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  • APRÈS AVOIR ÉTÉ PROJETÉ DANS UN CONFLIT AVEC LE DRS: Amar Saâdani sacrifié par les siens

     

    La sortie fracassante de Amar Saâdani, qui s’en prenait violemment au Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et son patron, le général de corps d’armée, Mohamed Mediène dit Toufik, aura provoqué un lâchage en chaîne du turbulent patron du FLN. Y compris par ceux qui sont censés être ses alliés politiques au sein même du premier cercle présidentiel !
    Kamel Amarni - Alger (Le Soir)
    Hier mercredi, deux partis siégeant au gouvernement se sont officiellement démarqués du SG du FLN, exprimant à l’occasion leur appui total à l’institution militaire. D’abord, la matinée, c’est le patron du RND, et néanmoins président du Sénat, Abdelkader Bensalah qui, à sa manière, rappellera à l’ordre «l’insolent» Saâdani au cours d’un discours prononcé à l’occasion d’une réunion interne au parti. Puis, dans l’après midi, c’est au Mouvement populaire algérien, le MPA du ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement Amara Benyounès qui tire à boulets rouges sur le même Saâdani.
    «Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, s’est illustré ces derniers jours par des propos mensongers pour le moins surprenants et dangereux, voire gravissimes», lit-on d’emblée d’un communiqué sanctionnant une réunion de son bureau national. Dénonçant fortement «ces déclarations et ces propos qui attentent gravement à l’honneur de l’une des principales et des plus nobles institutions de notre pays, l’ANP», le MPA notera que «même les partisans du «qui-tu-qui ?» et au plus fort de leur offensive contre l’Algérie, n’ont jamais osé aller aussi loin dans la calomnie».
    Le parti de Amara Benyounès estimera par ailleurs que «le contexte régional et international ajoute à la gravité de ces agissements». Benyounès, tout comme Bensalah ne manqueront pas, chacun de leur côté, de rappeler leur soutien à un quatrième mandat pour Bouteflika. Exactement ce que réclame également Saâdani ! Autrement dit, et en attendant une fort probable sortie similaire de l’autre partenaire politique, Amar Ghoul, il va de soi, désormais, Amar Saâdani est décrété persona non grata.
    Cela sonne en tout cas comme une vraie «fin de mission» pour l’actuel secrétaire général du FLN. Imposé par Bouteflika l’été dernier à la tête du parti majoritaire, en dépit de l’opposition quasi unanime de tous les courants au sein du vieux parti, Saâdani avait pour principale mission de faire la promotion d’un quatrième mandat pour Bouteflika mais pas seulement. Il s’adonnait à une permanente offensive médiatique contre les services de renseignement. D’abord par touches allusives, puis claires et, depuis lundi dernier, carrément vulgaires ! Il accable le patron même du service avec de très graves accusations, refaisant, en la travestissant toute l’histoire du pays depuis deux décennies. A se fier aux déclarations de Saâdani, le terrorisme n’a jamais existé en Algérie ! Comme tous les mercenaires engagés par la propagande islamiste du FIS et de ses alliés, ce serait ainsi l’armée algérienne, à travers sa colonne vertébrale, les services de sécurité, qui aurait mis l’Algérie à feu et à sang ! Il lancera même un appel pathétique et scandaleux en direction de l’étranger en suggérant que même l’assassinat des moines de Tibhirine serait l’œuvre du patron des services !
    Ceux qui avaient actionné Saâdani, pour opérer quelques «frappes chirurgicales» sur une cible bien determinée, se seraient-ils finalement rendus compte que leur «kamikaze» risquait de tout ravager sur son passage ?
    K. A.

  • Guerre des clans ou déclin des « services » algériens ?

     

    Saidani vs TewfikLe chef du FLN : « La place de l’armée est dans les casernes »…

    Guerre des clans ou déclin des « services » algériens ? La sortie de ce proche du président Bouteflika surprend à Alger

    BAUDOUIN LOOS, Le Soir (Bruxelles) , 5 février 2014

    Que se passe-t-il en Algérie? Alors que l’élection présidentielle est programmée pour le 17 avril, le pays reste suspendu à l’annonce de son président Abdelaziz Bouteflika sur son intention de briguer (ou non) un quatrième mandat malgré une santé des plus chancelantes. Les observateurs ont noté non sans surprise la «sortie» le 3 février du chef du parti présidentiel, l’historique Front de libération nationale (FLN), Amar Saïdani, qui s’en est pris avec violence dans le journal en ligne Tout sur l’Algérie au général Mohamed Médiène, dit «Toufik», responsable du DRS (Département du renseignement et de la sécurité) au sein de l’armée.

    Le DRS est considéré comme le vrai centre du pouvoir en Algérie, pendant que les civils cooptés par l’armée expédient les affaires courantes dans les institutions officielles. Or la charge de Saïdani contre Toufik est simplement sans précédent. Le DRS a, dit-il notamment, «failli dans la protection et la sécurité du président Mohamed Boudiaf (président assassiné en 1992, NDLR). Il n’a pas su protéger Abdelhak Benhamouda (syndicaliste assassiné en 1997), ni les moines de Tibéhirine (assassinés en 1996), ni les bases de pétrole dans le Sud (attaquées en janvier 2013) (…). A mon avis, Toufik aurait dû démissionner après ces échecs». Et de taper sur le clou: «La place des militaires est dans la caserne. Que fait un colonel au Sénat? De quel droit assiste-il aux réunions du Comité central d’un parti? La présence de la sécurité intérieure dans les institutions n’est pas justifiée»…

    Pour certains, les accusations brutales lâchées par un proche de Bouteflika contre le DRS confirment que l’aura de ce service considéré comme tout-puissant parmi les «décideurs» algériens est en berne. «Je ne pense pas que Saïdani aurait pris cette initiative sans feu vert du clan ‘Boutef’, nous dit le journaliste algérien Akram Belkaïd. Cela m’inquiète car ce genre de sortie risque d’exacerber les tensions et de déboucher sur de la violence. C’est tout de même une première… Mais, dans le fond, il pose des questions légitimes.»

    Le DRS étant souvent considéré comme omnipotent, il n’est guère surprenant qu’une certaine presse se fût précipitée à sa rescousse. Ainsi en est-il du quotidien Le Jeune Indépendant, qui vilipende Saïdani ce lundi sous le titre se voulant haineux «Un homo provoque un homme!»: «Le secrétaire général du FLN, le parti au pouvoir, écrit le journal, continue de mettre la pression sur DRS, l’une des institutions militaires du pays, garante de l’unité et de la stabilité du pays, pensant l’affaiblir pour permettre à son mentor, le président Bouteflika, d’aller tranquillement vers un quatrième mandat sans heurts ni dégâts. Tels sont les véritables calculs qui se cachent derrière les jacasseries hypocrites de Saïdani»…

    Alors, s’agit-il d’un épisode juste un peu plus pimenté que d’ordinaire de la lutte d’influence entre clans au sommet? Tout le monde ne croit en tout cas pas que l’équilibre du pouvoir (occulte) qui règne sur l’Algérie depuis des décennies serait en péril. Car s’en prendre impunément au DRS est… suspect.
    «Je crois que nous assistons encore une fois à des manœuvres visant à faire passer dans les meilleures conditions (pour les décideurs) cette autre étape dans la vie du régime illégitime qui dirige l’Algérie»: l’Algérien qui s’exprime ainsi au Soir s’appelle Samir Hchicha, il blogue depuis Paris. «Je suis de ceux, poursuit-il, qui ne croient en rien toute la communication qui vient des hautes instances du régime algérien. Cette ‘attaque’ frontale du secrétaire général du FLN contre le chef du DRS rentre donc, à mon avis, dans un schéma qui vise au mieux à faire passer Saïdani (et son groupe) comme des ‘opposants’ aux vrais décideurs. En réalité, le régime algérien est une oligarchie militaro-financière (ou mafieuse), et ce genre de déclarations n’a aucun sens réel dans la mesure où le régime existe et perdure autrement que par ces ‘guéguerres médiatiques’ qui sont destinées à la consommation des opinions publiques interne et internationale.»

    Selon certains analystes, en effet, l’armée, incapable de s’entendre sur un successeur à Bouteflika, aurait opté faute de mieux pour un nouveau mandat de ce dernier. Ce qui revient à reculer pour mieux sauter: vu l’état de santé du «raïs», la question de sa succession se reposera de toute manière très vite.

    BAUDOUIN LOOS

    Le Soir (Bruxelles) du mercredi 5 février 2014.

  • LAPLUS GRANDE COMEDIE BURLESQUE DU POUVOIR OCCULTE ALGERIEN

    Algérie : Plus de 50 officiers du DRS mis à la retraite

    Par | février 4, 2014 5:51
    gaid salah boutef
     

     

    Pour bien asseoir son pouvoir, le clan présidentiel a mis à la retraite plus de 83 officiers supérieurs de l’Armée, dont 50 dépendent du Département de renseignement et de sécurité.

    La décision de la mise à la retraite de ces officiers avait été prise lors d’une rencontre tenue le 04 janvier dernier, une journée après l’évacuation de Abdelaziz Bouteflika au Val-de-Grâce, rapporte le journal El Khabar qui a donné l’information. La rencontre, présidée par Ahmed Gaïd-Salah, avait réuni entre autres le Général Toufik, responsable du DRS. Parmi les officiers mis en retraite, on trouve, selon la même source, le Général Hassan, chargé de la lutte anti-terroriste, le Général Chafik chargé de la lutte contre le crime économique et le Général-Major M’henna Djebar, Directeur de la sécurité militaire. Le journal rapporte que me chef de l’Etat reproche le manque d’efficacité à ces officiers.

    Une seconde réunion aurait regroupé, selon toujours la même source, Ahmed Gaïd-Salah, Saïd Bouteflika, Amar Saâdani et Amar Ghoul. La réunion a porté sur l’alternative à présenter si Abdelaziz Bouteflika était dans l’incapacité de briguer un quatrième mandat. Saïd Bouteflika et Amar Ghoul ont alors adoubé Abdelmalek Sellal. Mais Gaïd-Salah et Amar Saâdani se sont opposés à cette éventualité estimant que le premier ministre est un proche du général Toufik.

    Les attaques de Amar Saâdani contre le Général Toufik font-elles donc suite à ces réunions qui ont affaibli le DRS ? Possible. Mais la réponse va être donnée dans les prochains jours.

    Essaïd Wakli

  • Généraux algériens, mais quel beau gâchis !

     

    peuple pouvoirSaïd RADJEF

    C’est dans ces réalisations trompe l’œil par lesquelles vous autres dirigeants militaires et Bouteflika vous voulez justifier le pouvoir que vous détenez depuis 1958 que la défaite de l’Algérie se précise au fil des jours.
    Sur quels chemins doit aller le pays pour sortir de la crise qui le menace dans sa survie depuis 1958 ? Ou faudrait-il aller chercher la solution pour éviter au pays l’effondrement si craint par toutes et par tous ?
    Du coté des élites ? Il y a bien longtemps que le mémento de notre intelligentsia et de notre classe politique est indéchiffrable, illisible dans une Algérie qui en dépit de toutes les violences et mensonges refuse tous les mimétismes, qui refuse de porter les habiles de la laïcité et de la théocratie, mais qui ne sait plus sur quels sentiers s’engouffrer pour dépasser les dangers qui la guettent depuis plus d’un demi siècle. Cette Algérie si nourrie aux valeurs universelles et si fière de ses valeurs propres est à la croisée des chemins. Corrompues et aphasiques, nos élites politiques, intellectuelles, administratives et militaires n’arrivent plus à s’insérer dans la continuité historique, à se reconnaître dans leur passé commun, à se considérer comme les héritiers d’une culture qui compte plus de quatorze siècles d’existence et à lire avec intelligence les enjeux du moment et les défis de l’avenir présent. Leur paralysie, leur hypnose collective est de nature à nous interroger comment notre pays a été capable du sursaut insurrectionnel du 1er novembre 1954.
    A la vérité la dictature aveugle des militaires algériens, qui a succédé à la colonisation en se justifiant par la légitimité révolutionnaire, a dévié les élites de leur mission historique. Votre dictature qui se distinguait beaucoup plus par son ignorance, a arraché les élites de leur véritable passé. Ne sachant plus quelle est leur mission historique et sans identité propre, nos élites n’osent plus renouer avec leur passé et les traditions intellectuelles de notre pays. Elles refusent même de se réapproprier leur propre destin. Envahies par une cascade d’incertitudes, elles sont devenues presbytes, incapables d’interpréter correctement la réalité des faits.
    Qu’avons-nous aujourd’hui messieurs les généraux? Il ne s’agit pas ici d’accabler ou de ternir le peu qui reste de la classe politique algérienne. Mais force est de reconnaître que neuf cadres supérieurs sur dix d’une association politique ignorent jusqu’à la doctrine du parti auquel ils adhèrent, alors que le spectacle ubuesque qui nous vient des deux chambres donne des sueurs dans le dos. Plus de 85% des députés et sénateurs ne savent ni lire ni écrire.
    Hiatus ! On veut vous renvoyer dans vos casernes, mais on n’a pas d’élites pour prendre votre place !
    Peut-on dans ce cas remettre les destinées de la nation entre les mains d’élites vacillantes et corrompues par tant d’années de mensonges, de narcissisme, d’auto sublimation, de complaisances et de faux semblants ? L’Algérie est exhortée quotidiennement par les instances internationales, notamment la haute finance et la grosse industrie militaire à adopter les pratiques mondialisées de gouvernance alors qu’elle continue à subir les injustices de la mondialisation, alors qu’elle est totalement dépourvue de véritables élites pour aller sur ce chemin. N’est ce pas là une aventure aux lendemains incertains ? De l’autre côté si on vous abandonne le terrain de la lutte, si on subordonne la République à vos caprices barbares, nous nous rendons complices de cette condamnation des libertés politiques et de la liberté de penser, de la libre pensée. C’est faire une fois de plus injure aux résolutions de la Soummam que vous avez piétiné férocement avec vos rangers, avec votre ignorance des vertus du savoir, de la science et de la politique. Si on vous laisse au pouvoir, on laisse la république allait ou l’emportent vos intrigues, vos complots meurtriers et criminels, parce que votre défaillance morale est d’ordre politique. Telle est malheureusement la situation de notre pays aujourd’hui, coincé entre des élites qui veulent se désengager de leurs responsabilités historiques et qui ignorent tout du rôle qu’elle doivent accomplir pour affranchir la société de ses angoisses en lui permettant de reconstruire son imaginaire collectif, et une armée oligarchique qui s’impatiente et se révolte contre la vérité, le savoir, la science, la liberté et la citoyenneté en brandissant la menace de la mitraillette et de la guerre à chaque virage de la république.

  • Les honteuses dérives d’une certaine presse « la plus libre du monde arabe » pour servir son Maître !

     

     

    jeune-IndépendantAlgérie : après la guerre des clans, la dangereuse dérive médiatique

    Par   | février 4, 2014 9:48
    http://www.algerie-focus.com/
     

    Comme attendu, les déclarations d’Amar Saïdani, le secrétaire général du FLN, à propos du Général Toufik, le patron du DRS, les services de renseignements algériens, ont donné lieu à une véritable guerre de clans qui déchirent la scène politique algérienne à travers toutes ses composantes.

    Une guerre qui a pris aussi une dimension médiatique alarmante où les divers médias se lancent dans des diatribes violentes selon leur positionnement idéologique, et financier surtout, vis-à-vis de tel ou tel clan. Les médias proches du patron du DRS n’ont, donc, pas tardé à réagir pour descendre en flammes Amar Saïdani qui a lancé de graves accusations à l’encontre du général Toufik. Et pour défendre leur «poulain», certain média n’ont pas hésité à outrepasser toutes les limites de la déontologie et de l’éthique. Il en est ainsi du Jeune Indépendant, un quotidien national dont l’existence remonte à 1990, qui s’est rendu coupable, mardi matin, d’une grave dérive médiatique en mettant à sa Une un titre choquant, insultant et pour le moins que l’on puisse dire «honteux».

    «Quand un Homo provoque un Homme» ! La voila donc la Une de ce quotidien algérien qui confond l’insulte, l’invective avec la critique journalistique. Amar Saïdani est donc qualifié publiquement de «homosexuel» comme si son orientation sexuelle expliquait réellement ses prises de position ou la virulence de ses déclarations. Faut-il déduire que toute personne qui s’attaque au général Toufik est par conséquent «homosexuel», à savoir un homme qui manque de virilité, d’honneur et de dignité ?  C’est le message que veut nous délivrer ce quotidien national qui bénéficie de la manne publicitaire publique, et donc de l’argent du contribuable algérien ? Pourquoi mêler la sexualité, les mœurs au débat politique même si celui-ci s’apparaît violent et électrique ? Toutes ces questions, le ministère de la communication, si prompt à donner des leçons de morales à la presse notamment les sites d’information qui ne sont toujours pas reconnus légalement en Algérie, devrait se les poser sérieusement pour expliquer au citoyen algérien comment une telle dérive médiatique peut se produire sans que cela ne soulève pas l’indignation des autorités publiques.

    Aujourd’hui, il est devenu clair que l’Algérie, à la veille d’une élection présidentielle capitale pour son avenir, s’éloigne du bon sens, de la droiture et de l’intégrité morale, pour s’enfoncer dans les polémiques haineuses et dérives immorales. Notre pays n’a vraiment pas besoin de cela…

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  • La candidature de Bouteflika sème la zizanie dans son clan

    RSS - Actualité

    Par Le Matin 

    Amar Ghoul démenti par le ministre de l'Intérieur. Deux courtisans et partisans du président qui se contredisent. Trouvez l'erreur.

    L'une des images pathétiques d'un président qui peine à tenir un stylo. L'une des images pathétiques d'un président qui peine à tenir un stylo.

    Enième rebondissement dans la quasi-mystérieuse candidature de Bouteflika pour la présidentielle. Alors que ses courtisans (Amar Ghoul en premier) assurent que le président a retiré ses formulaires de candidatures, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, Tayeb Belaïz, vient de les démentir à travers une déclaration dimanche à Alger. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’avait "jusqu’à présent" adressé, au ministère, aucune demande pour le retrait de formulaires de souscription de signatures en vue de sa candidature à la présidentielle du 17 avril prochain, a-t-il indiqué.

    "Jusqu’à présent, le président de la République n’a adressé aucune demande au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales exprimant le vœu de présenter sa candidature à la prochaine présidentielle", a déclaré en réponse à une question de l’APS, M. Belaïz qui s’exprimait en marge de la séance de clôture de la session d’automne du Conseil de la nation.

    Alors que les courtisans du président saturent la scène politique de louanges les plus invraisemblables pour préparer l'opinion, le président brille plus que jamais par son silence.A deux mois de l'échéance présidentielle, aucune déclaration à la télévision, ni discours à la nation, aucune sortie dans le pays profond. En dépit de cet état de fait et des rumeurs les plus folles qui circulent sur l'état de santé du président, il s'en trouve des ministres, des chefs de partis dont l'existence se résume à leur soutien chronique au pouvoir, qui battent la campagne pour appeler à un quatrième mandat d'un homme malade, usé, âgé, aphone, voire susceptible à mettre sous tutelle.

    Pendant ce temps, la présidentielle tourne au ridicule. 85 postulants à la candidature, dont 18 présidents de partis politiques, ont retiré les formulaires de souscription jusqu’à mardi. Autant cette élection est considérée comme fermée par les analystes les plus avertis, autant elle semble attirer les vocations les plus invraisembles.

    Yacine K.

  • Le cirque présidentiel et ses pantins !

     

     


    Par Le Matin | 03/02/2014 08:37:00 | 10919 lecture(s) | Réactions (5)

     

    "Quand trop de sécheresse brûle les cœurs, Quand la faim tord trop d'entrailles, Quand on rentre trop de larmes, Et comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher Enfin, il suffit du bout de bois d'un esclave pour faire dans le ciel de Dieu et dans les cœurs des hommes, le plus énorme incendie". Notre illustre aïeul Mouloud Feraoun.

     

    Les frères Bouteflika ne comptent pas quitter la présidence. Les frères Bouteflika ne comptent pas quitter la présidence.

     

    Alors que le pays en général et ses régions profondes en particulier s’enfoncent de plus en plus dans les disparités d’ordre économique, social et culturel, l’on continue en hauts-lieux de nous rabâcher les oreilles et à mettre en exergue les réalisations grandioses enregistrées depuis l’arrivée du président actuel à la magistrature suprême du pays. De Paris à Bordj Bou Arréridj via Ain Témouchent, une campagne électorale avant l’heure et qui ne dit pas son nom, est menée tambour battant par son Premier ministre, même si au demeurant M. Sellal s’en défend mais qui n’en pense pas moins, et, tel un bateleur de foire tente vaille que vaille d’ancrer les esprits de ce qui reste comme citoyens crédules avec des slogans, des emphases et des beaux discours louant la "grandeur", le "rayonnement" et l'histoire du seul homme providentiel, désormais, invalide président que connaît notre pays : "La stabilité ! la stabilité, la paix civile recouvrée… grâce à cet Homme !!!" Soit. Démagogie quand tu nous tiens! Les citoyens ne sont plus dupes à ce point. Des martyrs du devoir et des sacrifices de nos forces de sécurité et de la population, on ne souffle mot… Glissons !

     

    L’on se bouscule par légions au portillon des candidatures à la présidence, s’agit-il pour autant de candidats, de lièvres ou d’opportunistes politiques, venus l’espace d’un temps, amuser la galerie, se faire du fric et puis s’évanouir dans la nature. Pas moins de 85 postulants figureront au casting insolite et pitoyable de ce qu’il convient de placer à l’affiche : le cirque présidentiel du 17 avril 2014

     

    En vérité, Saïd le petit frère Bouteflika, tantôt en Richelieu, tantôt en Raspoutine algérien, tente dans ses derniers retranchements de pérenniser l’absolutisme politique du clan de Tlemcen et de ses acolytes, et ce n’est pas sans raison de voir les Amar Saidani, Ghoul et Benyounes faire la danse du ventre, et s’égosiller à vendre du Bouteflikisme à tout va, ainsi donc l’ogre nous apprend que pas moins de 31 partis politiques soutiennent mordicus un 4e mandat qui se veut être cahin-caha pour son candidat, septuagénaire, et victime d’AVC de son état, planté là juste pour le décor et « faire-valoir », les affaires du pays seront dirigées par une main familiale, très familiale comme c’est le cas depuis quelque temps !

     

    Etrangement, et à chaque nouvelle échéance électorale, des grèves , des violences commanditées ou spontanées ici et là font la une de l’actualité, des pénuries des matières alimentaires de première nécessité qui frisent le ridicule, sont délibérément actionnées pour conditionner encore plus le peuple, entendre lui faire peur de quoi sera fait leur futur, pour qu’il mise sur le cheval gagnant, boiteux depuis quelque temps de son retour des Invalides.

     

    Par le passé, il est vrai, les Algériens dans leur immense majorité, lassés par plus d’une décennie de violence aveugle, ont massivement répondu à son appel de la concorde civile, dans leur immense crédulité ; ils étaient loin de se douter de quoi sera fait leurs lendemains. Et depuis , le clanisme, le népotisme, le carriérisme ministériel avec ses dégâts et ses scandales, l’opportunisme politique , la rapine, la corruption touchant , désormais des ministères de souveraineté même, se sont érigés en règles de société et n’offusquent point, et plus rien n’est comme avant : Le sénat et l’A.P.N sont remplis de bustes creux, béni-oui-oui à outrance, ne connaissant pas un traître mot du Droit, tout législateurs qu’ils sont, n’ont pas manqués de pousser l’impudence de revendiquer une hausse salariale et un passeport diplomatique. L’empirisme prend le pas sur la science, l’analphabète sur l’intellectuel, l’incompétence sur la compétence, l’école Benbouzid, s’est singularisée par les pléthores d’analphabètes bilingues, et harragas de surcroit, qu’elle a formée , ce quidam, s’est vu offert ,en guise de récompense pour services rendus à l’immolation de la jeunesse de son pays ,une place au soleil en Europe, l’énergique Chakib Khelil «le Virginien» n’est pas du reste ,assurant ses derrières et les « derrières » de ses progénitures, s’offrant une villa cossue aux States et un compte helvétique plein à craquer à Lausanne, un compte du reste suscitant un intérêt tout particulier du FBI et de la Justice Américaine et Italienne , affaire donc à suivre.

     

    En vérité, le gouvernement de M. Sellal semble faire sienne la fable du chien de la Fontaine, qui emporté par les vagues, se vantait d’être un bon nageur, des grandioses réalisations parlons-en !

     

    -Le scandale de l’autoroute Est-Ouest n’a pas encore livré tous ses secrets, la Sonatrach et ses intrigues, la grande mosquée d’Afrique , caprice présidentiel et politique de prestige, nos villes sont devenue des villages et nos villages des douars, la saleté est partout, l'amoncellement d'immondices la prolifération d'animaux nuisibles, les trottoirs et ruelles défoncés, la ville ou le village plongé dans les ténèbres, l'absence de notion de service public, l' indigence de nos écoles et nos hôpitaux, le système de Santé s’est déglingué depuis des lustres, cette montée des sans-logis, des sans-boulot, des sans-le-sou, Et enfin, ces malades mentaux pour la plupart, qui n'ont plus droit à rien, ni le goût ni les moyens de vivre. 

     

    Toute cette tristesse qui se lève, très tôt, à l'aube pour aller galérer et gagner sa subsistance des décharges publiques à quelques kilomètres d’El Mouradia et de vos quartiers-généraux. Le crime d'être pauvre nous diriez-vous! De quel progrès et de quelles grandes réalisations parlez-vous ? 

     

    Brahim Ferhat

  • Papy, c'est vrai que papa est un grand voleur ?

    RSS - Analyse

     Par Mohamed Abassa

    Par Le Matin | 03/02/2014 11:05:00 | 8621 lecture(s) | Réactions (10)

    Aux dernières nouvelles et selon l’expertise très remarquée du Docteur Amara Benyoune$, le cerveau de Bouteflika serait très supérieur à ceux de tous les Algériens et, plus spécialement, à celui de ses trois Amar réunis (faites la liaison en prononçant Zammar ou, plutôt Zemmarine selon le lexique patronymique des internautes qui se sont vite emparés du sujet) $amar Ghoul et Zammar $aâdani s’ajoutant d’évidence à l’expert neurologue de l’Industriel en chef de l’Algérie; le $ieur, assez bavard ces derniers temps, Zammara Benyoune$.

    Papy, c'est vrai que papa est un grand voleur ? Par Mohamed Abassa

    Fort connu des Algériens en import/import de médicaments et plus spécialement en indélicatesses diverses sur des biens publics sur lesquelles le clan régnant ferme les yeux, tout en le poussant plutôt à la récidive. Et pour cause ! Selon de nombreux internautes, ils sont des millions, il excellerait aussi et surtout en gros marchés publics confiés aux copains et à la famille dans des conditions que son mentor, $aïd le freluquet, et accessoirement comptable en chef de l’Algérie, approuve et protège en contrepartie de soutien total et inconditionnel dit et crié dans toutes les déclinaisons ventrales et dans toutes les génuflexions verbales possibles ; grande et nouvelle spécialité de Si Ammar. Jusqu’ici, rien d’anormal ou d’atypique dans la république putride et arrangée des Bouteflika & Co. Parce que ça se passe comme cela chez les Boutef dans le commerce ordinaire entre soutenants et soutenus. Un rite normal dans le contexte de la vassalité, de la soumission et de la Bey-aâ. Dans la pure tradition des us maroquins.

    Et forcément, dans ce genre de rite et d’alliances et d’associations par le ventre et le bas ventre, il a bien fallu à Si Amara d’apporter, autant sinon plus que les autres chekkamine, quelque chose de substantiel et d’original dans la besace présidentielle. Et comme on ne peut pas dire du Pt du MPA qu’il pèse quelques grammes en notoriété nationale, ni même en voix électorales (hormis le tripatouillage des urnes gonflées par qui nous savons) il n’aurait donc été d’aucun secours au clan, n’était cette fulgurante et stupide trouvaille : doter Bouteflika d’un cerveau supérieur à celui de tous les Algériens réunis. Mais cette ineptie sémantique suffit-elle à compenser la légèreté politique, voire la nullité de M. Benyoune$ dans la balance des allégeances ? Pas sûr. Dans ces folles surenchères à la criée où l’on se bouscule de moins en moins pour plaire et servir le clan, l’adjudication verbale démesurée de Benyoune$ paraît désespérément et tragiquement burlesque et sotte ? Elle confirme en l’aggravant l’immaturité mentale de l’homme et son infantilisme récurrent à s’introduire facilement dans le grotesque et le ridicule. L’argent facile peut-il à ce point rendre si stupide et si niais? Peut-il à ce point, pousser au délire somatique qui vous transforme un légume, une plante verte, un grabataire sénile depuis longtemps déjà, en génie des Carpates, en Danube de la pensée, en Ceausescu algérien auquel ne manquent que le cerveau, les jambes et la mémoire pour gouverner encor et encor l’Algérie ? Décidément, en Algérie, le ridicule, loin de tuer, rassérène et relance les carrières fangeuses. Mais, là aussi, comme pour Tarpeia, les roches ne sont jamais loin du Capitole.

    Eriger un Président malade et invalide en demi-dieu, en affirmant à genoux, par la béatitude et la sublimation, l’exclusivité, l’incontournabilité et l’inéluctabilité de Bouteflika pour diriger l’Algérie, affirmer donc cela c’est d’abord se moquer de soi-même avant de s’offrir en triste et piteux spectacle aux Algériens autant amusés que révoltés.

    C’est cela et seulement cela ces élites dirigeantes, débiles et effrontées qui s’exhibent à présent tout nus, sans feuille de vigne, pour en appeler au 4ème mandat. Toute honte bue.
    Dans ces crescendos et ce bruyant concert d’adjudications soutenantes, dire du cerveau presqu’éteint de Bouteflika qu’il est bien supérieur à ceux de tous les Algériens « moyens » réunis, relève sinon du mépris qu’on a de soi-même, du moins de l’ignorance à l’état primaire et primitif de son auteur.

    Ce sont là les premiers lanceurs d’alerte, exprimés en insultes malsaines, sortant de la bouche d’un ministre du clan, négociées à la criée, qui renseignent assez sur l’état de délabrement mental et intellectuel des personnels dirigeants qui enfoncent de plus en plus le pays dans le chaos et la désolation. Pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam, ils ont toujours besoin de mentir, de salir et de s’aplatir. C’est leur unique destin de servants couchés, gloussant de plaisir au seul exercice de se courber encore et toujours pour servir le maître nourricier, le maître pansier ; Bouteflika. Ah ce ventre ! Que ne fait-il pas dire à la bouche et bien plus à la tête !

    Pas étonnant donc qu’un membre de la curée se fende ainsi. Mais où est donc la morale ? Ne cherchez pas mes frères, ils n’en ont pas ! N’en ont jamais eue. Seul l’argent facile par le pillage et la concussion compte pour eux. Une liturgie et un sacerdoce auxquels ne manquent aucun hymne, aucun rituel de la soumission, aucun fantasme de l’allégeance bouffonne. Il faut une sacrée dose de courage et d’écrasement de soi, pour regarder droit dans les yeux, les Hommes, ses enfants, sa femme, le soir venu. La grande audace des hyènes et des lâches lâchés sans ordre à la capture de la grande bouffe en dollars, en euros et même par camions de Dinars. Toute l’Algérie sait que le petit et débile Saâdani a extorqué au FNSA plus de 1800 milliards de DA. Alors qu’en est-il des autres gros requins ? Qu’en est-il de l’import/import Benyoune$ ? Tout le monde comprend et sait pourquoi il se comporte en Zerboute fou du 4ème mandat, mais tout de même, il y a des limites à tout. Mais non, en Algérie la course à l’argent facile ne connait aucune limite. Quitte à affirmer que le cerveau de Bouteflika (si tant est qu’il existe et fonctionne toujours) est le plus grand et le plus beau du monde algérien; dixit Zammara Benyoune$.

    Déjà, du temps où il tenait à peu près sur ses jambes et que son cerveau charbonnait à plein feu, il, lui le Président en poste et en bonne santé, nous avait déjà traités, nous la masse des lambdas anonymes, d’êtres tout juste moyens c'est-à-dire nuls, voire éligibles à l’esclavage et à la soumission. C’était sa conviction intime exprimée publiquement par sa télévision dont il se dit l’unique propriétaire (Celui qui paye l’orchestre choisit sa musique ; comme il a dit lui, Bouteflika) Ce qui nous avait porté à croire que Bouteflika n’aimait ni l’Algérie ni les Algériens. Il n’aime que son fric et ceux qui l’aident à le prendre. Ce qui m’autorise à affirmer ici ce que Mohamed Benchicou avait affirmé avant moi : Bouteflika est un escroc. Oui, un grand escroc. Que ses défenseurs, escrocs et voleurs comme lui pour la plupart, me répondent par une seule phrase, un seul mot, et je leur répondrai par la totalité de ma certitude, un livre entier, 540 pages, "Le Dernier crépuscule des beni K…" qui tarde à sortir vus les obstacles environnants. Le K pour ceux qui ne savent pas, est la contraction polie de Béni Kelboune.

    Seules compétences morbides et propensions despotiques qu’il montrera durant ses trois longs mandats ; 15 ans. Faisant des Algériens des bougnouls indigènes gouvernés par un Président coopérant ; à peine un ¾ de maroquin consentant, fabriqué de toutes pièces par les services et par le général T en particulier qu’il vient, justement, se dit-il, de réduire à du menu fretin. Quel culot ! Quelle ingratitude du ventre pour celui qui l’a fabriqué Président !

    Cependant, quelque part et partiellement, l’expertise de ce ministre qui se dit ni sot ni idiot comme il s’en est défendu tout le temps, semble, hélas, pour une fois, horriblement vraie. Mais applicable et vérifiable seulement et stricto sensu, pour une biologie animale vérifiable et démontrable sur lui même et sur ses congénères du clan, convertis par lui, l’expert cérébral, aux mêmes infériorités et mêmes hiérarchies des cerveaux de sous-dev.! Convertis en deux tribus distinctes et distantes : le cerveau présidentiel intact et supérieur et les cervelles inférieures de servants mineurs que nous sommes tous devenus aux yeux de cet expert que la peur de perdre le pouvoir et les milliards qui en coulent, le rendent si agité et si stupide. Selon les doctes oracles péremptoires du destin du grand douctour Zammara qu’il deviendra grâce à $aïd, les Algériens dans leur totalité comme dans leurs diversités sont hiérarchisés en Algériens mineurs aux cerveaux atrophiés et en Algériens supérieurs où Bouteflika et les siens, cette espèce en voie d’extinction que ne peut plus supporter cette noble terre algérienne, occuperaient d’évidence et pour longtemps, la place des Dieux. Question subsidiaire : sont-ce ces morphologies cérébrales supérieures qui peuvent expliquer le pillage du pays par le clan régnant auquel, d’évidence, appartient désormais le rallié Zammara Benyoune$ et duquel il dépend biologiquement et, surtout, alimentairement ? En gros milliards bien sûr. Ce que n’offraient pas ou pas assez, ni le FFS ni les Berbéristes, ni le RCD. C’est exactement ce que n’affirme pas le petit transfuge Zammara Benyoune$ en affirmant sans blêmir, sans rougir, sans baisser les yeux, toute honte bue, que le cerveau éteint de Bouteflika, son recruteur, son parrain, est supérieur à ceux des quarante millions d’Algériens. Est-ce vraiment l’enfant des Berbéristes, du FFS, du RCD qui parle ainsi ? Serait-ce le bébé des services et des services qui se lâche ainsi ? Oui, surement.

    Affirmer publiquement cela, c’est aussi et surtout se dire et s’affirmer, au-delà de la théorie des climats, très proches et parfois égal des mammifères et des chimpanzés omnivores en particulier. C’est pourquoi, ces affidés du régime, achetés en gros par couvées entières, alignent des performances de QI bien inférieures de ce qui reste de cerveau du $ieur Bouteflika. En phase d’atrophie et d’extinction totales. C’est presque toujours le destin des despotes, malades de pouvoir. Les hurleurs de base et aboyeurs en chef, en pleine campagne pour convertir les indigènes algériens à la cause perdue des meutes bouteflikiennes, infatigables dans leurs sales et exécrables besognes de lécher par le bas et par le haut, ne reculent devant aucune bassesse, aucune allégeance, pour affirmer, par les hurlements, les aboiements aussi, en faisant écrire parfois, que le cerveau de Bouteflika est supérieur à tout et à tous. Increvable. Un moutchou écrivaillon inconnu, sûrement un énuque amorti et soldé par les prédateurs Suarez d’Alger (Sawaris) a poussé l’outrecuidance Benyoune$$ienne jusqu’à écrire dans le net que le monde entier, USA en tête, nous enviait Bouteflika. Quel gros courage imbécile et débile ce gros lécheur des Bouteflika! Une vraie merde sans bas de soie. A l’état pur. Il faut être spécialement idiot, amoral, immoral, inculte, goujat et stupide pour affirmer de telles monstruosités biologiquement fausses et invalides. Déjà, les Algériens auxquels il reste un petit gramme de dignité ont violemment réagi dans le Net pour attribuer à la Zammara Benyoune$ la palme d’Or de la Chitta 2014. Des millions d’Algériens le connaissent désormais sous le pseudo peu flatteur de Zammara Benchitta. C’est sur le Net. Il faudra des siècles pour effacer ces tâches indélébiles que porteront aussi, mille fois hélas, leurs descendances. Mais que leur importent le discrédit et le déshonneur frappant leur nom et leurs enfants quand les milliards sont déjà là. Grâce aux générosités criminelles des cerveaux "très supérieurs" des Bouteflika.

    Mais au vu de l’itinéraire politique du personnage Zammara Benyoune$, personne n’a oublié la grosse et seule essence et ambitions qui l’animent et l’agitent ; la chippa et l’argent facile. C’est pourquoi, en grand transhumant politique, il a trahi tour à tour, le FFS, les berbéristes et le RCD qui l’avaient fabriqué et sorti de rien. Là, avec ses nouveaux maîtres bouteflikiens, il s’épanouit et s’affirme avec les génies et les génisses du FLN dans la grosse gamelle de la rente. Saâdani en tête, duquel, avec Khalida, il apprend et retient les délices des déhanchements de la danse et de la lèche du ventre. Et $aïd, le grand corrupteur de la République, adore ça, ponctuant la récréation des vauriens à coups de grosses rechkates d’argent volé ! Fi Khater Sidna, le plus grand voleur d’Algérie! Justement, c’est quand on émane de rien ou tout simplement de la roture, qu’on devient, comme Khalida, la première et seule sioniste enragée d’Algérie, mégalo, voleur et dangereux.

    On le saura mieux quand la cour des comptes aura mis son nez dans les comptes démoniaques des imports/imports sulfureux et malsains des Benyoune$, Khra-lidettes, Chakibêttes, Ghoulettes et Saâdinettes, grands protégé$ et grands servis de $aïd Bouteflika & Co. C’est pourquoi et seulement pourquoi le petit, le tout petit Amara Benyoune$ se jette à plat ventre pour décréter et crier très haut par l’absurde que le cerveau de Bouteflika, ses bâts, son pipi, sa moustache, sa main gauche, son cerveau, sa C. droite, sont meilleurs et supérieurs à tous les accessoires biologiques de tous les Algériens réunis.

    Pourquoi le $ieur Zammara Benyoune$ est-il si arrogant, si sûr de lui, si insultant pour l’ensemble des Algérien? Parce qu’il est sûr, assuré que le clan et ses mafias tombés, il ne sera rien, plus rien. Il ne lui restera que le choix facile entre les délices insupportables de Serkadji et les joyeuseries Parisiennes. Dans leurs faits et gestes de prédateurs ordinaires comme par leurs penchants devinés de grands voleurs de biens publics, ils partagent la seule particule, le $, qu’ils héritent en commun de $aïd, l’innommable.

    Ce terrible $ de la prévarication et de la concussion les a tous convertis à la même religion du pillage et de la Khatfa à ciel ouvert. Sinon, qu’ont-ils à faire ensemble, eux que rien n’unit, ni la région, ni la religion ni la conviction pour hurler à l’unisson, vibrer et glousser de plaisirs partagés, ces zigs transportés par la même hystérie du 4ème mandat ? Autour de la même Meïda croulant sous des montagnes de $ invisibles ? Un islamo-libertaire, Ghoul$, converti aux délices de Capoue algériens, un laïco-berbériste mille fois repenti, Benyoune$ et un charlatan drebko-FLN, Saâdani. Qu’ont-ils vraiment à faire ensemble ces trois individus pervers d’horizons et d’origines si différentes ? Qu’ont-ils de commun sinon et à part la fièvre et la maladie partagées de l’argent sale, des prédations des deniers publics et de la soumission rétribuée au dieu Bouteflika ? Avec quels argents $aidani croque ses palourdes de Charlot, roi des coquillages de la place Clichy, et avec quels euros $aïd se siffle à volonté ses Pétrus au 5 du Georges V ? D’où leur vient tout cet argent jeté à Paris à la gloire de leurs gosiers et de leurs ventres jamais assouvis? Bien sûr du contribuable algérien, unique et final payeur de toutes ces gabegies qui durent et perdurent impunément. Quand jugera-t-on ces racailles associées par le ventre et, pire encore, le bas ventre ? Et dire que par l’arrogance et le mépris, ils nous prennent tous pour des envieux ; des jaloux disent-ils de nous! Vraiment ?

    Mais, ce qui est terriblement exact, c’est que l’analyse du $ieur Benyoune$ sur la supériorité du cerveau de Bouteflika est juste et pertinente ! En quoi ? Quand trois, des cents et peut-être des milliers, esprits clairvoyants et, apparemment en bonne santé physique, rampent, bavent, mouillent et se couchent à plat ventre, léchant les pieds et le reste, baisant la main et les C. d’un être humain, éteint, hagard, grabataire, invalide et défait, dépourvu de toutes fonctions organiques attestant de la moindre présence ou saillance intellectuelle, c’est que les cerveaux de ces infrahumains ainsi soumis aux pieds morts de Bouteflika, sont vraiment inférieurs et mineurs quand ils s’installent dans une telle posture. Ce qui n’est pas la situation des 40 millions de cerveaux d’Algériens restants et dont l’électroencéphalogramme présente des normalités et des performances bien supérieures à celles du Président malade. C’est pourquoi et d’évidence, malgré les fraudes et le viol annoncé des foules, ils ne voteront pas pour lui. Sauf si, comme toujours, cette veille femme indigne qu’est l’urne, sous la menace de la mitraille et de la fraude, laissera encor et encore sa fente fatiguée, mille et une fois visitée et violée, s’entrouvrir pour les mêmes visiteurs. Au nom de la même imposture et du même viol qui continuent. Sous les applaudissements nourris de la cour et des chiens qui préparent déjà l’investiture qu’ils veulent faste et grandiose. A la hauteur des nouveaux milliards qu’ils attendent du 4ème mandat. C’est cela l’Algérie, réduite à rien et à des tubes digestifs par le nabot inculte d’Oujda.

    Mais que répondront-ils, ces racailles, à ce petit garçon de dix ans, fils de ministre en poste, scolarisé dans le 15ème arrondissement de Paris, qui refuse violemment d’aller à l’école parce que ses petits camarades le traitent de fils de voleur ! Non papy, je n’irai pas à l’école tant que tu n’auras pas répondu à ma question ; Papa est-il un grand voleur comme me le disent tous les jours mes copains? Est-il vrai que ce qu’il fait avec ses copains du gouvernement en Algérie comme partout en Afrique, empêche d’autres enfants d’aller à l’école, de manger, de se soigner ! Dis-moi papy, dis-moi que c’est faux ! Parce que la maîtresse et mes copains me disent ça tous les jours. Et le grand père, les yeux lourds et baissés, ne put rien répondre à son petit fils. Le gamin refuse toujours d’aller à l’école. Alors M. Bouteflika, toujours partant pour un 4ème mandat ? SVP, répondez d’abord à ce gamin du 15ème arrondissement de Paris !

    Il veut juste savoir avec quel argent son papa ministre en poste à Alger paye son séjour, son chauffeur, sa sécurité et ses loyers à Paris. Le papy, toujours muet et poli, n’en dira rien.
    Il comprenait parfaitement la colère, le dépit et la honte de son petit. Un papa corrompu c’est sale, très sale, pensaient l’enfant et son papy. Bouteflika ignore cela ; il commande.

    M. A.

  • Déclaration de Saadani, du déjà-vu…

    RSS - Débats

     

    Par Le Matin | Il y a 18 heures 16 minutes | 9525 lecture(s) | Réactions (5)

    La situation se dévoile devant les yeux de citoyens ébahis. Sellal se dit prêt à verser le sang, pas le sien bien sûr. Sidi Said et Ghoul, glorifient le nouveau Messie, des enfers s'entend. Saadani, l'héritier du coup de force de 1957, s'en prend à la police politique institutionnelle, il lui préfère une police politique privée[1].

    Chadli et Saadani Chadli et Saadani

    Bouteflika président, mort ou vif ! L'inspiration yankee ne fait pas de doute. Dans la perspective de ce "rab", Jean-Marc Ayrault, premier ministre français, s'est mouillé dans la mise en scène médiatique d'un bras mouvant à rebond. De son côté, le gouvernement de Sa Majesté a gracieusement livré l’arme à destruction massive : Moumen Khalifa. Relevons aussi qu'une presse occidentale, bien conciliante, s’est dispensée d’un regard lucide sur les évènements de Taghardait. L’enjeu est de taille : capter l’essentiel des réserves de change engrangées lors des trois précédents mandats. Deux cents milliards à capter. Quelques-uns iront dans les comptes offshore, mais l’essentiel tombera dans l’escarcelle des majors pétroliers et autres magnats de la finance internationale. Ce que "la valorisation" des hydrocarbures non conventionnels ne pourra pas siphonner sera englouti dans des projets d’infrastructures sur le modèle autoroute Est-Ouest.

    Pourquoi ceux qui ont toujours été des toutous devant les hommes en kaki se découvrent une telle audace aujourd’hui ? Ne serait-ce pas qu’ils se sont mis au service de nouveaux maîtres [2] ? Saadani, qui se proclame champion de "l’Etat civil" se tait sur la batterie d’interdictions signifiées par le prétorien de l’intérieur[3]. Là n’est pas la seule faille de son funèbre chant. Relayer les accusations d’échec sécuritaire à Tiguentourine relève de la trahison, alors que s’il faut supposer un échec il serait celui de tous les services opérant dans la région. Faut-il s’offusquer maintenant d’une forfaiture entamée depuis longtemps ? Il fallait la détecter le jour où la sommation a été donnée de projeter des supporters à Oum Dormane, alors que lorsque la sécurité de la Nation imposait d’agir en Libye et au Mali, les défenseurs de la patrie ont été cantonnés armes aux pieds.

    Avant octobre 1988, en septembre, le chef libéral Chadli Bendjedid avait fait un discours "subversif" suggérant aux "masses" d’investir la rue pour s’élever contre les pénuries… En octobre il compromettra l’armée en la faisant tirer sur le peuple. Aujourd’hui, l’écho de ce discours revient en annonces de mauvais augure. L’impression de déjà-vu est saisissante. Est-ce pour autant que les pièges seront déjoués ? Les forces à l’œuvre aujourd’hui sont bien plus puissantes qu’en 1988 et les forces démocratiques ont été tellement éprouvées depuis. Pourtant il faut garder espoir… Peut-être que dans les nouvelles épreuves qui s’annoncent ….

    Mohand Bakir

    Renvois

    [1] http://mob.dz.over-blog.com/2014/01/liquider-le-drs-au-profit-de-la-police-politique.html

    [2] http://mob.dz.over-blog.com/2014/02/hocine-malti-sonatrach-50-ans-apr%C3%A8s.html

    [3] Gel d’associations, interdiction d’activités d’autres ; exclusion des partis opposés à la prochaine présidentielle de toute activité en salle,…

  • said boutef conseiller du president boutef

    le frère  et conseiller de Bouteflika.

    Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller du président Algérien, n’est qu’un homosexuel finalement comme son frère.

    Qui dit mieux !

    C’est l’Algérie des Gay au pouvoir qui dessinent 2025. Le clan d’Oudjda, à sa tête la famille Bouteflika et l’architecte de la préparation du 4 eme mandat de 2014.

    On ne peut que dire « One, Two, Three, l’Algérie des homo ».

    Sur les photos, on voit Saïd Bouteflika avec le coiffeur des danseuses et chanteuses. Ça c’est un vrai amour, même François Hollande ne pourra pas faire mieux.

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    Le pote de Saïd Bouteflika : ça se tape entre les Bouteflika

    Tant que l’alcool et les stupéfiants ne manquent pas, sa baise entre eux, mais c’est l’Algérie qui est entre leurs mains.

    Qui veut encore ? Et puis, que vaut la vie de 38 millions d’Algériens devant celle de la famille royale ?

    «One, Two, Three, qui baise l’Algérie? ».

    La république des homosexuels : Entre les Bouteflika, ça se tapent. 

    Pour Saïd bouteflika : Du sex, encore du sex, rien que le sex.

    1003553_573791356018367_1850964896_n2 dans On vous le dit

    Le confident intime des nuits roses de Saïd Bouteflika

     

    • Le vrai visage du conseiller de Bouteflika. dans Algérie 545258_522049717873369_1746331808_n1
  • Plainte du DRS contre Amar Saâdani


    Le DRS (Département du renseignement et de la sécurité) a décidé de porter plainte contre le SG du FLN, M. Amar Saâdani. Cette plainte fait suite aux accusations portées par Amar Saâdani contre ce service de sécurité, indiquent des sources sûres.

  • RECUEIL DES SIGNATURES PAR LES PARTISANS DE BOUTEFLIKA :Tous dans le flou

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    Tadjamou Amel el Djazaïr a débuté la collecte des formulaires de souscriptions de signatures individuelles au profit du «non-encore candidat», Abdelaziz Bouteflika. TAJ devance ainsi le FLN, le MPA et le RND, partis qui n’ont toujours pas lancé cette opération.
    Tarek Hafid - Alger (Le Soir)
    Dans le camp des pro-quatrième mandat, la formation politique de Amar Ghoul décroche le statut de leader. Tadjamou Amel el Djazaïr a bien lancé la campagne de collecte de signatures au profit du «candidat» Abdelaziz Bouteflika.
    Une situation des plus intrigantes puisque le ministre de l’Intérieur avait démenti, dimanche, le fait que le président sortant ait retiré les formulaires de souscriptions de signatures individuelles. De quelle manière TAJ a pu obtenir ces formulaires au nom de Abdelaziz Bouteflika ? La question a été posée à Nabil Yahiaoui, le responsable de la communication de Tadjamou Amel el Djazaïr. «Je ne peux rien dire sur ce sujet. Toutefois, je confirme le lancement de l’opération de collecte de signatures au profit du président de la République.
    Comme l’a annoncé récemment le président de TAJ, il n’est plus question de douter de la candidature de Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle. Nous sommes donc passés à la phase suivante en attendant l’organisation de la campagne électorale», a précisé Nabil Yahiaoui. Selon lui, Amar Ghoul présentera des détails sur les modalités de collectes ce jeudi, à l’occasion de la tenue d’une conférence nationale des cadres de TAJ.
    Nouvellement créé, le petit parti de Amar Ghoul est parvenu à damer le pion au Front de libération nationale, au Rassemblement national démocratique et au Mouvement populaire algérien. Ses «alliés» semblent être très en retard. «Nous n’avons pas encore débuté l’opération de collecte de formulaires. Et je dois avouer ne pas savoir si la demande officielle a bien été introduite auprès du ministère de l’Intérieur», explique Saïd Bouhadja, porte-parole du FLN. Mais Bouhadja explique que son parti est prêt et n’attend que le feu vert pour aller sur le terrain. «Nous sommes prêts à collecter les signatures au profit de Abdelaziz Bouteflika. Nous sommes capables de rassembler le nombre nécessaire en seulement une journée.»
    Même son de cloche du côté du Rassemblement national démocratique qui met en avant une force de frappe constituée de 8 600 élus. «Nous avons élaboré un plan d’action pour cette phase de collecte. Le RND est un parti structuré qui s’appuit sur 8 600 élus. Il nous sera très facile de mener cette opération». Pour ce qui est du MPA, un des responsables de ce parti, sous couvert de l’anonymat, a juste prononcé cette
    phrase : «Non, nous n’avons rien lancé.»
    T. H.

  • le bureau politique apporte son soutien à Amar Saâdani

     

    Au lendemain de ses déclarations sur le DRS FLN :

    Hadjer Guenanfa

     

     

     

    Le bureau politique du FLN, réuni ce mardi 4 février au siège du parti à Hydra, a apporté son soutien au secrétaire général Amar Saâdani. Cette réunion intervient au lendemain des virulentes critiques formulées par Amar Saâdani à l’encontre du DRS et son premier responsable le général Toufik, dans un entretien accordé à TSA. Le bureau politique soutient également les dernières décisions internes prises par M. Saâdani.

    « Les membres du bureau politique expriment leur soutien à toutes les positions et décisions prises par le secrétaire général visant à donner une nouvelle dynamique aux bases », lit-on dans un communiqué. « Les membres du bureau politique dénoncent vigoureusement l’attaque fomentée visant à induire en erreur l’opinion publique concernant les objectifs et les positions de la direction du parti à propos des grandes affaires qui concernent le pays », selon la même source.

    Appelant ses militants à « serrer les rangs », le bureau politique de l’ex-parti unique rend, encore une fois, hommage à l’institution militaire en rappelant son rôle qui consiste à protéger le pays et garantir sa stabilité et sa souveraineté.

    La réunion du bureau politique s’est tenue en présence du secrétaire général Amar Saâdani.

  • L’histoire extraordinaire du formulaire retiré, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout !

     

     

    bonjour !! lire ►ici >>>http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2014/02

  • Formulaires pour la Candidature de Bouteflika Ghoul s’expliquera prochainement

     

    «Je suis ici en tant que ministre» (des Transports), a affirmé hier Amar Ghoul, en marge d’un séminaire algéro-européen. Sollicité pour une réaction sur les déclarations du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui diffèrent de celles qu’il a tenues à propos de la candidature du président de la République, Amar Ghoul s’est refusé à tout commentaire d’ordre politique. «Je m’exprimerai dans trois jours. Je donnerai des détails», se contentera de dire le président du Tajamou Amal El Djazaïr (TAJ), annonçant la tenue d’une activité organique. Rappelons que Amar Ghoul avait déclaré samedi dernier que son parti était «officiellement en campagne pour la collecte des signatures au profit de notre candidat Abdelaziz Bouteflika». Ce à quoi Tayeb Belaïz a répondu le lendemain que «jusqu’à présent», le président de la République n’a adressé aucune demande au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour le retrait de formulaires de souscription de signatures en vue de sa candidature à la présidentielle du 17 avril prochain. Même attitude que le ministre des Transports et leader du TAJ adoptera concernant les récentes déclarations du secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, publiées hier matin par le journal électronique Tout Sur l’Algérie et très virulentes vis-à-vis du patron du DRS. Des déclarations dont le ministre des Transports ne semblait pas au courant lors de l’ouverture de ce séminaire.
    C. B.

  • #ALGERIE:Une vie politique entre guillemets

     

    Par : Mustapha Hammouche

    Les députés et les sénateurs sont partis. Ils ont voté ce qu’on leur a demandé de voter puis ont fermé boutique, non sans au préalable appeler, par la voix des présidents des deux Chambres, à la participation à l’élection présidentielle.
    Cette session aura été marquée par la forfaiture de l’approbation d’une loi organisant la censure de l’information radiophonique et télévisuelle. Mais, à part cela, Bensalah et Ould Khelifa assurent à ceux qui veulent les entendre, s’il y en a, que la campagne électorale et le scrutin seront “démocratiques”. Il y a des termes comme ça qui, prononcés par les voix officielles, requièrent d’être mis entre guillemets. Ces signes sont d’une grande utilité : ils protègent les mots du détournement et de la corruption. Abrités, en quelque sorte, sous les guillemets, jusqu’à ce qu’ils recouvrent leur sens.
    Parce que nous évoluons dans un univers discursif spécifique où même les mots sont autoritairement affectés à des réalités qu’ils ne désignent pas : ils sont chargés de les travestir. C’est ainsi que, par exemple, le processus débutant par une campagne à sens unique, menée avec les moyens publics et conclue par une opération de falsification de l’expression électorale, est appelé “élection”. Ici, le recours aux guillemets s’impose, donc, pour éviter de confondre ce type d’opérations autoritairement orientées avec une consultation libre visant à départager entre des personnes ou des projets soumis aux mêmes règles de concurrence.
    Rien ne symbolise mieux que le fonctionnement parlementaire ce maniement sémantique qui fait que, parfois, les termes finissent par désigner leur exact contraire. Il en est ainsi, par exemple, du vocable “amendement”. Désignant, en principe, l’action par laquelle l’institution législative impose la modification, la suppression ou l’ajout d’un ou plusieurs articles dans un projet de texte avant son adoption. Or, dans la loi sur l’audiovisuel qui vient d’être plébiscitée par nos députés et sénateurs, la commission concernée a rejeté tous les amendements d’élus, mais a favorablement accueilli… l’amendement proposé par le gouvernement. L’amendement en question consistait à préciser que les futures chaînes pourraient être non pas seulement thématiques, mais aussi “plurithématiques”. Confondue de prohibition de l’information générale envers les radios et télévisions privées, l’astuce consistait à céder sur le pluriel de thématique pour s’en tenir à l’interdiction des chaînes généralistes. Cette loi participe de la “réforme” qui a justifié la restructuration maison du paysage politique, l’encadrement autoritaire du processus électoral et le début d’éradication du mouvement associatif.
    Les “réformes” liberticides n’ont pas connu leur total accomplissement du fait que la “révision constitutionnelle” n’est pas encore allée à son terme. On ne sait pourquoi. Les élus, non plus. Tout comme ils ignorent pourquoi on les a privés du plaisir d’applaudir le bilan triquinquennal. Mais cela ne fait pas partie de leur mission de parapheurs automatiques, de comprendre les fondements de l’organisation du “travail parlementaire”. Mais, y a-t-il quelque chose à comprendre d’une scène politique voguant entre comique et non-sens ?
    Voter sans comprendre procède aussi de notre démocratie. Entre guillemets.

  • Pourquoi le clan présidentiel cible Toufik

     

    Le scrutin du 17 avril divise

     

     

     

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    zoom | © Dessin : Saâd
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    Le secrétaire général du FLN a mené hier une attaque en règle contre le chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général-major Mohamed Médiène dit Toufik. Visiblement sonnés de voir s’éloigner l’option d’un 4e mandat pour Bouteflika, Amar Saadani et ceux, comme lui, qui y travaillent depuis des mois semblent ainsi perdre leur sang-froid.

     

    L’attaque virulente de Amar Saadani contre le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et plus particulièrement contre son chef, en la personne du général-major Mohamed Médiène dit Toufik, cache mal l’état de panique chez les partisans du 4e mandat pour le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, toujours convalescent. Ce déchaînement violent (voir l’extrait de l’entretien diffusé sur un site électronique) semble plutôt une réaction de bête blessée. Cette attaque intervient étrangement au lendemain du démenti formel apporté par le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, à l’information (donnée d’ailleurs par le même média) selon laquelle le président Bouteflika aurait retiré le formulaire de candidature. 

    Les propos de M. Belaïz résonnent comme une déclaration de «la non-candidature» du président Bouteflika pour des raisons qui seraient strictement liées à son état de santé. Cela bien que le concerné ne se soit jusque-là jamais exprimé sur la question. Du moins de manière officielle.

    Visiblement sonnés par le fait de voir s’éloigner l’option tant défendue d’un 4e mandat, Amar Saadani et ceux, comme lui, qui travaillent depuis des mois dans ce sens semblent ainsi perdre leur sang-froid. Si le président Bouteflika capitule, cela acterait la fin politique de tous ceux qui font la promotion, avec zèle et insistance, de son maintien au pouvoir. C’est ce qui expliquerait cette sortie grave du patron contesté du FLN, qui s’attaque frontalement et sans retenue au chef du DRS, qu’il accuse de tous les maux de l’Algérie.  Amar Saadani, de l’avis de beaucoup d’observateurs, n’aurait pas agi seul.

    Il aurait été donc ligué contre le DRS par ceux qui veulent imposer un 4e mandat non pas parce qu’ils veulent, comme il le dit, instaurer un «Etat civil», mais plutôt pour protéger des intérêts énormes et surtout se garantir une impunité. Cette analyse est d’ailleurs corroborée par les propos de l’auteur lui-même, Saadani en l’occurrence, qui affirme qu’il n’y a pas de corruption en Algérie et que les affaires de Sonatrach et autres ont été préfabriquées par les agents du DRS sur ordre du général-major Toufik contre des hommes dits «intègres», à l’instar de Chakib Khelil dont il défend la probité.

     

    Réactions :

     

    Soufiane Djilali. président de Jil Jadid : «Les institutions du pays attaquées»

     

    «Saadani doit assumer ce qu’il dit. En tout cas, nous sommes dans un processus de coup d’Etat depuis au moins le 29 août 2013, organisé par le clan présidentiel pour imposer au pays, en dehors de toute règle politique, un homme incapable de le conduire pour défendre ses propres intérêts. La meilleure défense, c’est l’attaque. Je pense que M. Saadani a envie de défendre beaucoup de choses s’il se met à attaquer frontalement les institutions du pays.»  

     

     

     

    Abdelaziz Rahabi. Ancien ministre : «Bouteflika est responsable»

     

    «Je pense qu’il est inconcevable, dans cette conjoncture préélectorale, que le chef de la première force politique au Parlement tienne un langage qui ne participe pas à apaiser l’atmosphère. Sur le fond de la déclaration de Saadani, je pense que les proches du Président ne se sont pas réjouis à l’idée que le 4e mandat ne se fera pas. Cette sortie est l’expression la plus violente de la conviction des partisans du Président qu’il n’y aura pas de 4e mandat. Pour ce qui est des attaques contre un département du ministère de la Défense nationale, je pense que ce ne sont qu’un alibi dont s’est servi Saadani. Je regrette aussi que l’Algérie offre cette image d’un pays dans lequel la direction politique ne donne pas le sentiment qu’il y a une homogénéité. On donne l’impression qu’il y a les centres de pouvoir qui s’affrontent dans la perspective de l’élection. C’est vraiment regrettable. Mais cela n’est pas fortuit. Je m’attendais à cela quand j’ai vu des ministres développer un discours alarmiste, à la limite du chantage, sur la stabilité du pays. Ils disent : c’est nous ou bien le chaos. Soit le statu quo, soit le chaos. En réalité, la déclaration de Saadani vient dans la continuité logique d’un discours de chantage à la stabilité du pays développé depuis 5 à 6 mois. Comme s’ils avaient le monopole de la stabilité du pays et comme si l’opposition était un facteur d’instabilité. Or, ce discours d’instabilité qu’on lie à Bouteflika, plus la déclaration de Saadani, traduisent une situation de malaise politique que connaît le pays aujourd’hui. Bouteflika a une responsabilité directe dans cette affaire. Parce qu’un chef d’Etat qui n’agit pas doit assumer les agissement de son entourage.»

     

     

    Mohcine Belabbes. Président du RCD : «La justice doit se saisir du dossier»

     

    «Pour le RCD, c’est tant mieux que le débat public sorte de l’opacité qui l’a caractérisé jusque-là. Cela fait bien longtemps que le RCD s’est prononcé pour la dissolution effective de la police politique et que les services de renseignement algériens se concentrent sur leur mission de contre-espionnage et de lutte contre le crime économique. Saadani devrait aller plus loin et mettre le FLN au musée, parti illégal puisque la loi interdit la reprise des sigles FLN, PPA… Il reste que dans les déclarations de Saadani, il y a des accusations très graves, pour ne pas dire des révélations, puisque cela vient d’un homme du système (ancien président de l’Assemblée nationale). La justice doit se saisir de ce dossier dans les plus brefs délais. Les luttes de clans ont toujours existé au sein du pouvoir, mais sur l’essentiel ils sont toujours parvenus à construire le consensus qui leur permet de relancer le système et de se maintenir au pouvoir. Mais comme toujours, au détriment des libertés politiques, syndicales, de la presse mais surtout par la répression, les fraudes électorales et la corruption. C’est pour cela que pour le RCD, le changement de système dans son ensemble est une urgence qui doit mobiliser le peuple en entier.»

     

     

    Abderrazak Makri. président du MSP : «Saadani est en service commandé»

     

    «M. Saadani est un indicateur de ce qui se passe au sein du pouvoir depuis toujours. Il n’aurait pas fait ces déclarations si on lui avait demandé de les faire. Il indique en quelque sorte ce qui se passe au sein du pouvoir. Saadani importe peu, il est en service commandé.»

     

    Madjid Makedhi

  • Si Ali contre Si El Mali

     

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    On vient de l'apprendre : le général Toufik s'appelle Si Ali, c'est Si Amar Saadani qui le révèle dans un entretien à TSA où il dénonce l'interventionnisme illégal du DRS. Si plus personne ne croit Saadani depuis qu'il est trop rapidement passé des salles des fêtes à l'APN, puis de milliardaire au FLN, on se dit que là, il sait peut-être de quoi il parle. Problème d'identification, on savait que le général Toufik ne s'appelait pas le général Toufik mais Mohamed Mediène. Maintenant qu'il s'appelle Si Ali, qu'est-ce qui va changer ? Pas grand-chose, Si Ali reste encore puissant et dans l'obscurité de la scène politique, la guerre du pouvoir vient de se doubler d'une guerre des noms. Si Ali, alias Toufik le général, du nom de Mohamed Mediène, est en conflit avec El Mali, alias Si Abdelkader le commandant, plus connu sous le nom de Abdelaziz Bouteflika, connu aussi depuis peu comme le frère de Saïd.

    Si Ali et Si El Mali sont d'ailleurs tous deux invisibles, ce qui donne à cette guerre, réelle ou fictive, l'allure d'une guerre qui se joue en dehors de l'Etat civil. Car dans le rôle du DJ qui compte les points, Saadani ne s'appellerait pas Saadani mais Sadani et il ne serait pas né à El Oued mais à Gafsa, en Tunisie, selon le site Algérie Patriotique. Quand à Si Ali, son lieu de naissance est flou, les uns le placent à Guenzet, sur Mars ou quelque part en Kabylie, pendant que le lieu de naissance de Si El Mali, le Président, a été carrément effacé de sa biographie officielle, à croire qu'il serait né au Mali. En résumé, l'un est né au Maroc, l'autre en Tunisie. Seul Si Ali est né en Algérie. Et alors  ? La guerre se déroulant en Algérie, Si Ali aurait l'avantage de jouer à domicile. Restent les supporters, tous ces Algérien(ne)s spectateurs. Qu'en pensent-ils ? Rien, puisque c'est une guerre qui n'a pas de nom et qu'eux-mêmes n'en n'ont pas. Ouf, heureusement que le pays en a un.

     

    Chawki Amari
  • La chronique de Benchicou Le marchand de salades Saâdani

     

    Mohamed Benchicou

     

     

     

     

    La propulsion d’Amar Saâdani à la tête du FLN, accusé à tort ou à raison, de s’être livré à des actes de prédation, augurait déjà d’un triomphe du paradoxe algérien. Sa dernière interview à TSA (ce jour 3 février) où il se livre à une attaque frontale contre le patron des services, Toufik, achève de nous rassurer : le clan présidentiel nous prend bien pour des gogos !

     

    Le sieur Saâdani, parachuté à la tête du parti à la faveur d'un gravissime mépris envers le Conseil d'État, trouve toutefois l'aplomb nécessaire pour s'indigner contre les "méthodes anti-démocratiques" qui ont cours dans ce pays !  Mesurons la chance de pouvoir disposer de si désopilants dirigeants politiques capables de surpasser, en drôlerie, les grands comiques du siècle. C’est toujours dans les moments de grande impasse politique que se révèlent les talents drolatiques des politiciens, notamment chez ceux parmi les moins dotés d’intelligence et les plus enclins au cynisme.

     

    Saâdani, en perdant si grossièrement son sang-froid, confirme deux choses : une lutte au sommet (avec implications probables de forces extérieures) rend moins certaine la reconduction du président Bouteflika pour un quatrième mandat ; l'affolement gagne le clan présidentiel, impliqué dans de graves malversations durant ces 15 dernières années, et qui entrevoit, avec le probable départ de l'actuel chef de l'État, la fin d'une période d'impunité de 15 ans ! Et pour qu'il n'y ait pas de doute là-dessus, le secrétaire général de l'ex-parti unique s'abandonne, dans cette même interview, à absoudre d'autorité l'ancien ministre de l'Énergie, sous le coup d'un mandat d'arrêt international : « On a fait éclater le soi-disant scandale de Sonatrach pour cibler Chakib khelil qui est  l’un des cadres les plus intègres et le plus compétent de l’Algérie. C’est à son époque que Sonatrach a doublé sa production. Et que le pays a épuré sa dette. »

     

    Inutile de préciser qu'Amar Saâdani est arrivé à cette conclusion sans aucune contre-enquête ! Le clan présidentiel, à ses yeux, c'est la confrérie des anges : le fait d'y appartenir, vous exonère de tout soupçon.  L'ancien président de l'Assemblée nationale ne nous dit pas si l'innocentement de Chakib Khelil s'applique aussi pour le wali Bouricha, et pour ceux qui, parmi l'entourage direct de Bouteflika, ont profité de la manne Khalifa, comme le frère du Président ou son directeur du protocole.

     

    Saâdani, dont on ne soupçonnait ni la virginité politique ni les états de service de démocrate, s'émeut que le DRS s'ingère dans la politique !  « Nous, au FLN, on veut que le général Toufik cesse de s’immiscer dans les affaires du parti. En fait, lui n’est pas en position de dire oui ou non à la candidature du président Bouteflika à la prochaine présidentielle. » Il est facile de traduire cette mauvaise humeur par : « Nous, clan présidentiel, on veut bien que le général Toufik s’immisce dans les affaires politiques, mais pour notre seul profit ! »

     

    Car, enfin, qui croirait que le clan présidentiel milite pour l'abolition de l'État-DRS ? Ne sommes-nous pas en train de vivre une usurpation de prérogatives présidentielles par un groupe non identifié qui décide à la place d'un président malade. Cette coterie, qui fait signer le président ou qui signe à sa place, qui l'a élue ? Nous assistons à un transfert de souveraineté à des groupes mafieux qui profitaient déjà du pouvoir irresponsable de Bouteflika mais qui, depuis la maladie de ce dernier, se sont emparés des dernières manettes qui leur manquaient. Qui entendrait parler d'Amar Saâdani sans l'immixtion du DRS dans la politique ? Sur quelles autres listes que celles concoctées dans les cabinets du DRS étaient élus les députés de la chambre dont le sieur Saâdani était le vénérable président ?  Dans cette Algérie livrée aux illégitimités, chaque force illégitime revendique de profiter elle seule des fruits de l'illégitimité !

     

    Bouteflika lui-même aurait-il vu le jour en qualité de président sans le DRS ? Le chef de l'État est l'enfant naturel de l'État-DRS ! Il s'en revendique même. Relisons ce qu'il affirmait à la journaliste Elisabeth Shemla en 1999 : « Je voulais être en effet le candidat de l’Armée. Uniquement de l’Armée. Je ne voulais avoir de fil à la patte ni avec la société civile ni avec la mouvance islamiste. En tant que candidat de l’Armée, je me présentais en réconciliateur. » (Elisabeth Shemla, Mon journal d’Algérie, novembre 1999 - janvier 2000, Flammarion).

     

    Bouteflika ne s’oppose pas à l’État-DRS, il s’oppose à l’État-DRS qui n’est pas le sien. Il a toutefois toujours su jouer de l’obsession anti-DRS comme d’un épouvantail. Il a suscité des élucubrations salutaires chez les singes savants. Il a fait naître de folles illusions chez les bonnes pommes. Surtout ne jamais démentir ceux qui, parmi les esprits benêts, vous prêtent la grandeur d’âme de vouloir « en finir avec l’État-DRS ». Surtout ne pas contrarier cette opposition amnésique qui vous invente un si beau martyre, le martyre de la « marionnette entre les mains des généraux ». Il en rajoute à l’occasion, prend la posture d'un pantin désarticulé. « Si tu savais changer de nature quand changent les circonstances, ta fortune ne changerait point », a dit Nicolas Machiavel.

     

    La morale de toute cette histoire ? L'Algérie est fatiguée de l'État-DRS de Bouteflika comme de l'État-DRS de Toufik. Elle est fatiguée par un demi-siècle de viol des libertés. Elle revendique l'autodétermination. C'est l'État-DRS de Toufik qui a créé les Saâdani et autres Chakib Khelil, par le fait même que le supposé "transfert au pouvoir civil", effectué dans des opacités anti-démocratiques" s'est transformé en "transfert aux groupes mafieux". Il est temps d'organiser un véritable transfert du pouvoir au peuple !

     

    Cette armée qui prétend à la similitude avec l’armée turque, va-t-elle enfin cesser de tourner le dos à l'histoire ? À ses obligations historiques. Mustafa Kemal était un général et, comme en Algérie, ce sont les militaires qui gagnèrent la guerre d'indépendance. Mais en Turquie, ils fondèrent le nouvel État-Nation et l’armée est, depuis la fin de l'Empire ottoman, un facteur de modernisation et cette vocation modernisatrice n’a pu se confirmer qu’après la fondation du nouvel État, de la République par Mustafa Kemal. Aujourd’hui l’armée turque protège un socle démocratique pérenne bâti sur trois principes le laïcisme, le républicanisme et le nationalisme, considérés par l'armée comme le fondement du kémalisme. Que protègent donc les chefs de l’armée algérienne ? Leur humeur sans doute.

     

    En 1962, les chefs militaires, au tempérament plutôt maussade, avaient entrepris de confisquer l'indépendance, de renvoyer le gouvernement provisoire et de s'installer sur le trône, avec un civil comme paravent. En 1965, remontés contre le dit civil, ils ont choisi de l'écarter et de se passer de paravent. En 1979, dans une disposition arrogante, ils ont reconduit un général à la tête du pays avant de le faire démettre, 13 ans plus tard, pour cause de victoire des islamistes aux législatives. En 1995, renouant avec le flegme, ils font élire massivement un autre général, Liamine Zéroual, avant d'être rattrapés par leur humeur anxieuse, et de décréter, sous le coup du malaise d'une Armée qui "ne voulait plus être au centre du système politique" : le militaire Zéroual est poussé vers la porte de sortie et le pouvoir est transféré aux civils, en l'occurrence au « civil » Abdelaziz Bouteflika.

     

    Et le peuple, dans tout ça ? Eh bien, le peuple, il ne compte pas, comme dirait l'autre. L'humeur des généraux l'emporte toujours sur le choix populaire. Cela n'est pas une République, mon général ! Ou, tout au plus, celle d'Amar Saâdani.

  • DES VIEUX GAMINS SCHIZOPHRENES JOUENT DE L'AVENIR D'UN PEUPLE

    Amar Saâdani : « Toufik aurait dû démissionner … »

    propos recueillis par Katia Mehdi

    source:tsa

    Vous venez de mettre fin à la fonction de plusieurs Mouhafedhs, alors que l’ex-coordinateur du FLN Abderrahmane Belayat dit avoir atteint le quorum qui lui permet de convoquer un Comité central extraordinaire. Quelle est la situation réelle au sein de votre parti ?

    Le FLN est un parti stable. Ses instances, y compris le bureau politique, les Kasmas et les Mouhafadhas fonctionnent normalement. Mais un groupe, à sa tête, Abderrahmane Belayat, tente de le déstabiliser en vain. Ce groupe est connu pour son rôle dans les différents coups d’État scientifiques contre les chefs du FLN depuis Abdelhamid Mehri jusqu’à cette tentative de putsch qui vise ma personne.

    Vous accusez vos détracteurs d’être des chargés de mission. Si c’est le cas, ils le font au profit de qui ?   

    Belayat dit à son entourage qu’il est mandaté par « Si Ali » qui est le général Toufik. Belayat travaille sous les ordres de Si Toufik. Ce dernier est impliqué dans cette tentative de déstabilisation qui vise le parti et son secrétaire général.

    Personnellement, lorsque j’ai évoqué l’opportunité de séparer le DRS du politique, j’ai visé principalement le département de la sécurité intérieure et j’ai épargné les deux autres départements du DRS qui sont, la sécurité militaire et la sécurité extérieure.

    Il faut savoir que c’est le département de la sécurité intérieure qui a gardé toujours un lien et une proximité avec la classe politique, la presse et la justice. J’ai dit et je le répète, ce département a interféré dans le travail de la justice, des médias et des partis politiques. Pour le FLN, des colonels ont approché des membres du Comité central pour me destituer. La sécurité intérieure ne peut pas nier qu’elle agit sous les ordres du général Toufik. Ce département outrepasse ses prérogatives.

    Pour quel intérêt ?

    La présence de la sécurité intérieure dans toutes les institutions laisse une impression que le pouvoir en Algérie n’est pas civil. Les agents de ce département sont partout : dans les APC, la présidence, au sein des partis politiques. Cela ne peut pas contribuer à l’édification d’un État civil.

    Plusieurs partis ont été victimes des interférences de la sécurité intérieure. C’est le cas du FLN, le parti de M. Djaballah, le FFS. Cela se fait toujours sous les ordres de Toufik. C’est une réalité.

    Or, si nous évaluons les missions de la sécurité intérieure dans certaines affaires importantes, on constatera que ce service a multiplié les échecs. Malheureusement, au lieu de s’occuper de la sécurité du pays, ce département s’est occupé des affaires des partis politiques, de la justice et de la presse.

    Dans quels domaines ce département a-t-il échoué ?

    Les exemples sont multiples. Ce département avait failli dans la protection et la sécurité du président Mohamed Boudiaf. Il n’a pas su protéger Abdelhak Benhamouda, ni les moines de Tibehirine, ni les bases de pétrole dans le Sud, ni les employés des Nations unies en Algérie , ni le Palais du gouvernement. Cette direction n’a pas su bien protéger le président Bouteflika à Batna où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat. A mon avis ,Toufik aurait dû démissionner après ces échecs.  

    Je répète, en ma qualité du patron du FLN, je refuse l’interférence de la sécurité intérieure dans les affaires du parti. Nous l’invitons à s’occuper des questions sécuritaires.  

    La place des militaires est dans la caserne. Que fait un colonel au Sénat? De quel droit assiste-il aux réunions du Comité central d’un parti?

    La présence de la sécurité intérieure dans les institutions n’est pas justifiée. Dans mon pays, le wali, les chefs d’entreprises sont contrôlés par des colonels. Je ne comprends pas pourquoi les téléphones des responsables sont mis sur écoute, alors que seul le juge est en droit d’ordonner ça. Je ferai l’impasse sur les enquêtes d’habilitation, qui empêchent des cadres d’exercer s’ils n’ont pas l’avis favorable du colonel.

    Qui est visé par « le plan de déstabilisation du FLN », Amar Saadani ou Abdelaziz Bouteflika ? 

    Nous, au FLN, on veut que le général Toufik cesse de s’immiscer dans les affaires du parti. En fait, lui n’est pas en position de dire oui ou non à la candidature du président Bouteflika à la prochaine présidentielle.

    Vous soutenez la candidature de Bouteflika. Pensez-vous qu’il est en mesure de relever les défis imposés aussi bien par la conjoncture à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays?

    Il y a des tentatives visant à déstabiliser le pays surtout dans le sud et sur la bande frontalière. Des mains étrangères et algériennes sont impliquées. Une raison pour laquelle nous disons que le président Bouteflika représente une garantie pour la stabilité et la sécurité du pays

    L’influence du frère d’Abdelaziz Bouteflika, Said, dans la gestion des affaires du pays est relevée par nombre d’observateurs...

    C’est une rumeur et un mensonge. On ne cesse d’inventer des histoires sur le cercle proche du président. Je vous fais remarquer que tous les cadres d’État ciblés par ces campagnes de dénigrement sont proches du président. C’est le cas du SG du FLN ou de Chakib khelil, l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines

    Qui est à l’origine de ces rumeurs ?

    C’est le DRS. On a fait éclaté, soi-disant, le scandale de Sonatrach pour cibler Chakib khelil qui est l’un des cadres les plus intègres et les plus compétents de l’Algérie. C’est à son époque que Sonatrach a doublé sa production. Et que le pays a épuré sa dette.

    Vous défendez Khelil alors que la justice algérienne l’a incriminé?

    La justice algérienne a agi en dehors du cadre fixé par la loi. En fait, on l’a poussée à le faire. En Algérie, à chaque fois qu’on souhaite liquider un président on lui invente un scandale. En 97, c’était le Général Betchine et la cible fut Liamine Zeroual. En 2004, c’est l’affaire khalifa et la cible fut Bouteflika. En 2014, la cible est la même mais le scandale est différent, il s’agit de Sonatrach, sans omettre l’extradition de Khalifa Abdelmoumen.  

    Je suis en droit de poser les questions suivantes. Les colonels étaient bel et bien présents dans les sociétés qui avaient injecté leur argent dans la banque Khalifa. Quel a été leur rôle? Pourquoi ils avaient laissé l’argent sortir de la société vers la banque? Et qu’en est-il pour l’argent transféré à l’étranger par Abdelmoumen Khalifa ? Cet argent fut transféré soit par l’aéroport soit par le port. Deux infrastructures qui connaissent une forte présence des colonels du DRS. Où est l’argent de Khalifa ?

    C’est clair, cette affaire comme celle de Sonatrach ont pour but d’empêcher le président Bouteflika à briguer un nouveau mandat.

    Vous vous attaquez frontalement au Général Toufik. Pourquoi ?   

    Je milite pour la séparation des pouvoirs. Pour un État civil. Je dis par contre que si un mal m’arrive, ce sera l’œuvre de Toufik.   

    Quel est votre rapport avec Abdelmalek Sellal?  

    J’ai de bons rapports avec M. Sellal, c’est un homme de réconciliation.

    Du nouveau sur la révision de la Constitution?

    Ça sera fait après la présidentielle.

  • Chahuts de vieux gamins

     

    Par : Outoudert Abrous

    C’est la panique à bord du vaisseau FLN qui semble tanguer au gré des hommes à sa tête. En tête de liste, Amar Saâdani, son secrétaire général, qui ne cesse de s’époumoner pour montrer une présence à la proximité du cercle restreint du pouvoir. Sans feuille de route précise, il répétera la même litanie qui se résume à ce sacré quatrième mandat dont tout le monde parle, sauf l’intéressé lui-même ; on retrouve les redresseurs actionnés pour faire comme s’il y avait un débat à l’intérieur des instances, mais  soumis à l’administration dès qu’il est question d’une convocation d’un comité central extraordinaire. Par peur de représailles après le 17 avril. Parti au pouvoir depuis l’Indépendance, il sera difficilement tolérable et humiliant de se retrouver en dehors, peu habitués pour tous de se mouvoir dans un espace d’opposition.
    In fine, ces différentes démonstrations ne visent pas une reconfiguration du vieux parti, mais un simple partage des privilèges entre les différents clans de cet appareil. À ajouter à ce trouble, la montée sur scène de Benflis qui, en plus d’être un enfant de la maison, met dans l’embarras les versatiles à faire un choix.
    Ce brouhaha entretenu pour une consommation extérieure cessera à la demande du mentor et chacun entrera dans les rangs pour la gestion des élections dont ils sont les grands spécialistes.
    Même scénario au sein du RND où l’ombre d’un certain Ouyahia plane toujours malgré son absence. Le choix des patrons est fait à bon escient pour une mission précise et limitée dans la durée : les échéances du 17 avril. En attendant, il leur est autorisé d’occuper la scène médiatique en donnant l’impression de s’entredéchirer alors qu’ils ne font que se chamailler, et il sera difficile de croire que ces “chahuts de vieux gamins” remettent en cause une ossature blindée par les strates du temps que les uns et les autres ont passé à l’ombre du parti-État.

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  • Gaz de Schiste : La lutte est internationalisée

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    Les militants français contre les hydrocarbures dits « non conventionnels » se sont organisés dès les premières heures, lorsque leur gouvernement, dans la plus grande opacité, voulait s’engager dans cette voie. Des permis d’exploitation ont été délivrés, par l’Etat français, dans diverses régions. Dans le département Rhône Alpes, des groupes de militants se sont constitués. Leur référent, Pilli Robert, nous parle de l’expérience de son groupe et des contacts entrepris avec la multitude de collectifs créés à travers la France. Leur objectif fût de synchroniser leur lutte et de se solidariser à l’échelle nationale.

     

    De notre envoyé spécial à Lyon

     

    Rencontré à Lyon, dans le quartier de Perrache, Pilli Robert est un assidu. Il est un des nombreux piliers du militantisme. Informaticien de formation, il a travaillé dans plusieurs pays, notamment en Afrique noire francophone et au Maghreb. Se définissant humaniste d’esprit, M. Pilli argumente dans des conférences régionales pour démonter l’aberration de l’exploitation de gaz de schiste, que ce soit en France ou dans d’autres pays. La devise des son collectifs est audible dans toute les contrées française.

     

    « No gazaran, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui’hui, ni demain ! »

     Pour les collectifs Rhône Alpes, l’exploitation de gaz de schiste est nocive pour la santé. « Lorsque des permis d’exploration minière ont été accordés en 1989/1990 dans notre région, il s’avère que des nappes d’eau ont été contaminées et une source perdue. Le malheur, des produits chimiques se sont dispersés. L’eau est devenue inconsommable. Aujourd’hui, avec cette volonté de plusieurs groupes pétroliers d’exploiter le gaz de schiste, la fracturation hydro-chimique polluera toutes les eaux souterraines et de surface en France. C’est un projet destructeur », déplore le militant. L’organisation de la société civile a été bien planifiée. « Nous organisons des conférences, et nous sommes à la pointe de l’information. Cette veille média internationale permet à tous les collectifs, quel que soit leur région d’origine, d’être informé des dernières actualités concernant la thématique de l’exploitation du gaz de schiste. Bien informer les gens permet de mieux mobiliser. Les citoyens ne peuvent être conscients du danger du gaz de schiste que si l’information est vulgarisée pour une meilleur compréhension, vu que c’est un sujet très technique, nous l'agrémentons d'images et de vidéos  ». La solidarité entre collectifs ne s’arrête pas à l’information. Dès qu’un groupe a besoin d’un autre, explique Robert Pilli, tout le réseau est activé. Par exemple, lorsqu’en Ardèche, au sud de la France, des pétroliers allaient commencer à exploiter le gaz de schiste, le gouvernement s’est retrouvé face à une forte mobilisation. Il y avait plus de 20 000 citoyens qui scandaient leur refus. Le gouvernement ne pouvait faire autrement. Il a dû faire machine arrière. Nous avons même obligé le Parlement à voter une loi pour interdire la fracturation hydro-chimique, ce qui dans les faits interdirait l’exploitation de gaz de schiste. Le conseil constitutionnel a validé récemment ce texte, lorsqu’une compagnie a introduit une plainte en justice. On peut dire que nous gagnons des batailles, mais nous devons rester vigilant, car nous remarquons ces derniers temps qu’il y a un forcing de la part des lobbies et le traité Trans-atlantique ( TAFTA) est une nouvelle action de force des multinationales pour supprimer toutes contraintes à leurs objectifs. Un nouveau combat commence ! »

     

    La vérité est révolutionnaire

    S’agissant du caractère économique de l’exploitation, Robert Pilli indique que « non seulement les agricultures et la santé publique seront laminés par la pollution des nappes phréatiques, mais les milliards qui seront dépensés ne serviront qu’à asservir l’économie et l’affaiblir davantage ». Selon notre interlocuteur, « l’exploitation de gaz de schiste ne garantit aucune rentabilité économique, (le prix du million de Btu soit 27 m3 est en dessous de 3$ donc très largement en dessous du seul prix de l'investissement nécessaire à ces forages estimé entre 7 et 8$!?). Cette bulle spéculative ne permet donc pas de résultats financiers satisfaisants. Ce sont les lobbies détenteurs de la technologie qui veulent coûte que coûte vendre leur matériel. Il faut savoir que tous les brevets d’exploitation sont détenus par une seule société, à savoir l’américaine Halliburton.( Familles Bush et Cheney!) Celle-ci vend des licences d’exploitation à d’autres compagnies. Il n’y a d’intérêt que pour l’argent. Tout ce est qui relatif au bien être humain, à la santé publique, à une meilleure agriculture saine et propre, tous ces paramètres ne sont pas pris en considération, pire, ils s'en déchargent totalement ( voir l’abolition des normes américaines sur l'air, l'eau ...) ».

    Seule la solidarité entre les collectifs internationaux permettra de stopper l’exploitation du gaz de schiste, un projet qui ne rapporte rien de positif à tous les échelons. « Tout le monde doit unir ses forces. Car dans n’importe quel pays, ceux qui appellent cette exploitation de leurs vœux, ne le font qu’au profit des multinationales. Ces dernières n’ont jamais travaillés pour le bien des peuples. Bien au contraire, seul les profits immédiats sont leur seul objectif. Le notre est de répondre à leurs mensonges et propagandes, car seule la vérité est révolutionnaire». Robert Pili conclut : « On est en train de fédérer au niveau de l’Europe, de l’Amérique, de l’Australie et en Afrique. C'est à cette seule condition que nous gagnerons ».

    Notons qu’une rencontre est prévue à Sait-Christol les Alès, dans le département du Gard (sud de la France) pour la création d’un réseau euro-méditerranéen des collectifs citoyens et associations contre les hydrocarbures extrêmes et l’extractivisme. Elle aura lieu du 7 au 9 mars 2014.

     

    Mehdi Bsikri
  • ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE ? Sofiane Djilali dénonce Ghoul et compères


     

    A peine installée, ne voilà-t-il pas que la commission de supervision des élections présidentielles reçoive la toute première réserve quant à la régularité du scrutin du 17 avril prochain.

    M. Kebci - Alger (Le Soir)
    En effet, cette entité a été destinataire, hier, d’une requête du candidat à cette présidentielle inhérente à de graves dépassements, opérés par des ministres en poste et relayés par la télévision publique et une chaîne privée.
    Sofiane Djilali, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’y est pas allé par quatre chemins en exhortant le président de ladite entité à «assumer ses responsabilités, sans faux fuyants ni complaisance, auxquels nous ont malheureusement habitués les fonctionnaires désignés». Et de solliciter une intervention à l’effet de mettre fin à ce dévoiement des moyens de la République par des ministres et des responsables de parti au pouvoir peu soucieux, selon lui, de «morale et d’éthique». Des ministres et des chefs de parti que le président de Jil Jadid nommera puisqu’il accuse tour à tour, Amar Saâdani, Amar Ghoul et Amara Benyounès de s’adonner à de fausses déclarations, des mensonges et des manipulations répercutés longuement par la télévision nationale, censée être publique. Ce par qui ces personnes, poursuit-il, sont en train de porter atteinte au processus pré-électoral, démontrant que le trafic officiel a d’ores et déjà démarré. Ce qui participe à l’objectif de préparer l’opinion publique par un matraquage systématique et un chantage malsain, à l’imposition par la force aux Algériens d’un quatrième mandat pour le Président, lui-même silencieux sur la suite des événements. Et à Sofiane Djilali d’étayer ses accusations par le bénéfice de Amar Ghoul, ce samedi, de pas moins de 7 mn de temps de parole en plein JT du 19h en langue française et du 20h en langue nationale pour faire la promotion de la candidature du président de la République, usant du mensonge en annonçant l’entame de l’opération de collecte des signatures pour ce faire. Ce qui s’est révélé un mensonge puisque hier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a démenti catégoriquement tout retrait des formulaires de signature par le président de la République, démontrant, selon toujours le président de Jil Jadid, «le grave dérapage de Ghoul et de l’instrumentalisation du Président, par son entourage».
    M. K.

  • Nos ministres mentent en direct le cas ghoul

    CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA :
    Belaïz dément les propos du président de TAJ
    Ghoul : le grand bluff

     

    Le ministre de l’Intérieur a nié, hier, le fait que Abdelaziz Bouteflika ait retiré les formulaires de souscriptions de signatures individuelles. Tayeb Belaïz oppose un démenti cinglant à l’annonce faite la veille par son collègue et patron de Tadjamou Amel El Djazaïr qui affirmait avoir lancé la campagne de signatures en faveur d’un quatrième mandat pour le président sortant.

    Tarek Hafid - Alger (Le Soir)
    Ghoul joue et perd. Le coup de bluff du ministre des Transports et président de Tadjamou Amel El Djazaïr n’aura tenu qu’une seule journée. «Cette question de savoir si Bouteflika est candidat ou pas fait partie du passé ! Je vous annonce que, nous concernant, et à partir d’aujourd’hui, nous sommes officiellement en campagne pour la collecte des signatures au profit de notre candidat, Abdelaziz Bouteflika.

    Je ne peux être plus clair et je ne parle pas dans le vide», avait annoncé Amar Ghoul, samedi, lors du lancement du «Groupe de fidélité et de stabilité», une coalition de «nano-partis» œuvrant pour un quatrième mandat en faveur de Bouteflika.
    La réponse du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, département chargé de la délivrance des formulaires de souscriptions de signatures individuelles, ne s’est pas faite attendre. «Jusqu’à présent, le président de la République n’a adressé aucune demande au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales exprimant le vœu de présenter sa candidature à la prochaine présidentielle», a déclaré Tayeb Belaïz, au Conseil de la nation, en marge de la cérémonie de clôture de la session parlementaire d’automne.
    Pourtant, samedi, lors de la kermesse organisée par TAJ à Sidi-Fredj, Ghoul s’est mis dans la position de leader du «bloc politique» pour le quatrième mandat. Le ministre des Transports a tenté un gros coup dans l’espoir de devancer ses deux «alliés» les plus zélés : Amar Saâdani et Amara Benyounès. «Ghoul est au même niveau d’information que l’ensemble des Algériens, il ne sait absolument rien des intentions du Président Bouteflika. Néanmoins, il reste persuadé que ce dernier va se présenter pour la quatrième fois consécutive.
    Le patron de TAJ ambitionne d’être nommé directeur de campagne de Bouteflika. Il est convaincu que ce poste est d’une importance capitale. Ali Benflis et Abdelmalek Sellal, qui l’ont occupé auparavant, ont été nommés au Premier ministère et ont atteint le statut de présidentiable. Il est ambitieux et ne veut surtout pas être devancé par Benyounès et Saâdani», explique un proche du ministre des Transports.
    A la tête d’un parti très modeste, Ghoul peut à la limite concurrencer Amara Benyounès et son MPA mais pas Amar Saâdani malgré un FLN fortement déstabilisé. D’où l’idée de rassembler un maximum de petites formations politiques, dont certaines n’ont même pas encore été agréées. «Ghoul n’a eu aucun mal à convaincre les responsables de ces partis, il lui a suffit de passer des appels téléphoniques.
    Le patron de TAJ est un personnage important, il est membre du gouvernement et est donc censé être très informé. Ses interlocuteurs ne pouvaient qu’accepter de le suivre pour cette méga-opération de soutien à Bouteflika», note notre source. Ghoul pensait faire mieux que la défunte «Alliance présidentielle» lancée en février 2004 — il y a très exactement dix ans — par le FLN, le RND et le MSP. Samedi, ce n’était pas trois mais trente et un partis politiques qui sont venus en renfort soutenir Abdelaziz Bouteflika.
    En fait, dans la salle de conférences de l’hôtel Ryadh de Sidi-Fredj, il n’y avait que treize «nano-partis». Encore un coup de bluff de Ghoul. «Le président de TAJ a annoncé le ralliement de trente et une formations politiques. C’est faux, car sur la scène ils n’étaient que treize.
    Et encore, certains étant incapables de mobiliser leurs militants sont venus avec leurs enfants ou leur chauffeur. Les dix-huit autres patrons de partis ont bien été contactés par téléphone mais n’ont pas daigné assister à cette rencontre».
    Il a donc suffi d’une phrase du ministre de l’Intérieur pour que s’effondre le plan de Ghoul. Le ministre des Transports a fini par perdre le peu de crédibilité qu’il avait. Cet épisode tragi-comique démontre surtout qu’il n’y a aucun metteur en scène pour diriger le feuilleton du «quatrième mandat».
    T. H.