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  • En Algérie, l’ouverture médiatique passera par la presse électronique

     

    Par Le Matin DZ |      

    L’infrastructure de l’Internet se répand aujourd’hui autour du monde pour créer un large réseau mondial et ce grâce à l’informatique qui permet aujourd’hui de numériser les informations et de gérer de nouveaux systèmes.

    Nacer Mehal, ministre de la Communication veut réglementer la presse électronique.

    Le monde est devenu une grande maison de verre, un acquis contre les régimes totalitaires dans la mesure où l’information n’est plus le quatrième pouvoir mais le pouvoir lui-même. Or, en Algérie, certains responsables vivant encore à l’ère du parti unique, nous assistons à une déconnection par rapport aux nouvelles mutations. Pour preuve, les trois chaines de télévision publiques d’information en Algérie  sont des copies conformes avec un gaspillage d’argent. Nous assistons à des débats lassants animés soit par les responsables politiques et économiques proches du pouvoir soit par des intellectuels organiques (aux ordres) selon l’expression heureuse du grand philosophe italien Antonio Gramsci mais sans aucun impact ni au niveau interne ni au niveau international. Le verrouillage des médias lourds, avec la dernière décision officielle fin février 2012 de ne pas ouvrir les chaines au secteur privé d’information, les chaines télématiques made In Algeria ayant peu d’audience et non rentables, est inefficace, les Algériens, parabolés et branchés sur Internet se détournant de plus en plus des versions officielles. Dans ce cadre, un Une importante étude a été réalisée pour le gouvernement français coordonnée par Nicolas Curien et d’Alain Muet avec notamment les professeurs émérites d’Université et directeur de recherches au CNRS, Christian De Boisseu, Élie Cohen et Michel Didier à laquelle  ont contribué plus de 50 experts et opérateurs spécialisés dans le domaine de l’information et de différentes disciplines. Je  propose de faire une synthèse de cet important rapport de référence sur la nouvelle économie.

     

    Au préalable les auteurs soulignent un paradoxe de l’économie numérique. Biens publics, rendements croissants, externalités positives de consommation, paquets de produits liés, échanges de signaux hors marché, etc. Un tel tableau jure singulièrement avec les hypothèses de la concurrence parfaite souvent enseigné aux étudiants de sciences économiques. Si les TIC fournissent les instruments qui devraient en théorie favoriser un fonctionnement plus efficace d’une économie de marché, elles installent dans le même temps les ingrédients d’une économie publique. Au fur et à mesure que les innovations induites par la logique inventive perceront les résistances de la logique défensive, une économie d’un type spécifique émergera peu à peu, dans laquelle les mécanismes traditionnels du marché et de sa régulation s’hybrideront avec de nouvelles formes de relations coopératives entre les agents économiques. Dans une telle perspective, le paradigme pertinent ne consiste pas à penser les TIC comme le support technologique naturel du libre échangisme, mais plutôt comme l’instrument d’une "coordination distribuée" entre les agents, une coordination sans représentation institutionnelle explicite. Comme le note Eric Cohen dans son commentaire de cette importante étude sous l’effet de la montée en puissance de l’information, de nombreux biens économiques deviennent des biens complexes ("paquets" intégrant des prestations à façon), des biens d’expérience (dont l’utilité est difficile à apprécier à l’avance), ou des biens paramétrables (modulables selon le profil du consommateur). Il en résulte que le signal-prix adressé par un marché traditionnel ne suffit plus pour éclairer les choix des consommateurs, surtout lorsque la gratuité se généralise pour certains biens purement informationnels. Dans ce type d’économie fondée sur l’information, le fonctionnement décentralisé du marché ne conduit pas à l’optimum collectif, mais peut au contraire favoriser les excès de concentration et les rentes de monopoles (Microsoft).  Par la suite,  le rapport  analyse  l’ère industrielle à l’ère de l’information.

    La nouvelle économie se résumait au développement du commerce De biens et services sur Internet, il s’agirait là d’un phénomène certes important pour l’avenir, mais dont les conséquences demeureraient assez circonscrites. Les changements organisationnels qu’entraîne la diffusion des technologies de l’information se portent en réalité vers tous les secteurs de l’ancienne économie, et ce sont ces changements qui induisent une nouvelle révolution industrielle. Comme les précédentes, celle-ci résulte de la combinaison de plusieurs facteurs et se manifeste sous plusieurs dimensions, notamment : l’avènement de "l’entreprise-réseau", l’autonomisation du travail, le rôle moteur des marchés financiers dans la dynamique industrielle et les processus d’innovation, la transformation profonde de la gestion des savoirs et la montée en puissance d’une économie de la connaissance. Cela a eu des  incidences sur le changement dans l’organisation du travail. À l’ère de l’information, le travail est l’objet de deux transformations majeures : d’une part, le retour vers une plus grande autonomie, après la bureaucratisation de l’ère industrielle ; d’autre part, la réintégration dans la pratique professionnelle d’un savoir et d’une culture acquis dans la sphère de vie quotidienne : alors qu’à l’ère industrielle, les travailleurs des industries taylorisées ne devenaient opérationnels qu’en étant dépouillés des savoirs, des habiletés et des habitudes développés par la culture du quotidien. Le développement de la nouvelle économie entraîne également une mutation importante du fonctionnement des marchés financiers. La déréglementation des marchés, amorcée aux États-Unis dans les années quatre-vingt, a ouvert à la concurrence des secteurs initialement occupés par des quasi-monopoles. A cette déréglementation, s’est ajoutée une profonde modification des modes de financement des entreprises qui a conduit, en l’espace de quelques années, d’une économie de l’intermédiation financière dominée par le crédit à une économie de marchés financiers.

     

    Cela a également des incidences  sur la  gouvernance, la  régulation et les enjeux internationaux. La prise de conscience des enjeux de la société de l’information a conduit la plupart des gouvernements à mettre en œuvre des programmes d’action portant sur le développement des infrastructures, l’administration électronique, la formation et l’éducation, la lutte contre la fracture numérique. L’Internet s’est internationalisé très rapidement. En quelques années, il s’est imposé à tous les États, qui se sont parfois trouvés aussi démunis face à son développement qu’ils l’ont été face à la mondialisation des échanges économiques et financiers. Il est difficile de contraindre ou d’interdire sur Internet et la réglementation publique traditionnelle, déjà délicate à mettre en œuvre dans l’espace international, semble encore plus malaisée pour un réseau sans frontière, en continuelle expansion, où interagissent de multiples acteurs. Les mutations que connaît l’économie mondiale ont leur équivalent dans le domaine de l’information et de la communication. Elles ont une répercussion fondamentale sur la bonne gouvernance, sur l’urgence du renouveau du mode d’enseignement (c’est fini les cours dispensés par voie orale), sur la presse avec le développement de nouveaux médias utilisant Internet qui seront dominants à l’avenir et d’une manière générale un impact sur tous les mécanismes de gestion tant centrale que locale des institutions et des entreprises : passage de l’organisation hiérarchique de type militaire à l’organisation en réseaux. L’intégration des télécommunications, de l’informatique et de l’audiovisuel a donné naissance à la Société de l’information qui fait l’objet d’une attention particulière de la part des États et des organisations internationales. Cet intérêt s’est trouvé accru depuis une décennie en raison des retombées socio-économiques et culturelles des nouvelles technologies de l’information de la communication (NTIC) : la ‘‘fracture numérique’’ transcende en effet les clivages géographiques et traverse de part en part toutes les sociétés humaines. C’est que les nouveaux moyens de télécommunication facilitent l’échange et la diffusion de la connaissance. Ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) changent donc profondément la vie au quotidien des citoyens, le fonctionnement des entreprises, de l’État. Tout cela entraîne de nouvelles représentations mentales et sociales. Lorsque les citoyens peuvent obtenir directement sur Internet des informations indépendantes concernant les politiques de leur gouvernement, la bonne gouvernance a d’autant plus de chances de prendre racine. Le fondement de la société, la constitution de la civilisation repose sur une bonne communication de tout pouvoir. Une communication qui vise à constituer d’une part une interrelation entre les différentes structures de l’Etat et d’autre part entre l’administration et les différentes couches de la société. C’est que toute communication fiable doit prendre en considération les exigences créées par le développement de l’environnement médiatique mais aussi sociopolitique, culturel et économique tant interne que mondial. En effet, la concurrence médiatique avec tous ses caractéristiques : démultiplication des moyens de diffusion de l’information, rapidité dans la diffusion et la circulation de l’information exige une veille permanente. Enfin les TIC ont un impact dans de nombreux autres domaines comme les loisirs, la culture, la santé, la gestion du temps, les comportements en société. Sur le plan macroéconomique, les nouveaux processus mis en place grâce aux TIC ont des conséquences sur l’analyse de la valeur des produits et services, que l’on effectuera davantage sur le cycle de vie, lequel a tendance à se raccourcir et influe sur les gains de productivité et la croissance liée à l’introduction des TIC. L’avènement d’Internet et le développement formidable qu’il connaît depuis quelques années ont pratiquement mis en demeure l’entreprise de s’adapter et d’en faire l’usage le plus judicieux et le plus productif. La compétitivité oblige toute entreprise à donner l’information en temps réel. Au niveau international, sous  réserve de réduire la  fracture numérique, la compréhension des enjeux que représentent les NTIC permettraient de contribuer à réduire les disparités qui existent entre le Nord et le Sud, non seulement dans le domaine économique mais aussi en matière de modernisation des Etats qui le composent.

    En résumé, l’attention particulière des médias sur l’action publique répond à un besoin de l’opinion dans une démocratie pluraliste, celui de pouvoir juger les gouvernants parce que devant les choisir. Ainsi les médias parlés/écrits crédibles concourent modestement à asseoir la démocratie. Une presse (ou des intellectuels) aux ordres s’adonnant aux louanges est contre productive pour le pouvoir lui-même. Face  à une situation de blocage qui ne peut être que transitoire, tout en étant préjudiciable à l’image de l’Algérie, en attendant une volonté politique de démonopolisation des  médias lourds,  le déverrouillage médiatique  en Algérie devra passer  à court terme  par la presse électronique qui peut être consultée aux quatre coins de la planète  en temps réel se répercutant par différents réseaux pouvant être lu par des centaines de milliers de personnes pur ne pas dire des millions. Sous réserve d’un cadre juridique clair tenant compte de la déontologie, la presse papier tendra à disparaitre progressivement du paysage médiatique au profit de cette nouvelle presse qui est la presse de l’avenir.

    Professeur des Universités expert International, Abderrahmane Mebtoul

  • Législatives : un faux scrutin, des votants fictifs et l’armée de Buzzati

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    Par Le Matin DZ     

    Les législatives du 10 mai ont ceci de cocasse, de buzzatien, pourrait-on dire : dans l’interminable attente de l’ennemi attendu du haut des remparts, les pronostiqueurs perdent patience et se déchirent entre eux.

    Dahou Ould Kablia ou le désert des armées électorales

    Les personnages soldats pourraient être des pastiches drolatiques du célèbre roman de Le désert des Tartares de l’écrivain italien Dino Buzzati dont le personnage, soldat de carrière, vieillit dans sa tour et meurt après une longue attente de l’ennemi supposé arriver du désert. Dans le fort, pourtant, les entraînements se poursuivent, les gardes sont sur le qui-vive, les armées en alerte et les ardeurs au combat redoublées. Un conte absurde, épique dans son absurdité même.

    Mais, les tartarins du scrutin législatif du 10 mai sont loin d’avoir l’étoffe de Drogo (le héros militaire de Buzzati) dernière sentinelle d’une frontière morte. Ils s’appellent Mohamed Seddiki, président d’un parti lilliputien en dépit de son appellation supra-historique ; Daho Ould Kablia, le vigile des paris perdus et scribe des votants algériens fictifs ; Bouguerra Soltani dont le nom transcrit comme il plaît à Dieu dans la presse, le comptable en faux et usage de faux.

    Commençons par le premier. Mohamed Seddiki, membre du parti Ahd 54, a été élu, le 27 février, président de la Commission de surveillance des élections législatives, une aubaine pour sortir de l’ombre. En ces temps de vaches maigres, il accorde un entretien brûlot au journal électronique "TSA" (Tout sur l’Algérie) dans lequel il fait siennes les accusations portant sur la manipulation, trituration, fausseté, du fichier électoral et s’élève même contre le vote des contingents de l’ANP dont l’institution, dans ce contexte électoral, s’indigne de la vieille appellation dont la presse l’affuble : la grande muette, à la buzzatienne, justement : "Cette procédure n’est pas légale, selon moi, pour plusieurs raisons. Premièrement, la wilaya de Tindouf compte 45 000 habitants, cela signifie que le nombre d’électeurs ne doit, en aucun cas, dépasser les 22 000 personnes. Or, du jour au lendemain, la wilaya se retrouve avec près de 60 000 électeurs. Alors, nous sommes en droit de nous poser plusieurs questions. Est ce que ces militaires ont changé de résidence ? Si oui, ont ils ont été radiés de leur commune d’origine ? Et puis, pourquoi l’administration n’a t elle pas respecté la réglementation en vigueur concernant le changement de résidence ? Et, surtout, pourquoi le recours à l’inscription en bloc, cette procédure n’est pas prévue par loi."

     

    Ainsi, pour Mohamed Seddiki, c’est, cette fois, l’institution militaire qui porte préjudice à la solvabilité du scrutin, comme si l’ombre des "janviéristes" de 1991 planait cette fois sur un fichier électoral de toutes les discordes avant même la tenue du scrutin.

    Le deuxième, l’ordonnateur, celui par qui une flopée de petits partis cocote-minute, rejetons du système, ex-ministres se bousculant pour une rente de députés en "rois fainéants", réagit aux propos du président de la commission de surveillance des élections et néanmoins, aussi, président du parti aux consonances chimiques AHD 54 et protège comme il peut "son" fichier électoral, objet de toutes les convoitises: "La commission de surveillance devrait introduire un recours si elle constate des cas de non-respect de la loi lors des inscriptions", a-t-il indiqué à TSA.

    Le troisième, enfin, Bouguerra Soltani, chef énigmatique du MSP, qui a quitté l’alliance dans "le bruit et la fureur" et fort de son alliance arrachée de ses congénères, s’est félicité également de la participation du Front des forces socialistes (FFS) d’Aït Ahmed. Il fait de son trio d’alliances autant de boucliers contre l’ennemi virtuel, attendu et soupçonné de ressurgir du scrutin maudit de 1991 "contre la fraude électorale." Mobilisant ses coalisés et surveillant des remparts le tumulte d’une autre alliance, celle qu’il a quittée après qu’elle l’eut engraissé, le Soltani jure d’être aux aguets. Il annoncera les résultats du scrution avant Daho Ould Kablia, a-t-il déclaré, péremptoire et sûr que cette armée de coalisés, du FLN, du RND, du PT et de la "voletaille" sur les lignes arrières finira bien par traverser le désert et engager la bataille des batailles ce 10 mai prochain.

     

    R.M

  • Qu’est-ce qu’un seul œil ouvert, lorsqu’on les a fermés tous les deux aussi longtemps ?


    Par Hakim Laâlam  
    Email : laalamh@yahoo.fr
    Signe du dégel entre l’Algérie et la Libye. Alger n’exige
    même plus l’extradition de…

    Medelci !

    Je me demande ce que la justice attend. C’est tout de même bizarre ! D’habitude, la justice de mon pays est plus réactive, sensiblement plus rapide à la détente. Là, rien. Pas un frémissement sur la balance. Pourtant, la logique, la logique dialna aurait voulu que la justice déclarât illégal le débrayage de trois jours de la Commission nationale de surveillance des législatives. Eh oui ! Je ne vois pas pourquoi des enseignants et des médecins sont traînés devant les tribunaux au motif de «grève illégale» alors que des membres d’une commission de surveillance d’un scrutin, des mecs et des nanas comme vous et moi, des Algériens tombant normalement sous le coup de la même juridiction, ne «bénéficient» pas du même traitement. D’autant plus que là, les surveillants des législatives n’ont même pas respecté les usages en matière de grève. Il n’y a pas eu de préavis avec le délai réglementaire y afférent. Oui, M’sieur ! Et, plus grave, j’ai beau lire et relire le communiqué de ladite commission, je n’y trouve nulle part référence à un service minimum. Alors que la loi est très claire, même en matière de débrayage. Il faut assurer un service minimum, surtout s’agissant d’un service public comme celui que fournit la Commission nationale de surveillance des législatives. Comment allons-nous faire sans service minimum, je vous le demande ? Je suis désolé, mais le service minimum est obligatoire ! Et qu’on ne me dise pas qu’en la matière, c’est impossible à organiser. Faux ! On peut surveiller à moitié ! Oui ! D’un seul œil ! L’autre, le second œil on le garde fermé pour bien montrer sa colère et son acte de débrayage. Mais le premier, et de préférence le bon, on le laisse grand ouvert. Très sincèrement, je ne pense pas qu’un tel dispositif de surveillance pose un problème insurmontable aux surveillants. C’est connu, de tous temps, les membres de commissions pareilles ont eu une mobilité extraordinaire des deux globes oculaires. Ils ont l’œil agile et rapide au battement. Je peux même témoigner qu’en d’autres rendez-vous électoraux, les membres des commissions de surveillance avaient eu l’œil lourd, gardant les deux mirettes bien closes jusqu’à l’annonce officielle des résultats et leur consolidation définitive par le Conseil constitutionnel. Alors ? Alors, je ne comprends toujours pas l’immobilisme de la justice. Comme je ne comprends pas non plus qu’ordre n’est pas été donné à la troupe d’aller rentrer dans le chou des membres de cette commission. On a tabassé tellement de chômeurs, d’ouvriers, de profs en médecine, de maîtres d’école pour les pousser à reprendre le travail, pourquoi dans le cas présent, les casques bleus ne sont-ils pas envoyés au siège de la Commission de surveillance des législatives ? Attention ! Ce n’est pas avec cette apathie, ce genre de traitement discriminatoire, avec ces pratiques à deux vitesses que le citoyen va retrouver la confiance en ses dirigeants. Et c’est surtout pas comme ça qu’il va retrouver le chemin de l’urne ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. 
    H. L.

  • L'ambassadeur US fait joujou avec notre «société civile»

     

    Selon Le Soir d’Algérie, la compétition est féroce entre les candidats à la députation dans notre glorieux pays. Il y a de l’hémoglobine sous les portes et des intestins aux fenêtres. Avec «députés», on peut en fabriquer des homonymes respectueux... 
    1.- Notre bon peuple ne dit rien, mais il n’en pense pas moins. Tout le monde sait que seule l’indemnité parlementaire intéresse nos représentants. Entre deux mandatures, chacun vaque à ses occupations et bricole les relations nécessaires pour s’assurer un mandat de plus... en attendant la retraite. C'est chouette la professionnalisation de la politique ! 
    C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle les députés du RCD n’ont pas renoncé à l’Assemblée qu’ils critiquent tous les jours pour faire oublier à leurs ouailles le pactole qu’ils se mettent de côté. Les rentiers les tiennent par le portefeuille et les bijoux de famille. Tout le reste, c’est du bavardage de chercheur d’histoires. 
    2.- (…) Un seul objectif pour les partis et leurs candidats : le taux de participation doit être le plus élevé possible. 
    Peu importe qui sera élu : tout est négociable... Il a un budget conséquent pour ça. De quoi provoquer une apoplexie fatale chez un Grec. Ils les connaissent bien les bougres : dès que le doigt est trempé profond dans le pot de miel, l’élu est verrouillé. C’est en partie ainsi que la rente est «très démocratiquement» répartie. 
    3.- Notre estimable MAE (un ex de l’équipe Chadli qui a ruiné notre pays, avec notre aimable collaboration, ne l'oublions pas) a récemment invité la secrétaire d’Etat d’Obama (celle dont l’époux avait la braguette aérée et le saxophone mélomane en vadrouille et dont la fille s’est mariée discrètement dans une synagogue il y a peu) à venir converser avec lui de la vie politique algérienne (il y a une vie politique chez nous ?). La Clinton a été reçue par le patron himself et a eu l’occasion de lui prescrire un certain nombre de règles à respecter. (…) Et elle ne s’est pas privée de le clamer haut et fort à partir de son ambassade à Alger, à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle elle parlait avec l’autorité d’un maître de céans (…). Les autocrates ventripotents résistent rarement aux dames convaincantes et aux lois... de la gravitation... Dans ces conditions, venir s’indigner de ce que l’ambassadeur US intervient au vu et au su de tous dans les affaires politiques intérieures du pays, c’est d’une hypocrisie sans nom. Généralement, quand on est c... on prend soin de ne pas l’ébruiter. Même si en matière de souveraineté, comme me le disait naguère un de nos anciens ministres des Finances que j'interrogeai sur la question, préoccupé par les conséquences de ses négociations avec le FMI, «on ne perd que ce que l'on a...» 
    «Société civile», «société civile»... allons donc ! Il aurait suffi de la voir s’étriper à coups de noms d’oiseaux au Palais des nations en juin dernier pour relativiser le danger que court notre pays à voir ses représentants (on devine lesquels : toujours les mêmes depuis le projet rose bonbon de Blum-Violette) comploter avec l’ambassadeur US. A sa place, je me méfierai... Au fait, qui a des nouvelles de Tout-en-carton, le pharaon qui présidait aux destinées du ministère de l’Intérieur, l’inénarrable, l’insubmersible et inoxydable compagnon de route de notre saint patron à tous ? 
    Djeha

  • MAGISTRATURE Turbulences au Conseil supérieur

     

    Deux magistrats ont réussi à se faire réélire par leurs pairs en qualité de membres du Conseil supérieur de la magistrature. Une situation contraire à la loi organique portant organisation de cette instance qui n’autorise qu’un seul et unique mandat. 
    Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Le renouvellement partiel de la composante du Conseil supérieur de la magistrature s’est-il déroulé conformément à la loi et à la réglementation en vigueur ? Vraisemblablement non, puisque deux «intrus» siègent aujourd’hui au sein de cette instance. Jeudi 1er mars, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, procède en toute discrétion à l’installation des nouveaux membres du CSM, élus lors du scrution du 10 janvier 2012 . Ces magistrats sont Mokhtar Rahmani Mohamed (élu à la Cour suprême), Moussa Boussouf (Conseil d’Etat), Zoubida Charaf Eddine (cours de justice), Mourad Ferdi (tribunaux de justice), Nora Hachemi et Abdelwaheb Bouneb (tribunaux administratifs). Parmi ce groupe de magistrats, deux ont déjà siégé au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Moussa Boussouf, qui a fait un mandat de quatre années (août 2004-août 2009), et Zoubida Charaf Eddine, qui, du fait d’un premier renouvellement partiel soumis à un tirage au sort en 2007, a effectué un mandat de 2 années. Mais la loi organique du 6 septembre 2004 fixant la composition, le fonctionnement et les attributions du Conseil supérieur de la magistrature précise, en son article 5, que les magistrats n’ont le droit d’effectuer qu’un seul et unique mandat. «Le mandat des membres du Conseil supérieur de la magistrature est fixé à 4 années. Il n'est pas renouvelable. Le mandat des membres du Conseil supérieur de la magistrature expire lors de l'installation de leurs successeurs.»
    Défaillances 
    Comment expliquer que ces deux magistrats aient pu réintégrer le Conseil supérieur de la magistrature, une instance que préside le chef de l’Etat et dont le vice-président n’est autre que le ministre de la Justice, Garde des sceaux ? Théoriquement, une telle «défaillance» relève du domaine de l’impossible puisque l’organisation de l’élection pour le renouvellement partiel du CSM est soumise à une procédure très stricte. Cette opération est du ressort exclusif du bureau permanent du Conseil. Présidé par le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz en l’occurrence, ce bureau est composé de quatre autres membres, deux magistrats élus et deux personnalités nommées par le président de la République. Dans le cadre de la préparation du scrutin, le bureau permanent a adressé, le 30 octobre 2011, une note à toutes les juridictions du pays afin d’annoncer la date officielle et rappeler les dispositions légales et réglementaires de l’élection. L’article 5 de la loi organique est rédigé en caractères gras sur cette note. Mieux, tous les candidats à cette élection ont été dans l’obligation de remplir un formulaire de candidature. Sur ce document figure la mention suivante : «(Préciser) mandat précédent effectué au sein du Conseil supérieur de la magistrature.» Moussa Boussouf et Zoubida Charaf Eddine, à moins d’avoir fait une fausse déclaration, ont certainement rempli un dossier en bonne et due forme et ont donc précisé clairement qu’ils avaient siégé au sein du CSM. Cela nous ramène au rôle joué par les membres du bureau permanent. Ont-ils réellement étudié tous les dossiers de candidature ? Pourquoi la procédure n’a-t-elle pas été respectée ? Mais il y a plus étrange encore, car le retour de ces deux magistrats est le résultat d’une élection et non pas d’une désignation. Ainsi, Moussa Boussouf a obtenu 26 voix sur les 37 exprimées par les électeurs du Conseil d’Etat. De son côté, Zoubida Charaf Eddine a été élue avec 487 voix, soit la majorité des 1001 voix exprimées par les magistrats des cours de justice. Les centaines de magistrats qui ont voté pour eux ne sont-ils pas censés connaître la loi? N’ont-ils pas pris connaissance de l’article 5 de la loi organique du CSM?
    Incidences 
    L’élection de Boussouf et de Charaf Eddine peut sembler banale mais elle pourrait avoir des incidences sur les travaux et les décisions prises par le CSM. Surtout que le Conseil est chargé de suivre et de gérer les carrières de l’ensemble des magistrats du pays. Notamment sur le plan disciplinaire. A ce titre, il est utile de rappeler que le CSM est actuellement réuni en session disciplinaire extraordinaire pour étudier sept dossiers. Dans la situation actuelle, quelle serait la valeur d’une décision sévère prise à l’encontre d’un magistrat ? Ce dernier a la possibilité de la remettre en cause s’il estime, par principe, que certains membres du Conseil ne sont pas habilités à le juger. Et à quelques semaines d’une élection censée être «décisive» pour l’avenir du pays, cette affaire pourrait même avoir des répercussions sur le plan politique. Car, en définitive, les magistrats ne sont-ils pas censés être les garants d’une élection régulière et honnête ? 
    T. H.

    belaize magouilleur,trafique les élections des magistrat au poste sup de la magistrature:

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  • Des confusions dans les textes de loi

    Affaire de l’inscription de militaires sur le fichier électoral:

    La polémique enclenchée suite à l’inscription sur le fichier électoral de 33 000 militaires dans la wilaya de Tindouf va crescendo.l

    La Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL) dénonce, en effet, une atteinte à loi que le ministère de l’Intérieur récuse. Dans une déclaration, dimanche dernier, Mohamed Talbi, directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, explique que «les militaires ont le droit de voter, à l’image des citoyens algériens». «L’inscription de militaires, même après expiration de la révision du fichier électoral, est liée à leur mobilisation lors des campagnes de secours, en raison des intempéries enregistrées dans le nord du pays», affirmait-il dans une déclaration à l’ENTV. Une explication qui n’a pas convaincu les partis ayant soulevé cette affaire, en particulier le Parti des travailleurs et El Islah.

    Nous avons repris la lecture des dispositions de la loi électorale pour tenter de comprendre cette question. Le nouveau code électoral, promulgué le 12 janvier dernier, stipule dans son article 4 que «nul ne peut voter s’il n’est inscrit sur la liste électorale de la commune où se trouve son domicile au sens de l’article 36 du code civil». Dans l’article 8 du même texte, il est écrit que «nul ne peut être inscrit sur plusieurs listes électorales». Sur ce point, le ministère de l’Intérieur n’a pas précisé si les militaires en question ont été radiés des listes de leur commune d’origine ou pas.

    Selon le président de l’APW de Tindouf, rapporte notre confrère El Khabar, «les dossiers des 33 000 militaires ne comportent pas les attestations prouvant qu’ils ont été rayés des listes de leurs communes d’origine». Le ministère de l’Intérieur récuse ces accusations. Pour le département de M. Ould Kablia, l’article 10 du code électoral permet l’inscription de militaires dans les communes où ils sont en poste. Cet article indique que «les membres de l’Armée nationale populaire, de la Sûreté nationale, de la Protection civile, les fonctionnaires des Douanes nationales, des services pénitentiaires et de la garde communale qui ne remplissent pas les conditions fixées par l’article 4 ci-dessus peuvent demander leur inscription sur la liste électorale dans l’une des communes prévues à l’article 9 de la présente loi organique».

    En revanche, cette disposition prête à confusion. Cet article 9 stipule que «nonobstant les dispositions des articles 4 et 8 de la présente loi organique, les citoyens algériens établis à l’étranger et immatriculés auprès des représentations diplomatiques et consulaires algériennes peuvent demander leur inscription : sur la liste électorale de l’une des communes suivantes, en ce qui concerne les élections des assemblées populaires communales et des assemblées populaires de wilayas : commune de naissance de l’intéressé, commune du dernier domicile de l’intéressé, commune de naissance d’un des ascendants de l’intéressé».

    Une caserne est-elle considérée comme un lieu de travail ou comme «le dernier domicile du militaire» ? Le ministère de l’Intérieur devra apporter des explications supplémentaires. Il est à souligner que les partis politiques et même les citoyens peuvent accéder au fichier électoral. L’article 18 stipule que «tout électeur peut prendre connaissance de la liste électorale le concernant. Peuvent, en outre, prendre connaissance de la liste électorale communale et en obtenir copie les représentants dûment mandatés des partis politiques participant aux élections et des candidats indépendants».
     

    Mehdi Bsikri
  • La fraude et la manipulation électorales sont-elles liées au système ?

    Les partis politiques inquiets à la veille des législatives

     


     

    Le tripatouillage électoral est-il consubstantiellement lié aux processus électoraux organisés en Algérie ?

    Les différentes consultations ont apporté des preuves tangibles que «le traficotage» fait partie de l’ADN politique du pouvoir. Une constante. A peine le dispositif électoral mis en place en perspective des législatives du 10 mai 2012 que les prémices d’une fraude annoncée font leur apparition. «L’affaire Tindouf» où huit partis politiques ont dévoilé «l’injection de 33 000 nouveaux électeurs, des militaires, au fichier électoral de la wilaya de Tindouf après expiration des délais d’inscription sur les listes électorales sans qu’ils ne soient rayés de leurs listes d’origine» est révélatrice. Le coup est parti, les partis politiques s’en emparent et la polémique s’installe. Ça démarre vraiment mal.

    Le pouvoir qui mène une campagne tambour battant pour assurer l’opinion publique de sa volonté d’organiser des élections «libres et transparentes» est vite rattrapé par cette vieille pratique de la fraude. Alors, simple maladresse de la part de l’administration ou bien irrégularité délibérément orchestrée ?

    Le président de la Commission de surveillance des élections législatives, Mohamed Seddiki, ne se fait pas d’illusion. Il accuse l’administration de «recourir à une procédure qui n’est pas prévue par la loi». Interpellé par ladite Commission sur cette affaire qui ne semble pas limitée à la wilaya de Tindouf, la réponse du ministère de l’Intérieur n’a pas convaincu. L’argument avancé par les services de Daho Ould Kablia, selon lequel «les militaires étaient en mission spéciale», incite plus au «doute» qu’à rassurer. Ainsi, cette affaire «des militaires» n’est qu’une technique parmi tant d’autres que dissimule le mécanisme du détournement de la volonté populaire.

    La commission parlementaire, qui avait enquêté sur la fraude massive et manifeste lors des élections locales du 23 octobre 1997, avait recensé 34 formes de fraude et autres artifices de manipulation des résultats. Le pouvoir qui finit, après de longues batailles, par reconnaître la pratique de la fraude à grande échelle, va-t-il enfin respecter la volonté populaire? La mise en place d’une Commission de magistrats pour superviser les futures législatives suffit-elle pour convaincre une classe politique souvent «arnaquée» et des électeurs usés par des engagements non tenus ? «Pas si facile que cela», tranche le politologue Rachid Grim.

    Chat échaudé craint l’eau froide. «La fraude est tellement ancrée dans les mœurs politiques du pouvoir en place depuis l’indépendance qu’il est légitime, tant pour les citoyens que les partis, de ne pas croire en une élection libre et transparente. Il est illusoire de croire en un pouvoir dont le seul but est de se maintenir par tous les moyens, même illégaux», estime encore Rachid Grim. Pour ce dernier, la Commission des magistrats «ne peut être un garant ou un gage de transparence dès lors que la justice est totalement aux ordres. Tout comme l’administration, qui pilote l’opération électorale de bout en bout, n’est pas neutre».

    Pas seulement. Le climat politique dans lequel se déroule cette élection ne s’y prête pas, estiment d’autres observateurs. «Des gouvernements successifs issus de fraudes à répétition peuvent-ils promettre des élections propre et honnêtes ? Pas si sûr», estime Ahmed Betatache, professeur de droit à l’université de Béjaïa. «C’est tout un processus qui est biaisé. Tout au long de l’année, le champ politique et médiatique est interdit aux forces politiques d’opposition. Manque flagrant de volonté politique. Interférence de l’Exécutif, comme ce fut la cas pour la désignation des membres de la Commission des magistrats.

    Les 316 magistrats sont directement désignés par le ministre de la Justice et non pas élus par leurs pairs. Les magistrats n’ignorent pas comment les nominations au sein de l’appareil judiciaire sont décidées», énumère-t-il. M. Betatache attire l’attention sur un autre élément qui fausse le jeu : le Conseil constitutionnel. «C’est cette institution que valide les résultats des élections. Il se trouve que le mandat de son président ainsi que ceux de deux vice-présidents ont expiré le 25 septembre 2011. Les prolonger serait contraire à la Constitution», juge le juriste Betatache. En somme, d’élection en élection, le festival des fraudes et de la manipulation des résultats demeure le marqueur de la dérive politique d’un régime dont la démocratie n’est guère un souci. 

    Hacen Ouali
  • Santé : le Snpssp dénonce la « discrimination » du ministère


    Quelques 83% des médecins spécialistes sont en grève ce mardi 6 mars, a affirmé Dr  Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp). Les sanctions annoncées par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ne semblent ébranler en rien « la détermination » des médecins.  Le premier tour de la grève cyclique enclenchée par les médecins spécialistes prend fin aujourd’hui, mardi. Elle devra reprendre dès le début de la semaine prochaine. Aucun compromis n’est encore trouvé avec la tutelle.


    « La grève s’est poursuivie avec la même détermination malgré les intimidations du ministère », a-t-il dit dans une déclaration à El Watan.com. En plus de  l’«intimidation», ce syndicaliste parle de «discrimination» à l’égard des médecins spécialistes.  Ces derniers subissent, selon lui, «  des mesures répressives draconiennes» alors que d’autres mouvements de protestations également  jugés « illégaux » ont été traité avec plus de souplesse de la part du ministère. Il cite particulièrement les hospitalo-universitaires qui ont été invité, lors de leur dernier mouvement de protestation, à une réunion et qui ont pu négocier des solutions aux problèmes qu’ils ont soulevés.

    «Sans haine et sans colère nous allons appliquer la loi, car la grève des praticiens spécialistes est illégale », a déclaré lundi, au second jour de la grève, le ministre Dr Djamel Ould Abbès, en marge de la cérémonie organisée à l’occasion de la journée mondiale du Rein. « S’il manque un ou deux petits points, personne n’a le droit de prendre les malades en otage », a mis en garde le ministre laissant entendre la  satisfaction des revendications de ces médecins.

    La principale sanction annoncée par le ministre de la Santé est  la retenue sur salaire pour l’ensemble des journées de grève. D’autres mesures seront prises par la suite

    Aussi, contrairement aux dernières déclarations du ministre, Dr Yousfi a affirmé que « rien n’a été réglé » concernant les revendications déposées au niveau du ministère.

    Les médecins spécialistes ont entamé une grève cyclique de trois jours le dimanche 4 mars.  Un moyen pour réclamer la prise en charge de leurs revendications formulées il y a plusieurs mois. Les revendications des médecins spécialistes l’annulation de la différence appliquée à l'impôt sur le revenu entre les praticiens spécialistes de la santé publique et les enseignants en milieu hospitalier, la promulgation de l’arrêté ministériel pour l’organisation de concours d’évolution de carrière et du quota national de logements de fonction et  du régime indemnitaire.

    Comme prévu la grève devra reprendre les 11, 12 et 13 mars soit la semaine prochaine nous a affirmé Dr Yousfi qui précise que le bureau exécutif du syndicat se réunira pour évaluer ce mouvement et décider de la suite à lui donner.  
     

    Mina Adel
     
  • no moment

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  • QUAND LA TÉLÉ ALGÉRIENNE FAIT LE BUZZ (vidéo)

     

    Par : Rédaction WEB

    Tout le monde en parle. Il s’agit de l’émission « Questions d’actu » diffusée, en direct, lundi soir sur la chaine nationale, Canal Algérie, et dont le thème était les élections législatives prochaines.  La liberté de ton des intervenants (pour une fois tous des jeunes, ce qui est déjà une première) a surpris plus d’un. Les critiques acerbes envers les politiques algériens et surtout les responsables, ont été très nombreuses.  Une nouveauté qui a suscité de très nombreux débats sur la toile. Pour avoir une idée sur l’événement, Liberté vous présente des extraits de l’émission.

  • Alors que les parlementaires n’exercent pas leurs missions constitutionnelles

     

    Pourquoi veulent-ils tous être députés ?

    Par : Nadia Mellal

    Les députés algériens exercent-ils les fonctions et missions principales du Parlementaire une fois élus à l’Assemblée populaire nationale (APN) ? Certainement pas, s’accordent à dire les observateurs qui hantent les coulisses de la Chambre basse ? Pourquoi donc les députés actuels et autres nouveaux prétendants sont-ils aussi nombreux à trouver aussi motivante “la bataille de la députation” ?

    à quelques mois de la fin de la législature, les députés s’agitent dans tous les sens. Il s’agit pour eux de se montrer le plus souvent et sous leur meilleur jour pour gagner la sympathie de ceux qui décident de les porter sur les listes électorales pour les législatives du 10 mai prochain. Mais pour mieux comprendre cette agitation, une image peut, à elle seule, illustrer la voracité des députés à se faire remarquer.
    À l’occasion des débats autour du dernier projet de loi examiné en janvier lors de la session d’automne du Parlement en l’occurrence le code de wilaya, quatre députés “ont accaparé”, à eux seuls, les débats. Ces quatre parlementaires (deux FLN et deux de l’opposition) se sont succédé pour intervenir pratiquement sur chaque article de ce projet qui compte… 183 articles.
    Sachant que les chances de voir leurs amendements adoptés étaient vraiment minimes, ces députés ont quand même prolongé les débats. Mais qu’est-ce qui fait courir ces députés et, par-delà, les candidats à la députation ? Les députés algériens exercent-ils les fonctions et missions principales du parlementaire une fois élus à l’Assemblée populaire nationale (APN) pour être aussi motivés par la députation ? Ou alors cette mobilisation répond-elle à d’autres objectifs ? 
    “La députation est une mission politique qui permet de faire valoir ses convictions politiques dans un cadre réglementaire et au service de la nation en général mais en Algérie comme les jeux sont biaisés, ce sont plus des carriéristes qui prennent le relais au détriment de l'intérêt des citoyens”, estime un député de l’Alliance présidentielle. Selon lui, “dans la conjoncture actuelle, cela ne sert à rien d’être député si l’on pense que la députation est faite pour servir le citoyen”. Au-delà des propos de ce député, plus fondamentalement, en Algérie, les missions du député sont-elles exercées ?  

    Absence de la mission de contrôle du gouvernement
    Il faut dire à ce propos que la mission majeure et fondamentale du député est celle du contrôle de l’Exécutif, c’est-à-dire du gouvernement. Le parlementaire peut interroger ce dernier de manière orale ou écrite sur des questions nationales qui intéressent au premier chef le citoyen.
    En Algérie, effectivement tant le Sénat (le Conseil de la nation) que l’Assemblée nationale organisent à tour de rôle une fois par quinzaine une séance de questions orales adressées aux ministres.
    Quand on se focalise sur l’apparence, on a effectivement l’impression que le Parlement interroge régulièrement le gouvernement sur des questions d’importance. Mais en réalité, les deux institutions “programment des questions qui ne fâchent pas, et de plus les ministres répondent aux questions deux à trois mois plus tard voire plus, et ce, après avoir réglé le problème pour venir dire que la question est prise en charge”, nous explique un député. L’exemple porte sur le bac, où la question orale est programmée après cet examen, ce qui ne sert à rien.
    Autres exemples illustratifs du non-contrôle de l’Exécutif par le Parlement : “nous avons demandé un débat général sur le pouvoir d’achat, une commission d'enquête sur les émeutes de Berriane et de Chlef tout en respectant les conditions requises, mais nos demandes ont essuyé des refus”, arguera un député de l’opposition. 

    Peu de permanences parlementaires ouvertes
    Par ailleurs et contrairement aux idées reçues, la partie la plus importante du travail d’un député (en termes d’heures) a lieu non pas en séance plénière mais en commissions, auditions, groupes de travail, même si bien entendu les temps forts de l’action parlementaire ont lieu dans l’Hémicycle. On peut, à titre d’exemple, citer les débats récents en commission juridique de l’Assemblée nationale autour de la loi électorale. Au lieu que les députés concentrent leurs efforts sur les dispositions de cette loi, ils se sont focalisés sur la députation des ministres.
    Et de la nécessité pour eux d’être en poste au gouvernement et candidats à la députation simultanément. Les débats idéologiques et partisans prennent donc le dessus sur l’intérêt général.
    Un autre aspect extrêmement important lié à la mission parlementaire réside dans l’ouverture de permanences parlementaires et la présence sur le terrain des députés. Il faut dire, à ce propos, qu’il n’existe aucune disposition enjoignant les députés ou même les sénateurs à ouvrir des permanences parlementaires. 
    Rares, nous dit-on, les députés qui ouvrent des permanences quand d’autres utilisent les sièges du parti pour recevoir des citoyens.
    Quid des visites des parlementaires de la Chambre basse sur le terrain ? “Certains se déplacent de façon désintéressée sur le terrain pour s’enquérir des problèmes des citoyens”, nous explique un sénateur, par contre, dit-il “les députés et sénateurs de l’Alliance présidentielle (RND, FLN, MSP) font des visites d'accompagnement des ministres dans les wilayas”. Ceci dit, une des missions phares des parlementaires est bien entendu de faire des propositions de loi ainsi que de débattre, enrichir et adopter les avant-projets élaborés par le gouvernement. Là encore, les parlementaires algériens sont de mauvais élèves puisque, lors de cette 6e législature, aucune proposition de loi n’a été formulée par les députés.
    Quant au débat et à l’enrichissement des projets, les habitués du Parlement savent qu’il n’en est rien. En effet, la quasi-totalité des interventions des députés vient soutenir le gouvernement, d’autres évoquent leurs communes tandis que d’autres versent dans les règlements de comptes. L’exemple est donné par les réponses des députés FLN aux voix qui se sont élevées pour revendiquer “sa mise au musée”. 
    Lors d’un débat sur la loi sur les partis, des députés de la formation majoritaire se sont succédé pour défendre leur sigle ignorant que leur mission consiste à débattre du projet de loi.
    L’APN coûtera plus cher
    La facture de l’Assemblée populaire nationale sera à coup sûr salée lors de la prochaine législature. Cette institution, considérée comme étant budgétivore, va encore le confirmer à travers l'augmentation du nombre de ses sièges qui passe de 389 à 462. Cela veut dire plus de charges encore avec les 73 sièges supplémentaires décidés récemment en Conseil des ministres.
    Il faut préciser, à ce propos, que le salaire d’un simple député est de 260 000 DA. Ce dernier bénéficie d’une prime des dépenses générales de l’ordre de 45 000 DA, une indemnité véhicule d’un montant de 8 000 DA et d’une indemnité téléphone de 5 000 DA. Le député, président d’une commission perçois, quant à lui, au titre du salaire 306 000 DA avec une indemnité de responsabilité de l’ordre de 58 919 DA.
    Ce dernier bénéficie d’un véhicule de service avec chauffeur et des bons d’essence (25 bons/mois).
    Le vice-président de l’Assemblée nationale a, quant à lui, les  mêmes avantages que le président d’une commission avec deux véhicules de service, chauffeur et des bons essence.
    Par ailleurs, les députés peuvent être logés dans la résidence du Club-des-Pins ou louer en dehors et là, l’APN débourse 63 000 DA/mois chaque année pour permettre au député de louer en dehors de cette résidence. Il faut expliquer, à ce propos, que le budget annuel de l'Assemblée nationale est estimé approximativement à 5 milliards de dinars. C’est d’ailleurs pour cette raison que le statut de député est très prisé.

    “Tout le monde veut être député”
    “Tout le monde veut être député”, nous explique un membre du bureau de l’APN. Un membre de le direction du Front de libération nationale (FLN) confirme cette tendance. “Le statut du député intéresse toutes les catégories de personnes cela va des chauffeurs, des coiffeuses et autres esthéticiennes aux hauts diplômés sans oublier bien évidemment tous les députés actuellement en poste, les ministres, les mouhafadhs, les militants de kasmate, les membres du Comité central dans leur totalité, c'est-à-dire tout le monde”, dit-il. Même topo au RND où le parti croule sous les dossiers de candidatures, nous explique-t-on. Il faut dire qu’il n’y pas un profil particulier du député.
    Car la députation, surtout s’agissant de partis engagés dans le gouvernement n’est, selon des témoignages recueillis, pas synonyme de “compétences ou de qualifications”. “Je veux la députation pour le salaire et les avantages et je sais que je ne perds rien, puisque la seule chose qu’ils vont me demander, c’est juste de lever la main”, nous explique un ancien député FLN, qui présente sa candidature pour la future législature. Selon lui, cette déclaration est surtout valable pour les ministres candidats. Preuve en est qu’ils sont parvenus à modifier la loi électorale dans son article 93 qui les obligeait à démissionner du gouvernement trois mois avant les législatives.
    On se rappelle, en effet, du forcing des députés du FLN pour supprimer cette disposition afin que cette bataille permette aux ministres en poste d’être candidats à la députation. “Quand on a goûté aux 30 millions par mois, on a du mal à partir”, nous dira un autre député qui rempile. Il faut rappeler, à ce sujet, que c’est en 2008 que les députés ont substantiellement réévalué leurs salaires. Le triplement de leurs salaires représente plus de 20 fois le Salaire national minimum garanti (Snmg).
    Un député de l’opposition nous expliquera que chacun à sa raison de devenir député. “Pour les uns, c’est le confort social et pour les autres, c’est l'immunité parlementaire, tandis que pour d’autres, c’est de se rapprocher des centres de décision etc. Je me rappelle d'un député, qui était avec moi dans une commission et qui a avoué qu’il n’avait aucun lien idéologique avec son parti mais qu’il s'était retrouvé ministre tout de même”, témoigne-t-il.


    N. M

  • TIZI-OUZOU Un deuxième faux barrage en moins de 24 heures

    Un peu moins de vingt-quatre heures après le faux barrage dressé dans la nuit de samedi, au niveau duquel un usager du CW 147 menant de Tizi-Ouzou à Mechtras a été délesté de son véhicule, un groupe terroriste a érigé un autre faux barrage, dimanche soir, cette fois-ci un peu plus au nord de Tizi-Ouzou, pas loin du lieudit Pont-de- Bougie, à l’une des sorties Est de la ville, sur la route menant à Boudjima. 
    Selon une source sécuritaire, les citoyens contraints à cette halte intempestive ont été obligés d’exhiber leurs pièces d’identité avant que les terroristes ne procèdent à la distribution de supports vidéo de propagande, puis d’intimer l’ordre au chauffeur d’un véhicule de transport de voyageurs de les conduire vers les environs de Sidi Naâmane, à l’ouest de la ville de Tizi-Ouzou. Ce n’est que vers une heure du matin que le transporteur a été libéré. 
    A. M.

     le drs aime tizi-ouzou mais c'est à boumerdes qui sont assassinés pas tizi-ouzou!!!

  • DOUANES La corruption existe, reconnaît Djoudi

    La corruption existe au sein des Douanes. Et c’est le ministre des Finances qui le reconnaît. «Personne ne peut nier que la corruption existe, qu’il y a des insuffisances», a déclaré Karim Djoudi qui a ouvert, hier, à l’hôtel El Aurassi (Alger), un atelier international de recherche appliquée. 
    Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Consacré à la problématique des usages de la quantification dans les administrations fiscales et douanières des pays en développement et émergents, cet atelier est organisé sur deux jours en collaboration avec l’Organisation mondiale des douanes, la Douane algérienne, la Banque mondiale et la Banque islamique de développement. Certes, le ministre des Finances n’a pas été précis quant à la nature et à l’ampleur de cette corruption. Et à ce propos, le directeur général des Douanes a été également imprécis, voire nuancé. Tout en reconnaissant son existence, Mohamed Abdou Bouderbala a, cependant, minimisé l’ampleur des actes de corruption. Ce «ne sont que des broutilles », dira le DG des Douanes nationales, assurant que lorsque l’auteur d’une infraction, d’un acte de corruption est appréhendé et cet acte avéré, des procédures répressives sont aussitôt déclenchées. Et d’autant que les Douanes nationales ont renforcé leurs moyens de lutte et de prévention, M. Bouderbala a évoqué le déploiement des inspections régionales des douanes ainsi que la capacité de l’inspecteur à s’autosaisir. En outre, le DG des Douanes relève que l’extension de l’informatisation des procédures, des déclarations et des contentieux permet de réduire toute possibilité de manipulation et d’interférence due à l’intervention humaine. Ce processus d’informatisation est quasi finalisé, relève Mohamed Bouderbala qui avait indiqué auparavant que son administration s’est engagée à développer la gestion des risques, l’appréciation efficiente et mesurée de la performance, une lutte renforcée contre la corruption. Des efforts qui doivent être cependant intensifiés malgré «les résistances», comme le relève Karim Djoudi qui a assuré de la «volonté (de l’Algérie) à poursuivre les efforts d’ouverture de l’économie pour une meilleure insertion dans les échanges mondiaux» et invite, dans ce sens, l’administration des Douanes à poursuivre le rapprochement avec les opérateurs économiques. Et dans la mesure où le secrétaire général de l’Organisation mondiale des douanes, Kunio Mikuriya, satisfait, au demeurant, du processus de modernisation de l’administration douanière lié à la lutte contre la corruption et la contrebande, appelle pour autant à alléger les tarifs douaniers, améliorer les conditions socioprofessionnelles des agents et adopter une démarche réfléchie et concrète en matière de quantification notamment. A ce propos, Karim Djoudi avait observé que la maîtrise de la quantification (des chiffres et des indicateurs) revêt une importance capitale du fait qu'elle permet de détecter la fraude, de mesurer l'efficacité des services douaniers et d’améliorer la gouvernance au sein de cette importante institution. Thématique principale de cet atelier, la quantification est conçue, au-delà de la production de statistiques et de leurs appréciations divergentes, comme une solution appropriée pour réguler les rapports des fonctionnaires en interne et avec l’extérieur de leur administration. Qu’il s’agisse d’atteindre un niveau optimal de recettes, d’améliorer l’efficacité des contrôles, de renforcer l’autorité politique et le contrôle hiérarchique interne, d’améliorer le rapport aux différents types d’usagers, la quantification est perçue comme une technique administrative vecteur d’objectivité. Cette transparente objectivité véhiculée par les chiffres est, en soi, une solution proposée pour soutenir les réformes dans des environnements où la subjectivité et l’asymétrie d’informations causées par la corruption ou la faiblesse des ressources des administrations troublent les rapports entre gouvernement, fonctionnaires, usagers et bailleurs. 
    C. B.

    LE DG DES DOUANES L’AFFIRME : 
    «Le climat social n’a jamais été perturbé» 
    «Le climat social n’a jamais été perturbé» au sein des Douanes qui comptent 20 000 agents. C’est ce qu’affirme le directeur général des Douanes, serein quant au bon fonctionnement interne, notamment en matière de rémunération. Pour Mohamed Abdou Bouderbala, les insatisfaits et agitateurs existent certes mais constituent une infime minorité. «Ce n’est pas parce qu’il y a quelques personnes qui (s’agitent) que le climat social est perturbé», dira le premier responsable de l’administration douanière. 

    C. B.

    600 milliards de dinars de recettes 
    Les recettes douanières générées en 2011 ont atteint 600 milliards de dinars pour 2011. C’est ce que le ministre des Finances, Karim Djoudi, a rappelé hier. 

    C. B.

    ACQUISITION D’HÉLICOPTÈRES 
    Bouderbala attend le feu vert 
    Les Douanes attendent encore «le feu vert» pour l’acquisition de quatre hélicoptères destinés notamment au contrôle des frontières. «Nous attendons», dira le directeur général des Douanes, en marge de cet atelier. Par ailleurs, Mohamed Bouderbala a indiqué que son administration a acquis des scanners fabriqués par une entreprise publique chinoise. Un marché contracté pour 5 à 6 millions de dollars et que le DG des Douanes a qualifié de «bonne affaire», laissant entendre que le parc de scanners sera encore renforcé. 

    C. B.

    Près de 100 000 euros saisis en 2011 
    Près de 100 000 euros ont été saisis en 2011 selon un bilan non exhaustif dressé par l’administration des Douanes. Ainsi, le 2 août 2011, les douanes de l’aéroport Houari-Boumediène ont saisi 99 850 euros. En outre, les douanes de Béchar ont, le 23 novembre dernier, saisi 518 000 DA en billets de 2 000 DA falsifiés. Concernant les stupéfiants (kif traité et résine de cannabis), les douanes font état de plus de 2 000 kg de saisies. 

    C. B.

  • LE BONJOUR DU «SOIR» Les voici, les voilà !

    Par Maamar Farah
    Ils sont venus, ils sont tous là ! Ce douar qu’ils ont superbement ignoré durant leurs mandats de ministres ou de députés les accueille après une si longue absence ! Ils oublient alors qu’ils mangent bien, roulent en carrosse, habitent de belles demeures, possèdent de solides affaires et voyagent en première classe… 
    Les voilà accroupis sur des nattes de fortune, partageant le couscous collectif... Les voilà parmi les misérables qui croupissent dans les chaumières, voyagent dans les 404 rafistolées des fraudeurs, comptent leurs sous à la fin du mois et vivent dans l’attente des vieilles promesses. Entre les uns et les autres, il y a un immense gouffre. Mais, de temps à autre, une urne sous forme de passerelle est tendue pour relier les deux mondes. Le temps des salamalecs, des nouvelles promesses qui ne seront jamais tenues… Mais dès le 11 mai à l’aube, chacun regagne dare-dare son camp : dans la nuit, des agents de la voirie ont retiré la passerelle. À la prochaine. 
    maamarfarah20@yahoo.fr
    P. S. :/b> Nous ne boycotterons pas si vous vous engagez, chez le notaire, à changer ces têtes qu’on a assez vues et à envoyer Benbouzid en Nouvelle-Zélande comme ambassadeur…

  • En plus il faut oublier, voire glorifier nos bourreaux

    Une invasion armée qui se solde par une occupation forcée, quelle qu’en soit la raison, est une colonisation, c'est-à-dire un cortège interminable de crimes abominables que rien ne saurait justifier, et dire qu’on est venu nous vendre le paradis ou la protection ne change rien. 
    Il y a d’autres moyens plus civilisés et plus humains pour prêcher la bonne parole et surtout celle de Dieu. Quant au troc de dupes qui consiste à échanger sa liberté contre une protection virtuelle, cette approche indécente s’apparente aux agissements des racketteurs et aux exactions maffieuses qui nous rappellent le joli deal que proposa l’ogresse à l’ânesse : «Je vous donnerai un saâ d’orge, puis je vous mangerai. » Encore cela n’est rien comparé à ce qui est exigé de nous aujourd’hui, à savoir : l’oubli de tout ce qui est de nature à rappeler nos souffrances et l’injustice subie sous divers puissants anesthésiants dont l’effet s’est propagé dans le temps et l’espace ; au passage, il nous est demandé de glorifier nos bourreaux, on veut qu’on soit plongé dans la rivière de l’oubli, mais les cris terrifiants des vierges arrachées à leurs familles, écorchées vives, souillées par des quidams dégoulinants de partout nous parviennent via les sombres siècles que nous avons traversés à coups de pilules sans faire attention aux contre-indications dont les complications sont aujourd’hui criantes. Ces hurlements de suppliciés nous empêchent d’oublier les dommages directs et collatéraux, malgré les mausolées et les stèles érigés à la gloire de nos tortionnaires et dont nos enfants de passage en ces lieux se photographient à côté de ceux qu’ils croient être nos héros. Mais où sont les tombes de nos pères, où voyez-vous de monuments élevés à la gloire et à la hauteur du glorieux Aksal (le tigre) de la race des fiers guerriers qui n’acceptent pas l’esclavage et l’humiliation ou de la valeureuse reine et mère Kahina la clairvoyante pour ne citer que ceux-là ? Mais qu’à cela ne tienne, leurs histoires, leurs bravoures, leurs sacrifies sont ancrés en nos cœurs et nous nous ferons un devoir de les transmettre aux générations futures au nom de tous nos miens. 
    Farid Boutrid

  • Monsieur modération et les autres


    Je me demande pourquoi les officiels français s’intéressent tant à l'Algérie ? Ont-ils l'Alzheimer au point d’oublier qu'on est en 2012 ? 
    Le maire de Nice interdit une activité nommée «Algérie 1962» en qualifiant cette année de celle du rapatriement et pas de l'Indépendance, Monsieur Juppé nous conseille de fêter notre Indépendance avec modération, êtes-vous respectivement maire et ministre de la France ou ceux de l'Algérie ? Autre question ? C’est vrai qu'on nous prend pour des indigènes mais Monsieur Juppé, à ce que je sache, a des problèmes avec la justice. Chose qui lui a coûté le refus d'enseigner dans une école au Québec (lien ci-joint) : http://wwww.ledevoir.com/non-classe/ 74366/l-uqam-refuse-juppe-l-enap-lui-offrele- gite Au moins, chez nous, les indigènes qu'on est, quand un responsable est cité dans des affaires en justice, il doit prendre la touche en attendant son innocence, donc on ne va pas écouter les conseils de modération de quelqu'un qui aurait pu modérer ses agissements au lieu de s’ingérer dans les affaires qui ne le concernent pas. C’est vraiment navrant de voir en 2012 une société qui prétend être civilisée refuser d’accomplir un geste symbolique qui peut apaiser les esprits et servir la coopération et l’amitié pour de bon ! Reconnaître le génocide commis en Algérie et demander pardon. Quant à Monsieur modération, gardez votre conseil pour vous ou proposez-le à vos compatriotes et à ceux que vous gouvernez. On va fêter notre Indépendance comme bon nous semble, on va surtout rendre hommage à ceux qui nous ont offert la citoyenneté la plus chère au monde, ce n'est pas donné le fait de se lever chaque matin et de sentir qu'il y a 1 500 000 braves qui ont offert leur vie pour qu'on soit libres, C’est un privilège que seule l'histoire de ce pays peut offrir. 
    Habbib

  • la fraude a commencée en Algerie


     

     

    Mohamed Seddiki, membre du parti Ahd 54, a été élu, le 27 février, président la Commission de surveillance des élections législatives. Dans cet entretien accordé à TSA, il revient sur les accusations de manipulation du fichier électoral et le gel des activités de la Commission. 
    Trente mille militaires ont été inscrits sur la liste électorale à Tindouf, récemment. Une opération critiquée par les partis et défendue par le gouvernement. Quelle est votre position ?
    Tout d’abord, je dois souligner mon respect pour l’institution militaire, qui précisons‑le, n’est pas visée par ce que vous venez de qualifier de polémique. La Commission nationale de surveillance des élections législatives [CNSEL, NDLR] a été saisie par les bureaux de plusieurs partis politiques à Tindouf qui ont dénoncé l’inscription en bloc de 30 000 nouveaux électeurs membres de l’ANP sur la liste électorale légalisée le 21 février par la commission administrative électorale de la même wilaya.
     
    Cette procédure n’est pas légale, selon moi, pour plusieurs raisons. Premièrement, la wilaya de Tindouf compte 45 000 habitants, cela signifie que le nombre d’électeurs ne doit, en aucun cas, dépasser les 22 000 personnes. Or, du jour au lendemain, la wilaya se retrouve avec près de 60 000 électeurs. Alors, nous sommes en droit de nous poser plusieurs questions. Est‑ce que ces militaires ont changé de résidence ? Si oui, ont‑ils ont été radiés de leur commune d’origine ? Et puis, pourquoi l’administration n’a‑t‑elle pas respecté la réglementation en vigueur concernant le changement de résidence ? Et, surtout, pourquoi le recours à l’inscription en bloc, cette procédure n’est pas prévue par loi.
     
    Avez‑vous saisi le ministère de l’Intérieur ?
     
    Oui. La réponse est toujours la même : « Ces militaires étaient en mission spéciale ».
                                                           
    Une réponse qui vous a convaincu ?
     
    Non. Cela nous pousse à douter des intentions de l’administration concernant l’organisation du prochain scrutin. Ce qui renforce ces doutes, c’est le fait que même si le cas de Tindouf et mis en exergue par la presse, je peux vous annoncer que nous avons enregistré les mêmes dépassements dans trois autres wilayas, en l’occurrence Tamanrasset, Béchar et Jijel.
     
    Ces dépassements auxquels vous faites allusion concernent‑ils l’inscription de militaires sur des listes électorales ?
     
    Absolument. Les militaires, comme nous le savons, peuvent signer des procurations à leurs familles quand ils sont en mission spéciale. Pourquoi alors, le recours à cette procédure d’exception si l’alternative existe dans les lois algériennes ?
     
     
    Les travaux de la Commission nationale de surveillance des législatives sont suspendus pour trois jours. Peut‑on savoir pourquoi ?
     
    Tout simplement parce que la commission n’a pas les moyens matériels et logistiques nécessaires pour effectuer les missions qui lui sont confiées par la loi. Nous exigeons les mêmes moyens accordés à la commission juridique. Est‑ce que vous trouvez normal que moi, président de cette commission, je doive justifier les bons d’essence qu’on me donne pour mes déplacements ? Je vous ai cité un simple exemple. Je ne veux pas aller plus loin dans les détails. Comment expliquez‑vous ce manque de moyens, alors que de l’autre côté, nous enregistrons une mobilisation particulière du gouvernement pour la réussite du prochains scrutin ? Les entraves dont nous parlons veulent tout dire.
     
     
    Allez‑vous reprendre les travaux mercredi ?
     
    La décision sera prise par la commission à l’issue d’une séance de vote. L’avis de la majorité sera respecté. Aujourd’hui, je suis incapable de vous dire quelle sera notre réaction.
  • mûrie, planifiée, dès le début"

     

    Jean-Jacques Susini : "La violence est 

    Par  
     
    Jean-Jacques Susini : "La violence est mûrie, planifiée, dès le début"

    Interview. Extraits du livre "Confessions du n°2 de l’OAS" qui revient sur la genèse et le fonctionnement de l’organisation. "Libération" publie des extraits exclusifs du livre d’entretiens de Bertrand Le Gendre avec Jean-Jacques Susini, qui paraît ce jour.


    L’avant-OAS
    "Une nuit, sonnent à la porte plusieurs de mes amis, dont Marcel Ronda, qui me disent : «Lagaillarde (Pierre Lagaillarde, cofondateur de l’OAS, ndlr) vient de partir en Espagne. Nous en faisons autant, il faut que tu viennes avec nous." Je me suis habillé, j’ai dit au revoir à mon oncle. Comme je m’apprêtais à le quitter, il me demande de le suivre dans son bureau et là il tire une porte de sa bibliothèque derrière laquelle je découvre une photo en grand uniforme de Mussolini où figure cette dédicace : "Avec mes plus grandes amitiés."[…]
    lire la suite:http://www.freealgerie.com/debat-du-jour/308-jean-jacques-susini-la-violence-est-murie-planifiee-des-le-debut.html

  • Média. Un an après les promesses de Bouteflika, l’ouverture de l’audiovisuel au privé reste au point mort

     

    Poste par  mar 1st, 2012 categorie 

     

    Quasiment un an après lediscours de Bouteflika sur l’ouverture de l’audiovisuel au privé, les algériens en sont toujours au même point, c’est à dire zapper sur leur seule et unique chaine de télévision, l’ENTV.

    Le 15 avril dernier, le président Bouteflika prenait un certains nombres de nouvelles mesures destinées à « la consolidation des pratiques démocratiques », dont l’ouverture de l’audiovisuel au privé. Ceci a amené à une déferlante de projets qui ne se réaliseront pas de si tôt. Selon Nacer Mahal, qui change régulièrement son discours par rapport au contexte, « la télé privée en Algérie, ce sera pas demain la veille ».

    D’après les propos de Nacer Mahal « les premières chaînes de télévision et stations de radio privées pourront émettre dès le début 2012 ». Amar Bakhouche, ancien directeur de l’information à la télévision publique, « ces annonces sont une forme de libération ». Seulement cette dernière qui représente un indicateur dans les réformes démocratique est revue à la baisse.

    Après un an, nous pouvons dire adieu aux promesses car le gouvernement a décidé de fermer son ouverture. Le ministre de la communication a déclaré récemment: « Nous commençons d’abord avec les chaînes thématiques. C’est écrit dans la loi organique. Après, il y aura peut-être une évolution de la législation et, en fonction de cela, la future loi sur l’audiovisuel fixera ce qui sera autorisé ». La liberté d’expression est loin d’être gagnée en Algérie. De plus le gouvernement va « consulter l’ensemble des dispositifs de lois avec des équipes de juristes algériens ».

    Une multitude de chaînes risquent d’être des pâles copies de la chaine unique, contraignant le spectateur a zappé sur des chaînes sans réel contenu. Une ouverture du XXI eme siècle pour le moins fermée. Nous on zappe…

    S. Viniger

  • Vidéo exclusive. Il n’y a pas de diplomatie française (…) Sarkozy décide, (…) BHL a raison !

     

    Poste par faycal mar 4th, 2012 

     



    “Il n’y a pas de diplomatie française, qu’est-ce que vous croyez”déclare Bernard Kouchner avant de refuser d’apporter davantage de détails.

    S’il refuse de commenter les propos d’Alain Juppé, l’ancien ministre n’hésite pas à affirmer que les décisions quant à l’action de la France à l’international dépendent directement du Président de la République.

    Concernant la situation en Lybie, il rappelle ne pas avoir  accueilli le Colonel Kadhafi lorsqu’il était ministre “Moi personnellement, je n’ai pas accueilli Kadhafi. J’ai dit au Président de la République Nicolas Sarkozy que je refusais”, avant de souligner l’importance de l’élan démocratique dans les pays arabes, “le monde arabe change, les démocrates se font plus entendre.”

    Pour conclure, l’ancien ministre souligne l’importance pour les peuples arabes de prendre en mains leur avenir politique “ les peuples arabes ont démontré que eux aussi étaient intéressés par la démocratie, une forme de démocratie, celle qu’ils auront à construire, je ne leur donne pas de leçon.”

    Sabrina V.

  • Communiqué : Le harcèlement de syndicalistes et l’interdiction de manifester se poursuivent en Algérie, malgré la levée de l’état d’urgence

     

     

    Genève-Paris-Alger, le 01 mars 2012,

    Un an après la levée de l’état d’urgence, le Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme – un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), leurs membres algériens la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme et le Collectif des Familles de Disparu(e)s d’Algérie, ainsi que SOS-Disparus, le Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) et l’Institut du Caire pour les Etudes des Droits de l’Homme s’inquiètent de la poursuite des attaques contre les défenseurs des droits de l’Homme, et notamment contre les syndicalistes.

    Le 26 février 2012 au matin, lors d’un sit-in réclamant les droits des chômeurs et travailleurs précaires devant la Maison de la Presse à Alger, 40 syndicalistes du Comité des travailleurs du pré-emploi et filet social, affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) ont été arrêtés avant d’être libérés en fin d’après-midi sans charge. Parmi eux se trouvaient Mme Malika Fallil, présidente du Comité des travailleurs du prés-emplois et filet social, et de M. Tahar Belabès, porte-parole de la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC).

    Le même jour, 40 enseignants contractuels, ainsi que le président et le secrétaire général du Conseil national des enseignants contractuels, affilié au SNAPAP, ont également été arrêtés lors d’un sit-in devant la Présidence de la République, à Alger, pour réclamer leur titularisation. Tous ont également été libérés sans charge dans la journée.

    Ce genre d’arrestations est devenu récurrent contre certains militants des droits de l’Homme et syndicalistes, qui font l’objet d’un harcèlement policier et judiciaire constant. Ainsi, Mme Malika Fallil, et de M. Tahar Belabès, avaient déjà été arrêtés le 22 février lors d’un rassemblement devant le palais des expositions d’Alger, où ils avaient tenté d’interpeller le ministre du Travail et le représentant du Président de la République M. Belkadem Abdelaziz sur les droits des chômeurs et des travailleurs précaires. Ils avaient déjà fait l’objet de plusieurs arrestations de ce type en 2011, de même que d’autres militants syndicalistes.

    Par ailleurs, MM. Hadj Aïssa Abbas et Mohamed Seddik Bouamer, représentants de la section locale de la CNDDC à Laghouat (400 km au sud d’Alger), ont été condamnés le 18 janvier 2012 en première instance à 18 mois de prison ferme pour «attroupement sur la voie publique » (art. 297-298 du Code pénal), après avoir pris part à une manifestation pacifique revendiquant les droits des chômeurs en août 2011 à Laghouat. La décision a été rendue par le Tribunal de Laghouat en l’absence des accusés, qui n’avaient reçu aucune convocation et ont fait opposition à ce jugement. Ces condamnations très lourdes constituent un message aussi clair qu’inquiétant envoyé aux syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme qui réclament le droit au travail et à des conditions de vie dignes.

    Nos organisations dénoncent vivement ces actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme algériens, et rappellent que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” (Article 1 de la déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme).
    Nos organisations demandent instamment aux autorités algériennes de mettre un terme à ces actes de harcèlement, et de se conformer en toutes circonstances aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs ainsi qu’aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme ratifiés par l’Algérie.

    Le REMDH affirme par ailleurs dans son dernier rapport, La levée de l’état d’urgence : Un trompe l’œil. Exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation en Algérie[1], que la levée de l’état d’urgence n’est qu’un trompe-l’œil derrière lequel les entraves à l’exercice des libertés publiques et individuelles ainsi que les violations des droits de l’Homme se sont aggravées, la plupart des dispositions de l’état d’urgence ayant en réalité été intégrées dans la législation ordinaire.

    Contacts:
    REMDH: Hayet Zeghiche: +32 2 503 06 86 / +32 488 08 00 41
    FIDH: Karine Appy / Arthur Manet: +33 1 43 55 25 18
    OMCT: Delphine Reculeau: +41 22 809 49 39
    CFDA: +33 1 43 44 87 82
    LADDH: +213 21 23 80 86
    SNAPAP: +213 21 52 03 72
    CIHRS: + 202 27963757

  • no moment

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  • Praticiens spécialistes de santé publique

     

    La grève largement suivie, selon le SNPSSP

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    Les praticiens spécialistes dénoncent le silence du ministère de la Santé. Le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) menace de durcir le ton en passant à une grève illimitée à partir du 19 mars.

    Hier, c’était la première journée d’une grève de trois jours annoncée par ce syndicat depuis le 19 février dernier. Le taux de suivi est en moyenne de 75%, affirme le syndicat, qui a enregistré des taux variant entre 60 et 90% au niveau des centres hospitaliers des différentes wilayas du pays.

    Aucune réaction du ministère de la Santé, qui n’a donné aucun signe de vie depuis la dernière réunion de conciliation, le 22 février dernier.» L’attitude de la tutelle renforce le syndicat dans sa conviction à continuer le débrayage aujourd’hui et demain et d’observer trois autres jours de grève les 11,12 et 13 mars, avant d’aller vers une grève ouverte à partir du 19 mars. C’est le seul recours pour alerter l’opinion publique et les responsables concernés sur ce qui est en train de menacer la pérennité du système de santé publique : rupture de stocks de médicaments et conditions précaires des travailleurs sont un échantillon des contraintes qui font fuir les spécialistes vers d’autres cieux plus cléments et vers le secteur privé, où la situation n’est pas non plus reluisante.

    Le syndicat dénonce «des mesures répressives d’un autre âge», selon le Dr Yousfi, président du SNPSSP. Des walis ont été destinataires d’une instruction émanant du secrétaire général du ministère de la Santé portant sur la réquisition des médecins spécialistes, coïncidant avec la date de la grève. «C’est une mesure qui vise à nuire au bon déroulement de l’action de protestation. D’autant plus que le service minimum est assurée», soutient le Dr Yousfi, qui souligne la «contradiction» entre le discours du président de la République qui prône des réformes et qui dit défendre un Etat de droit, et un ministre de la Santé qui «est à contre-courant des directive du président de la République».  Les syndicalistes dénoncent aussi l’empêchement d’un rassemblement de grévistes dans un hôpital de Tlemcen.

    Concernant des informations liées à l’illégalité de ce mouvement de protestation et sa prétendue condamnation par la justice, le président du SNPSSP précise que le syndicat n’a été destinataire d’aucune notification. «Ce sont juste des tentatives de déstabilisation», explique le Dr Yousfi.  Les revendications des spécialistes concernent l’amendement du statut particulier des médecins spécialistes, la levée des mesures discriminatoires d’imposition (IRG) des primes et indemnités versées par le secteur de la santé aux praticiens spécialistes hospitalo-universitaires (10%) et aux praticiens spécialistes de santé publique (35%) et la révision du régime indemnitaire. Les spécialistes revendiquent l’application des mesures incitatives concernant le service civil, le respect de la réglementation en matière de carte sanitaire pour les services de santé publique et en matière de présence des praticiens spécialistes de santé publique dans les comités médicaux déjà existants ou nouvellement créés.

    Fatima Arab
  • no moment

    Dilem du 05  Mars 2012