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Le français Sanofi se défend contre les accusations qui pèsent sur sa filiale algérienne
(lire),


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L'école algérienne : la fuite en arrière !
http://www.lematindz.net/news/8320-lecole-algerienne-la-fuite-en-arriere.html
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560 milliards de dollars de recettes : où on en est-on dans leur utilisation ?
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Les dessous de la complicité Bouteflika - Emirats : (Partie 1)
http://www.lematindz.net/news/8335-les-dessous-de-la-complicite-bouteflika-emirats-partie-1.html
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Face au silence de la Chancellerie et la mobilisation des instances internationales
Où va la grève de la faim des syndicalistes de la justice ?
Par : Malika Ben

C’est l’impasse totale ! Le bras de fer opposant la Fédération nationale du secteur de la justice au département de tutelle perdure. Ne voyant rien venir, des fonctionnaires du secteur ont tenu hier un sit-in devant le siège de la tutelle
pour réclamer l’ouverture d’un dialogue. Mais la chancellerie n’est pas près de lâcher du lest. Le durcissement de la position des syndicalistes en grève de la faim depuis le 6 mai dernier n’a pas incité le ministère de la Justice à céder d’un iota. Les innombrables sollicitations pour l’ouverture d’un dialogue qui mettrait fin à un conflit qui n’a que trop duré sont restées lettre morte.
De même que les nombreuses interventions et autres requêtes d’organisations syndicales internationales adressées au gouvernement algérien et au premier magistrat du pays. Paradoxalement, le cri de détresse lancé par les grévistes dont l’écho n’est toujours pas parvenu à leurs propres responsables a été entendu par des instances internationales qui n’ont pas manqué de réagir et d’apporter leur soutien aux syndicalistes. La dernière réaction en date est celle du réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) qui vient d’adopter une résolution d’urgence sur cette affaire. “L’assemblée générale du réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme, REMDH, dénonce vivement les violations des droits syndicaux et droits humains en Algérie. Ses membres manifestent leur solidarité avec les neuf dirigeants syndicaux de la Fédération nationale de la justice, affiliée au Snapap qui mènent une grève de la faim depuis 28 jours pour protester contre le refus de l’enregistrement de leur syndicat”, note la résolution. Et de demander : “Aux autorités algériennes d’appliquer d’urgence la loi.”
Une demande déjà formulée par d’autres instances telles que la Confédération syndicale internationale, l’Organisation internationale du travail et des syndicats à l’image de l’American Federation of labour and Congress of industriel organisations… mais rien n’y fait. Le ministère de la Justice applique ses propres lois et règles et ne veille qu’à la répression de tout mouvement de contestation. Ce qu’il a d’ailleurs réussi avec brio, en témoigne le fait qu’au moment où neuf syndicalistes se tuent pour ouvrir des négociations autour d’une plate-forme de revendications socioprofessionnelles, des milliers de fonctionnaires vaquent à leurs occupations sans se soucier guère du devenir de leurs collègues et de leur état de santé qui se dégrade de jour en jour.
Les quelques travailleurs qui ont tenté lundi de tenir un sit-in ouvert devant le tribunal de Sidi-M’hamed ont été empêchés de mener cette action de solidarité avec leurs responsables syndicaux. Pis, “cinq parmi eux ont été interpellés brutalement”, selon le Snapap pour servir d’exemple à d’autres.
M. B. -
L’intersyndicale de la santé répond à Ould-Abbès
Pénurie de médicaments : la polémique s’installe !
Par : Malika Ben
Les syndicats de la santé interpellent le président de la République. Ils veulent que toute la lumière soit faite sur la pénurie de médicaments, de vaccins, de consommables…
Les tirs croisés entre le ministre de la Santé et les syndicats du secteur se poursuivent. Les déclarations d’Ould-Abbès qualifiées de “mensongères” ne laissent pas indifférente l’Intersyndicale de la santé qui a décidé de contre-attaquer en dévoilant toute la vérité sur la situation du secteur de la santé à l’opinion publique et situer les responsabilités pour s’en laver les mains. Pour ce faire, une conférence de presse a été organisée, hier, par les quatre syndicats de la polyclinique de la Résidence. Le brûlant dossier de la pénurie de médicaments et de vaccins s’est évidemment taillé la part du lion lors de la rencontre avec la presse. L’Intersyndicale de la santé persiste et signe : “Il y a bel et bien pénurie de médicaments !” et “les déclarations du ministre de la Santé ne changent pas cette réalité.” Pour confirmer, si besoin est, cette pénurie, le premier responsable du SNPSSP révèle qu’en ce jour même, “j’ai la liste d’une vingtaine de médicaments qui manquent à l’hôpital de Boufarik. La commande a été faite à la PCH le 6 mai dernier. Un mois après, les médicaments ne sont toujours pas disponibles. Pourtant, ce n’est qu’un petit hôpital”.
Exhibant la liste, le Dr Yousfi dira que c’est le cas dans toutes les structures de santé publique. Abondant dans le même sens, le Dr Merabet du SNPSP dira : “Faire des déclarations répétées ne change rien à la réalité. Nous avons fait une enquête de terrain qui a duré des mois et non des déclarations. Des responsables de structure sanitaire ont requis l’anonymat, le Syndicat des praticiens a alors endossé l’enquête et nous l’assumons.”
Le Dr Merabet regrettera le fait que le citoyen soit habitué aux carences du secteur. C’est lui-même qui nous demande de lui recommander une structure privée pour des soins ou autres prestations sanitaires car il sait pertinemment qu’il n’aura pas droit au secteur public en raison de manque. “On en a marre d’endosser la responsabilité d’une situation dont nous ne sommes pas responsables”, fulmine le responsable du SNPSP. Et d’ajouter : “Nous allons vers une crise qui contraindrait la tutelle à débloquer des crédits et régler le problème pour quelques mois. Mais ce que nous voulons, ce sont des solutions durables et définitives.” “Et vu la situation, voire la polémique, l’Intersyndicale interpelle le président de la République pour une intervention urgente en vue de faire toute la lumière sur la pénurie”, réitère le Dr Merabet.
Et de dire que l’Intersyndicale a été “étonnée de voir que c’est le DG de la PCH qui réagit à une enquête faite dans des structures sanitaires !” Faisant le lien entre le paradoxe de la pénurie de médicaments et la hausse de la facture d’importation, le même conférencier rappellera qu’en 2004, lorsque le professeur Berkane était à la tête du ministère de la Santé, la facture avait atteint les 600 millions de $ durant l’année. “À l’époque, responsables et professionnels du secteur avaient trouvé cela effarant ! Il fallait réduire la facture.”
Alors que cette année pas moins de 720 millions de $ ont été déboursés en quatre mois pour des médicaments qui ne sont pas disponibles. Pour le conférencier, “la pénurie actuelle n’a pas été vécue même pendant la décennie noire où les hôpitaux étaient le plus sollicités”.
Vers la relance de la protestation !
L’Intersyndicale de la santé ne compte pas rester les bras croisés face aux innombrables “intimidations et dépassements” de la tutelle ainsi que la non-satisfaction des revendications respectives des quatre syndicats. La tutelle est sommée de lever les sanctions à l’encontre des délégués syndicaux et d’arrêter toutes les entraves, faute de quoi la protestation sera relancée. “L’option des rassemblements et des sit-in est envisagée mais les dates ne sont pas encore arrêtées”, souligne-t-on. Et d’avertir : “De nouvelles sanctions ne feront que précipiter la contestation. À signaler que les syndicalistes sont également revenus sur l’ingérence caractérisée de la tutelle dans l’activité syndicale.” “Ould-Abbès est allé jusqu’à instruire les responsables de mettre fin au mandat des présidents des syndicats alors que les instances de l’UMA qu’il dirige n’ont pas été renouvelées depuis 20 ans !” L’inspection du Travail qui ne peut que prendre acte de la violation du droit syndical a été saisie. L’option du recours à la justice est également envisagée. -
Périscoop :
Les politiques et la voyante
Depuis quelque temps, on ne parle que de cette voyante venue d’El-Eulma et qui semble avoir trouvé du succès auprès de certains hauts responsables politiques et hommes d’affaires.
Un succès tel que son numéro téléphone est gardé co
mme un «secret d’Etat». -
Quand le jeu «lexical» cache le véritable «enjeu»
PÉNURIE OU PAS DE MÉDICAMENTS
Pénurie ou pas pénurie de médicaments et autres consommables médicaux ? C’est à un véritable dialogue de sourds que nous convient tutelle et divers personnels de la santé, le tout sous forme d’une guerre «lexicale» qui voile mal l’incompétence des uns et les intérêts colossaux, des autres.
M. Kebci – Alger (Le Soir) - Le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, qui ne veut toujours pas entendre parler de «pénurie», préfère d’autres substituts lexicaux mieux indiqués pour camoufler les «dérèglements» criants dans la chaîne de distribution du médicament. Ce que, d’ailleurs, le tout nouveau directeur de la pharmacie et des équipements au niveau du département d’Ould-Abbès a, une fois de plus, ressassé, hier, devant les professeurs- docents, réunis à l’initiative du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, au CHU Mustapha- Pacha d’Alger pour, justement, discuter de cette pénurie. M. Khaldi a évoqué une «tension» sur le médicament, mettant cela sur le compte de la nouvelle réglmentation régissant la distribution des médicaments. Une tension dont les importateurs semblent être le parfait «bouc émissaire», ceux-ci étant accusés de «ne pas avoir joué le jeu en attendant que la PCH importe ses 50% pour daigner, enfin, en faire de même, et se renseigner sur les médicaments déjà importés». Des importateurs dont certains ont été mis en demeure de se ressaisir au moment où d’autres se sont vu dessaisir de leurs agréments. Aussi, cette pénurie, qu’on évite de reconnaître officiellement, n’est-elle pas due, selon l’ancien directeur du CPMC, au fait que certains médicaments produits localement ne couvrent pas les besoins alors que leur importation était suspendue pour encourager la production nationale. D’où, dirat-il, le recours à leur importation de nouveau, avec toutes les lenteurs qu’engendre la procédure administrative. Une procédure avec son corollaire, le code des marchés publics, que les professionnels considèrent comme inapproprié pour le secteur sensible de la santé de par ses spécificités en ce sens que le traitement des maladies ne peut aller de pair avec les pénuries, aussi courtes soient-elles. Cela dit, M. Khaldi écorchera indirectement les directeurs des hôpitaux dont les prévisions en termes de besoins en médicaments et autres consommables seraient élaborées à l’aveuglette. Il se voudra, néanmoins, plus rassurant en affirmant que dès aujourd’hui (hier, ndlr), et ce, jusqu’à la prochaine rentrée sociale, les médicaments seront disponibles en quantités suffisantes. Mais concernant les consommables, M. Khaldi, tout en prenant acte de leur manque cruel, reconnaît l’impuissance du département à venir à bout de cette pénurie. Bien entendu, sans omettre de se justifier en évoquant une multitude de produits. Des produits dont la qualité douteuse a été relevée par un intervenant, s’interrogeant sur l’intérêt à importer à moindre coût des consommables quand le praticien en jette trois à quatre pour enfin dénicher un plus ou moins utilisable. Et tout cet argumentaire du proche collaborateur du ministre de tutelle n’a pas été pour convaincre les professeurs et docents qui, à l’unisson, réclament l’intronisation à la tête du secteur de cadres gestionnaires et non de médecins. Tout comme un bon footballeur n’est pas forcément un bon entraîneur, un médecin ou même un professeur aussi émérites soient-ils ne sont pas de facto de bons gestionnaires, semblent sous-entendre les propos de plus d’un. «Le ministère continue dans le déni le plus total, en ignorant la réalité d’une pénurie criante», affirmera le Pr Djidjeli, secrétaire général du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, qui dira interpeller directement le premier magistrat du pays à ce sujet. Notre interlocuteur interlocuteur soutiendra que le conclave d’hier se veut comme une manière pour ses confrères et consœurs de se faire le porte-voix des malades qui sont les seuls à souffrir de cette pénurie. Une réalité que nous avons, du reste, vérifiée et on ne peut plus amplement, lors d’une virée au service d’oncologie pédiatrique du CPMC. Les mères de deux enfants malades avouent s’être elles-mêmes débrouillé des médicaments en Tunisie et en France. «Nous pensons aux parents de malades hospitalisés qui ne peuvent se permettre ce luxe», lâche, amèrement, l’une d’elles, pharmacienne de profession. Avant qu’une infirmière ne profite de notre présence pour faire part de l’absence, pratiquement chaque jour, d’un médicament quand ce ne sont pas deux ou trois, voire plus. Elle voudra pour preuve le manque, hier, de la Méthotrexide et du Carbopaltine, entre autres. Pour le Pr Djidjeli, il est «anormal qu’au moment où le pays réserve annuellement la colossale somme de 3 milliards de dollars pour l’importation du médicament et consommables, ceux-ci viennent à manquer». C’est tout l’enjeu de ce marché juteux qui intéresse au plus haut point et que la «guéguerre » lexicale livrée ces jours-ci n’est pas en mesure d’occulter.
M. K. -
no moment

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le travail ouyahia

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L'Internationale des Services Publics interpelle le gouvernement algérien sur les greffiers grévistes de la faim
le 06.06.12 | 09h41 |
L’Internationale des Services Publics (ISP) appelle, une nouvelle fois, le gouvernement algérien sur la nécessité de se pencher sérieusement sur la situation dégradée des greffiers en grève de la faim depuis cinq semaines. Dans un communiqué rendu public mardi 5 juin, l’ISP constate que « le gouvernement algérien ignore la dégradation de l’état de santé des travailleurs de la justice fédérale ».
Le secrétaire général de l’ISP Peter Waldorff demande au gouvernement algérien «de prendre des mesures immédiates pour garantir le respect des droits fondamentaux du travail, notamment les droits syndicaux et les libertés civiles ».
Lors de sa participation à la conférence internationale du Travail organisée à Genève, le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique SNAPAP, a attiré l’attention de la communauté internationale sur la situation des greffiers en grève de la faim depuis maintenant cinq semaines.
Dans le communiqué de l’ISP qui fait référence à la situation des syndicalistes de la justice telle que présentée lors de la Conférence internationale de Genève par le SNAPAP, l’organisation internationale revient sur les dépassements des autorités au lendemain des actions de protestation organisée par les greffiers, elle relève : « de nombreux travailleurs n’ont pas perçu leur salaire, ont été suspendus, mutés ou licenciés. Il y a eu également de nombreux cas de harcèlement verbal ou physique ».
L’ISP constate que « des rapports faisant état de la brutalité policière contre les femmes en détention mentionnent des cas de fractures multiples et perte de conscience, ce qui provoqué une fausse-couche pour l’une d’entre elles ».
Hamida Mechaï
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Deux policiers passés à tabac par des chômeurs à Ouargla
Un commissaire de police et un agent de l’ordre public ont été blessés mercredi 6 juin à Ouargla, alors qu’ils tentaient d’encadrer une manifestation de rue organisés par de jeunes chômeurs.
Les faits se sont produits devant le siége de la wilaya où, depuis plusieurs semaines, se tiennent, presque quotidiennement, des rassemblements de chômeurs.
Les deux policiers ont été passés à tabac par plusieurs jeunes au moment où ils s’efforçaient de canaliser le mouvement de contestation, selon des témoins présents sur les lieux.
Selon une source policière, les deux agents de l’ordre ont été admis à l’hôpital Mohamed Boudiaf où l’un d’eux a été gardé sous observation médicale.
Jusqu’en fin d’après-midi, les services de police n’ont fait état d’aucune arrestation suite à cet incident.
Mammeri Abdelkrim
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Grande inquiétude chez les pharmaciens

Malgré les tentatives du ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, de minimiser l’ampleur des pénuries de médicaments dans les hôpitaux et dans les pharmacies et les dernières déclarations du directeur de la PCH, M. Delih, assurant de la disponibilité de ces produits jusqu’à la rentrée sociale, la réalité sur le terrain est tout autre et les faits sont têtus.
Après le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) qui a tiré la sonnette d’alarme, il y a quelques jours, sur les graves pénuries de médicaments et de consommables dans les hôpitaux suite à une enquête dans 21 établissements de santé, c’est au tour du président du Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) M. Belambri, de parler, hier, de déstabilisation réelle du marché sur les ondes de la Chaîne III. «Entre 150 à 200 médicaments sont actuellement en rupture. Il y a des médicaments qui entrent en quantités insuffisantes et se trouvent sous tension et il y en a d’autres qu’on trouve vraiment difficilement, après des semaines de recherches. Cette crise perdure. Les perturbations persistent, c’est ce qui explique la déstabilisation réelle du secteur», a-t-il déclaré. Et d’appeler à la réforme profonde du secteur dans l’urgence, car «le système actuel a montré ses limites».
LE MONOPOLE DE DIX GROSSISTES
Interrogé sur l’origine des défaillances, M. Belambri a estimé que le problème se situe à tous les niveaux, que ce soit dans l’importation que dans la production – certains producteurs manquent même de matières premières – ou la distribution. «Il y a une mauvaise distribution, une mauvaise couverture, une rétention des stocks. Les pharmaciens sont à bout de souffle. Bon nombre de nos confrères s’orientent vers la parapharmacie pour remplacer, dans certains cas des médicaments, par d’autres produits qui ne sont pas à proprement dire des médicaments», a-t-il déploré en précisant que certaines pharmacies ont déjà mis la clé sous le paillasson et d’autres le feront aussi.M. Belambri a estimé que la pénurie de médicaments est également due au monopole exercé par une dizaine de grossistes qui «disposent d’un pouvoir financier énorme. Le monopole existe de fait de par les chiffres d’affaires énormes de certains distributeurs au sein du secteur. On a entendu des producteurs locaux et de grands laboratoires internationaux se plaindre justement de certaines pratiques de distribution qui disent clairement à tout le monde et de manière ouverte que des distributeurs ont le droit de vie ou de mort sur certains produits», a-t-il affirmé. Et de souhaiter que la déontologie et la morale régissent les pratiques dans le secteur du médicament à tous les niveaux, car «la déontologie ne sévit qu’au sein de la pharmacie», a-t-il ajouté.
Pour mettre un terme à toutes ces défaillances, M. Belambri a appelé à une profonde réforme du système. «Nous sommes en train de patauger depuis des années dans un système qui a, à notre avis, montré ses limites. On a toujours demandé à ce qu’il y ait une communication collaborative et la concertation avec tous les acteurs du secteur afin de sortir de ce système de prévision et des programmes d’importation approuvés qui, par la suite, ne sont pas respectés par certains opérateurs. On ne peut pas rester dans un système qui fonctionne uniquement avec des programmes d’importation d’une année», a-t-il ajouté. Et de rappeler qu’«une telle situation pourrait avoir des conséquences graves sur la santé publique».
Il est donc temps, selon lui, de passer à des actions concrètes et de réfléchir à créer des outils de régulation, à commencer par l’installation de l’Agence nationale du médicament consacrée par la loi promulguée en 2008, de mettre en place des moyens humains et matériels et de commencer à travailler.
Djamila Kourta
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Il n’a rien dit mais a finalement parlé
Muet comme une tombe truquée depuis les élections du 1er Novembre 1954 du 10 mai 2012, le Premier ministre, que l’on croyait exilé en Biélorussie, dernière dictature d’Europe, a finalement parlé. Il n’a rien dit, aussi vague sur l’identité de ses ennemis intérieurs qu’il ne l’a été sur les bombardiers de l’extérieur qui allaient envahir le pays après le scrutin. De sa sortie très attendue par ses millions de (mal) gouvernés, il n’aura eu qu’un mot : «Je dérange.» Ce qui n’est pas une information nouvelle ; effectivement, Ahmed Ouyahia dérange tout le monde. Il met des cadres en prison, dévalue le dinar, ne crée pas de croissance, couvre ses ministres milliardaires, n’a jamais été élu quelque part, change d’avis chaque année, ferme les bars et ouvre des couloirs aux corrompus. Il dégrade les hôpitaux et fait mourir des malades, dilapide l’argent public par des projets stériles, surpaye des fonctionnaires à ne rien faire et chipote sur les salaires des éboueurs.
Il interdit les crédits automobiles, l’expression libre, nourrit la bureaucratie, offense régulièrement son peuple, favorise l’impunité, importe des palmiers, bloque la justice indépendante, truque les statistiques et ne rembourse pas les médicaments qui sont de toute manière introuvables. Il contribue aux émeutes, aux harraga et aux immolés, aux hypertendus et aux diabétiques. Il n’a fait baisser ni la délinquance ni la facture d’importation ou les prix à la consommation. Oui, le Premier ministre dérange, et dérange tout un pays. La critique est exagérée ? Oui, c’est vrai, Ahmed Ouyahia n’a pas dit que ça. Il a fustigé ses adversaires qui seraient des barons de l’importation. Effectivement, depuis qu’il est Premier ministre, l’Algérie importe tout et en vrac. Donc, soit on change d’importateurs, soit on change de Premier ministre. Avantage aux premiers, un bon importateur peut nous importer un bon Premier ministre.
Chawki Amari
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«Accountability» ou rendre compte à l’anglaise
Le terme anglais accountability se traduit par responsabilité, imputabilité, par reddition des comptes ou par obligation redditionnelle. Il s’agit du fait d’être responsable de la manière dont on accomplit son service. Cette responsabilité s’applique notamment à trois domaines :
1. la responsabilité politique ou managériale, c’est-à-dire l’obligation pour toute autorité publique de répondre de ses actes et des décisions qu’elle a prises, omis de prendre ou prises au mauvais moment ;
2. la responsabilité administrative, qui s’entend non seulement par l’obligation de rendre compte à la hiérarchie, mais aussi au public, aux usagers et aux organes chargés de veiller au respect de l’éthique professionnelle, des valeurs et des normes ;
3. la responsabilité financière et budgétaire, qui se rapporte à l’affectation, à l’utilisation et/ou au contrôle des fonds ou actifs publics.
L’utilisation du terme accountability renvoie à ces obligations en totalité ou en partie.
D. H. -
Les navires algériens bradés ou abandonnés
Si la charte party (contrat de location) signée par le DG d’IBC en date du 27 juillet 2007 fait état d’une indemnité de frètement s’élevant à 3 287,67 dollars US pour le navire El Hadjar, à cette même date, un courtier interrogé pour ce type de navire fait une cotation beaucoup plus importante. Rappelons d’abord que le navire El Hadjar a été construit en 1981 et a une capacité de 64 698 tonnes (DWT).
A cette même date, soit en juillet 2007, lorsque IBC frète ce navire à 3 287,67 dollars US, un autre, en l’occurrence AVRA, construit en 1982 avec une capacité de 64 854 DWT, était, lui, cédé à 46 500 dollars US/jour. Il y a donc là une telle différence qu’il faut bien expliquer notamment à la justice. Pour la compréhension de ce dossier aujourd’hui sous la loupe de la justice algérienne, nous rappelons qu’au départ, IBC était une filiale détenue à 100% par CNAN Group. Six mois avant l’ouverture de son capital au privé, une société, en l’occurrence Lead Arrow, va être créée au Panama avec un capital social de 1 000 dollars US. Une fois le capital d’IBC ouvert avec une prise de participation du groupe Pharaon (24,5%) CTI (24,5%) et Laradji (2%), Lead Arrow se voit confier les huit navires pour leur placement sur le marché. Pour la petite histoire, le DG de Lead Arrow, en l’occurrence M. Dajani, n’est autre que le frère du patron de CTI. Lead Arrow va ensuite confier l’exploitation des navires d’IBC à Sekur Holding, une société grecque, comme par hasard, elle aussi filiale de CTI. Sekur se verra confier également la prise en charge des arrêts techniques des navires IBC. C’est ce qu’elle fera notamment dans les ateliers situés en Grèce et en Chine. De l’avis de tous les experts, ces arrêts techniques ont coûté très cher. A ce sujet, il serait intéressant de connaître de plus près les contrats de ces arrêts techniques. Selon des indiscrétions, les fins limiers s’intéressent au sort des trois navires délaissés depuis près de trois ans en Grèce (Pirée). Qui les a détenus ? Où sont leurs équipages ? Dans quel état sont-ils ? Selon ces mêmes indiscrétions, les trois navires ( Les Djebel) ont été frétés à 500 dollars US/jour alors que des navires identiques sont cédés à 8 000 dollars/ jour. Les mêmes questions se posent pour El Hadjar, Nedroma, Nememcha, Aïn Témouchentet le Blida. Les quatre premiers cités sont en Malaisie depuis août 2011 alors que le Blida se trouve toujours au Kenya et ce, depuis la libération des marins otages. Enfin, il y a la question des contrats de travail des marins algériens. Si au départ, les marins concluent un contrat avec IBC, par contre une fois embarqués, ils deviennent contractuels avec… Sekur. Et ce contrat prévoit qu’en cas de litige, c’est un tribunal… grec qui est compétent pour statuer. Par ailleurs, dans notre article sur les dessous de l’affaire CNANGroup, nous avons évoqué l’entreprise italienne Dario Perioli actionnaire dans le capital social de CNAN Med et dont le DG est Eligio Fontana cité par le quotidien italien La Stampadans une affaire de trafic international de cigarettes. Cette entreprise devait, comme le stipule le cahier des charges, participer par un apport financier et matériel. L’a-t-elle fait ? Pour la petite histoire, Dario Perioli fut d’abord une société connue sous le nom de CIMA. Elle fut dissoute pour faillite, avait-on avancé à l’époque. Mais avant cette dissolution, elle avait eu des démêlés avec CNAN-Group et avait même réussi à saisir un navire de la compagnie algérienne. Comment, par la suite, avait-on conclu un contrat avec une telle entreprise même si elle a changé de nom puisque c’est toujours le même propriétaire, à savoir Eligio Fontana ?
Antar Benzaki -
Avec les compliments de la Tata et du Tonton blanchisseurs !
et du Tonton blanchisseurs !
Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr Baccalauréat 2012. A midi, le taux de participation était plus
élevé que celui des législatives du 10 mai dernier.
Exceptionnellement, les centres d’examen resteront ouverts
une heure de plus. Et le dépouillement des feuilles sera …
…ouvert aux parents !
Je ne sais pas s’il vous est arrivé de les voir dans les documentaires animaliers. De petits oiseaux, des bestioles souvent de dimension microscopique dont la seule activité est de se planter sur les flancs des hippopotames, des rhinocéros ou d’autres grosses bébêtes pour les débarrasser des parasites qui leur rongent le cuir. L’équivalent marin de ces nettoyeurs existe aussi, les baleines et autres cachalots étant souvent affublés d’une flopée de poissons riquiqui qui leur récurent la peau. Eh bien, dans le genre humain, je viens de voir à l’œuvre deux espèces de bestioles nettoyeuses. Tata Louisa et Seddiki, le patron de la Commission de supervision des législatives. Presque en parfaite synchronisation, les deux nettoyeurs ont entamé avec une vigueur inouïe, une ardeur qui fait plaisir à voir, un entrain sans égal et une détermination sans faille un boulot pourtant difficile et ardu : nettoyer Abdekka de toute «tâche» électorale, de toute éclaboussure dont il aurait pu être victime à l’issue du scrutin du 10 mai. De manière très enthousiaste, la Tata et le Tonton ont dit tout le mal qu’ils pensaient de cette élection, tout en rajoutant très vite, pour qu’il n’y ait aucune méprise ni malentendu : Mais le Président, lui, n’y est pour rien dans cette mascarade ! Le nettoyeur est ainsi ! Son abnégation le pousse, en plus du lavage à sec, à parler pendant qu’il nettoie. A parler à voix haute pour vanter la propreté des flancs qu’il débarrasse de toute présence parasite. De la belle ouvrage de blanchisserie, en sorte ! Du blanchiment parfait. Les législatives ont été une grosse opération de trafic, de manœuvres sournoises et de confiscation de l’expression populaire, mais attention ! Ne vous y trompez pas ! Abdekka sur le dos duquel nous picorons est innocent de tout ce micmac ! Je ne sais pas où se trouvaient exactement nos deux nettoyeurs, le jour où le discours de Sétif a été prononcé. Peut-être avaient-ils le bec et la tête trop enfoncés dans le pelage de Abdekka, une immersion qui a pu les empêcher de l’entendre prononcer ses fameuses consignes de vote ferme en faveur de «Kitusé». C’est une explication. J’en ai une autre plus plausible à mes yeux. Les nettoyeurs sont peut-être tout petits, minuscules, mais leur cerveau est développé. Ils savent les p’tits cracks du lavage à sec que pour pouvoir continuer à vivre, à picorer sans fin, il leur faut absolument préserver la bête à laquelle ils sont accrochés en permanence. Imaginez que l’hippopotame ou le rhino meure. Ou que la baleine se fasse bouffer par un requin. Où ils iraient alors picorer nos nettoyeurs, hein ? Où ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
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«Ce sont des révolutions de palais»
RICHARD LABEVIÈRE PARLE DES RÉVOLUTIONS ARABES
Richard Labevière, consultant international et journaliste, pense que les révolutions arabes ont procédé d’un agenda stratégique américano-israélien. Une stratégie vieille d’une trentaine d’années et qui postule à la tribalisation des nations arabes.
Invité de l’Institut national des études stratégiques globales (INESG) pour une conférence sur la nouvelle donne au Sahel, Richard Labevière parle, s’agissant de ce qui a agité le monde arabe et qui s’est élargi au Mali, de l’expression d’une géopolitique morbide. Le conférencier, qui va à contre-courant d’une opinion largement répandue, préfère évoquer des «révolutions de palais», comme pour dire que les soulèvements populaires en Tunisie, Egypte, Yémen et ailleurs n’ont pas été déterminants dans la déchéance des souverains Ben Ali, Moubarak et Ali Saleh. Pour lui, on est en plein dans la célèbre formule de ce qu’il «faut tout changer pour que rien ne change.» Richard Labevière avertit aussi du danger de voir, à plus ou moins long terme, le scénario à la syrienne mis en branle contre d’autres Etats et nations arabes. Parlant de la problématique sécuritaire du Sahel, le conférencier estime qu’elle est intimement liée à la gouvernance sociale, laquelle a été délétère. Il signale, ce faisant, le risque patent de voir l’espace social occupé par les islamistes qui, comme au Mali, ont grandement profité également de la crise libyenne pour renforcer leurs réseaux, potentiel et assises. Richard Labevière, qui s’est défendu de maîtriser le dossier Sahel, préconise néanmoins qu’il y a utilité à réactiver, pour sortir de la crise malienne, les accords d’Alger de 2006. Ceci alors que Kamel Rezag Bara, conseiller du président de la République, estime, pour sa part, qu’il faut rechercher une mutualisation de la solution. C’est-à-dire qu’il faut prendre en compte les multiples facteurs de la crise. D’abord la question de la légitimité du pouvoir central à Bamako, qui suppose un retour à l’ordre constitutionnel, ensuite les revendications légitimes des populations du nord du Mali, en dehors de toute idée de séparatisme et enfin l’amplitude du terrorisme.
Sofiane Aït Iflis -
Plus de 700 000 articles contrefaits saisis en 2011
LA CHINE, PREMIER PAYS D’ORIGINE
Un peu plus de de 700 000 articles contrefaits ont été saisis par les services des Douanes algériennes en 2011, en hausse de 84,5% par rapport à 2010 (379 774). Selon un bilan de la Direction générale des Douanes (DGD), les 166 interventions effectuées par les services de Douanes ont donné lieu à la rétention de 700 841 articles contrefaits pouvant porter atteinte à la santé et à la sécurité du consommateur.
Malgré une hausse considérable des saisies en 2011 par rapport à 2010, ce niveau s'inscrit cependant en forte baisse comparativement aux années 2007 (2 278 341 articles), 2008 (1 594 152) et 2009 (1 668 457), confirmant ainsi une tendance à la baisse sur les cinq derniers exercices. Cette baisse des saisies ne traduit pas pour autant un recul de l'entrée en Algérie des produits imités mais c’est plutôt la «passivité des propriétaires de marque à se faire connaître auprès de l’administration des douanes pour se prévaloir de leurs droits de protection ou à poursuivre en justice les contrefacteurs présumés » qui a contribué à affaiblir les efforts de la DGD. En outre, ce bilan relève que la plus grande part des produits contrefaits saisis en 2011 concerne à 57,4 % les produits cosmétiques (dentifrices, shampooings et rasoirs...) et à 36,22% les articles de sport (vêtements et chaussures). Voire, les statistiques des Douanes indiquent que pour les pays d’origine, la Chine occupe toujours la première place avec 94,44%, suivie de la Turquie avec 3,56%.
C. B. / APS
