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  • Le dur métier de journaliste algérien

     

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    Contrairement au journalisme, la poésie est le chant de l’absence, ne célèbre la présence que comme visage apparent de l’Absent et du Rien. En bref, Bouteflika n'est pas rentré mais Aït Ahmed, si. Les deux hommes ne se sont donc pas croisés à l'aéroport, place forte des échanges. Mais y a-t-il un rapport entre ces deux mouvements de corps ? Aucun, Aït Ahmed, leader du FFS, en bonne santé, est venu assister au congrès de son parti, pendant que Bouteflika, leader du FLN, en bonne santé aussi, est parti assister à des congrès médicaux. On peut même imaginer que le jour où Aït Ahmed repartira en Suisse, Bouteflika rentrera en Algérie, et les deux hommes ne se croiseront pas non plus à l'aéroport.

    Attention quand même ! D'après le procureur d'Alger et le ministre de la Communication, le mensonge est un délit et toute fausse information est passible de l'effrayante «atteinte à la sécurité nationale». Justement, on vient d'apprendre qu’Aït Ahmed n'assistera pas au congrès parce que, selon le FFS, il revient d'un voyage familial éprouvant au Maroc. Du coup, la confusion est totale, on pensait que c'était Bouteflika qui était malade, en soins à l'extérieur et lié au Maroc, or, c'est le contraire, c'est Aït Ahmed, très fatigué, qui n'est jamais venu en Algérie.

    Qui tue qui ? C'est le temps, assassin, complice de la déperdition, une maladie évolutive, qui aura fabriqué en Algérie de grands absents, Bouteflika et Aït Ahmed, pendant qu'il aura généré l'absence de l'Etat et celle de l'opposition, malades tous deux et dont la dialectique entre eux se résume aujourd'hui à des échanges de bulletins de santé. Pour les journalistes, c'est toute la difficulté du moment ; comment parler d'absence quand on n'est pas médecin ? Comment parler de présence quand on n'est ni au DRS ni à la DGSE ? De quoi se rendre malade, si les hôpitaux n'étaient pas en grève. Encore une absence. Présence, reviens.
     

     

    Chawki Amari
  • Pas de retour à la normale dans la santé

    LES MESURES DE SELLAL N’ONT EU AUCUN EFFET

    L’annonce de la signature du décret relatif aux primes de garde et de contagion a eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau. A l’unanimité, les syndicats représentant les différents corps de la santé considèrent ces mesures comme un non-événement. Corps communs, paramédicaux, praticiens et psychologues maintiennent intacte la mobilisation. Au niveau des structures de santé, c’est le statu quo. L’Intersyndicale se rassemblera demain devant le ministère de la Santé.

    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Point de satisfaction chez les syndicats du secteur de la santé au lendemain de l’annonce de la signature par le Premier ministre d’un décret portant valorisation des primes de garde et de contagion. La quasi-totalité des syndicats qui sont à l’origine du mouvement de grève qui entre dans sa quatrième semaine, estiment que ces mesures sont loin de répondre aux attentes des différents corps. Résultat : aucun de ces syndicats n’a l’intention de suspendre son mouvement de contestation. Les corps communs, qui réclament la généralisation de la prime de contagion à l’ensemble des travailleurs du secteur sans distinction, sont probablement les plus déçus après les annonces faites par les services du Premier ministère. Le président de la section syndicale du CHU Mustapha des corps communs affilié à l’UGTA n’a pas caché hier sa déception. M. Terrah considère en effet que les annonces faites ne vont pas dans le sens des revendications des travailleurs de la santé qui réclament une généralisation de la prime de contagion. Au contraire, dit-il, elles officialisent la ségrégation entre employés et sont de nature à diviser les corps communs. Déçu, le syndicat compte interpeller officiellement le Premier ministre par écrit pour expliquer leurs attentes. Du côté de l’Union nationale des travailleurs de la santé affiliée au Snapap, c’est également le désenchantement. Lakehal Amar, le président de ladite union, rappelle également que seule la généralisation de la prime de contagion peut satisfaire le syndicat qui n’avait, jusqu’à hier, reçu aucune invitation au dialogue de la part de la tutelle. Le Syndicat algérien des paramédicaux est quant à lui mitigé. S’il estime que les annonces faites sont «une bonne chose», Lounès Gachi, le président du Sap, considère que «c'est insuffisant, parce que notre principale revendication est l'application du statut particulier des paramédicaux». Le syndicat ne met pas fin à la grève mais fait état de négociations en cours avec la tutelle. Pour le Dr Merabet, président du SNPSP, membre de l’Intersyndicale de la santé, aussi bien le fond que la forme des annonces sont contestables. Il explique que son syndicat n’avait reçu aucune invitation au dialogue de la part de la tutelle. «S’il y a lieu de nous informer, cela doit se faire non pas par le biais de communiqué ou de la presse mais directement. Nous continuons à revendiquer des réunions sérieuses.» Sur le fond, le Dr Merabet rappelle que les revendications du SNPSP sont nombreuses et que les primes de garde et de contagion sont secondaires, émettant des réserves sur les mesures décidées par le Premier ministre puisque, assure le Dr Merabet, il est étonnant que l’effet rétroactif depuis 2008 ne soit pas retenu et que les travailleurs de la santé fassent ainsi exception. Même incompréhension de la part du président du SNPSSP. Le Dr Yousfi rappelle que le prédécesseur de Ziari avait signé le décret de la prime de contagion sur la base d'un décret présidentiel octroyant la rétroactivité sur toute indemnité à compter de janvier 2008. «Aujourd’hui, cette prime a été accordée avec un effet rétroactif à partir de 2012. Nous appelons le ministère de la Santé et le Premier ministre à respecter la réglementation.» Résultat : point de retour à la normale dans les structures de santé. L’Intersyndicale des professionnels de la santé maintient, quant à elle, son rassemblement aujourd’hui devant le ministère de la Santé en l’absence de Ziari, en déplacement à Genève pour assister à une rencontre de l’OMS.
    N. I.

     

  • Sus aux prêcheurs du désespoir ! Cassons-leur les reins !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Sellal : «La santé du Président s’améliore de jour en jour.»

    Combien de jours encore ?

    Eh ! Oh ! Doucement ! On fait la queue, s’il vous plaît ! Oui ! Oui ! Vous pourrez tous venir au micro et face à la caméra dire que Abdekka va mieux. Mais puisque je vous le dis ! D’ici à ce qu’il revienne, vous aurez le temps de tous défiler ! Abdelkader Khouya, je sais que tu es le numéro deux ou trois dans la hiérarchie, mais ce n’est pas une raison. Attends au moins que Abdelmalek ait terminé de dire que «l’état de santé du chef de l’Etat s’améliore de jour en jour». C’est fait ? Tu as fini, Abdelmalek ? Bon ! A toi à présent, Abdelkader. C’est bien ça, ce concept des «prêcheurs du désespoir». Les gens aiment quand nous innovons. Et là mon p’tit Abdelkader, tu t’es surpassé. Ça va en calmer quelques-uns. Surtout ces chiens aboyeurs de la presse. Tu veux peut-être rajouter quelque chose, Abdelkader, hein ? Oui ! Qu’on laisse le Président se reposer et rentrer tranquillement au pays ? Tu as tout à fait raison. D’ailleurs, des instructions fermes vont être transmises aux ports et aéroports afin de contrecarrer tout complot sous forme de chaîne humaine et qui viserait à empêcher le châtelain de rentrer au bled. Ah ! Le cuisinier du Palais ! Mais bien sûr que toi aussi tu as le droit de venir dire que ton convive en chef rentre bientôt. Comme c’est mignon ! En plus de le dire là, sur la place publique, tu as tenu à préciser qu’une pastilla de ton cru attendait le raïs, son plat préféré ? Comme c’est touchant. Mets-la tout de même au congélo, des fois que le poulet vire au bleu et que le sucre tourne et se caramélise avant le grand retour. On n’est jamais trop prudent, même si de jour en jour la situation s’améliore et le mini-AVC rétrécit encore et encore. Le chauffeur ! Ah ! Le chauffeur attitré du boss. Tout comme les autres, fais ton speech Alonso ! Dis-nous bien haut, bien fort que tout va pour le mieux sous le capot présidentiel. Et en plus, tu as briqué plus que de coutume la limousine. Autant d’égards, c’est saisissant ! Mets quand même une bâche sur la voiture, ça serait dommage que les mouettes, les goélands et les corbeaux qui survolent le garage d’El-Mouradia défèquent sur une tôle aussi rutilante. Et vous, vous êtes qui ? Les anciens patrons du FLN, du RND et du MSP ? Et vous voulez, vous aussi, dire que la santé du raïs s’améliore d’heure en heure, voire de seconde en seconde ? C’est bien ! C’est même très bien ! Mais vous attendrez quand même, parce que là dans les fiches qu’on m’a remises, il y a d’abord, dans l’ordre, le concierge d’El-Mouradia, le préposé à la barrière automatique, le facteur, le gars de la Sonelgaz en charge du relevé des compteurs, l’installateur de paraboles, le boucher du chemin des Crêtes, le gérant du kiosque adossé au Palais, et puis, au choix, au feeling, m’a-t-on dit, la première personne qui passerait là, à proximité du Palais et qui serait en train de fumer du thé pour rester éveillée à ce cauchemar qui continue.
    H. L.

  • Bonsoir, tristesse !

     

    Par Maâmar Farah
    Entre les maladies des grands dignitaires, les funérailles nationales successives des anciens présidents et les rumeurs sur l'état de santé de M. Bouteflika, alimentées par une communication au point zéro, reste-t-il une place pour la vie, la joie et l'espoir dans ce pays ? Au chagrin officiel s'ajoutent la tristesse voulue par les obscurantistes et les peurs imposées par une société qui trouverait mieux sa place dans le Moyen-Age, encore qu'on s'amusait drôlement à cette époque ! Nous sommes morts sans le savoir ! Nos villes sont les plus tristes du monde et nos télévisions, à force de ressasser les anciennes haines et les vieilles rancunes, ressemblent à des mégères guère apprivoisées qui se transforment, sans le savoir, en canaux d'histoire et de religion, entièrement coupées de la réalité, recluses derrière les portes définitivement fermées à la modernité ! Ce qui me chagrine, c'est le sort des jeunes de ce pays qui, à l'âge des promesses et de la gaieté qui inonde les cœurs, sont obligés de subir la grisaille générale. Alors ne vous étonnez pas si vous les voyez s'entasser dans une barque pour fuir la mort lente d'ici, ils partent pour des pays où les plus vieux tombent malades aussi mais sans assombrir la vie des plus jeunes !
    maamarfarah20@yahoo.fr
    «Sellal : “La maladie du Président ne sera plus qu'un mauvais souvenir.” Tout en espérant bonne guérison au malade, et je le dis sincèrement, pourvu qu'il passe la main et que son règne de 14 ans ne soit aussi qu'un... mauvais souvenir !»
    (Tata Aldjia)

  • no moment

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  • boutef malade

     

    Photo sondage

    Photo sondage

    Pensez-vous que le président Bouteflika sera de retour en Algérie dans les plus brefs délais ? :            NON

  • L’appel du syndicat de l’industrie pharmaceutique

    au pays du charlatanisme algerie

    Le syndicat de l’industrie pharmaceutique s'insurge, par le biais d’un communiqué de presse, contre l'existence sur le marché algérien de produits présentés sous forme de médicaments miraculeux qui soignent presque tout, y compris le cancer. Le syndicat appelle à la vigilance des citoyens, face à cette escroquerie. Il reste à savoir maintenant ce que va faire le ministère du Commerce pour sanctionner ceux qui commercialisent ces produits et comment ils se sont retrouvés sur le marché national.

  • Malade, moi ? Jamais !

     

    Par Hakim Laâlam  
    Email : hlaalam@gmail.com
    Ouverture à Alger du Salon international des énergies renouvelables. Un salon bien évidemment placé sous le haut patronage du régime.

    Le régime, la meilleure et la plus fiable de nos énergies renouvelables !

    En Algérie, tout le monde va bien ! Y a pas un malade ! Oui, M’sieur ! Toutes les Algériennes et tous les Algériens vont bien, sont en excellente santé et suivent intensément les dossiers de leur quotidien. D’ailleurs, je me demande pourquoi il y a des paramédicaux et des médecins qui font grève, puisqu’en Algérie, il n’y a finalement pas besoin de corps médical, les 38 millions de corps qui constituent la population se portant tous comme un charme. A ce propos, j’ai même dû engueuler un peu mon fils qui révisait ses cours d’histoire l’autre jour en prévision de son examen du BEM. Il ânonnait ceci : «Baba Arroudj mort en…»En bon père que je suis, j’ai aussitôt mis le holà à cette «fausse information prématurée » et j’ai rétabli la vérité, la seule qui compte : «Mon fils, Baba Arroudj va bien. Il va très bien. C’est juste qu’il doit se reposer un peu. Mais il suit l’actualité de sa flotte et de ses marins quotidiennement. Et il sera bientôt parmi nous, du côté du Môle Nord, quai 62.» Mon fils m’a tout de même regardé éberlué, avec des yeux de merlan frit. Tant pis pour lui et son scepticisme ! D’ailleurs, je ne me suis pas arrêté là, et j’ai aussi fait une autre mise au point en rapport à la forme de ses yeux : «Sache mon fils, lui ai-je dit, que même le merlan en question n’a jamais été mis en friture. Il se porte comme un charme lui aussi et nage entre deux navires fringants de Baba Arroudj !» Bon, je ne dis pas que ça a diminué l’impression d’yeux de merlan frit, mais tout de même ! On ne peut se taire devant certaines vérités. Et la vérité principale qui vient de nous être rappelée, un peu plus brutalement pour quelques-uns par rapport à d’autres, c’est que tout le monde va bien, et qu’aucun malade n’est recensé chez nous. Ce qui en soit n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les gens eux-mêmes, mais aussi pour le développement du pays. Eh oui ! Plus de malades, plus de prises en charge à l’étranger, plus d’évacuation pour soins, et, mieux encore, plus besoin d’hôpitaux et de cliniques. Voilà le nouveau chantier qu’il nous faut à présent lancer urgemment. Transformer les CHU, dispensaires et PMI du bled en Centres de bien-être et de vie douce. Pourquoi est-ce un chantier urgent ? Parce que vu le développement démographique en courbe ascendante continue, nous allons bientôt devoir faire face à une situation plutôt délicate. Très vite nous allons être de plus en plus nombreux, natalité oblige, et tous en excellente santé. Il va y avoir fatalement un excédent d’Algériens pétant la forme, jamais malades. C’est bien, en théorie, mais en pratique, il va falloir gérer. J’ai peur juste d’un truc. C’est que l’on en soit réduit à une solution extrême, voire finale. Faire tomber malades un quota maîtrisé de nos concitoyens. Pour rééquilibrer les chiffres affolants de cette foutue santé prospère qui métastase tout le pays. Rien que d’y penser, je me sens défaillir, des gouttes perlent sur mon front, et j’ai les membres qui flageolent. Serais-je malade ? Impossible ! Chez nous, et jusqu’à preuve du contraire, personne n’est malade. Et tout le monde fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.

     

  • Solidarité avec les quotidiens censurés


    de qui se moque -t'on l'homme ne reviendra de sitôt

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    Par M%aâmar Farah
    maamarfarah20@yahoo.fr
    «Qui porte “atteinte à la sécurité de l'Etat, à l'unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions” ? Le journaliste Hicham Aboud ? Pourquoi pas le “méchant” quatuor du MCA ? Hahaha ! Hihihi ! Hohoho !»
    (Tata Aldjia)

  • PRATICIENS, CORPS COMMUNS ET PARAMÉDICAUX TOUJOURS EN GRÈVE Les syndicats de la santé n’en démordent pas


    Pour la troisième semaine consécutive, praticiens, spécialistes et psychologues étaient hier en grève à l’initiative de l’Intersyndicale des professionnels de la santé et du Snapap. Le mouvement des paramédicaux et des corps communs se poursuit. Ces derniers ont organisé hier un sitin à l’intérieur du CHU Mustapha. La tutelle campe sur ses positions. Les syndicats du secteur n’en démordent pas.

    Nawal Imès - Alger Le Soir) - Ambiance contestataire hier au niveau du CHU Mustapha. Les corps communs de la santé y organisaient une marche alors qu’ils entamaient la quatrième semaine consécutive de grève. Munis de pancartes et de banderoles, ils ont crié leur colère et dénoncé la discrimination qui frappe les corps communs. Ils ont rejeté en bloc les propositions faites par le ministère de la Santé et réitéré leur revendication relative à la généralisation de la prime de contagion. L’ambiance à l’intérieur du CGU était électrique. Et pour cause, en plus de la marche des corps communs, plusieurs autres corps étaient rassemblés par petits groupes. Au cœur des discussions : l’absence de réaction de la part de la tutelle. De leur côté, les paramédicaux poursuivaient hier leur grève illimitée. La rencontre à laquelle avait été invité le syndicat national des paramédicaux au niveau du ministère de tutelle n’a finalement pas été concluante. L’Intersyndicale des professionnels de la santé a également reconduit son mouvement de protestation pour la troisième semaine. Le SNPSP, le SNPSSP et le Snapsy ont une fois de plus appelé à une grande mobilisation. Sur le terrain, praticiens, spécialistes et psychologues ont massivement répondu à l’appel. Les structures de santé fonctionnaient difficilement en dépit du respect du service minimum. Plusieurs services fonctionnaient au ralenti et les rendez-vous étaient majoritairement reportés à des dates ultérieures. Une mobilisation record en dépit des menaces et des intimidations. Des directives claires avaient été données aux responsables des structures de santé afin que des ponctions sur salaires soient systématiquement opérées. L’excès de zèle a poussé certains gestionnaires à faire des listes des grévistes et à interdire les rassemblements. Des mesures qui n’ont pas eu raison de l’engagement des professionnels de la santé. Le Dr Youssfi, président du SNPSSP, s’est une fois de plus félicité du taux de suivi à travers les différentes structures de santé en dépit, dit-il, «des tentatives de casse et des provocations en tous genres». Pour le Dr Youssfi, la réaction de la tutelle n’a rien d’exceptionnel rappelant que c’est le même langage qui est utilisé par les différents ministres qui se sont succédé à la tête du département de la santé. Le procédé, dit-il, est le même puisque «dès qu’un ministre est mis face à ses responsabilités, il met en branle toute une batterie de mesures répressives». En réponse au ministre de la Santé, qui affirmait jeudi dernier ne pas reconnaître l’Intersyndicale de la santé, le Dr Youssfi lui rappelle que c’est cette même Intersyndicale qui avait été reçue par ses collaborateurs le 12 février dernier et par les services du Premier ministère le 31 janvier. Qu’est-ce qui empêche le ministre d’appeler les syndicats un à un au dialogue ? s’interroge le président du SNPSSP qui ajoute que les syndicats qui sont à l’origine de la grève n’ont de leçons à recevoir de personnes. C’est dans ce climat pas du tout serein que se poursuivra aujourd’hui et demain le mouvement de protestation. L’Intersyndicale, tout comme les deux semaines passées, organisera un sit-in devant le ministère de la Santé d’où n’émane aucun signe de détente.
    N. I.

     

  • Santé du président Abdelaziz Bouteflika

     

     

    Nouvelles alarmantes et mutisme des autorités

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    zoom | © Photo : B. Souhil
     

    L’absence prolongée de Bouteflika commence à soulever beaucoup d’inquiétudes l Pour combien de temps encore ? Qui dirige l’Algérie ? Quel sera son avenir ? Autant de questions qui s’imposent devant une communication officielle totalement déficiente.

    Après avoir profusément communiqué sur l’évacuation vers l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, le 27 avril dernier, et l’évolution de la santé du président Abdelaziz Bouteflika en ne disant pas forcément la vérité, le professeur Rachid Bougherbal (chef du service cardiologie au Centre national de médecine du sport à Alger) et le Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avaient surtout le souci de rassurer sur la santé du chef de l’Etat, se sont brusquement tus avant que la présidence ne publie l’unique communiqué en affirmant que le locataire d’El Mouradia était en «convalescence normale». Un «machin» qui ne veut médicalement rien dire.

    C’était le 7 mai dernier. Depuis, silence radio ; motus sur l’évolution de la maladie du Président. Cela fait quand même 13 jours que les Algériens sont sans nouvelles du premier magistrat du pays. Ils sont dans le droit de connaître l’état de santé du chef de l’Etat. On leur a servi la rumeur et, surtout, de fausses informations. Une certaine presse le donnait même de retour au pays le 19 mai (hier) à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant.

    Seulement, jeudi dernier, d’alarmantes nouvelles ont été publiées par deux titres sérieux de la presse française, Le Point et Le Parisien, contredisant la version officielle affirmant que l’état de santé du Président «évoluait bien». Selon donc la presse française – qui a longtemps, et étrangement d’ailleurs, gardé une certaine réserve à traiter l’information concernant le malade VIP du Val-de-Grâce – la santé de Abdelaziz Bouteflika s’est gravement détériorée. Le Point a le premier cassé le black-out sur l’évolution de la santé du président.

    Citant une source anonyme (un «haut fonctionnaire français»), le magazine, dans sa version électronique, indiquait d’abord que le chef de l’Etat était arrivé à Paris «très mal en point», avant d’affirmer qu’il tient, de sources médicales, que «certaines de ses fonctions vitales étaient très atteintes». Le Parisien.fr soutenait pour sa part, en citant des sources militaires, que le président algérien était encore au Val-de-Grâce.

    Ce qui intrigue en effet est le silence de plus en plus pesant des autorités algériennes qui ont dès le départ soutenu la thèse d’un accident ischémique transitoire (AIT), un «mini-AVC», disaient-elles. Mais depuis que la presse française a fait état de la «dégradation» de la santé Bouteflika, il y a une sorte de brouille, d’incertitude et surtout de panique qui s’est installée à Alger. Plus grave encore, depuis hier, lorsque le journal de Hichem Aboud, dans ses deux versions (d’expression française Mon Journal et arabe Al Djarida) a été interdit sur ordre du ministère de la Communication parce qu’il traitait, dans son édition d’avant-hier, de la santé de Bouteflika en annonçant qu’il était rentré mercredi dernier à 3h du matin et, plus que cela, il indiquait qu’il serait dans le coma.

    L’information, authentifiée par Hichem Aboud lui-même, d’après ses propres dires rapportés par l’Agence France presse (AFP) a circulé à Alger à la vitesse de la lumière. Hormis la censure en question – une grave atteinte à la liberté de la presse et au droit d’informer – la seule réaction officielle enregistrée depuis le dernier communiqué de la Présidence, les autorités se murent toujours dans un silence qui laisse libre cours à toutes les supputations.

    Le chef de l’Etat est-il effectivement gravement malade au point ou ses fonctions vitales seraient «très atteintes», selon LePoint.fr, ou saurait-il sombré dans un état «comateux» comme l’annonce le journal censuré de Hichem Aboud ? Dans tous les cas, l’état de santé du Président concerne directement les Algériens. Ils ont le droit de savoir. Il concerne l’Algérie et engage son avenir. Son absence prolongée commence à soulever beaucoup d’inquiétudes. Pour combien de temps encore ? Qui dirige l’Algérie ? Quel sera son avenir ? Autant de questions qui s’imposent devant une communication officielle totalement déficiente. 

    Réactions :

    Syndicat national des journalistes
     

    - Le quotidien national Mon Journal et sa réplique arabophone, Djaridati, ont fait l’objet d’une interdiction de tirage de leurs éditions respectives du dimanche 19 mai 2013.
    L’imprimeur, une société étatique, a cru bon devoir, selon le responsable de ces deux journaux, soumettre le contenu d’un dossier consacré à la santé du chef de l’Etat à l’appréciation du ministre de la Communication qui, à son tour, a ordonné cet acte de censure. Ainsi donc, le ministre de la Communication a droit de regard sur le contenu des publications médiatiques, fussent-elles indépendantes !
    Par cette décision étrange, l’Algérie fait un bond spectaculaire vers le passé et renoue avec des pratiques que l’on croyait à tout jamais révolues.
    Le Syndicat national des journalistes, qui exprime son entière solidarité avec les confrères censurés, tient à dénoncer cet acte liberticide que rien ne peut justifier. Plus que tout, le SNJ met en garde contre toute tentation de retour aux vieilles méthodes faites de chantage sous toutes ses formes. Que tous sachent que la liberté de la presse et d’expression est un acquis irréversible, en Algérie particulièrement où, depuis 1988, la corporation n’a jamais cédé ni aux pressions du pouvoir ni même à la barbarie terroriste.
    P/ le Syndicat national des journalistes.
    Le secrétaire général Kamel Amarni

     


    Parti Jil Jadid

    - Le parquet général près la cour d’Alger vient d’ordonner des poursuites judiciaires à l’encontre de Hichem Aboud pour «atteinte à la sécurité de l’Etat, à l’unité nationale, à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions». La célérité de la réaction et la lourdeur des accusations laissent sans voix lorsque l’on sait que le «crime» se résumait à la tentative d’informer les Algériens sur la santé de leur Président. Alors que lorsque de hauts responsables de l’Etat, ministres et autres proches sont cités dans des affaires qui ont coûté à la Nation plusieurs milliards de dollars, cette justice semble incapable de lever le petit doigt et laisse les mis en cause se promener librement. Le signal ainsi émis est «laissons les piranhas manger mais ne permettons jamais aux journalistes d’informer l’opinion publique».  A Jil Jadid, nous sommes choqués par cette décision et proclamons notre soutien, à travers le directeur de Djaridati et de Mon Journal, à toute la presse professionnelle.
    Le président de Jil Jadid Soufiane Djilali

    Said Rabia
  • no moment

    20130519.jpg no moment

  • Revisitez l’Histoire, messieurs les imposteurs !

     

    Algérie6Salah-Eddine SIDHOUM

    La mort du criminel contre l’Humanité argentin Videla  m’offre l’occasion pour dire et rappeler aux aventuriers et autres imposteurs qui ont pris en otage notre Algérie, la considérant comme un butin de guerre :

    Le tribunal de l’Histoire a irrémédiablement et sévèrement condamné votre système. Dans votre entêtement et votre attachement névrotique au pouvoir, vous courez non seulement à votre perte mais à celle de toute la Nation. Oubliez un instant vos containers sur les ports et vos comptes Outre-Méditerranée. Regardez la réalité en face et soyez un moment lucides, le temps d’une courte réflexion. Revisitez l’Histoire. Que sont devenus tous les régimes qui ont fondé leur pouvoir sur l’injustice et le mépris de leurs peuples ? Que sont devenues toutes les dictatures sud-américaines ? Qu’est devenu l’empire totalitaire soviétique, la monarchie iranienne, la dictature chilienne, la folklorique djamahiriya libyenne, le régime policier tunisien ? Que sont devenus les Bokassa, Mobutu, Mengistu, Vidéla, Duvallier, Papadopoulos, Rédha Pahlavi, Ceauscescu, Pinochet, Salazar, Caetano, Stroessner, Marcos, Suharto, Gueddafi, Benali et autres despotes qui avaient terrorisé leurs peuples ? N’avaient-ils pas eux aussi la force des armes et de l’argent ? Et pour certains l’intelligence en plus ? Aviez-vous songé un seul moment au sort que leur a réservé l’Histoire ?

    Votre régime est appelé à disparaître. Il durera peut-être encore quelque temps, le temps pour vous de ruminer les illusions de pérennité de votre pouvoir mais aussi et surtout le temps de comptabiliser vos crimes et méfaits contre votre propre peuple, avant de répondre tôt ou tard de vos actes. Dois-je vous rappeler qu’ « Il ne suffit pas de prendre un fusil pour devenir le maître légitime d’un pays ».

  • le GNL-Gate ALGERIE

    ALGERIE NEWS DU 11/04/2013
    Chakib Khelil a «offert» les parts de marché du GNL aux Egyptiens
    Après Sonatrach I et II,

    Enquête réalisée aux Etats-Unis par : Zouaimia Essedratti

    Au moment où l’instruction de
    l’affaire Sonatrach II continue
    d’épargner l’ex-ministre de
    l’Energie et des Mines, nous avons
    choisi d’enquêter sur l’homme
    mais aussi sur ses «exploits» aux
    Etats-Unis. Notre périple nous a
    conduits dans une dizaine d’Etats.
    Louisiane, Géorgie, Texas,
    Maryland... Les personnes que
    nous avons intérrogées et les
    documents auxquels nous avons
    eu accès démontrent clairement
    que Chakib Khelil, censé
    répresenter et défendre les
    intérêts de l’Algérie n’a fait que
    promouvoir et défendre les
    intérêts de ses «amis» du gotha
    mondial de l’énergie et de la
    finance. L’ex-ministre a «mis en
    congé» les super tankers
    transportant du GNL algérien vers
    les Etats-Unis dès 2007. Depuis,
    pas une goutte de gaz naturel
    liquéfié algérien n’a été déchargée
    dans les ports américains,
    remplacée par le gaz égyptien.
    Chakib Khelil a «offert» les parts de marché du GNL aux Egyptiens
    Après Sonatrach I et II,
    le GNL-Gate
    Enquête réalisée aux Etats-Unis par : Zouaimia Essedratti
    ALGERIE NEWS jeudi 11 avril 2013
    > A L A U N E 3
    Un lobbiyiste à la solde
    des Pharaons
    Dès sa nomination au poste de ministre
    de l'Energie et des Mines, beaucoup avaient
    cru que l'Algérie allait bénéficier de l'expérience
    et de l'expertise d'un homme qualifié,
    même s'il était le plus marginalisé parmi ses
    semblables de la Banque mondiale. La cause
    de cette "mise au placard" serait le lobby juif,
    selon des dires dans les cercles initiés de la
    finance mondiale.Mais voilà, cette "victimisation"
    fabriquée de toute pièce tombe,
    puisque Khelil prend dans ses filets une
    compagnie qu'il a fondée en janvier 2012 ,
    orientée vers le même lobby et gainée par un
    grand requin de la finance à Londres, en
    l'occurrence Yomtov Jacobs, 43 ans, une
    marque d'affairiste ayant passé par 2300
    sociétés ! Marié à une Egypto-Palestino-
    Americaine qui, curieusement, connaît dans
    le détail le programme nucléaire algérien,
    après qu'une connaissance de son mari lui
    eut montré la porte de la physique nucléaire
    en Algérie. Chakib aimait énormément le
    Caire et éprouvait des allergies envers Batna.
    Ils relevaient du secret de polichinelle les
    relations qui lient son épouse Najat Arafat,
    celle qui porte des colliers de 75 000 dollars,
    à certains arrivistes de la finance égyptienne,
    à l'instar des Sawaris ansi qu'à la très puissante
    famille de Mohamed Hosni
    Moubarak. Bravo... ! Manifestons pour Gaza
    alors que le collier de diamants rafle le mondain.
    Tout cela au moment où Ahmed
    Youcef, conseiller du fanatique Ismaïl
    Haniyeh, nous donnait des leçons sur
    Haaretz, sous le titre méprisant "Gaza is not
    Algeria ! " Manifestons pour Ghaza alors que
    le port de Dubai s'étire de 300 mètres chaque
    année. Manifestons pour Ghaza afin de
    gonfler la Banque d'Istanbul d'Erdogan et de
    son commissaire à la propagande,
    Aboudjerra Soltani.
    Roukhssat Dzaïr qui, un jour, s'est vue
    escroquer par le fils du président égyptien
    celui même qui allait intervenir auprès des
    Américains pour que notre pays puisse avoir
    du matériel militaire. Roukhssat Dzaïr qui
    compense le reflux des capitaux égyptiens et
    voilà Chakib Khelil qui débarque le 6
    décembre 2009 au bord du Nil pour créer
    une mystérieuse et opaque compagnie
    algéro-égyptienne appelée Selene. Saïd
    Abadou et Cherif Abbas n'ont pas vu l'ennemi
    intérieur et extérieur, le dernier étant
    déjà branché sur Naftal du côté de Timgad.
    On revient à Khelil ... buisness as usual or
    robbery as usual. Les faits ont eu lieu le
    6 décembre 2009,17 jours après le match
    Algérie-Egypte d'Oum Dormane et 16 jours
    après que Hosni Moubarek eut convoqué
    son haut comité à la sécurité, comme pour
    nous lancer un message de guerre . Nous le
    savions, Chakib Khelil ne représentait pas les
    États-Unis mais l'Egypte via les Etats-Unis.
    Six mois plus tard, soit le 29 mai 2010, cet
    ambassadeur de Hosni Moubarek s'est vu
    montrer à Alger la porte de sortie... puis
    subitement, ce fut l'alerte dans les chaumières
    de la corruption cairote ... Que faire?
    Leur "homme de confiance" vient d'être
    évincé, leurs intérêts en Algérie et ailleurs,
    acquis grâce à ses "interventions" n'est plus
    ministre. Un mois de conciliabules pour
    chercher comment continuer à pomper l'argent
    des Algériens ? Et voilà Hosni, forçant
    tous les barrages, atterrit le 4 juillet 2010 à
    Alger, sous prétexte de présenter Ouajeb Al
    Aza ( le devoir de condoléances ) à Abdelaziz
    Bouteflika. Chakib Khelil, qui avait senti son
    départ, vagabonda un peu partout pour colmater
    toutes les brèches.Mais Chakib Khelil
    qui parle bien anglais et espagnol avait initié
    quatre autres de ses camarades ministres,
    comment on fait un traitement multilingues
    de la corruption à Lima, Londres,Montréal,
    Baltimore, Houston, Washington et
    Toronto. Chakib n'aurait jamais osé se comporter
    ou "négocier" en héritier de l’Etat s’il
    n’avait pas un soutien et des garanties fiscales
    et douanières. Mais qui est son protecteur
    ? Au début des années 2000, il récupère
    l'argent de Sonatrach suite à la cessation des
    actions dans l'américaine Duke Energy-
    Halliburton. Il dépose le tout chez un voyou
    de la finance à Abou Dhabi, qui crée pour la
    circonstance Rayan-Investment. Duke et
    Sonatrach épaulées par sa chambre à échos
    Sonatrading, sise aux Pays-Bas, se livrent
    une bataille juridique sans merci, le mois de
    janvier 2011, devant un tribunal d’arbitrage
    londonien. Grâce à Chakib Khelil, l'argent
    était déjà à "l'abri". Au Trésor public de
    payer les frais et honoraires d'avocats !
    L'urée, Chicago
    et La Louisiane
    Pour comprendre l'homme, il faut décortiquer
    son parcours. Après quelques cours
    d'espagnol, il arrive à Alger en 1999, après
    avoir acheté quelques croissants dans sa
    boulangerie préférée, " La baguette", de
    Bethesda Maryland. Aujourd'hui et après
    cette catastrophe qui secoue Sonatrach, on
    est tenté de certifier que Chakib Khelil était,
    au début de sa carrière algérienne, tout à fait
    prêt pour une fonction hybride, c'est-à-dire
    filer du bon et du mauvais coton à l'image
    du Mexicain Salinas. En arrivant, il négocie
    avec son "employeur" un gros salaire,
    comme s’il était le P-DG de California
    Hydroelectric mais Maalich, on procède de
    la même manière même en Suède. Le président
    cède car il voulait, à tout prix, mobiliser
    toutes les ressources financières pour
    lancer des chantiers gigantesques et surtout,
    améliorer au maximum les relations algéroamericaines.
    Malgré ce comportement douteux,
    une simple révision du parcours réalisé
    par l'Algérie en matière de pétrole et de
    gaz fait ressortir un pays en pleine lucidité
    politique allant même à chercher la zizanie
    gazière en concoctant des alliances avec la
    Russie. Chakib prit le titre de «Ministre le
    plus aguerri de l'Opep», maîtrisant les quatre
    langues les plus parlées de la planète. He
    is making fun of us ( il rit de nous), disaient
    les partenaires américains de l'Algérie, en
    voyant leur interlocuteur faire le jeu de ce
    que la Bourse appelle la dictature de l'Opep.
    Notre pays a su rester le meilleur exportateur
    d'hydrocarbures au monde, sachant
    défendre ses intérêts ne cédant sur aucun
    aspect lié à sa souveraineté. Les recettes
    colossales brassées par Sonatrach l'attestent .
    Dans le cadre de sa politique énergétique, le
    président Bouteflika prit le soin de surveiller
    la "maison" mais, son erreur était celle-ci :
    Pour calmer les ardeurs, il laisse Chakib
    Khlelil «déplacer» certains meubles, ce dernier
    profite de l'occasion de les troquer à
    l’encan. Donc en bon adjudicateur, ce personnage-
    exception parmi les Algériens de
    l'Amérique du Nord, saisit les opportunités,
    grâce au pétrole algérien afin de consolider
    sa position personnelle dans le cercle washingtonien
    .... lui qui n'a pas quitté la petite
    garnison moyen-orientale des Etats-Unis,
    malgré ses fonctions officielles en Algérie et
    pour le "compte" de son pays. Ce même
    pétrole algérien qu'il contrôle désormais, a
    aussi contribué à la promotion sociale de sa
    conjointe Najat, devenue représentante de la
    femme arabe et dont la mission est de civiliser
    à la new-yorkaise, les épouses «has been»
    des ambassadeurs du Golfe nouvellement
    débarqués. Fidèle à son Egypte, son portefeuille
    de secours, le ministre a fait des pieds
    et des mains pour laisser un loup entrer
    dans la bergerie du complexe d'Arzew afin
    de lui apprendre comment fabrique-t-on de
    l'urée ( Please ... Urea in English ). Ce même
    loup, qui fait encore tourner Karim Djoudi
    au ridicule, propose aujourd'hui à l'Etat
    agricole de l'IOwa ( USA), de construire une
    usine de fabrication d'urée dans le Lee
    County à l'ouest de Chicago. Il devance déjà
    Alger qui rêve de vendre ce fertilisant aux
    Américains. Un exemple en matière de promotion
    et de sauvegarde des intérêts du
    pays... Ya salam !!!
    (Suite en page 4)
    > Document du ministère américain de
    l’énergie répertorie toutes les exportations
    mensuelles algérienne de GNL depuis 1973.
    A partir de 2007, et sur instruction de Khelil,
    les exportations ont brusquement cessées.
    ALGERIE NEWS jeudi 11 avril 2013
    4 > A L A U N E
    (Suite de la page 3)
    Le déclin du GNL algérien
    aux Etats-Unis
    En 2007, Chakib entame son programme
    de sape des intérêts économiques et énergétiques
    algériens aux USA en laissant carrément
    l'espace à ses amis égyptiens. Disons
    plutôt que c'est en 2005 que le jeu a amorcé
    le plan "machiavélique". Le 04 avril 2005, le
    tanker Lala Fatma Nsoumer arrive en
    Louisiane. L'acheteur est BG-LNG alors que
    Sonatrach était le vendeur. Le 15 avril de la
    même année, ce n'est pas une cargaison
    algérienne mais égyptienne qui arrive pour
    la première fois en Louisiane. Cette fois, c'est
    toujours BG LNG qui l'acheta et BGGM est
    le vendeur. Revoilà une autre cargaison algérienne
    qui arrive le 27 avril 2005 en
    Louisiane. Pour cet arrivage, encore BGLNG
    comme acheteur et Sonatrach comme vendeur.
    Après une petite accalmie de quelques
    semaines, une cargaison algérienne de GNL
    arrive en Louisiane le 15 juillet 2005 suivie
    par une autre égyptienne le 24 juillet, toujours
    avec l'acheteur BG LNG. Au mois
    d'août 2005, Chakib Khelil donne congé aux
    tankers de Sonatrach à l'exception du voyage
    du bateau Lala Fatma Nsoumer qui arrive en
    Louisiane le 18 août 2005. L'Egypte fonce
    les 5 et 11 août avec deux cargaisons vers la
    Louisiane pour le compte de BG LNG. Deux
    autres cargaisons égyptiennes de GNL arrivent
    pour le compte de BG LNG vers le terminal
    de La Georgie le 12 et le 27 août, mais
    le vendeur est cette fois-ci la compagnie
    égyptienne Damietta, une holding qui, selon
    certains médias égyptiens, était utilisée pour
    blanchir de l’argent vers des comptes numérotés
    aux Iles Caimans.Nombreuses interrogations
    sur le rôle de Sonatrach dans une
    connexion dénommée Fenosa l'espagnole,
    Damietta et Eni l'Italienne. Les 2,6, 14 et 26
    septembre, des tankers transportant du GNL
    égyptien occupent les terminaux américains.
    Pourquoi avoir ordonné d'arrêter les
    livraisons de GNL algérien, laissant le
    champ libre aux Egyptiens ? Les dates d'arrivées
    ainsi que les informations sur l'origine
    des cargaisons sont clairement notifiées sur
    des documents officiels de " Office of
    Natural Gas Regulatory Activities", dont
    nous détenons des copies. Des documents
    qui retracent toutes les livraisons de GNL
    algérien aux Etats-Unis depuis 1973 au mois
    de janvier 2013.
    Une cargaison algérienne
    payée à d’autres
    Peut-on affirmer que le mérite revient à
    ce résident du Maryland (USA) dans le recul
    algérien en matière d'exportation de GNL
    vers le marché américain? En effet, les données
    que nous avons pu consulter et dont
    nous détenons une copie, pourraient apporter
    des éléments de réponse. Et c'est ainsi
    qu'il est utile de mentionner que les quantités
    algériennes vendues à Statoil (US
    Branch) et BGLNG, ont totalisé, en 2004,
    presque 120.4 de milliards de pieds cubes
    (presque 3 milliards de M3) pour un prix
    moyen de 5 dollars et 34¢ le MMbtu ( un
    million de British Thermal Unit). L'Algérie
    se plaçait en 2004 comme deuxième fournisseur
    de gaz naturel par cargo, après Trinidad
    qui totalisait à son tour 13 milliards de M3,
    mais pour un prix de 5 dollars et 55 cents.
    Une petite comparaison entre pays arabes
    fournisseurs des Etats-Unis en 2004, accrédite
    l'Algérie de 120 milliards de pieds
    cubes, Qatar 11,9 milliards, Oman avec 9,4
    milliards et l'Egypte avec 0 milliard. Les
    deux compagnies qui achètent le gaz algérien
    pour le marché américain sont la filiale
    américaine du norvégien Statoil, opérant au
    terminal de l'Etat du Maryland et BG LNG
    qui décharge ses quantités au niveau du terminal
    de la Louisiane. Une vérification
    numérique des tankers transportant du gaz
    algérien en 2004 et qui étaient au nombre de
    42 (43?), indiquent l'acquittement et le paiement
    de 4 livraisons, dont la destination
    serait Sonatrading, une entité claire-obscure
    dépendant, semble-t-il, de Sonatrach, dont
    le siège est signalé à Amsterdam. Les traces
    bancaires de ces quatre transactions se trouvant
    à Londres. Sonatrading est, ou était,
    chapeautée par un certain Abdelatif Khelil
    dont nous ignorons le lien de parenté avec
    Chakib Khelil. Selon certaines informations,
    il s'agit d'un ex-cadre de Sonelgaz. Selon
    d'autres documents que nous avons pu
    consulter, le paiement d'une cargaison de
    GNL algérien du terminal d'Arzew vers le
    port de Lake Charles ( Louisiana) s'est fait
    par un bateau nommé Methane Polar
    (Chypriote mais enregistré au Liberia) n'est
    jamais revenu à Sonatrach. Plus troublant,
    les registres du port américain ne mentionnent
    pas le pays d'origine de la cargaison.
    Sur 42 voyages (livraisons) de GNL algérien
    de 2004 , 3 payements sont revenus à
    Gas Natural. S'agit-il de la compagnie espagnole
    qui se trouvait associée avec ENI et
    l'égyptienne Damietta ? S'agit-il de la même
    compagnie qui opère au niveau de l'Ile
    Caribéenne de Trinidad, premier fournisseur
    Cargo des Etats-Unis? On ne peut pas
    répondre faute d'éléments ...Toujours en
    2004 sur les 42 tankers arrivés dans les ports
    américains, 9 voyages mentionnaient aussi
    MED LNG comme vendeur. En 2005, les
    exportations algériennes vers les Etats-Unis
    reculent de 23 milliards de pieds cubes,
    compensés curieusement par l'Egypte.
    Ce recul, dont les contours et informations
    recueillis laisse entendre qu'il fut "délibérément
    programmé" et minutieusement
    planifié, a ouvert les portes du marché américain
    aux ex-maîtres du Caire.
    Durant l"annee 2005, l'Algerie avait
    vendu son gaz (concerné uniquement par
    des contrats à court terme) pour un prix
    moyen de 8 dollars et 13 cents, alors que
    l'Egypte, elle, réussit à décrocher un meilleur
    prix à 10 dollars et 46 cents (le MMBtu),
    selon des factures que nous avons pu
    consulter. Au mois d'août 2005, des mouvements
    suspects sont relevés par les documents
    concernant les mouvements et déplacements
    entre les ports égyptiens et algériens
    et le terminal gazier d'Elba Island en
    Géorgie(USA). Selon des indications, une
    partie égyptienne ou européenne aurait
    encaissé au moins deux cargaisons de gaz
    algérien. Cela relève un peu du comique
    mais ctte rumeur en mer Méditerranée persistait
    à cette époque.
    Protéger notre marché, nos
    acquis ou les laisser... ????
    Le 24 octobre 2005, Chakib Khelil se
    moquait de l'intelligence des Algériens en
    annonçant que Sonatrach allait approvisionner
    les Etats-Unis en gaz naturel pour
    un volume de 250 millions de pieds
    cubes/jour et pour une durée de 20 ans. Ce
    qu'il avait omis de dire, c'est que ce marché
    "du siècle" allait se faire via une société américaine
    dénommée Sympra LNG. Cette pièce
    de théâtre, destinée exclusivement à la
    consommation propagandiste interne, n'a
    pas tardé à dévoiler la vraie affaire. Revenant
    en 2005, les exportations algériennes en
    GNL( 97 Milliards de pieds cubes), passaient
    en dessous de 30 voyages vers les Etats-Unis.
    28 cargaisons de GNL mentionnaient
    Sonatrach comme vendeur, mais 1 voyage
    imputable à MED LNG et enfin un autre au
    profit du russe Gazprom. Au premier trimestre
    de 2006, BGLNG n'achète plus en
    Algérie et les 8,8 milliards de pieds cubes
    sont partis uniquement au profit de Statoil
    Maryland. Au deuxième trimestre de la
    même année 2006, les exportations algériennes
    chutent à 5,6 milliards de pieds cubes
    achetées toujours par Statoil Maryland. Au
    troisième trimestre, elles se trouvaient à 3.0
    milliards chez Statoil puis au quatrième trimestre,
    aucune quantité de gaz algérien n'est
    arrivée aux USA, et ce, au mois de jan-vier
    de l'année en cours. Le total des exportations
    algériennes en gaz naturel liquéfié vers les
    Etats-Unis en 2006 n'a pas dépassé les 17,7
    milliards de pieds cubes. Pourtant Chakib
    Khelil avait misé sur 91 milliards de pieds
    cubes dans le cadre d'un protocole d'accord
    avec Sympra LNG ??? Mais qui a pris la place
    algérienne ?
    Pressenti chez Qatar-Gaz
    Pour répondre à cette question, il est
    impératif de souligner que Chakib Khelil est
    un ministre qui se distinguait parmi ses collègues
    algériens, par des aptitudes tout à fait
    appréciables car tout simplement c’est la
    personne qui s'est trouvée durant sa carrière
    professionnelle, pétrie dans l'entreprise.
    Complètement à côté de la plaque,Youcef
    Yousfi, qui lui a succédé, en a démontré un
    flagrant contraste. Selon des personnes qui
    ont eu l'occasion de le cotoyer et de travailler
    avec lui lors de sa période américaine,
    Khelil a deux caractéristiques qui le distinguent
    des autres business men : savoir comment
    filer du mauvais coton pour l’Algérie
    et en faire du bon à ses amis du Moyen-
    Orient. Les amis d'abord au détriment des
    intérêts d'un pays. Ce sont ces qualités qui
    ont donné l'idée à l'Emir du Qatar de le placer
    comme P-DG à la tête de Qatar-Gas ...
    avec un salaire astronomique. Khelil aime
    faire des discours devant Khalifa ben
    Hamad.
    L’année 2007 le dévoile car elle marque la
    fin du gaz algérien vendu par Sonatrach aux
    Etats-Unis depuis 1973. Cela paraît un peu
    bizarre comme information mais la vérité
    est que l’Algérie a exporté 11, 2 milliards de
    pieds cubes le premier trimestre 2007, dont
    le vendeur était Sonatrach, puis 60,5 milliards
    de pieds cubes au deuxième trimestre
    de la méme année. Des cargaisons algériennes
    mentionnaient deux livraisons où
    Distrigas a remplacé Sonatrach comme vendeur.
    Au troisième trimestre 2007, BGLNG
    arrête de recevoir le gaz algérien. C'est
    Statoil Maryland qui prend les 2,8 milliards
    de pieds cubes. Le 6 septembre 2007, la dernière
    cargaison de GNL algérien sur Berge
    Arzew arrive au Maryland.Ce fut la derniere
    facture de Sonatrach. Depuis ce jour, l’office
    of Gas Natural Regulatory Activities ne
    mentionne pas de gaz algerien vendu aux
    Etats-Unis. Le Qatar et l’Egypte nous ont
    remplacés… Une partie de la réponse se
    trouve chez Statoil peut-être… d’autres
    affaires, dans d’autres dossiers, seront bientôt
    ouverts.

    1. Z
  • desertec

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  • Ahmed et l'ahmadiyya

     

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    Comme un vieil aventurier des tropiques, l'Algérie a tout connu : invasions, guerres, schismes et sectes de toutes sortes. La dernière ? L'ahmadisme, doctrine musulmane contre laquelle l'inspecteur du ministère des Affaires religieuses – dont la fonction semble relever de l'inquisition – vient de mettre en garde : «L’Etat connaît ces courants dangereux et travaille à les bannir de la société algérienne.»

    Pourtant, cette secte qui se propagerait en Algérie, notamment à Alger, à travers des ouvrages photocopiés qui échappent à la police de la pensée dogmatique, n'a pas l'air dangereuse à première vue ; les «ahmadis» ont quelque chose d'intéressant, d'abord par leur slogan, «l'amour pour tous, la haine pour personne» et, surtout, leur pratique d'un islam détendu où les interdits et devoirs religieux sont relégués au second plan, derrière un renouveau (tajdid) de la pensée, instaurant comme à la Soummam, la supériorité du mysticisme sur le ritualisme. On ne sait pas combien ils sont, mais ils auraient déjà demandé au ministère une mosquée, ce qui leur a été catégoriquement refusé. Présents dans les universités, possédant des relais, des réseaux mondiaux et même une chaîne satellitaire captée en Algérie, les «ahmadis» sont traités d'hérétiques par le reste de la grande famille musulmane.

    Mais c'est quoi l'ahmadisme ? Ce n'est pas Ahmed Ouyahia, qui lui même se définit comme un soldat, autre doctrine militariste visant à l'instauration d'un califat de généraux et de colonels sur Terre. L'ahmadisme, ou ahmadiyya, est né au XIXe siècle en Inde, qui n'exporte pas que de la viande pour le Ramadhan et donne aux Prophètes Mohamed et Aïssa, plus connu sous le pseudo Jésus, une place particulière en s'appuyant sur diverses traditions et récits orientaux, arabes, persans et sanskrits. Merci Wikipédia de mettre au compte du bilan de Bouteflika puisque cette base de données n'existait pas avant lui.

     

    Chawki Amari
  • Sectes et culture politique sectaire

     

    Par : Mustapha Hammouche

    “Les envahisseurs, ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : l’Algérie. Leur but : en faire leur univers.” Ce n’est pas David Vincent qui les a vus, mais nos autorités.
    “Salafisme, wahhabisme, chiisme, takfirisme… nous envahissent”, reprennent les confrères, à la suite de l’inspecteur général des affaires religieuses qui a, lui aussi, décidé de nous faire peur. Haro sur les sectes qui, selon lui, “tentent de s'organiser en courants politiques” pour “déstabiliser le pouvoir en place, au Maghreb et dans le monde arabe”.
    Ce n’est donc pas leur nature sectaire qui dérange mais leur potentiel subversif qui alarme “le pouvoir en place”. Mais qu’est-ce qu’une secte ? Un dictionnaire la définit comme un “groupe organisé d'adeptes partageant une même croyance élitiste, plutôt fermé sur lui-même, dont les membres sont souvent soumis à un chef charismatique ou à une administration hiérarchisée, centralisée et autoritaire, et dont les desseins peuvent être religieux, politique, économique ou autres”. Ceci n’évoquerait-t-il pas, par hasard, en vous une forme familière d’exercice de pouvoir ?
    L’écrivain Roger Ikor dit, à propos de la secte, que “le message généralement proposé dénonce les valeurs fondamentales de la civilisation moderne : esprit critique, tolérance, respect de la personne humaine, liberté démocratique, croyance en la volonté individuelle, l'initiative, l'action, le progrès”.
    La secte n’est pas un danger en soi. Du moins pas pour celui qui se tient “hors de portée de sa bénédiction qui tue” (Tahar Djaout). Elle est dangereuse en ce que ses adeptes ne sont pas toujours “fermés sur eux-mêmes”, en ce qu’elle se caractérise souvent par son hégémonisme et son dogmatisme, en ce qu’elle tente d’imposer au plus grand nombre sa doctrine totalitaire, en ce qu’elle est la négation de la liberté de conscience, en ce qu’elle traque cette liberté par la terreur.
    Or, de “l’article 120” du parti unique au “laïco-assimilationnisme” de la réconciliation, en passant par “la démocratie kofr” du FIS, nous n’avons connu que cela ! La terreur d’être exclus, faute d’être embrigadés ; exclus par les dépositaires du nationalisme, les vigiles de la souveraineté nationale, les gardiens de l’intérêt général, les défenseurs de la langue nationale et les protecteurs de la religion. Le sectarisme, c’est : l’école fanatisée, la télévision unique, la fraude électorale qui nie le projet politique concurrent, l’autoritarisme qui méprise les règles institutionnelles, le régionalisme, la préférence clanique.
    Dans cela, notre pouvoir sait y faire. Et mieux que ces “sectes” qui l’effraient. Pourtant, quand on sait aussi efficacement fermer les bars et traquer les couples dans les buissons, on devrait être à même de pouvoir démanteler des “massallas” subversifs ? À moins que ce ne soient le courage ou la volonté qui manquent…
    Au demeurant, c’est ce pouvoir, sectaire à l’endroit des libertés citoyennes, qui, en application de sa stratégie de compromis historique avec l’islamisme, aura institutionnalisé les massallas incontrôlés dans les édifices publics, écoles, casernes et… campus.
    Aujourd’hui, il semble se plaindre de la réussite de ses efforts pour une société de fidèles qui était censée le protéger contre la revendication d’une société de citoyens.

     


    M. H.
    musthammouche@yahoo.fr

     

  • no moment

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  • Inutile d’attendre, John ne reviendra pas !

     

    Par Hakim Laâlam Email : hlaalam@gmail.com

    Sonatrach. Les travailleurs invités à donner leur sang. Purée ! Même ça, ils le prennent ! Si Affif, accessoirement du FLN et principalement fan de l’émission «30 millions d’amis», a déclaré aux confrères de Liberté ceci : «Le FLN attend le retour de Bouteflika.» Oulla ! Oulla la ! Je ne voudrais pas me montrer inconvenant envers un homme aussi optimiste et plein d’allant, mais je me dois tout de même de lui rappeler certains cas d’attente n’ayant jamais abouti dans l’histoire humaine. Prenons Jésus, par exemple. Ya Si Abdelhamid, dois-je vous signaler qu’ils sont des centaines de millions à attendre son retour, sa résurrection, en vain ? Et s’il n’y avait que Jésus, ça va encore ! Mais vois, Ya Si Abdelhamid. Les Beatles ! Nous étions des centaines de millions à attendre leur retour, jusqu’à ce qu’un taré, un déséquilibré mental répondant au nom de Mark David Chapman rende cette attente caduque en vidant le barillet de son 38 spécial sur l’âme du groupe, John Lennon, au bas du domicile du chanteur, le Dakota Building, à New York, un 8 décembre 1980. Et s’il n’y avait que les Beatles ! Mais non, Ya Si Abdelhamid. Il y a ces millions d’Algériens qui attendent toujours que le match RFA-Autriche soit rejoué, que l’Algérie de 1982 passe enfin au second tour du Mondial espagnol et remporte la finale face au Brésil par 4 à O. Deux talonnades de Madjer, un lob de Belloumi et une louche de Assad. Et s’il n’y avait que Madjer, Belloumi, Assad. Que nenni, Ya Si Affif. Il y a ces millions d’automobilistes morts d’ennui et de vieillesse d’avoir trop attendu devant l’usine de voitures Fatia à Tiaret. Leurs enfants ont bien pris le relais à Oran, devant l’usine Renault Dacia, mais là aussi, je crains pour leur vie. Et s’il n’y avait que les teuf ! teuf ! Mais non, Ya Si Abdelhamid. Voyez ces millions d’amateurs de bon vin qui attendent toujours que les Galeries Algériennes se remettent à vendre comme avant du pinard au rayon boissons et qui en désespoir de cause saoulent leurs petits-enfants qui les écoutent incrédules leur raconter qu’un jour, un jour lointain, tu pouvais acheter ton Cuvée du Président au rez-de-chaussée du Monoprix de ton quartier, tous les jours de la semaine, vendredi compris. Et s’il n’y avait que le litron de vin ! Que te dire alors de ces millions de compatriotes qui attendent toujours le retour du 5 juillet 1962. Le Grand Retour. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.

  • Les hôpitaux toujours paralysés en Algerie


    Statu quo dans le secteur de la santé. Aucune offre de dialogue directe n’a été faite aux syndicats qui paralysent les structures de santé. Les syndicats maintiennent intacte la pression et réclament un dialogue sérieux et non pas des invitations via les médias. Ils considèrent que la balle est dans le camp de la tutelle.

    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les structures de santé continuaient hier de fonctionner au ralenti. Les corps communs relevant de la coordination affiliée à l’UGTA, les quatre syndicats affiliés à l’Intersyndicale de la santé (SNPSP, SNPSSP, Snapsy et le syndicat des enseignants du paramédical) étaient toujours mobilisés. Point d’offre de dialogue sérieuse de la part de la tutelle. Le seul syndicat à avoir été invité au ministère de la santé, c’est celui représentant les corps communs. Une rencontre qui s’était tenue jeudi dernier et qui n’a abouti à aucun accord. Si le ministère de la Santé a dit oui à la régularisation des contractuels, il a cependant dit non à la généralisation de la prime de contagion. Résultat : les corps communs ont entamé leur troisième semaine de grève. De leur côté, praticiens, spécialistes, psychologues et enseignants en paramédical ont repris le chemin de la contestation en reconduisant une grève de trois jours pendant lesquels le taux d’adhésion a dépassé les 80%. Au second jour de la grève, le porte-parole de l’Intersyndicale de la santé et président du Snapsy, tout en se félicitant de la forte adhésion, a regretté le statu quo dans lequel se complaît la tutelle. Khaled Keddad estime que les déclarations faites par le chargé de communication du ministère de la Santé sont de nature à faire dans la désinformation et la stigmatisation des différents corps de la santé. Si le ministère de la Santé veut dialoguer sérieusement, estime Keddad, il connaît parfaitement les adresses des différents syndicats et d’ajouter qu’il est difficile de parler de dialogue et de portes ouvertes lorsqu’on décide au préalable que la question du statut ne peut faire l’objet de discussions. Keddad estime que le ministre de la tutelle doit impérativement argumenter son refus d’ouvrir le dossier du statut particulier par respect au partenaire social. Même état d’esprit chez le Dr Yousfi, président du SNPSSP. Il pose deux conditions au dialogue : lancer une invitation officielle et dans les règles de l’art et ne pas décider d’avance des dossiers à ne pas discuter. L’invitation au dialogue, considère le Dr Yousfi, ne peut se faire à travers les médias ni en fermant d’emblée le jeu. Les syndicats, dit-il, ne sont ni clandestins ni inconnus. Les services du ministère connaissent parfaitement la domiciliation des syndicats et peuvent à tout moment les appeler à un dialogue sérieux pour peu que la volonté de trouver des solutions soit réelle. Au ministre de la Santé qui affirmait que le dossier du statut était clos, le Dr Yousfi rétorque que les syndicats ne réclament pas un nouveau statut mais des modifications de celui déjà existant et que beaucoup de revendications contenues dans la plateforme du SNPSSP ou de l’Intersyndicale sont du ressort du ministère et peuvent être réglées à son niveau à l’image de la discrimination en matière d’imposition, le logement de fonction ou l’exclusion des spécialistes des comités nationaux. La balle, dit-il, est dans le camp de la tutelle.
    N. I.

  • La philosophie de Tata


    Par Maâmar Farah
    Voici les derniers proverbes inventés par Tata Aldjia :
    - «Culture qui roule amasse une rousse.»
    - «Au Val-de-Grâce, tu règles en liasses, chez nous, tu sors avec la crasse.»
    - «Sidi Saïd se soigne en France, c'est pratique pour éviter la grève des ... travailleurs de la santé !»
    - «Grève ou pas grève en vogue, nos hôpitaux t'envoient presque toujours à la morgue !»
    - «Dans un avion médicalisé, le pistonné est près du ciel... au cas où... !»
    - «Quelle est la série préférée de nos vieux dirigeants ? Urgences !»
    Et le meilleur pour la fin :
    - «Chakib : en Algérie, tout est parfait, sauf les Algériens !»
    maamarfarah20@yahoo.fr
    «Ta Tata a la poitrine qui ressemble aux fruits fatigués tombant d'un vieux figuier, aussi je choisis de la remplacer par une Fatiha Airbag et si cette dernière ne suffit pas, je prends option pour une Farida Double Airbag ! On ne vit pas simplement de philosophie !»
    (Tonton Lekhmissi)

  • Des Marines à Tixeraïne

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    Si l'on en croit Louisa Hanoune et autres théoriciens de l'invasion permanente, les Américains seraient sur le point d'attaquer l'Algérie. On ne comprend pas bien pourquoi exactement, mais on peut quand même l'imaginer. D'abord, et selon toujours les experts, les troupes US arriveraient par la mer, comme les Phéniciens, Romains, Turcs ou Français, pour ne pas déroger
    à la règle.
    Probablement cette fois-ci à Club des Pins au lieu de Sidi Fredj, où il semble qu'ils ne rencontreront pas beaucoup de résistance de la part des roitelets obèses de la nouvelle Algérie.

    Mais que feraient-ils une fois à Alger ? Dans un premier temps, monter quelques Mac Donald's et bases militaires, puis ouvrir l'audiovisuel, le transport aérien et maritime au privé, ainsi que l'économie et la finance, tout en baissant les impôts et éliminant la bureaucratie. Ensuite, autonomiser la justice, organiser de vraies élections à tous les niveaux, convertir le Mouloudia au football américain, ouvrir des bars mixtes, construire des salles de cinéma ou retaper celles qui existent déjà, récupérer les appartements et villas de Chakib Khelil pour en faire des musées d'art moderne et construire un grand hôpital américain à Alger pour contrer les Français qui ont réussi en quelques années à faire du Val-de-Grâce la capitale algérienne. Puis, en bons Américains, mettre le cap sur le Sud pour s'emparer des puits de pétrole.

    Et là, une fois arrivés, se rendre compte à travers Anadarko, la compagnie pétrolière qui a les plus gros intérêts en Algérie, mais aussi Chevron, Texaco, Mobil et Conoco Philips, que les Américains contrôlent déjà une grande part des hydrocarbures du pays. C'est comme ça, après un arrêt à la gare routière de In Salah et un thé à Ghardaïa, que les Marines sont repartis chez eux, par un vol d'Air Algérie. Excellent programme, dont au fond, personne ne peut être contre. God bless Algeria.

     

    Chawki Amari
  • six membres du Comité national des chômeurs interpellés à Alger

    Ils refusent de quitter le commissariat :

     

     

     

     

    Six membres du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ont été interpellés, ce lundi 13 mai, par la police à Ruisseau, à Alger, a appris TSA auprès de Abdelmalek Aïbek, l’une des personnes interpellées.

     

    « Nous étions à Ruisseau quand les agents de l’ordre se sont présentés et nous ont demandé de les suivre au commissariat. Ils nous ont insultés durant le trajet », affirme-t-il, avant d’ajouter : « Je leur ai expliqué que je devais partir pour l’enterrement de ma petite sœur, mais ils (policiers, NDR) ne voulaient rien comprendre. »

    Après son interpellation, Abdelmalek Aïbek a refusé de quitter le commissariat. « Je leur ai dit que je ne vais pas sortir jusqu’à ce qu’il me trouve un avion pour Ouargla afin d’arriver à temps à l’enterrement », dit-il. Ses camarades sont également restés pour le soutenir

  • Ould Kablia justifie la répression contre les manifestants

     

    Sonia Lyes

     

    Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, a justifié, ce lundi 13 mai, le

    ecours aux forces de l’ordre contre les manifestants. « Les services de l'ordre sont là pour prévenir, contenir et, pourquoi pas, réprimer, dans les limites de la loi, lorsque les circonstances l'exigent », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre du Commerce organisée à Alger.

     

    Selon le ministre, qui répondait à une question sur la réaction des forces de l’ordre contre les protestataires, comme souvent lors de certaines tentatives de marche qu’organisent les syndicats, « l’excès provient de la part des manifestants ». « Personnellement, je trouve que s'il y a excès, il provient de la part des manifestants, et la plupart des blessés recensés lors des protestations sont parmi les éléments de la police », a précisé M. Ould Kablia, cité par APS.

    Concernant les préparatifs pour le mois de Ramadhan, dont le début est prévu le 9 juillet prochain, Ould Kablia a assuré qu’il « n’y aura pas de dispositifs exceptionnels ». « La sécurité durant le mois de Ramadhan n'exige pas de mesures exceptionnelles, mais un renforcement des effectifs pour assurer la sécurité lors de ce mois marqué par une vie nocturne plus animée par rapport aux autres mois de l'année », a-t-il dit. Selon lui, il n'y a « aucun risque sécuritaire en milieu urbain », assurant que toutes les précautions étaient prises pour prévenir ce genre de risque.

    « Le risque zéro n'existe pas, mais toutes les précautions sont prises pour prévenir ce genre de risques sécuritaires, à travers notamment un travail très important en amont (renseignement, surveillance et autres moyens techniques) », a-t-il déclaré. Mais, a-t-il ajouté, « les caméras de surveillance n'ont rien à avoir avec la sécurité du Ramadhan ». Il a enfin déploré « les actes de violence inhabituels enregistrés dans certains milieux urbains et commis par des jeunes qui s'adonnent à la drogue et à certains psychotropes ».