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  • Le développement des TIC dans l’impasse

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Le 21 juillet dernier, Mobilis annonce un investissement de deux milliards de dollars d’ici 2016 pour un objectif de 45% de parts de marché, “à condition que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) intervienne pour remettre de l’ordre sur le marché national des TIC”. Toute la presse écrite reprend les déclarations faites par le directeur général de l’opérateur public à l’APS...
    Le 23 juillet, Wataniya Télécom Algérie (Nedjma) publie un communiqué dans lequel “elle partage avec Mobilis ses déclarations officielles qui soulignent que l’intervention de l’ARPT….”, ajoutant qu’elle “empêchera tout abus de position dominante, position occupée par Orascom Télécom Algérie depuis 2002”. Tous les journaux reprennent le communiqué.
    Le 24 juillet, ATM Mobilis émet un communiqué dans lequel elle “se dissocie et se démarque des déclarations faites par cet opérateur”. Rappelant à Nedjma que pour “avoir une réelle assise sur le marché”, il faut “consentir de réels et importants investissements sur le plan technique pour desservir tous les abonnés y compris ceux se trouvant dans des zones à faible rentabilité”, il l’invite à ne pas “se dérober de ses obligations telles que dictées dans le cahier des charges de la licence”, en mettant en avant “un rééquilibrage du marché”.
    Aucun titre, sinon quelques sites économiques, n’a repris la réplique. En censurant Mobilis, la presse fait croire à l’opinion “Mobilis, Nedjma, même combat”. Or, il semble que la seconde s’est juste collée à la roue de la première pour bénéficier, comme dans les courses cyclistes, de l’effet brise-vent.
    À voir l’arène s’animer, dans un style inédit où l’adversaire “déloyal” est nommément désigné, il faut croire qu’un enjeu inédit vient se manifester. La concurrence, jusqu’ici tout aussi rude, n’a pas empêché une certaine retenue dans la communication croisée sur les dérives commerciales respectives. De par la manière peu orthodoxe dont son ouverture a été menée, le secteur de la téléphonie était mal parti dès le début. Djezzy n’avait alors pas besoin d’être “en position dominante” pour abuser… Alors que Mobilis exigait un dossier équivalent à celui de la demande d’autorisation de port d’arme, Orascom vendait des puces avant même de placer ses antennes relais ! On ne peut, non plus, dire qu’en arrivant en 2004, WTA était prise d’une fièvre investisseuse.
    Il semble que ce style Far West qui a présidé à l’introduction du téléphone mobile a atteint ses limites économiques et qu’il entre dans l’impasse d’une impossible 3G (oui, l’incertitude sur l’avenir de Djezzy et les relations avec les fournisseurs de technologie hypothèque la possibilité même d’acquérir la 3G à moyen terme).
    La rente n’étant plus expansible, il faut se battre pour un butin limité. Et le mécénat politique, médiatique, culturel et sportif ne peut plus remplacer l’investissement comme levier de croissance.
    L’inertie de l’ARPT ne fait que refléter la conception officielle du rapport aux capitaux étrangers. Un rapport de convenances qui donne ces stratégies du profit à court terme et cette économie du désordre.
    Si le pouvoir voulait vraiment que l’émulation organisée entre grands opérateurs économiques serve le développement, il ne priverait pas le pays d’un Conseil de la concurrence légalement créé depuis plus de quinze ans !

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    Dilem du 28 Juillet 2012

  • Le témoignage du non-jeûneur qui contredit la version de la DGSN

    Affaire du non-jeûneur tabassé par la police à Beni Douala

     



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    Slimane, le non-jeûneur tabassé par la police à Beni Douala, près de Tizi Ouzou, parle. Encore sous le choc après les brutalités dont il a fait l’objet, il a accepté, ce samedi 28 juillet, de fournir un témoignage vidéo à notre journaliste. Il ne souhaite pas que des images montrant son visage soient diffusées. Nous ne diffuserons donc pas la vidéo mais seulement la transcription de son témoignage et une photo montrant une blessure à l’épaule.

     

    Il était 11 h, ce jeudi 26 juillet. Slimane était en train de « casser la croûte », dans un lieu qu’il décrit comme « discret ». Deux policiers se présentent devant lui. « Il y avait un policier habillé en civil accompagné d’un autre en tenue de la BMPJ. Le policier en civil est venu et il m'a asséné des coups de poing, dont plusieurs au visage », raconte Slimane.
     
    « Le deuxième policier m'a fauché avec un coup de pied et je me suis retrouvé renversé par terre alors que les coups continuaient à pleuvoir sur moi », ajoute la victime. « Après avoir été tabassé et humilié sur place, j'ai été conduit au commissariat où j’ai été retenu trois heures », raconte‑t‑il. Une fois à l'intérieur du commissariat, les policiers ne l'ont pas touché, a‑t‑il précisé. Slimane affirme avoir ressenti, à sa sortie du commissariat, des douleurs partout sur le corps : à la tête, aux épaules, au cou, aux jambes… Hier vendredi, il s’est rendu à la polyclinique de Beni Douala. Un médecin lui a prescrit un arrêt de travail de quinze jours.
    Cette version contredit celle de la DGSN. Après la publication de cette affaire par TSA, la DGSN avait en effet publié un communiqué dans lequel elle apportait un démenti catégorique. « Pour répondre à ces allégations infondées, la Cellule de communication et presse de la DGSN usera de son droit de réponse auprès de l’organe de presse concerné et précise que cette information est dénuée de tout fondement tout en rappelant  l’attachement absolu de la Direction générale de la Sûreté nationale au respect des lois et qu’elle veille constamment à ce que l’ensemble de ses agents respectent les règles de déontologie dans l’exercice de leurs missions ». Curieusement, la DGSN n’avait même pas pris le soin de diligenter une enquête pour savoir si les faits reprochés à ces policiers étaient fondés.
  • Que reste-t-il de l’âme du 5 Juillet ?

    Par Le Matin DZ |

    C’était avec une pointe de curiosité que les Algériens attendaient la célébration officielle du cinquantenaire de leur libération.

     

    "Un Président absent mais dont l’ombre est devenue trop pesante".

     

    Il faut dire que depuis quelques années, la tradition festive s’était effilochée et que le cœur n’y était plus vraiment. Mais là, d’aucuns pensaient que l’occasion était trop belle pour le régime pour entonner encore une fois la musique de la "famille révolutionnaire" dans un décor grandiose.

     

    Mais voilà, à part les tonnes de pétards et l’importation des artistes à coup de milliards, rien, mais alors rien de notable ne fut proposé aux Algériennes et Algériens pour vivifier en eux ne serait-ce qu’une mémoire saine des heures de gloire de la libération. Tout s’est passé comme si que ce régime voulait juste faire semblant de fêter une date mais en en évitant absolument que les jeunes générations apprennent un peu de leur histoire. Car le moment n’est pas propice à l’encensement des "révolutions". Cela devient trop risqué.

     

    Alors, en dehors d’un faux-semblant, nul acte concret pour commémorer l’indépendance du pays. Pour le pouvoir, il faut laisser tout cela refroidir". Les sentiments nationalistes et révolutionnaires doivent mourir de leur belle mort. Ceux qui dirigent ce pays veulent la tranquillité pour eux. Alors ils enseignent au pays l’indifférence, premier stade de l’oubli. Que chacun vaque à son vide, pense à sa survie et laisse tomber tout le reste, c'est-à-dire, tout sentiment qui transcende l’individu et le fait adhérer à sa communauté. Ainsi, le pays pourra être distribué morceau par morceau, aux prédateurs et aux prévaricateurs sans que personne ne pose de questions.

     

    Le comportement du pouvoir est tout simplement irresponsable. Son égoïsme est tel qu’il organise lui-même la défaite morale du pays.

     

    En réalité, il n’y a plus de morale publique, ni de morale tout court. A force de mensonges, de fausses promesses, de scandales, de trafic des voix, de répressions de la vertu et d’encouragement du vice, l’Algérie est arrivée cahin caha à cette date fatidique du 50ème anniversaire dans un piteux état.

     

    Ah ? Cinquante années d’indépendance !? Un demi-siècle déjà !?

     

    Mais qu’avons-nous fait de ces cinquante ans ? Et que reste-t-il de Novembre ?

     

    Comme chacun le sait, la nation algérienne s’est construite sur les fonds baptismaux de la révolution. Désormais, mythe fondateur, le 1er Novembre constitue pour l’essentiel le capital symbolique national. Ce capital symbolique est le véritable patrimoine historique, la couronne royale qui doit être transmise de génération en génération pour protéger la mémoire de la souveraineté nationale, de l’identité du peuple, de son indépendance, de son territoire.

     

    Nul doute que le précieux capital aurait dû faire l’objet des attentions ultimes de ceux qui se proclament de cette même génération de Novembre. Cela devait être leur raison existentielle.

     

    Depuis 1962, les pouvoirs successifs et néanmoins semblables ont toujours justifié leur choix, leurs politiques, leurs légitimité en s’ornant des oripeaux de la révolution. Mais voilà, 50 ans après, ceux qui dirigent le pays ont tout dépensé. Ils ont consumé le capital symbolique de la nation. Ils s’en sont servis comme d’une somme d’argent qui leur a été léguée, ou pire, qu’ils avaient gagné au loto. Ils ont dépensé ce trésor national, ce patrimoine indivisible appartenant à tous les Algériens d’hier, d’aujourd’hui et de demain, comme ils l’ont voulu.

     

    Depuis longtemps déjà, les Algériens étaient fatigués d’entendre leurs dirigeants leur parler hypocritement de la révolution, des chouhadas, des moudjahidines et des ayants-droit. Mais apparemment ils étaient encore loin du compte. Depuis plusieurs années, le comportement de l’Etat en général vis-à-vis des citoyens transmet le message suivant : le 1er Novembre n’est qu’un alibi pour que nous restions au pouvoir ! Et si pour cela il faut consommer tout le capital symbolique de la nation, nous le ferons.

     

    Ces gens ont pris sciemment le risque que demain, les jeunes générations confondent entre valeurs du 1er Novembre et non valeurs du FLN actuel, entre l’imposture d’aujourd’hui et le combat d’hier, entre les fausses convictions actuelles et le patriotisme d’hier. Voilà où se niche le plus grand danger ! Lorsqu’on fait l’amalgame du scandaleux 10 mai avec le sacré 1er Novembre ne sommes-nous pas sur cette pente ?

     

    En fait, l’Algérie ne cesse de surprendre, d’étonner, d’inquiéter et de se morfondre… Pour les observateurs, les plus avertis, elle entre trop difficilement dans les grilles de lecture habituellement si commode pour identifier, cerner et classer un pays. Le pouvoir a tellement brouillé les éléments de base qui fondent une lecture politique classique qu’elle est devenue incompréhensible. Toutes les sciences prédictives réunies semblent incapables de déceler la moindre logique de conduite

     

    Comme une entité erratique, le pays donne cette impression de déconnexion totale du monde environnant, d’être détaché des règles et des normes universelles, flottant dans un espace sans références. Plus personne ne semble conduire ce vaisseau spatial perdu dans l’immensité du vide et de l’apesanteur.

     

    Personne ne sait si l’Algérie est un pays dictatorial, démocratique, populiste ou tout à la fois ou alors rien à la fois ! Personne n’arrive à se faire une idée précise si notre gouvernance est le résultat d’une volonté ou au contraire de son absence ; à savoir si nos dirigeants sont de ce monde-ci ou alors s’ils appartiennent à un univers d’ailleurs…

     

    Un Président absent mais dont l’ombre est devenue trop pesante, un parti historique abîmé, déchiqueté et perverti, une assemblée mal-élue et inutile, un gouvernement sans gouvernail, une opposition historique qui, à force d’appeler au nihilisme est devenue subitement victime d’elle-même… toutes les règles s’anéantissent, tout semble partir en fumée… la débandade se généralise.

     

    L’Etat est devenu un puissant et inusable générateur de désordre…

     

    Soufiane Djilali
    Président de Jil Jadid
    jiljadid@ymail.com

  • Quand le pouvoir brandit la loi...

     

    Par Le Matin DZ

    La chasse aux non jeûneurs est ouverte. Elle est accompagnée de la criminalisation des harragas et d'une levée de l'état d'urgence qui ne justifie plus la féroce répression des gardes communaux ce juillet. Quand brandit la loi, c'est pour réprimer la République...

     

    La levée de l'état d'urgence est une revendication citoyenne

     

    Ça n’a pas failli. A Beni Douala, avant hier, la police a interpellé un jeune homme non jeûneur tabassé séance tenante par la police comme si, dans leurs prérogatives, les forces de l’ordre étaient également des "forces de mœurs". Cette chasse aux "infidèles" encouragées par les prêches et une culture ambiante de l’intolérance, encouragées, voire instituée par la politique de concorde nationale par Bouteflika qui a recruté dans le tas parmi les pseudo-repentis des imams qui tiennent les mêmes prêches des massacres, des faux-barrages, d’incursions dans les bars, dans les mosquées de l’Etat, chaque semaine, et tous les jours en cette période de ramadhan.

     

    Ce qui s’est passé à Beni Douala n’est pas un cas isolé et l’épisode de l’interpellation des quinze jeunes ouvriers accusés de s’être désaltérés en public lors du ramadhan 2010 ou encore la traque aux Algériens reconvertis au christianisme à travers différentes régions d’Algérie…sont symptomatiques de la déliquescence de l’Etat qui, pourtant, pour réprimer une marche citoyenne, un mouvement de protestation social, agite les lois de la République, les mêmes lois qui deviennent, du coup, obsolètes, quand il s’agit de les appliquer à des situations qui relèvent du libre arbitre individuel et qui, ce faisant, n’engagent pas la communauté des croyants pratiquants. La constitution algérienne garantit la liberté de religion et de culte déjà formulée dans l’appel du 1er novembre 54 et réitérée dans les résolutions du congrès de la Soummam, même si l’article 2 de la constitution "L’Islam est la religion de l’Etat" dont la formulation date de la Charte de Tripoli de 63, neutralise, au sens restrictif de l’islam, pris dans son acception d’observance des prescriptions des pratiques religieuses édictées par la religion musulmane.

     

    Or, dans la pratique, ces lois de la République ne sont pas les référentiels juridiques d’une justice prompte davantage aux «fetwas» qu’à la pérennité d’une loi. Les quinze jeunes hommes non jeûneurs d’Ighil Ali ont été déférés devant la justice alors qu’aucun texte de lois ne permet d’établir un chef d’inculpation. Le cas de la jeune fille arrêtée dans un bus à Tiaret l’année dernière pour le simple fait qu’elle lisait la bible ne relève d’aucune législation qui permette de constater  l’infraction «morale» dont elle a été accusée.

     

    Si les lois référant à l’ordre moral et religieux s’avèrent impuissantes face à une culture de l’intolérance et des non-dits d’une tradition bourrée d’interdits, que dire alors de tout le dispositif législatif de l’Etat qui garantit la citoyenneté, le droit au travail au logement, le droit de grève, de manifestations, de constituer un parti politique ? C’est depuis la levée de l’Etat de l’urgence que la répression policière s’est durcie contre les mouvements de protestation. Les deux marches consécutives des gardes communaux ce mois de juillet, pacifiques et de nature sociale, ont été purement et simplement interdites parce que les autorités algériennes ne veulent pas entendre parler d’un tel mouvement de revendications bien que la levée de l’état d’urgence permette et autorise de facto cette liberté citoyenne. Au nom de quels textes de loi ces manifestants de la résistance au terrorisme ont été refoulés aux portes d’Alger, empêchés d’atteindre la Présidence de la République ? Le communiqué du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales répond aux gardes communaux par un attirail de lois dans lesquels aucune de leurs revendications formulées, outre le fait qu’elles soient, pour lui, exagérées, ne trouvent sa place. A quoi donc servent ces lois si ce n’est que pour des mesures coercitives ?

     

    Le texte pseudo-juridique de la concorde civile est tombé en disgrâce par une simple décision sans appel de Abdelaziz Bouteflika, celle d’accorder de manière unilatérale l’impunité totale aux maquis terroristes d’Al Qaïda aux Maghreb islamique même si la justice continue ses parades de condamnations par contumace "d’émirs" de groupes terroristes ou de les jeter en prison pour des chefs d’inculpation relevant du fait divers. L’opération "mains propres" d’Ouyahia restée dans les mémoires  a brisé la vie de nombreux cadres d’entreprises compétents et honnêtes sans qu’aucun fondement légal, juridique n’a justifié, motivé cette désastreuse chasse aux gestionnaires économiques. L’incarcération de journalistes pour "délit de presse" et d’opinions, la criminalisation des harragas, les censures de livres, peuvent être abrogées formellement mais elles deviennent d’autant plus répressives dès lors même qu’elles sont  des instruments de pouvoir qui deviennent, s'érigent en focntion des rapports de force, de pseudo-lois veillant aux intérêts claniques d'une maffia économique et d'une maffia de la religion.

     

    R.N.

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  • 50 ans moins un jour

     

     

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    Dans feux d’artifice, comme ceux qui ont démarré pour fêter le cinquantenaire, il y a feu, qui renvoie certainement à cette passion dévorante qui a fait lever comme des épis cassés, femmes et hommes pour combattre la suprême injustice du vent violent. Mais il y a aussi artifice, du nom cousin de l’illusion, voisin du leurre et enfant de la façade. Qu’y a-t-il derrière ces faux feux ? Peut-être de la fumée ou du gaz de ville, mais ce n’est pas si important car Koléa ne tombera pas. Car à 24 heures du jour J, le débat n’est plus sur le bilan, artificiellement gonflé par le Président dans son interview à un journal français, puisqu’on aurait voulu qu’il se livre à un journal algérien pour ce 50e anniversaire.

    Le débat n’est pas non plus dans l’action et cette historique nécessité d’une courageuse avancée du gouvernement et du Président pour cette occasion particulière. Où est-il, alors ? Peut-être dans le détail, celui qui préoccupe beaucoup d’enfants, adolescents et adultes. Où trouver un drapeau algérien pour fêter l’indépendance ? Ceux qui ont l’autorisation d’en fabriquer ne sont qu’une poignée et ils doivent être dûment agréés par le DRS, ce qui explique qu’en général, ce sont des officiers à la retraite qui peuvent accéder à ce commerce. L’Etat ayant oublié d’ouvrir, pour l’occasion, des boutiques dans les villes et les campagnes afin que les Algériens puissent en acheter, il faut le faire soi-même, voire le voler à de hauts poteaux ou à des institutions surveillées.

    Ce qui est d’ailleurs tout un symbole : d’une propriété collective, le drapeau a été nationalisé pour être privatisé et devenir introuvable, d’où cette nécessité de recourir à la clandestinité. L’informel est roi, le compter-sur-soi une valeur de juillet et le délit encouragé. Et alors ? Alors, rien non plus, Koléa jamais ne tombera et on règlera ces comptes plus tard. Maintenant, place à la fête.

    Chawki Amari
  • Bachar Al Assad dans une logique suicidaire

    se une proposition de transfert pacifique du pouvoir

     

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    zoom | © D. R.
     

    S’appuyant sur l’exemple yéménite, la Ligue arabe a appelé, dans la nuit de dimanche à lundi, le président syrien Bachar Al Assad à céder le pouvoir en échange de «garanties sécuritaires pour lui et sa famille en vue d’un transfert pacifique du pouvoir».

    Il y a une entente sur une démission rapide du président Bachar Al Assad pour une sortie sûre (...). Il est appelé à renoncer rapidement au pouvoir en échange d’une sortie sûre», a déclaré le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad  Ben Jassam Al Thani, exhortant le président Al Assad à prendre une décision «courageuse» pour sauver son pays. Engagé dans une logique suicidaire, le président syrien a néanmoins rejeté hier la proposition, affirmant que c’est au peuple syrien d’en décider.
    Le Premier ministre qatari, qui a tenu ces propos au terme d’une réunion du Comité ministériel de la Ligue arabe chargé de la crise syrienne, suivie d’une réunion ministérielle élargie, a appelé aussi l’opposition et l’Armée syrienne libre (ASL) à mettre en place un gouvernement de transition.

    L’organisation a, en outre, appelé dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de leur réunion à Doha les Nations unies à se réunir d’urgence pour discuter de l’interruption des relations diplomatiques avec la Syrie.  A signaler que l’Algérie et l’Irak ont émis des réserves sur le troisième chapitre  de la décision de la Ligue arabe qui a «appelé le président  syrien à renoncer au pouvoir», estimant qu’il s’agit d’une «décision souveraine du peuple syrien (…)».

    Sur le terrain, les batailles pour le contrôle de Damas et d’Alep faisaient encore rage hier entre unités de l’armée syrienne et groupes rebelles. Au total, les violences ont fait 123 morts dimanche dernier, 67 civils, 34 soldats et 22 rebelles, selon un dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Après l’appel à la mobilisation générale la semaine dernière pour la «libération» de Damas et dimanche pour la bataille d’Alep, la deuxième ville du   pays, le Conseil national syrien (CNS) a demandé aux rebelles de redoubler d’efforts.

    Le régime «vacille», mais «ne se rendra pas facilement», a ainsi estimé le porte-parole du CNS, George Sabra, dans un communiqué.
    Armes chimiques : la mise en garde américaine
    Si les troupes loyalistes ont globalement repris le contrôle de Damas, des combats intenses se sont, en revanche, déroulés hier à Alep. Homs, ville symbole de la contestation, et Rastane, dans la même province, étaient également hier la cible de bombardements, notamment par des hélicoptères, selon des militants.

    La situation aux frontières de la Syrie, dont les points d’entrée sont âprement disputés entre l’armée et les groupes rebelles, suscitait également l’inquiétude dans les pays voisins, à l’instar de la Jordanie qui veut empêcher «toutes sortes d’infiltrations» sur son territoire.
    La Turquie a renforcé son dispositif le long de la frontière en déployant des batteries de missiles sol-air à Mardin (sud-est).
    Ces pays redoutent également l’usage que réservera la Syrie à son arsenal d’armes chimiques.
    En réaction justement à une déclaration de Washington mettant en garde Damas sur «son arsenal d’armes chimiques», estimant que «les membres du régime de Bachar Al Assad devraient rendre des comptes s’ils n’en assuraient pas la sécurité», le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdessi, a assuré hier lors d’une conférence de presse   que «ces différentes armes sont stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées (…)».

    Par contre, le responsable syrien a averti qu’«elles ne seront utilisées que dans le cas où la Syrie ferait face à une agression extérieure». Le message est surtout adressé aux pays qui appellent actuellement à une intervention armée en Syrie. Au-delà, il a tenté de faire croire également qu’«aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens quelle que soit l’évolution de la crise (...)». La mise en garde américaine se justifie surtout par la crainte de la Maison-Blanche de voir ces armes chimiques changer de main dans la région.

    A ce propos, Israël a prévenu qu’il ferait tout pour empêcher un transfert d’armes chimiques, de missiles et de systèmes de défense anti-aérienne au Hezbollah libanais. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, s’est ainsi dit plus inquiet par ce «qui pourrait arriver aux stocks d’armes chimiques, aux roquettes et missiles» qu’au sort du régime du Bachar Al Assad lors d’une interview à la chaîne de télévision américaine Fox. «Peut-on imaginer que le Hezbollah dispose d’armes chimiques, c’est comme si Al Qaîda avait des armes chimiques», a-t-il affirmé. «C’est une chose inacceptable pour nous, pour les Etats-Unis, et nous devrons agir pour l’empêcher s’il en est besoin», a prévenu M. Netanyahu. Le professeur Eyal Zisser, spécialiste de la Syrie à l’université de Tel-Aviv, ne partage toutefois pas l’alarmisme du Premier ministre israélien.

    Dans en entretien accordé hier à l’AFP, il a dit lire dans les déclarations de M. Netanyahu «une très grande nervosité, qui n’est pas forcément justifiée». «Il est encore trop tôt pour enterrer le régime de Bachar Al Assad qui tient encore les grandes villes», ajoutant ne pas croire que Bachar Al Assad sur le point d’être renversé transférerait des armes chimiques au Hezbollah. 

    Zine Cherfaoui
  • Repère : paradoxe européen

     

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    Depuis qu’elle a entrepris de convertir les anciens accords de coopération en accords de partenariat, la Commission économique européenne, devenue Union européenne, avec un champ politique inédit et large dans le même temps, a toujours mis en avant une sorte de contrat-type ou d’accord-cadre soumis à l’ensemble de ses partenaires. Ce qui, tout compte fait, n’est pas mauvais, même si cela fait grincer des dents le niveau de coopération, ou plus précisément le volume d’affaires, n’étant pas le même. Sauf que l’Europe, depuis le lancement du projet méditerranéen en 1995, entendait être attentive à des questions sans rapport avec le monde des affaires, comme les libertés et les droits de l’homme, d’une manière générale.

    A l’époque, cela semblait tellement évident, avec la signature, deux années auparavant, de l’accord de principe palestino-israélien, ou encore l’accord d’Oslo, que l’on se retenait de penser aux problèmes qui pouvaient surgir en cours de route. Les Israéliens ont transformé l’autoroute en impasse, heurtant même les intérêts européens. L’explication est simple : les deux processus étaient pour ainsi dire liés, et la mort de l’un provoquait celle de l’autre, celui-ci étant ramené à sa notion de base, celle des accords de partenariat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Europe vient de prouver son incapacité à faire respecter ses décisions en matière de respect des droits de l’homme et de libertés. Elle a bien tenté d’amener Israël à revenir à la table des négociations avec les Palestiniens, mais sans jamais hausser le ton.

    Des députés européens, qui n’ont pas le moindre pouvoir de décision dans ce genre de négociations, ont bien demandé aux Etats européens de bloquer, sinon d’agir, dans le cadre des fameuses clauses contenues dans l’accord de partenariat. Il estimaient possible d’entreprendre de telles initiatives pour faire cesser la répression israélienne, ainsi que la politique de colonisation qui a déjà ruiné l’espoir d’une solution à deux Etats ou encore retarder l’octroi à Israël du statut de partenaire privilégié. Il n’en a, pour ainsi dire, jamais été question dans l’agenda des Européens.

    L’Europe, qui disposait d’un cadre légal et au demeurant accepté par ses partenaires, a refusé d’en tenir compte, reculant même sur des questions aussi sensibles que celles des libertés et des droits de l’homme, se contentant tout juste de déplorer, et encore avec une excessive précaution, des situations dramatiques. L’on se rappelle que lors de l’agression israélienne contre la bande de Ghaza durant l’hiver 2008/2009, l’UE avait gelé le «rehaussement» de l’accord d’association signé avec Israël dix années auparavant. Sauf à croire qu’Israël est effectivement «membre de l’Union européenne sans être membre des ses institutions», comme l’avait déclaré en 1999 l’Espagnol Javier Solana, il y a de grosses exceptions que l’Europe a décidé d’entériner.

    Tout d’abord, le rehaussement en question serait acquis même par des voies détournées, sans le moindre impact sur la situation au Proche-Orient et surtout celle des Palestiniens. Un Conseil d’association devait se tenir, hier, à Bruxelles et sera ponctué par la signature d’une soixantaine d’accords. Pourtant, l’UE avait rassuré les Palestiniens que rien n’allait être engagé en ce sens. Plus que cela, l’Autorité palestinienne avait appelé l’UE à revoir son partenariat avec Israël, en raison de la production de biens dans les colonies de peuplement juives.

    Et dire qu’au mois de mai dernier, les ministres européens des Affaires étrangères dénonçaient l’accélération de la colonisation israélienne, estimant qu’elle menaçait de rendre «impossible» l’existence de deux États, israélien et palestinien, et critiquant l’«extrémisme» et la «violence» des colons. C’est pourquoi, les observateurs en sont à douter de la position européenne, n’excluant pas qu’elle s’empêtre dans des paradoxes que rapportent ses communiqués. Ils n’excluent d’ailleurs que celui qui devait en sortir hier reprenant celui de mai dernier. Entre ce qui se dit et ce qui se fait, c’est vraiment le grand écart.

    Mohammed Larbi
  • insécurité, agressions… et intervention d’un imam pour dissuader un médecin de porter plainte

     

    Une nuit aux urgences du CHU Mustapha Bacha à Alger

     

     



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    REPORTAGE – L’œil droit violet, rougeurs et traumatisme cranio‑facial. Mercredi 25 juillet, il est 0 h 15. Bachir Guerbas, médecin résident au CHU Mustapha Bacha, est assis au fond d’une salle à l’hôpital, entouré de ses collègues. Il venait à peine de commencer sa garde aux urgences, vers 19 heures, quand il a été brutalement agressé  par un groupe composé d’environ six personnes accompagnant une malade.

     

    « La malade,  leur mère ou leur grand‑mère, devait passer en urgence chirurgicale mais il n’y avait pas de place », raconte Bachir Guerbas. Impatients et dépités, ses agresseurs présumés tentent de séquestrer tout le service avant de s’en prendre à lui en le rouant de coups. « Pourtant, moi, je suis aux urgences de réanimation », ajoute‑t‑il comme pour tenter d’expliquer le malentendu dont il a été victime. « Je ne sais pas pourquoi ils m’ont agressé », dit‑il.

     

     

     

     

     

     

     

    Un policier serait impliqué, un imam pour tenter une conciliation

     

    D’autres membres du personnel pénètrent dans la salle. La colère, l’indignation et la rancune se lisent sur les visages. Un des agresseurs du médecin serait un policier en civil. « Quand je suis venu pour aider le médecin, l’un d’eux m’a dit de ne pas m’en mêler car il était policier. Un membre de sa famille m’a ensuite donné un coup de poing », raconte Azzedine Amirou, un agent de sécurité.
     
    Après son agression, Bachir Guerbas  s’est rendu au commissariat pour déposer une plainte. « Ils [les policiers] ont été corrects avec moi. Ils n’ont cependant pas mentionné l’implication de leur collègue », affirme la victime. Selon un autre médecin, le policier agresseur se trouvait justement au commissariat au moment du dépôt de plainte. Impossible de vérifier leurs dires.

     

    Intervention de l’imam
    Avant le dépôt de la plainte, les agresseurs ont tenté une conciliation avec le médecin. Pour le convaincre, ils ont fait venir un imam. Ce dernier aurait expliqué aux médecins présents qu’il avait abandonné la prière des tarawih spécialement pour tenter de résoudre cette affaire. Il leur a expliqué qu’il ne fallait pas porter plainte car c’était illicite. «  Ils ont instrumentalisé l’imam pour qu’il soit un intermédiaire. Mais on va aller jusqu’au bout », lance Bachir Guerbas.
    Bachir Guerbas s’est présenté ce mercredi devant le procureur, au tribunal de Sidi M’Hamed, avec un avocat de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh). Le médecin légiste lui a prescrit quinze jours d’arrêt de travail. « Il n’a pas pu examiner son œil. Il était enflé, il ne pouvait l’ouvrir », indique un médecin. Un rassemblement du personnel du CHU Mustapha Bacha devrait se dérouler, dans la matinée, devant la direction générale de l’hôpital pour exiger plus de sécurité dans les différents services.

     

    Absence de sécurité

     

    Le poste de police est situé à quelques mètres du service des urgences. Mais mardi soir, les policiers ne sont pas intervenus. Au fil des années, médecins, infirmiers et agents de sécurité ont fini par ne plus trouver cela étrange. Ils ont appris à faire face, seuls, à ces agressions. « Cela se passe tous les jours ici », assure Réda Ouhab, un médecin au CHU. Tout le monde acquiesce. Notamment Boualem Touati, infirmier à Mustapha Bacha depuis bientôt trente‑deux ans.

     

    Des histoires d’agressions et de menaces contre le personnel de l’hôpital, il en a vu et entendu parler tout au long de sa carrière. Lui‑même a été victime, il y a deux ans de cela, d’une agression pendant le Ramadhan. « Dernièrement, il y avait une femme qui assurait la garde. Un homme l’a menacée pour qu’elle lui prescrive une radio alors que son cas n’en nécessitait pas. Il lui a dit : j’ai  trente‑six jugements à mon actif », se désole Boualem. Il  ne cache pas sa joie de partir bientôt en retraite.
     

     

     

    Entre un système de santé défaillant et la délinquance

     

    « C’est plus facile de prendre en charge un malade que d’entrer en conflit avec sa famille », note Anissa Dahoum, maître‑assistante en réanimation. Le problème se pose en termes de moyens disponibles. « On refuse des malades quand il n’y a pas de lits », insistent les médecins. « Les gens viennent des quarante‑huit wilayas car il y a des spécialités qui n’existent nulle part ailleurs », rappelle Réda Ouhab.

      

    Ici, on évoque entre trois et quatre agressions par jour. Des statistiques ? « On ne sait pas s’il y en a. On n’en a pas connaissance mais on vous parle de ce qu’on vit tous les jours », poursuit l’aide‑soignant Ahmed Chekour. « Il y a parfois des gens qui courent derrière nous avec des couteaux », lance‑t‑il.

     

    Le ministère de la Santé dans tout ça ? « Il s’intéresse à autre chose. Un médecin ou un paramédical qui se fait agresser ? C’est le dernier de ses soucis », ajoute Bachir Guerbas. Comme les malades, les médecins urgentistes se sentent comme pris en otage par un système de santé défaillant qui les expose à la délinquance.
  • Misère et gaspillage

     

    Par : Saïd Chekri

    Des enfants postés dangereusement en bordure de route ou d’autoroute pour vendre de la galette aux automobilistes, cela ne choque plus :  l’image fait désormais partie du paysage et les Algériens n’y prêtent plus attention. Les autorités non plus. Mais, visiblement, la misère galope. Et quand la misère galope, elle finit par atteindre le seuil de l’intolérable. Les faits rattrapent alors notre indifférence. Et la normalisation de ce qui relève, en réalité, du scandale, est balayée d’un revers de la main.
    À l’occasion de ce début de Ramadhan, les Algériens sont conviés à de nouveaux spectacles mettant en scène ces êtres vulnérables que sont les enfants qui, à présent, sont acculés à des activités encore plus dégradantes. Au moment où les pouvoirs publics, par le biais de tout un département ministériel généreusement doté, se vantent de l’attention qu’ils portent aux démunis et de l’importance qu’ils accordent à la solidarité, des enfants tirent derrière eux de lourds chariots, faisant le tour des poubelles dans l’espoir d’y trouver quelque pitance à mettre sur la table, pour eux et leur famille, à l’heure de la rupture du jeûne. Si les pauvres vont aux poubelles avec une telle assiduité, c’est que les riches y jettent beaucoup. Sans doute pour faire de la place dans le frigo.
    Dans un pays où la moitié des salariés ne sont pas affiliés à la Sécurité sociale, la protection des enfants qui devrait relever de l’urgence, peut paraître utopique. On nous rétorquera peut-être que cette catégorie d’enfants livrés pieds et poings liés à la misère ne représente qu’une infime minorité. Soit. Mais alors, pourquoi l’État est-il incapable de leur venir en aide puisque, dans ce cas d’espèce, le motif du “poids du nombre” ne peut être invoqué ? On laisse entendre que les failles sont à chercher au niveau des autorités locales. Comme d’habitude, les élus locaux ont bon dos, les ministres, le gouvernement et le président sont irréprochables.
    Quand les uns se sustentent grâce au gaspillage des autres, c’est l’Algérie à deux vitesses qui se donne en spectacle. Et cette Algérie là, on ne la doit ni au FMI ni aux élus locaux. Encore moins au Ramadhan.

  • ça se passe en Algerie,pas en Ethiopie

    Opération solidarité ramadhan

    1 300 000 personnes touchées par le dispositif

    Par : Djazia Safta

    Le chiffre a été révélé hier par le SG du ministère de la Solidarité nationale qui précise aussi que le suivi et la distribution des produits sont du ressort des APC.    
    Comme à l’accoutumée, le ministère de la Solidarité nationale et de la Famille (MSNF) renoue avec les aides aux familles les plus nécessiteuses. Ainsi, pour cette année, le département de Barkat a contribué avec un budget de 161 983 000 DA versés aux collectivités locales et une enveloppe totale
    de plus de 5 millions de dinars allouée pour l’opération “Solidarité Ramadhan 2012”. C’est ce qu’a affirmé Smaïl Benhabylès, secrétaire général du ministère. Selon le SG, pour cette année, la tutelle a versé de l’argent aux APC qui se chargent de l’achat des produits alimentaires et de la distribution des colis aux familles.
    “Nous avons opté pour cette solution, car chaque P/APC connaît les besoins de ses habitants. De cette manière, chacun bénéficie de l’aide dont il a besoin”, explique M. Benhabylès. Concernant un éventuel détournement des aides, le ministère s’en lave les mains. “Notre tâche est de fournir les subventions. Pour ce qui est du contrôle, cela relève des prérogatives des APC. Ce n’est pas notre travail”, martèle-t-il. Durant ce Ramadhan, le ministère de la Solidarité a installé une commission nationale intersectorielle regroupant les représentants des différents secteurs et partenaires sociaux. La commission aura pour mission de concevoir une stratégie d’intervention afin d’assurer le bon déroulement de l’opération, la préparation et l’actualisation des données sur la base des conclusions qui se dégagent de l’analyse de la situation et du potentiel d’intervention de chaque wilaya. La commission se chargera aussi de la détermination des meilleurs moyens pour maîtriser le nombre et les catégories des bénéficiaires de l’opération, assurer le suivi et l’évolution des interventions de manière rigoureuse et continue pour garantir les régulations nécessaires au moment opportun et l’évaluation de l’opération et l’établissement du bilan en incluant la contribution de tous les partenaires. Par ailleurs, les cadres du ministère précisent que “les commissions des wilayas sont sous la responsabilité des walis”. L’opération Solidarité Ramadhan 2012, à l’instar des opérations menées au courant des années précédentes, se réalise en trois phases : avant, pendant et après. La 1re phase consiste en la préparation de l’opération elle-même. La seconde est relative à la réalisation de l’ensemble des points préalablement arrêtés par la commission et, en dernier, l’évaluation et le suivi.
    Pour cette année, le nombre de bénéficiaires attendus est de 1 300 000 personnes et 645 restaurants El-Rahma ouverts, en plus de l’installation de  1 191 points de stockage sur les 48 wilayas. Une opération pour laquelle sont mobilisées 16 270 personnes. “Il s'agit des personnes qui perçoivent un revenu ne dépassant pas les 6 000 DA, des bénéficiaires du dispositif d'aide à l'insertion sociale, des personnes handicapées à 100%, des bénéficiaires de l'allocation forfaitaire de solidarité, ainsi que des non-assurés sociaux”, précise le chargé de la communication au ministère.

  • quand le pouvoir algerien affame son peuple

    FRENDA (TIARET)

    Quand le colis alimentaire provoque l’émeute

    Par : R. Salem

    Le siège de l’Edipal de Frenda, une commune chef-lieu de daïra à l’ouest de Tiaret, a été,  lundi, le théâtre d’un affrontement entre citoyens et forces de l’ordre. Un mouvement né de la distribution des colis alimentaires destinés aux ménages démunis à l’occasion du mois de Ramadhan. Tout serait parti de l’anarchie qui a illustré cette opération vivement décriée par de nombreux citoyens. Ces derniers, des centaines, excédés par l’impatience d’avoir ce “couffin de la honte”, ont fini par forcer les portails de l’Edipal pour extirper tout ce qui se trouvait dans les magasins, à savoir des colis préparés et d’autres denrées alimentaires ainsi que des appareils électroménagers de toutes gammes. L’intervention des éléments de la sûreté de daïra n’a fait qu’ajouter de l’huile sur le feu puisque des affrontements s’en sont suivis entre ces derniers et les citoyens révoltés. Cependant, la situation a repris son calme après deux heures de heurts pour enregistrer plusieurs blessés parmi les policiers, dont un officier sérieusement touché et évacué à l’hôpital. “Depuis le début du Ramadhan, nous ne cessons de venir quémander vainement ce couffin de misère en passant nos journées à attendre sous un soleil de plomb avant de rentrer bredouilles chez nous”, expliquera un citoyen. Ce dernier n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur le premier élu de la commune qui, selon lui, est le seul responsable de ce qui s’est passé. “Plusieurs colis alimentaires ont été distribués en catimini à des jeunes célibataires, dont certains jouissent d’un cadre social confortable, alors que les vrais nécessiteux, des chargés de famille, sont ignorés”, ajoutera-t-il. Par ailleurs, les autorités de la wilaya, notamment le wali, sont interpellées pour intervenir et ouvrir une enquête quant à cette confusion qui risque de se réitérer au sein des autres localités.

  • Le Ramadhan et les dieux du stade

     

    Par : Mustapha Hammouche

    La coïncidence entre le Ramadhan et les Jeux olympiques a imposé un débat dont l’ampleur et la publicité sont inédites.
    Dès le début des grands médias du Moyen-Orient, leurs rédactions sportives ont été converties à l’islamisme par un capitalisme médiatique dont on observe l’orientation globalement intégriste. Cette situation nouvelle permet au courant islamiste d’introduire des thèmes politico-religieux là où il est théoriquement question de sport et de soumettre, ensuite, les acteurs du sport à l’épreuve du dogme, manière de poursuivre l’objectif d’uniformisation mentale des masses musulmanes, élites (sportives, dans notre cas) comprises.
    En Occident, le communautarisme (Angleterre, Amérique du Nord) et l’électoralisme (voir le vote musulman des dernières présidentielles en France) imposent aux pouvoirs et aux médias d’enfourcher les questions soulevées par l’islam et par les télé-imams du Golfe.
    Ce n’est pas la première fois que la question se pose pour les sportifs de confession musulmane qui participent aux JO (Moscou 1980)- ou à la Coupe du monde de football (Espagne 1982)-, mais c’est la première fois que la question est soumise aux délibérations universelles.
    En 1982, personne en Algérie n’a pensé à demander aux joueurs de l’équipe nationale de dire s’ils ont jeûné ou pas. Mais vingt-six ans plus tard, Canal Algérie rattrapait le coup. Invité à l’occasion de son jubilé, en juillet 2008, le défenseur Megharia commit «l’impair» de suggérer qu’à Gijón les joueurs ne jeûnaient pas : “trois entraînements par jour”, disait-il, “et pas question de jeûner quand il s’agit de préparer un match au mois de Ramadhan”, ajoutait-il, sans vouloir délivrer quelque message particulier, mais s’en tenant, avec sa spontanéité, à la stricte narration des souvenirs. Il n’en fallait pas plus pour que l’animatrice s’affole et cherche à corriger le crime d’avoir laissé passer un message aussi impie à travers les ondes de l’État. Elle le reprit aussitôt : “Et vous rattraperiez les jours (de jeûne) par la suite !” Ce n’était pas une question, mais une mise au point : il ne sera pas dit — et à l’ENTV ! — que l’équipe nationale avait gagné la RFA avec des non-jeûneurs. La victoire est d’autant plus brillante qu’elle s’arrache dans les règles de l’art islamique.
    Avant la génération des vigiles, la pratique individuelle ne faisait pas polémique. Pourquoi, aujourd’hui, alors même que nos athlètes en déplacement à l’étranger sont confondus de dopage et de vol à l’étalage, et alors même que la religiosité n’est plus une garantie de moralité, se soucie-t-on autant d’une question de rite ? Sûrement parce que ce qui est en jeu, ce n’est pas tant le respect du dogme mais, plutôt, le droit que pourrait s’arroger un athlète d’interpréter la règle du jeûne ou même de prendre des libertés avec la religion. Ce qui, en jeu, c’est que les sportifs, par le pouvoir que leur confère leur notoriété, puissent se mettre à échapper au mouvement d’uniformisation des consciences et de leur expression. Les artistes, cause perdue, on les agresse et les terrorise avec le spectre du blasphème qui appelle la vindicte ; les sportifs, on les harcèle par presse, fetwas…  et directives officielles interposées. Le tout est qu’aucune liberté ne doit dépasser d’une société uniforme que l’islam  est chargé de standardiser.

  • Les enfants et les poubelles du Ramadhan

    les enfants,les poubelles,du ramadhan,algerieQuand le gaspillage des uns profite aux familles démunies

     

    Par : Malika Ben 

    Les emplettes de la matinée et les restes de la table bien garnie du f’tour finissent dans des bacs à ordures que les enfants de familles démunies récupèrent. Le gaspillage est tel que les poubelles regorgent tout au long du mois sacré  de nourriture et autres denrées.

    Munis d’un caddie qu’ils tirent difficilement   tour à tour et auquel ils attachent plusieurs sacs, les deux frères font abstraction totale des regards curieux et pitoyables qui s’attardent sur eux.
    Le plus important pour eux est de remplir le caddie et retourner à la maison à l’heure pour que leur maman puisse faire le tri et garnir la table du f’tour. En ce quatrième jour du mois de Ramadhan, nous avons été surpris par cette image qui contraste avec les principes de ce mois sacré censé être celui de l’entraide, de la piété et de la solidarité : des enfants qui se bousculent en s’insultant pour vider les poubelles ! C’est à qui arrivera le premier pour fouiner dans ces dépotoirs débordants.
    Débordants non pas parce que les agents de Netcom sont en grève mais tout simplement parce que les déchets ménagers ont triplé en ces premiers jours de jeûne et les bacs à ordures se sont avérés trop exigus pour contenir toutes les denrées dont se débarrasse la ménagère pour faire de la place dans son réfrigérateur.
    Le mois de carême est paradoxalement celui où le gaspillage atteint son summum. Les emplettes de la matinée et les restes de la table bien garnie du f’tour finissent souvent dans les sacs-poubelles que l’on prend soin de déposer sur son chemin à la mosquée du quartier pour la prière d’Ettarawih.  
    Heureusement que le gaspillage de certains ménages profite à des familles démunies qui ne peuvent en aucun cas se permettre d’aussi folles dépenses.
    En effet, la fièvre acheteuse   qui s’empare des ménages et les diverses envies culinaires qui font leur apparition tout au long des trente jours de jeûne, font des heureux comme ces deux frères qui, chaque jour que Dieu fait “s’approvisionnent” dans les poubelles des quartiers et des marchés. Nous les avons d’ailleurs remarqués au marché d’Hussein-Dey.
    Pas la peine de les approcher car ils deviennent très vite agressifs. Mais il suffit qu’ils aient rempli leur caddie pour qu’ils changent de comportement. Réticents voire même sur la défensive au départ, les deux frères ont bien voulu se confier à nous. L’aîné, 15 ans à peine, joue au chef de famille et se dit fier de tout faire pour nourrir sa famille composée de cinq personnes. “Moi, je n’ai aucune honte à faire les poubelles et des petits boulots pour subvenir aux besoins de ma famille. J’ai tout sacrifié pour mes frères et sœurs”, s’enorgueillit l’adolescent.
    Et de raconter que la vie est imprévisible et peut nous cacher des surprises. “Mon père nous a laissé tomber il y a près de quatre ans et ma mère n’en peut plus. C’est quand elle est tombée malade que j’ai été contraint de “naviguer’’ pour subvenir aux besoins de la famille. Ma mère disait que l’essentiel est de trouver à manger. Au lieu de faire la manche, j’ai travaillé au marché de Bachdjarrah.” Et sur son chemin, de La Glacière à Bachdjarrah, l’adolescent fouille les poubelles et récupère tout ce qui peut leur servir.
    Il confie que la période du Ramadhan est très particulière car les familles jettent beaucoup de nourriture et autres denrées. “Je rapporte beaucoup de choses !”
    Et comme, les ménagères savent que les restes dont elles se débarrassent sont récupérés, elles prennent le soin de les mettre dans des sacs à part et bien fermés pour les séparer des autres déchets ménagers. Solidarité sociale oblige en ce mois sacré !

  • Le constructeur Volkswagen délaisserait l’Algérie pour le Maroc

     


    Par Le Matin DZ |

     

     

    Alors que le contrat avec Renault traîne en longueur, le constructeur automobile dont le projet d’usine était initialement prévu en Algérie en 2010 déjà, aurait entamé des pourparlers avec les autorités marocaines en vue de le transférer au Maroc.

     

    Décidément la bureaucratie en Algérie fait fuir tous les constructeurs sérieux.

     

    Selon les informations rapportées par la presse algérienne, le management de Volkswagen aurait tenu plusieurs réunions avec les responsables du ministère du commerce et de l’industrie et des nouvelles technologies à Rabat en vue de préparer l’installation de l’usine de Volkswagen au Royaume, en arrêter les modalités et fixer les objectifs communs.

     

    Tanger avait auparavant bénéficié d’un contrat avec la société de construction automobile Renault ; ce qui avait provoqué le courroux d’Alger considérant que cette usine implantée aujourd’hui à Mellousa (région de Tanger) lui revenait de droit.

     

    En plus d’une série de reports de l’actuel contrat avec l’usine automobile Renault dont le site fait litige entre Renault voulant la périphérie d’Alger pour site et la SNVI ayant opté pour la wilaya de Jijel, ce transfert du projet d’usine du constructeur allemand Volkswagen vers le Maroc, signifierait un coup dur pour l’image du pays, déjà réputé, dans le domaines de la technologie et de la main d’œuvre qualifiée et rentable comme soufrant de graves défaillances.

     

    En effet, les géants de la construction automobile, Renault et Volswagen, menant une politique de délocalisation pour une meilleure compétitivité ne sont pas sans savoir l’Algérie croule sous un cadre législatif obsolète, d’une bureaucratie "assommante" et saturées de procédures administratives pesantes et anachroniques. L’Algérie, rongée par une une corruption systémique, et souffrant d’un système bancaire et financier moderne et de ressources humaines à niveau, est à la traîne des exigences des marchés économiques internationaux.

     

    R.N.

  • Algérie : mauvaise gouvernance, non-droit et bureaucratie

     


    Par Le Matin DZ |

     

     

    "Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque personnel que sur ses concitoyens" John Maynard Keynes.

     

    L'informel et les dessous de table régissent le marché national.

     

    Combien de discours des plus hautes autorités algériennes la population algérienne n’a-t-elle pas entendu entre 2000/2012, de combattre la corruption, la bureaucratie dévalorisant le couple intelligence/travail sur le quel doit reposer tout développement fiable et donc d’asseoir un Etat de droit ? Pour l’instant c'est pourtant le statut quo. Ce rêve si cher à tous les Algériens sera t-il réalisé un jour ? Il ne s’agit pas de créer des commissions sans lendemain puisque l’Algérie avait déjà un observatoire de lutte contre la corruption sous la présidence de Liamine Zeroual qui n’a jamais fonctionné.

     

    De là se pose la question quel est le rôle de la Cour des comptes institution dépendant de la présidence de la République selon la Constitution, de l’Inspection générale des finances. Fait paradoxal cependant, cette dernière dépend d’un ministre. Sachant qu'on ne peut être juge et partie. Aussi s’agit-il de s’attaquer à l’essence de ce mal qui ronge le corps social qui est la bureaucratie paralysante qui gangrène tout le corps social, en fait impliquant la refonte de l’Etat. C’est que la lutte contre la mauvaise gestion et cette corruption qui se généralise, tendant à être socialisée, implique avant tout une moralisation de la pratique des structures de l’Etat. La manière dont sont gérés les services collectifs et l’administration alors que l’on s’appesantit souvent sur la gestion uniquement des entreprises publiques ayant à leur disposition une fraction importante du budget de l’Etat, et la gestion de ces segments contredit les règles élémentaires de ce que les économistes font rentrer dans le cadre de l’économie publique. S’il faille éviter les règlements de comptes inutiles et qu’une personne est innocente jusqu’à preuve du contraire, (présomption d’innocence), comment croire aux discours, mobiliser les citoyens au moment où certains responsables au plus haut niveau ou leurs proches sont impliqués ou supposés impliqués dans des scandales financiers et peuvent-ils avoir l’autorité morale auprès tant de leurs collaborateurs que de la population algérienne ?

     

    Le bureau comme l’a montré le grand sociologue Max Weber est nécessaire dans toute économie mais il doit être au service de la société. Il est nécessaire au fonctionnement de toute économie mais non fonctionner comme en Algérie comme pouvoir bureaucratique qui fonctionne en vase clos et qui est le pouvoir numéro 1, car les pratiques sociales contredisent souvent les discours si louables soient-ils. Aussi, la lutte contre le terrorisme bureaucratique en Algérie renvoie à la problématique de la sphère informelle, en fait à la construction d’un Etat de droit qui implique une bonne gouvernance et pose la problématique d’une manière générale à la difficile construction de l’économie de marché concurrentielle et de la démocratie tenant compte de notre anthropologie culturelle. Car la sphère informelle, produit de la bureaucratie, contrôle plus de 40% de la masse monétaire en circulation, somme colossale, avec une intermédiation financière informelle réduisant la politique financière de l’Etat sans compter toutes les implications socio-politiques et socio-économiques. Elle ne s’applique pas seulement aux catégories socio-économiques.

     

    La rumeur souvent dévastatrice, dont la voie orale est dominante en Algérie n’étant que la traduction de la faiblesse de la gouvernance. Or son intégration est urgente loin des mesures autoritaires (répressives) qui produisent l’effet inverse, et ce, afin de pouvoir favoriser une saine concurrence et l’émergence de la véritable entreprise, lieu permanent des richesses et donc favoriser les flux d’investissements nécessaires pour une croissance hors hydrocarbures condition de l’atténuation de la pauvreté et du chômage, la vocation de Sonatrach n’étant pas de créer des emplois. Aussi, si l’Algérie du XXIe siècle, veut s’insérer harmonieusement dans le concert des nations, la politique économique et sociale au sein de l’espace euro-méditerranéen et arabo-africain (par le dialogue fécond des cultures) devra avoir pour fondement la bonne gouvernance liée à la réhabilitation de l’entreprise, au savoir par la maîtrise de la connaissance, la ressource humaine étant l’élément déterminant. Et il n’y aura pas de développement en Algérie sans la réhabilitation du savoir et des couches moyennes productives, base d’ailleurs de tout pouvoir fiable.

     

    Le nivellement par le bas (populisme) est source de démotivation et l’antinomie même du développement durable. La marginalisation des compétences et l’exode des cerveaux dont le montant en impacts est plus important que les 190 milliards de dollars de réserves de change chaque cadre formé coûtant plus de 200.000 dollars par unité deviennent inquiétants. Les derniers évènements et mesures biaisées montrent clairement que certains segments des pouvoirs publics (central et local), du fait de l’ancienne culture bureaucratique et administrative, n’ont pas une appréhension claire de l’essence de la sphère informelle. Où en est la réforme de l’école dont la dévalorisation du niveau devient alarmante ? Après les scandales financiers à répétition qui touchent tous les secteurs que dévoile quotidiennement la presse nationale et les importants découverts d’une minorité de monopoleurs rentiers auprès d’autres banques publiques, nous assistons à des recapitalisation à répétition des banques publiques qui se chiffrent à plusieurs milliards de dollars US ainsi que l’épongement de la dette publique sans s’attaquer grâce à la rente des hydrocarbures épuisable à terme dans moins de 20/25 ans maximum) sans s‘attaquer aux causes qui sont l’inefficacité de la dépense publique, la mauvaise gestion et la corruption, risquant de revenir à la case de départ. Ainsi la réforme bancaire, lieu de distribution de la rente, doit toucher fondamentalement la nature du système et donc la propriété et pas seulement la rapidité de l’intermédiation financière (aspect purement technique), rapidité qui paradoxalement pourrait faciliter des détournements plus rapidement si l’on ne s‘attaque pas à la racine du mal qui ronge le corps social.

     

    Ainsi se pose la question suivante : combien de banques ont-elles une comptabilité décentralisée selon les normes internationales, seules condition d’audits internes sérieux ? Il convient de se poser cette autre question de savoir si l’on peut continuer dans cette voie hasardeuse, situation qui menace le fondement de l’Etat lui-même et la sécurité nationale. Dans ce cadre, la sphère informelle produit historique de l’extension de la bureaucratie rentière qui tire sa puissance de l’existence même de cette sphère tissant des réseaux diffus de corruption n’est que la traduction de la faiblesse de la démocratisation du système économique et politique, donnant d’ailleurs du pouvoir à ceux qui contrôlent l’information Transparency International dans ses rapports 2006/2011 classe l’Algérie parmi les pays qui connaît un taux de corruption élevé.

     

    Ainsi les surfacturations et l’utilisation de la distorsion du taux de change permettent la fuite de capitaux (la méthode résiduelle de la Banque mondiale l’évalue à plusieurs dizaines milliards de dollars entre 1972-2010, avec d’importants mouvements pour certaines périodes fonction de la situation politique et socio-économique et des produits hors des frontières fonction de la distorsion des prix intérieurs et internationaux.

     

    Dr Abderrahmane Mebtoul

  • il y'a trop de retraités dans la fonction publique

    Périscoop : Le niet de la Fonction publique

    La Direction générale de la Fonction publique a opposé un niet catégorique à une demande du DG des douanes de reculer d’un an le départ à la retraite du président de la Fédération nationale des travailleurs des douanes.
    Ce dernier, atteint par la limite d’âge il y a près de deux ans, avait déjà bénéficié d’une prolongation d’un an en mars 2011, rappellent nos sources.

  • Photo sondage

     

     

    Photo sondage

    Êtes-vous d’accord avec le projet de création d’un poste de vice-président de la République en Algérie ?

    Encore de" la buraucratie????????? oust,basta

  • L’Algérie des chouafates et guezanates

     

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    une solution «magique»  pour des clients crédules

    El Watan le 22.07.12

    Gros problèmes de la vie ou petits soucis du quotidien, elles trouvent toujours la solution magique à leurs clientes, notamment. Elles, ce sont les voyantes ou chouaffette. Elles prétendent prédire l’avenir et posséder un don de la seconde vue. Sont-elles vraiment extralucides ? Perçoivent-elles réellement ce qui échappe à la conscience normale ? Ou bien n’est-ce là qu’une supercherie pour exploiter financièrement des crédules ? Enquête.

    Elle était assise en tailleur sur un matelas posé à même le sol. Elle était vêtue d’une robe humble et d’une écharpe enveloppant sa tête. Les marques du temps sont visibles sur son visage. Un visage «imperméable», qui ne laisse transparaître aucune expression. C’est une dame d’un âge certain. A Bab El Oued, tout le monde l’appelle khalti Zohra chouaffa (voyante). Il ne nous a pas été difficile de trouver sa maison. A peine avons-nous franchi le seuil de la porte d’entrée, qu’une odeur de b’khour chatouilla nos narines. Un sentiment de peur et d’anxiété nous saisissait. Alors, nous nous sommes rendu compte que ne nous pouvions plus faire machine arrière. Une jeune fille, la vingtaine révolue, nous a priées d’attendre notre tour. La salle était déjà bondée de femmes. A ce moment, tous les yeux étaient braqués sur nous et le poids de leur regard se faisait sentir. Nous avons pressé le pas pour prendre place. Il fallait gagner leur confiance. Pour cela, nous répondions à leurs questions et, à notre tour, nous en avons posé d’autres.

    Après une attente de plus de trois heures, la jeune fille nous a fait signe de la suivre.  Située au fond du couloir, la chambre de la ziara est peinte en vert.Deux tapisseries, représentant La Mecque et une scène de chasse, recouvrent les murs de cette pièce.  D’une voix à peine audible, elle nous a invitées à prendre place en face d’elle. «Qu’est-ce qui vous amène ?», nous a-t-elle lancé. Confuses, nous ne savions plus quoi répondre. A ce moment précis, le scénario que nous avions préparé nous a paru nul. Il a fallu donc que nous improvisions une autre histoire.

    Les raisons d’une consultation abracadabrante

    Séparer un couple, se marier ou chasser un mauvais sort, ce sont là les principales raisons pour lesquelles les femmes, notamment, payent les services d’une voyante. «Ma voisine m’a jeté un sort. Je suis sous le pouvoir d’un sortilège enterré dans une tombe oubliée», nous a raconté une des jeunes dames rencontrées chez khalti Zohra. Pour défaire ce maléfice, elle a déboursé jusqu’à présent, selon ses propos, plus de 20 000 DA. Pressée de raconter son histoire, une sexagénaire prend part à la discussion sans y être invitée.  «C’est le troisième mercredi que je viens ici pour libérer mon fils de son sacrilège. Après son divorce, il a noyé son chagrin dans la bouteille. Il a perdu son travail, son argent et sa santé. Lalla Zohra m’a confirmé que c’est son ex-femme qui l’a ensorcelé.»

    Une fois la «maladie» diagnostiquée, le remède est prescrit : mettre un ver de terre dans la bouteille de vin de son fils. «Une fois la bouteille consommée, je l’ai récupérée pour l’enterrer dans un endroit isolé», a-t-elle ajouté. Voulant savoir si son fils use sobrement de la boisson alcoolisée après ce remède, la réponse nous a fait tomber des nues. Sèchement, elle a répondu : «Non.» «Je sais que cela va marcher. C’est une question de temps», a-t-elle tenté de nous convaincre. Une façon de ne pas jeter le discrédit sur «sa» chouaffa.

    Habitant un quartier limitrophe, Notre-Dame d’Afrique, khalti Ghania, est venue consulter en désespoir de cause. «Après cinq ans de mariage, ma fille a été répudiée par son mari. Une femme divorcée est mal vue dans notre société. Pour cela, elle doit retourner chez son époux. Khalti Zohra va me confectionner un hdjab de m’haba», a-t-elle attesté sur un ton mélancolique. Elles sont nombreuses à croire dur comme fer que la sorcellerie est à l’origine de leurs problèmes familiaux. En effet, il est plus facile de jeter la pierre aux autres que de faire une autocritique pour essayer de cerner le dysfonctionnement. A un détail près, leurs histoires sont semblables. Un mari distant et désintéressé. Pour faire revivre la flamme, elles font appel au service des sorcières en vue d’avoir l’élixir miracle. La belle-mère, la belle-sœur ou la voisine ont toujours le mauvais rôle dans ces histoires. La grande partie d’entre elles justifient l’acte de ces «jeteuses de sort» par la jalousie.

    «Mon mari a changé. Il n’est plus comme avant. Il ne s’intéresse plus à moi comme au début de notre mariage. Je suis sûre qu’il est ensorcelé.» Cette phrase est une vérité absolue chez ces femmes. Rien et personne ne peuvent leur faire changer d’avis. «Comment peut-on expliquer ce changement ? Avant, il ne me refusait rien. Maintenant, il n’a d’yeux que pour sa mère. Khalti Zohra m’a promis de le libérer de l’effet de ce sortilège», nous a indiqué une autre dame, avant d’ajouter : «Je suis prête à vendre mes bijoux et tout ce que je possède de valeur pour atteindre mon but.»

    Mille dinars pour du b’khour et deux bougies

    Unanimes, elles reconnaissent que les tarifs pratiqués par les chouaffette sont exorbitants.«Lors de ma dernière visite, j’ai payé 1000 DA pour une poignée de b’khour et deux bougies», nous a indiqué khalti Ghania. Et elle n’est pas prête de voir le bout du tunnel.   Partant du principe que la fin justifie les moyens, certaines «grèvent» leur budget du mois, d’autres s’endettent jusqu’au cou. Du point de vue religieux, la sorcellerie est considérée comme un péché capital. Le Coran cite ce phénomène dans la sourate La Vache : «Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse.» Ce verset coranique met la lumière sur la gravité de la pratique de la sorcellerie : la séparation du couple.Dans ce cas précis, la femme ne supporte plus son mari et ils se disputent sans raison.  «Certains esprits maléfiques utilisent la sorcellerie aussi pour que la femme ne puisse pas avoir d’enfants», nous a expliqué un imam. Selon notre interlocuteur, la sorcellerie est aussi pratiquée pour la réussite au travail et dans les études.

    Un harz pour la réussite et l’amour

    Loin de l’objectif de la désunion et de la domination, certaines personnes gardent jalousement sur elles un harz pour charmer et pour gagner la confiance et la sympathie des autres. «Elles veulent réussir dans tout ce qu’elles entreprennent. Elles veulent que toutes les portes s’ouvrent devant elles.» Concernant les conséquences de cette pratique, notre interlocuteur nous a indiqué qu’«une personne ensorcelée perd toute motivation et même le goût à la vie. Elle manque de volonté et repousse tout à plus tard».   La sorcellerie peut conduire à la folie et à la mort aussi. «Certains sortilèges provoquent des hallucinations (doute, fait de parler tout seul, etc.). Une situation qui peut conduire au suicide», a-t-il noté. L’objectif recherché par l’envoûtement, nous a expliqué cet homme de culte, est d’avoir la haute main sur l’ensorcelé. En clair, une main basse financièrement ou affectivement, c’est selon.

    «En général, ce sont les femmes qui recourent à ce type de sorcellerie pour dominer leur mari», a-t-il dit. «Je sais que je suis ensorcelée. Ce maléfice, je l’ai hérité de ma mère. Ce cas de sorcellerie existe. J’ai posé cette question à des imams et ils m’ont confirmé la véracité de la chose. J’ai 34 ans et je ne me suis pas encore mariée», nous a confié Lylia, ingénieur d’Etat en biologie.   «Une collègue m’a conseillée d’aller voir un cheikh à Boufarik. Il m’a demandé d’acheter du plomb et du b’khour.» «Comment une fille instruite et scientifique de surcroît peut-elle tomber dans le piège des charlatans ?» A cette question, sa réponse fut : «Il ne faut jamais dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau. Je suis consciente que ce que je fais est irrationnel.

    Si je veux changer ma situation, je dois tout essayer, y compris la sorcellerie. Je ne cherche à faire du mal à personne. Je veux me délivrer de ce maléfique. Si cela marche, tant mieux pour moi, dans le cas contraire, tant pis.» «Le phénomène du charlatanisme est pratiqué par 20 000 sorciers», a déclaré un universitaire du département de sociologie. Il a, par ailleurs, précisé que l’Algérie compte un million d’adeptes de la sorcellerie.Notons qu’il est judicieux de prendre ces informations avec des pincettes, car ce sociologue n’a fourni aucun détail sur la méthode de recensement.

    Lors d’une rencontre sur ce thème, un autre enseignant de l’université Emir Abdelkader de Constantine a indiqué que 70% de la clientèle de ces charlatans sont des femmes, dont l’âge varie entre 20 et 35 ans. «Le recours de plus en plus important à ces sorciers et charlatans se fait dans un but curatif induit par le manque de confiance dans la médecine.» Par ailleurs, et tout en relevant la progression du phénomène, l’intervenant a ajouté que dans les pays du Moyen-Orient, 5 milliards de dollars sont déboursés annuellement pour s’attacher les services des sorciers et autres charlatans, avant d’ajouter qu’une bonne partie de ceux qui sollicitent les services des sorciers sont des universitaires ! Le même universitaire a souligné que le Coran a évoqué dans 60 cas ce phénomène.

    De son côté, l’imam de la mosquée Emir Abdelkader a laissé entendre que des citoyens de différentes couches sociales, y compris des notables de la ville et des régions limitrophes, lui rendent régulièrement visite pour les besoins d’une rokia. Sur ce point, l’imam a voulu être clair : «Le traitement par le Coran (rokia) ne peut être une alternative aux thérapies et aux médicaments prodigués par le médecin.» L’imam a, par ailleurs, dénoncé la crédulité de certaines gens qui mettent leur vie entre les mains de charlatans qui utilisent la sorcellerie.

    Crime et châtiment

    Du point de vue juridique, un avocat nous a précisé que le code pénal incrimine les dégâts occasionnés par le recours à ce genre de pratique.Le sorcier ou le charlatan, rendu coupable de dommage physique ou moral sur autrui, risque une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement.  Le code pénal dans son article 456 stipule : «Sont punis d’une amende de 100 à 500 DA et peuvent l’être, en outre, de l’emprisonnement pendant cinq jours au plus, ceux qui font métier de deviner et pronostiquer ou d’expliquer les songes. Sont de plus saisis et confisqués, conformément aux dispositions des articles 15 et 16, les instruments, ustensiles et costumes servant ou destinés à l’exercice du métier de devin, pronostiqueur ou interprète de songes.»  Toutefois, il est judicieux de signaler que le charlatanisme n’est pas l’apanage de la gent féminine. Seulement, le centre d’intérêt des hommes est aux antipodes de celui des femmes.

    Rencontrée dans la zaouïa du défunt cheikh Lamouri, le marabout le plus célèbre de la région de Bouira, (aujourd’hui décédé), Mme Zoulikha, non sans peine, s’est confiée à nous. De fil en aiguille, elle nous a raconté l’histoire de son fils Athmane. «Nous sommes arrivés à 5h du matin, il est 11h et nous attendons encore notre tour. Je suis venue pour mon fils. Il est marbout (traduction intégrale enchaîné).» Ce concept signifie qu’il n’a plus aucun désir sexuel.

    «Cette souffrance dure depuis cinq ans, soit juste après son mariage. Au début, nous avons cru qu’il s’agissait d’un simple blocage. Il a consulté plusieurs médecins spécialistes, mais son état n’a pas changé. C’est le troisième marabout que nous venons voir, mais je ne suis pas vraiment confiante.» Un sentiment compréhensible lorsqu’on sait que le dernier charlatan que son fils avait consulté l’avait fait tourner en ridicule. «Il a demandé à mon fils d’aller chez lui à 4h du matin vêtu seulement d’une gandoura et de porter avec lui une pioche. Il a déposé la pioche entre les jambes de mon fils et il lui a demandé de l’enjamber sept fois.» Guérison que dalle !

    Mouna Boudjamaâ, sociologue à l’hôpital Mustapha Pacha, estime que ce phénomène trouve un terrain fertile dans le subconscient collectif. «Psychologiquement, les personnes qui consultent ces charlatans sont prêtes à tout croire. Elles ont une prédisposition à admettre tout. Elles perdent leurs capacités d’analyse et de critique. Mentalement, elles sont fragiles, car elles passent par une période difficile de leur vie.» De Harout et Marout à nos jours, la sorcellerie n’a pas cessé de compter de nouveaux adeptes.

    Malika Belgacem

  • Les systèmes contre les peuples

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Le veto russe contre toute condamnation du régime Al-Assad par le Conseil de sécurité pose avec acuité la question de la pertinence des Nations unies dans sa configuration actuelle.
    Ce système fonde le règlement des questions de sécurité universelle sur l’unanimité de cinq puissances, reléguant l’écrasante majorité des nations à une Assemblée générale sans réel pouvoir d’influence sur la résolution des problèmes internationaux. La nature des solutions qui finissent par s’imposer dépend du degré d’implication de chacun des membres du Conseil de sécurité.
    Avant la crise syrienne, Israël avait déjà fait la démonstration de la vanité d’une justice internationale, rendue par les gagnants de la dernière guerre. Tant que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France disposent du droit de veto, Israël continuera, comme il le fait depuis des décennies, à nous infliger la démonstration que le Conseil de sécurité et, finalement, le droit international ne valent que pour ceux qui n’ont pas la couverture d’un des membres permanents du Conseil. Les États — ou les régimes — se retrouvent contraints de s’assurer le parapluie de l’un ou de l’autre des camps : le Conseil de sécurité, par ses règles de fonctionnement, est à vocation bipolaire.
    On s’émeut, aujourd’hui, des effets du veto russe en Occident, du seul fait que ce soit Bachar al-Assad qui jouisse de cet état de fait et que ce soit les Russes et les Chinois qui, pour le moment, rendent possible son impunité. Si cela peut rassurer à l’Ouest, on remarquera que le dernier potentiel défensif significatif aux frontières d’Israël est en train de s’autodétruire.
    La virtualité d’une bombe nucléaire iranienne reste la seule inconnue qui pourrait remettre en cause ce nouvel équilibre des forces où l’ordre règne enfin au Moyen-Orient. Un ordre de “déséquilibre des forces” qui assure la sécurité d’Israël.
    Malgré la barbarie par laquelle le régime d’Al-Assad s’est illustré dans la répression de ses citoyens dès les premières manifestations, la Russie s’est arcboutée dans une position de principe rejetant toute condamnation, toute sanction et toute intervention contre le régime syrien. Ce faisant, elle a indirectement militarisé la crise. D’un côté, la forme de répression adoptée par Al-Assad appelait une riposte armée de ses opposants ; de l’autre, le Qatar,  pourvoyeur en armes des révolutionnaires — mais aussi des terroristes — ne demande qu’à fournir les moyens de cette riposte. Tout a été fait, par la Ligue arabe, par le Conseil de sécurité et par les jeux des puissances, pour que ce qui aurait pu être un “printemps syrien” finisse en guerre.
    Pour Obama et ses alliés, il faut d’abord sauver le fait israélien ; pour Poutine et les siens,  il faut sauver le droit d’un régime autoritaire à tirer contre ses contestataires. Les Syriens, eux, n’ont plus d’autre alternative : poursuivre leur guerre ou se laisser massacrer. Les bains de sang quotidiens en Syrie rappellent que les souffrances des peuples ne sont rien quand il faut sauver des systèmes.


  • no moment

    Dilem du 23 Juillet 2012

  • Droit du travail : l’ambassade d’Algérie à Berlin épinglée

    Un Etat ne peut invoquer son immunité diplomatique face aux employés locaux de ses ambassades dans l’UE, qui peuvent par conséquent saisir les tribunaux locaux dans des litiges de droit du travail, a estimé hier la Cour européenne de justice de Luxembourg.

     

    Elle était appelée à statuer sur le cas d’un chauffeur de l’ambassade d’Algérie à Berlin, qui contestait son licenciement devant les juridictions allemandes. L’Algérie arguait qu’elle bénéficiait, en tant qu’Etat étranger, de l’immunité juridictionnelle reconnue par le droit international, selon lequel un Etat ne peut être soumis à la juridiction d’un autre Etat, et qu’une clause dans le contrat de travail de l’employé précisait que seuls les tribunaux algériens étaient compétents en cas de litige. Mais la cour a estimé que c’étaient bien les tribunaux allemands qui étaient compétents, étant donné que le chauffeur en question assumait «des fonctions ne relevant pas de l’exercice de la puissance publique». La cour a précisé que l’immunité invoquée par l’Algérie n’avait «pas de valeur absolue». «Elle est généralement reconnue lorsque le litige concerne des actes de souveraineté. En revanche, elle peut être exclue si le recours juridictionnel porte sur des actes qui ne relèvent pas de la puissance publique.»

     

    APS 20 07 2012