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  • Communiqué : grève de la faim de travailleurs du secteur de la « justice »

    Poste par Rédaction LQA

     

    Alger : le 6/ 5 / 2012

    Communiqué

    Le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique SNAPAP , déclare que les membres du bureau fédéral du secteur de la justice , entrent en grève de la faim aujourd‘hui , le 6 mai 2012

    Cette décision a été prise à la suite de l’action de grève illimitée, suivie à 95 % par les travailleurs du secteur de la justice qui a duré 21 jours et qui a paralysé tous les secteurs de la justice du territoire national

    Le SNAPAP déplore le mépris de la tutelle vis à vis de milliers de travailleurs en protestation contre l’injustice et l’autoritarisme aveugle

    La grève de la faim est un acte de détresse des travailleurs pris en otage par un système dictateur qui tourne le dos aux souffrances des travailleurs.

    Par ailleurs le SNAPAP rend responsable le pouvoir des conséquences que peut engendrer la grève de la faim et ses préjudices sur ces travailleurs.

    La secrétaire générale

     

    Nassira ghozlane

  • URGENT : Tarek Mameri en liberté provisoire.

     

     

    URGENT : notre jeune compatriote Tarek Mameri vient d’être libéré (liberté provisoire). Il sera jugé le 30 mai 2012.
    Une première victoire grâce à la mobilisation de toutes les volontés sincères.
    Un grand merci aux jeunes avocats du RADDH et plus particulièrement la jeune AMINA, qui font honneur à la profession.

     

    Nous devons cependant rester vigilants et mobilisés car les chefs d’accusation sont lourds :
    - Destruction de biens d’autrui.
    - Destruction de documents administratifs officiels (carte d’électeur).
    - Incitation directe à attroupement.
    - Outrage à corps constitués.

  • La priorité politique absolue est le boycott des élections législatives

     

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    zoom | © Souhil. B.

     

     

     

     

    Les indignés, qui sont en froid avec ces élections et ont une inoxydable résistance à la résignation, se réfugient dans le boycott qui est une arme politique dont l’impact psychologique est considérable.

     

    Les résignés, désespérés et désemparés par l’incertitude, l’inquiétude, l’angoisse, voteront. «Résignés, indignez-vous.» Les Algériens ont tous un ou plusieurs motifs pour s’indigner. Les réactions hostiles à la participation aux élections législatives sont très nombreuses et se caractériseront par un taux élevé d’abstention. Il faut s’attendre à un élan d’indignation de la part des résignés. L’abstention, qui progresse à chaque scrutin, est un acte de méfiance et de désaveu à l’égard du pouvoir qui interfère de manière directe dans le truquage de toutes les élections qui mènent à la normalisation autoritaire de la société.

     

    L’appel au boycott, venu des profondeurs de la nation, est entendu et suivi par le peuple, particulièrement les jeunes qui dénoncent la régression politique et sociale réelle et profonde, dans laquelle vivent les Algériens. Malgré le matraquage médiatique, la participation au vote sera faible, parce que les mots simples et bien compris appellent mieux à la mobilisation en faveur du boycott. Le prochain scrutin sera marqué par un nouveau record d’abstention. Ne pas respecter les règles d’une élection propre, transparente, c’est s’attendre à une grande désaffection de l’électorat.

     

    Le président Abdelaziz Bouteflika s’investit dans la campagne électorale

     

    La raison et la logique, ainsi que le bon sens ne s’auraient accepter qu’il élève au rang de la révolution du 1er Novembre 1954 ou du référendum de juillet 1962 qui a consacré l’indépendance nationale, les élections législatives du 10 mai 2012, qui ne peuvent que consolider son pouvoir afin de lui permettre de réviser la Constitution, sa Constitution et de préparer sa succession. Les principes du 1er Novembre et du Congrès de la Soummam sont évacués, sacrifiés à des intérêts électoraux, au cynisme électoral. Les Algériens ont surtout retenu le péché d’orgueil dans lequel est tombé Bouteflika, la démagogie, le peu de sérieux, le dérisoire qui naufragent ses propos, qui ne sont qu’un coup d’éclat politicien, un coup de bluff, un dérapage de la pensée, faiblesse politique inexcusable, qui emploie les grands mots pour cacher les grands maux. Déçus par la politique politicienne du pouvoir, les Algériens désireux de préserver la cohésion nationale et la cohésion sociale boycotteront en masse les prochaines élections législatives qui n’incarnent pas l’esprit du 1er Novembre.

     

    Le Parlement a abdiqué ses pouvoirs constitutionnels pour se mettre au service du pouvoir exécutif

     

    Il faut diminuer le nombre de députés et non l’augmenter. Le Conseil de la nation, qui est une hérésie, car rien dans la sociologie politique du peuple algérien ne peut justifier son existence, a été créé par le président Liamine Zeroual dans le seul but de contrecarrer une éventuelle majorité à l’APN. Il faut le dissoudre dans les meilleurs délais, parce qu’il ne reflète en rien la réalité nationale et représente une dérive de la République. Le président de la République a fixé la marge de manœuvre du Parlement en lui demandant de voter tous les projets de loi que le pouvoir exécutif lui propose. Il a accentué la primauté présidentielle en fixant la marge d’action du Parlement, selon le principe : «Vous devez faire ce que j’ai décidé que vous feriez.»

     

    A quoi peut servir une APN quand il n’ y a pas séparation mais confusion des pouvoirs, c’est-à-dire dictature ? Chacun des trois pouvoirs doit remplir strictement son rôle et s’y maintenir. Le président Bouteflika ne s’est pas passionné pour le Parlement, a minimisé son rôle réduit à deux chambres d’enregistrement. A quoi peut servir l’APN quand le Président attend qu’elle soit en vacance, pour légiférer par ordonnances ? L’APN, issue de la fraude électorale, n’a aucune crédibilité, s’enfonce dans  un discrédit dont elle a du mal à se relever, fonctionne à vide sans prise réelle sur les problèmes du pays. Elle n’est en réalité qu’une maison de retraite lucrative destinée aux cadres du parti. La prochaine APN sera éphémère, parce que dans un bref délai, l’accélération de l’histoire mettra en place un régime politique basé sur la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme.

     

    «Les élections législatives seront libres et honnêtes», a déclaré Bouteflika

     

    Qu’a-t-il fait depuis 13 ans au pouvoir pour que les élections soient libres ? Il a été le premier à bénéficier d’élections truquées. Des élections propres et honnêtes, c’est une bataille perdue pour le pouvoir, parce qu’elles arrivent trop tard. Elles ont été libres en Tunisie, en Egypte, au Maroc, au Sénégal et partout ailleurs. Il faut rafraîchir la mémoire des Algériens sur la fraude électorale, vieille tradition coloniale, amplifiée depuis l’indépendance du pays, qui est au rendez-vous de toutes les élections. Elle déforme et pervertit le suffrage universel, fausse la voie des urnes et la vérité électorale. Ce ne sont pas les électeurs qui choisissent les élus, mais le DRS secondé par l’administration et la justice, en exerçant des pressions sur les volontés et les consciences, en trafiquant les élections par des fraudes massives et en distribuant des quotas. La répartition des tâches est faite, les Algériens doivent voter, mais la répartition des sièges relève de la compétence du pouvoir pour éviter des surprises.

     

    Le plus simple serait sans doute, comme le recommande le journaliste Kamel Daoud, d’élire le ministre de l’Intérieur qui est aussi celui des élections, et de lui laisser le soin de répartir les sièges de députés, entre les partis qui ont un ancrage populaire et un poids électoral, et les partis de l’opposition qui sont devenus l’opposition du pouvoir. L’entrée en campagne du président Bouteflika, qui demande aux Algériens de voter en masse, a pour objectif de prouver au peuple algérien et au monde, particulièrement à l’Amérique et à l’Union européenne, que les élections législatives seront propres et honnêtes parce que leur contrôle est confié à des juges dont l’indépendance est conférée par la Constitution et qui n’exercent leurs fonctions qu’en appliquant la loi égale pour tous, et de leur conscience.

     

    La mascarade de certains procès prouve que la justice est aux ordres. Dans les affaires de justice, qui ont une dimension politique, le droit doit triompher de la politique, la morale de la raison d’Etat. C’est une raison pour donner aux Algérien un Etat de droit qu’ils n’ont jamais connu, le seul Etat en mesure d’améliorer l’image de la justice, de rehausser son prestige et son audience. Il n’y a qu’à se souvenir des arrêts du Conseil d’Etat, juridiction administrative suprême, qui en 2004, dans l’affaire du FLN, s’est déjugé en retenant deux oppositions radicalement opposées. Le Conseil constitutionnel a validé toutes les élections entachées de fraudes massives. L’élection présidentielle d’avril 2009 a tourné au ridicule et à la mascarade, caractérisée par une fraude électorale massive, le truquage du scrutin et le bourrage des urnes. Il y a un côté mystique chez Bouteflika, bienfaiteur des zaouïas, qui ont fait de lui l’homme providentiel.

     

    Le cheikh Nasreddine Chouadli, président des zaouïas, a écrit dans l’hebdomadaire  algérien Al Mohakika(1) : «C’est par la volonté des saints éclairés que Bouteflika a pu mener à bien son œuvre. C’est également en conformité avec la volonté des saints que  Bouteflika sera président à vie.» Mahmoud Chaâlal, président de l’Union nationale des zaouïas algériennes (UNZA) a déclaré : «Pour les élections présidentielles de 2004 et de 2009, Abdelaziz Bouteflika a été réintroduit au palais d’El Mouradia grâce à nous, ce qui nous a enchantés.» La fraude ne sera pas généralisée pour les élections législatives du 10 mai 2012, et l’électorat sera distribué en quotas selon l’équilibre des forces que le pouvoir veut établir sans faire émerger aucune force importante ou moyenne, en mesure de prétendre à la direction du gouvernement qui sera totalement remanié par le président de la République. Le bilan de 13 années de pouvoir dictorial, à défaut d’être positif est instructif.

     

    Le Président ne peut initier de vraies réformes, parce que la dictature ne se réforme pas. Le monopole politique et la pensée unique étouffent la voix du peuple et conduisent à la régression des libertés. L’Algérie a un besoin urgent de vraies réformes, et non de celles retenues par le pouvoir qui ont atteint le seuil psychologique de l’intolérable. La jeunesse, soucieuse de rigueur et de cohérence, thermomètre de la température qui représente la vie, l’espérance, l’avenir, est délaissée. Le corps social ne peut être entier et fonctionner de manière harmonieuse, que si les femmes occupent la place qui leur revient de droit dans la société, toute leur place, leur juste place, c’est-à-dire l’égalité avec les hommes dans tous les domaines. 

     

    La priorité du sens de l’unité du peuple et de l’intérêt national est à retenir, pour comprendre la nécessité de mettre en œuvre d’urgence le pluralisme culturel et linguistique. Les résultats obtenus en matière d’éducation et de santé sont catastrophiques. Respecter la liberté d’expression, préserver la liberté de la presse sans exclusion ni exclusive et les règles de l’étique, est le combat qui est mené et qu’il faut continuer.  La diplomatie algérienne manque de sérieux et de rigueur, accumule discrédit, perte d’influence, échecs, et humiliation. Récupérer les partis politiques est un des axes de la politique du pouvoir qui a toujours considéré que les dirigeants des partis, il faut d’abord tenter de les acheter avant de les combattre, et qu’ils sont capables d’abandonner leurs comportements en harmonie avec les principes qu’ils défendaient la veille, à condition d’y mettre le prix.

     

    L’argent roi où tout s’achète est au cœur du pouvoir. Quand l’argent précède toutes les portes s’ouvrent. A quoi peut servir la richesse de la nation, à améliorer la vie du peuple ou à enrichir les cercles du pouvoir et ceux qui gravitent autour d’eux qui détiennent un patrimoine immobilier très important et des fortunes colossales. La corruption, inséparable de l’exercice du pouvoir, sévit à tous les niveaux et dans tous les domaines. Les deniers publics de l’Etat, sur lesquels le Président a la haute main, sont mobilisés en faveur des riches toujours plus riches, et non au profit des pauvres toujours plus pauvres. L’idéologie du libéralisme sauvage, sans règles ni garde-fou, ouvre la voie au marché informel qui fait la loi. Une partie du peuple vit dans la pauvreté qui s’étend à tout le pays, végète dans la misère, et le pouvoir qui ne répond pas à sa détresse et à sa souffrance donne encore plus à ceux qui en ont déjà trop. Ce qui est le comble de l’injustice. L’exigence sociale est portée par les syndicats autonomes qui luttent sur trois fronts : la protection sociale, l’emploi, le pouvoir d’achat et contre la fracture sociale qui se creuse de manière grave et fait remonter, en surface, la soif de la justice sociale.

     

    Les Algériens veulent l’alternance, l’autre exigence est l’alternative

     

    L’alternance qui est le droit souverain du peuple à choisir ses représentants au niveau de toutes les institutions élues de l’Etat, par des élections libres, ne s’est pas réalisée depuis l’indépendance du pays. Elle reste d’actualité. L’alternative passe par la réalisation de convergences autour d’un projet global de transformation sociale et sociétale. La fonction essentielle du pouvoir dictatorial est de consolider les liens de domination, de subordination et d’assujettissement qu’il exerce sur le peuple. Il voit dans la main de l’étranger, qui met en danger l’Algérie, dans toute contestation intérieure, pour avoir sous la main un épouvantail à agiter. Le tableau de bord des relations politiques au sommet de l’Etat voit ses indicateurs basés sur des divergences stratégiques, passer au rouge les uns après les autres.

     

    Les uns disent le DRS fait tout et le Président fait le reste ; les autres disent le contraire. Il faut répéter avec force ce qui est dit depuis un certain temps, le départ du Président est un préalable absolu, un impératif même. Deux quinquennats, hélas, trois quinquennats, holà. La grande faute politique de Bouteflika  est d’avoir révisé la Constitution en 2008 par un coup d’Etat constitutionnel pour s’octroyer un mandat à vie. L’Algérie a de nombreuses Constitutions, la 5e avec celle en préparation pour avoir leur respect et les règles de jeu qu’elles impliquent. Elles sont peu appliquées, usées et révisées avant d’avoir servi. Le Président veut donner, à la fin de son 3e mandat, un avenir qui ait un sens. Préoccupé par l’image qu’il veut léguer à l’histoire, il prépare sa sortie du pouvoir qui se fera après la révision de la Constitution ou à la fin de son 3e mandat en avril 2014, après avoir fait le changement qu’il veut, fait par lui et pour lui, pour assurer sa succession. Mais rien n’est définitivement acquis en politique, et les affaires humaines ne se déroulent pas souvent comme conçues et ne sont pas exécutées comme prévu. Quand se joue le destin du pays, l’avenir n’est pas écrit.

     

    1 – Le Soir d’Algérie du 30 mars 2009, et El Watan du 29 avril 2012

  • snpsp et sa greve

    06.05.2012

    Praticiens en grève

                   Comm 6 mai 2012.pdf                                                            

    • Conformément aux dispositions prévues par la loi 90 – 02 du 06 février 1990.
    • Dans le respect des décisions des assemblées générales locales des adhérents, convoquées à l’effet de statuer sur l’état d’avancement dans la prise en charge des revendications socioprofessionnelles soumis au débat et à la négociation depuis le mois de juin 2010. A savoir ;
    1. L’amendement du décret 09-393 du 24 11 2009 portant statut particulier des praticiens médicaux généralistes de santé publique.
    2. L’application de l’article 19 du décret exécutif sus cité accordant le droit à l’accès sous la condition de l’ancienneté au grade de « principal ».
    3. L’accès au 3ème grade « praticien en chef » pour les praticiens médicaux généralistes en application de l’accord négocié entre le MSPRH et le SNPSP.
    4. La revalorisation de la prime de garde et de l’indemnité du risque de contagion.
    5. L’accès au logement de fonction pour les praticiens médicaux généralistes et spécialiste exerçant dans les régions éloignées et enclavées du pays.
    6. La levée de toutes les situations d’entraves à l’exercice du droit syndical soumises au règlement, notamment les cas relevant des wilayas de Sétif et de Bordj Bouarerridj. 

    Devant le constat établi de la non prise en charge de l’ensemble des points sus cités et en application des résolutions du Conseil national extraordinaire du SNPSP tenu à Alger le 19 04 2012; Le syndicat National des Praticiens de la Santé Publique appelle l’ensemble de ses adhérents à répondre massivement :

    -    Au mot d'ordre de grève les journées du 07, 08 et 09 mai 2012.

    -   Au « Sit in » de l’intersyndicale prévu le 14 05 2012 à partir de 11h00 devant le siège du Ministère de la santé.

     

       UNION – SOLIDARITÉ - DIGNITÉ

    grve,hogra,desintessement,doa

                      

  • Leçon de démocratie

     

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    Sur les 17 millions de téléspectateurs qui ont suivi le face-à-face télévisé des deux candidats à l’élection présidentielle française, Francois Hollande et Nicolas Sarkozy, mercredi 2 mai, nombreux étaient sans doute les Algériens à s’être branchés sur les chaînes françaises qui ont retransmis le débat pour vivre ce grand moment de démocratie où les candidats ont débattu de leurs programmes respectifs les yeux dans les yeux, sous l’implacable arbitrage des électeurs. La densité du débat, la maîtrise des dossiers et des chiffres par les deux candidats, dont chacun avait fait l’usage selon la stratégie qui lui est propre pour accabler son adversaire, les plateaux de télévision tout aussi relevés qui avaient immédiatement suivi ce grand oral de l’élection présidentielle française, devenu un rituel et un moment fort de la campagne électorale, sont autant de facteurs qui vont certainement peser dans le comportement des Français, demain, lors du second tour de l’élection présidentielle française.

    S’il y a une leçon à retenir de cette campagne électorale suivie avec intérêt par les Algériens en raison des liens économiques, commerciaux mais surtout humains avec la présence sur le sol français d’une forte communauté algérienne, c’est bien ce formidable élan de mobilisation populaire de la société française dans toute sa diversité, ses sensibilités plurielles, ses forces sociales et syndicales, ses médias, ses hommes de culture, ses artistes et ses sportifs. Tous se sont pleinement impliqués dans cette campagne pour faire entendre leur voix et apporter, sur la base d’un choix conscient et réfléchi, leur soutien au candidat qui répond au mieux à leurs attentes.

    La souveraineté populaire prend tout son sens lorsqu’on voit toute l’énergie et la force de conviction que mettent les candidats en allant chercher les arguments dans les détails les plus infinis à coups de données chiffrées, recoupées, pour ne pas rester au niveau du simple discours pompeux, de la tentation éphémère et improductive de vendre du rêve. Dans ce genre d’exercice démocratique où tous les relais et instruments de veille, d’analyse et de régulation de la société sont mis à contribution – la classe politique, les partenaires sociaux, le mouvement associatif, les médias, les centres de recherche et d’analyse en prospective politique, les instituts de sondages – il n’y a pas de place pour la démagogie, le mensonge et les promesses chimériques qu’on ne pourra pas tenir. C’est là toute la différence qui sépare les grandes démocraties des pays comme le nôtre.

    Près d’un quart de siècle après l’instauration du multipartisme en Algérie, la démocratisation du système politique et de la société reste toujours à construire. Compte tenu du déficit démocratique du pays, nourri par la fraude institutionnalisée qui a marqué les scrutins qui se sont succédé ces dernières années, les électeurs ont bien du mal à être convaincus de la nécessité «historique» d’aller voter le 10 mai. Le nouveau paysage politique, meublé par tous ces partis folkloriques qui ont investi le champ politique et électoral, n’a fait que décrédibiliser encore davantage ce scrutin aux yeux de l’opinion.

    Omar Berbiche
  • l’ONU critique le recul de la liberté d’association en Algérie

     

     

     

    Restrictions et contrôle de la société civile

     

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    Décriée déjà en Algérie, la nouvelle loi sur les associations vient d’être remise en cause par les Nations unies.

     

    Le rapporteur spécial de l’ONU sur les libertés de réunion pacifique et d’association, Maina Kiai, relève un certain nombre de dispositions contenues dans ce texte, qui n’encourage pas l’émergence d’un mouvement associatif fort en Algérie. «Les prochaines élections législatives doivent permettre de répondre aux demandes légitimes de la société civile dans le domaine de la liberté d’association», affirme l’expert onusien dans un communiqué rendu public hier à Genève (Suisse). Il exhorte, dans ce sens, les autorités algériennes à revoir lesdites dispositions pour les mettre «en adéquation avec les exigences du droit international des droits de l’homme».

    Maina Kiai déplore également le recul enregistré par l’Algérie dans ce domaine. «Alors que le Printemps arabe invite à un élargissement de la place octroyée à la société civile, il est tout à fait regrettable que l’Algérie se singularise par un retour en arrière dans le domaine de la liberté d’association, en limitant plus rigoureusement le périmètre d’action ou l’accès au financement des associations», insiste-t-il dans son communiqué. Il ne cache pas non plus ses préoccupations à l’égard de nombreuses dispositions de cette loi qui, selon lui, impose de nouveaux contrôles et restrictions quant à la création des associations ainsi que sur leur accès au financement. Le rapporteur spécial critique d’emblée la possibilité offerte par ce texte à l’administration «de rejeter des demandes de création des associations sans recours à la justice».

    «La formation de toute association est désormais soumise à l’accord préalable des autorités, qui peuvent à présent refuser une demande d’enregistrement sans avoir besoin de recourir à un juge, tel que cela était le cas auparavant. Cette situation constitue un recul important par rapport à la loi 90-31 (1990) qui était en vigueur jusque-là», dit-il, en rappelant que cette nouvelle loi prévoit une peine d’emprisonnement et une lourde amende pour quiconque opère au nom d’une association non encore enregistrée ou agréée, suspendue ou dissoute.

    Le rédacteur de ce document remet également en cause l’article fixant les objectifs et les buts des associations qui «ne devront pas être contraires aux constantes et aux valeurs nationales et que toute ingérence dans les affaires internes du pays entraînera la suspension ou la dissolution de l’association concernée». «Ces dispositions sont particulièrement vagues et sujettes à des interprétations abusives. Elles portent un coup grave à la jouissance du droit à la liberté d’association», met-il en garde.

    Maina Kiai sollicite une invitation officielle d’Alger

    Le rapporteur de l’ONU précise également que les associations constituent un moyen de première importance permettant à la population d’exprimer ses aspirations. «Elles doivent pouvoir, et en ont même la responsabilité morale, de s’intéresser à la vie politique intérieure de leur propre pays», souligne-t-il.
    L’autre point critiqué est l’accès des associations au financement étranger. «Les associations algériennes seront privées de recevoir des fonds de toutes légations diplomatiques ou organisations non gouvernementales étrangères, en dehors des relations de coopération dûment établies. Il est à craindre que de telles dispositions soient utilisées pour entraver le travail des associations, notamment celles de défense des droits de l’homme», soutient-il, précisant que «l’accès au financement ne devrait pas être strictement restreint».

    Ce faisant, Maina Kiai invite le gouvernement et les partis engagés dans la course à l’APN à œuvrer pour la révision de ce texte. Dans la foulée, il indique avoir sollicité une invitation officielle pour conduire une visite en Algérie : «Je compte sur une réponse positive à cette demande. Je me tiens dès à présent à l’entière disposition des autorités algériennes pour toute coopération technique dont elles auraient besoin pour s’assurer que la loi sur les associations et son application soient conformes aux standards du droit international.»
     

     

    Madjid Makedhi
  • Mehal avoue son impuissance à intervenir

    Chaînes algériennes privées émettant de l'étranger

     



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    Le ministère de la Communication ne peut pas intervenir face « à cette profusion de télévisions [privées, NDLR], à cause d'un vide juridique »,  a déclaré, ce mercredi 2 mai, son premier responsable, Nacer Mehal, au cours d’un entretien accordé à l’APS, à la veille de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse. M. Mehal, qui a reconnu que son département n'a pas « une idée précise sur le montage financier des nouvelles chaînes », a assuré que la loi relative à l’audiovisuel, en cours d’élaboration, prendrait en charge cet aspect. « La consultation des parties concernées n'a pas encore commencé », a‑t‑il expliqué. De nouvelles chaînes de télévision privées ont vu le jour ces derniers mois en Algérie. Émettant dans la plupart des cas à partir de l’étranger, leurs équipes de journalistes et de techniciens travaillent essentiellement en Algérie.

     

     

     


    Le processus de réforme de la télévision finalisé

     


    Le processus de réforme de la télévision algérienne est prêt, a indiqué M. Mehal, précisant qu'« il reste seulement la  décision finale, qui interviendra sous peu ». Parmi les propositions soumises dans le cadre de ce processus « figure la mise en place d'une suprastructure, le groupe Algérie‑Télévison », a-t-il souligné. Ainsi, les cinq chaînes de la télévision nationale « pourraient être rassemblées » au sein d'un même groupe pour les rendre plus compétitives, selon Nacer Mehal qui estime qu'une télévision nationale compétitive et aux standards internationaux nécessite l’implication « de l’ensemble des parties concernées et non pas des critiques ». « Je veux qu'on arrête de critiquer la télévision nationale, car si j'ai   été le premier à faire son procès, et je le revendique, je suis aussi le premier  à la défendre », a-t‑il fait savoir.
  • URGENT : le jeune Tarek Mameri n’a toujours pas été présenté au Parquet

     

     

     

    Le jeune Tarek Mameri, arrêté pour avoir diffusé des vidéos appelant au boycott et qui devait être présenté au Parquet ce matin, n’a toujours pas été transféré au tribunal d’Abane Ramdane, selon les avocats du RADDH qui attendent depuis 9h sa présentation. Toujours selon ces avocats, la mère de Tarek n’a pas été autorisée à voir son fils ce matin au commissariat où il est gardé à vue.

    Alger le 03 mai 2012  14h 55

     

     

  • Mali : 15 millions d'euros exigés pour libérer les diplomates algériens



    par Yazid Alilat, Le Quotidien d'Oran, 3 mai 2012

    Les ravisseurs des sept diplomates algériens à Gao, le 5 avril dernier, dans le Nord du Mali ont exigé hier mercredi le paiement d'une rançon de 15 millions d'euros pour leur libération. Selon l'agence française AFP, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a revendiqué l'enlèvement des 7 Algériens, dont le consul d'Algérie à Gao, a exigé une rançon de 15 millions d'euros et la libération de prisonniers pour les libérer. Adnan Abu Walid Sahraoui, qui serait l'un des porte-parole du Mujao, a déclaré que «nos revendications pour libérer les otages algériens sont la libération de nos frères prisonniers en Algérie, plus une rançon de 15 millions d'euros». La semaine dernière, le Mujao avait affirmé que «la vie des otages est en danger» après l'échec de négociations avec l'Algérie. «La délégation algérienne (...) a refusé complètement nos demandes, et cette décision mettra la vie des otages en danger», avait déclaré le même porte-parole. Il avait précisé qu'une délégation algérienne avait assisté aux négociations. Le consul d'Algérie et ses six collaborateurs ont été enlevés le 5 avril à Gao, quelques jours après que cette ville soit tombée sous le contrôle de divers groupes armés dont le Mujao, Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).

    Les négociations pour la libération des otages algériens se poursuivent cependant, dans le calme et dans la discrétion. Il y a une semaine, le Mujao avait pourtant assuré vouloir négocier la libération du consul algérien et de ses six collaborateurs «au nom de l'islam». «Nous avons donné l'accord à nos frères d'Ansar Dine», a précisé le Mujao. La semaine dernière, le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci avait affirmé que les sept otages se portaient bien. Selon M. Medelci, tous les membres de cette mission «se portent bien». Rassurant, il a affirmé que «les autorités compétentes en Algérie suivent en permanence l'état de santé» des diplomates enlevés. Les contacts «sont toujours en cours et nous nous attendons à ce qu'ils portent leurs fruits, dans les plus brefs délais», a ajouté M. Medelci. En outre, selon le porte-parole du groupe terroriste, le Mujao aurait menacé l'Algérie d'un attentat si les revendications de son mouvement n'étaient pas satisfaites.

    Par ailleurs, le Mujao, qui détient également des humanitaires, une espagnole et une italienne, enlevées avec un autre Espagnol en octobre 2011 près de Tindouf, a exigé une rançon de 30 millions d'euros pour libérer les deux femmes. «Les négociations portent seulement sur l'otage italienne et l'otage espagnole», a précisé Adnan Abu Walid Sahraoui, qui a ajouté que son mouvement a réclamé «une rançon de 30 millions» et demandé au gouvernement espagnol «d'intervenir pour la libération de deux Sahraouis arrêtés par la Mauritanie».
    CONFUSION A BAMAKO

    D'autre part, une extrême confusion régnait hier mercredi à Bamako après les affrontements sanglants entre les partisans du président déchu Amadou Toumani. Touré et les putschistes. Après ces violences, qui ont fait au moins 22 morts et des dizaines de blessés - des militaires des deux camps et quelques civils -, le capitaine Sanogo, le chef des putschistes, avait assuré mardi que la situation était «sous contrôle» à Bamako. Hier, dans la ville-garnison de Kati, quasiment tous les accès étaient tenus par des ex-putschistes très ner veux qui contrôlaient les véhicules et les motos. Le capitaine Sanogo avait désigné les auteurs des attaques de lundi comme étant des «mercenaires» associés aux éléments du 33e Régiment de commandos-parachutistes (RCP) basés au camp de Djikoroni, dans le centre de Bamako, dont les ex-putschistes ont repris le contrôle.

    Le chef d'état-major des armées, le colonel-major Ibrahim Dahirou Dembele, proche de l'ex-junte, a affirmé mardi soir que les assaillants avaient tenté de «conquérir» l'ORTM et l'aéroport «pour permettre l'arrivée de renforts extérieurs», puis attaquer la caserne de Kati «avec pour objectif l'assassinat de chefs militaires et particulièrement» du capitaine Sanogo.

    Une source proche de l'ex-junte a fait état de 29 arrestations en marge des combats, des civils, des militaires, mais également des «étrangers» dont la nationalité n'a pas été communiquée.

  • élections législatives

    Enlèvement hier soir à Alger de M. Tarek Mameri un jeune cyber activiste qui a appelé au boycott des élections législatives

    Alkarama, 02 Mai 2012

    tarekmameriTarek MAMERI, âgé de 23 ans, demeurant à Alger, quartier de Belouizdad, a été enlevé hier 1er mai à 21 heures en plein centre d'Alger par plusieurs individus en civil qui circulaient à bord d'un véhicule banalisé de marque Caddy Volkswagen de couleur blanche.

    Il se trouvait en compagnie de plusieurs de ces camarades habitant le quartier qui ont rapporté l'information à ses proches.

    Ces hommes n'étaient pas munis d'un mandat d'arrêt et l'ont obligé par la force à monter à bord de leur véhicule ; Il s'agit du modus opérandi habituel des services de sécurité algériens lorsqu'ils procèdent à des arrestations ou à des enlèvements qui sont généralement suivis par des détentions au secret dans leurs locaux.

    M. MAMERI est devenu en quelques semaines sur Internet une figure emblématique de la jeunesse algérienne dont il exprimait toute la mal vie et le désespoir ; il avait annoncé dans une vidéo récente postée sur Youtube qu'il s'attendait à arrêté en raison de son appel au boycott et de ses critiques publiques contre la corruption du pouvoir algérien.

    Il ne fait donc pas de doute que son enlèvement est motivé par son rôle de cyber activiste qui dénonce avec beaucoup de courage la corruption, les abus et les violations des droits humains dans son pays.

    Alkarama a saisi aujourd'hui M. le Rapporteur spécial sur la liberté d'opinion et d'expression des Nations unies pour l'informer de la situation.

    Quelques vidéos de Tarek MAMERI:

    http://www.youtube.com/watch?v=1kVqTj21OR8
    http://www.youtube.com/watch?v=RuvgOOeiGAc
    http://www.youtube.com/watch?v=kaOH37St2LY
    http://www.youtube.com/watch?v=rNJQDc-dswI

    Sa page facebook :

    https://www.facebook.com/tarekalgerien1988?ref=ts

  • Ouverture de l'audiovisuel en Algérie : le gouvernement traîne les pieds



    El Watan, 3 mai 2012

    L’espace audiovisuel algérien est en mouvement. En dépit des interdits et des contrôles à tous les niveaux, de nouvelles chaînes de télévision s’installent comme El Djazaria, Echourouk TV, Dzaïr TV et Ennahar TV.

    Les journaux El Watan et El Khabar travaillent actuellement pour lancer leurs chaînes également. La citadelle ENTV connaît ses premières secousses. El Yatima, l’orpheline, surnom qui lui colle à la peau comme une matière visqueuse, n’aura plus le monopole de l’image. Cette télévision, qui se vide déjà de ses meilleurs journalistes et techniciens, continue à recycler la pensée unique. L’ex-RTA, plongée dans la bureaucratie et la mauvaise gestion, est insensible aux appels au changement qui émanent de la société. Cette télévision qui, chaque année, engloutit des milliards de dinars d’argent public et qui ne publie aucun bilan de ses activités, ignore les grèves, les protestations de rue, les cas d’immolation, les violences urbaines, les critiques de l’opposition, les revendications des syndicats autonomes…

    Bref, l’ENTV, qui ne possède aucune grille reconnue de programmes, n’est pas la chaîne de télévision de tous les Algériens, la chaîne publique. Elle est réduite à un simple canal de propagande officielle. Le travail que mène actuellement cette télévision pour «convaincre» les Algériens d’aller voter est un parfait exemple. Malgré cela, le ministre de la Communication, Nacer Mehal, se présente comme un avocat de l’ex-RTA. «Je veux qu’on arrête de critiquer la Télévision nationale car si j’ai été le premier à faire son procès, et je le revendique, je suis aussi le premier à la défendre», a-t-il soutenu dans entretien à l’agence APS. Faudrait-il dire alors «tout va bien» ? Il est clair qu’avec un tel état d’esprit, aucune avancée ne sera possible. Il est donc légitime que les Algériens regardent ailleurs. Le plus curieux est que les chaînes qui diffusent actuellement sur le satellite égyptien Nilesat ne peuvent pas le faire en direct à partir d’Alger.
    Elles sont obligées de localiser l’émission des signaux en dehors du pays.

    C’est simple : les initiateurs de ces nouvelles chaînes algériennes sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays ! Une stupidité qui n’inquiète personne parmi le cercle large de ceux qui décident en Algérie. Au contraire, le gouvernement, qui fait de belles promesses aux invités étrangers sur «le paradis» démocratique en Algérie, traîne les pieds. Ne fait aucun effort et multiplie les déclarations. M. Mehal a annoncé, interrogé par nos confrères de l’Expression, que des «consultations» seront lancées en octobre 2012 avec les professionnels pour «élaborer» le projet de loi sur l’audiovisuel. Pourquoi n’avoir pas commencé ces «consultations» en janvier ou en février 2012 pour élaborer ce texte avec «le paquet» des autres lois relatives aux «réformes» dont la liberticide loi sur l’information ? Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? Il est évident que les autorités ne veulent pas d’une ouverture réelle du champ audiovisuel en Algérie. Une ouverture qui peut leur échapper.

    Après les législatives du 10 mai 2012, un nouveau gouvernement sera nommé. Gouvernement qui pourrait avoir d’autres priorités, pas forcément la loi sur l’audiovisuel. Octobre 2012 sera la période du déroulement des élections locales. Début 2013, le débat va se concentrer sur la révision de la Constitution par référendum. Ce sera suivi, lors de la deuxième moitié de 2013, par le début de la précampagne pour la présidentielle de 2014. Même si la loi sur l’audiovisuel était votée dans des conditions que l’on ne connaît pas puisque cela dépend de la composante de la prochaine Chambre basse du Parlement, il faudra encore attendre des mois avant l’installation de l’Autorité de régulation. Une fois installée, cette Autorité devra adopter son règlement intérieur et ses statuts, elle prendra tout le temps qu’elle veut avant de passer aux choses sérieuses.

    Ce n’est qu’après que les dossiers des nouvelles chaînes seront «étudiés, épluchés et examinés»… Autant dire qu’avec cette bureaucratie voulue, aucune ouverture du champ audiovisuel n’est possible avant cinq ou six ans. Peut-être.
    Fayçal Métaoui
    Télévision et radio publiques : l’opposition et les syndicats toujours interdits d’antenne

    L’ENTV demeure fidèle à ses pratiques de censure. Nous ne constatons aucun changement, aucune ouverture.

    L’Unique couvre seulement les officiels et boycotte l’opposition», déplore le docteur Mohamed Youcefi, premier responsable du Syndicat des spécialistes de santé publique (SNPSSP). 50 ans après l’indépendance, les citoyens regrettent que la liberté d’expression et d’information soit toujours bafouée en Algérie. Le syndicat des spécialistes, à l’instar des organisations autonomes, dénonce l’embargo des médias publics (audiovisuels notamment) imposé sur leur activité. Pour eux, les réformes annoncées par le président de la République restent lettre morte, puisque sur le terrain, la situation demeure toujours la même. Des grèves secouent plusieurs secteurs, mais l’Unique n’en souffle pas mot.

    Des citoyens se plaignent de la cherté de la vie, de la pénurie de médicaments, de la misère, du manque de logements, et la chaîne publique continue de servir des discours de ministères évoquant la distribution de milliers de logements, de la pomme de terre qui ne fait pas défaut, de l’absence totale de pénurie de médicaments… «La télévision algérienne est financée par le contribuable. Elle est censée donc être au service du citoyen. Malheureusement, en Algérie, ce n’est pas le cas», attestent les syndicats activant dans différents secteurs. Ces derniers ne comprennent pas l’attitude et la démarche de l’Unique qui donne la parole à un ministre qui menace les syndicats de ponction sur salaire et en parallèle, elle ne donne pas la parole à ces syndicats pour défendre leur cause et informer les citoyens de ce qui se passe. Selon eux, il s’agit là d’une pratique anticonstitutionnelle puisque le droit à l’information est une obligation. Le docteur Youcefi explique que les journalistes de cette chaîne ainsi que ceux exerçant à la radio font leur boulot convenablement, mais dans la plupart des cas, leur travail est censuré.

    Pour appuyer ses dires, le syndicaliste donne un exemple édifiant. Selon lui, la semaine dernière, une équipe de la radio s’est déplacée au ministère de la Santé pour couvrir le sit-in des praticiens. «Les journalistes ont respecté les règles de déontologie en donnant la parole à tout le monde. Seulement, lors de la diffusion de cet événement, la radio, comme la télévision, l’on a entendu que la partie officielle, à savoir le ministre de la Santé», déplore-t-il. «Nous avons pris attache avec les responsables de la radio pour demander des explications. Ceux de la rédaction nous ont clairement signifié qu’ils ont reçu des instructions d’en haut», affirme le docteur Youcefi qui se dit outré par une telle pratique.

    Il précise qu’il est normal que la Algériens se rabattent sur les chaînes étrangères pour s’informer et s’exprimer. Des syndicats, des fonctionnaires, des universitaires sont également «interdits» d’antenne en raison de leur position critique. «Nous sommes boycottés par l’Unique, car nous n’épousons pas les idées du pouvoir, mais nous sommes sollicités par les chaînes étrangères. C’est pour nous une opportunité pour expliquer aux Algériens qui tournent le dos à l’Unique nos préoccupations», note un enseignant. Les partis politiques d’opposition sont également victimes de cette censure. Les partisans du boycott des législatives, par exemple, n’ont aucune chance de passer à la TV et à la radio.
    Nabila Amir

  • no moment

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  • S’il te plaît, je t’en prie, Allah yarham babak, voti ! Voti bark !

    Par Hakim Laâlam Email : laalamh@yahoo.fr

    Nous sommes l’un des rares pays au monde où l’expression «dépouillement des voix» prend tout son sens. Littéral Demain se tient à Blida la journée nationale des horticulteurs gauchers. Je pense qu’il faut d’ores et déjà s’attendre à ce qu’Abdekka en profite pour lancer un nouvel appel à voter massivement le 10 mai prochain. De toutes les façons, ceux qui auront raté ce 34 579e appel présidentiel au vote massif pourront se rattraper dans le courant de la même journée, puisque dans mon agenda, je note que se tient à Ghardaïa le salon du tapis à motifs en losange, manifestation qui se singularise chaque année par une date différente de cet autre salon régional organisé demain vendredi à Metlili et qui, lui, est exclusivement dédié au tapis à dessins octogonaux. Ce qui implique donc un autre appel à voter que Boutef’ lancera nécessairement à cette occasion. Il faut d’ailleurs lui rendre hommage, car dans le même temps, et presque à la même minute, la société qui a refait le gazon du stade du 5-Juillet pour la finale de la Coupe d’Algérie, compétition remportée 2 à 1 par l’Entente de Sétif face au CR Belouizdad, organise un cocktail dinatoire dans les salons rénovés du complexe olympique. Une occasion en or qu’il ne peut manquer pour en faire le cadre idéal d’un nouvel appel au vote massif. Et il y sera, malgré le timing très serré. Ceux qui pensent qu’après ce nouvel appel du Châtelain à se rendre nombreux aux urnes le 10 mai, il ne lui sera plus possible d’animer d’autres rendez-vous en fin de soirée, se trompent lourdement ! Son staff a prévu pour lui une apparition à minuit tapante au banquet des greffiers non-grévistes qui tiennent ainsi à célébrer la prime exceptionnelle que leur a octroyée le ministère de la Justice pour avoir fait les jaunes ces derniers jours. Malgré la fatigue extrême provoquée par un tel marathon, Abdekka a promis de se lever aux aurores le lendemain pour pouvoir lancer un appel au vote massif en direction des chalutiers de la pointe de Cap-Matifou et qui sortiront en mer pour taquiner la dorade fortement présente en cette période de l’année dans cette zone. Et comme il restera tout de même un rab de jours avant le 10, le raïs compte sur l’esprit de civisme de chacun de nous. Il suffit juste de lui signaler le plus rapidement possible tout rassemblement de plus de deux d’adultes en âge de voter afin qu’il s’y rende et qu’il les exhorte à ne pas bouder les urnes. Qui a dit que la fonction présidentielle était de tout repos, hein, qui ? Pas moi ! Moi, je me contente juste de fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue. Et je ne vous appelle même pas à en faire de même. Enfin… si, quand même, un peu ! H. L.

  • MÉDICAMENTS


    Le DG de Sanofi-Aventis Algérie condamné à une année de prison avec sursis

    La justice algérienne a condamné Thierry Lefebvre, directeur général de Sanofi- Aventis Algérie. Elle a également établi la responsabilité de cette filiale algérienne du géant mondial de l’industrie pharmaceutique.
    Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le verdict a été prononcé très tôt hier, vers 8h30, par le pôle judiciaire spécialisé près la cour d’Alger. Poursuivis pour des infractions de majoration de valeur dans le commerce extérieur, engendrant un transfert de sommes importantes de devises à l’étranger, Sanofi-Aventis Algérie a écopé d’une amende de deux milliards de dinars (200 millions d’euros environ) et Thierry Lefebvre, directeur général de cette filiale du pharmacien français, a été condamné à une peine d’une année de prison avec sursis. Interviewé en février 2011 par Le Soir d’Algérie à propos de cette histoire de surfacturation, Thierry Lefebvre déclarait : «Le jour où je serai informé, je pourrai m’expliquer sur ce malentendu. Si effectivement il y a un problème, il est impossible que nous ne puissions pas apporter d’explication. Il y a une explication. Nous ferons tout pour clarifier la situation. Sanofi-Aventis a toujours travaillé avec le gouvernement algérien et dans le plus total respect des lois algériennes.» Or, il savait ! Il convient ainsi de préciser que l’affaire a éclaté bien avant que le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ne s’intéresse au sujet des surfacturations. C’était au courant de l’été 2010. Des P-V de constat d’infractions à la législation de change et des mouvements de capitaux ont été établis par les services des Douanes algériennes de l’aéroport international Houari-Boumediène d’Alger suite aux contrôles effectués sur une série d’opérations d’importations de Sanofi-Aventis Algérie. Mesures prises, précise-t-on, sur la base d’un document allemand trouvé dans les colis de Sanofi-Aventis Algérie et qui faisait état des prix réels des produits. «L’achat de 25 kg de Glimepiride, un principe actif entrant dans la fabrication des médicaments antidiabétiques, acquis par Sanofi Winthrop Industrie France pour la modique somme de 38 219,75 euros auprès de Sanofi-Aventis Deutchland, a été facturé pour Sanofi-Aventis Algérie à plus d’un million d’euros (1 139 410 euros) par Sanofi Winthrop Industrie France. Une opération ayant permis donc le transfert illicite de 1 101 191 euros. Les investigations menées par la suite ont démontré que le laboratoire usait de cette technique depuis 2008. Les transferts illicites porteraient, essentiellement, sur l’achat de Glimepiride ainsi qu’un autre principe actif, l’Alpha-Amylase.» (lire Le Soir du 28 février 2011). Sanofi-Aventis Algérie fait ses «emplettes» chez des filiales de ladite multinationale française du médicament qui, à leur tour, achètent chez d’autres filiales du même groupe ou chez des fournisseurs agréés par lui. C’est que la filiale algérienne majorait les prix d’achat des produits acquis auprès de sa société mère. Les surfacturations des médicaments ont été estimées en 2011 à 94 millions de dollars pour 34 produits importés par presque autant d’opérateurs, selon les chiffres fournis récemment par le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès. Il convient aussi de rappeler que les Douanes algériennes avaient déposé une plainte auprès du tribunal d’El Harrach qui s’est dessaisi de l’affaire peu de temps plus tard. Le procureur de la République avait requis lors du procès ouvert le 18 avril dernier par le pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’hamed, près la cour d’Alger, une peine de trois ans de prison ferme contre Thierry Lefebvre assortie d’une amende à hauteur de deux fois le montant des transactions et contre Sanofi-Aventis Algérie une amende de quatre fois le montant des transactions. Le juge a demandé la comparaison des prix déclarés à l’importation par Sanofi-Aventis Algérie et ceux déclarés par le Groupe Saidal, opérateur public algérien et non moins partenaire de Sanofi-Aventis dans Winthrop Pharma Saidal, joint-venture qui a pour mission de mettre sur le marché des médicaments génériques de qualité Sanofi-Aventis sous la marque Winthrop. Ceux de Sanofi-Aventis Algérie sont cent fois plus chers que ceux de Saidal. Le préjudice causé à l’économie nationale se chiffre en milliards. Sauf que la Banque d’Algérie ne s’est même pas constituée partie civile…
    L. H.

  • La fin des auto-écoles ?


    Les auto-écoles sont-elles toutes condamnées à disparaître ? Tout porte à le croire, puisque le décret organisant leur activité stipule que tout gérant d’une auto-école doit justifier d’un diplôme d’enseignement supérieur.
    Les responsables de ces auto-écoles ont deux années pour s’y conformer, sous peine de se voir retirer l’agrément. Une aberration selon les concernés qui ne comprennent pas cette décision au moment où les moniteurs accèdent au poste avec un niveau de neuvième année fondamentale !

  • Sarkozy, Sanofi et les surfacturations


    Niicolas Sarkozy s’est impliqué personnellement dans l’affaire Sanofi, qui détient le monopole du médicament en Algérie.
    De différentes manières, apprenons-nous de sources diplomatiques sûres, l’Elysée tente de faire pression sur Alger pour épargner au groupe des déboires avec la justice suite à l’enquête ouverte par le ministère de la Santé et qui révèle de nombreuses atteintes à la réglementation algérienne ainsi que des surfacturations astronomiques de plusieurs de ses produits.

  • c'est au peuple Algerien de se soulever contre toute les institutions malhonnetes depuis 62

    La grève des praticiens de la santé publique suivie à plus de 75%

    Un nouveau bras de fer syndicat-ministère de la Santé

    Par : Malika Ben

    L’action sera reconduite pour trois jours à compter du 7 mai prochain. Le conflit entre le ministère de la Santé et les syndicats ne semble pas connaître le bout du tunnel.
    Le secteur de la santé publique a été une fois de plus paralysé par une journée de grève lundi des praticiens. Une action à laquelle a appelé le Syndicat national des praticiens de la santé publique, SNPSP, en guise de protestation contre la non-prise en charge effective des doléances du syndicat pour réclamer l’amélioration de la prise en charge des malades et le respect du droit syndical.
    La mobilisation des médecins était une fois de plus au rendez-vous à travers tout le territoire national. Selon un communiqué qui nous est parvenu hier “le taux de suivi national a atteint les 75%”. “Le Syndicat national des praticiens de la santé publique enregistre avec beaucoup de satisfaction le suivi massif, par ses adhérents, du mot d’ordre de grève pour la journée du 30 avril”, note le communiqué signé par le Dr Lyes Merabet. Les taux de suivi différent d’une wilaya à une autre.
    Au niveau de la capitale, le suivi était de pas moins de 72%, Tizi Ouzou a battu le record avec 95%, Skikda 92%, Ghardaïa 50%, Mascara 30%, Blida 89%...
    Ce débrayage d’une journée semble être un premier avertissement au département de la Santé puisque le SNPSP ne s’arrêtera pas là et fera monter la pression par trois jours de grève à compter du 7 mai prochain.
    Le Syndicat des praticiens avait pourtant fait preuve de sagesse à la suite des engagements pris par la tutelle lors de la réunion du 23 février dernier.
    La fin du mois de mars était l’échéance fixée par le ministère de la Santé pour annoncer de bonnes nouvelles aux praticiens. Il n’en a été rien plusieurs semaines après l’expiration de l’échéance et c’est ce qui a poussé le conseil national extraordinaire du SNPSP à opter pour un retour en force sur le terrain.  D’ailleurs même la rencontre de conciliation à la suite du préavis de grève, à laquelle a été convié le syndicat n’a pas abouti à du concret.
    Pis, le ministère de la Santé est allé jusqu’à non seulement fermer les portes du dialogue mais les portes de son propre siège à son partenaire social ! Les réunions de conciliation ont lieu depuis de longues années au siège d’El-Madania, mais contre toute attente et sans explication aucune, la dernière réunion de conciliation a été transférée au siège de l’Institut national pédagogique de la formation paramédicale à Hussein-Dey. Les partenaires sociaux sont-ils indésirables au siège de tutelle ? C’est portant dans l’enceinte même du ministère de la Santé que les engagements restés lettre morte ont été pris.


    M B

  • Sur fond de contestation ...

     


    بمناسبة اليوم العالمي للشغل، يتقدم المكتب الوطني للنقابة الوطنية لممارسي الصحة العمومية بأخلص تهانيه لكل عمال الجزائر و بالأخص لمجموع منخرطيه

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    A l’occasion de la journée mondiale du travail, le bureau national du SNPSP présente ses meilleurs vœux à tous les travailleurs algériens et spécialement à l’ensemble de ses adhérents.

  • Générique syndical au secours de DOA


     

    arton45217-150ef.jpgPar ailleurs, le ministre a critiqué sans le citer le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), présidé par Lyès Merabet, qui compte faire grève durant trois jours à partir du 7 mai pour défendre une plate-forme de revendications.

     

    "Ils ne sont plus mes partenaires. C’est (la grève) une manipulation grossière. Tant qu’ils prennent des décisions politiques, cela ne marchera pas avec nous", a déclaré M. Ouled Abbes.

     

  • Sit in des professionnels de la santé

     


    Les adhérents du SNPSP sont appelés à participer massivement au "Sit in" qui sera organisé demain 03 mai 2012 devant le siège du MSPRH à partir de 11h00. Ce rassemblement, convoqué par l'intersyndicale des professionnels de la santé publique, s'inscrit sous le signe de la protestation pour:

    1. Le respect des libertés syndicales et du droit de grève.
    2. Le droit du malade à une bonne prise en charge
    3. Le droit à la révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des personnels de la santé publique
    4. La promulgation du régime indemnitaire général (Garde / Contagion).

    UNION - SOLIDARITE - DIGNITE

     

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  • La mort comme projet

     

     

     

     

    Taille du texte normale

     

    En pleine campagne pour le scrutin capital, deux nouvelles victimes ont été recensées, auto-éliminées du gros fichier électoral. Un jeune de 26 ans qui s’est immolé par le feu à Tiaret en plein centre-ville et un autre qui s’est mutilé à Mila, devant le siège de la wilaya : il s’est découpé le torse, les bras et les épaules avec un couteau de boucher. Comment en est-on arrivés là ? En dehors du procédé lui-même — sortie avec spectacle pyrotechnique pour le premier, menace sur son propre corps pour le second — les facteurs et moteurs sont certainement multiples. Pour faire un rapide récapitulatif, pendant la guerre d’indépendance, les Algériens tuaient des Français pour se libérer. Puis des traîtres algériens après la guerre, pour se venger. Dans les années 1970, les Algériens tuaient leur agriculture et dans les années 1980 assassinaient leur histoire. Dans les années 1990, les Algériens ont commencé à tuer des Algériens.

    200 000 morts victimes de règlements internes, et les années 2000 auront vu le meurtre des ambitions et celui d’une forme de modernité, refusée par les autorités sous le couvert de traditions à respecter. Pour en arriver aux années 2010 et le XXIe siècle, où les Algériens, impuissants à influer sur l’histoire, en sont arrivés à se tuer eux-mêmes. Des enfants se pendent dans les cours d’école pendant que des dizaines d’adultes se brûlent devant les foules médusées. On ne sait plus combien se sont immolés par le feu et mutilés, tant il y en a, on ne sait plus pourquoi ils le font, tant les raisons s’entrechoquent et paraissent devenues plus nombreuses que les raisons de vivre, 50 ans après l’indépendance. Du coup, demander à sanctionner ceux qui ne votent pas devient ridicule, comme si on pouvait emprisonner quelqu’un qui est déjà passé de l’autre côté. C’est tout le problème. L’Algérien reste fasciné par la mort. Quand il ne peut plus la donner, il se la donne à lui-même.

     

    Chawki Amari
  • Lève-toi, tu verras

     

    Il est connu que les hommes petits ne voient pas loin à cause d’un problème de perspective et de triangulation hauteur-longueur-profondeur. Contrairement aux grands qui ont une vision XXL, plus à même d’observer l’avenir. Qoum tara (lève-toi, tu verras, le contraire exact de riyah, ma tchoufch) est-il le slogan de l’année ? Le FFS l’a adopté même si, en tant que boycotteur repenti, il n’aura pas répondu aux questions. Pourquoi cette participation ? Aït Ahmed-Bouteflika, même combat ? Mais contre qui ? Car si le FFS est dans l’opposition, le président Bouteflika fait croire qu’il est aussi dedans.

    Par géométrie inclusive, les deux hommes, le petit et le grand, se seraient discrètement rencontrés à la fin de l’année dernière et auraient conclu un marché. En échange de la participation du FFS, une Assemblée constituante verrait le jour – Qoum tara –, le vœu du FFS depuis que le FFS existe. Mais si la démarche de Bouteflika est claire – rassembler tout le monde, acheter chacun et clientéliser tout le pays – celle du FFS l’est moins. Peut-on faire confiance à un système qui a pour vocation d’avaler et de digérer chaque élément pour la survie de la Matrice ? Il y a de l’illisibilité dans la démarche du FFS. Quand Ouyahia dit que des forces veulent détruire l’Algérie, ce n’est pas comme Bouchachi, tête de liste FFS à Alger, qui dit qu’il y a un plan de destruction de l’Algérie.

    Pour le premier, il s’agit de forces occultes, vraisemblablement situées dans un bureau de la CIA, un service d’action du Quai d’Orsay ou un département de l’OTAN. Pour le second, l’ex-président de la Ligue des droits de l’homme, on ne sait pas de qui parle-t-il, mais c’est le même problème. Si on ne nous dit pas qui veut détruire l’Algérie en donnant des noms, personne n’y croira. On croira juste ceci : l’Algérie serait faible au point de ne pas pouvoir nommer les ennemis qui veulent la détruire.
     

     

    Chawki Amari
  • no moment

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  • ELLE A ENTAMÉ HIER UNE GRÈVE ILLIMITÉE


    L’Unpef se mobilise contre la promulgation du statut particulier

    Reprise de la contestation dans le secteur de l’éducation. Les écoles primaires et du moyen ont été paralysées, hier, à l’appel de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) pour une grève illimitée. Le syndicat exige le report de la signature du statut particulier des travailleurs de l’éducation.
    Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les élèves des écoles primaires et du moyen ont dû rebrousser chemin, hier, le syndicat de l’Unpef ayant maintenu son appel à un mouvement de grève illimité. Celui-ci qui a observé deux jours de grève la semaine passée, a radicalisé son mouvement suite à l’échec de sa réunion avec la tutelle. Réconforté par la forte mobilisation du personnel de l’éducation, l’Unpef est déterminée «à reconduire la protestation jusqu’à ce que les incohérences soulevées dans la mouture du statut particulier des travailleurs de l’éducation soient corrigées». Le syndicat, qui se félicite du taux de suivi de la grève qui a dépassé pour son premier jour les 70%, a décidé de maintenir la pression à l’approche des examens de fin d’année qui se tiendront le 29 mai pour la 6e et du 10 au 12 mai pour le brevet de l’enseignement moyen (BEM). «Une prise d’otages» qui a obligé le ministre de l’Education nationale à convoquer une nouvelle fois le syndicat pour tenter de désamorcer le conflit. La réunion qui s’est tenue, hier, au siège du ministère s’est avérée infructueuse, selon le syndicat qui estime que la tutelle n’a pas pu tenir des engagements concrets pour arrêter la signature du statut particulier. «Prétextant que le gouvernement ne peut pas prendre de décisions jusqu’à la fin des élections, la tutelle se contente de donner des promesses», a indiqué Sadek Dziri, porte-parole de l’Unpef qui dénonce le recours de la tutelle aux menaces pour pousser les protestataires à mettre fin au débrayage. Le syndicat qui revendique l’intégration de tous les enseignants du primaire et du moyen sans condition, l’uniformisation du mécanisme d’intégration des corps d’enseignement, la promotion verticale des cycles, la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et des adjoints d’éducation dans la catégorie 10 estime que la mouture actuelle du statut a bafoué les droits de certaines catégories telles que les corps communs. L’Unpef est décidée à reconduire la contestation jusqu’à ce que ces acquis soient arrachés. L’arrêt de la grève, affirme le syndicat, est conditionné par le report de la signature du statut particulier.
    S. A.

  • no moment

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  • Ould Abbès promet des logements de fonction aux médecins

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    Un logement de fonction sera attribué à tout médecin de santé publique affecté dans un poste de travail loin de son lieu de résidence, a annoncé lundi à Alger le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès. « Tout médecin, généraliste ou spécialiste, affecté dans une structure de santé publique loin de chez lui aura un logement de fonction », a indiqué M. Ould Abbès lors d’une séance de travail au siège du ministère avec une délégation du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP) menée par son président, Salah Laouar. « Les directeurs de la santé et de la population des wilayas (DPS) ont été contactés à ce sujet. L’opération sera réalisée avec vous et je vous invite à vous rapprocher des DPS pour arrêter les priorités », a‑t‑il expliqué.

     

     

     

    Considérant l’annonce de M. Ould Abbès comme un « acquis », la délégation du SNMGSP a évoqué la situation des médecins occupant des logements d’astreinte, parfois depuis trente ans, sans disposer d’un logis où ils pourraient habiter après leur départ à la retraite. En réponse, le ministre a demandé à ce syndicat de lui remettre une liste complète de toutes les personnes se trouvant dans cette situation « spécifique ». « Je prends sur moi de régler ce problème », a promis M. Ould Abbès.

     

     

     

    Au sujet de l’instauration des primes de contagion et de garde, dont devraient bénéficier tous les corps de la santé publique, le ministre a assuré que la question serait réglée « cet été ». De plus, les représentants du SNMGSP ont à nouveau abordé avec M. Ould Abbès la question relative à « la révision » des statuts du médecin généraliste de santé publique entrés en vigueur en 2008. Selon le ministre, ce dossier a été officiellement porté à la connaissance des services de la Fonction publique, qui n’est pas contre sa révision. En attendant la promulgation de ces nouveaux statuts, M. Ould Abbès a accepté la proposition du SNMGSP d’appliquer des « mesures transitoires » à certains cas de passage de grades de médecins généralistes soumis au concours sur épreuves par les statuts de 2008.

     

     

     

    Sur un autre registre, M. Laouar a informé le ministre des « entraves » que créent « des responsables locaux » de santé publique aux activités syndicales des adhérents du SNMGSP et des sanctions auxquelles ils sont exposés. Par ailleurs, le ministre a critiqué sans le citer le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), présidé par Lyès Merabet, qui compte faire grève durant trois jours à partir du 7 mai pour défendre une plate‑forme de revendications. « Ils ne sont plus mes partenaires. C’est (la grève) une manipulation grossière. Tant qu’ils prennent des décisions politiques, cela ne marchera pas avec nous », a déclaré M. Ould Abbes. « Le recours à la grève est un droit constitutionnel. Chaque partie est libre de ses mouvements. Nous n’avons pas le droit de commenter l’action des autres syndicats dont nous respections les positions », a indiqué M. Laouar en marge de la réunion. « Le SNMGSP ne s’inscrit pas dans cette voie (la grève). Nous avons fait le choix délibéré depuis longtemps de rester sur la voie du dialogue avec le ministère », a‑t‑il soutenu.
  • Des idées « en l’air » contre la politique et les libertés

  • Mouammar Kadhafi aurait financé la campagne électorale de Sarkozy

     

     

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    Les affaires rattrapent le candidat Sarkozy. Selon le journal en ligne d'investigation Mediapart, "le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007".

    Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy

    Ce pourrait être une bombe à quelques jours de l'élection présidentielle. Mediapart affirme détenir la preuve de la participation de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

    "Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007", affirme samedi 28 avril le site d'investigation, qui met en ligne un document présenté comme officiel. Cette note aurait été communiquée par "d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité". Elle serait "issue des archives des services secrets", aurait été "rédigée il y a plus de cinq ans", et aurait "échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale".

    Le 12 mars, Nicolas Sarkozy avait bien entendu qualifié de "grotesque" un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi.

    Plusieurs informations sont évoquées dans ce document. Premièrement le nom de Nicolas Sarkozy, "candidat aux élections présidentielles" (sic). Deuxièmement un montant d'une valeur de "50 millions d'euros". Ensuite la confirmation "d’un accord de principe" pris lors "de la réunion tenue le 6 octobre 2006".

    Enfin d'autres noms, ceux des prétendus participants à cette réunion : "Brice Hortefeux", alors ministre des collectivités locales et fidèle compagnon de Nicolas Sarkozy, l'homme d'affaires franco-libanais "Ziad Takieddine", ainsi que "le directeur des services de renseignements libyens", Abdallah Senoussi, emprisonné en Libye et le "président du Fonds libyen des investissements africains", Bachir Saleh.

    Quant au signataire de la lettre, ce ne serait autre que "Moussa Koussa", "connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam)". Mais aussi, écrit Mediapart, "le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens, avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye." Moussa Koussa se trouve actuellement à l’étranger, il avait fui la Libye pendant la révolte du CNT.

    La traduction de la lettre

    Le site publie la version originale du document, ainsi que sa traduction :

    "Service de la sécurité extérieure

    Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains

    Que la paix soit sur vous… En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros.

    Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens, et le président du Fonds libyen des investissements africains, et du côté français, Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement. Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions…

    Moussa Imuhamad Koussa

    Chef du service de la sécurité extérieure"

    Takkieddine confirme

    C'est Ziad Takieddine, l'homme d'affaires au centre d'affaires de corruption liées au clan Sarkozy, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches de l'actuel ministre de l'intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même. Rencontré par Mediapart vendredi 27 avril, Ziad Takieddine, dont l'avocate Samia Maktouf affirme qu'il "n'était pas présent à la réunion indiquée dans le document", déclare : "Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat, que ces 50 millions d'euros aient été versés ou non."

    Interrogé par le Nouvel Observateur, Me Maktouf affirme que son client "a jugé le document crédible, compte tenu des propos du fils de Kadhafi Saïf al-Islam lors de leur dernière rencontre selon lesquels il détenait les preuves d'un financement." Mais, poursuit l'avocate de l'homme d'affaires, "M. Takieddine dit qu'il n'était pas présent à la réunion évoquée dans le document."

    Dans une interview au Nouvel Observateur début avril, Ziad Takieddine déclarait: "Il n'y a pas de financement en 2007. Il n'y a aucun financement en 2007. S'il y avait eu un financement, je l'aurais vu, ce serait passé entre mes mains, je savais tout ce qui se passait entre la Libye et la France."

    En décembre 2007, le guide de la révolution libyenne a été accueilli en grandes pompes à Paris pourune visite de cinq jours. Une visite au protocole inhabituel : reçu à l'hôtel Marigny, conformément à ses caprices, le colonel a fait ériger dans les jardins une tente bédouine pour y accueillir ses invités.

    En mars 2011, rappelle Mediapart, peu avant le déclenchement de la guerre sous l'impulsion de la France, "Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d'un financement occulte du président français".

    Et le site de poursuivre : "La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes." Peu après la publication de l'article de Mediapart, Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, a demandé à Nicolas Sarkozy de "s'expliquer devant les Français".

  • Abdelaziz Bouteflika prépare l'après-2014

     

     

    boutef le traitre

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    Tayeb Belaïz a été nommé jeudi président du Conseil constitutionnel par Bouteflika. Gouverner c’est prévoir et en l'espèce le président Bouteflika ne laisse rien au hasard.

    Abdelaziz Bouteflika.

    Le futur se construit maintenant. La fin de son troisième et normalement dernier mandat se prépare à la veille des législatives ; si le scénario n’a pas été écrit il y a quelques mois déjà. Aussi, pour ne pas se retrouver sur une mauvaise pente, le président pose ses jalons un par un pour baliser la prochaine présidentielle, éviter les surprises. Et les petites portes de sortie. Pour cela, il vient d’introniser à la tête du Conseil constitutionnel un de ses plus fidèles ministres : Tayeb Belaïz (64 ans). Il prend la place de Boualem Bessaïeh. Cet ancien cacique du FLN, plusieurs fois ambassadeur, quitte, à 82 ans, ce poste stratégique de second personnage de l’Etat et le laisser à un des hommes de confiance du président. Dans un communiqué concis et sans tapage, la présidence de la république indique : "Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a pris, ce jour, un décret présidentiel portant nomination de M. Tayeb Belaïz, en qualité de président du Conseil constitutionnel conformément à l’article 164 de la Constitution, en remplacement de M. Boualem Bessaïeh".

    Né à Tlemcen, Tayeb Belaïz fait partie de ce clan qui détient les postes clé du pouvoir depuis l’arrivée de Bouteflika à El Mouradia. Ministre depuis 9 ans, le communiqué de la présidence ne précise toutefois pas qui le remplace au département de la Justice.

    A travers cette nomination, il est manifeste qu’Abdelaziz Bouteflika n’entend pas voir le centre de gravité du pouvoir lui échapper. C’est d’ailleurs pour cela qu’il s’est très vite entouré d’une cour de hauts cadres, ministres qui constituent autant de rouages et de soutiens au système Bouteflika. Dès son arrivée il s’était employé à placer ses hommes à tous les étages du pouvoir. Des walis jusqu’à l’état-major de l’armée. L’homme est madré. Les ficelles de la politique, les jeux d’ombres, les tête-à-queue, les manœuvres, il en fait son miel.

    Le président se sait ces dernières années diminué par la maladie et l’âge, mais ne veut rien lâcher. D’ailleurs son discours d’avril dernier est un concentré de fausses promesses en vue d’un coup d’état électoral.

    2014 c’est dans deux ans avec toutes les surprises qui pourraient survenir, mais Bouteflika voulait avoir un coup d’avance sur ses adversaires. Le précédent de Chadli en janvier 1992 est encore dans les mémoires. Donc préparer l’après-Bouteflika à sa guise. Oui, après trois mandats et surtout une législative dont il semble avoir écrit les détails, Bouteflika entend rester seul maître à la barre Algérie jusqu’à la fin. Pour le président, il n'y a pas de pacte social, mais un pacte politique. Ou d'exercice du pouvoir. Le bilan des trois mandats attendra.

    Yacine K.

  • 9e jour de grève illimitée des médecins spécialistes

     

    Le ton monte et le bras de fer se durcit

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    le 30.04.12 | 10h00 Réagissez

    L’Intersyndicale des professionnels de santé publique appelle à un rassemblement le 3 mai près du ministère de la Santé pour défendre sa plateforme de revendications.

    Il accuse et n’hésite pas à fermer les portes du dialogue. Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, n’a pas manqué de s’en prendre au Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSSP), plus d’une semaine après le début de sa grève illimitée. «La grève a été décrétée illégale par la justice, en raison de l’expiration du mandat de l’organisation syndicale le 13 mars dernier, et le débrayage n’a enregistré que 4% de taux de suivi», a-t-il asséné il y a quelques jours, avant de leur refuser l’accès au ministère de la Santé. Le SNPSSP n’a pas tardé à réagir à cette attaque en organisant un rassemblement dans la matinée d’hier en face du siège du ministère pour dénoncer «les fausses déclarations et les intimidations grotesques» du premier responsable du secteur.

    Au 9e jour de grève illimitée des praticiens spécialistes, le ton monte et le bras de fer se durcit. «Nous avons été empêchés d’entrer au ministère de la Santé, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Le ministre de la Santé transgresse toutes les limites dans sa logique d’entrave à l’exercice syndicale», s’insurge le Dr Yousfi, président du SNPSSP, avant de répondre point par point aux accusations proférées par le ministre à l’encontre de son organisation syndicale. Il affirme que les déclarations du ministre sont fausses et infondées, étant donné que toutes les instances du syndicat ont toujours été renouvelées à temps et qu’il bénéficie d’un délai de six mois, tel que le prévoit la loi, pour organiser son congrès.


    La guerre des mots, en attendant le dialogue


    «Le ministre, qui est également président de l’Union médicale algérienne (UMA) n’a pas renouvelé ses instances depuis 15 ans, il est très mal placé pour donner des leçons sur ce registre», déplore le Dr Yousfi. Et d’ajouter : «Il devrait occuper son énergie à tenir ses engagements et à régler les problèmes qui bloquent le secteur de la santé au lieu de tenter de casser les syndicalistes représentatifs de milliers de praticiens de santé publique.»  La guerre des mots, en attendant le dialogue. La situation, déjà tendue entre les deux partie, est accentuée par l’appel à la protestation lancé par plusieurs autres syndicats du secteur, notamment l’intersyndicale des professionnels de santé publique qui a prévu un autre rassemblement le 3 mai près du ministère de la Santé pour unir plusieurs forces syndicales du secteur.

    Depuis le début de la grève illimitée le 22 avril, les mêmes revendications sont mises en avant par les différentes organisations syndicales du secteur. Les blouses blanches réclament une meilleure prise en charge du malade et demandent également l’amendement des statuts, la révision du régime indemnitaire spécifique et la promulgation du régime global, mais aussi et surtout le respect des libertés syndicales.
     

    Fella Bouredji