays vivait le calvaire, le chef de l’état, de toute évidence déconnecté des réalités, est apparu à la télévision, pour demander aux citoyens d’aller voter, sans dire un seul mot, sur leurs conditions de vie. Le lendemain, le quotidien El Watan, titrera en UNE, à juste titre, « Le mépris ». Dans les jours qui ont suivit, des rassemblements de citoyens en colère, exigeants des mesures immédiates ont eu lieu en plusieurs endroits. Dans certaines manifestations, les citoyens ont brulé leurs cartes d’électeurs sur la place publique, et à d’autres endroits, les slogans appelant au boycott des élections se sont multipliés.

D’autres, utilisent la menace de l’abstention, comme une arme de négociation. Ainsi, les citoyens rassemblés le 19 février à Bouira, qui réclament qu’on leur rendent leurs fusils, confisqués dans les années 90, laissent entendre clairement que s’il ne récupéraient pas leurs « biens », ils ne coteraient pas.

La participation n’excèdera pas les 15%

Selon des sources sures, les nombreux rapports des services de sécurités qui quadrillent la population, confirment cette tendance et tous prévoient un maximum de 15% de participation, en l’état des choses.

Pris de panique, le régime harcèle les citoyens pour les convaincre de voter, en envahissant leurs téléphones de SMS avec ce message : « Voter est un acte citoyen ». Les 30 millions d’algériens, propriétaires d’une puce reçoivent, au minimum, une fois tous les deux jours, les « invitations insistantes » du ministère de l’intérieur. Depuis 48h, cette campagne va plus loin. A chaque fois qu’un abonné, c’est valable pour tous les opérateurs, tente de connaître son solde sur son téléphone, il reçoit, avant le solde qu’il recherche, le message du ministère de l’intérieur, le pressant d’aller voter.

Dans certaines communes, les citoyens les plus nécessiteux, notamment ceux qui attendent un logement social, sont sommés de présenter leurs cartes d’électeurs avant d’obtenir leurs documents. Allant plus loin, un magistrat, ancien membre du conseil constitutionnel, a menacé, en direct à la télévision nationale, les citoyens qui n’iraient pas voter, reconnaissables, selon lui, à l’absence de marque d’encre sur leurs doigts. La vidéo de l’intervention de ce magistrat menaçant, a fait le tour des réseaux sociaux, sur internet.

Le régime aux abois

En plus du harcèlement par SMS, des contraintes administratives, le régime a sorti tout ce qu’il compte comme « aboyeurs » pour appeler au vote. Le chef de l’état, Abdelaziz Bouteflika, qui ne s’exprimait, directement ou indirectement, que rarement ( une à deux fois par an et quelques fois pas du tout), ne cesse de délivrer des messages appelant à un vote « historique ». Dans sa foulée, les chefs de « partis politiques » instrumentalisés par le régime multiplient les sorties. Le premier ministre, Ahmed Ouyahia, grand fraudeur devant l’éternel ( son parti, le RND, a remporté les élections législatives de 1997, quelques semaines seulement après sa création, lors d’une fraude mémorable, que tout le peuple algérien connait) jure même, que le choix du peuple sera respecté. Même la ministre de la culture, Khalida Toumi, une « laïque », récupérée par le régime, s’est transformée pour l’occasion en mufti. Elle a osé, dans une de ses déclarations appelant à la participation, assimiler, l’acte de voter, à une obligation religieuse. D’autres dirigeants de partis politiques, inféodés au régimes tentent également de « rabattre » les citoyens, soit par des discours qui ne trompent personnes, soit par des promesses financières.

Pour le régime algérien, l’heure est grave. Ayant tout fait, pour faire croire, à l’intérieur comme à l’opinion internationale, que « la révolution » avait déjà eut lieu en Algérie, ou à défaut, de sérieuses réformes, le régime sait parfaitement, qu’une forte abstention, reviendrais à dire, que la révolution « est à venir ». Panique et sueurs froides !!!

Yahia Bounouar

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